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Aire Urbaine mensuel gratuit #47

novembre 2012

Alsace

Culture et actualité

Bédéciné 2012 à Illzach - Festival dédié aux arts numériques dans le Pays de Montbéliard - L’Argent et L’Enfant froid à La Filature - Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz à la Comédie de l’Est - Musique Fusion à La Coupole de Saint-Louis - Bob Brozman à Kingersheim Orchestre Philharmonique de Strasbourg - Toboggan et Sallinger au Théâtre National de Strasbourg - MolinMolette au TJP - Salon des 40 à Saint-Louis - Philippe Pasqua à la Fondation Fernet-Branca + Agenda + chroniques Albums, Livres, Cinéma...


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#47

novembre 2012 AGENDA - 4 REPÉRAGES - 6

Bédéciné à Illzach Un festival dédié aux arts numériques dans le Pays de Montbéliard

DANS LE HAUT-RHIN - 7

Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz à la Comédie de l’Est de Colmar Festival Musique Fusion à La Coupole Soirée Cité Jeune au Parc Expo de Mulhouse Bob Brozman à l’Espace Tival de Kingersheim

L’Argent et l’Enfant froid à La Filature de Mulhouse

DANS LE BAS-RHIN - 9

Orchestre Philharmonique de Strasbourg Toboggan et Sallinger au Théâtre National de Strasbourg Molin-Molette au TJP

CHRONIQUES CD - 13 CHRONIQUES LIVRES - 14 SORTIES CINÉMA - 15

EXPOSITIONS - 12

Exposition Philippe Pasqua à la Fondation Fernet Branca Salon des 40 à Saint-Louis

Affiche Moilkan Affiche Moilkan est un atelier fondé par Élise Calame et Steve Seiler. Elle graphiste, lui typograveur-photographiste, installés à Baume-les-Dames. Dans leur atelier en sous-sol, que l’on peut visiter sur rendez-vous, des affiches... Partout des affiches avec de drôles de messages dessus. Car chez Affiche Moilkan, graphisme et texte cohabitent harmonieusement. Élise s’attèle aux dessins et divers visuels des affiches, tandis que Steve se consacre plus particulièrement à la typographie - à partir d’anciens caractères d’imprimerie en plomb - et au maniement des machines de linogravure. Ancien employé de l’atelier Æncrages, situé également à Baume-les-Dames, Steve Seiler recherchait un endroit où exercer lorsqu’il s’était mis à son compte. La ville de Baume-les-Dames lui a alors proposé de lui mettre à disposition un local rue Barbier, tout près de l’église. Tirées en petites quantités, les affiches produites sont numérotées et signées. Cela laisse tout loisir à Steve, Élise et leurs clients, de choisir le type de papier et ses différentes caractéristiques : grammages, textures, couleurs... Des cartes postales, des mouchoirs sont également produits. L’impression sur des sacs, ou tout objet en tissu, est en effet possible. L’atelier Affiche Moilkan expose de temps à autre hors ses murs, comme ce fut le cas récemment à la galerie Cheloudiakoff à Belfort, en compagnie d’autres artistes. Car bien sûr la dimension artistique est primordiale chez Affiche Moilkan. Il suffit de voir la variété de leurs créations pour s’en convaincre. © Affiche Moilkan

Affiche Moilkan Visites sur rendez-vous 5, rue Barbier à Baume-les-Dames http://affichemoilkan.blogspot.fr

Diversions - Edition Alsace Journal d’information gratuit 1, rue de Vittel 25000 Besançon 03 81 87 40 05 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Florian Antunes Pires, Gilles Bloin, Frédéric Dassonville, Dominique Demangeot, Bertrand Demornieux, Manu Gilles, Simon Grangereau Sébastien Marais, Sara Notarnicola, Paul Sobrin, Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

Dépôt légal : novembre 2012 © Diversions 2012 Imprimé en Espagne - Rotimpres ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur l’Alsace, la Bourgogne et la Franche-Comté Prochaine parution : 27 novembre 2012


Diversions - L’Agenda du mois

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Les sorties du mois en un clin d’œil

HAUT-RHIN CRAC Alsace

22 novembre à 20h30 : Sirba Octet – Musique 23 novembre à 20h30 : Carla Pires – Musique 28 novembre à 20h30 : Alice au pays Merveilles – Cirque chinois

ALTKIRCH

Jusqu’au 13 janvier 2013 : Exposition « Coquilles mécaniques »

Espace Grün

Forum de l’Hôtel de Ville

Du 29 septembre au 9 décembre : L’été photographique de Lectoure - Photographie

CERNAY

Fondation Fernet Branca

2 novembre : Pierre Richard III 9 novembre à 20h30 : Ma vie avec Mozart - Théâtre musical 20 novembre à 14h et 20h30 : Molière dans tous ses états - Théâtre 23 novembre à 20h30 : Nez pour s’aimer - Cirque 27 novembre à 14h et 20h30 : Le violoncelle de guerre - Parole et musique 30 novembre à 20h30 : Vivarium S01 E02 - Théâtre

Du 16 septembre au 9 décembre : Philippe Pasqua - Peinture/Dessin Jusqu’au 9 décembre : Eté photographique de Lectoure - Photographie

Salle des Portes

29 novembre à 20h30 : First Aid Kit - Folk

Relais culturel

© DR

Pony Pony Run Run le 24 novembre au Noumatrouff Parc des Expositions

Du 9 au 11 novembre : 28ème salon international du tourisme et des voyages Du 9 au 11 novembre : 4ème Solidarissimo : salon du tourisme et de l’économie solidaire Du 24 au 25 novembre : Salon du livre

Espace 110

Pierre Richard le 2 novembre à Cernay COLMAR Comédie de l’Est

8 et 9 novembre à 19h : Carte blanche à Pierre Barrat – Lecture musicale Du 13 au 24 novembre : Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz – Création 21 novembre à 10h et 15h : Le pont de pierres et la peau d’images – Jeune public

Espace d’art contemporain André Malraux

Du 10 novembre au 27 janvier 2013 : Exposition Fabrizio Corneli

Lézard

Jusqu’au 3 novembre : Exposition Frantizek Svardon – Photographie Du 9 novembre au 21 décembre : Yves Siffer – Peinture sur verre

Théâtre Municipal

2 et 3 novembre à 20h30 : Notre anthologie de la poésie érotique – Conférence musicale 11 novembre à 15h : L’incroyable histoire de Gaston et Lucie – Concert illustré, jeune public 24 novembre à 20h30 : Chansons fête ses 25 ans – Humour musical 29 novembre à 20h30 : L’Orphéon de broc (foyer) – Café concert

KINGERSHEIM Espace Tival

23 novembre à 20h : Bob Brozman - Blues Folk + Masterclass le 24 novembre de 10h à 18h

Kunsthalle

MULHOUSE

Du 13 septembre au 11 novembre : Exposition « Tchernobyl on tour » d’Elena Costelian et « ... et s’en aller » de Chourouk Hriech Du 23 novembre au 13 janvier 2013 : Exposition Régionale 13

Parc des expositions

8 novembre : 2ème Rencontres Doux business Day Du 9 au 11 novembre : ErotikMulhouse Du 13 au 14 novembre : Rencontres internationales Mobilis 15 novembre : Forum Alsacetech Entreprises 17 novembre : Cité Jeune ‘12 - voir article p.8Du 28 au 29 novembre : 17ème salon Espace Laser

Théâtre de la Sinne

2 et 3 novembre à 20h30 : D’Lustiga Mamies – Théâtre alsacien 12 novembre à 20h30 : Gigi – Théâtre 14 et 15 novembre à 19h : L’intérimaire – Théâtre 17 novembre à 20h : Concert des lauréats du conservatoire – Musique 21 et 25 novembre : Picablo – Jeune public

14 novembre à 20h30 : Andromaque, fantaisie baroque - Théâtre musical 23 novembre à 14h30 et 20h30 : Molière dans tous ses éclats - Théâtre

VILLAGE-NEUF Le Rive-Rhin

21 novembre à 20h30 : Les belles soeurs - Théâtre 30 novembre à 20h30 : Eric Antoine - Humour (complet)

BAS-RHIN BISCHHEIM Salle du Cercle

9 novembre à 20h30 : Grace & The Victory Riders – Musique du monde

Etapenstall

ERSTEIN

Jusqu’au 9 décembre : Exposition « Rêves à tous les étages »

Musée Würth

Jusqu’au 19 mai 2013 : Exposition « L’appel de la forêt »

HAGUENAU Théâtre de Haguenau

13 novembre à 20h30 : La tectonique des nuages – Théâtre 16 novembre à 20h30 : Làche Im Novemberlicht – Humour 27 novembre à 20h30 : Fatoumata Diawara – Folk

La Filature

Du 9 novembre au 23 décembre : Exposition  « L’ailante ou la construction d’une ruine » – Photographie, graphisme 9 et 10 novembre : Henriette et Matisse – Danse 9 et 11 novembre : Le son lointain – Opéra 16 et 17 novembre à 20h : Concert symphonique 3 20 novembre à 20h : Vertical Road – Danse 23 novembre à 20h : La Noce – Théâtre 27 et 28 novembre à 20h : L’argent – Théâtre 27 novembre à 20h : Madeleine Peyroux - Jazz

Noumatrouff

2 novembre : Puppetmastzaz+ Chris Ilmer - Hip Hop 3 novembre : Celtic Breeze 17 novembre : Caravan Palace + Orelsan + Le Peuple de l’Herbe + Don Rimini (au Parc Expo) - Hip Hop - Electro - Swing

