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Aire Urbaine Mensuel d’information de l’Aire Urbaine

#54

Aire Urbaine

Culture et actualité

septembre 2013

ARTISANAT Anne Thiellet, céramiste raku - MÉDIAS Les Infos du Sport CULTURE MA scène nationale dans le Pays de Montbéliard - Le Moloco - Le Granit Le Salon de Musique - Détonation à La Rodia La Filature de Mulhouse - L’ED&N à Sausheim Nouveau parcours Moyen-Âge et Renaissance au Musée des Beaux-Arts de Dijon + l’Agenda du mois / Chroniques CD, Livres / Sorties Cinéma


● 800 repas «Saveurs» au prix de 7 ou 10,00 € (boisson non comprise) ● Jus de pomme pressé sur place, dans l’atelier municipal ● Dégustation de produits, démonstration et fabrication de produits du terroir ● Animations : manège à l’ancienne (1,50 € le tour !), montgolfière, concert musical, quizz, spectacle équestre… ● Exposition de l’Association Bisontine de Pomologie, exposition de champignons par l’association SHND, Syndicat apicole du Doubs

● NOUVEAU ! Prix du Super exposant !

● 150 bénévoles mobilisés, avec le concours de la commune de Pouilley-Français ● Un village artisan comprenant plus de 35 artistes sur la place de l’église ● Un espace bio avec plus de 20 exposants ● Entrée gratuite, parking 1 euro pour l’organisation et la sécurité de la foire Le samedi 5 octobre de 9h à 18h, aura lieu une des premières manifestations gastronomiques de la région et du département du Doubs, et cela depuis 23 ans ! Organisé par l’Association Foire aux Saveurs d’Automne, cette manifestation offre un étonnement, un moment de flânerie culinaire pour tous les amoureux de produits gastronomiques. S’appuyant sur l’originalité, la qualité des produits présentés et une organisation sans faille, c’est le rendez-vous de milliers de connaisseurs qui viennent déguster et redécouvrir certains produits…

Une ambiance conviviale de marché authentique à l’ancienne !

● Plus de 15 000 visiteurs fidèles viennent faire leurs provisions chaque année ● Plus de 170 exposants, en grande partie de la région ● Des produits gastronomiques et des produits bio ● Des milliers de courges et potirons multicolores ● Une manifestation authentique et exceptionnelle basée sur la qualité naturelle de ses produits et de ses exposants, ● Une ambiance d’autrefois dans un petit village de 800 habitants à 10 minutes de Besançon ● Une revalorisation de notre terroir et de notre patrimoine

Contact et information :

Yves Maurice – 3, rue de la Fontaine - 25410 Pouilley-Français http://association-foire-aux-saveurs-d-automne.fr Président de l’Association Foire aux Saveurs d’Automne - 03 81 87 75 19 / 06 85 05 23 86 - y-maurice@wanadoo.fr


Aire Urbaine diversions-magazine.com

cultures sorties société

#54 #26

Aire Urbaine AGENDA - 4 ARTISANAT - 5

Anne Thiellet, céramiste raku

MÉDIAS - 5

Les Infos du Sport

Diversions - Edition Aire Urbaine Journal d’information gratuit 1, rue de Vittel 25000 Besançon 03 81 87 40 05 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

septembre 2013

CULTURE - 6

MA scène nationale dans le Pays de Montbéliard La deuxième saison du Moloco Le Granit à Belfort Le Salon de Musique Détonation à La Rodia

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Florian Antunes Pires, Lucie Brownie, Frédéric Dassonville Dominique Demangeot, Simon Grangereau, Sébastien Marais, Paul Sobrin, Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 - diversions@orange.fr

DANS LE HAUT-RHIN - 11 La Filature a 20 ans L’ED&N à Sausheim

EN BOURGOGNE - 12

Nouveau parcours Moyen Âge et Renaissance au Musée des beaux-arts de Dijon

CHRONIQUES CD - 13 CHRONIQUES LIVRES - 14 CINÉMA - 15

Dépôt légal : septembre 2013 © Diversions 2013 Imprimé en Espagne ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur l’Aire urbaine (près de 50 communes) à 45.000 exemplaires Prochaine parution : Jeudi 26 septembre 2013


