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Aire Urbaine mensuel gratuit

Cahier central

Le Petit Journal de l’exposition François et Sophie Rude. Un couple d’artistes au XIXe siècle, citoyens de la Liberté. Pages 9 à 16

#46 octobre 2012

Alsace

Culture et actualité


diversions-magazine.com

cultures sorties société

#46

octobre 2012 AGENDA - 4 HAUT-RHIN / AIRE URBAINE - 6

Les Estivants au TNS Ours et Antoine Léonpaul à l’Illiade Expo à Fernet Branca ou autre chose ???

30e Fête de la BD à Audincourt Maître Puntila et son valet Matti à la Comédie de l’Est de Colmar

LE PETIT JOURNAL DE L’EXPOSITION FRANÇOIS ET SOPHIE RUDE À DIJON - 9-16

BAS-RHIN - 8

EXPOSITIONS - 20

Résidence aux Tanzmatten de Sélestat Danse, peinture et théâtre d’objets au TJP

CHRONIQUES CD - 21 CHRONIQUES LIVRES - 22 SORTIES CINÉMA - 23

Le Mois du Livre à Belfort

Vilaine Frange Vilaine Frange est à vendre. C’est elle qui le dit sur son site ! L’illustratrice, Bisontine d’origine, revient sur ses terres comtoises après une parenthèse bretonne. Vilaine Frange s’est prise elle-même comme modèle: forme du visage, poses du corps, sans oublier les vêtements. « J’avais envie de créer une sorte de blog de mode, mais je ne voulais pas me prendre en photo ». On n’est jamais © Vilaine Frange

La jeune fille à frange ballade aussi son crayon de papier et sa peinture du côté des chaussures, ou bien donne vie à d’étranges créatures mi-humaines, mianimales... peut-être pour avoir le plaisir de leur créer des garde-robes ? Quand on lui demande si les expositions l’intéressent, elle répond qu’elle préfère travailler sur le côté éphémère de l’image. « Je ne suis pas trop attachée à mes tableaux, je les donne ou les vends à un prix symbolique. Je préfère que les gens aillent les voir sur mon site !». On a pu tout de même admirer quelques-uns de ses dessins sur les murs de la boutique de vêtements Omnibus à Besançon... qui fait aussi office de galerie d’expo !

Diversions - Edition Alsace Journal d’information gratuit 1, rue de Vittel 25000 Besançon 03 81 87 40 05 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

mieux servi que par soi-même. On peut même admirer dans une de ses illustrations... son propre vélo ! La frange, c’est bel et bien le leitmotiv dans la production de la demoiselle. On peut même dire que la jeune fille à frange est son personnage fétiche, auquel elle ne prête pas toujours une expression. « J’aime bien ce côté froid, un peu flippant des modèles sans visage ». Vilaine Frange est aussi une self made girl. Son activité d’illustratrice, elle l’a débutée un jour, comme ça, sans formation préalable, à l’occasion du festival GéNéRiQ 2009, réalisant une affiche sérigraphiée pour l’atelier Superseñor.

Vilaine Frange crée notamment des illustrations pour le site paulette-magazine.com et sa déclinaison papier. Elle propose également ses services à d’autres sites et des clients divers, travaillant plus dans le graphisme en ce moment, même si elle dessine toujours. Très récemment, l’illustratrice a intégré l’atelier de dessinateurs Com Comme Comix situé à Besançon. L’occasion pour elle de travailler parmi d’autres artistes et de mener, pourquoi pas, des projets en commun.

www.vilainefrange.com

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Florian Antunes Pires, Gilles Bloin, Frédéric Dassonville Dominique Demangeot, Bertrand Demornieux, Manu Gilles, Simon Grangereau Bruno Kolanek, Amandine Mannier, Sébastien Marais, Sara Notarnicola, Paul Sobrin Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

Dépôt légal :octobre 2012 © Diversions 2012 Imprimé en Espagne - Rotimpres ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur la Bourgogne Franche-Comté Prochaine parution : 25 octobre 2012


Diversions - L’Agenda du mois

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Les sorties du mois en un clin d’oeil

HAUT-RHIN CRAC Alsace

Sainte-Marie-aux-Mines

Du 25 au 28 octobre : Mode et tissus, édition automne 2012

ALTKIRCH

BAS-RHIN

Du 7 octobre au 13 janvier : Coquilles mécaniques

COLMAR Comédie de l’Est

Musée Würth

Jusqu’au 19 mars 2013 : Exposition «L’appel de la forêt»

Du 9 au 26 octobre : Maître Puntila et son valet Matti 8 et 9 octobre : carte blanche à l’acteur Pierre Barat

HAGUENAU Musée historique, Chapelle des Annonciades

Espace d’art contemporain André Malraux

Jusqu’au 14 octobre : Exposition Simon Lévy - Peinture

jJsqu’au 13 octobre : Exposition Miguel Chevalier « Power pixel 2012

Théâtre de Haguenau

Théâtre Municipal

5 octobre à 20h30 : Claude François Success Story - Concert variétés 6 octobre à 20h30 : Elastic –Humour 12 et 13 octobre à 20h30 : La vie de chantier – Théâtre 20 octobre à 20h : Les Malpolis 27 et 28 octobre : Les variations Goldberg – Musique classique

Parc des Expositions

Du 19 au 22 octobre : Salon Maison décoration

Espace 110

ILLZACH

6 octobre à 20h30 : Les désaxés : Sea, sax and fun – Humour musical 11 octobre à 20h30 : Niamh Ni Charra Band – Concert folk irlandais 19 octobre à 20h30 : Mi fille mi raison – Théâtre 20 octobre à 20h30 : NG Swing – Swing 21 octobre à 17h : NG Swing – Swing 24 octobre à 15h : Rock N’Mômes – Spectacle jeune public 25 octobre à 20h30 : Trio Bernard Hertrich – Café concert

© DR

Lézard

4 octobre à 20h30 : Gruppetao : Chœur timbré (centre Théodore Monod) - Chanson Jusqu’au 3 novembre : Exposition de Frantivek Zvardon - photographie 27 octobre : Nuit fantastique (MJC) –Spectacle

ERSTEIN

Arthur H à La Filature La Filature

Du 18 septembre au 28 octobre : Photographes en Alsace 2012 - Paysages intimes – Exposition Jusqu’au 28 octobre : Exposition Photographes en Alsace 2012 : Paysages intimes Du 12 au 14 octobre : Ballet de l’Opéra national du Rhin : Variations Goldberg – Danse 17 octobre à 20h : Arthur H - Chanson 18 et 19 octobre : François d’Assise – Théâtre Du 24 au 26 octobre : Six personnages en quête d’auteur – Théâtre 26 octobre à 20h : Island of No Memories - Danse

Noumatrouff

6 octobre : The Name + Electric Electric - Electro Rock 12 octobre : Revolver + Dan San - Pop Folk 13 octobre : Inspectah Deck + DJ Scribe - Hip Hop 18 octobre : 1995 + guest - Hip Hop 19 octobre : Bernhoft - Soul 20 octobre : Absynthe Minded + Erevan Tusk - Pop Rock

Parc des expositions

Du 4 au 14 octobre : Les Journées d’Octobre de Mulhouse : Folie’ Flore 2012

21 octobre : Salon de l’univers du parfum, cartes postales, antiquités, brocante de qualité et des collections Du 26 au 28 octobre : Salon Energievie.info

2 octobre à 20h30 : Le temps pour seul bagage (au Musée du bagage) – Lecture spectacle 9 octobre à 20h30 : Andromaque – Théâtre 16 octobre à 20h30 : Ex Voto – Théâtre 23 octobre à 20h30 : La Grande Sophie – Pop rock 27 octobre à 17h : Lecture parents enfants : Les aventures de Bouli Miro – Spectacle jeune public

ILLKIRCH GRAFFENSTADEN L’Illiade

SAINT-LOUIS Caveau du Café Littéraire

2 octobre à 20h : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’autre vin avec Laurent Baraou suivi d’une dégustation musicale 5 octobre à 20h30 : Hakk - Concert Acoustique Electro

La Coupole

6 octobre à 20h30 : Le Bourgeois Gentilhomme – Théâtre 18 octobre à 20h30 : Crazy , Claudia Tagbo - Humour

Forum de l’Hôtel de Ville

Du 29 septembre au 9 décembre : L’été photographique de Lectoure - Photographie

Fondation Fernet Branca

Du 16 septembre au 9 décembre : Philippe Pasqua - Peinture/Dessin Du 29 septembre au 4 novembre : L’été photographique de Lectoure - Photographie

3 octobre à 20h30 : Louis Bertignac – Pop Rock 5 octobre à 20h30 : Emel Mathlouthi – Rock Oriental Trip Hop 9 octobre à 14h30 et 20h30 : Prague et la bohême – Connaissance du monde 10 octobre à 20h30 : Ernest – Chanson 11 octobre à 21h : Henrick Freichlader Band – Blues Rock 12 octobre à 20h30 : U-Bic – Slam 13 octobre à 20h30 : Toizémoi fêtent leur divorce – Humour 16 octobre à 20h30 : Ours + Antoine Léon Paul – Chanson Pop 19 et 20 octobre à 20h30 : Chantons sous l’impro – Improvisation 20 octobre à 20h30 : Roots – Danse 20 et 21 octobre : Contes zinédits – Théâtre impro 23 octobre à 20h30 : Le crépuscule du romantisme – Musique classique 24 octobre à 20h30 : Carlo Fava – Chanson italienne 27 octobre à 20h30 : Max Boublil – Humour 28 octobre à 11h et 17h : Zèbre à trois – Spectacle jeune public

Trio Bernard Hertrich à l’Espace 110 Kunsthalle

MULHOUSE

© DR

Du 13 septembre au 11 novembre : Exposition « Tchernobyl on tour » d’Elena Costelian et « ... et s’en aller » de Chourouk Hriech

Absynthe Minded le 20 octobre au Noumatrouff

Max Boublil à l’Illiade


L’Agenda du mois

Le PréO

OBERHAUSBERGEN

6 octobre à 20h30 : Didier Bénureau - Humour 10 octobre à 22h : Electrik Gem – Musique traditionnelle 11 octobre à 20h30 : Sandra Nkake – Musiques du monde 17 octobre à 15h : Je danse – Danse 19 octobre à 20h30 : Appartement témoin – Théâtre 27 octobre à 15h et 18h : La saga des racines – Théâtre, à partir de 6 ans

26 octobre à 20h30 : Emily Loizeau – Chanson 31 octobre à 20h30 : John McLaughlin and the 4th Dimension Tour – Jazz

SÉLESTAT Les Tanzmatten

6 octobre à 20h30 : Un siècle de musique, Accroche Note et Musica – Musique contemporaine Du 11 au 13 octobre : La Ménagerie de verre – Théâtre 16 et 17 octobre : Ficelles – Théâtre d’objets et jeune public 20 octobre à 21h : Anthony B et Red Eyes Band – Musiques du monde 25 octobre à 20h30 : Bruits de couloir – Théâtre d’objets musicaux

Emily Loizeau à Schiltigheim le 26 octobre Le Kafteur

STRASBOURG

Du 27 septembre au 6 octobre : Antonia de Rendinger - Humour Du 11 au 20 octobre à 20h30 : Le moche, compagnie Adrénaline – Humour théâtre Du 23 au 27 octobre : Canis Lupus – Jeune public

La Laiterie

La sélection de Diversions 4 octobre à 20h : Sharon Van Etten + Guest – Club 6 octobre à 20h30 : Les nuits électroniques de l’Ssosphère 2012, partie 4 – Electro house, techno 10 octobre : Sabaton + Eluviette + Wisdom – Power heavy folk 11 octobre à 20h : Oomph ! + Blowsight – Electro indie 12 octobre à 20h : Popa Chubby – Blues 20 octobre à 20h : Julia Stone + Paul Thomas Saunders – Indie folk pop 26 octobre à 20h : The Bewitched Hands + The Yokel – Pop songs

