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Aire Urbaine mensuel gratuit

#49 janvier-février 2013

Alsace

Culture et actualité

Festival Les Vagamondes à La Filature de Mulhouse La saison d’hiver au Noumatrouff - Momix 2013 La compagnie des Rives de l’Ill à l’Espace 110 d’Illzach Don Quichotte ou l’illusion perdue à l’Opéra national du Rhin - Torquato Tasso à La Comédie de l’Est de Colmar - Janvier à Pôle Sud - Plein de (petits) rien et L’enfant de la haute mer au TJP Whistling Psyche au TNS + Agenda + chroniques Albums, Livres, Cinéma...


diversions-magazine.com

cultures sorties société

#49

janvier-février 2013

AGENDA - 4 HAUT-RHIN / AIRE URBAINE - 6

Festival Les Vagamondes à La Filature de Mulhouse Cet hiver au Noumatrouff Festival Momix La compagnie des Rives de l’Ill à Illzach

Don Quichotte ou l’illusion perdue à l’Opéra national du Rhin Torquato Tasso à La Comédie de l’Est de Colmar

EXPOSITIONS - 12

BAS-RHIN - 10

CHRONIQUES CD - 13

La collection des Treilles à la Fondation Fernet Branca

Plein de (petits) rien et L’enfant de la haute mer au TJP Janvier à Pôle Sud Whistling Psyche au TNS

CHRONIQUES LIVRES - 14 SORTIES CINÉMA - 15

Chiqué* Vous pouvez croiser Charlotte Alibert aux ateliers Zone Art dans la cour du 37 rue Battant à Besançon. Elle y expose ses créations textiles, inspirées des années 40 à 60. Il faut dire que Charlotte utilise beaucoup de tissus à motifs, Vichy, tissus à fleurs, lainages, pieds de poules «dont je vais un peu abuser cet été !», avoue-t-elle. Carreau ou écossais, dentelle ont également sa préférence.

droit de dire non si le projet ne rentre pas dans la ligne de ce que je fais ». Vous trouverez aussi dans sa boutique bandeaux pour les cheveux, écharpes tube, châles avec grandes capuches. Charlotte fait tout elle-même, création et fabrication. Quant au nom de la marque... « J’aime bien la manière dont il sonne et aussi ce qu’il raconte. Il y avait un côté décalé par rapport au travail proposé ». On retrouve sur les étiquettes et les flyers de Charlotte les trois définitions du terme Chiqué*, qu’il faut bien évidemment prendre au second degré ! « Qui fait des manières », « Attitude prétentieuse » et « Fait avec chic et habileté ». Lorsqu’elle réalise des photos avec des amies pour illustrer ses collections, elle reprend à son compte les images de mode des magazines féminins pour mieux les détourner, se moquant gentiment des poses un peu trop sérieuses des mannequins. « J’essaie de ne pas me prendre trop au sérieux !».

Diversions - Edition Alsace Journal d’information gratuit 1, rue de Vittel 25000 Besançon 03 81 87 40 05 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Florian Antunes Pires, Lucie Brownie, Frédéric Dassonville Dominique Demangeot, Bertrand Demornieux, Manu Gilles, Simon Grangereau Bruno Kolanek, Amandine Mannier, Sébastien Marais, Paul Sobrin Marc Vincent Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

© Charlotte Alibert

Cet hiver Charlotte a pas mal travaillé sur la maille. « Un côté un peu anglais, Deschiens, que l’on fait peu en France. Les Anglais n’ont pas peur d’utiliser le motif, de mélanger un pull avec des fleurs, un collant avec des pois. Ça peut rendre hyper bien si on a fait le bon choix de couleurs ! » Charlotte ne se dit pas inspirée par un créateur en particulier, mais plus par ce qu’elle voit dans la rue, les magazines... « Je chine aussi pas mal. J’aime bien récupérer des vêtements anciens, les retravailler pour les adapter à des coupes plus modernes ». Charlotte propose aussi des projets plus personnels comme des robes de mariée ou de soirée, « en me laissant toujours le

chiquecreation.blogspot.fr Charlotte propose des ateliers couture les 3 et 10 février

Dépôt légal : janvier 2013 © Diversions 203 Imprimé en Espagne - Rotimpres ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur l’Alsace Bourgogne Franche-Comté Prochaine parution : 25 février 2013


Diversions - L’Agenda du mois

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Les sorties du mois en un clin d’oeil

HAUT-RHIN CRAC Alsace

La Coupole

5 janvier à 20h30 et 6 janvier à 17h : Concert OSSL du Nouvel An - Musique classique 11 janvier à 20h30 : Gisèle - Danse classique 18 janvier à 20h30 : Récital pour deux pianos - Musique de chambre 26 janvier à 20h30 : Demaison s’évade - Humour 30 janvier à 14h30 : Tohu Bohu provisoire - Théâtre tout public 5 février à 19h30 : Des marches - Cirque 7 février à 20h30 : Kammerorchesterbasel avec Sol Gabetta - Musique classique 15 février à 20h30 : 2084, un futur plein d’avenir - Théâtre marionnettes

ALTKIRCH

Jusqu’au 13 janvier 2013 : Exposition « Coquilles mécaniques »

Espace Grün

CERNAY

11 janvier à 20h30 : Nique la misère par Nouara Nagouche - Théâtre Humour 18 janvier à 20h30 : Le gardien des âmes - Théâtre 5 février à 20h30 : Qui est cet inconnu dans mes bras ? - Théâtre Marionnettes 8 février à 20h30 : Des marches - Cirque

Fondation Fernet Branca © Jean-Luc Beaujault

Vortex les 7 et 8 février à La Filature de Mulhouse 2 février 2013 à 20h : Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus – Théâtre 10 février : Exposition féline Du 20 février au 3 mars : L’univers magique des enfants 23 février à 20h30 : Franck Michael - Chanson

Nouara Nagouche COLMAR Comédie de l’Est

9 et 10 janvier : Quatre vingts treize – Théâtre 6 janvier à 10h et 15h : Rumba sur la lune ( à partir de 2 ans) – Poème visuel Du 29 janvier au 8 février : Torquato Tasso – Théâtre Du 13 au 15 février : Samdi soir pou oublié (en créole sur titré) – Théâtre Du 13 au 15 février à 21h : Paradise – Théâtre

Espace 110

14 janvier à 14h30 et 18h30 : Connaissance du monde : l’Inde - Cinéma 23 janvier à 15h30 : Un pied devant l’autre (à partir de 3 ans) – Marionnettes 8 février à 20h30 : The NewRope String Band – Humour musical 14 février à 14h30 et 18h30 : Connaissance du monde : Barcelone et les Iles Baléares - Cinéma

KINGERSHEIM Espace Tival

Du 1er au 10 février : Festival Momix - Spectacles jeune et tout public

Lézard

Janvier et février : Frank Morzuch - Exposition Art contemporain

Théâtre Municipal

6, 11 et 13 janvier à 15h : Stadt Albert – Théâtre alsacien 12 janvier à 20h30 : Nicole Ferroni – Humour 24 et 25 janvier : Et ta sœur ! – Comédie 27 janvier à 15h : Félix et Filomène – Dimanche famille 6 février à 20h : Concert AJAM – Concert 9 février à 20h30 : The New Rope String Band – Humour 10 février à 14h30 et 16h30 : Souris, dit le chat – Dimanche famille 15 février à 20h : Berry – Chanson 17, 22, 23 et 24 février : S’Paulette vo d’r vogesastross – Théâtre alsacien

Parc des Expositions

Du 11 au 13 janvier : La rencontre du mariage et du PACS Du 25 au 26 janvier : Salon régional de la formation et de l’emploi 29 janvier à 15h et 20h : Le lac des cygnes – Spectacle 1er février à 20h30 : Olivier de Benoist : Très très haut débit – Concert spectacle

ILLZACH

Kunsthalle

MULHOUSE

Du 14 février au 24 avril : Zeichnen, toujours de Abdellah Karroum - Exposition

La Filature

1er janvier à 17h : Concert du Nouvel An – Musique classique Du 8 janvier au 14 avril : Walter Niedermayr, appareances - Exposition Du 8 au 12 janvier : Les serments indiscrets – Théâtre 15 janvier à 19h : Je danse et je vous donne à bouffer – Performance culinaire et chorégraphique 15 janvier à 21h30 : The End – Théâtre 16 janvier à 20h : Orient mon amour – Musique du monde 17 janvier à 20h : Alexis une tragédie grecque – Théâtre 18 janvier à 20h : Tuétano – Danse 18 janvier à 21h30 : Yuma – Musique 19 janvier à 17h et 19h30 : My paradoxical knives – Danse performance 19 janvier à 17h : Faire le Gilles – Performance 19 janvier à 20h : Late night – Danse performance 22 et 23 janvier à 20h : Micro – Danse

25 et 26 janvier à 20h : Concert symphonique – Musique 30 et 31 janvier : Le grand C – Cirque 1er et 2 février : Danse « Delhi » - Théâtre 5 février à 20h : West Side Story en concert – Musique classique 7 et 8 février : Vortex – Danse 9, 10 et 12 février : Ballet de l’Opéra national du Rhin : Don Quichotte – Danse Du 12 au 14 février : Les jeunes – Théâtre 22 et 23 février à 20h : Concert symphonique - Musique classique

Noumatrouff

23 janvier à 20h : Funeral Suits - Rock 1er février à 20h30 : Cali - Chanson 8 février à 20h30 : The Spinto Band + Hyphen Hyphen - Rock Pop 14 février à 20h : Ebo Taylor - Afrobeat 15 février à 20h30 : Ladylike Lily + Echomatic - Folk Pop

Parc des expositions

Du 5 au 6 janvier : Salon du mariage et de la vie à deux Du 12 au 13 janvier : 35ème Mineralexpo 19 janvier : Journée des carrières et des formations Du 1er au 3 février : Salon Festivitas Du 9 au 10 février : Salon Animalia 10 février : Salon de l’Univers du Parfum, des Cartes Postales, Brocante de qualité et Antiquités

Théâtre de la Sinne

20 janvier à 16h : Detshaya / Aller-retour – Jeune public 21 janvier à 20h30 : Les Bonobos – Théâtre 31 janvier à 20h30 : Concert des orchestres d’harmonie du Conservatoire – Musique 1er février à 20h30 : Du piment dans le caviar – Théâtre 10 et 13 février : Mamie Ouate en Papoâsie – Jeune public 26 février à 20h : Musique de chambre