Diversions

Le journal de l’Aire Urbaine, culture et actualité

AUDINCOURT Espace Japy 7 et 8 septembre : Campagne à la Ville - Salon produits de la ferme

Tour 46 Jusqu’au 14 octobre : Exposition « Km/h - Utopies automobiles et ferroviaires » - Art moderne / contemporain

Le Moloco 5 septembre à 20h30 : The End, Jukebox de l’impossible 14 septembre à 21h : Noizegate #2 : Da Octopusss + Christine + Hantise + Valy Mo + DJ Pone - Electro 21 septembre à 20h30 : Fuck you i’m a DJ #1 – Soirée DJ 27 septembre à 19h : Karell – Chanson

BETHONCOURT L’Arche 1er septembre à 15h : Présentation saison jeune public, ateliers créatifs parents-enfants et goûter partagé

BEAUCOURT Foyer Georges Brassens 20 septembre à 20h30 : Graeme Allright - Country

BELFORT Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort 21 septembre à 15h : Made In Belfort - Pièce participative pour 99 danseurs amateurs et 5 danseurs professionnels de Joanne Leighton - Lieu à déterminer. Plus d’informations sur www.ccnfc-belfort.org La Citadelle de Belfort Jusqu’au 30 septembre : Exposition  « La ville de Gigogne » de Lizou Zeller Jusqu’au 28 janvier 2014 : Exposition « Fortifications de papiers »

Le Granit 26 septembre à 20h : Orchestre symphonique de Berlin (Maison du Peuple) - Classique Du 28 septembre au 3 décembre : «Flying Shadows» (galerie et petite salle) 27 septembre à 18h : Vernissage - Exposition La Poudrière 12 septembre  dès 18h30: Soirée hommage à Johnny Cash - Conférence et concert

La Voile Sucrée Jusqu’au 28 septembre : Exposition de Bernard Brugeron - Peinture

BOUROGNE 14 septembre : 4ème Marché du Monde 32 associations de solidarité internationale et des ONG + nombreuses animations

DELLE Maison des Remparts 20 septembre à 21h: Jazz d’Ici : Kauffmann Aubert Quartet + Philippe Poirot Trio - Jazz 21 septembre à 20h30 : Bistrot Brassens chez Léon et Margot - Chanson MONTBÉLIARD Arthotèque 13 septembre dès 20h : Soirée d’ouverture de la saison culturelle Du 13 septembre au 11 octobre : Exposition Julien Breton - Calligraphies lumineuses

Les Bains Douches 3 septembre à 20h : Présentation de saison avec apéro-concert 21 septembre à 20h : A Queen Of Heart (Rosemary Standley) - Chanson, music-hall Le Théâtre 6 septembre à 18h : Présentation de saison, visite historique et technique du théâtre et apéritif Scène numérique 17 septembre à 18h : Présentation de la programmation avec un focus sur le festival Ars Numerica en novembre

SOCHAUX La Mals 8 septembre à 17h : Présentation de saison, découverte des coulisses... 28 septembre à 20h : Panorama par la Cie Philippe Decouflé - Danse

« Km/h - Utopies automobiles et ferroviaires » à Belfort et Montbéliard Reynold Arnould (Havre, 1919 – Paris, 1980) - Sans titre de la série Portraits d’automobiles -Vers 1954-1957, crayon feutre et gouache - Coll. Musée national d’Art moderne – Centre Georges Pompidou, Paris, n° inv. AM2000 - 218 (68) © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN - Grand Palais / image Centre Pompidou, MNAM-CCI

L’agenda du mois

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Culture et actualité dans l’Aire urbaine

Artisanat Anne Thiellet, céramiste Raku Si Anne Thiellet vit à Saint-Seine-en-Bâche, en Côte d’Or, juste à la frontière avec le Jura, elle fait pourtant bien partie de l’association Métiers d’Art en Franche-Comté. C’est dans une ancienne ferme qu’elle confectionne ses céramiques raku, dont l’aspect, très reconnaissable, est dû à leur mode de cuisson particulier.