Le Maillon

Anthony B aux Tanzmatten le 20 octobre SCHILTIGHEIM Salle des Fêtes

2 octobre à 20h30 : Ricardo Tesi et Banditaliana – Musiques du monde 6 octobre à 20h30 : Gruppeto – Chanson a cappella, humour Du 12 au 14 octobre : Mary’s à minuit – Théâtre 12 octobre à 20h30 : Taraf de Haïdouks & Kocani Orkestar – Musiques du monde 13 octobre à 20h30 : Flavia Coelho – Musiques du monde 15 octobre à 20h30 : Shai Maestro trio – Jazz 16 octobre à 20h30 : Kouyaté / Neerman – Jazz 17 octobre à 20h30 : Ahmad Jamal – Jazz 19 octobre à 20h30 : Moulin à paroles – Théâtre 22 octobre à 20h30 : Mike Mainieri et Northern Lights – Jazz

26 octobre à 20h : Jenifer Larmore – Récital

Pôle Sud

5 octobre à 20h30 : Allen’s Line – Improvisation 12 octobre à 20h30 : Nobody knows, every body knows – Danse 18 octobre à 20h30 : Island Of No Memories – Danse 25 octobre à 20h30 : Pléiades par l’ensemble l’Abrupt – Musique danse

Taps

OSTWALD Le Point d’Eau

5 octobre à 20h30 : La peur du loup - Danse 13 octobre à 20h30 : Acuérdate – Danse 20 octobre à 20h30 : Ben - Humour 24 octobre à 15h : Nomade si j’veux – Théâtre 26 octobre à 20h30 : Le mysanthrope - Théâtre

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Du 1er au 4 octobre : Arbeit – Théâtre d’objets 19 octobre : Trio Kroke – Musique 23 octobre : Cultures architecturales – Exposition 26 et 27 octobre à 20h30 : Révolution (Au Théâtre de Hautepierre) - Danse

Trio Kroke au Maillon le 19 octobre Opéra National du Rhin

6 octobre à 11h : Goethe autrement (salle Paul Baptiste) – Apéritif concert 19, 21, 27 et 30 octobre : Le Son lointain – Opéra

Du 10 au 13 octobre à 20h30 : Les jeux de l’amour et du hasard (TAPS Scala ) Du 18 au 21 octobre à 20h30 : Incidents (Taps Gare ) Du 24 au 26 octobre à 20h30 : Dans les couloirs du monde (Taps Scala)

TJP

Du 8 au 14 octobre : Uccellini – Performance artistique Du 18 au 20 octobre : Le chant du bouc – Théâtre d’objets 25 et 26 octobre : Safaris sombres – Installation vidéo

TNS

Du 3 au 7 et du 9 au 13 octobre : Dom Juan Du 19 au 21 et du 23 au 26 octobre : Les Estivants

Musée Tomi Ungerer

Jusqu’au 11 novembre : Le Zoo de Tomi Ungerer - Dessin

Dom Juan au TNS du 3 au 13 octobre Musée zoologique

Jusqu’au 6 janvier : Croquer à belles dents - Exposition de crânes d’animaux

Autres Expositions La Chambre

Du 31 août au 7 décembre : Hotspot Junge Deutsche Fotografie

Stimultania

Du 14 septembre au 11 novembre : « Avancée de la fiction sur le réel, vents forts et perturbations à l’Est », photographies et vidéos des artistes russes Viktoria Sorochinski et Tim Parchikov


Repérages

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30ème édition de la Fête de la BD à Audincourt Voilà trente ans que la Ville d’Audincourt met à l’honneur, quand vient l’automne, la bande dessinée mondiale. Les auteurs viennent en effet des quatre coins du monde présenter leurs travaux, comme cette année Philippe Bonifay, installé en Guyane Française depuis 2009. Une nouvelle édition attendue des bédéphiles mais qui saura aussi satisfaire les simples curieux au travers de nombreuses animations durant le week-end - concerts, ateliers, stands de bouquinistes... -. Dix-huit colonnes Morris accueilleront les affiches des précédentes éditions de la Fête de la BD, comme pour commémorer un événement qui depuis trente ans fédère les amateurs du 9ème art. Si le public aura bien évidemment l’occasion de rencontrer de nombreux auteurs et scénaristes à l’espace dédicace de la Filature Japy, la Fête de la BD propose cette année un focus sur les éditions Asteure. Plusieurs de leurs auteurs iront de plus à la rencontre des élèves dans le Pays de Montbéliard. De nombreuses animations Le Centre d’Eveil aux Arts Plastiques et à la BD, c’est en quelque sorte le centre névralgique de la bande dessinée à Audincourt. A l’Espace Japy, une exposition présente les travaux de l’atelier BD mené au centre. Ce sera aussi l’occasion, pourquoi pas, de prendre votre premier cours de BD ! Le Pôle Numérique Régional de Franche Comté, dédié au développement et à la promotion des Technologies de l’Information et de la Communication, proposera lui aussi de nombreuses animations.

En avant la musique... Le Moloco, nouvelle salle des musiques actuelles du Pays de Montbéliard, a concocté un programme musical avec la Fanfare du Comptoir, le samedi 8 octobre à 16h30 au Studio des 3 Oranges, pour des couleurs swing. Le Moloco vous donne ensuite rendez-vous le soir pour le concert d’Hollie Cook et Blue Job, entre reggae et funk.

Les éditions Asteure seront présentes cette année au festival

Le héros intersidéral Valérian Expositions Cette année encore, la BD se lit bien sûr, mais s’expose aussi sur les murs à plusieurs endroits d’Audincourt. La Maison Sahler accueille ainsi Jean-Claude Mézières qui présentera des éléments inédits de sa célèbre bande dessinée Valérian : couvertures, affiches, planches, pour partir dans les étoiles avec le héros de Jean-Claude Mézières. Parallèlement aux travaux des enfants réalisés lors du Pass’Culture, la Bibliothèque Municipale d’Audincourt s’habillera des créations de Roger Windenlocher et Patrick Goulesque, les créateurs du gentil et burlesque dinosaure Nab.

Hollie Cook Place au conte ! �� la Bibliothèque municipale, Mapie Caburet nous contera des petites histoires, que Laurence Clement illustrera en parallèle sur de grandes feuilles de papier. Horaires : samedi 14h30, 16h00 et 17h30 dimanche 11h00, 14h30 et 16h30 Le Manga à l’honneur Au Studio des 3 Oranges, Rann, auteure de manga française, présentera ses ouvrages tandis qu’à l’Espace Manga, l’école AAA Paris (Apprendre, Approfondir, Accomplir) fera la démonstration de ses animations et formations, pour le moins éclectiques

puisqu’elles vont du manga papier au dessin numérique... voire aux jeux vidéos ! Kaori Yoshikawa, mangaka japonaise, sera notamment présente. Des ateliers dessin et jeux vidéos se dérouleront sur les deux jours. Concours Ecureuil Découverte Le concours parrainé par la Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté prime les auteurs de BD débutants. Après Thomas Vieille l’an dernier, pour Les derniers jours d’Ellis Cutting paru chez Gallimard - collection Bayou -, qui sera le nouveau lauréat ? Les planches de ce dernier seront présentées. La cérémonie de remise des prix aura lieu le jour de l’inauguration. - Dominique Demangeot -

30ème Fête de la BD, Espace Japy à Audincourt, 6 et 7 octobre www.fete-de-la-bd.audincourt.com

Samedi 6 octobre 2012 à 20h30 à l'auditorium de l'Espace 110. Tarif : 20€, 17€ Réservation : www.espace110.org ou 03 89 52 18 81


Théâtres

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Maître Puntila et son valet Matti La Comédie de l’Est accueille en cette rentrée 2012 sa première création de l’année. Bertolt Brecht sera à l’honneur à Colmar avec deux créations qui lui sont dédiées, mises en scène par Guy-Pierre Couleau. Avant de mettre sur pied un «Cabaret Brecht» en mai prochain, le directeur du Centre dramatique national de Colmar adapte en octobre une pièce majeure du dramaturge allemand.

Le directeur de la Comédie de l’Est a été séduit par cette comédie de Brecht qui se veut populaire (volkstuk en allemand). « Il y a une continuation à explorer les dramaturgies de l’après-guerre. Comment on a voulu reconstruire par le sens, par le théâtre, ce monde qui avait été dévasté en quelques années », explique Guy-Pierre Couleau. Ecrite en 1940, la pièce est créée dans le chaos, Brecht l’imaginant lorsqu’il est réfugié en Finlande. Des amis de Brecht vont mourir durant cet exil. L’auteur perd des proches et

© André Muller

Après avoir mis en scène Camus et Sartre, Guy-Pierre Couleau souhaite poursuivre une réflexion sur l’engagement. Revendiquée par Brecht comme sa seule comédie, Maître Puntila et son valet Matti explore la relation entre deux personnages que tout oppose. Maître Puntila est un riche propriétaire terrien finlandais, réputé pour sa dureté envers ses employés. Pourtant lorsqu’il se met à boire, Puntila devient un être doux et affable, aux antipodes de ce qu’il est dans la réalité. Matti ne se laisse cependant pas tromper par le double visage de son maître. Brecht met en lumière ici la sagesse du valet, qui se montre plus malin que le maître.

‘‘ Matti est à la fois un valet et un homme libre. C’est un libre penseur, qui nous dit en quoi il est possible de construire le monde, et de réagir à l’ivresse du pouvoir et à la violence par notre propre capacité à penser librement.’’ Guy-Pierre Couleau

Répétitions de la pièce à la Comédie de l’Est pourtant il continue à écrire. « Ce parcours, que j’ai découvert en lisant le journal de Brecht, est très émouvant. Il a écrit ses plus grandes pièces durant ses années d’exil », nous explique Guy-Pierre Couleau. L’histoire, tirée d’un conte populaire, rappelle à Brecht l’une des premières scènes du film Les lumières de la ville, où le personnage principal, vagabond, sauve de la noyade un homme complètement saoûl. Le lendemain, ce dernier jette le vagabond dehors sans aucune reconnaissance. Matti possède lui aussi deux faces. « C’est à la fois un valet et un homme libre. C’est un libre penseur, qui nous dit en quoi il est possible de

construire le monde, et de réagir à l’ivresse du pouvoir et à la violence par notre propre capacité à penser librement. C’est un appel de Brecht à la philosophie des Lumières reconvoquée ». Grand admirateur de Diderot, Brecht avait pour ambition de créer une société Diderot réunissant des artistes du monde entier pour contribuer à la réflexion intellectuelle, toutes disciplines confondues. Si le dramaturge n’a pu mener à bien ce projet, ses pièces ont largement contribué à la réflexion sur les relations humaines. « Par l’art, l’écriture, la philosophie, le théâtre, il y a moyen de regarder un peu mieux ce que nos ancêtres ont fait, et de ne pas retomber dans les mêmes travers ».