SAINT-LOUIS Caveau du Café Littéraire

8 janvier à 20h30 : Rencontre autour du « Fil à la patte » de Feydeau 25 janvier à 20h30 : Photo-concert – All the pretty horses 31 janvier à 20h : Cycle « poésies du monde » - La poésie scandinave - Conférence-lecture

Du 17 janvier au 17 avril : Exposition «Collection de la Fondation des Treilles» - Art moderne

Salle des Portes

12 janvier de 19h à minuit : Bal à la page - Soirée dansante entrecoupée de lectures 17 janvier à 20h30 : Marienko - Folk pop 23 janvier à 19h : Des Anges et des Farceurs de Branch & Bouduban - Spectacle poétique et hilarant

SAUSHEIM Espace Dolfus & Noack

19 janvier à 20h30 : Julien Lepers et l’Imperial Symphony Orchestra - Musique classique 20 janvier à 14h30 et 17h : T’choupi fait son spectacle - Jeune public 25 janvier à 20h30 : Letz Zep - Rock 26 janvier à 20h30 : Abba Mania - Disco Pop 1er février à 20h30 : Yves Jamait - Chanson 5 février à 20h30 : Jérémy Ferrari - One Man Show 6 février à 15h et 18h30 : Zut - Spectacle musical 8 février à 20h30 : Patricia Kaas - Variétés 15 février à 20h30 : Hugues Aufray - Chanson 24 février à 17h : Franck Mickaël - Chanson

Relais culturel

THANN

6 janvier à 15h : Concert de Nouvel An par l’Orchestre Saint-Colomban de Luxeuil-lesBains - Musique classique 19 janvier à 20h30 : Nos années 60 par Ricky Norton - Rock’n’Roll

VILLAGE-NEUF Le Rive-Rhin

11 janvier à 20h30 : Le moche - Théâtre 16 janvier à 14h : La Lanterne magique 4 - Ciné-club pour enfants 19 janvier à 20h30 : Noujoum El Leil - Diligeance musicale 25 janvir à 20h30 : Fool Box - Impro Musique 13 février à 14h : La Lanterne magique 5 - Ciné-club pour enfants

BAS-RHIN Musée Würth

ERSTEIN

Jusqu’au 19 mai 2013 : Exposition « L’appel de la forêt »


L’Agenda du mois

Les sorties du mois en un clin d’oeil HAGUENAU Chapelle des Annonciades

Jusqu’au 20 janvier : Exposition Anne-Sophie Tschiegg - Peintures

Théâtre de Haguenau

8 janvier à 20h30 : Nique la misère – Humour 12 janvier à 17h : Ah Anabelle – Théâtre Du 15 au 26 janvier : Festival Décalages : Scènes du Nord Alsace 15 janvier à 20h30 : Le gardien des âmes – Théâtre 22 janvier à 20h30 : Encore quelques illusions – Théâtre danse magie 26 janvier à 17h : Petit monstre – Marionnettes jeune public 2 février à 17h : Lecture parents enfants - Théâtre 12 et 13 février à 20h30 : Un fil à la patte – Théâtre

ILLKIRCH GRAFFENSTADEN L’Illiade

8 janvier à 14h30 et 20h30 : Connaissance du monde : La Russie – Cinéma Du 10 au 12 janvier à 20h30 : Coup d’chœur – Spectacle musical 15 janvier à 20h30 : Beaucoup de bruit pour rien – Théâtre 16 janvier à 20h30 : Goun – Musique 18 janvier à 20h30 : Fabrice Mauss – Musique

Le PréO

OBERHAUSBERGEN

10 janvier à 20h30 : Nietzsche : le fil d’Ariane – Théâtre classique 12 janvier à 20h30 : Le Oliver Saint John Gogerty – Humour 20 janvier à 16h : Kappeletz – Théâtre alsacien Du 25 au 27 janvier : Orphée aux enfers de Jacques Offenbach - Théâtre classique 30 janvier à 10h et 16h : Pour la petite histoire – Jeune public

OSTWALD Le Point d’Eau

11 et 12 janvier : La marguerite largue ses pétales – Humour alsacien 15 et 16 janvier : L’ogrelet – Théâtre 18 janvier à 20h30 : Lear et son fou – Théâtre 25 janvier à 20h30 : Synapses de Viktor Vincent – Mentalisme 27 janvier à 11h : La Philharmonie de poche – Musique classique 30 janvier à 15h : Terre à terre – Théâtre 1er février à 20h30 : Berry – Chanson 6 février à 15h : Haut de gamme – Musique 9 février à 20h30 : Petits chocs des civilisations de Fellag – Humour 15 février à 20h30 : Nicht vergessen / Lacrimosa – Danse

SÉLESTAT Frac Alsace et Chapelle Saint-Quirin  Jusqu’au 15 février 2013 : Exposition « Bizarre… vous avez dit bizarre ? »

Les Tanzmatten

Fabrice Mauss 20 janvier à 17h : ZEF – Famille 22 janvier à 20h30 : Duo clarinette et piano – Musique classique 24 janvier à 20h30 : Bénureau – Humour 26 janvier à 9h : La conception du Pop-Art – Visite muséale 29 janvier à 14h30 et 20h30 : Connaissance du monde : L’Inde – Cinéma Du 30 janvier au 3 février : Célébrité(s) – Théâtre 3 février à 17h : Dancing Color Box – Cirque 5 février à 20h30 : 84 Charing Cross Road – Théâtre 6 février à 15h : L’enfant des pays du temps - Famille 6 février à 20h30 : Gruppetto - Musique 8 et 9 février à 20h30 : Impro-puzzle - Impro-théâtre 9 et 10 février : Contes Zinédits - Impro-théâtre 9 février à 20h30 : Odyssées - Théâtre 12 février à 20h30 : Le Fruit – Humour Du 14 au 17 février : Non mais, pour qui se prennent-ils… ? - Spectacle musical 15 février à 20h30 : Sandrine Alexi – Humour 17 février à 17h : Brouhaha - Famille 23 février à 20h : Amaryllis Quatuor à cordes - Musique Classique

6 janvier à 17h : Concert du Nouvel An – Musique classique 8 janvier à 14h30 et 19h : Makak Janbé Croco – Conte jeune public 12 et 13 janvier : PaGAGnini – Humour musical 25 janvier à 20h30 : D’r Inbildungskrank – Théâtre alsacien 29 janvier à 20h30 : Poéziques – Chanson poétique à capella 31 janvier à 20h30 : Malted Milk – Soul funk groove 2 février à 20h30 : Kaos – Danse Du 7 au 10 février : La Revue Scoute : O tempora, O mores ! – Cabaret humoristique 12 février à 14h30 et 20h30 : Inconnu à cette adresse – Théâtre 14 février à 20h30 : Fatoumata Diawara – Musique du monde

Le Kafteur

STRASBOURG

Du 10 au 19 janvier à 20h30 : Manuel Pratt – Humour Du 25 janvier au 16 février à 20h30 : Le capitaine Sprütz en 3D – Humour

La Laiterie (Sélection)

24 janvier à 20h : Sophie Hunger et Mark Berube – Folk rock 31 janvier à 20h : Angus Stone + guest – Folk country rock 8 février à 20h : Lilly Wood And The Prick + Christine And The Queens –Indie pop folk 14 février à 20h : BB Brunes + invité – Pop rock

Le Maillon

11 janvier à 20h : Calle Cerezo (Maillon Wacken) – Chant, danse 22 et 23 janvier à 20h30 : Tage Unter, jours souterrains – Théâtre

30 et 31 janvier à 20h30 : This is how you will disappear (Maillon Wacken) – Danse théâtre Du 5 au 7 février à 20h30 : Ghost road (Maillon Wacken) – Théâtre musical

Opéra National du Rhin

8, 9 et du 11 au 13 janvier à 20h : Don Quichotte – Danse 10 janvier à 20h : Gerald Finley – Récital 8, 10,12,14 et 16 février : La petite renarde rusée - Opéra

Pôle Sud

Du 15 au 17 janvier à 20h30 : Bal en Chine  - Danse théâtre Du 23 au 25 janvier à 20h30 : Jerk – Théâtre Marionnettes 24 janvier à 20h30 : European Saxophone Ensemble – Jazz 25 janvier à 20h30 : Orchestre National de Jazz : Piazzolla ! – Jazz Du 3 au 5 février : Le petit chaperon rouge – Danse 8 février à 20h30 : Tribe par Enrico Rava – Jazz 12 et 13 février à 20h30 : Nicht vergessen / Lacrimosa - Danse

Taps

Du 16 au 19 janvier à 20h30 : J’ai 20 ans, qu’est ce qui m’attend ? (Taps Scala) Du 23 au 27 janvier : C’est seulement que je ne veux rien perdre (Taps Gare) 29 et 30 janvier à 20h30 : L’autre hémisphère (Taps Scala) 31 janvier et 1er février : Lamento Barbaro (Taps Gare)

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2 et 3 février à 20h30 : Saut de vie (Taps Scala) Du 7 au 10 février : Mary’s à minuit (Taps Gare) Du 12 au 15 février à 20h30 : Dom Juan (Taps Scala)

TNS

Du 10 au 2 février à 20h : Whistling Psyche Du 17 au 31 janvier : Métamorphose Du 5 au 16 février : La place royale 9, 10 et 16 février : Guantanamo

TJP

Du 7 au 13 janvier : Plein de (petits) riens – Jeune public Du 11 au 13 et du 15 au 19 janvier : Actéon Pygmalion miniatures – Marionnettes jeune public 23 janvier à 9h30 et 11h30 : Autour des spectacles – Ptit déj rencontres Du 22 janvier au 31 janvier : Pft Fft Fft – Théâtre Du 25 au 27 janvier : Signaux – Théâtre Du 25 au 27 janvier : Petites âmes – Marionnettes Du 3 au 9 février : L’enfant de la haute mer – Théâtre Du 14 au 16 février à 20h30 : A distance – Théâtre

Musées de Strasbourg Musée archéologique

Jusqu’au 31 août 2013 : Un art de l’illusion - Peintures murale en Alsace


Repérages

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Les Vagamondes à La Filature de Mulhouse Danse

Ces premiers Vagamondes ont la particularité d’être organisés en partenariat avec de nombreuses structures culturelles sur le Haut-Rhin comme le Créa de Kingersheim ou encore la Kunsthalle. À noter que l’inauguration aura lieu le 15 janvier à 18 heures, en entrée libre à La Filature. L’ambiance musicale sera assurée par la formation électro-acoustique Diwan, alternant morceaux de la tradition arabe et compositions originales. Le grand hall de La Filature sera d’ailleurs un point central durant toute la durée des Vagamondes. Spécialités culinaires du Sud, carte blanche aux étudiants de l’École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech et installation d’Anne-Flore Cabanis constitueront une belle porte d’entrée sur le festival.