La barbotine

© Diversions

Le raku est une technique de cuisson japonaise qui s’est développée au XVIe siècle. Ici, la cuisson de l’émail est particulière car les pièces ne refroidissent pas à l’intérieur d’un four comme dans la poterie traditionnelle. Il y a d’abord une première cuisson, appelée cuisson biscuit, qui permet la transformation de la matière. Les pièces sont ensuite trempées dans un bain d’émail qui peut être transparent pour conserver la teinte de la terre, ou coloré avec des oxydes. Anne Thiellet avoue quant à elle une prédilection pour le vert et le rouge, ainsi que le blanc.

La première étape est la confection de la pièce à partir de boudins de terre. Vient ensuite celle de la décoration. L’artisan fait des réserves à la cire pour les parties qu’elle ne souhaite pas émailler. Protégées, ces parties ne seront pas recouvertes lorsqu’elles seront trempées dans le bain d’émail. Dans un deuxième temps, les pièces sont enfournées à 900 / 1000 degrés, avant d’être ressorties du four lorsque l’émail est en fusion. Un choc thermique se produit alors, provoquant le craquellement de l’émail. L’artisan place alors les pièces encore chaudes dans des bassines remplies de copeaux de bois. « Avec la chaleur de la pièce, les copeaux s’enflamment et de la fumée se dégage », explique Anne Thiellet. « C’est la fumée qui va noircir la terre et faire apparaître les craquelures ». Ce sont ces craquelures qui font que chaque pièce de céramique raku est unique, ces dernières étant de plus montées à la main. Mais avant de chauffer les pièces, il faut cependant les confectionner ! Anne Thiellet

travaille à partir de petits boudins de terre qui lui permettent de monter sa pièce, soit en cylindre, soit en rond... L’artisan utilise un tour pour concevoir ses objets, et quelques outils comme des couteaux pour graver les décorations qui les orneront. Anne Thiellet produit principalement des pièces décoratives, boîtes, vases, quelques personnages également. Si en treize ans, son travail a évolué, elle se consacre particulièrement au thème de la boîte. Anne remportait en mai dernier le deuxième prix du concours organisé à l’occasion du marché des potiers créateurs, qui s’est tenu place Granvelle à Besançon. - Dominique Demangeot -

Anne Thiellet - Potier céramiste raku 9 rue Berger - 21130 Saint-Seine-en-Bâche (à 13 minutes de Dole) www.ceramiquesraku.com

© Diversions

© Diversions

Pièces avant l’émaillage

Les chutes de terre ou les pièces abîmées sont placées dans un seau d’eau, ce qui permet au céramiste de les récupérer pour créer de nouvelles pièces. Mise à sécher sur des carreaux de plâtre, la terre peut ensuite être retravaillée. La barbotine peut être également utilisée pour coller des pièces entre elles. Quant à l’origine du nom, elle ne fait pas vraiment de mystère. C’est le mouvement du bâton ou de la cuillère de l’artisan dans la terre mouillée qui fait référence à l’action de barboter...

Médias Les Infos du Sport Chaque week-end, le sport amateur est florissant en Franche-Comté. Des milliers de pratiquants, dans des disciplines très diverses, s’affrontent dans les nombreux tournois francs-comtois et inter-régionaux. Partant du constat que les médias locaux ne sont pas en capacité de tout couvrir, Damien Bonnefoy, de l’agence de communication 8ème Citoyen, a eu l’idée de fonder un site qui traiterait de l’actualité des clubs amateurs de la région.