© DR

4 novembre à 15h : Le pont des soupirs - Opérette 8 novembre à 12h30 : Massenet forever – Concert apéritif de l’Opéra Studio 9 novembre à 20h30 : Le squat – Théâtre comédie 10 novembre à 20h30 : Les frères brothers – L’humour en musique 17 novembre à 20h30 : Florent Peyre - Humour 18 novembre à 15h : Ich hà àlles Rangiart – Théâtre alsacien 21 novembre à 20h : Concert Ajam – Association de Jeunes Artistes Musiciens 23 novembre à 20h30 : Ich hà àlles Rangiart – Théâtre alsacien 24 novembre à 20h30 : Baptiste Lecaplan - Humour 30 novembre à 20h30 : Célibat sur cour – Théâtre comédie

ILLZACH

23 novembre : Why ? + François & The Atlas Mountains - Indie Rock Hip Hop Folk 24 novembre : Pony Pony Run Run + Thomas Schoeffler Jr - Pop Rock 27 novembre : Red Fang + guests - Stoner Rock Metal 28 novembre : Oxmo Puccino - Hip Hop Jazz 30 novembre : Dandy Warhols - Rock

THANN

Picablo au Théâtre de la Sinne SAINT-LOUIS Caveau du Café Littéraire

8 novembre à 20h30 : Les Frelots - Chanson 21 novembre à 20h30 : Bovick Shamar & Co - Afrique Blues

La Coupole

9 novembre à 20h30 : Les chaises – Théâtre 16 novembre à 20h30 : Danù – Musique

Fatoumata Diawara le 27 novembre au Théâtre de Haguenau


L’Agenda du mois

Les sorties du mois en un clin d’œil ILLKIRCH GRAFFENSTADEN L’Illiade

4 novembre à 15h et 17h30 : Cirque bleu du Vietnam – Cirque 8 novembre à 20h30 : Guy Carlier – Humour 9 et 10 novembre à 20h30 : Je t’écrirais de là-bas - Théâtre Du 22 novembre au 16 décembre : Exposition Christophe Meyer - Dessin

Le PréO

OBERHAUSBERGEN

3 novembre à 20h30 : L’œuf, la poule ou Nicole ? + Karen Chataîgner – Humour 10 novembre à 16h : A toute berzingue ! – Jeune public 16 novembre à 20h30 : Le champ de l’oubli – Théâtre 23 novembre à 20h30 : Demain il fera jour ! / Maintenant ! – Théâtre diptyque 25 novembre à 16h : P.P Les petits cailloux – Jeune public

Abercrombie Quartet – Jazz 20 novembre à 20h30 : Aka Moon – Jazz 23 novembre à 20h30 : Ron Carter Golden Striker Trio – Jazz 24 novembre à 20h30 : Mariano Martín & Mahmoud Turkmani – Musique du monde 30 novembre à 20h30 : Cabaret New Burlesque – Cabaret strip-tease

STRASBOURG Hall des Chars

4 novembre à 20h30 : Radikal Satan / Judas Donneger - Concert Du 6 au 9 novembre : Festival autour du Butô 7 novembre à 20h30 : Here we go magic + Bangbangcockcock – Indie pop Jusqu’au 11 novembre : Exposition E.Cité Rethymnon / Crète Du 12 au 23 novembre : Faites du théâtre – Atelier 15 novembre à 20h30 : Action Beat 16 novembre à 20h30 : X Ray Eyeballs 18 novembre à 20h30 : Sole + Numbers not name – Hip hop 22 novembre à 20h : Acid Mothers Temple – Noise psyché 30 novembre à 20h30 : Présentation publique du travail de création de « Ziggurat : requiem for the nightmare »

SÉLESTAT Frac Alsace et Chapelle Saint-Quirin Jusqu’au 15 février 2013 : Exposition « Bizarre… vous avez dit bizarre ? »

Les Tanzmatten

13 novembre à 14h30 et 19h : Garbage Land – Conte musical Jeune public 10 novembre à 20h30 : Le grand tremplin de l’humour – Humour 16 novembre à 20h30 : Willy Rovelli : Willy en grand – Humour 17 et 18 novembre : Huguette Dreikhaus – Humour alsacien 20 novembre à 20h30 : Wally. J’ai arrêté les bretelles ! – Humour 21 novembre à 20h30 : Ali Bougheraba : Ali au pays des merveilles –Humour 23 novembre à 20h30 : Jérémy Ferrari : Allelujah Bordel ! – Humour 24 et 25 novembre : Bernard Mabille : Sur Mesure – Humour

SCHILTIGHEIM Salle des Fêtes

9 et 10 novembre à 20h30 : Festof, JeanJacques Vanier – Humour 18 novembre à 17h : The New John

Ewert And The Two Dragons à la Laiterie le 7 novembre 20 et 21 novembre à 20h30 : The Four Seasons Restaurant – Théâtre Du 22 au 24 novembre à 20h30 : Au-delà –Danse 27 et 28 novembre à 20h30 : Dancing wih the sound hobbyist – Musique, danse 30 novembre à 20h30 : Dopo la battaglia – Théâtre, danse

Opéra National du Rhin

7 et 8 novembre à 20h, 9 novembre à 14h30 et 20h, 10 et 13 novembre à 20h : Les variations Goldberg – Danse

Pôle Sud

OSTWALD Le Point d’Eau

Du 8 au 10 novembre à 20h30 : Vivarium S01 E02 - Théâtre jeune public 16 novembre à 20h30 : Extrémités – Nouveau cirque 21 novembre à 15h : Je danse – Danse 23 novembre à 20h30 : Vegetable Orchestra – Musique Du 29 novembre au 1er décembre : Grammaire des mammifères - Théâtre

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Jean-Jacques Vanier à Schiltigheim les 9 et 10 novembre Le Kafteur

Du 8 au 17 novembre à 20h30 : Patrick Cottet Moine – Humour 20 novembre à 20h30 : Les labos du mardi : chéri réchauffe moi ! – Théâtre humour Du 22 novembre au 1er décembre : Edmonde Franchi : Cœur @ prendre -Humour

10 novembre à 20h30 : Michel Portal / Bijan et Keyvan Chemirani + Daniel Erdmann / Heinz Sauer, Johannes Fink / Christophe Marguet – Jazz 11 novembre à 17h : Peter Brötzmann Chicago Tentet +1 – Jazz 14 novembre à 20h30 : Lucian Ban’s Enesco Re-Imagined – Jazz 15 novembre à 20h30 : Marc Ducret – Jazz Du 22 au 24 novembre à 20h30 : Koen Augustijnen - Les ballets C de la B – Danse 27 et 28 novembre à 20h30 : Zita Swoon Group en collaboration avec Rosas – Concert dansé

TNS

Du 13 au 30 novembre : Toboggan Du 20 novembre au 7 décembre : Sallinger Du 13 au 21 décembre : Au bois lacté

TJP

13, 14 et du 16 au 20 novembre : Molin Molette – Théâtre Du 23 au 25 novembre : Springville – Théâtre

Musées de Strasbourg MAMCS

Jusqu’au 3 janvier 2013 : Annette Messager - Art contemporain

Musée archéologique

Jusqu’au 31 août 2013 : Un art de l’illusion - Peintures murale en Alsace

Musée Tomi Ungerer

Jusqu’au 11 novembre : Le Zoo de Tomi Ungerer - Dessin

La Laiterie La sélection de DIVERSIONS

(Toute la prog : laiterie.artefact.org) 2 novembre à 20h : Liz Green + Log House – Folk blues 7 novembre à 20h : Ewert & The Two Dragons + Tis – Pop folk rock 10 novembre à 20h : Eiffel + Dam Barnum – Rock français 12 novembre à 19h30 : Europe + Stonerider - Hard rock 21 novembre à 20h : Marillion + guest – Pop rock progressif

Marc Ducret à Pôle Sud le 15 novembre

Le Maillon

Taps

Jusqu’au 2 décembre : Exposition Utopie/ Dystopie – Photographie 9 novembre à 20h30 : Childhood Journeys – Musique 14 et 15 novembre à 20h30 : Sul Concetto Di Volto Nel Figlio di Nio – Théâtre / Arts visuels

Musée zoologique

Jusqu’au 6 janvier : Croquer à belles dents - Exposition de crânes d’animaux

16 et 17 novembre à 20h30, 18 novembre à 17h : Le tableau (Taps Scala) Du 11 au 25 novembre : La tectonique des nuages (Taps Gare) Du 28 au 30 novembre à 20h30 : Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz (Taps Scala)

Autres Expositions La Chambre

Du 31 août au 7 décembre : Hotspot Junge Deutsche Fotografie

Stimultania

Du 14 septembre au 11 novembre : « Avancée de la fiction sur le réel, vents forts et perturbations à l’Est » - Photographies et vidéos des artistes russes Viktoria Sorochinski et Tim Parchikov


Repérages

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Bédéciné 2012 à l’Espace 110 Les 17 et 18 novembre, l’Espace 110 d’Illzach accueillera sa 28ème édition de Bédéciné, deux jours dédiés à la bande dessinée dans tous ses états.

C’est Turf, l’auteur de la série loufoque de La Nef des Fous, qui est le président de cette nouvelle édition de Bédéciné. Il a réalisé l’affiche de l’édition 2012, s’inspirant de l’univers de sa série des Magasins Sexuels.