Théâtre

La Filature nous emmène en Espagne avec le grand danseur Andrés Marín, véritable star dans son pays qui fait revivre la grande tradition flamenca en lui apportant une dimension résolument contemporaine. Notons encore une danse performance à suivre en entrée libre le 19 janvier à 17h et 19h30 dans le hall de La Filature, inspirée de la tradition soufie. Une autre performance est à voir au Créa de Kingersheim le 15 janvier à 19 heures, où se mêlent amour de la cuisine traditionnelle et de la danse. - Marc Vincent, Paul Sobrin -

Festival Les Vagamondes, La Filature, Mulhouse, du 15 au 20 janvier www.lafilature.org

Orient mon amour à voir et entendre des pièces en lien direct avec l’actualité, comme c’est le cas avec la jeune compagnie Motus. Avec Alexis. Une tragédie grecque, elle revient sur un épisode tragique : la mort d’un adolescent tué dans la rue par des policiers en décembre 2008. Quatre ans plus tard, le pays a fait quelques pas de plus vers le gouffre. Le spectacle n’en a malheureusement que plus d’écho avec l’actualité de ces dernières années. Le théâtre se mêlera aussi à la performance comme avec 33 tours et quelques secondes, de Lina Saneh et Rabih Mroué, qui reviennent sur la situation politique troublée du Liban, et Late Night, où le Blitz Theatre Group nous invite à un bal post-apocalyptique. La compagnie, qui nous vient elle aussi de Grèce, a été nécessairement marquée par les remous qui agitent ce pays d’Europe depuis cinq ans.

Musique

En matière de concerts, La Filature reçoit deux formations qui nous emmèneront dans un Moyen-Orient métissé. Le 18 janvier, le groupe El Baraka Son nous présentera les « maquam », système d’improvisation des musiques persanes, arabes et turques. Deux jours plus tôt, c’est une véritable armée d’artistes qui se sera présentée sur scène pour le programme Orient mon amour, une mise en musique de l’oeuvre du poète Salah Al Hamdani qui a fui l’Irak de Saddam Hussein il y a trente ans. Pour ce concert hommage, le groupe Bratsch a invité de nombreux artistes dont Kamilya Jubran. Dix-sept musiciens se sont donné rendez-vous pour un voyage entre Tunisie, Arménie et Balkans.

© Valentina Bianchi

C’est l’Italie qui inaugure le volet théâtral des Vagamondes avec The End, par la compagnie Babilonia Teatri qui traite ici de notre rapport à la mort. Si sa dimension tragique est bien sûr évoquée dans la pièce, le comique et le burlesque sont également au rendez-vous. Les Vagamondes nous donnent également

© Marion Lefebvre / Odessa Photographies

À l’occasion de sa première saison à la direction de La Filature, Monica GuillouetGélys propose au public une rencontre avec les cultures du Sud. Le festival des Vagamondes fait ainsi son apparition sur la scène culturelle mulhousienne, avec la venue de compagnies originaires du Maghreb, d’Italie, de Grèce et d’Espagne. Théâtre, danse, musique et performances sont au rendez-vous de cette première édition d’un festival ouvert sur le monde, qui mêle tradition et modernité.

Alexis. Une tragédie grecque

Cet hiver au Noumatrouff Diversions fait le point sur ce début d’année 2013 dans la salle des musiques actuelles de Mulhouse. Le coup de coeur de janvier au Nouma, c’est Funeral Suits, qui viennent de sortir leur nouvel album Lily Of The Valley. Le mythique producteur des Smiths et de Blur, Stephen Street, a eu la lourde tâche de canaliser la musique des Irlandais, qui a tendance à aller glaner dans des influences pour le moins diverses. New Wave, guitares lancinantes ou tourbillonnantes, voix en apesanteur... un groupe à découvrir pour tout amateur de pop britannique qui se respecte le 23 janvier ! L’hiver au Noumatrouff, c’est aussi la venue de Cali. Le chanteur donne une suite à sa tournée acoustique avec un nouvel album, Vernet-les-Bains. Le titre s’inspire du village d’enfance de l’artiste dans les Pyrénées. Un nouvel opus que Cali a voulu plus doux, plus serein. On connait en effet Cali pour ses emportement et sa fougue, lui qui est par ailleurs réputé sautillant et intenable sur scène. Après un précédent album particulièrement pop et rock, au titre quelque peu surréaliste - La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon coeur (sic) -, le chanteur délaisse l’engagement politique pour l’exploration de son moi intime. À voir le 1er février. Le Nouma vous propose également de découvrir le 8 février la pop indie pleine de soleil de The Spinto Band qui viennent de sortir leur troisième galette, Shy Pursuit. Si les créateurs du jouïssif Oh Mandy ont vaincu l’acné, ils ont conservé toute leur fougue adolescente, le goût des refrains fédérateurs et des pop songs tellement frivoles qu’elles en deviendraient presque indispensables en ces temps brumeux. Les Américains du Delaware

Ladylike Lily devraient être parfaitement secondés par l’électro-rock des deux garçons et deux filles d’Hyphen Hyphen, un pack groove/pop 100% Français qui a fait sa petite sensation ces derniers mois après deux EPs remarqués. Après l’Afrobeat ghanéen d’Ebo Taylor le 14 février, Ladylike Lily sera aussi de la fête le 15. Juste avant les vacances d’hiver, la jeune chanteuse française viendra présenter ses douce mélopées folk pop au Noumatrouff. Dans le monde de la folk, la rumeur monte doucement mais sûrement autour de la jeune Orianne Marsilli. Après un EP bien accueilli, la bretonne publiait en avril son premier album, Get Your Soul Washed, joli manifeste de l’univers clair-obscur de Ladylike Lily - plus obscur que clair même si la voix, elle, semble descendue tout droit des cieux -. - Sébastien Marais -

Le Noumatrouff, Mulhouse Programme complet : www.noumatrouff.fr


Repérages

Festival Momix 22ème édition pour le festival dédié à la création jeune public. Un temps fort toujours aussi international avec la présence d’une quarantaine de spectacles d’ici et d’ailleurs, venus de France mais aussi d’Allemagne, Espagne, Québec, Belgique et Suisse. Une fois encore, Momix rayonnera au-delà de Kingersheim avec des spectacles ailleurs dans le Haut-Rhin, mais aussi jusqu’à Colmar, Strasbourg, Bethoncourt en Franche-Comté et même... Luneville en Lorraine. Des plus de 18 mois à 14 ans et plus, le festival propose un panel représentatif du spectacle vivant aujourd’hui, touchant à toutes les disciplines, du cirque à la musique en passant par le théâtre. Depuis quelques années, les propositions transversales entre plusieurs arts sont en effet de plus en plus d’actualité.

Phia Ménard Le spectacle d’ouverture de cette année, qui se tiendra le 1er février à 20h à l’Espace Tival de Kingersheim, est représentatif d’une volonté d’amener le spectacle vivant sur des chemins de traverse. Ici les québécois de la compagnie Cas Public présentent, avec Variations S, une collision musicale entre l’oeuvre de Stravinsky et le monde des DJs ! C’est le fameux Sacre du printemps, dont on fêtera le centenaire en 2013, qui a intéressé la chorégraphe Hélène Blackburn, revisitant les Ballets Russes de Serge Diaghilev, eux aussi initiateurs en leur temps de la modernité dansée. D’autres spectacles en direction du public adolescent sont attendus avec notamment Vortex par Phia Ménard, qui orchestre une prodigieuse et poétique chorégraphie... de sacs plastiques, où l’artiste joue avec les forces de l’air sur une partition adaptée de Debussy. Citons encore la création Risk par l’Interlude Théâtre Oratorio, traitant du passage de l’enfance à l’âge adulte.

Un large évantail de propositions

Qu’il s’agisse de ciné-concert avec Mami Chan et Bonjour la neige, d’adaptations libres de contes comme Au fond du bois

Variations S

dormant (je me suis retrouvé...) de la compagnie Un château en Espagne, ou encore des marionnettes du Periferia Teatro qui nous vient d’Espagne, le festival Momix ne s‘interdit aucune discipline. Au-delà de la forme, il y a aussi le fond, comme avec Macao et Cosmage ou l’expérience du bonheur, qui traite de l’ascendant qu’une civilisation peut prendre sur une autre. N’oublions pas l’émerveillement, propre aussi au spectacle vivant : le monde des fées avec Le rêve de Sidonie Koulleure, les personnages de la compagnie Sac à dos qui prennent vie sous les doigts des artistes... La créativité est en effet au rendez-vous et au-delà des propositions transversales, certaines compagnies rivalisent d’ingéniosité pour proposer d’autres prouesses visuelles à l’image du théâtre L’Articule en Suisse qui centre son spectacle autour du livre pop up - Le Pop Up Circkus -, un grand livre sur lequel prennent vie les histoires. Citons dans le même esprit Pop Up, par la compagnie Le Vivat dont les décors, sortis des pages d’un livre géant, s’animent en chanson et en vidéo. Dans Entre Deux Pluies, une danseuse manipule 300 kilos de pierre, et de ce décor minéral surgit alors la poésie. A voir - et écouter ! - des spectacles dans un contexte de concert plus traditionnel avec notamment les Weepers Circus qui présenteront leur nouveau spectacle au Noumatrouff de Mulhouse le 6 février à 15 heures. Quoique l’adjectif «traditionnel» convienne finalement assez mal au groupe orginaire de Strasbourg, qui accompagne ses concerts de trouvailles visuelles et de mises en scène. Avec leur nouveau spectacle jeune public Interdit aux adultes, qui fait suite à À la récré, les Weepers nous enchanteront sûrement avec leurs histoires de renards chapardeurs, de magiciens et d’ogres affamés. Et puis prendre des tickets pour des spectacles à Momix, c’est aussi prendre des allers retours pour le Grand Nord - Artik par la compagnie Tro-Héol -, faire des voyages à travers l’espace ou même le temps, avec la Compagnie des chemins de terre qui nous fera voyager à l’époque des héros shakespeariens, avec le Théâtre de la pire espèce qui lui nous transporte aux temps troublés et chevaleresques de la Chanson de Roland... <Embarquement le vendredi 1er février 2013... - Bertrand Demornieux -

Momix, Festival international jeune public, À Kingersheim et différents lieux d’Alsace et ailleurs, du 1er au 10 février www.momix.org

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Théâtres

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La Compagnie des Rives de l’Ill à Illzach Lorsque nous venons rencontrer en décembre la compagnie des Rives de l’Ill, l’équipe achève une journée de répétitions de La Métamorphose, adaptation de la nouvelle de Kafka qu’ils vont jouer les deux prochains jours au lycée de Zillisheim. Depuis trois ans, la troupe est en effet en résidence à l’Espace 110, pôle culturel de la ville d’Illzach.