Guy-Pierre Couleau nous confie également que Maître Puntila et son valet Matti est créée en 1948. C’est cette pièce que Brecht choisit pour signer son retour en Europe à Zurich. De retour à Berlin en 1951, il fonde le Berliner Ensemble et choisit là encore Maître Puntila et son valet Matti. « Cette nécessité de dire les choses graves par le rire était la vraie volonté de Brecht. Il était aussi fasciné par le jeu muet de Chaplin ». Et Guy-Pierre Couleau de rappeler aue la distanciation brechtienne vient notamment du cabaret et de l’art du comique, de personnes comme Karl Valentin et Charlie Chaplin. « C’est un spectacle écrit pour des numéros d’acteurs » dit encore le directeur du CDN. Onze comédiens en scène porteront la pièce qui sera tissée de répliques, mais aussi de musique et de chants. Notons qu’elle partira en tournée toute la saison, à Epinal, Saint-Louis, Paris, Lyon et au TNS, en Suisse... - Dominique Demangeot -

Maître Puntila et son valet Matti, Comédie de l’Est, Colmar, du 9 au 26 octobre 2012 - www.comedie-est.com

Résidence aux Tanzmatten

Chaque année, les Tanzmatten soutiennent des compagnie de théâtre en mettant à leur disposition leur équipement technique pour préparer une nouvelle création. Cette saison, c’est la compagnie Indigo qui est accueillie à Sélestat afin de mettre en scène une adaptation de La ménagerie de verre de Tennessee Williams. La ménagerie de verre nous présente quatre personnages : Tom Wingfield, le narrateur de la pièce, qui ne peut se résoudre à quitter sa famille, Laura sa sœur, souffrant de neurasthénie et possédant de minuscules animaux de verre - la fameuse ménagerie -. Sa mère Amanda veut la marier au jeune Jim O’Connor. Comme souvent dans son oeuvre, Tennessee Williams réglait ici ses comptes avec sa propre famille, avec laquelle il a toujours entretenu des rapports conflictuels. On retrouve aussi dans cette pièce, qui constituera le premier véritable succès de

Tennessee Williams, la désillusion presque maladive dont souffrent ses personnages. Amanda, abandonnée par son mari, déplore une existence entièrement vouée à s’occuper de ses enfants. Tom lui, ne pouvant se résoudre à abandonner sa mère et sa soeur, laisse de côté ses rêves d’évasion. Durant presque un mois de résidence aux Tanzmatten, la compagnie Indigo a eu tout le temps nécessaire pour finaliser cette nouvelle création. L’équipe a opté pour une mise en scène particulièrement sobre. En ne fournissant pas d’indications chronologiques, la compagnie veut signifier combien l’intrigue de La ménagerie de verre peut être une oeuvre contemporaine. - Paul Sobrin -

La ménagerie de verre, Les Tanzmatten, Sélestat, du 11 au 13 octobre www.tanzmatten.fr


Le Petit Journal de l’exposition

Supplément du journal Diversions, mensuel gratuit d’information

n°4 Octobre 2012

François et Sophie RUDE Un couple d’artistes au XIXe siècle, citoyens de la Liberté Exposition présentée au musée des beaux-arts de Dijon, au musée Rude et à la Nef du 12 octobre 2012 au 28 janvier 2013

François Rude (1784-1855) est peint ici par sa femme dans l’intimité familiale, sous les traits d’un personnage serein. À 58 ans, sa longue barbe blanche lui confère des allures de patriarche. Le réalisme de cette oeuvre, réalisée un an après l’Autoportrait sur la droite, illustre avec à propos le travail de Sophie Rude.

Sophie Rude (1797-1867) se représente sans fard : une sobriété que l’on retrouvera souvent dans ses toiles et qui caractérise aussi le couple Rude, goûtant peu les mondanités. La précision apportée aux détails du col de dentelle et le rendu fidèle de la lumière, mettant en valeur le visage au regard expressif, témoignent d’une parfaite maîtrise picturale.

© MBA Dijon / François Jay

© MBA Dijon / François Jay

Sophie Rude, Portrait de François Rude - 1842 - Huile sur toile - Musée des beaux-arts de Dijon

Le musée des beaux-arts de Dijon consacre une exposition au couple d’artistes François et Sophie Rude, tous deux nés dans la capitale bourguignonne. Unique rétrospective dédiée au sculpteur dijonnais depuis 1955, l’exposition présente aussi pour la première fois l’œuvre peint de Sophie Rude. Élève de David, cette dernière exposera ses tableaux dans les différents salons entre la France et la Belgique, recevant un écho critique souvent favorable. Un travail que le succès de son époux va cependant éclipser. Le Départ des volontaires, chef-d’œuvre du sculpteur figurant sur l’un des piédroits de l’arc de triomphe de l’Étoile à Paris, vaudra en effet à François Rude une renommée mondiale. Son travail a évolué

du néo-classicisme au romantisme dont il sera l’un des initiateurs en sculpture. Cette mise en regard du travail des époux Rude est l’occasion d’évoquer la place de Sophie en tant que femme artiste au XIXème siècle, partagée entre sa carrière et son rôle d’épouse et de mère. À la mort de François Rude en 1855, elle va œuvrer pour la postérité de son époux, mettant de côté sa propre carrière.

Sophie Rude, Autoportrait - 1841- Huile sur toile - Musée des beaux-arts de Dijon

Au musée des beaux-arts, de nombreuses peintures, sculptures mais aussi dessins, maquettes et surmoulages nous font pénétrer dans les univers et les ateliers des époux Rude. L’exposition se poursuit au musée Rude où le visiteur peut découvrir des surmoulages en plâtre d’œuvres monumentales de François Rude. À la Nef, l’artiste Jacques Perreaut présente une installation de dessins et de sculptures en hommage au fameux haut-relief de l’Arc de triomphe.

‘‘[...] mari et femme ont fait carrière

côte-à-côte, la main dans la main [...]’’

Louis de Fourcaud, «François Rude sculpteur, ses œuvres et son temps», Paris, 1904, p. 231

Cette commande du musée des beaux-arts de Dijon est l’occasion d’apporter un éclairage contemporain à l’œuvre de François Rude. Un parcours sur les pas de François Rude en Côte-d’Or est également mis en place. En plus d’une importante sélection du riche fonds du musée des beauxarts dijonnais (212 sculptures et dessins de François Rude ainsi qu’une trentaine de peintures de Sophie Rude), l’exposition comprend des prêts du Louvre, Versailles, Toulouse, Bruxelles, Atlanta entre autres musées, ainsi que des œuvres issues de collections particulières. Elle a reçu le label d’«exposition d’intérêt national», décerné par le Ministère de la Culture.


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François et Sophie RUDE Un couple d’artistes au XIXe siècle, citoyens de la Liberté

Le Petit Journal de l’exposition Supplément du journal Diversions

n°4 Octobre 2012

Parcours de l’exposition et florilège des chefs-d’œuvre Les années de formation / 1800-1816 1784 Naissance de François Rude à Dijon, rue Petite-Poissonnerie (actuelle rue François Rude). 1797 Naissance de Sophie Fremiet, rue des Forges à Dijon. Vers 1800 François Rude entre à l’École de Dessin de François Devosge. 1808 Il part étudier à l’École Impériale des Beaux-Arts de Paris et dans l’atelier du sculpteur Pierre Cartellier. Vers 1810-1812 Sophie Fremiet suit les cours de dessin d’Anatole Devosge, fils de François Devosge, dont elle copie certaines œuvres. 1812 François Rude remporte le Prix de Rome avec Aristée (œuvre disparue).

Marius méditant sur les ruines de Carthage A sa première participation au concours du Prix de Rome en 1809, François Rude est classé second avec son Marius, figure inspirée des modèles antiques mais dont l’expression sévère rappelle la leçon de Jacques-Louis David.

Après son coup d’État de 1799, Bonaparte se proclame empereur en 1804 sous le nom de Napoléon. Il abdique une première fois en 1814, puis retourne au pouvoir durant les «Cent-Jours», avant une seconde abdication suite à la défaite de Waterloo. La monarchie est définitivement rétablie en 1815.

L’exil à Bruxelles / 1816-1827 1815 Fuite de Louis Fremiet, bonapartiste convaincu, à Mons. 1816 François Rude, se sentant redevable envers les Fremiet, accompagne dans l’exil Sophie, sa mère, sa soeur et sa tante; ils s’installent à Bruxelles. 1818 Première participation de Sophie Fremiet au Salon de Bruxelles. 1820 Sophie présente La Belle Anthia au concours de Gand : premier succès. 25 juillet 1821 Mariage de François Rude et Sophie Fremiet à Bruxelles. Années 1820 François et Sophie honorent les commandes de Guillaume Ier d’Orange, roi des Pays-Bas. Entre 1815 et 1830, les territoires belges et néerlandais ne forment qu’un seul royaume dont la capitale est Bruxelles. 1822-23 Rupture avec le peintre David, lui aussi en exil à Bruxelles.

François Rude, Marius sur les ruines de Carthage - 1809 Plâtre - Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay

François Rude, Achille traînant le cadavre d’Hector - Surmoulage en plâtre (1882) d’après l’original de 1823 disparu dans un incendie - Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay

Sophie Rude, Ariane abandonnée dans l’île de Naxos -1826 - Huile sur toile Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay

Ariane abandonnée dans l’île de Naxos Sophie Rude va peu à peu s’affranchir de l’influence davidienne, parfois pesante. On a ainsi pensé que certains de ses tableaux avaient été peints par David lui-même. Le sujet d’Ariane illustre cette rupture que l’on reprochera à Sophie Rude. Si l’œuvre a pour modèle une esquisse de David que ce dernier offrit à Louis Fremiet, et si Sophie revient ici au sujet mythologique comme avec La Belle Anthia et La Mort de Cenchrée, elle y apporte une sensibilité toute personnelle, en particulier dans le regard empli de tristesse d’Ariane - réminiscence du propre exil de l’artiste ? -. La scène est quant à elle nimbée d’une lumière diffuse, ajoutant à la mélancolie du tableau.

Les bas-reliefs de Tervueren C’est lors de son exil bruxellois que François Rude, recommandé par David, travaille pour l’architecte Charles Van der Straeten. Il réalise notamment les cariatides des loges royales du théâtre de la Monnaie, ainsi que des bustes de Guillaume Ier, roi des Pays-Bas. Il participe également aux décors du palais royal et du siège du Parlement hollandais. La principale collaboration entre l’architecte et le sculpteur est la réalisation du pavillon de chasse du prince héritier à Tervueren, aux portes de Bruxelles. Le décor développe les thèmes de la chasse et de la guerre, notamment dans les huit bas-reliefs de la vie du héros Achille. Si ces bas-reliefs ont été détruits suite à l’incendie du pavillon en 1879, leur souvenir perdure à travers des surmoulages qui ont aujourd’hui valeur d’originaux et ont été restaurés.


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Le retour à Paris et les premiers succès au Salon / 1827-1835 1828 Présentation au Salon de Mercure rattachant ses talonnières, première œuvre de Rude qui marque son détachement de l’esthétique néo-classique. 1831 Première présentation au Salon du Jeune Pêcheur napolitain (inachevé). 1833 Succès critique de la version achevée du Jeune Pêcheur napolitain au Salon. François Rude reçoit la Légion d’honneur.

1841 Sophie Rude présente La Duchesse de Bourgogne arrêtée aux portes de Bruges aux Salons de Paris, puis de Bruxelles. 1845-1853 François Rude sculpte une série de portraits de personnages historiques (Jeanne d’Arc, Napoléon...).

La Duchesse de Bourgogne arrêtée aux portes de Bruges

François Rude prend du recul avec l’académisme de ses débuts. Si l’idéalisation des formes néo-classiques est toujours présente, il intègre des éléments naturalistes, recherchant la vérité dans le détail. Le sourire du jeune pêcheur, inhabituel pour l’époque, et l’usage d’un matériau noble pour exprimer une scène pittoresque, marquent aussi un tournant dans l’histoire de l’art statuaire.

© Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier

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Le goût de l’histoire et des gloires nationales / 1836-1855

Jeune Pêcheur napolitain jouant avec une tortue

François Rude, Jeune Pêcheur napolitain jouant avec une tortue dit aussi L’Enfant à la tortue - 1831-1833 Marbre blanc - Paris, Musée du Louvre

n°4 Octobre 2012

Sophie Rude, La Duchesse de Bourgogne arrêtée aux portes de Bruges - Salon de 1841 - Huile sur toile - Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay

En 1436, la duchesse de Bourgogne, Isabelle de Portugal, doit fuir la révolte du peuple brugeois avec son jeune fils, le futur Charles le Téméraire. Cernée par les cris et les injures, elle garde pourtant toute sa contenance. Cette scène à caractère historique relate le drame intime de la duchesse. L’œuvre, que le sujet, le coloris et la composition rattachent au romantisme, fait écho à la propre expérience de l’exil vécue par Sophie Rude, ainsi qu’à ses attaches bourguignonnes.

L’Arc de triomphe de l’Étoile / 1828-1836

Jeanne d’Arc écoutant ses voix

1833-1836 Projet du Départ des volontaires. François Rude est chargé de concevoir l’un des hauts-reliefs de l’Arc de triomphe à Paris. Dès 1828, le sculpteur participe à la conception de l’Arc, prenant part à la frise de l’entablement sous la Restauration, puis sous la Monarchie de Juillet. (voir p.6)

François Rude, Le Départ des volontaires de 1792 (d'après le relief de l'Arc de triomphe de l'Étoile, détail) - 1938 - Surmoulage en plâtre, patine brun clair - Musée des beaux-arts de Dijon

© MBA Dijon / François Jay

François Rude sculpte la célèbre héroïne chrétienne pour la série des « Femmes illustres de France » au Jardin du Luxembourg à Paris. Jeanne écoute les voix célestes qui l’exhortent à chasser les Anglais hors de France. Elle est représentée tête penchée et main droite levée, posture éminemment moderne pour l’époque : François Rude représente ici le son, mais aussi le temps. En effet, le pied de la Pucelle est déjà chaussé de fer et son armure l’attend. Le départ au combat est imminent.

François Rude, Jeanne d’Arc écoutant ses voix - 1852 Marbre - Paris, Musée du Louvre © RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) / Hervé Lewandowski


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François Rude - Gisant de Godefroy Cavaignac - 1847 - Surmoulage en plâtre et patine bronze - Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay

L’Effigie funéraire de Godefroy Cavaignac Journaliste opposé à la Monarchie de Juillet, Godefroy Cavaignac meurt le 2 novembre 1845. Une souscription est lancée pour la conception d’un monument funéraire en l’honneur de ce héros républicain dont les funérailles ont suscité des manifestations de l’opposition. Les fonds réunis sont cependant insuffisants pour couvrir la commande de la sculpture. François Rude offre alors gratuitement ses services, l’œuvre acquérant ainsi une dimension politique, d’autant que Cavaignac était une personnalité controversée. Il avait organisé la Nuit rouge du 15 avril 1834 durant laquelle les habitants d’un immeuble furent massacrés au canon par l’armée. Cavaignac est arrêté et emprisonné, avant de s’évader. Sa tombe restera plus de dix ans sans monument, le pouvoir craignant qu’elle ne devienne un lieu de manifestation politique. Achevant l’œuvre en 1847, Rude laisse le gisant de Cavaignac exposé dans son atelier parisien. Après la mort du sculpteur, l’effigie funéraire est enfin installée en 1856 au cimetière de Montmartre. Il s’agit du premier gisant d’importance installé dans un cimetière au XIXe siècle.

Le Buste du Christ

Les œuvres religieuses / 1828-1857 1831 Sophie Rude peint Le Sommeil de la Vierge. 1841 François Rude réalise le Baptême du Christ pour l’église de la Madeleine à Paris. 1852 François Rude présente au Salon son Calvaire destiné à l’église Saint-Vincent-de-Paul à Paris. 1857 Sophie Rude présente au Salon La Foi, l’Espérance et la Charité.

À la fin de sa vie, François Rude reprend le modèle de son Christ de Saint-Vincent-dePaul dont il ne conserve que le buste. Il focalise ainsi l’attention sur l’expressivité de la figure. La réalisme de l’œuvre témoigne de l’influence sur Rude du sculpteur médiéval Claus Sluter.

Le Sommeil de la Vierge Dans ses peintures religieuses, Sophie Rude porte la même attention à la dimension personnelle et intime que dans ses portraits ou ses tableaux historiques. Dans Le Sommeil de la Vierge, présenté au Salon en 1831, l’Enfant Jésus empêche saint Jean-Baptiste de réveiller Marie. Sophie Rude dépeint ici un moment d’intimité entre l’Enfant et sa mère. La douceur des traits et des couleurs, le réalisme des visages confèrent également une dimension très humaine aux personnages.

Sophie Rude, Le Sommeil de la Vierge - 1831 - Huile sur toile Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay

François Rude, Buste du Christ en croix - 1855 - Marbre © Paris, Musée du Louvre. RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda


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Sophie Rude, portraitiste

Portrait de jeune femme Le portrait, qu’il soit de caractère intime ou bourgeois, a été la principale activité de Sophie Rude à partir de 1840. Vers le milieu du XIXème siècle, la bourgeoisie, en pleine ascension sociale, est désireuse de faire connaître sa réussite. Elle commande alors aux peintres de nombreux portraits. La jeune femme semble ici perdue dans ses pensées. La pâleur de sa peau, l’éclat de sa chevelure et l’attitude rêveuse, proche de la mélancolie, en font l’archétype de l’héroïne romantique. Les lumières, les couleurs des tissus et de la carnation sont traitées avec soin. Le col en dentelle, délicatement ouvragé, illustre également ce sens de l’observation et du détail chez l’artiste, hérité en premier lieu de sa formation néo-classique auprès de David, lui-même grand portraitiste. Sobriété et réalisme sont deux maîtres mots de l’art du portrait chez Sophie Rude.

Sophie Rude, Portrait de jeune femme - 1849 - Huile sur toile Musée des beaux-arts de Dijon

Sophie Rude, Portrait de Monsieur Wasset - Entre 1834 et 1848 - Huile sur toile - Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay

Portrait de M. Wasset Conseiller référendaire à la Cour des Comptes, comme en témoignent les insignes de sa fonction qu’il exhibe fièrement, M. Wasset a le regard satisfait et assuré du bourgeois conscient de son rang et de sa réussite sociale.

© MBA Dijon / François Jay

Le testament artistique de François Rude L’hommage à François Rude

Hébé et l’aigle de Jupiter Rude sculptant « La Marseillaise »

Ernest Christophe, Rude sculptant «La Marseillaise» vers 1890 - Bronze - Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay

François Rude a formé dans son atelier, à Bruxelles, puis à Paris, de nombreux disciples qui garderont tous de leur maître un excellent souvenir. Tout d’abord son neveu, Paul Cabet, qui laisse à la postérité le portrait le plus fidèle du sculpteur en sa vieillesse, exécuté «dans sa vérité de tous les jours». Le Dijonnais Louis Schrœder a laissé de lui plusieurs esquisses pour un projet de monument dijonnais. Ernest Christophe, qui collabora avec Rude pour le tombeau de Cavaignac, expose au Salon de 1890 une maquette représentant Rude sculptant «La Marseillaise». Son dernier élève, Emmanuel Fremiet, petit cousin de Sophie Rude, réalise, en 1907, une statue représentant le sculpteur assis dans une pose familière.

En 1846, la Ville de Dijon reconnaît enfin officiellement le talent du sculpteur en lui commandant une statue pour son musée. François Rude revient, avec Hébé et l’aigle de Jupiter, au sujet mythologique, en représentant la déesse chargée de servir l’ambroisie aux dieux, afin qu’ils conservent leur jeunesse. Le sculpteur exprime ici la beauté de la nature, dans l’alliance sensuelle de la déesse et de l’aigle. François Rude meurt en 1855 à l’âge de 71 ans, laissant sa statue inachevée. Soucieuse de perpétuer le souvenir de son mari et de défendre son œuvre, Sophie Rude réussit à imposer à la Ville de Dijon Paul Cabet, neveu et élève du maître, pour achever la statue. Sophie Rude meurt à son tour en 1867, à 70 ans, et est enterrée au cimetière de Montparnasse aux côtés de son époux.

François Rude, Hébé et l’aigle de Jupiter 1855-1857 - Marbre - Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay


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Le Départ des volontaires de 1792 Chef-d’œuvre de François Rude, le Départ des volontaires fait partie des hauts-reliefs figurant sur l’Arc de triomphe, situé place de l’Étoile à Paris. On peut en admirer un impressionnant surmoulage de près de 13 mètres de haut, conservé au musée Rude depuis 1947, réalisé avant la Seconde Guerre mondiale par crainte des bombardements.

‘‘La Marseillaise de Rude est la première œuvre qui exprime du sublime moderne.’’

L’œuvre est un symbole fort du patriotisme, d’ailleurs sous-titrée « La Marseillaise », en référence à l’hymne national français composé par Rouget de Lisle en 1792. Ce relief guerrier orne l’un des piédroits de l’arc, dont la construction fut ordonnée en 1806 par Napoléon en hommage à l’armée impériale et achevée sous le règne de LouisPhilippe en 1836. Ce dernier élargira la portée de la dédicace aux guerres de la Révolution française. Depuis le Salon de 1831 et le Jeune Pêcheur napolitain, le travail de Rude est remarqué et Adolphe Thiers, alors Ministre des Travaux publics, lui commande un décor pour l’Arc de triomphe de l’Étoile. Le relief est situé sur la pile nord de la face Est, orientée vers les Champs-Élysées. Le roi LouisPhilippe souhaitait un symbole fort de rassemblement, après les conflits révolutionnaires, royalistes et bonapartistes qui avaient déchiré le pays.

Guillaume Apollinaire, 1913

mérite toute notre attention. Ses yeux exorbités et son cri puissant appellent les troupes au combat. Le Génie ailé semble emporter les combattants dans un même mouvement en avant, droit vers la conquête. Ailes déployées, brandissant son épée, elle devient par là-même une icône romantique. L’œuvre devient rapidement un emblème patriotique, symbole de la lutte pour la liberté. À ce titre, elle accède au rang d’icône de l’histoire de l’art dont s’empareront par la suite les artistes.

François Rude, Le Départ des volontaires de 1792 (d'après le relief de l'Arc de triomphe de l'Étoile) - 1938 - Surmoulage en plâtre, patine brun clair - Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay

Trois autres reliefs, confiés à Cortot et Étex, figurent sur l’arc, abordant, dans des styles classiques ou romantiques, les thèmes du triomphe de Napoléon, de la Résistance de 1814 et de la Paix de 1815. Le Départ des volontaires de 1792 montre des soldats de toutes les générations partant pour le combat, guidés par une allégorie ailée de la Guerre. Le relief illustre un épisode révolutionnaire en le transposant cependant sur un mode antique. Il mêle des figures nues, drapées ou cuirassées comme dans l’Antiquité, un cheval, un guerrier gaulois, un jeune homme et un vieux sage, symbolisant respectivement la force, l’avenir et la sagesse.