Une vingtaine d’étudiants sont envoyés dans des clubs amateurs de la région pour apporter leurs compétences en matière de communication, marketing, événementiel et administration. « Ils ont tous des diplômes sportifs », souligne Damien. « Des BPJEPS, des Diplômes d’Entraîneur Professionnel, mais pas d’expérience en entreprise ». Il est très difficile pour les clubs amateurs de pérenniser les emplois avenir leur permettant d’embaucher des entraîneurs. La nouvelle formation en marketing du sport mise en place à l’ECM bénéficie d’une part à l’étudiant, qui se voit offrir l’opportunité d’une réelle expérience

© Les Infos du Sport

Ancien élève de l’ECM - École de Commerce et Management - de Besançon, Damien s’est naturellement tourné vers son lieu de formation lors du montage de son projet. « Le directeur de l’ECM, Éric Amiotte, m’a aidé à mettre en place le site internet, qui a été créé gracieusement par la société Aménothès Conception », nous explique Damien. La participation de l’ECM à ce projet est d’autant plus naturelle qu’une option Marketing du sport - Rédacteur Web est proposée à l’école.

Le site Lesinfosdusport suit chaque semaine l’actualité des clubs sportifs en Franche-Comté d’entreprise - via l’alternance proposée à l’ECM -, et d’autre part au club qui se voit conseillé dans le domaine de la communication et du marketing, le point faible très souvent des structures amateures. Pour les sponsors également, l’opération s’avère intéressante car en matière de visibilité, un petit club qui attire quelques dizaines ou centaines de spectateurs lors de ses matches, verra la visibilité pour ses sponsors potentiellement accrue car sur le site internet des Infos du Sport, les audiences des différents clubs s’ajoutent les unes aux autres. Chaque étudiant assure 15 à 20 heures

d’encadrement dans son club, et consacre en outre une quinzaine d’heures aux actions de communication - sponsoring, marketing, administration, etc. -.

Un site communautaire

Les infos du Sport est un portail communautaire composé d’une trentaine de clubs possédant leurs sites propres. Chaque publication d’une actualité est automatiquement basculée sur lesinfosdusport.com. Une quinzaine de clubs possèdent également un blog hébergé sur les infosdusport, « seul site en FrancheComté qui couvre l’actualité sportive dans sa globalité », explique Damien Bonnefoy.

Si les disciplines sportives représentées sont très diverses, de la lutte au handbal, du tennis à l’athlétisme, les sports collectifs, et le football en particulier, tiennent pour l’instant le haut du pavé. Le site recherche cependant des volontaires, amateurs de sport, pour venir renforcer les rangs. Ce peut être simplement la communication des résultats d’un match, une interview réalisée en bord de terrain, etc. En matière de foot, certains matchs sont même déjà commentés en live, grâce à la rapidité permise aujourd’hui par le net - mail, Facebook, Twitter, etc. -. Toutes les bonnes volontés sont bienvenues, du moment que la passion soit là ! - Dominique Demangeot -

www.lesinfosdusport.com


Culture et actualité dans l’Aire urbaine

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Spectacle vivant MA scène nationale dans le Pays de Montbéliard La nouvelle saison culturelle à la scène nationale du Pays de Montbéliard voit l’intégration de la salle de la Mals à Sochaux. L’occasion pour le directeur Yannick Marzin d’élargir encore le public et les possibilités de diffusion. La capacité d’accueil de la Mals permettra ainsi de programmer des spectacles d’envergure comme Panorama de Philippe Decouflé, florilège de trente années de création chorégraphique, éclectique et exubérante.

La saison 2013-2014 débutera en chanson

Et puisque MA scène nationale s’envisage à l’échelle d’un territoire, les fameuses Escapades seront reconduites, une occasion d’aller rencontrer les artistes dans divers lieux du Pays de Montbéliard, que ce soient les Comme Bach de l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté au temple d’Audincourt, le désormais traditionnel concert de Nouvel An à l’Axone ou encore la douce voix jazzy de Susie Arioli à la Maison Pour Tous de Beaucourt. Les trois temps forts que sont Ars Numerica, Europe en Scènes et Green Days sont reconduits eux aussi dans le Pays de Montbéliard. En novembre Ars Numerica, pour sa deuxième édition, poursuivra son exploration de la frontière entre l’art et les nouvelles technologies. En avril 2014, la collaboration avec la scène nationale de Belfort sera à nouveau d’actualité, pour mettre en place une programmation à l’échelle de l’Aire urbaine. Un regard sur la création féminine en Europe du côté du Pays de Montbéliard, et sur la création suisse sur le territoire belfortain. Enfin la saison se clôturera, comme la précédente, avec le festival Green Days, durant lequel des artistes d’horizons divers sont invités à venir investir la nature.