© Diversions

Répétitions de La Métamorphose Ci-dessus : Virginia Danh Au centre : Nicolas Phongpheth

© Diversions

Une compagnie de théâtre en résidence dans un centre culturel. Chose assez rare pour être soulignée ! D’abord troupe amateure à l’Espace 110, les Aspir’acteurs, - une quinzaine de mises en scène durant cinq ans à leur actif -, le temps était venu pour Thomas Ress et son équipe de passer un cap en 2009. « On a essayé d’aborder un maximum de thématiques, de traitements, de genres. Cela a pris de plus en plus d’ampleur avec des envies de professionnalisation », explique Thomas. Il y a trois ans, la troupe est donc devenue la Compagnie des Rives de l’Ill. Soutenu par la région, le département et la

Drac, se met alors en place un collectif d’artistes pour créer « un maximum d’objets différents ». Le répertoire est large en effet, entre l’adaptation de La Métamorphose, un classique de Kafka pouvant être vu par un jeune public, et La Tour de la Défense du dramaturge argentin Copi, réservé à un public adulte. Cirque, danse sont également convoqués lors de spectacles comme Liberté et Fraternité. Présentée au festival d’Avignon Off il y a deux ans, La Métamorphose tourne beaucoup, notamment en milieu scolaire - près de 80 dates -. « L’idée était de parler de l’exclusion, de la différence », explique Thomas Ress. « Comment je nais un matin dans un corps étranger. La question du rapport au corps et de la différence est quelque chose d’universel, qui traverse les âges ». Moyens logistiques, dates de programmation et soutien administratif, bureaux à l’année... C’est à l’Espace 110 que la compagnie

prépare ses spectacles. « On a la chance d’être en résidence à l’Espace 110. Une histoire d’amour qui s’est créée il y a quelques années, à la fois avec l’Espace 110 mais aussi avec la Ville d’Illzach et son maire Daniel Eckenspieler, qui nous a soutenus d’abord dans l’aventure amateure puis dans la professionnalisation », tient à préciser Thomas. En contrepartie, la compagnie est présente sur les manifestations de l’Espace 110, comme ce fut le cas dernièrement avec Bédéciné, et sur la programmation culturelle tout au long de l’année, « pour être proche aussi des habitants et de l’agglomération d’Illzach ». L’exemple d’un partenariat qui fonctionne et surtout qui se bâtit sur la durée, une nécessité en matière de culture, d’autant plus lorsque l’on parle de création théâtrale où les échéances sont forcément plus longues entre écriture, travail de mise en scène, financement et diffusion. Ici l’accompagnement d’une structure telle que l’Espace 110 prend tout son sens.

Un travail sur le long terme qui porte ses fruits, et qui emmènera même pour la première fois la compagnie jusau’au Vingtième Théâtre à Paris. Les couleurs d’Illzach et de l’Alsace seront ainsi dignement représentées du 6 février au 17 mars. La Tour de la Défense sera jouée dans la capitale. « Pendant une heure et demie on rit aux éclats et on se demande comment on a pu rire à tout ce qui s’est passé ! On réfléchit à des phénomènes de société, à des choses qui nous tiennent à cœur ». Parfois des formes plus poétiques sont abordées avec Liberté et Fraternité Égalité devrait arriver prochainement, nous confie d’ailleurs Thomas ! Au-delà des salles de spectacle, la troupe part aussi sur la route pour aller à la rencontre de publics différents. En fin d’année, ils participaient ainsi au festival des Fenêtres de l’Avent à Uffholtz, touchant un public familial. Ils proposaient dans un restoroute des petites formules, des textes dits dans des bus, des voitures, l’occasion d’entendre des auteurs contemporains et classiques hors les murs d’une salle de spectacle. Silence complice, de Daniel Keene, est la prochaine création de la compagnie des Rives de l’Ill, qui sera présentée en mars 2013 à Illzach. La compagnie va travailler avec un dessinateur, Dominique Rousseau, rencontré lors du festival Bédéciné à Illzach, qui dessinera en direct les décors du spectacle. Un lien étroit avec l’image donc qui va étoffer encore un peu plus la palette de la compagnie des Rives de l’Ill. - Dominique Demangeot -

www.rivesdelill.fr

Don Quichotte ou l’illusion perdue à l’Opéra national du Rhin Le public suivra les aventures du héros picaresque de Cervantes entre janvier et février en Alsace, guidé dans cet univers à la fois comique et tragique par le chorégraphe Rui Lopes Graça, qui donnera une version contemporaine de Don Quichotte.

Dès le XVIIe siècle, l’histoire de Don Quichotte a inspiré les chorégraphes, notamment dans les bals de cour. En 1801 le Ballet de l’Opéra crée une version de Louis Milon, tandis qu’un Don Quichotte aux noces de Garanche est monté par Filippo Taglioni à Turin en 1807. Marius Petipa s’attaquera lui aussi à l’œuvre,

corps à la folie de Don Quichotte, à travers le vent qui anime les fameux moulins, que le héros de la Mancha prend pour de furieux dragons. La musique, hétéroclite, ira de Purcell à Presley, en passant par Minkus, une ethétique musicale en phase avec la volonté du chorégraphe de mêler les courants chorégraphiques. © Nis&For

C’est bien la modernité de Don Quichotte que Rui Lopes Graça souhaite mettre en lumière ici. Considéré par de nombreux critiques comme le point de départ du roman moderne, l’ouvrage de Cervantes est un vibrant hommage à la force de l’imagination. Cervantes y repousse également les frontières du roman en intercalant une histoire dans l’histoire. Certains critiques se sont même interrogés sur l’identité de l’auteur lui-même ! Dès lors, le roman n’a eu de cesse de camper aux abords de cette frontière poreuse entre fiction et réalité. Lire le roman de Cervantes, c’est aujourd’hui « réaliser que nous sommes tous des Don Quichotte » comme le souligne Rui Lopes Graça. À l’heure des profils virtuels sur internet, qui nous coupent peu à peu de la réalité environnante, l’armure de Don Quichotte - non pas celle qu’il porte mais son besoin constant d’échapper à sa vie quotidienne en s’inventant des dragons à combattre -, c’est un peu le mal virtuel que l’on observe en ce début de nouveau millénaire.

Ce sont deux esthétiques éloignées celle du ballet classique avec Petipa et une danse plus contemporaine avec Rui Lopes Graça - qui dialogueront le temps d’une création

dans une création qui reste aujourd’hui une référence, se concentrant sur l’histoire d’amour entre Kitri et le Barbier Basile. Des extraits de cette version seront empruntés par Rui Lopes Graça. Marius Petipa délaissait la description de l’action au profit de danses de « caractère ». Le chorégraphe sera lui même novateur en son temps en rapprochant gestuelle folklorique et pas académiques. Gorski, Noureev reprendront la version de Petipa. Ce sont donc deux esthétiques éloignées - celle du ballet classique avec Petipa et une danse plus contemporaine avec Rui Lopes Graça - qui dialogueront le temps d’une création.

Rui Lopes Graça souhaite retrouver la substance dramatique de Don Quichotte. Le pas de deux et le fandango de la version de Petipa seront notamment mis en avant dans cette création du Ballet de l’OnR. « Don Quichotte est en décalage avec son temps, il se travestit et vit dans un monde obsolète. Vivre dans le passé empêche de vivre », explique le chorégraphe portugais. « La danse classique surgit comme une émanation d’un autre temps ». Plusieurs époques seront abordées dans la scénographie. Un grand écran projettera une vidéo d’André Godinho pour donner

- Bertrand Demornieux -

Don Quichotte ou l’illusion perdue, Opéra national du Rhin, à suivre à Strasbourg, Colmar et Mulhouse Opéra, Strasbourg mar 8 janvier 20h, mer 9 janvier 20h, ven 11 janvier 20h, sam 12 janvier 20h, dim 13 janvier 15h Théâtre municipal, Colmar sam 2 février 20h, dim 3 février 15h La Filature, Mulhouse sam 9 février 20h, dim 10 février 15h, mar 12 février 20h www.operanationaldurhin.eu