François Rude, Maquette pour Le Départ des volontaires de 1792 dit «La Marseillaise» (détail de la tête) - 1833-1836 - Plâtre - Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay

L’expression particulièrement marquée de l’allégorie (appelée également Génie de la Guerre)

François Rude, Maquette pour Le Départ des volontaires de 1792 dit «La Marseillaise» 1833-1836 - Plâtre - Musée des beaux-arts de Dijon © MBA Dijon / François Jay


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Rencontre avec Jacques Perreaut Le sculpteur Jacques Perreaut nous accueillait en juillet dans son atelier de Tournus pour nous présenter les avancées de l’installation créée à l’occasion de l’exposition ‘‘François et Sophie Rude’’. Le contexte historique qui entoure la carrière des deux artistes ne pouvait qu’entrer en résonance avec le travail de ce Tournusien d’origine. Issu d’une longue lignée d’artistes, Jacques Perreaut a également hérité de sa famille une véritable passion pour l’épopée napoléonienne, et en particulier les grandes batailles historiques. Son installation Après la Marseillaise, réponse contemporaine et critique au Départ des volontaires de François Rude, reflète cet intérêt.

ouvertures. À l’intérieur, il y a des moulages d’armes, de cuirasses, de trophées... Ce qu’on retrouve sur la ‘‘Marseillaise’’. On y retrouve les mêmes éléments, mais brisés, arrangés différemment, comme si la sculpture de Rude avait été réduite en pièces. Tout à fait, avec le Départ des volontaires, les combattants partaient la fleur au fusil. Dans Après la Marseillaise, on retrouve la souffrance, la prison, les blessures et les morts. C’est après le combat. On parle toujours des grandes batailles, des charges de cavalerie, mais la guerre ce n’est pas ça. La guerre, ça peut durer longtemps. La guerre, ce sont ceux qui restent plusieurs jours sur un champ de bataille. C’est cela qui m’impressionne.

© Clara Perreaut

Cette histoire napoléonienne vous suit-elle depuis longtemps ? Oui, depuis tout gamin, même mes travaux, lorsque j’étudiais aux beauxarts, se basaient sur les batailles : Paolo Uccello, la guerre de 14, l’épopée napoléonienne également car j’ai eu des ancêtres qui ont été tambours ou simples soldats. Je les ai suivis dans les livres. C’est une passion dont je me suis servi dans mon travail artistique. Une matière historique pour une oeuvre cependant très contemporaine... Il ne faut pas tomber dans l’image d’Epinal du petit soldat, de Napoléon le Grand. Je fais ma vision de l’histoire en me servant de livres mais je m’adapte, je réinvente en quelque sorte. J’avais déjà retranscrit en sculpture des œuvres de David retraçant des batailles. Mais je voulais éviter les œuvres de propagande de David, c’est surtout l’époque qui m’intéresse.

Ce que l’on voit à l’extérieur est bien différent. Ce sont des dessins de la Marseillaise au fusain ou à la pierre noire, assez exacts. Je reprends certains motifs d’après photo. Ce sont des cadrages totalement différents. Ce travail est intervenu dans un deuxième temps car il a fallu que je m’évade et que j’oublie tout ce que j’avais fait. J’ai fait les dessins avec un esprit plus apaisé, car l’intérieur est tout de même assez tragique ! D’autant qu’une partie est d��diée à des drames bien plus proches de nous... Il y a une partie en hommage aux soldats morts en Afghanistan dans les années 80 et 90, dans le style de ce que faisaient les Romains. Là il s’agit simplement de plaques avec les prénoms écrits dessus. J’avais vu aussi un mur à Washington fait par les habitants, où ils inscrivaient, sur chaque brique, les noms de leurs amis morts. Cette exposition vous offre finalement l’opportunité d’apporter votre propre regard, contemporain et même critique, sur la guerre. Vous êtes à contrecourant de l’œuvre de Rude qui, elle, exhorte à la bataille. Les mentalités ont tellement changé. Maintenant, on a des photos des conflits, de la souffrance. Avant, on ne voyait que le bon côté des choses: les boutons dorés, les beaux sabres... Aujourd’hui, on voit les gens qui reviennent défigurés, abîmés. Tout cela fait partie de notre vie, il y a un recul. J’ai employé cette période de l’époque napolénienne parce qu’il y a une pudeur. On ne peut pas refaire le conflit d’Afghanistan, pour une avoir une réflexion plus saine, peut-être un peu moins émotive. - Propos recueillis par Dominique Demangeot en juillet 2012, dans l’atelier de l’artiste à Tournus -

Jacques Perreaut, dessin tiré de l’installation Après la Marseillaise - 2012 - Dessin à la pierre noire © Jacques Perreaut

Le Départ des volontaires est aussi le départ de ce projet pour Dijon... À l’origine, je voulais des blocs qui venaient des monuments français, pour les mettre en place avec les armes, comme si cette sculpture était tombée par terre et que l’on puisse voir les désastres de la guerre. Le lieu d’exposition est particulier. Quand on m’a proposé la salle d’exposition de la Nef, j’ai trouvé qu’elle s’adaptait vraiment à mon travail. C’est une pièce à l’intérieur d’une autre pièce. Mais en fin de compte, on ne va pas pénétrer à l’intérieur. C’est comme un lieu sacré, une tombe où l’on regarde à travers de petites

Jacques Perreaut, détail de l’installation Après la Marseillaise - 2012 - Plâtre © Jacques Perreaut


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Dans les pas de François Rude : un parcours en Côte-d’Or À Dijon Maison natale de François Rude 5, rue François Rude

Musée Rude 8, rue Vaillant

© Photo S. Lochot

© Photo François Jay

À Nuits-Saint-Georges

© Photo S. Lochot

INFORMATIONS PRATIQUES Exposition présentée au musée des beaux-arts, au musée Rude et à la Nef du 12 octobre 2012 au 28 janvier 2013 Horaires d'ouverture de 9h30 à 18h jusqu'au 31 octobre de 10h à 17h à partir du 2 novembre fermé les mardis et les 1er et 11 novembre, 25 décembre, 1er janvier Tarif 5€, 3€ (tarif réduit) Autre point de vente : Office de tourisme de Dijon, 11 rue des Forges 0 892 700 558 (34 centimes la minute) www.visitdijon.com Groupes réservations 03 80 74 52 09 La Nef Après la Marseillaise : un contrepoint contemporain de Jacques Perreaut 1, place du Théâtre, Dijon du mardi au vendredi de 11h à 18h le samedi de 10h à 17h AUTOUR DE L’EXPOSITION Visites commentées tous les samedis et dimanches à 14h les vendredi 19/10, 9/11, 7/12 et 11/01 à 18h • Visites commentées traduites en langue des signes française les samedis 27/10, 17/11, 8/12 et 19/01 à 14h • Visites les yeux fermés samedis 24/11et 26/01 à 10h30 au musée des beaux-arts et samedi 27/10 à 10h30 au musée Rude

Statue de François Rude par Pierre Vigoureux

École Nationale Supérieure des Beaux-Arts 3, rue Michelet

Place Auguste Dubois

© Photo S. Lochot

À Fixin

Buste de Paul Cabet par Emile Hébert Beffroi

Statue de François Rude par Emmanuel Fremiet

Napoléon s’éveillant à l’immortalité par François Rude Musée et Parc Noisot

© Photo S. Lochot

À Beaune Statue de Gaspard Monge par François Rude

© Photo Adrian Goreac

Pour le jeune public et les familles • Rendez-vous des familles les dimanches 14/10, 18/11, 16/12 et 13/01 à 14h30 • Jeunes artistes d’un dimanche les dimanche 4/11, 2/12 et 6/01 à 14h30 • Artistes d’un dimanche les dimanches 28/10, 25/11, 23/12 et 27/01 à 14h30 • Un livret-jeux pour les enfants de 7 à 13 ans Ateliers d’arts plastiques Cycles de 3 ou 6 séances • Ateliers pour les 4-6 ans : mercredis 5, 12 et 19/12 - 9, 16 et 23/01 de 10h à 11h30 • Ateliers pour les 7-9 ans : mercredis 14, 21, 28/11 et 5, 12, 19/12 de 13h30 à 15h • Ateliers pour les 10-13 ans : mercredis 14, 21, 28/11 et 5, 12, 19/12 de 15h30 à 17h • Ateliers pour les adolescents et les adultes : mercredis 14, 21, 28/11 et 5, 12, 19/12 de 18h à 20h vendredis 9, 16, 23, 30/11 et 7, 14/12 de 14h30 à 16h30 samedis 10, 17, 24/11 et 1, 8, 15/12 de 10h à 12h Les autres rendez-vous Trois nocturnes de 19h à 21h • 28 novembre : Le salon de Sophie Rude, avec l’association dijonnaise Arteggio • 19 décembre : Le cercle des intimes, lecture de correspondances, en partenariat avec les Archives municipales • 23 janvier : Les Rude en musique, avec les élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional de Dijon

Place Monge

Les invités de 12h30 • Avec l’artiste Jacques Perreaut : Après la Marseillaise, contrepoint contemporain Jeudi 29 novembre • Avec Marila Goux, historienne d’art Costumes, dentelles, belles robes et redingotes : le portrait bourgeois dans les règles de l’art Jeudi 24 janvier POUR EN SAVOIR PLUS Les Dijonnais François et Sophie Rude Cette exposition retrace la vie des familles Rude et Fremiet, la jeunesse des deux artistes, leurs relations avec les milieux politiques, économiques et culturels dijonnais. L’occasion de souligner la présence de François Rude dans la cité. Archives municipales 17 rue de Colmar du 12 octobre au 18 novembre 2012 tous les jours de 14h à 18h entrée gratuite Un colloque international Le monumental. Une valeur de la sculpture, du romantisme au post-modernisme organisé en partenariat avec le Centre Georges-Chevrier (CNRS) de l’Université de Bourgogne Auditorium de la Nef 6 et 7 décembre 2012 tristan.u-bourgogne.fr/Monumental A la Bibliothèque municipale (à la Nef ) Présentation d’une sélection d’ouvrages en écho à l’exposition

© Photo Adrian Goreac

En vente à la librairie le catalogue de l’exposition 296 pages, Somogy Éditions d’art Paris François et Sophie RUDE. Un couple d’artistes au XIXe siècle, citoyens de la Liberté Hors-série octobre 2012, Ed. Faton, 72 pages, 9€ Hors d’oeuvre n°30 : Monumentalité. Une réflexion sur la sculpture monumentale d’aujourd’hui Publié sous la direction de Valérie Dupont à l’occasion du colloque, ce numéro aborde la notion de la monumentalité et examine les questions qu’elle soulève aujourd’hui à travers les pratiques, les formes et les idées. Journal gratuit d’art contemporain édité par l’appartement / galerie Interface (Dijon) Palais des ducs et des états de Bourgogne BP 1510, 21033 Dijon Cedex tél. 03 80 74 52 09 - mba.dijon.fr Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication / Direction générale des patrimoines / Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État


Théâtres

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Danse, peinture et théâtre d’objets au TJP Après le premier week-end d’ouverture des 22 et 23 septembre derniers, la saison du nouveau TJP à Strasbourg peut démarrer en octobre avec deux spectacles, Uccellini d’Isabelle Hervouët, et Le chant du bouc de la compagnie À. Chacun à leur manière, les deux spectacles illustrent la volonté du nouveau directeur, Renaud Herbin, de mêler les arts de la marionnette à d’autres disciplines. Ainsi Uccellini convoquera sur la scène du TJP une artiste peintre, qui réalise son autoportrait devant le public. De l’eau et de la terre, naît peu à peu l’oeuvre accomplie en direct. «Lorsque je peins des grands formats c’est comme une danse : l’élan que je prends, l’obligation d’aller au bout du geste » explique Isabelle Hervouët. L’artiste le

Uccellini

Uccellini est avant tout un bel hommage à l’acte de création, qui parlera aux tout-petits mais capturera aussi l’attention des parents.

Le chant du bouc dit elle-même, cette peinture s’apparente à une danse, chorégraphie née des mouvements du corps et du pinceau. La confondatrice de la compagnie Skappa ! mêle ici danse, arts plastiques et théâtre, s’immergeant presque totalement dans la grande toile. Parcours évolutif, du poisson à l’oiseau, dans lequel les gestes, les attitudes et les sons remplacent les mots, Uccellini est avant tout un bel hommage à l’acte de création, qui parlera aux tout-petits mais capturera aussi l’attention des parents. Octobre verra aussi au TJP la première création de sa saison avec Le chant du bouc. Sacrifice, fatalité, pouvoir, les grands ressorts de la tragédie classique sont convoqués ici. « Comment une simple histoire d’amour entre deux chiens et un bouc peut-elle déchaîner les passions de leur propriétaire, attiser leur haine, leur jalousie, leur désir de vengeance et de meurtres ? » s’interroge la compagnie.