© Christian Berthelot

Yannick Marzin tient à s’entourer de compagnons artistiques, qui non seulement créent sur le territoire, mais vont également à la rencontre du public à travers ateliers et autres projets participatifs. Cette année encore, le chorégraphe Sylvain Groud et le metteur en scène Guillaume Dujardin seront de la partie. Cédric Orain rejoint cette plateforme créative. Ce dernier voyagera notamment dans l’agglomération en octobre avec son spectacle En attendant la nuit, adaptation très libre de l’Odyssée d’Homère, un théâtre d’objet et de marionnettes à voir en famille dès 8 ans. Cédric Orain créera également The Scottish Play, pièce peu connue de Shakespeare, en novembre. La création théâtrale nous mènera également dans les univers comiques de Feydeau avec Le système Ribadier en octobre et d’Ionesco en novembre avec Le roi se meurt, le souverain étant interprété ici par Michel Bouquet. D’autres pièces comme Martyr, du jeune dramaturge allemand Marius von Mayenburg, abordent des questions toutes actuelles, comme ici en rapport avec l’adolescence et la religion.

acrobaties de la compagnie Circa - le 11 octobre à la Mals -, ou encore celles de Mélissa von Vépy qui se transformera en marionnette humaine en janvier prochain.

Panorama de Philippe Decouflé, le 28 septembre à la Mals La danse se teintera tour à tour du rouge sang du flamenco - le 4 octobre à la Mals avec la danseuse Eva Yerbabuena -, et des couleurs multiples du hip hop avec Yo Gee Ti à voir le 15 octobre au Granit de Belfort et The Roots de Kader Attou en février. Notons encore en décembre la collaboration entre Ambra Senatore et le dramaturge Fabrice Melquiot, qui explorent la frontière entre humanité et animalité, et un hommage à Noureev à l’occasion de l’anniversaire de sa disparition.

le 21 septembre dès 20 heures avec la venue de Rosemary Standley - la voix de Moriarty - qui revisitera les standards de quelques icônes féminines telles Billie Holiday ou Nancy Sinatra, convoquant les mélodies éternelles de Kurt Weill, Bryan Ferry et Poulenc, entre autres compositeurs. Citons encore la lumineuse An Pierlé, qui s’avancera d’un pas feutré sur les planches des Bains Douches en mars prochain, l’incontournable Higelin et, quelques générations plus tard, Albin de la Simone. Chansons arabe, irlandaise ou mandingue - avec la venue de Salif Keita en avril - seront aussi au programme.

- Dominique Demangeot -

www.mascenenationale.com

MA scène nationale, ce seront aussi les

Musiques actuelles La deuxième saison du Moloco Le Moloco, espace musiques actuelles du Pays de Montbéliard, entame dès septembre sa deuxième saison. C’est le 5 septembre que le coup d’envoi est donné avec une soirée des Productions de l’Impossible, en entrée gratuite. Le Moloco poursuit en effet ses collaborations avec des associations de l’agglomération, qui ont l’opportunité de programmer des soirées concerts.

Reverend Beat Man

Kellylee Evans Après une «Halloween Party» le 31 octobre, qui bénéficiera d’une décoration spéciale et de stands de coiffure et de maquillage gérés par l’équipe du Bloody Week-end, invitant notamment l’homme orchestre Reverend Beat Man, le public pourra se rendre à une soirée Beatbox le 9 novembre avec Ezra qui présentera son nouveau spectacle Bionic Orchestra 2.0. L’artiste, qui a notamment accompagné Camille en tournée, a mis au point un gant interactif lui permettant de contrôler un orchestre virtuel. Au programme également, du métal tout ce qu’il y a de plus brûlant avec le 11 octobre