Traditionnellement, c’est l’Espace 110 en entier qui est investi par le festival où les bulles sont à l’honneur. Il y a les traditionnels stands de vendeurs de bandes dessinées, pour venir compléter sa collection ou dénicher la perle rare, l’espace dédié aux auteurs que l’on vient rencontrer, féliciter, ou tout simplement découvrir, sans oublier, bien évidemment, sa petite dédicace...

Expositions

Le « Magasin Sexuel » de Turf, qui a inspiré l’affiche 2012

© Diversions

- Sébastien Marais -

28ème Festival Bédéciné, Espace 110, Illzach, 17 et 18 novembre www.festival-bedecine.org

« Le public vient d’Alsace, de Suisse, de Franche-Comté également, de Belgique et d’Allemagne», explique Pierre Schittly. Les visiteurs se déplacent de loin pour rencontrer les auteurs, se procurer des bandes dessinées mais aussi profiter de l’ambiance du festival et des nombreuses animations prévues pour petits et grands. Dans la cour de l’Espace 110 comme dans ses couloirs, on pouvait croiser l’an dernier de drôles d’elfes à taille humaine jouant une douce musique venue d’un autre âge. Certains visiteurs flânaient aux expositions tandis que d’autres allaient voir un spectacle ou participaient à des ateliers. Non loin d’un étonnant manège où tournaient des citrouilles et des fleurs géantes, des transats étaient même posés dans la cour, pour profiter tranquillement de sa bande dessinée. Il faut dire que le week-end Bédéciné fut des plus ensoleillés l’an dernier !

© Diversions

Une fois encore, il est bien difficile de citer tous les auteurs présents à Bédéciné 2012. « Le monde de l’image est infini », nous confiait Pierre Schittly, directeur du festival, l’an dernier. « Après 27 éditions, on se rend compte qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir ». Chaque rendezvous de Bédéciné apporte donc son lot de nouveautés, après 27 ans et plusieurs dizaines de milliers de visiteurs plus tard...

Bédéciné rend hommage cette année au dessinateur vénitien Hugo Pratt, du 6 au 24 novembre et pendant le festival. L’exposition donnera à voir des planches originales de Stéfano Babini, qui a accompagné le créateur de Corto Maltese dans les années 90, seul habilité à dessiner Corto Maltese aujourd’hui. On retrouvera aussi des planches de Guido Fugo, à l’origine d’Itinéraires avec

Corto Maltese, guide sur Venise, et de Lele Vianello, fidèle collaborateur d’Hugo Pratt. Des expositions sur le travail de Turf ainsi qu’un partenariat avec l’imagerie d’Épinal sont également au programme en 2012. Une autre exposition s’intéressera à un phénomène d’édition, plus récent il est vrai: la culture manga, très présente dans les médias, sur les rayons des libraires et dans les salles de cinéma.


Théâtres

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L’Enfant froid et L’Argent à La Filature de Mulhouse En novembre, la scène nationale de Mulhouse accueille deux spectacles singuliers, traitant de deux points d’ancrage, souvent problématiques dans nos sociétés modernes, à savoir la famille et l’argent.

L’Enfant froid

Thibaut Wenger, jeune metteur en scène, travaille autour de l’œuvre de l’un de ses contemporains. Marius von Mayenburg et lui sont de la même génération. Un couple, « Papa » et « Maman », vient rendre visite à leur fille aînée Lena à Berlin. Thibaut Wenger nous explique que la pièce parle d’héritages, de la violence moderne et quotidienne, rendue notamment à travers la télévision qui règne, toute puissante. Théâtre épique, pièces de boulevard, séries télévisées, sont quelques-uns des éléments convoqués durant la pièce.

L’Enfant froid est la première tentative de Mayenburg de s’atteler à une véritable comédie, c’est également le cas de Thibaut Wenger. « C’est une comédie noire, grotesque ». L’Enfant froid est à la fois cruel on s’y attendait, connaissant le dramaturge allemand - mais aussi drôle, à l’écriture vive, parcourue de monologues intérieurs à la limite du chevauchement, à l’humour cinglant. On retrouve cependant le cercle familial, que Mayenburg égratigne dans nombre de ses pièces, et une galerie de personnages au relief certain : de la fille rebelle au père d’abord préoccupé par son argent. On suit six personnages, ainsi que deux autres qui les observent, commentent l’action ou essaient d’y chercher un sens, semblant eux-mêmes dépourvus d’humanité. Werner et Silke ont un enfant, en réalité un mannequin qu’ils prennent cependant pour un être humain. « L’Enfant froid » finira démembré... Johann est déçu de la gent féminine, tandis que Lena, l’une des filles de Papa et Maman, a des fantasmes de viol. Le dramaturge fustige la bourgeoisie moderne, la classe moyenne européenne. Dans un bar appelé le « Polygam’» ou à la campagne, dans une fête foraine où traine un exhibitionniste, les personnages de Mayenburg évoluent « dans une espèce de mariage horrible, complètement râté », dixit Thibaut.

‘‘ On est dans un monde pornographique, c’est-à-dire qu’on est dans un monde qui passe sur le corps des gens ’’ Anne Théron

L’Argent

Dans L’Argent, Christophe Tarkos démontrait comment la valeur marchande infiltre chaque dimension de nos sociétés et de nos êtres, de manière globalisée. Anne Théron, à sa suite, nous montre le monde tel que nous le vivons aujourd’hui, un monde pour lequel elle n’est pas tendre ! « On est dans un monde pornographique, c’est-à-dire qu’on est dans un monde qui passe sur le corps des gens », souligne la metteur en scène. Les mots de Tarkos ont suffisamment de poids pour exister par eux-mêmes. Stanislas Nordey les lit d’ailleurs sur un cahier, au micro. Pour

« mettre en scène ce qui n’est pas dit dans le texte, ce que le texte suggère », pour parler de ce monde où tout s’achète et se vend sur les places financières, Anne Théron a recours à un spectacle hybride entre la danse et la performance, mais aussi le théâtre. L’argent, et son corollaire la bourse, dont le cours fluctuant s’affiche chaque jour sur nos écrans de télévision et de portables, est matérialisé de la même manière sur scène, physiquement, environnant l’acteur et la danseuse. Sur scène ces derniers dialoguent avec leurs armes respectives, les mots pour l’un, les mouvements pour l’autre.

© Emeric Adrian

© Claire Schirck

L’Enfant froid

‘‘ C’est un drôle d’objet, mais je l’aime beaucoup ’’ Thibaut Wenger, à propos de son adaptation de L’Enfant froid

Le deuxième acte débute par une sorte de rêve, on soupçonne un inceste... Il y a aussi un empoisonnement. « On se retrouve alors à une veillée funèbre, où l’on mange du cochon qui est le corps du père ».

L’Enfant froid, 15 novembre à 19h et 16 novembre à 20h L’Argent, 27 et 28 novembre à 20h www.lafilature.org

L’Argent

Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz à La Comédie de l’Est La deuxième pièce de la saison à Colmar nous présente une œuvre de Boris Vian, l’auteur des célèbres J’irai cracher sur vos tombes et L’Arrache-cœur. L’écrivain nous présente ici un étrange personnage, le Schmürz, souffre douleur d’une famille. D’où vient ce personnage ? Pourquoi la jeune Zénobie ne le connaît-elle pas ?

‘‘ Cette pièce me fait penser à une banquise, à un glacier. Sur lequel on avance doucement, car on pourrait tomber au fond du gouffre à chaque instant ’’ Pauline Ringeade, metteur en scène

© Benoît Bretagne

Écrite en 1959, Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz peut être qualifiée de tragédie burlesque. Une famille entend un bruit mystérieux. Est-ce dû à la guerre au dehors ? Le bruit se rapproche, contraignant la famille à monter dans les étages. Un drôle de personnage en haillons se trouve dans chaque pièce, se faisant maltraiter tout au long du spectacle, sans raison apparente. Boris Vian joue les contrastes dans l’intérieur cossu de cette bonne petite famille bourgeoise, mêlant l’humour et la cruauté, sans oublier d’y ajouter une bonne dose d’absurde.

Photo de répétition

© Benoît Bretagne

Seule Zénobie, intriguée par la présence du Schmürz, épargne notre pauvre erre. La violence qui semble éclater à l’extérieur fait doucement craqueler le vernis social derrière lequel se cache la famille de Zénobie, quitte à jouer des rôles. « Qui ne rêverait pas d’avoir dans son salon un homme à qui on peut casser la figure quand on est fâchés?», demandait Pauline Ringeade, lors de la présentation de saison de La Comédie de l’Est en juin dernier. Le Schmürz serait aussi, d’une certaine manière, un bouc émissaire

dans une société aux codes trop strictes. Boris Vian a bien cerné dans ses romans et ses pièces l’air du temps, cette fin des années 50 en France et sa jeunesse qui commence à gronder dans les caves, au son du jazz. « Cette pièce me fait penser à une banquise, à un glacier », explique d’emblée Pauline Ringeade dans l’argument du spectacle. « Sur lequel on avance doucement, car on pourrait tomber au fond du gouffre à chaque instant ».

Si Zénobie ne montre pas de cruauté envers le Schmürz, c’est peut-être parce qu’elle a gardé une innocence propre à l’enfance. Mais la jeune fille pose aussi les questions qui fâchent. On soupçonne que son père, ancien militaire, a eu recours à la torture, qui lui a permis de graver les échelons militaires et sociaux. Mais aujourd’hui, ces méfaits le rongent. « Les questions de la conscience et de la mémoire sont très présentes dans la pièce en tant que vecteurs de responsabilités civiques », dit encore Pauline Ringeade. - Paul Sobrin -

Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz, La Comédie de l’Est, Colmar, du 13 au 24 novembre - www.comedie-est.com


Musiques

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Festival Musique Fusion à La Coupole Chaque année quand l’automne s’est installée, La Coupole de Saint-Louis propose son festival dédié aux musiques du monde. Des musiques qui nous arrivent véritablement des quatre coins de la planète puisque cette année, les artistes conviés viendront présenter leurs cultures venues d’Irlande et d’ailleurs.