Théâtres

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Torquato Tasso à La Comédie de l’Est de Colmar Fin janvier, Guillaume Delaveau met en scène à Colmar une pièce de Goethe, inspirée de la vie du poète italien Torquato Tasso dont l’œuvre, si elle est aujourd’hui méconnue, a marqué nombre d’artistes, poètes élizabéthains mais aussi Rousseau et le courant romantique en général. C’est l’existence contrastée du poète italien, entre gloire et décadence, que Guillaume Delaveau nous propose de découvrir. Torquato Tasso, le Tasse en français, est un poète italien né en 1544 à Sorrente. Il est surtout connu pour avoir écrit La Jérusalem délivrée en 1580, épopée romancée de la guerre entre Chrétiens et Musulmans à la fin de la Première Croisade à Jérusalem. Dès son enfance, Le Tasse connait l’exil, son père, aristocrate et poète, étant contraint de suivre son maître le Prince de Salerne, lorsque ce dernier se voit dépouillé de ses terres. En 1565, Le Tasse entre à la cour de Ferrare, jeune homme lettré et élégant, ayant su imposer sa prose et sa poésie. Il se brouille cependant avec son mécène le cardinal d’Este en 1571. Il faut dire que la franchise du Tasse le perdra... Il entre ensuite au service du duc Alphonse II de Ferrare. Au lieu de publier La Jérusalem délivrée, Le Tasse se préoccupe de l’avis de ses pairs et commence à envoyer son texte à plusieurs auteurs qui lui retournent chacun leurs critiques, tout en reconnaissant cependant la qualité de l’oeuvre. Le poète s’affaire alors à réécrire sa Jérusalem, mais devant la complexité de la tâche - il doit prendre en compte les différentes critiques adressées à son encontre -, il perd pied, sa santé et quitte la cour de Ferrare pour entrer en pourparlers

Torquato Tasso s’interroge sur le degré de liberté de l’artiste face à ses financeurs

esprits... Sa Jérusalem délivrée est pourtant publiée avec succès durant sa captivité. Soustrait à l’asile en 1586 par Vincent Ier de Mantoue, Le Tasse retrouve les fastes et les plaisirs de la cour, mais aussi ses démons... Il repart sur les routes, repassant de prince en cardinal, allant même jusqu’à rendre visite au pape ! Clément VIII veut lui remettre la couronne de lauriers sur le Capitole comme

avec la cour de Florence. Le duc de Ferrare voit cela d’un très mauvais œil, d’autant que les sautes d’humeur du poète deviennent légendaires. Les années qui suivent voient Le Tasse devenir irritable et méfiant de tous, jaloux de son amant, jusqu’à menacer d’un poignard un domestique en 1577. Arrêté puis libéré par le duc, il part alors avec ce dernier dans sa villa Belriguardo, avant de faire route vers un monastère franciscain de Ferrare afin de se soigner. Mais la paranoïa le reprend, pensant que le duc de Ferrare veut le faire empoisonner, et il part alors pour Sorrente retrouver sa sœur. Alphonse II d’Este accepte de le reprendre à son service mais très vite les démons du Tasse le hantent à nouveau, il s’enfuit en 1578 pour arriver auprès du duc Emmanuel-Philibert de Savoie à Turin. Commence alors une errance qui le porte auprès de plusieurs princes. Paradoxalement, Le Tasse est un poète vagabond mais qui reste auréolé de sa réputation d’artiste hors norme. Une dernière frasque le fait expédier à l’hospice de Sainte-Anne en 1759. Il y restera enfermé jusqu’en 1586, le duc Alphonse estimant que le poète avait perdu tous ses

Pétrarque avant lui. Il mourra cependant avant de recevoir cet honneur suprême. Il n’est pas étonnant que Goethe ait souhaité, deux siècles plus tard, se pencher sur la vie pour le moins romanesque du Tasse, à travers une pièce très classique, « recouverte d’un vernis un peu impressionnant au départ, [...] une oeuvre très puissante sur la crise psychologique » souligne Guillaume Delaveau. Goethe lui-même se trouvera à l’étroit sous l’influence du Prince de Weimar. Torquato Tasso s’interroge sur le degré de liberté de l’artiste face à ses financeurs. « À un moment donné dans l’œuvre, il n’accepte pas son rôle de courtisan et s’interroge sur son art », explique Guillaume Delaveau. « Il n’accepte plus d’être un poète qui chante ses princes et qui les flatte. Et à ce moment là il rentre dans un dérèglement, dans une grande faillite ». Le metteur en scène explique encore qu’avec les personnage de Tasso et Antonio, Goethe brosse un double portrait de lui-même, à la fois fougueux, démesuré - Le Tasse - et lucide - Antonio -. Guillaume Delaveau souhaite s’éloigner du tableau historique pour démontrer que la question du rapport entre art et pouvoir reste tout à fait d’actualité de nos jours. - Bertrand Demornieux -

Torquato Tasso, Comédie de l’Est, Colmar, du 29 janvier au 8 février www.comedie-est.com

Guillaume Delaveau


Théâtres

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Plein de (petits) rien et L’enfant de la haute mer au TJP

La première proposition de 2013 s’adresse en premier lieu aux tout petits. Dans un espace circulaire délimité par cinq piliers, une drôle de créature accueille parents et enfants. Francesca Sorgato dialogue avec un ingénieux système de poulies, à la lumière d’une ampoule suspendue au-dessus de sa tête. Au gré de l’intensité et de la hauteur de la lumière, les ombres suggèrent des mondes divers. Théâtre d’objets et d’ombre, chant et danse dessinent des univers que l’artiste nous invite à découvrir, suscitant la curiosité des petits et des grands. Comme le dit Francesca Sorgato, voici « une invitation à divaguer, à méditer, à contempler ». La langue de l’étrange personne sur scène s’inspire de l’Ursonate de Kurt Schwitters, artiste Dada allemand, poème composé de sons primaires, sous forme de consonnes et de voyelles. Un (petit) monde décidément à part... Début février, Aurélie Morin sera de retour au TJP, après s’y être illustrée les saisons précédentes avec La Loba, Mystoires et Petites Migrations. Elle présentera sa nouvelle création, L’enfant de la haute mer, l’histoire d’une petite fille seule sur un village flottant. Aurélie Morin est à la fois marionnettiste, danseuse et plasticienne. Elle crée et donne

L’enfant de la haute mer vie elle-même aux mondes qu’elle présente. S’inspirant d’une nouvelle de Jules Supervielle, L’enfant de la haute mer mêle les ombres et les figures. « Chez Supervielle, le monde quotidien est mis en scène mais en même temps, à l’intérieur de ce monde, l’irréel est apprivoisé et l’impossible peut surgir » explique Aurélie Morin. Sur son île, la petite fille lance des appels, en vain, à son père. Le Théâtre de Nuit souhaite faire se côtoyer dans le spectacle des sentiments contradictoires, « la solitude avec le beau, la mort avec la légèreté, la tristesse avec la couleur » comme le souligne encore Aurélie Morin. - Amandine Mannier -

Au TJP de Strasbourg Plein de (petits) rien, du 7 au 13 janvier L’enfant de la haute mer, du 3 au 9 février www.tjp-strasbourg.com

La directrice du TNS propose en ce début d’année sa nouvelle création, se penchant ici sur une pièce de l’auteur irlandais Sebastian Barry. Cette nouvelle création au TNS nous met en présence de deux personnages clés de l’histoire de la médecine et du féminisme à l’époque victorienne : Florence Nightingale, l’une des premières femmes autorisées à exercer le métier d’infirmière dans les hôpitaux, et James Miranda Barry, femme chirurgien, qui a dû dissimuler son identité à une époque où l’exercice de la médecine était réservé aux hommes. Toutes deux sont doublement pionnières car elles ont en outre apporté de réelles évolutions en matière de prise en charge des malades. Sebastian Barry prend des libertés avec l’histoire en faisant se rencontrer les deux femmes sur le plateau, plus précisément dans le hall d’attente d’une gare, lieu de passage par excellence. Quant à Psyché, c’est le caniche que le docteur Barry a perdu et ne cesse d’appeler en le sifflant. « Sebastian Barry s’intéresse aux ‘‘laissés pour compte’’ de l’Histoire », explique Julie Brochen. « Il mêle la grande Histoire à l’intimité familiale ». L’auteur s’attache surtout à dépeindre les âmes de ses deux personnages qui ont, chacun, à lutter pour affirmer leurs identités, l’une en plein jour, l’autre en la dissimulant. Florence Nightingale a été décorée de la Royal Red Cross par la reine Victoria en 1883, ayant été également la première femme à recevoir l’Ordre du mérite en 1907. « J’ai l’impression, pour la première fois de ma vie, de monter une pièce ‘‘féministe’’,

Photo de répétition © Franck Beloncle

Au TJP, le début d’année commencera par Plein de (petits) rien, une proposition de Lili Désastres mettant en valeur une certaine poésie du geste. À suivre aussi entre autres artistes, la compagnie Théâtre de nuit qui entame sa seconde période de résidence au TJP en ce début d’année.

Whistling Psyche au TNS

de construire un spectacle ancré dans un propos, une intention, féministe », dit encore Julie Brochen. Whistling Psyche met aussi en lumière les deux manières radicalement différentes de s’engager des deux femmes. « Pour James Miranda Barry, être médecin et militaire, cela voulait dire nécessairement être un homme », rappelle la directrice du TNS. « Florence Nightingale a dû elle aussi lutter contre l’avis de ses parents pendant des années pour devenir infirmière ». - Paul Sobrin -

Whistling Psyche, Théâtre national de Strasbourg, du 10 janvier au 2 février www.tns.fr


Danses

En janvier à Pôle Sud En ce début d’année 2013 à Pôle Sud, la danse continue d’aborder différentes préoccupations, qu’elles soient en lien avec l’actualité ou se rapportent à des thèmes plus universels comme la peur.

Une fois n’est pas coutume, Pôle Sud accueillera ensuite, dans le cadre d’une collaboration avec le TJP et Le Maillon, un solo de l’étonnant marionnettiste ventriloque Jonathan Capdevielle. Jerk retrace l’épopée sanglante du serial killer Dean Corll. Pour relater le massacre de plus d’une vingtaine de garçons au Texas dans les années 70, la chorégraphe et plasticienne Gisèle Vienne a choisi le traitement décalé des marionnettes à gaines, afin d’aborder la narration sous

© Alain Monot

C’est Caterina Sagna, en résidence depuis la saison dernière à Pôle Sud, qui ouvrira le bal 2013 avec la présentation de sa nouvelle création, Bal en Chine, qui met un point final à cette résidence strasbourgeoise. Caterina Sagna abordera ici la question de l’identité en prenant comme contexte l’omniprésence chinoise sur la scène internationale. Depuis quelques années, les médias font état de la formidable croissance économique de l’Empire du Milieu, non sans relayer une certaine inquiétude en lien avec cette évolution. Dans Bal en Chine - qui ne se situe pas en Chine ! -, cinq personnages se croisent dans une cour d’immeuble. Des individus d’origine diverses s’y rencontrent, s’y observent mais surtout imaginent fantasment - ce à quoi peut bien penser son voisin. Comme souvent chez les sœurs Sagna, la dimension dramatique est centrale dans leurs spectacles. Ici Caterina a travaillé avec le dramaturge Roberto Fratini Serafide pour évoquer la peur de l’autre, et accompagner par des mots la partition dansée.