Les Estivants au TNS

© Tim Wouters

Le collectif de comédiens néerlandais, tg STAN, vient d’adapter en français la pièce de Gorki, Les Estivants, qu’ils avaient créée en 2010 dans leur langue natale. Le TNS accueille cette nouvelle création en octobre. Un groupe d’amis passent leurs vacances ensemble, discutant de tout et de rien, profitant du bon air de la campagne russe. Quelque chose semble pourtant couver, une inquiétude qui traverse les convives, attablés à des planches posées sur des tréteaux. Quelques années avant la première Révolution russe de 1914, Maxime Gorki écrit Les Estivants. La bonne société aristocratique dont sont issus les personnages de la pièce est à la veille d’un bouleversement majeur. Les personnages de Gorki auraient-ils la prémonition de cette chute prochaine ? Dans ce climat qui peu à peu se tend, les conflits remontent à la surface, perturbant la tranquillité apparente de la bourgeoisie

russe. La table de banquet prend des allures de navire en perdition. Les différents protagonistes comparent leurs réussites et leurs échecs, et Gorki nous met en présence de couples aux relations houleuses, une femme qui se sent prisonnière de son statut de mère et un jeune homme amoureux d’une femme plus âgée. Les conversations à bâton rompu sur l’amour, les enfants, la litttérature, sont un répit avant la chute finale que tous semblent pressentir, dans une société qui s’est peu à peu coupée du peuple. La compagnie tg STAN ne manque pas de replacer la pièce dans le contexte actuel. Depuis sa fondation en 1989, elle enchaîne les pièces matinées de critique sociale, de Cocteau à Tchekhov, de Bernhard à Ibsen. - Bertrand Demornieux-

Les Estivants, du 19 au 26 octobre www.tns.fr

Trois courts récits qui mettent aussi en évidence le lien entre les histoires intimes et la grande Histoire. Dorothée Saysombat et Nicolas Alline sont comédiens. Lorsqu’ils fondent la Compagnie À en 2003, ils envisagent notamment de réfléchir au théâtre d’objets. Ces « tragédies minuscules mais universelles » ont été mises au point avec Jacques Templeraud, qui intervient dans le spectacle avec Dorothée et Nicolas. Jacques Templeraud est l’un des grands noms du théâtre d’objets en France, dont beaucoup s’accordent à dire qu’il est l’un des fondateurs. Avec la compagnie À, il reconduit donc cette mystérieuse interaction entre l’homme et l’objet. « Je ne sais pas exactement comment ça marche, mais à mon avis, les objets permettent aux acteurs de ne pas tout ramener à eux-mêmes, de laisser jouer ce qui se passe dans l’espace, entre-eux, entre eux et les spectateurs »

explique Jacques Templeraud. C’est un véritable langage que l’artiste va fonder lorsqu’il crée le théâtre Manarf à Angers en 1979, composé de sons, de mots mais aussi d’objets et de gestes. Il nous livrera une partie de ce langage à l’occasion de cette première création de la saison au nouveau TJP de Strasbourg. - Bertrand Demornieux-

Uccellini, d’Isabelle Hervouët, du 8 au 14 octobre Le chant du bouc, de la Compagnie À , du 18 au 20 octobre TJP, Strasbourg www.tjp-strasbourg.com


Musiques

Ours et Antoine Léonpaul à l’Illiade L’Illiade met en lumière la toute jeune chanson française le 16 octobre avec la venue d’Ours et Antoine Léonpaul. Si le premier commence à être connu et reconnu après deux albums bien accueillis par le public, le second est à découvrir à la salle d’IllkirchGraffenstaden. Charles Souchon, de son vrai nom, s’est forgé un pseudonyme grâce à deux albums et près de 200 concerts en trois ans. Après MI paru en 2007, Ours sortait EL l’an passé, un deuxième titre en clin d’oeil puisque les deux CD mis bout à bout forment le mot MIEL... Normal pour une bête à fourrure gourmande comme peut l’être l’ours ! Du plantigrade, le chanteur a hérité d’une réelle nonchalance qu’il transporte au gré de ses chansons et de ses concerts. Coup de coeur de l’académie Charles-Cros en 2008, Charles a le chic pour composer des petites chansons pop, très orientées vers l’acoustique mais qui ne manquent pas de groove, à l’image du single Balancer. Antoine Léonpaul nous présentera quant à lui ses mélodies légères à l’Illiade en première partie d’Ours. Sa pop tantôt insouciante, tantôt mélancolique, et qui se détache rarement d’un second degré très présent, est à apprécier sans modération sur un premier album éponyme, sorti chez Because en 2011. Avec Un autre homme, Antoine dresse un autoportrait sans fard, celui d’un jeune loser attachant. Antoine Léonopaul, lorsqu’on lui demande, cite quelques classiques de la chanson française des années 70 comme Véronique

Sanson, Nino Ferrer ou encore... Alain Souchon ! La boucle est bouclée... Cet ingénieur son de formation travaille chez lui dans un petit studio qu’il s’est aménagé. - Manu Gilles

Ours et Antoine Léonpaul, 16 octobre à 20h30 à l’Illiade Illkirch-Graffenstaden www.illiade.com

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Expositions

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Le Mois du Livre à Belfort Foire aux Livres du 12 octobre au 4 novembre

En octobre, c’est tout Belfort qui fait la fête à la lecture. Les premiers frimas incitent à rester au coin du feu en compagnie d’un bon roman. Le Mois du Livre, réunissant le Festival du Livre dans les bibliothèques et la Foire aux Livres à l’Atria, propose une multitude d’animations autour de l’écrit.

Comme chaque année depuis 40 ans, l’association Livres 90 organise sa Foire aux Livres. Une pré-ouverture aura lieu le vendredi 12 octobre de 15 heures à 21 heures, avec une dédicace de Pierre Gantner. A l’occasion du livre Pierre Gantner et les Vosges, deux expositions se tiendront au Centre de congrès Atria ainsi qu’à la Tour 41 - peintures, illustrations, bibliophilie... -. Le samedi 13 octobre, ce sera le « Week-end Livre Roi » avec une ouverture non-stop de 10 heures à 19 heures. Les 13 et 14 octobre, se tiendra également le salon Talents d’Artisans. Diverses animations - séances contes, conférences, lectures -, présence d’éditeurs et d’auteurs, sont également au programme.

Festival Du Livre du 6 octobre au 3 novembre

Le Festival du Livre fête cette année sa 17ème édition. Dans les bibliothèques belfortaines, le public est invité à se plonger dans les livres. C’est le thème du voyage qui a été retenu cette saison. Le voyage en littérature sera roi cette année, qu’il soit physique, relaté par des écrivains - de Joseph Kessel à Robert Conrad, de Nicolas Bouvier à Blaise Cendrars -, ou abstrait - le fameux pouvoir d’évasion que procure la littérature -. Le festival sera inauguré à la Bibliothèque des 4 As le samedi 6 octobre à 11 heures par l’agence MotAMot, une agence de voyage pas comme les autres - interprétée par la compagnie Cafarnaüm - qui nous fait voyager à travers les livres. A 14 heures, les prix du concours de nouvelles et du concours de cartes postales seront remis aux heureux lauréats. A 17 heures, le groupe belfortain Liber Tango nous fera voyager entre France et Argentine. D’autres concerts seront proposés à la Bibliothèque durant le festival - lecture concert le 13 octobre à 14h30, concert de balafon burkinabé le 3 novembre à 20h -. Expositions De beaux livres de voyage ou de géographie issus des fonds anciens de la Bibliothèque des 4 As seront exposés. Seront également

- Marc Vincent -

Une exposition présente notamment des éditions anciennes des Voyages extraordinaires de Jules Verne montrées des éditions anciennes des Voyages extraordinaires de Jules Verne, et des exemplaires du Magasin d’éducation et de récréation, journal où étaient publiés les romans de l’écrivain. Les carnets de voyage de deux lecteurs de la Bibliothèque seront également offerts aux yeux du public. Rencontre d’écrivains les 27 et 28 octobre Pour aller à la rencontre des écrivains, un minisalon se tiendra à Belfort, à la Bibliothèque le

27 octobre ainsi qu’à la Foire aux Livres le 28, au Centre de congrès Atria - dédicaces -. Des ateliers créatifs inciteront le public à participer, pour apprendre à confectionner carnets de voyage et livres accordéons. Contes, projections - les fameuses Bobines sandwich de 12h15 - seront aussi de la partie.

Le Mois du Livre de Belfort : Festival du Livre du 6 octobre au 3 novembre et Foire aux Livres du 12 octobre au 4 novembre Programme complet : www.ville-belfort.fr


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Chroniques CD

BLUES

Diversions Retrouvez plus de chroniques, découvertes, interviews et infos musicales sur www.sensationrock.net

POP ROCK

ROCK

Tomcat Blake Till I Get Back Home (autoproduction)

Moss

La slide de Tomcat nous souhaite la bienvenue sur le morceau d’ouverture Goin’ Back South, comme pour marquer le début d’un voyage sur les terres du blues. La route est forcément poussiéreuse, le soleil tape un peu trop fort mais le décor est planté. Si le bonhomme laisse de côté l’aspect biographique de sa carrière - les nombreux musiciens qu’il a accompagnés des années durant -, c’est que Tomcat Blake préfère laisser parler sa guitare. A force d’entendre à longueur de morceaux des chansons plus trafiquées les unes que les autres, blindées d’électro, d’overdubs et de vocoder à tous les étages, on en viendrait presque à oublier le bon goût des choses simples. De la reprise toute en subtilité d’un morceau d’Hank Williams - My Heart Would Know - à I Was The Devil qui tire vers le rock, la voix et la six cordes acérées de Tomcat nous offrent quelques perles du blues, parfois traditionnelles comme ce goûtu How Long, How Long Blues - bien trop court ! - entre autres intermèdes acoustiques, illustrant le parti pris de l’artiste de parcourir l’histoire du blues américain. La guitare caméléon trace des sillons groovy, des midtempos authentiques, ou encore ce Hole In Me teinté de réminiscences country, avec l’orgue jamais loin dans ses talons. - Dominique Demangeot -

Il faut avoir vu Moss sur scène pour se rendre compte de la puissance de ce groupe, jouant en ligne face au public avec derrière lui un mur d’amplis Fender, le tout dans une énergie communicative. Moss est l’un des trésors les mieux cachés de Hollande. Mais il ne reste pas planté à Amsterdam, a déjà vu du pays et acquis des fans en Europe. Ce deuxième album au double titre est un sérieux concurrent à tous les albums rock du moment. Wombats, Friendly Fires, Phoenix par exemple. Les Hollandais ne déméritent pas un instant avec cette poignée de tubes. Les guitares sont affûtées, les rythmes fougueux et la voix claire du charismatique Marien Dorleijn éclairent le quotidien de spectateurs chanceux mais pas (encore) des radios nationales. En plus d’être d’excellents mélodistes, Moss injectent un petit côté psyché à leurs compositions avec l’aide de quelques claviers, et des harmonies vocales telles qu’on se croirait chez les Fleet Foxes.