Danù

Vendredi 16 Novembre 2012 à 20h30 C’est l’Irlande qui inaugure le festival cette année, avec un concert où le public ira à la rencontre de quelques instruments celtiques traditionnels : bodhran et cornemuse résonneront dans le théâtre de La Coupole. Composé de six musiciens, Danù parcourt le monde pour porter la bonne parole irlandaise, chantée la plupart du temps en gaélique.

Soul Gospel Academy

Samedi 17 Novembre à 20h30 Ce sera la première fois que La Coupole accueille un groupe de Gospel, cette musique née dans les communautés noires américaines, destinée à communiquer la ferveur religieuse dans une ambiance pour le moins échauffée. Huit chanteurs (dont un pianiste) composent ce chœur gospel réuni par un musicien français, le baryton JeanPierre Cadignan. Chaque chanteur, tour à tour soliste et choriste, apporte sa pierre à cet édifice sonore tissé de work songs - chants d’esclaves -, de gospels - chants religieux mais aussi d’œuvres profanes.

Carla Pirès

Vendredi 23 Novembre à 20h30 Musique Fusion s’achèvera sur la musique traditionnelle portugaise, le Fado. Le genre se renouvelle en ce moment à travers la voix d’alto de Carla Pirès, qui avait d’ailleurs interprété dans une comédie musicale la grande Amalia Rodrigues, figure de proue du Fado. Depuis 20 ans, Carla Pirès remet le Fado au goût du jour en lui imprimant des arrangements plus modernes, des rythmes parfois plus dansants, même si la dimension dramatique et mélancolique de cette musique demeure intacte.

Sirba Octet le 22 novembre

- Manu Gilles -

Festival Musique Fusion, La Coupole de Saint-Louis, du 16 au 23 novembre www.lacoupole.fr

Soul Gospel Academy le 17 novembre © Henry Colm

Danù le 16 novembre

Sirba Octet

22 Novembre à 20h30 La musique tzigane est à l’honneur cette fois, avec huit musiciens principalement issus de l’Orchestre de Paris. On comprend alors pourquoi la culture tzigane se mêle ici au répertoire classique, phénomène qui s’est cependant produit de tout temps, de

nombreux compositeurs s’étant inspirés dans leurs œuvres des cultures populaires - Bartók,, Chopin et bien d’autres -.

Carla Pirès le 23 novembre

Soirée Cité Jeune au Parc Expo de Mulhouse

Bob Brozman à Kingersheim

Le Noumatrouff s’associe une nouvelle fois à la Ville de Mulhouse dans le cadre de la soirée Cité Jeune. Le 17 novembre, le Noumatrouff délaisse le temps d’un soir les murs de sa salle pour se rendre au Parc Expo. Au programme en 2012 : du hip hop avec Orelsan, les vagues electro-swing de Caravan Palace, l’électro métissée du Peuple de l’Herbe, avant de terminer au bout de la nuit avec Don Rimini pour une conclusion sur les dancefloors.

Le Créa de Kingersheim invite un drôle d’artiste en la personne de Bob Brozman. Ce guitariste émérite - virtuose de ce que l’on appelle communément le dobro, guitare au corps de métal qui lui donne ses sonorités caractéristiques – n’est pas seulement musicien. C’est aussi un historien du blues qui proposera concerts et masterclass à l’Espace Tival .

Le rappeur Orelsan effectuait il y a près d’un ans son retour sur scène. L’occasion pour l’artiste de mettre les dernières touches à sa nouvelle tournée après une première salve de concerts débutés en 2009. Son second album Le chant des sirènes est sorti en septembre 2011. L’occasion de vérifier si les « chroniques d’un névrotique » comme il le disait sur son premier album ont évolué. A entendre Le chant des sirènes, l’artiste a fait du chemin, mentionnant en début d’opus la polémique montée en 2009 autour de son morceau Sale pute - qui ne figurait pas sur le premier album -. Sa plume en tous cas demeure acide – Suicide social -. Il mesurera sa réputation de nouveau prince du rap hexagonal au Parc Expo de Mulhouse. Caravan Palace sont de retour pour une nouvelle tournée après un succès indiscutable en 2009-2010. Leur premier album éponyme avait été lui aussi apprécié non seulement en France mais également ailleurs en Europe. Le deuxième opus, Panic, est sorti en mars dernier. La pochette, qui nous ramène au bon vieux temps des films de science-fiction low cost des années 50, joue là encore sur l’anachronisme. Le jazz manouche sur fond d’électro dansante est

Orelsan toujours d’actualité avec Caravan Palace. La pétillante chanteuse Zoé Colotis est de retour elle aussi. Une fois encore les instruments traditionnels côtoient les machines dans une réelle entente musicale. Si un bassiste a rejoint les trois compositeurs d’origine, Caravan Palace garde la même recette, ajoutant cependant un vibraphone à sa palette sonore, et faisant même une incursion... dans le rockabilly ! - Dominique Demangeot -

Orelsan, Caravan Palace, Le Peuple de l’Herbe, Don Rimini, Parc expo de Mulhouse, 17 novembre à partir de 19h www.noumatrouff.fr

Bluesman, jazzman, folkman… On peut dire que Brozman connait les musiques traditionnelles américaines sur le bout du médiator. Mais son art s’étend bien audelà puisque l’artiste intègre aussi dans ses concerts et ses enregistrements des influences aussi variées que le calypso, le hip hop, la musique tzigane… En bref, aucune frontière ne semble l’arrêter dans sa quête musicale. Loin de se satisfaire des traditionnelles douze mesures du blues, il intègre dans ses accords des gammes indiennes, japonaises, africaines qui forment au final une musique qui lui est propre. Le musicien ne cesse d’essayer d’étendre sa palette musicale. A 13 ans, Bob Brozman contracte le virus de la six cordes en croisant la route des guitares National – guitare acoustique dont le son des cordes se voit amplifié par un cône métallique -. Aujourd’hui il a enregistré plus de 30 albums... S’il sillonne bien sûr les scènes du monde entier, enrichissant au fil du temps une impressionnante collection d’instruments, Bob Brozman possède également un autre don : celui de transmettre sa passion de la musique au grand public. Ayant

étudié la musique et l’ethnomusicologie à l’université, le guitariste mène régulièrement conférences et masterclasses dans le monde entier pour partager son amour de la musique. Il n’est d’ailleurs pas rare que Bob Brozman glisse, entre deux morceaux, anecdotes ou faits plus savants en matière de musique. Il a notamment contribué à des recherches importantes sur la musique hawaïenne entre 1915 et 1935. - Dominique Demangeot -

Bob Brozman, Kingersheim, Espace Tival - 23 novembre (concert) et 24 novembre (masterclass) www.crea-kingersheim.com


Musiques

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Orchestre philharmonique de Strasbourg Le mois de novembre est traditionnellement un temps particulier pour les formations participant à la manifestation nationale Orchestres en Fête. L’OPS ne déroge pas à la règle en proposant plusieurs rendez-vous ouverts au grand public, dans la continuité de ses actions de promotion de la musique classique tout au long de l’année.

L’OPS, dans le cadre d’Orchestres en Fête, proposera notamment un concert à petit prix, le dimanche 18 novembre à 17 heures à l’Auditorium de la Cité de la Musique et de la Danse. Marko Letonja dirigera l’orchestre qui interprètera notamment le Concerto n°1 pour piano, trompette et orchestre à cordes de Chostakovitch, œuvre où brille un piano épique et lyrique, entre fantaisies et lento émouvant. Ce sera l’occasion de rencontrer l’artiste en résidence cette année, le pianiste serbe Dejan Lazić. Dans le cadre d’Orchestres en Fête, d’autres événements

© Suzie Knoll

Du 6 au 8 novembre, le mois débutera par un programme conviant notamment l’ouverture du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn. Sous la direction d’Eduardo Portal, l’OPS présentera au public l’ouverture pleine de douceur de cette œuvre où officient flûtes, clarinettes et hautbois pour une atmosphère bucolique. La guitare classique sera aussi au programme de la soirée avec le célèbre Concerto d’Aranjuez, composé en 1939. Là encore l’ambiance est bucolique, la pièce s’inspirant de la résidence royale près de Madrid, un îlot de verdure « imprégné du parfum des magnolias, du chant des oiseaux et du jaillissement des fontaines », que Rodriguo a voulu dépeindre dans sa partition.

sont prévus à Strasbourg, tels que l’accueil de scolaires, un concert à l’université, sans oublier un programme les 22 et 23 novembre sous la direction de Walter Weller. Une œuvre clé de Beethoven sera notamment interprétée, le Troisième concerto pour piano et orchestre, où le compositeur s’affranchit véritablement du style classique pour proposer un dialogue d’un type nouveau entre piano et orchestre, les deux parties jouant « à armes égales ». - Marc Vincent -

Programme complet : www.philharmonique-strasbourg.com


Théâtres

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Théâtre national de Strasbourg Fin d’année chargée au TNS puisque deux créations se succèderont entre le 13 novembre et le 7 décembre. La première, Toboggan, nous propulse dans un futur proche où l’aide sociale n’existe plus. La seconde nous renvoie au contraire dans les années 60, aux temps troublés de la guerre du Vietnam aux ÉtatsUnis.