Jerk du 23 au 25 janvier différents points de vue. Ce qui intéresse surtout Gisèle Vienne ici est de « toucher le spectateur par le sens, dans l’espoir aussi de créer un mouvement dans sa pensée», explique cette dernière. En mettant en scène l’histoire de l’assistant d’un serial killer, Gisèle Vienne pointe la curiosité, voire la fascination que le grand public peut avoir à l’endroit des tueurs en série. Au-delà de la violence des crimes perpétrés, le spectacle dénonce un intérêt malsain du public à l’encontre de ces faits divers particulièrement atroces. « Sous couvert d’information, on peut nourrir la curiosité perverse des lecteurs », explique Gisèle Vienne. - Amandine Mannier -

www.pole-sud.fr

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Expositions

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La collection des Treilles à la Fondation Fernet Branca La Fondation Fernet Branca accueille dès le 17 janvier une nouvelle exposition qui convie quelques grands noms de l’art moderne. Peintures et sculptures de Braque, Dubuffet, Ernst, Giacometti et bien d’autres sont à découvrir ou redécouvrir à Saint-Louis.

Un « ordre nouveau », pour reprendre les termes de Hans Arp, doit survenir dans les arts, et les artistes de prendre position contre la guerre mais aussi l’académisme dans les arts plastiques

Le cubisme tient une bonne place dans l’exposition, avec des artistes comme Henri Laurens, Hans Arp ou encore Fernand Léger qui vont proposer une autre manière de regarder le monde. En remodelant la forme, les cubistes transforment aussi l’espace, innovant également dans les matières utilisées : tôle, bois flotté, papier mâché... Ils questionnent le réalisme, d’autant que la Grande guerre est un choc qui nourrit encore un peu plus leur créativité. Un « ordre nouveau », pour reprendre les termes de Hans Arp, doit survenir dans les arts, et les artistes de prendre position contre la guerre mais aussi l’académisme dans les arts plastiques. Le modernisme est une remise en question. C’est aussi la volonté affirmée d’aller vers des matériaux non nobles, comme lorsque

© Fondation des Treilles

Fondée par Anne Gruner Schlumberger (1905-1993), la Fondation des Treilles, située dans le Var, accueille depuis les années 60 créateurs et chercheurs. L’action de l’association s’y rattachant, créée en 1981, se poursuit et s’amplifie dès 1986 à travers la Fondation des Treilles qui expose depuis 2005 son fonds artistique. C’est une partie de cette collection qui est montrée en ce moment à Saint-Louis. Composée d’artistes venus de toute l’Europe, la collection des Treilles réunit des artistes travaillant essentiellement dans la non-figuration.

Max Ernst, Un tissu de mensonges (1959) Dubuffet, auteur du retentissant essai Asphyxiante culture, emploie vieux journaux, cambouis et charbon, terreau fécond duquel jaillira l’art brut. Les mouvements surréalistes et Dada influencent aussi grandement les arts. Dès lors, le hasard prend une part de plus en plus importante dans la création des œuvres. L’écriture automatique des surréalistes est passée par là... Il faut dire que la première moitié du XXe siècle est une période

bouillonnante en rencontres pour les artistes, notamment à Paris et Zurich. Les idées, les expériences se multiplient et les artistes superposent parfois plusieurs techniques pour arriver à leurs fins. Max Ernst popularisera ainsi l’art du collage, les formes imaginaires qui naissent de cette technique abordant les rivages de l’inconscient. C’est également Ernst qui inventa la fameuse technique du dripping, consistant à laisser couler la peinture sur la toile, recourant là encore au hasard dans la constitution de l’œuvre.

Les artistes modernes n’hésitent pas non plus à rentrer en contact avec les autres cultures du monde, et si la collection montre également quelques pièces issues des arts premiers, c’est pour mettre en évidence cette ouverture vers l’Afrique notamment. Max Ernst s’intéressera quant à lui aux indiens Hopi d’Amérique du Nord. La collection des Treilles offre une grande variété de sujets, depuis les paysages du peintre d’origine tchèque Joseph Sima, jusqu’aux faïences de Picasso réalisées à Vallauris, village de potiers du Sud de la France. Les modernes emploieront les techniques ancestrales comme la céramique, pour servir un propos artistique résolument contemporain. - Dominique Demangeot -

Une intime collection - Collection de la Fondation des Treilles, Fondation Fernet Branca, Saint-Louis, du 17 janvier au 17 avril - www.fondationfernet-branca.org


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Chroniques CD

FOLK ROCK

Diversions Retrouvez plus de chroniques, découvertes, interviews et infos musicales sur www.sensationrock.net

ROCK FOLK

ROCK

Neil Young And Crazy Horse Psychedelic Pill (Reprise / Warner) Psychedelic Pill, véritable nouvel album de compos originales du Loner avec le trio Talbot/Molina/Sampedro. Huit titres pour un double album ! Notre curiosité est vite attisée. La carrière de Neil Young parle pour lui et à 67 ans, personne ne va lui faire la leçon. L’innovation n’est pas à l’ordre du jour et Psychedelic Pill est synonyme de «fêter les retrouvailles et produire un album résolument rock». Driftin’ Back annonce la couleur. 27 minutes pour une seule piste, qui même si elle est une compo préparée à l’avance, ressemble plus à un long boeuf entre potes. Le son général de l’album est très crade et on pense immédiatement, à l’écoute de Ramada Inn ou du titre éponyme à Ragged Glory, considéré à l’époque comme le premier album grunge. L’enregistrement est brut, comme si chaque piste avait été capturée en une seule prise. Guitares saturées, titre composé comme un solo de 8 minutes et qui fera plaisir à Chris Cornell (She’s Always Dancing), americana (Born In Ontario, clin d’oeil à sa terre natale), voyage dans le temps avec Twisted Road qui semble tout droit sortie de Everybody Knows This Is Nowhere, Neil Young et son cheval fou sont encore pleins de fougue. - Florian Antunes Pires -

Maraqopa Sessions

(Secretly Canadian) Damien Jurado récompense ses fans en agrémentant son dernier album, Maraqopa, d’un EP de six titres aussi variés qu’étonnants. Parmi les morceaux qui composent cet EP bonus, on retrouve Let Us All In, Wyoming Songbirds et Diamond Sea, titres que les fans ultimes avaient reçus - au format 45 tours uniquement - en commandant le disque via le store du label de l’Américain et dont votre serviteur avait déjà parlé sur sensationrock.net. Pour mettre en exergue le travail du live et la tournée effectuée avec son groupe (guitare, basse, batterie et claviers), le chanteur de Seattle a intégré deux nouveaux titres. Avec Wherever I May Lay et Static To Be Sold, Jurado retrouve l’énergie rock des albums I Break Chairs (2002) et Caught In The Trees (2008). Un piano est martelé et des choeurs fantômatiques apparaissent ici, une rythmique rappelle étrangement Clocks de Coldplay, un gimmick et un solo de guitare électrique s’installent là... Le songwriter paie même ici sa chanson de Noël. Christmas Time Is Here déroule des chœurs (les enfants évoquent bien sûr la version du Noël de Charlie Brown) sur une rythmique jazzy nonchalante. - Simon Grangereau -

The Danger Of Light

(Universal Music Jazz) En 2009, la chanteuse originaire de Berne accédait à la notoriété avec son deuxième album Monday’s Ghost, coup de maître folk rock. La songwriteuse helvète nous refait le coup et s’en va tutoyer les hautes sphères dès la première piste, rythmique soutenue accompagnant une mélodie aérienne. Concentré de pop, folk - sans oublier ces fameux cuivres toujours discrètement présents, nous rappelant que le fief de Sophie Hunger, c’est l’Europe du Nord -, The Danger Of Light confirme le virage pop des deux précédents albums. Musique lumineuse et légère, irriguée de racines folk dont la chanteuse ne se départit pas. Sophie ne renie pas non plus ses origines suisses allemandes en proposant quelques titres comme Das Neue et Z’Lied Vor Freiheitsstatue. La musique elle, pourtant, est universelle et dans le second morceau que je ne me risquerai pas à écrire deux fois, la chanteuse nous offre une frêle ballade lumineuse qui parvient à rendre limpide les paroles en suisse-allemand. Citons encore le jazzy The Musician, la jolie ballade One Too Many More et ses accents dylaniens, avant un dernier hommage à la langue de Molière avec une reprise inspirée de Ne me quitte pas. - Dominique Demangeot -

The Staves Dead & Born & Grown (Atlantic)

Mark Eitzel Don’t Be A Stranger (Decor Records)

Trois jeunes femmes originaires de Watford, petite bourgade de la banlieue de Londres, ont sorti un premier album qui ne laissera pas insensibles les amateurs de folk songs ouatées. Avec un sens de la concision frôlant la perfection, elles nous offrent ce premier EP tissé d’harmonies magistrales. Même le premier single, Tongue Behind My Teeth, un peu plus rythmé, demeure empreint d’une grâce évidente. Gone Tomorrow et d’autres titres nous laissent nostalgiques d’une époque où Simon and Garkunfel remplissaient des stades. La production, dépouillée à l’extrême, est d’abord là pour mettre en valeur la musique dans toute sa belle nudité. Nul besoin d’overdubs multiples. Juste trois voix cheminant et l’air autour pour véhiculer le son. Quelques accords de guitare, histoire de ne pas risquer de s’enrhumer tout de même. Les trois sœurettes Emily, Jessica et Camilla Staveley-Taylor font une entrée remarquée sur la planète folk. - Dominique