POP FOLK

POP ROCK

DUB ELECTRO

Melody’s Echo Chamber Melody’s Echo Chamber (Fat Possum/Weird World/Domino/PIAS)

Absynthe Minded

Zenzile Electric Soul (Yotanka / Differ Ant)

Ce nouveau projet piloté par Mélody Prochet (ex-My Bee’s Garden) n’a pas fini de faire parler de lui, notamment avec ce nouvel album de dream pop soigneusement composé. C’est avec Kevin Parker, leader du groupe australien Tame Impala, que Mélody a enregistré cette poignée de titres planants. La voix est sensuelle, les guitares saturées, c’est du Cocteau Twins en accéléré. La multi-instrumentiste a su capter toutes les influences de cette pop rêveuse (on entend Spiritualized, Beach House, The Jesus & Mary Chain...). On savoure donc ces mots d’enfants et ce solo de guitare sur Be Proud Of Your Kids. Quand Vas-Tu Rentrer ? joue avec une petite boucle de claviers comme pour nous rappeller une pop 60’s nonchalante et par ricochets une certaine forme d’insouciance et donc l’enfance. Sometime Alone, Alone, enregistré alors qu’elle est seule dans le studio de Parker avec du matériel qu’elle ne connait pas, nous donne à goûter au savoir-faire de Mélody, une guitare noisy et une boîte à rythmes accompagnant sa voix presque hantée, dont l’enregistrement a été, quant à lui, réalisé dans une maison familiale pleine de souvenirs, sur la Côte d’Azur. - Simon Grangereau -

Les Belges s’étaient fait remarquer il y a trois ans en France avec leur quatrième opus. Si la formation délaisse les mélanges hétéroclites qui caractérisaient leurs précédentes productions - couleurs jazz, klezmer et autres joyeusetés cosmopolites -, Bert Ostyn et ses acolytes recentrent le propos autour d’une pop bien amenée à l’image du single Space qui ouvre en beauté l’album. End Of The Line ou la chanson titre nous donnent envie de les suivre dans leur sillage folk rock, tout à la fois léger et enlevé, bon équilibre entre les cordes de la pop et une batterie omniprésente. N’oublions pas ce petit côté fantasque collant souvent aux groupes belges - DEUS, Sharko... -, ressortant notamment sur le bipolaire et sautillant You Will Be Mine ainsi que sur Crosses - on retrouve tout de même ici des couleurs des pays de l’Est -. Nouvel album d’une grande cohérence à découvrir, même si chaque morceau évolue, imperceptiblement mais sûrement, vers d’autres sphères sonores. Il suffit pour s’en convaincre, de sauter à la piste 6 Little Rascal, intéressant objet new wave lacéré de violons et de touches synthétiques.

CHANSON JAZZ MANOUCHE

Never Be Scared, Don’t Be A Hero

(Excelsior Recordings)

- Simon Grangereau -

Moss seront en concert à La Rodia de Besançon le 10 novembre prochain à 20h30, avec This Year’s Girl en première partie. Soirée de soutien à Radio Sud.

As It Ever Was

(AZ / Universal)

- Dominique Demangeot -

The Napoleons Mud, Sand, Overseas (autoproduction)

La Caravane Passe Gypsy For One Day (XIII Bis Records / Warner)

Avec leur premier EP, les nancéens de The Napoleons reviennent aux fondamentaux du rock en proposant avec ces quelques titres une palette fournie. Un EP d’ouverture qui explore plusieurs pistes et nous laisse curieux quant à la suite des événements pour ce jeune groupe prometteur. The Napoleons creuseront-ils la voie d’un blues rock huileux, à l’image du bien nommé Louisiana, avec sa batterie lourde comme un ciel d’orage en Nouvelle-Orléans, enflammé de slide ? Ou bien s’aventureront-ils sur des terres plus modernes comme avec Magnetism ? Un morceau taillé pour les concerts, concis et allant droit au but, le petit chorus de guitare en plus avec un refrain entrainant juste ce qu’il faut. I.J.I.M.P nous emmène lui quelques décennies plus tard vers un rock plus musclé et métallique.

Sans attaches, La Caravane l’est assurément, prônant le mélange des cultures dans Rom à Babylon et la chanson titre. Une dimension cosmopolite que l’on retrouve dans cette musique d’Europe de l’Est bombardée d’influences rock, punk et world. Pour «être riche comme Goran Bregovic», La Caravane Passe a donc composé un cocktail pour le moins explosif. Sur T’as la touche manouche, le groupe égratigne gentiment les bobos et invite même Sanseverino et l’incroyable Stochelo Rosenberg, expert ès jazz manouche. La prise de tête n’est pas vraiment au goût du jour chez Toma et ses amis. On se délecte du kitschissime Saint Tropez, tandis que le Strip-tease burlesque, plus électrique, est une belle ode aux dames bien en chair. Shouf la chapka prend des accents hip hop même si très typée musicalement... entre Russie et Moyen-Orient ! Irrésistible invitation à prendre part à cette caravane voyageuse. - Manu Gilles -

- Sébastien Marais -

C’est sur la voix sensuelle de Jamika que s’ouvre le nouvel album de Zenzile. La formation angevine, qui importait le Dub en France au milieu des années 90, ne s’est jamais reposée sur ses lauriers, portant constamment son art musical vers de nouvelles sphères sonores. C’est une fois encore le cas avec Electric Soul qui apporte une nouvelle pierre à l’édifice musical de Zenzile. L’électisme est toujours là, niché entre machines et instruments traditionnels, tension latente entre rythmiques reggae, beats synthétiques et dentelles sonores. C’est aussi la première fois que le groupe produit un album où l’on trouve du chant sur chaque piste, introduisant Jérôme «Jay Ree» El Kady, chanteur à la large palette se partageant les morceaux avec Jamika Ajalon. Pas véritablement de soul au sens strict du terme mais une musique avec une âme bien présente assurément, faite de morceaux langoureux où le tempo respire, pulse, apte à faire naître à l’esprit un archipel de paysages et d’ambiances. Le son Zenzile est savemment construit, patiemment élaboré et ce n’est pas pour rien que certains évoquent un certain groupe de Bristol à leur endroit... Du grand art. - Manu Gilles -

POP FOLK

Domino_e Domino_e (Wooden Home Records) Un duo garçon-fille délivre un premier album captivant, mélodique, mélancolique et noisy, fait à la maison de l’enregistrement à la pochette. En onze titres, l’univers du duo se dessine et offre un voyage entre envolées noisy - développées en live - et atmosphères éthérées que l’amateur saura apprécier. L’énigmatique Close To Yr Deep Soul ouvre le bal avec des sonorités à la Yo La Tengo, riffs de guitares entêtants et batterie feutrées à l’appui. Le chant plein de reverb’ va et vient au gré des changements de rythmes et des ruptures. Puis, Brother et ses guitares que ne renierait pas Thurston Moore viennent bousculer la donne, avant de laisser la place à d’autres titres ambiants. Ce petit instrument est également présent sur le troublant Sitting On A Ballbearing, une ballade mélancolique. David y chante comme un J Mascis assagi. Plus pop et acoustique, Sister Angel et Moon Valley nous renvoient à certains des titres les plus enjoués de Sonic Youth, David et Audrey dialoguant avec leurs instruments pour créer cet univers riche en textures et en sons, immortalisé sur galette avec peu de moyens mais non sans inspiration. - Simon Grangereau -


Littératures

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Quand l’historien Lucien Febvre débutait sa carrière à Besançon Rencontre avec Joseph Pinard Joseph Pinard, normalien et agrégé d’histoire, historien local bien connu, consacre son dernier ouvrage à l’éminent Lucien Febvre, créateur de la revue des Annales, qui eut la particularité de débuter sa carrière d’enseignant à Besançon, et de militer au sein de la SFIO locale. Joseph Pinard est aussi un homme politique. Il fut conseiller général socialiste pendant presque trente ans et député du Doubs de 1981 à 1986, mais son travail historique lui vaut des éloges de la part de ses adversaires de gauche comme de droite. Ainsi Jean-Luc Mélenchon a salué, sur l’antenne de France Inter le 14 mai 2012 « un historien très pointu », tandis que JeanLouis Debré, actuel président du Conseil constitutionnel, l’a félicité par écrit pour son dernier ouvrage. En étudiant un aspect très particulier et très court de la vie de Lucien Febvre, le livre de Joseph Pinard rend compte de la vie quotidienne à Besançon, en faisant des zooms sur des moments méconnus de l’histoire de la ville. Il offre aussi un regard sur ce que c’est d’être militant socialiste dans une petite ville de province. Il y a donc plusieurs lectures possibles de ce livre, mené d’une plume alerte, et qui arrive à nous faire partager la passion de l’auteur pour les hommes dont il décrit le parcours. Ce livre sur Lucien Febvre confirme votre intérêt pour l’histoire locale. Il prolonge l’intérêt pour l’histoire sociale locale qui est trop souvent oubliée. Je me suis intéressé, auparavant, au père de Minjoz, au soldat Bersot, au Docteur Baigue. S’agissant de Lucien Febvre, c’est un grand historien, amoureux de la Franche-Comté. Léon Werth a dit à propos de lui : « Je l’ai vu extraire de vieilles pierres, la vie ». Et surtout, il y a ces 31 articles qu’il a donnés au Socialiste comtois et que personne n’avait exploités.

BD

L’âge d’or de Mickey Mouse - Tome 4 Floyd Gottfredson

Editions Glénat

Si on en croit la petite histoire, Walt Disney aurait imaginé le personnage de Mickey Mouse lors d’un voyage en train entre New York et Hollywood. A l’origine il l’aurait prénommé Mortimer mais l’aurait rebaptisé Mickey sur les conseils de son épouse. Plus vraisemblablement, Mickey Mouse fut créé graphiquement par le dessinateur Ub Iwerks, Walt Disney s’en attribuant ensuite la paternité. C’est en novembre 1928 avec la projection publique de Steamboat Willie, le premier court-métrage parlant mettant en scène la petite souris, que celle-ci acquiert sa notoriété. Le King Features Syndicate, à l’affût de toutes les nouveautés, prend alors contact avec les studios de Walt Disney, afin d’en réaliser une bande dessinée quotidienne dès 1930. Floyd Gottfredson, est en fait le deuxième dessinateur de Mickey, il intervient lors du second épisode et ne le quittera plus jusqu’en

‘‘ Je crois que j’ai eu conscience très tôt du fait que je n’avais pu faire d’études que grâce aux lois de la République ’’ Joseph Pinard

Comment était le jeune Lucien Febvre ? Il arrive à Besançon en « indigné » et à l’époque, il y avait de quoi. Des affaires, comme celles du procès Navilly, où un pauvre soldat est condamné à mort simplement parce qu’il avait trop bu. Il était sincère mais il prenait ses rêves pour des réalités. Toutefois c’est un homme intelligent et il a bien vu que les radicaux n’étaient pas si usés que ça. Il y avait même dans la région des personnalités de premier ordre comme Jules Jeanneney qui fut ministre de Clémenceau puis de De Gaulle. De même, si on note qu’au début, il écrit beaucoup d’articles anticléricaux, cette thématique disparait peu à peu de ses textes. Je pense que là aussi, il a vu que les hommes d’église étaient, ici, moins extrémistes. Vous dites que Lucien Febvre « prenait ses rêves pour des réalités », or votre expérience personnelle ainsi que vos travaux sont marqués par la valorisation des avancées qu’ont réussi à obtenir les réformistes. Je suis orphelin, mon père est mort quand j’avais trois ans. Ma mère a élevé seule

1975. S’il n’a jamais signé les histoires de Mickey, il est considéré comme « le » dessinateur du personnage avec environ quelques 15000 strips. Les éditions Glénat nous proposent les meilleures histoires réalisées par Floyd Gottfredson dans un superbe grand format de 128 pages. Son trait rond et efficace a conduit ce personnage emblématique dans tous les coins du monde et à travers toutes les époques ! Cette intégrale de 12 tomes réunira de manière chronologique les histoires de l’âge d’or de Mickey de 1936 à 1955.