Toboggan

Sallinger

© Franck Beloncle

Toboggan

Catherine Marnas viendra ensuite présenter au TNS son adaptation de Sallinger, de Bernard-Marie Koltès, une plongée dans le New York des années 60, dans l’Amérique du marasme vietnamien, où la violence est plus que jamais présente, également l’Amérique de la classe moyenne. Koltès retrouve ici des thèmes chers que sont les relations fraternelles, le passage à l’âge adulte, qui sont aussi des questions soulevées par JD Salinger dans son œuvre, et en particulier dans L’Attrappe-cœurs. Catherine Marnas souhaite cependant remettre en perspective cette époque des années 60 aux États-Unis, avec notre ère moderne. « Les jeunes d’aujourd’hui sont fascinés par la

© Pierre Grosbois

C’est d’abord Gildas Milin qui viendra créer son nouveau spectacle Toboggan, nous transportant dans un futur proche, une société où les aides sociales et le taux des retraites ne permettent plus à la majorité de nos aînés de vivre décemment. Un groupe de séniors se voit alors contraint de fonder un gang dont l’objectif premier est de se faire arrêter pour pouvoir être nourris, logés et blanchis... en prison.

Afin d’intégrer cette prison spéciale pour « personnes âgées récidivistes », les retraités, souvent malades ou souffrant d’un handicap, vont jusqu’à envisager de tuer un employé de sécurité. Gildas Millin s’inspire ici d’un phénomène né au Japon et qui se répand, la crise aidant, dans l’ensemble des sociétés occidentales. « Je voulais qu’on s’occupe de moi », répondent généralement les retraités qui ont commis des méfaits, lorsqu’on leur demande pourquoi ils ont fait cela. Toboggan touche donc à des questions sociales - Comment considérons-nous nos anciens aujourd’hui ? - mais aussi politiques, puisque Gildas Millin souligne que certaines des difficultés rencontrées aujourd’hui par une partie de la population, trouvent leur origine directe dans l’abandon de leurs politiques sociales par les pays développés. Le metteur en scène pointe aussi du doigt le fait que l’abandon des personnes âgées devrait avoir aussi des conséquences sur les générations futures.

Sallinger - Photo de répétitions génération « Flower Power » dont ils arborent les icônes mais dans une époque résolument va-t’en guerre et patriotique, que peut-il en être de ces slogans ? », demande la metteur en scène. La guerre du Vietnam constituera un véritable traumatisme pour la jeunesse américaine en particulier. C’est le spectre de la conscription qui pousse d’ailleurs l’un des personnages, Henry, au suicide. Le Rouquin, mort avant le début de la pièce mais apparaissant cependant dans celle-ci, a mis fin à ses jours pour échapper à la pression familiale et sociale. Les autres personnages subissent

aussi cette pression, à l’image d’Anne qui rêve qu’un amant arrive chez elle pour l’emmener ailleurs. Quant à Al, le père du Rouquin et d’Henry, il a perdu toute illusion envers son pays... - Paul Sobrin -

Toboggan, du 13 au 30 novembre Sallinger, du 20 novembre au 7 décembre Théâtre National de Strasbourg - www.tns.fr


Théâtres

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Molin-Molette au TJP En avril 2011, Pierre Meunier présentait à l’Arche de Bethoncourt une première étape de travail de son nouveau projet. Molin-Molette est la première incursion du comédien metteur en scène dans le spectacle jeune public. En novembre, le TJP accueille la version finalisée du spectacle.

A l’heure du - presque - tout numérique, Pierre Meunier réaffirme au contraire l’importance du toucher et de la matière.

Pierre Meunier a beau concevoir, au fil de ses spectacles, différentes machines toutes plus impressionnantes les unes que les autres, ce qui intéresse avant tout cet artiste mécano un peu fou, c’est bien la poésie. Il l’affirmait encore dans son dernier spectacle, Du fonds des gorges, créé à six mains avec François Chattot et Pierre-Yves Chapalain : le poète doit réveiller la langue pour lui restituer son pouvoir à la fois subversif et créateur. MolinMolette procède de cette même réflexion autour du langage.

Alors bien sûr, tout ne se passe pas comme on le voudrait. Molin et Molette sont deux chercheurs qui veulent maîtriser la matière - des ressorts - et le langage. Mais leurs hésitations, leurs difficultés, leurs erreurs, les font aussi ressembler à des clowns un peu tristes, un peu décontenancés, qui mettent pourtant du coeur à l’ouvrage...

La matière

Comme à son habitude, ce dernier va confronter ses acteurs à d’étranges machineries qui leur posent problème, les

© Monika Jeziorowka

A l’heure du - presque - tout numérique, Pierre Meunier réaffirme au contraire l’importance du toucher et de la matière. Une dimension physique à laquelle les plus jeunes seraient particulièrement sensibles. « Au cours du temps et lors des tournées avec mes différents spectacles, j’ai pu constater l’intérêt des enfants pour la présence de la matière sur scène, pour ses mouvements, pour sa musique, pour son étrangeté, pour son pouvoir de rêverie » explique le metteur en scène. C’est ce rapport au réel que Pierre Meunier souhaite instaurer dans MolinMolette.

dérangent, les interpellent quelque part. Dès lors, puisque nous restons - encore - des humains, naît le besoin de percer le mystère de ces machines revêches, mettre des mots sur des phénomènes que l’on a du mal à appréhender de prime abord. C’est à travers le langage que l’être humain cherche à atteindre le salut. « Les mots cherchant à

s’affranchir de la tutelle du raisonnable et du sensé, s’affirmant pour eux-mêmes comme combustible pour l’imaginaire, comme puissance de soulèvement jubilatoire », dit encore Pierre Meunier. Ce dernier nous explique alors que les mots, comme le bois ou l’acier, constituent une « matière à sculpter », un matériau à façonner.

Pour saisir ces rapports entre langage et monde, et suivre l’avancée des expériences de Molin et Molette, les enfants sont disposés autour des acteurs, au plus près de l’action. Le jeune public peut aussi profiter des situations nécessairement cocasses, voireclownesques, que peuvent engendrer ces déconcertantes machines. MolinMolette est certes un terrain de jeu. Mais un univers où l’on apprend aussi. - Dominique Demangeot -

Molin-Molette, TJP, Strasbourg du 13 au 17 novembre www.tjp-strasbourg.com


Expositions

Diversions

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Philippe Pasqua à la Fondation Fernet-Branca Une cinquantaine d’œuvres du peintre Philippe Pasqua, réalisées entre 1997 et 2011, nous entraînent dans l’univers très personnel de l’artiste. Peinture radicale d’un monde entre la vie et la mort.

La chair est faible, dit-on, mais ici elle vibre sous le relief de la peinture.

La Fondation Fernet-Branca accueille encore jusqu’au 9 décembre le peintre originaire de Grasse. A travers ses portraits et ses nus, l’artiste autodidacte, qui expose dans le monde entier, navigue entre un réalisme figuratif et une dimension expressionniste, de par la forte impression que ses tableaux exercent sur nos sens. Philippe Pasqua travaille à partir de photos de modèles.

Le peintre se concentre notamment sur la souffrance d’individus malades, cassés, entravés par divers handicaps. L’artiste et son modèle expriment une humanité bien présente. Une présence au monde. La peinture figurative de Philippe Pasqua s’intéresse ainsi notamment aux marginaux. En cela, il laisse de côté la dimension « esthétiquement correcte » pour dépeindre les êtres dans toute leur vérité. Les cicatrices, les malformations physiques, ces chemins détournés pris par la nature ou le destin, ne sont pas cachés mais au contraire magnifiés, envisagés comme un parti pris esthétique à part entière.

© Ville de Saint-Louis

Sa façon d’appliquer les couleurs met en relief l’instabilité des êtres, leur évolution constante - l’artiste suit ses modèles sur plusieurs années -, maturation, vieillissement, comme la vie courant sous la peau. Ce sont des êtres divers qui naissent sous le pinceau de Philippe Pasqua.

Ses grands formats nous plongent dans sa peinture. Les corps déformés, les épaisses couches de peinture vive et les cadrages radicaux capturent notre regard. La chair est faible, dit-on, mais ici elle vibre sous le relief de la peinture, dans les empâtements, dans ce tourbillon de couleurs et de formes. Les dessins à la mine de plomb, sur fond blanc, proposent des structures plus délicates, plus brumeuses, l’artiste commençant par dessiner avant de procéder ensuite à l’effacement, pour ne garder que l’essentiel.