les Marseillais de Dagoba, qui sortaient en mai dernier leur nouvel album. Ils seront précédés du jeune groupe héricourtois Slaughterers. Du métal, nous passerons le 19 octobre au hip hop lucide et conscient de Médine, qui sera la tête d’affiche du festival Urban Session. Le Moloco invite également l’artiste casqué Cascadeur le 14 novembre, qui vient de sortir fin aôut son deuxième album Ghost Surfer, opus qui montre une nouvelle facette de sa pop onirique, aux arrangements qui s’étoffent encore, à en croire le premier single sorti en juillet. Le public pourra découvrir un peu plus tard, le 26 novembre, lors d’une soirée aux Bains Douches en partenariat avec MA scène nationale, la jeune chanteuse jazz soul Kellylee Evans. Citons encore la venue de Fumuj le 30 novembre, sa musique fusion étant conviée dans le cadre du Festival de la BD, et une soirée scène française - et locale ! - le 6 décembre avec un plateau réunissant Tock’art, Alfred Massaï et Maggy Bolle.

© DR

L’association skate/BMX, All90, invitera quant à elle Tha Trickaz et D-Bangerz entre autres artistes, pour une soirée electro hip hop le 26 octobre.

Programmation complète : www.lemoloco.com

© Yoshiko Kusano

La prochaine soirée Keep The Faith se déroulera le 4 octobre prochain, pour une nouvelle incursion dans l’univers des sixties avec au programme la venue - ou plutôt le retour - de Roy Ellis aka Mr Symarip qui avait fait partie des artistes ayant inauguré le Moloco en septembre 2012. Il sera accompagné des 65 Mines Street et de leurs trois compères aux cuivres : The Magic Three.

- Dominique Demangeot -

© DR

Plusieurs soirées seront ainsi, une fois encore, programmées par des associations, à l’image de celle du 14 septembre. L’association Eye Of The Dead conviera l’un des membres du groupe de turntablistes Birdy Nam Nam, DJ Pone, qui proposera un mix electro. À retrouver également d’autres formations electro dont le duo Christine et Da Octopuss. On retrouvera l’association la semaine d’après pour la célébration de son septième anniversaire et sa première soirée «Fuck You I’m DJ» : un tournoi qui propose à tout un chacun de venir passer trois morceaux sur scène. Des lots sont à gagner.

Les apéros concerts, moments plus intimistes, sont également reconduits, conviant ce premier trimestre Karell, dès le 27 septembre, qui répète dans les studios du Moloco.

Cascadeur


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Culture et actualité dans l’Aire urbaine

Spectacle vivant Le Granit à Belfort contrastes en invitant Les Arts Florissants en janvier, qui feront résonner la belle acoustique du Granit avec la musique de Monteverdi, mais aussi Bells are ringing, comédie musicale dans la grande tradition de Broadway, pour laquelle le metteur en scène Jean Lacornerie a monté spécialement une troupe française. Au sein de cette programmation musicale, le jazz n’est pas en reste avec la venue d’artistes aussi divers que la chanteuse Youn Sun Nah, le trompettiste Paolo Fresu ou encore le pianiste Roberto Fonseca.

En juin dernier, le directeur du Granit Thierry Vautherot présentait la nouvelle saison de la scène nationale de Belfort, dont le premier spectacle sera donné le 26 septembre avec la venue de l’Orchestre symphonique de Berlin. Si ce concert inaugural est programmé dans le cadre du Festival de Musique Besançon Franche-Comté, on changera ensuite de ton avec la venue de Sanseverino le 4 octobre à la Maison du Peuple. Il effectue son retour sur scène, en mode bluegrass cette fois, délaissant pour un temps le jazz manouche. Un début de saison contrasté pour le Granit, une programmation que Thierry Vautherot souhaite à l’image d’une époque, pour le moins houleuse elle aussi.