Golias, le roi perdu - Tome 1 Le Tendre et Lereculey

Le Lombard

quatre enfants. Je crois que j’ai eu conscience très tôt du fait que je n’avais pu faire d’études que grâce aux lois de la République, dues notamment à la Troisième République et aux Radicaux. Par exemple, j’ai une profonde vénération pour le ministre du Front populaire – qui d’ailleurs a été tué par la Milice – Jean Zay. J’ai quand même été boursier de la République pendant douze ans (quatre ans de collège, trois ans d’école normale, une année de classe préparatoire, ensuite quatre années d’école normale supérieure, où là je n’étais même plus boursier, j’étais fonctionnaire). Il me semble qu’il y a un certain nombre de sujets tabou qui sont dus à une prégnance marxiste. On ne parle jamais, ainsi, de tous ces socialistes et ces syndicalistes qui sont passés au réformisme. De tous ces gens qui voulaient faire du concret et qui en avaient marre des querelles idéologiques. Il y a ce décalage entre le discours et la réalité. L’échec des coopératives dans le coin est tout de même à signaler, alors que le docteur Baigue rêvait d’une fédération de coopératives. Un mépris du réformisme que vous faîtes remonter à la première guerre mondiale et à l’Union sacrée. Il n’est d’ailleurs pas innocent que vous ayez consacré la plupart de vos travaux à cette période d’avant guerre, qualifiée a posteriori de « Belle époque ». J’ai découvert que je m’appelais Joseph en mémoire d’un oncle mort à la guerre à l’âge de vingt ans. Il était assez classique à l’époque de donner aux enfants le prénom d’un proche disparu. Je me suis donc toujours intéressé à ceux qui ont tout tenté d’empêcher la guerre. C’est cela qui m’a

Merlin Lereculey, nous transportent dans une Grèce antique de légende. L’histoire puise dans nos mythes ancestraux et réveille certains des plus profonds sentiments humains, de la jalousie fraternelle au désir impérieux de puissance et de pouvoir, servie par le trait virtuose et extrêmement précis de Jérôme Lereculey. Ce premier tome se lit d’une traite et avec passion. Le Prince Golias rêve de voyages tout en s’entraînant avec son compagnon d’armes et en jouissant des douces mélopées de sa sœur. Mais quand son cousin décide d’assouvir ses pulsions les plus sordides, les luttes de pouvoir larvées éclatent au grand jour et remettent en cause la destinée de chacun.

Gaïa

Yannick Monget

Editions Bragelonne

Ne cherchez pas sur la carte l’île Grecque d’Ankinoë, elle n’existe pas. Mais l’album de BD réunissant le duo Le Tendre et Lereculey existe bien lui. Et quelle réussite que cette BD, le scénariste de La Quête de l’Oiseau du Temps Serge, Le Tendre, et le dessinateur de

conduit à m’intéresser aux radicaux de l’époque qui ont tenté, jusqu’au bout, dans un contexte de montée des nationalismes, d’éviter que cette catastrophe advienne. On oublie souvent le courage qu’il a fallu à ces parlementaires pour ne pas hurler avec les loups. Vous n’aimez pas beaucoup les sociologues. Pour autant, vous vous intéressez, comme eux, au cas des « identités multiples ». Je me suis toujours intéressé aux multiappartenances, à des alliances qui peuvent être improbables et surtout qui évoluent en fonction des lieux et du moment. Ainsi en 1906, les ouvriers de Lip pouvaient aller perturber un meeting nationaliste en pleine Affaire Dreyfus à l’aide de sifflets fournis par leur employeur. Ces mêmes sifflets servent quelques années plus tard à huer les ouvriers recrutés par leur patron pour casser un mouvement de grève. Quel est l’apport, selon-vous, d’une telle plongée dans notre passé ? Ce livre est aussi, pour moi, l’occasion de remettre en cause le mythe du bon temps qui est pour moi un mythe lepéniste. Je note qu’on dit toujours que c’était mieux avant et que pourtant, il ne vient à l’idée de personne d’installer des cabinets de dentistes à l’ancienne pour soigner les gens. - Propos recueillis par Martial Cavatz -

Joseph Pinard, Lucien Febvre, militant socialiste à Besançon, 1907-1912, Cêtre, 2012, 328 pages - 23 €.

Bragelonne continuent de nous proposer de bons ouvrages tel ce Gaïa écrit par Yannick Monget. Tout commence de nos jours en Amazonie au Brésil, Alexandre Grant, PDG de la compagnie d’exploitation forestière Amazonian Wood et d’une société de biotechnologie américaine, n’a pas d’autre choix que de se déplacer pour observer et comprendre des phénomènes nouveau et inexpliqués qui affectent les écosystèmes du monde entier. Le comportement des animaux est bouleversé, les espèces végétales frappées d’impossibles mutations. C’est alors qu’une terrible épidémie se propage sur toute la planète. Grant se retrouvera alors au cœur d’une base secrète française avec Anne Cendras la célèbre biologiste, convaincue que ce cataclysme n’a rien à voir avec le réchauffement climatique. Que s’est-il passé ce mois passé sous terre  ? C’est entouré de militaires et de savants que Grant et Cendras découvriront la vérité, l’humanité vit ses derniers moments ! Gaïa se révolte ! Yannick Monget, Président du groupe Symbiome spécialisé des questions touchant à la crise bioclimatique contemporaine nous fait vivre un Thriller haletant, prenant et percutant avec une fin à rebondissement étonnante ! - Bruno Kolanek -

Que choisir entre une bonne BD et un bon Thriller  ? Difficile de se décider. Et pourquoi pas l’un et l’autre, finalement  ? Les éditions


Cinéma

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26 septembre Savages

Tous les espoirs sont permis

Thriller

Comédie

De Oliver Stone

De David Frankel

avec Blake Lively, Taylor Kitsch Ben et Chon s’enrichissent grâce au business du cannabis officiellement produit pour des raisons thérapeutiques. Le cartel mexicain propose une collaboration mais Ben et Chon refusent.

avec Meryl Streep, Tomy Lee Jones Kay souhaite pimenter la vie de son couple avec Arnold et s’inscrit à une thérapie.

Ted

De Seth Mac Farlane

Comédie

avec Mark Wahlberg, Mila Kunis John fait le vœu de voir son ours en peluche Ted s’animer et devenir son meilleur ami pour toujours. Son vœu s’exauce et 30 ans plus tard, John et Ted sont toujours ensemble !

Like someone in love De Abbas Kiarostami

Drame Le magasin des suicides le 26 septembre

Tenzin doit emménager avec son père au cœur de la forêt tibétaine. Ce changement lui parait difficile et les tâches ardues.

Fear of Falling Les Mouvements du bassin De HPG

Drame

avec Rachida Brakni, Joana Preiss Hervé obtient un poste de veilleur de nuit dans une usine. Il espionne un couple dont la femme vend son corps avec l’approbation de son mari.

Les Seigneurs

De Olivier Dahan

Comédie

avec Franck Dubosc, Gad Elmaleh Un ancien joueur de football doit obtenir un emploi stable afin de revoir sa fille et devient entraîneur d’une équipe de foot.

De Bartosz Konopka

Drame

avec Marcin Dorocinski, Krzysztof Stroinski Un journaliste de télévision reçoit un appel du centre psychiatrique où son père est hospitalisé.

Gébo et l’ombre

De Manoel de Oliveira

Drame

avec Claudia Cardinale, Jeanne Moreau Gebo continue son activité de comptable pour subvenir aux besoins de sa famille : sa femme et leur belle fille. L’absence du fils occupe tous les esprits mais un jour, Joao revient.

Kirikou et les hommes et les femmes De Michel Ocelot

Animation

avec Romann Berrux, Awa Sène Sarr Le grand-père raconte les aventures de Kirikou qui a fait preuve de bravoure et d’imagination dans ses péripéties.

Mortem

De Eric Atlan

Thriller

avec Daria Panchenko, Diana Rudychenko Une jeune fille est confrontée aux démons de son inconscient une nuit durant.

Damsels in distress De Whit Stillman

Comédie dramatique

Red Heart

avec Greta Gerwig, Carrie MacLemore Quatre étudiantes ont décidé de mettre l’ambiance dans une université de la côte Est.

Drame

Pauline Détective

De Halkawt Mustafa avec Shahen Jamal, Soran Ibrahim Deux adolescents s’aiment. Mais leur amour sera mis à rude épreuve avec leur fugue et l’incarcération de Soran.

Compliance

De Craig Zobel

De Marc Fitoussi

Comédie

avec Sandrine Kiberlain, Audrey Lamy Pauline est persuadée qu’un crime a été commis dans le palace où elle séjourne avec sa sœur et son beau-frère.

Drame

avec Ann Dowd, Dreama Walker Une gérante de fast food place une de ses employées sous surveillance suite à une suspicion de vol.

De Patrice Leconte

Animation

avec Bernard Alane, Isabelle Spade Depuis dix générations, un magasin vend des produits pour aider les clients à se suicider. Un jour, un adversaire apparait : la joie de vivre.

Vous n’avez encore rien vu De Alain Resnais

Comédie dramatique

avec Mathieu Amalric, Sabine Azéma Un auteur d’art dramatique convoque, par delà sa mort, tous les comédiens qui ont joué dans sa pièce Eurydice.

Resident Evil : Retribution De Paul W.S. Anderson

Action

avec Milla Jovovich, Kevin Durand Un virus mortel décime peu à peu la population et transforme les êtres humains en morts vivants.

Le Chien du Tibet

De Masayuki Kojima

Animation

avec Paul Dano, Zoe Kazan Calvin, romancier à succès, doit écrire sur la fille de ses rêves. Un jour, il la rencontre pour de vrai.

avec Joel Murray, Tara Lynn Barr Franck, seul et malade, décide d’assassiner toutes les personnes qu’il croise. Il sera rejoint par Roxy, une lycéenne.

Dans la maison

De François Ozon

Comédie dramatique

avec Fabrice Lucchini, Kristin Scott Thomas Un jeune lycéen s’immisce dans la vie d’un camarade de classe. Il décide de raconter son expérience dans les rédactions qu’il rend à son professeur de français.

Par les épines

De Romain Nicolas

Drame

Taken 2

Do Not Disturb

Action

Comédie

De Olivier Megaton

De Yvan Attal

avec Liam Neeson, Famke Janssen Bryan Mills, ex-agent de la CIA, est parvenu à libérer sa fille de la Mafia. A présent, le chef du clan veut se venger.

avec Yvan Attal, François Cluzet Jeff et Ben fêtent leurs retrouvailles. Ils décident de coucher ensemble devant une caméra.

avec Luke Mably, Adar Beck Huit personnes sont sélectionnées pour passer la dernière épreuve d’une série de tests en vue d’être embauchées dans une entreprise. L’épreuve est déroutante  : ne rien écrire sur la feuille.

Comédie

avec Lluis Soler, lea Segura Il y a près de 80 ans, un groupe d’enfants a subi des expériences médicales pour les rendre insensibles à la douleur.

Comédie

Thriller

De Bobcat Goldtwait

Thriller

De Jonathan Dayton

De Stuart Hazeldine

God bless America

De Juan Carlos Medina

Elle s’appelle Ruby

Exam

Taken 2 le 3 octobre

Insensibles

3 octobre Le Magasin des suicides

avec Rin Takanashi, Takashi Okuno Un vieil home rencontre une jeune femme et lui offre l’hospitalité.

avec Agnès Soral, Renaus Denis-Jean Quatre personnages vivent de manière ordinaire en faisant face à leurs problèmes  : Madame Rose, Juliette, Rudy et Marilyn.

10 octobre Clochette et le secret des fées De Bradley Raymond

Animation

avec les voix de Timothy Dalton, Lucy Liu La téméraire Clochette décide de se rendre dans la Forêt Blanche et rencontre la fée des glaces.

Ted le 10 octobre



Diversions Alsace octobre 2012