Salon des 40 à Saint-Louis Chaque année, la Ville de Saint-Louis organise un temps fort autour des arts plastiques, dédié à la création amateure. Le week-end des 9, 10 et 11 novembre, c’est la création amateure alsacienne, mais aussi du Grand Est en général, qui sera mise à l’honneur. Sur la place Gissy à Saint-Louis, le public pourra donc partir à la rencontre d’artistes aux styles divers, aux disciplines différentes : peinture, dessin, sculpture, photographie... L’occasion pour les artistes présents, scrupuleusement sélectionnés, de présenter leurs différents travaux. Il n’est pas toujours aisé en effet de trouver des lieux où exposer. La place Gissy se transforme donc, trois jours durant, en une grande galerie à ciel ouvert sous des tentes tout de même ! -. Venus d’Alsace, d’Allemagne, de Suisse, de Lorraine et de Franche-Comté, ce sont donc, comme l’indique le titre du salon, quarante artistes qui vont concourir pour recevoir des prix et surtout présenter leurs œuvres. Il y avait près de 120 candidats. Une commission s’est réunie pour en choisir 40. « Le premier salon que j’ai lancé s’appelait Cultur’Art », explique Auguste Vonville, responsable du Salon des 40. « A l’époque, il n’y avait pas de sélection, ça s’est étendu au fur et à mesure. Je voulais donc éviter qu’on fasse un supermarché de tout et n’importe quoi ! J’ai proposé 40, un chiffre viable pour la visibilité des artistes qui peuvent présenter plusieurs oeuvres ». L’objectif est aussi de montrer ce qui se passe dans le milieu amateur. « Saint-Louis s’est forgé une réputation dans ce genre. Nous montrons aussi des installations au salon. Nous n’avons

pas encore eu d’art vidéo. La photo est arrivée quant à elle il y a trois quatre ans ». Cette année, 20 nouveaux artistes seront présents. Certains d’entre eux sont suivis au fil du temps. Quelques-uns sont même devenus professionnels. « Amateur ne veut pas dire travail à moindre prix, quand il y a une démarche, une cohérence », explique Auguste Vonville. « Ca peut arriver de demander à des artistes d’enlever une oeuvre qui n’est pas cohérente ». Le Salon des 40 mène aussi une réflexion sur la manière dont sont accrochés les artistes. Le président du jury de cette année est Koffi-Yao, originaire de Côte d’Ivoire, vivant à Saint-Louis. Graphiste, artiste plasticien et professeur, il participera notamment à un débat le samedi soir autour de la réalité des peintres amateurs aujourd’hui, en compagnie notamment d’une enseignante coréenne de Saint-Louis. Une édition pour le moins cosmopolite ! Des concerts seront assurés les trois jours par le groupe « On a r’trouvé les clés » qui reprendront des standards Folk Rock des années 70. A voir aussi cette année, la dixième édition du Salon des Jeunes Talents, qui met en lumière le travail de jeunes artistes, en parallèle du Salon des 40. - Dominique Demangeot -

Salon des 40, Saint-Louis, Place Gissy Du 9 au 11 novembre - Entrée gratuite www.saint-louis.fr

Quant aux « palimpsestes » de Philippe Pasqua, il mêlent plusieurs techniques sérigraphie, peinture, impression -. L’artiste travaille ici sur ses propres créations en les réinventant. Philippe Pasqua travaille également en trois dimensions. Ainsi sa série des « vanités » consiste à recouvrir des crânes humains de feuilles d’or ou d’argent, l’artiste les gainant aussi parfois de peaux qui seront ensuite tatouées, ornés de papillons naturalisés. Il sculpte en outre, à Carrare, des crânes de

plusieurs tonnes, travaillant le bronze qu’il plonge ensuie dans le chrome. - Bertrand Demornieux -

Exposition Philippe Pasqua, Fondation Fernet-Branca, Saint-Louis Du 16 septembre au 9 décembre www.fondationfernet-branca.org


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Chroniques CD

Diversions Retrouvez plus de chroniques, découvertes, interviews et infos musicales sur www.sensationrock.net

ROCK POP

POP ROCK

Lynch The Elephant c’est trois jeunes Belfortains de 22 ans chacun : un Mathieu aux claviers et deux François, le premier à la guitare, au chant et en renfort ponctuel aux claviers, et le second à la batterie. Leur nouvel EP s’ouvre sur le morceau Pop/ Electro/Disco-House qui donne son nom à l’opus et se présente comme une carte d’identité du groupe, une définition de son style : un tiers de Pop à la Two Door Cinema Club, un tiers d’Electro à la Yuksek et un tiers de Disco-House à la Stardust. Le tout donne un cocktail assez bluffant avec mélodies accrocheuses, refrains prégnants et rythmes dansants. Le tout est une proposition prometteuse qui fait juste du bien. Avec le premier titre éponyme du EP, les Belfortains installent sans complexe une ambiance à la Bloc Party et nous donnent d’emblée des fourmis dans les jambes, des envies de chanter et de danser. Les guitares électriques de Give me a Sign rappellent The Killers de la bonne époque. L’intro peut en effet faire penser à Somedy Told Me et le refrain, plus rêveur et plus doux, à un Mr. Brightside light… En prêtant l’oreille,

on entendra peut-être aussi dans l’intro guitare un écho lointain des Klaxons. Dans Hold Back, c’est toute la pop British qui prend le dessus. On peut déceler un cousinage lointain mais réussi avec Two Door Cinema Club. Le long pont musical qui introduit le dernier refrain aurait peutêtre été l’espace idéal pour faire parler toute la fantaisie du groupe avec, pourquoi pas, des sons psychédéliques, des solos échevelés, des arrangements audacieux avec introduction de sons incongrus et autres bruits étranges. C’est dans Mistakes qu’on peut goûter vraiment au côté Disco-House du groupe, avec des claviers qui sonnent rétro 80’s, agréablement kitsch. Le refrain se retient de suite et se chante à tue-tête. Le disque finit sur deux remix de leur chanson Pop / Electro / Disco-House, par des musiciens amis. Un autre regard, intéressant, sur le travail du groupe mais on préférera définitivement la version originale. Décidément un bel EP, efficace et généreux qui donne des envies d’évasion, d’amour, de voyages, de nuits à la belle étoile, de jeunesse et de fête éternelle. Un petit conseil toutefois : quand on les a vus sur scène, on a idée de leur potentiel énorme de fantaisie. Parce qu’on sent que c’est dans cette fantaisie toute particulière que sera la véritable identité du groupe, sa force. On aimerait que « sur piste » aussi ils puissent aller plus loin dans cette unicité déjantée, dans ce décalage. - Sara Notarnicola -

FOLK POP

FOLK ROCK

Ben Harper By My Side (Virgin / EMI)

Two Gallants

Après une carrière débutée il y a presque vingt ans, notre ami tatoué offre ici sa première compilation. Une rétrospective personnelle sur le thème de la ballade, où l’artiste a un air de Marvin Gaye sur la pochette. Et qui en passant marque la fin de son bail chez EMI. Ben Harper a sélectionné lui même les douze pistes, pour 45 minutes posées. Alors, pour ceux qui possèdent déjà toute la discographie de l’Américain, ce disque est vraiment dispensable, même si on découvre un titre inédit placé ici pour justifier son achat (Crazy Amazing) et la version studio de Not Fire, Not Ice présente sur Life From Mars. En dépit de ça, il faut reconnaitre objectivement le talent de Ben Harper pour les compositions calmes et apaisantes. Des racines du folk (Forever, Waiting On An Angel), du groove (Gold To Me), du blues (In The Colors), du slow rock (Feel Love), une invitation au voyage (Diamonds On The Inside), l’Américain a exploré toujours avec classe les différentes facettes de la ballade. By My Side fera suite à la première tournée acoustique solo de Ben Harper, pour l’instant uniquement annoncée aux USA et en Australie. En espérant aussi un petit tour par le vieux continent. - Florian Antunes Pires -

Après une énorme tournée qui leur a fait voir du pays, le duo Tyson Vogel et Adam Stephens est en forme comme jamais, nourri de ses expériences live. Adam et Tyson proposent donc un nouveau répertoire varié mêlant ambiances acoustiques et envolées électriques sauvages. Il y a quelques mois, on découvrait la ballade Broken Eyes qui sonnait comme un classique folk-blues américain et puis, le groupe inversait la tendance en postant un titre aux vélléités métal, My Love Won’t Wait. C’est l’un des producteurs les plus courus du moment, John Congleton, qui s’est chargé de mettre en oeuvre ce disque, autant dire qu’en ambiance (The Walkmen, Chairlift, Baroness...), il s’y connait. La puissance de la guitare alliée à la fougue de la batterie. Le duo trompe ensuite son petit monde en démarrant Song Of Songs tout en légèreté, une certaine fureur venant s’imposer juste après. Il reprennent cette formule sur l’excellent morceau Winter’s Youth. C’est en fait là que la magie 2GS opère, avec cette capacité d’emmener loin l’auditeur en instillant du rock dans leur folk. Avec peu d’instruments, Two Gallants font beaucoup: du rock habité et du folk inspiré dans une alchimie parfaite. - Simon Grangereau -

Lynch The Elephant Pop/Electro/Disco-House (autoproduction)

The Bloom And The Blight

(ATO Records/Fargo/PIAS)

This Year’s Girl

Personal Ghosts

(autoproduction) La pop sous toutes ses coutures: voilà comment pourrait être définie la musique de This Year’s Girl. Forts de leurs expériences au sein de divers projets parallèles ou anciens, Jan, Ilia, Victor et Gui délivrent un premier album direct et aux compos catchy qui ne laissent pas insensibles. Idéalement introduit par The Half Floor et sa longue chevauchée instrumentale, la suite de l’opus se transforme tour à tour en trip power-pop (Love And Rocket), indie pop (Mr I Don’t Know) et même parfois rock vintage (Geometrical Figures). Personal Ghosts séduit par sa totale absence de prise de tête et son sens de la mélodie imparable, comme en témoigne l’entêtante Candy Store. Faisant parfois penser aux Strokes (A Hunger Strike) mais la nonchalance en moins, This Year’s Girl a déjà conquis les auditeurs de radios locales et on parie fort que le nombre de fans ne va faire que croître. - Florian Antunes Pires -