Menant une carrière discrète, cela fait pourtant 30 ans que l’homme roule sa bosse, en solo ou en groupe avec American Music Club. Cette douzième production en solitaire est à l’image de l’homme : chaleureuse et sincère. Eitzel en a vu des vertes et surtout des pas mûres (un arrêt cardiaque en 2011, notamment), c’est ce qui a nourri un Don’t Be A Stranger très réussi. A l’instar du titre d’introduction, malgré des paroles sombres, ces nouveaux morceaux apportent de la lumière dans la discographie du Californien. Les arpèges délicats de I Know The Bill Is Due, par exemple. Tout ici est fin et doux. Comment ne pas succomber à l’épure de Costumed Characters Face Dangers While At The Workplace ou à la manière dont Why Are You With Me coule sur vous ? Eitzel en profite même pour y endosser le costume du crooner le temps d’un All My Love alangui. Un nouvel album plus accessible et d’une incroyable douceur. - Florian Antunes Pires et Jean-Flou -

Demangeot -

HIP HOP

Ultima Ratio

© Florian Antunes Pires

Damien Jurado

Sophie Hunger

© Fondation des Treilles

POP FOLK

FOLK

Travailleurs de l’Ombre

(autoproduction) Suite à leur Prélude en 2010, Travailleurs de l’Ombre sortent enfin un album entier. Huit titres en équilibre entre paroles aiguisées et musique sophistiquée. Prod travaillée comme toujours, vrai basse-batterie pour la chaleur. Motifs électro employés avec parcimonie. Écoutez par exemple la dentelle de scratchs en arrière-plan et le saxo discret qui accompagne le tout sur Immortel... Gimmick d’une guitare acoustique sur Ultima Ratio, puissante intro en mode transe chamanique sur We’ll Never Die avant de plonger tête la première dans un magma sonore redoutable, sombre mais lacéré de deux flows coupants et de guitares inquiétantes... Ambiance martiale. Nous sommes en temps de guerre et TDO est paré pour le combat. Le groupe fourbit ses armes pour les prochains concerts. Sur La Chute Du Vrai Con Blanc, ils fustigent la norme, refusant d’être des numéros, creusant la rime et la matière sonore avec obstination depuis des années. Le propos n’est pas toujours réjouissant - « le monde était immortel, on est en train de lui scier la tête » -, mais TDO sonne l’alarme quand d’autres polissent leurs discours. Qu’importe le constat de faiblesse dressé, « les petits poussent derrière » comme le chante Mister Nove. - Dominique Demangeot-

LIVE REPORT Une fois n’est pas coutume, Diversions vous propose le compte-rendu d’un concert qui a eu lieu aux ateliers Zone Art à Besançon le 22 décembre dernier. L’occasion de découvrir un groupe bisontin prometteur : Oli & Sam. En attendant les cadeaux, quoi de mieux que de fêter ce dernier concert de l’année à Zone Art avec Oli & Sam et leur univers, véritable collection de souvenirs enfantins, qui sommeillent en chacun et qui ne demandent qu’à se réveiller ? Après s’être produits dans une galerie d’art et dans un appartement, le groupe reste fidèle à sa philosophie de partager sa musique dans des lieux sortant de l’ordinaire, et ce soir les ateliers Zone Art accueillent le quatuor. Les quelques retardataires ont du mal à se frayer un chemin jusqu’à la zone du bar, qui a rapidement été investie par un public conséquent au vu de la taille du lieu (et l’on soupçonne des proches des musiciens de s’être glissés dans la foule pour réserver des places...).

Comme sur Just For Oliver’s Fun, Alvin ouvre donc la setlist du soir. On est tout de suite séduits par la beauté et la puissance retenue de la voix de Charlie. Une voix qui nous ramène en enfance, que ce soit par la collection de souvenirs de Exquisite ou la récréation de Rocket Ship Toys, où les plus courageux du public sont invités à faire les chœurs. L’insouciance qui ressort de la version studio des morceaux est plus que jamais présente en live, où l’on sent vraiment que les quatre musiciens sont là pour s’amuser et faire partager un moment, synonyme de parenthèse enchantée. D’ailleurs les quelques têtes blondes présentes ce soir sont aussi captivées, ne serait-ce que par ces quelques notes de glockenspiel. De l’enfance à l’adolescence, il n’y a qu’un pas que franchit le groupe emmené cette fois par une voix masculine, pour une reprise de Pretty Fly (For A White Guy), totalement réapproprié à l’univers du quatuor. Une heure qui passe très vite. On aura voyagé entre la mélancolie de Winter Time, le break jazzy de Sugary Things (merci pour la dédicace C.). Et comme c’est une période de cadeaux, Oli & Sam offre une nouvelle compo, une ballade qui réchauffe sous son rythme bossa, Cha Cha, qu’on sera heureux de redécouvrir pour les futures soirées estivales. - Florian Antunes Pires -


Littératures

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SÉLECTION DE TEXTES

HISTOIRE

PHILOSOPHIE

MUSIQUE

Jean Yanne

Foires et marchés en Franche-Comté

L’amitié

Queen - The Complete Illustrated Lyrics

Le Cherche Midi

Alan Sutton

Eyrolles

On n’arrête pas la connerie

Michel Vernus et Daniel Greusard

Cyrille Bégorre-Bret

Queen

Backbeat Books Queen - Complete Works Georg Purvis

Titan Books

Un bon kilo de conneries est sorti avant les fêtes au Cherche Midi. Mais quand cette connerie est distillée avec tant de talent par le regretté Jean Yanne, on a envie de vous encourager à aller acheter ce gros bouquin dédié tout entier à l’art du comédien. Parce que jouer le beauf moyen préféré des Français, celui que l’on adore détester, ce n’est finalement pas donné à tout le monde. Surtout lorsque Jean Yanne, de son vrai nom Jean Gouyé, élève la mauvaise foi et le jemenfoutisme au rang d’art. « Le seul moyen de supporter la vie, c’est justement de la prendre comme un jeu ». Voici peut-être une clé de l’œuvre de Jean Yanne qui n’a cessé de poser sur ses contemporains un regard, certes acerbe, mais toujours lucide. Sur près de 500 pages bien tassées, bons mots, citations, textes plus longs, extraits d’interviews condensent quelques grands traits de la pensée de Jean Yanne, une véritable philosophie de la part d’un artiste qui n’a toujours fait que pointer chez ses compatriotes ce qu’euxmêmes ne voulaient pas voir. Jean Yanne, fin observateur qui fait son miel de la connerie de ses contemporains, comme il l’écrit si bien lui-même. - Dominique Demangeot -

MUSIQUE

Neil Young, une autobiographie Neil Young

Michel Laffont

On connait tous Neil Young, auteur d’albums indispensables et qui marqueront l’histoire du rock à jamais (Harvest en tête). Une carrière musicale qui commence à la fin des années 60 avec la notoriété naissante de Buffalo Springfield, les premiers pas en solo ensuite ou avec Crazy Horse ou Crosby, Stills & Nash. Une carrière qui n’a eu de cesse d’évoluer et qui encore maintenant atteint des sommets (Psychedelic Pill). En revanche, on connait moins Neil Young l’homme. Très discret, avare en promotion et en interviews qu’il n’aime pas, à 66 ans, le Canadien pense que le moment est venu de se révéler plus et de raconter son histoire. Un homme hyperactif, père de deux enfants handicapés, qui a su mener carrière et vie de famille de front, avec l’aide d’une épouse formidable. Cette autobiographie, loin de la conformité qu’en peut se faire d’une telle entreprise, n’est pas une chronologie d’évènements, mais Neil Young s’en sert

Au XXe siècle, le visage des foires et des marchés s’est considérablement transformé. Lieux de rencontre entre mondes urbain et rural, où l’on trouve des produits divers et des individus de toutes origines, foires et marchés, s’ils ont chacun leurs spécificités, sont aussi des temps forts de la vie sociale. Michel Vernus et Daniel Greusard retracent l’évolution de ces lieux de négoce dont on recense l’existence dès le XIIe siècle à Dole. En plein développement au XVIIIe siècle, à une période d’expansion économique et démographique, foires et marchés bénéficient de la densification du réseau routier. Supervisés par les seigneurs religieux ou laïques, par le roi et enfin les préfectures, ils sont relatés dans les almanachs très prisés du monde rural, puis par la presse locale et régionale. Les auteurs en décrivent toutes les facettes, dans cet ouvrage fort documenté qui constitue aussi un joli voyage à travers les coutumes d’antan. Avec le déclin du monde rural, les foires perdent du terrain dans les années 60, mais certaines villes comme Vesoul ou Bletterans font perdurer ces événements, qui font partie intégrante de notre histoire. - Paul Sobrin -

plus pour porter un regard sur le passé et le présent. On trouve alors un témoin du mouvement hippie, l’époque où tout se passait du côté de Laurel Canyon. Le livre montre également un homme ancré dans son époque, préoccupé par les nouvelles énergies (son prototype LincVolt) ou le devenir de l’industrie musicale (PureTone). Entrecoupée d’anecdotes savoureuses (l’histoire d’un corbillard, d’un tour bus qui brûle ou d’une rencontre avec Charles Manson), Neil Young - Une Autobiographie n’oublie pas l’essentiel : la musique. Le Canadien revient sur sa carrière, ses albums, leur contexte (l’enregistrement chaotique de Tonight’s The Night), ses fidèles lieutenants maintenant disparus (Dany Whitten, David Briggs, Ben Keith). L’homme est toujours resté fidèle à une philosophie du « je me fous de ce que les autres vont penser, je fais ce que je veux », ce qui lui aura valu quelques problèmes avec une major (la période Geffen). Une philosophie qu’il n’aura pas eu le temps de faire partager à Kurt Cobain, à son grand désarroi. Écrit avec simplicité, plein d’humour et d’autodérision, ce livre se lit autant qu’il s’écoute, on ne peut s’empêcher de réécouter une pierre de cette discographie imposante à la fin de chaque chapitre. Et s’il y a une chose à retenir: « Hey Hey, My My. Rock’n’Roll will never die ». - Florian Antunes Pires -