BLUES

Shemekia Copeland 33 1/3 (Distribution digitale/Honduras) Très souvent le blues, soit on l’a dans le sang, soit on ne le joue pas. Si le nom de feu son père Johnny Copeland brille forcément beaucoup sur le CV de la jeune chanteuse, de par le standing du bonhomme, il ne faudrait pas réduire sa fille à cela. Elle le prouve une fois encore avec son nouvel opus qui mêle le blues texan qu’a pratiqué avec brio papa Johnny, et des motifs plus modernes et urbains comme le funk. Il faut dire que Shemekia a de la voix et ne se gêne pas pour la pousser tout au long de ces onze titres où il n’y a pas grand chose à jeter. Ain’t Gonna Be Your Tattoo, chante-t-elle, sûre d’elle, sur un efficace blues downtempo. La jeune femme sait ce qu’elle veut. L’entraînant Somebody Else’s Blues nous rappelle aussi que la chanteuse a fréquenté assidûment les chorales gospel, ajoutant encore une nuance à sa palette blues déjà bien fournie. - Manu Gilles -


Littératures

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ROMAN

Rêves oubliés

Léonor de Récondo

Sabine Wespieser Editeur

Parallèlement à la grande histoire, il est des drames intimes que les manuels scolaires ne consignent pas. Sur fond de conflit franquiste et de seconde guerre mondiale, Léonor de Récondo nous transporte au nord de l’Espagne puis à Hendaye, non loin de la frontière franco-espagnole, pour nous conter l’une de ces histoires. Aïta et sa famille doivent quitter précipitamment leur maison du Pays basque espagnol pour fuir les partisans de Franco. L’exil, qui ne devait durer que quelques jours, se prolonge et les jours se transforment en semaines, les semaines en mois... Chaque membre de la famille trouve son propre remède à cet exil injuste. Aïta se réfugie dans la céramique puis le travail, sa femme Ama dans la rédaction d’un journal intime qu’elle écrit la nuit, leurs enfants dans le dessin, les histoires... Chacun cultive son jardin secret, loin des contingences matérielles et du temps présent. Léonor de Récondo excelle à décrire ces brèves échappées belles. L’écriture toute en retenue dit bien l’humilité d’Aïta et sa famille. Zantzun, l’un des trois fils, veut comprendre pourquoi ses oncles ont été emmenés dans un camp de réfugiés, les raisons pour lesquelles sa famille et lui doivent se cacher dans la ferme landaise dont s’occupe Aïta. L’auteure nous raconte ce no man’s land des réfugiés espagnols, chassés de leur terre natale, mais considérés comme des étrangers en France. Si la guerre détruit tout,

ROMAN

La France tranquille Olivier Bordaçarre

Fayard Noir

Dans la petite ville - trop ? - tranquille de Nogent-les-Chartreux, une série d’assassinats particulièrement violents vient perturber la communauté. Pour tenter de démasquer le serial killer qui tue sans cible ou mobile apparent, le commissaire Paul Garand est sur les dents. Flic bourru, anti-héros par excellence revenu de tout, Garand entretient ses « centdix-sept kilos de cholestérol » en engloutissant la nourriture. Son fils Grégoire, qui va l’assister bien malgré lui dans l’enquête, a vu quant à lui ses études d’histoire de l’art le mener direct à un poste de vendeur dans un magasin de sport. Le jeune Garand préfère alors s’évader à travers le viseur de sa lunette astronomique. Au-delà de l’enquête policière, qui piétine une bonne partie du roman, Olivier Bordaçarre s’attache à décrire la vie d’une petite ville de banlieue, ses zones industrielles ravagées par la crise et ses grandes surfaces

il reste heureusement la solidarité familiale. Et puis l’exil a également apporté quelque chose de plus à Ama et les siens. Eux qui vivaient dans une situation confortable en Espagne, connaissent peut-être une existence plus frugale mais l’expérience les a irrémédiablement transformés. « Je ne regrette pas d’avoir rencontré celle que je suis aujourd’hui », confie ainsi Ama dans ses lettres nocturnes. Rêves oubliés s’inspire de l’histoire de la famille paternelle de l’auteure, quittant l’Espagne en 1936 et ne revenant dans leur pays natal qu’à la mort de Franco dans les années 70. - Bertrand Demornieux -

ROMAN

Comme une bête Joy Sorman

Gallimard

à la précision... toute chirurgicale, plongée dans une tradition du travail de la viande remontant à l’âge des cavernes, une culture où vie et mort se confondent, qui s’envisage différemment selon que l’on visite les abattoirs, gigantesques usines à découper, décapiter, couper, ou une petite exploitation agricole où la relation du propriétaire avec ses animaux est nécessairement différente, plus affective. Au final pourtant, la hiérachie de la chaîne alimentaire doit être respectée. Pim lui, voue à la viande un véritable culte, une passion qui le poursuit jusque dans ses rêves, pourrions-nous même dire ses fantasmes. Un amour immodéré - et là réside la fictionnalisation complétant l’enquête préalable au roman -, qui n’est pas loin de tourner à la folie pure. Comme une bête nous incite également à réfléchir sur notre manière de consommer, le bien-être animal, les manipulations génétiques et les choix qu’il faudra faire dans les prochaines décennies. Devronsnous réellement, comme certains semblent l’annoncer, troquer pavés de boeuf et côtes de porc contre coléoptères et autres larves? - Dominique Demangeot -

ROMAN

Aral

Cécile Ladjali Après l’habitation, le groupe NTM et la Gare du Nord, la nouvelle source d’inspiration de Joy Sorman est la boucherie. L’auteure nous fait suivre le parcours d’un boucher, Pim, qui, affublé d’un grand corps maigre et d’un caractère sensible, cadre mal avec le traditionnel profil du boucher bonhomme, rougeaud et cravaté. Pourtant Pim a de l’or dans les doigts et dès son apprentissage dans sa petite ville de Bretagne, il fait l’expérience du lien intime entre l’homme et l’animal. Joy Sorman semble avoir étudié de près cette relation, très physique, entre les professionnels de la viande - le boucher en premier lieu mais aussi l’agriculteur, les employés des abattoirs - et les animaux. Tout un monde que nous fait découvrir l’auteure à travers des descriptions

Actes Sud

déshumanisées. Le polar prend ici des allures de critique sociale même si l’auteur grossit parfois le trait pour dépeindre le racisme ordinaire en province, les élus aux dents longues appuyant à fond sur le levier de la démagogie. Peu à peu, le climat de la petite cité d’Eure-et-Loire s’alourdit. La peur et la suspicion s’installent durablement. Le roman d’Olivier Bordaçarre est sombre, très sombre et certains critiques comparent d’ailleurs l’auteur à Thierry Jonquet, l’un des meilleurs représentants du polar social.

Libération - d’où il s’est fait virer il y a trois ans -, Philippe Garnier publie chez Grasset un imposant florilège de ses articles depuis les années 80. Attendez-vous à tout - mais pas à n’importe quoi -, dans ce gros ouvrage qui pose un regard décalé sur les arts, la société - et un peu la politique aussi -, avec une prédilection pour les sujets sortant des sentiers battus.

Par delà l’enquête, Olivier Bordaçarre brosse finement ses portraits, soignant la psychologie de ses personnages pour décrire des amours plus ou moins contrariées, des amitiés solides, croisant les générations et les styles dans ce polar... qui est bien plus que ça ! - Paul Sobrin -

CHRONIQUES

L’oreille d’un sourd Philippe Garnier

Grasset

Journaliste ayant officié pour Les Inrocks, Métal Hurlant, Rock’n’Folk et surtout

a donc la mer, et puis Alexeï, jeune musicien dont la surdité ne l’empêche pas de mener une brillante carrière de violoncelliste. Le gouvernement lui commande un opéra à la gloire du Kazakhstan, ce « pays douloureux, où tout manquait aux hommes », dit Alexeï. L’année de sa naissance, le gouvernement russe décide de détourner les fleuves SyrDaria et Amou-Daria pour irriguer les champs de coton, asséchant ainsi la mer d’Aral. Le roman est baigné dans une lumière aveuglante, dans ce pays brûlant et sec l’été, glacial l’hiver, avec ces durs paysages « devenus crayeux comme le sol lunaire ». A travers les allées et venues de la narration entre 1974 - années d’adolescence - et 1984 - lorsqu’Alexeï est devenu un jeune adulte -, le lecteur comprend mieux l’essence de cette contrée que l’histoire - et surtout le bloc soviétique - n’ont pas épargnée. La musique, qu’Alexeï ressent d’abord comme une vibration, c’est toute la vie du jeune violoncelliste. La musique et Zena, qu’il connaît depuis l’enfance. Mais peu à peu, comme le sol qui mord un peu plus chaque jour la mer d’Aral, la jalousie s’empare d’Alexeï, et dès lors son handicap semble reprendre le dessus. « Je n’existe pas, je m’efface », confesse-t-il d’ailleurs. Cécile Ladjali parvient à nous transporter au plus près des pensées du musicien, un voyage intérieur qui risque de le mener jusqu’à la folie, périple néanmoins nécessaire s’il veut retrouver son équilibre. L’écriture pleine de poésie de l’auteure nous rend son intimité familière, mais aussi cette amertume que semble ressentir Alexeï, comme le goût que laisse un jour un bâton de réglisse dans la bouche de l’adolescent, ses lèvres écumant à cause du suc amer. - Bertrand Demornieux -

La mer d’Aral s’assèche. Une disparition lente et irrémédiable qui rythme le dernier roman de Cécile Ladjali aux éditions Actes Sud. Il y