Les éditions Eyrolles poursuivent leur collection autour de la philosophie en proposant un nouveau volume consacré à l’amitié. Cyrille Bégorre-Bret se penche sur ce sentiment parfois proche de l’amour, que de nombreux philosophes ont traité depuis l’Antiquité. Si l’ouvrage s’adresse aux amateurs, et bien sûr aux lycéens de Terminale et étudiants, il ne fera pas fuir le lecteur lamba. Au travers d’une mise en page sobre mais aérée, et plusieurs parties structurées, l’auteur extrait de 2000 ans de philosophie les concepts clés en rapport avec l’amitié, vue tour à tour comme un simple contrat ou une véritable fusion entre deux êtres. Il faut dire que l’amitié est une notion pour le moins complexe, du fait de cette relation parfois ambigüe avec l’amour. La conception que l’on a de l’amitié a évolué au fil du temps, et l’ouvrage est aussi l’occasion de réviser ses bases puisque l’auteur en profite pour rappeler les grandes lignes des travaux de grandes philosophes, puisant aussi parfois ses exemples dans la littérature. L’occasion d’étudier d’autres notions comme le bonheur chez Aristote, la morale chez Kant ou encore le féminisme chez Beauvoir. - Marc Vincent -

ROMAN

Le roman d’Ernest et Célestine Daniel Pennac

Casterman

Célestine vit dans le monde d’en bas avec les autres souris. Ernest vit dans le monde d’en haut avec les autres ours. Les souris et les ours ne se côtoient pas, c’est un fait et cela ne peut être autrement. Daniel Pennac adapte l’histoire de l’illustratrice belge Gabrielle Vincent et reprend le flambeau d’une histoire d’amitié entre un ours et une souris. Il y a d’abord leurs vies séparées. Célestine appartient à la catégorie des souris qui portent un sac à dos blanc. Ce sont celles qui doivent se rendre dans le monde d’en haut afin de ramasser les dents des petits oursons. Une fois leur mission terminée, les souris rapportent leur butin au dentiste du monde d’en bas qui peut réparer les dents des souris. Ernest habite seul dans sa maison au fond des bois. Un jour, il décide de se rendre en ville afin de trouver de la nourriture. Amateur de musique, il se met alors à jouer dans la rue afin de ramasser quelques pièces et pouvoir s’acheter des pots de miel. Célestine se rend quant à elle chez Georges et Lucienne car leur fils Léon a perdu sa dent et doit la mettre sous son oreiller cette nuit. La

Voici deux ouvrages à réserver aux fans du quatuor britannique. S’ils ne sont pas encore traduits en français, et donc difficilement dénichables en librairie, ils n’en demeure pas moins qu’il s’agit ici de deux petites bibles indispensables à tout Queenophile qui se respecte. Le premier, The Complete Illustrated Lyrics, reprend de manière exhaustive les paroles de toutes les chansons écrites par la diva Freddie et ses trois acolytes, chaque morceau étant accompagné de photographies souvent rares ou inédites, ainsi que de reproductions de paroles manuscrites. Le second ouvrage, Complete Works, est encore plus monomaniaque puisqu’il passe au crible chaque album, chaque tournée mais également chaque morceau composé durant la carrière du groupe de rock le plus baroque de l’histoire. Un guide sans aucune image mais bourré d’anecdotes, détails divers jusqu’aux dates de sorties dans les différents pays, proposant même des infos sur des morceaux laissés de côté... Un impressionnant travail de recherche. - Dominique Demangeot -

petite souris adore dessiner, elle décide donc de dessiner la dent que le petit Léon a perdu. Mais par inadvertance, elle fait tomber son pinceau et la famille découvre avec horreur qu’une souris est dans leur maison. Ils décident de la chasser et la petite Célestine se retrouve dans la poubelle de Georges et Lucienne... Quant aux habitants, ils n’aiment pas la musique d’Ernest et le prient d’arrêter, certains ours décident même d’appeler la police afin de le chasser. Ernest a toujours faim et n’a aucune pièce pour acheter des caramels ou encore des pots de miel. Il se dit qu’il aura peut-être un peu de chance en fouillant les poubelles des habitants. C’est en ouvrant la dix-septième poubelle qu’il découvre Célestine. C’est ainsi que l’ours et la petite souris vont se rencontrer et vivre de nombreuses aventures, ces deux êtres, qui n’étaient pourtant pas faits pour se rencontrer, prenant vie grâce à la verve de Daniel Pennac. C’est d’ailleurs ce dernier qui s’est vu confier la délicate tâche de signer le scénario de l’adaptation cinématographique. Il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin... Le roman d’Ernest et Célestine... n’est pas écrit comme un roman, mais plutôt comme un dialogue où Ernest et Célestine se parlent au milieu de l’histoire, l’auteur qui raconte, ainsi que le lecteur qui s’interpose parfois au détour d’une phrase et donne son avis  : « Je suis le Lecteur ! Celui qui veut savoir ce qui se passe après  ». L’ouvrage, riche en rebondissements, convient au jeune public mais rappellera aussi aux adultes leurs contes d’enfants, mené de main de maître par l’auteur de Monsieur Malaussène, qui sait choisir les mots justes pour s’adresser en toute simplicité aux enfants, les faisant passer du rire aux larmes - et nous avec ! -. - Caroline Vo Minh -


Cinéma 2 janvier

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L’homme qui viendra de Giorgio Diritti Drame

Le Monde de Charlie De Stephen Chbosky Comédie dramatique

avec Maya Sansa, Alba Rohrwacher Récit du massacre de Marzabotto qui eut lieu durant la seconde guerre mondiale.

Avec Emma Watson, Paul Redd Un jeune lycéen a du mal à s’intégrer dans son nouveau lycée. Deux élèves de terminale décident de devenir amis avec lui.

Pauvre Richard

de Malik Chibane Comédie avec Frédéric Diefenthal, Elsa Lunghini Deux amis vivent dans un quartier de banlieue où tout le monde se connait. Leur vie va basculer lorsque l’un des deux gagne à la Loterie Internationale.

Foxfire, confessions d’un gang de filles De Laurent Cantet Drame

Avec Raven Adamson, Katie Coseni Des adolescentes créent une société secrète afin de se venger des humiliations qu’elles subissent.

Django Unchained le 16 janvier

Mon père va me tuer De Daniele Ciprì Comédie

Avec Toni Servillo, Giselda Volodi Une famille pauvre de Palerme perd sa famille lors d’un règlement de compte de la Mafia.

Le Roi du curling De Ole Endresen Comédie

Avec Atle Antonsen, Linn Skåber Une ancienne star du curling est interdite de compétition pour troubles obsessionnels compulsifs.

Yossi

De Eytan Fox Drame Avec Ohad Knoller, Oz Zehavi Un jeune cardiologue rencontre des militaires dans le sud de Tel Aviv.

La Stratégie de la poussette De Clément Michel Comédie

Avec Raphaël Personnaz, Charlotte Le Bon Un jeune trentenaire doit s’occuper d’un bébé et en profite pour reconquérir la femme de sa vie.

Gimme the Loot De Adam Leon Drame

Comme un lion

Avec Ty Hickson, Zoë Lescaze Deux jeunes graffeurs se donnent pour défi de tagguer la pomme géante du Shea Stadium.

De Samuel Collardey Drame avec Jean-François Stévenin, Mytri Attal Un jeune sénégalais de 15 ans est recruté par un agent pour intégrer un club de foot.

9 janvier

16 janvier

Selkirk, le véritable Robinso Crusoë

Alceste à bicyclette  De Philippe Le Guay Comédie

De Walter Tournier Animation Un jeune corsaire est abandonné sur une île déserte et découvre la vie en pleine nature.

Les Jeux des nuages et de la pluie De Benjamin Lajarte Drame

Avec Hiam Abbass, Audrey Dana Plusieurs destins vont se croiser en 24 heures : une mystérieuse femme chinoise, un couple de magiciens, une serveuse, un cadre chinois et un détective américain.

The Master

avec Fabrice Luchini, Lambert Wilson Un grand comédien a mis fin à sa carrière et vit des jours paisibles sur l’Ile de Ré. Un confrère souhaite pourtant l’embaucher pour interpréter Le Misanthrope.

Ultimo Elvis

de Armando Bo Drame avec John McInerny, Griselda Siciliani Carlos Gutiérrez joue le rôle d’Elvis, au travail comme sur scène.

De Paul Thomas Anderson Drame avec Joaquin Phoenix Un jeune homme devient le bras droit du fondateur d’une nouvelle religion dans les années 50 aux États-Unis.

Django Unchained

de Quentin Tarantino Western avec Leonardo DiCaprio, Samuel L. Jackson Django devient chasseur de primes de première classe et élimine les mauvais garçons pour le profit.

Paradis : Amour De Ulrich Seidl Drame

avec Maria Hofstätter, Gabriel Mwarua Sur les plages du Kenya, les Européennes sont appelées les « sugar mamas ».

Paulette

de Jérôme Enrico Comédie avec Bernadette Lafont, Carmen Maura Paulette ne parvient pas à vivre avec sa petite retraite et décide de se lancer dans la vente de cannabis.

Aujourd’hui

De Alain Gomis Drame avec Aïssa Maïga, Saül Williams Satché vit sa dernière journée. Il va alors parcourir un voyage intérieur  : son enfance, sa maison maternelle, ses amis d’adolescence…

Une histoire d’amour De Hélène Fillières Drame Maniac

De Franck Khalfoun Horreur Avec Elijah Wood, Liane Balaban Le timide propriétaire d’une boutique de mannequins fait la connaissance d’une jeune artiste.

avec Benoît Poelvoorde, Laetitia Casta Une jeune femme devient la maîtresse d’un homme qui l’initie au maniement des armes.

Alceste à bicyclette le 16 janvier

Tu honoreras ta mère et ta mère de Brigitte Roüan Drame

avec Nicole Garcia, Eric Caravaca Une femme se rend en Grèce pour organiser le traditionnel festival avec ses quatre fils. Mais celui-ci est annulé.

Un Prince (presque) charmant De Philippe Lellouche Comédie dramatique avec Vahina Giocante, Vincent Perez Un carriériste pressé croise la route d’une jeune femme libre.

L’Homme aux poings de fer De RZA Action

Avec RZA, Russell Crowe Un forgeron est spécialisé dans la confection d’armes de poings dans la Chine féodale.

Renoir

De Gilles Bourdos Drame Avec Michel Bouquet, Christa Theret Auguste Renoir fait la connaissance d’Andrée. Elle sera son dernier modèle.

Une histoire d’amour le 9 janvier

La Parade

de Srdjan Dragojevic Comédie dramatique avec Nikola Kojo, Milos Samolov Un parrain de Belgrade doit assurer la sécuriré de la première Gay pride de Serbie.



Diversions Alsace janvier février 2013