Philippe Garnier nous gratifie de sa vision panoramique du continent nordaméricain, s’aventurant, pour notre plus grand plaisir, sur des pistes peu explorées. Dans l’introduction, il évoque Nick Tosches. L’auteur du fameux Héros oubliés du rock’n’roll reste un modèle pour Philippe Garnier et pour beaucoup d’autres. Dans l’introduction également, quelques lignes sur l’ambiance des salles de rédaction dans les années 80 et 90, quelques anecdotes sur Serge July et autres patrons de presse, lancées non sans ironie, histoire de planter le décor. « Ne jamais rester prendre racine. Passer à autre chose ». Cette devise qu’il attribue à Tosches, Philippe Garnier peut sans nul doute la faire sienne, tant ce franc-tireur du journalisme a touché à tous les sujets, nous ramenant tantôt à l’époque insouciante du cinéma des années 60, voire du muet avec l’indomptable Louise Brooks, tantôt aux romans d’espionnage. Le journaliste fait montre d’un réel attachement pour les personnages qu’il nous présente, et qu’il admire souvent comme c’est le cas avec l’écrivain méconnu Walter Tevis, auteur de L’Arnaqueur, d’où est tiré

le film du même nom avec Paul Newman. Chaque article est commenté et replacé dans son contexte, prenant parfois comme jalons les temps forts de l’histoire américaine: le Vietnam, les pins-ups que l’on croise pêlemêle tout au long de ces articles hors-formats qui furent, durant trente ans, la hantise des secrétaires de rédaction. L’angle de Garnier est toujours particulièrement bien choisi, comme lorsqu’il raconte le Velvet Underground au début des seventies, une fois passée la frénésie de la factory warlholienne. Le recueil est aussi un bel hommage au journalisme d’investigation, minutieux dans les détails, passionné, qui ouvre véritablement les horizons du lecteur. La langue de Garnier est pourtant verte, irrévérencieuse parfois, s’éloignant avec bonheur de la prose par trop huilée du journaleux lambda pour l’emmener ailleurs. Lire L’oreille d’un sourd, c’est revivre, comme si on y était, un concert cradingue de la non moins cradingue Courtney Love un soir à Los Angeles. C’est aussi visiter les States de fond en comble, les petites salles de cinéma sur Hollywood Boulevard - décrites avec une diabolique précision par cet ancien chroniqueur de l’émission Cinéma, Cinémas -. C’est parcourir d’un pas inquiet le Montana et ses ciels lourds, les petites villes de rednecks malfamées - on sent bien ici l’influence du trop méconnu romancier James Crumley -. Le dépaysement assuré, débarrassé des clichés habituels qui collent trop souvent au mythe américain. - Dominique Demangeot -


Cinéma

15

24 octobre Skyfall

Augustine

De Sam Mendes Action Avec Javier Barden, Naomie Harries James Bond doit protéger l’agence contre de nombreuses attaques.

Par Alice Winocour Drame Avec Vincent Lindon, Chiara Mastroiani En 1885, le professeur Charcot tente de comprendre une maladie encore inconnue : l’hystérie.

Amour

De Michael Haneke Drame Avec Jean Louis Trintignant, Isabelle Huppert Anne, musicienne, victime d’une attaque cérébrale, se retrouve paralysée d’un côté.

L’Air de rien Par

Grégory

Comédie

Magne,

Stéphane

Viard

So British, volume 1 De John Hallas Animation

Sélection de six films produits par le studio britannique Halas & Batchelor.

Avec Michel Delpech Michel était une idole de la chanson il y a trente ans. Aujourd’hui il croule sous les dettes. Un jeune huissier de justice doit lui confisquer ses biens mais décide de l’aider.

Stars 80

A.L.F

De Frédéric Forestier Comédie Avec Patrick Timsit, Richard Anconina Vincent et Antoine sont fans des années 1980. Ils dirigent une petite société de spectacle qui embauche des sosies.

Journal d’un dégonflé : ça fait suer ! De David Bowers Comédie

Avec Robert Capron, Steve Zahn Greg a terminé l’école. Il a planifié de nombreuses sorties mais ces dernières n’aboutissent pas...

Le jour des corneilles

De Jean Christophe Dessaint Animation Un jeune garçon de dix ans vit avec son père au cœur d’une forêt peuplée de bêtes sauvages.

Tempête sous un crâne De Clara Bouffartigue Documentaire

La vie de plusieurs professeurs au sein d’un collège de Saint Ouen.

10 11 12 Pougne le hérisson De Iouri Tchenrenkov Animation

Programme de 3 courts métrages d’animation : Nikita le tanneur, Tout conte fait et L’Automne de Pougne.

De Jérôme Lescure Drame Un homme est arrêté, soupçonné d’appartenir au réseau ALF : Animal Liberation Front.

Nous York le 7 novembre 2 / Duo

De Nobuhiro Suwa Drame romantique Makiko Watanabe, Hidetoshi Nishijima Yu, une vendeuse, vit avec Kei, acteur. Un jour, ce dernier propose de l’épouser.

J’enrage de son absence De Sandrine Bonnaire Drame

Avec Alexandra Lamy, William Hurt Jacques revient après dix ans d’absence mais Mado a refait sa vie.

Saudade

De Katsuya Tomita Comédie Avec Wesley Bandera, Chika Kumada Un ouvrier fait la connaissance de Hosaka et Takeru, membres du collectif hip hop de la ville.

Paranormal activity 4 De Ariel Schulman Horreur

Avec Katie Featherstone, Brady Allen Quatrième volet de la saga où les personnages récurrents sont de retour.

Lili à la découverte du monde sauvage De Oh Seong-yoon Animation

Une petite poule d’élevage, Lili, s’enfuit de la ferme pour échapper à la vie en cage. Elle est accompagnée par un canard sauvage : Boiteux.

Les paradis artificiels De Marcos Prado Drame

Avec Natalia Dill, Luca Bianchi Erika et Lara se rendent au Brésil pour participer à une rave party. Elles vont alors s’initier à la drogue et à l’amour.

7 novembre Argo

De Ben Affleck Thriller Avec Ben Affleck, John Goodman Durant une prise d’otages, six américains parviennent à se réfugier chez l’ambassadeur canadien. Un membre de la CIA échafaude un plan pour qu’ils quittent le pays.

Oliver Sherman

Par Ryan Redford Drame Avec Garret Dillahunt, Donal Logue Le vétéran Oliver Sherman retrouve le soldat qui lui a sauvé la vie pendant la guerre : Franklin Page, et s’immisce peu à peu dans sa vie.

Nous York

Par Hervé Mimran Comédie Avec Leila Beckti, Géraldine Nakache Trois amis se rendent à New York pour l’anniversaire de leur amie. Ils retrouvent également Gabrielle, tous cinq issus d’une cité de Nanterre.

Traviata et nous

De Philippe Béziat Documentaire Nathalie Dessay répète la Traviata sous la direction de Louis Langrée.

31 octobre Frankenweenie De Tim Burton Animation

Avec Tom Keeny, Martin Landau Le jeune Victor perd son chien Sparky. Il décide de le ramener à la vie.

Headshot

De Pen-Ek Ratanaruang Thriller Avec Nopachai Jayanama, Cris Horwang Un tueur à gages décide de quitter son « travail » pour mener une existence normale.

Looper

De Rian Johnson Science-fiction Avec Paul Dano, Joseph Gordon Levitt Deux axes temporels co-existent : l’un où le voyage dans le temps n’existe pas encore, l’autre où cela est devenu possible.

La traversée

De Jérôme Cornuau Thriller Avec Emilie Dequenne, Michael Youn Une petite fille de 8 ans disparait dans une Ile d’Ecosse. Deux ans plus tard, l’enfant est retrouvé à l’endroit exact où elle avait disparu.

Le plan parfait

Sinister

De Scott Derrickson Horreur Avec Ethan Hawke, Ethan Haberfield Un auteur de romans policiers emménage dans une maison avec sa famille. Les anciens propriétaires ont été retrouvés pendus.

Frankenweenie le 31 octobre

Villegas

Par Gonzalo Tobal Drame Avec Esteban Lamothe, Esteban Bigliardi Deux cousins, autrefois inséparables, se retrouvent à l’occasion de l’enterrement de leur grand-père.

Nuit #1

De Anne Emond Drame Avec Catherine de Léan, Dimitri Storoge Durant une nuit, un homme et une femme vont découvrir les étapes d’une relation amoureuse.

Sharqiya

De Ami Livne Drame Avec Misa Abd el-Hadi, Ednan Abu Muhrab Un jeune bédouin décide de sauver un village non autorisé dans le désert d’Israël.

House of Boys

De Jean Claude Schlim Drame Avec Layke Anderson, Benn Northover Un jeune homme quitte le domicile familial pour devenir autonome. Il obtient un travail en tant que danseur dans un club de strip tease.

De Pascal Chaumeil Comédie Avec Dany Boon, Diane Kruger Isabelle ne souhaite pas se marier avec Pierre. Elle décide de trouver un premier mari pour ensuite divorcer.

N’aie pas peur

De Montxo Armendáriz Drame Avec Luis Homar, Christina Plazas Silvia décide de recommencer sa vie et d’oublier une enfance troublée.

Une famille respectable De Massoud Bakhshi Drame

Avec Parivash Nazarieh, Mehrdad Sedighian Un universitaire iranien se rend à Chiraz pour enseigner. Il se trouve alors mêlé à des intrigues familiales et financières.

Argo le 7 novembre


Diversions Alsace novembre 2012  

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