Mais aussi

Fabrique de théâtre

© DR

Le Granit demeure encore et toujours un lieu de création, une «fabrique de théâtre» comme l’explique Thierry Vautherot, qui accueille en son sein des compagnies créant leurs spectacles sur place. Un principe qui lui tient particulièrement à cœur, si bien que les plateaux du Granit et de la Coopérative seront occupés toute l’année par des créations. Le volet théâtral débutera le 9 octobre avec L’Ombre, nouvelle création de Jacques Vincey qui se base ici sur une nouvelle d’Andersen. L’histoire d’un vieux savant et de son ombre, séduits tous deux par une jeune femme. À travers le théâtre d’ombre et la vidéo, Jacques Vincey nous conte les aventures du scientifique dont l’ombre prend peu à peu le dessus sur lui. Si cette première création de la saison est classée dans la catégorie jeune public, Thierry Vautherot tient à préciser que plusieurs spectacles assureront cette année le lien entre les

Sanseverino le 4 octobre générations, si bien que plusieurs pièces pour le jeune public pourront être également appréciées par les adultes... Une bonne occasion pour aller au spectacle en famille, suivre Le Petit Poucet en forêt ou aller à la rencontre de Cendrillon, mis en scène par Joël Pommerat, à voir fin janvier. Pas moins de 13 pièces sont programmées cette saison au Granit, sans compter les 5 spectacles jeune public. Citons le retour d’Andrea Novicov pour la troisième année consécutive, l’occasion pour le Granit de poursuivre et même intensifier sa collaboration avec le Jura suisse. Thierry Vautherot souhaite en effet développer

dans les prochaines années la dimension transfrontalière. Requiem de salon sera créé cet été à Genève, avant de passer en mars prochain à Belfort, et de partir en tournée sous deux formes - une grande et une petite, cette dernière traversant le Jura suisse -. D’autres collaborations se noueront cette saison, avec MA scène nationale, à l’occasion notamment du festival Europe en Scènes qui revient au printemps prochain, ou encore avec le Théâtre du Pilier.

Une saison plus musicale

Le Granit accentue également sa programmation concerts, jouant là aussi des

Le Granit propose bien sûr également de la danse, avec la venue notamment de la compagnie Käfig de Mourad Merzouki, qui invite des danseurs taïwanais, une rencontre entre danse urbaine et contemporaine à suivre le 15 octobre à la Maison du Peuple. Le clown Emma, que le public du Granit connaît bien, sera également de retour avec son nouveau spectacle, une création préparée à Belfort dans laquelle l’artiste exorcise la mort, qui sera présentée du 3 au 7 décembre à la Coopérative. Citons encore une dernière création qui clôturera la saison du 29 mai au 1er juin prochain. Roméo et Juliette 3000 sera donné en extérieur, à l’arrière du Granit, un projet d’envergure mis en scène par Julien Travaillé qui mobilisera professionnels mais aussi amateurs des centres culturels belfortains, sans oublier des musiciens du Conservatoire. Un spectacle où le théâtre se mêlera à la musique. - Dominique Demangeot -

www.legranit.org

Musique classique Le Salon de Musique de jeunesse que le compositeur produira... à tout juste treize ans. Si les concerts au Château de Morvillars, dont les bénéfices sont reversés à des associations caritatives, se poursuivent en novembre, mars et mai prochains, le Salon de Musique retournera aussi cette saison à Pontarlier en janvier, pour une soirée au Théâtre du Lavoir. C’est le jeune et talentueux pianiste Adam Laloum - lauréat du prestigieux Concours Clara Askil - qui interprètera une sonate de Schubert.

Déjà la huitième saison pour l’association Le Salon de Musique, dont l’objectif premier est de promouvoir les jeunes interprètes internationaux. Le Salon de Musique programme des concerts sur toute la région Franche-Comté, avec également une incursion désormais traditionnelle en Alsace à La Coupole de Saint-Louis. Dans le Doubs, le Jura et le Territoire de Belfort, sans oublier la Haute-Saône, suivez la nouvelle saison du Salon de Musique !

© DR

Autre moment particulier à noter : le 4 octobre Valentine Buttard donnera un concert dans le studio du label Passavant Music, dans le village du même nom, à un quart d’heure au sud de Baume-les-Dames. Nouveau partenaire du Salon de Musique, le studio organise un concert dont les recettes des entrées aideront à financer le premier album de Valentine Buttard qui sera consacré à des compositions de Philippe Hersant ainsi qu’à

© DR

Les premiers rendez-vous sont donnés, comme il est de tradition, à l’occasion du Festival de Musique Besançon Franche-Comté. Les 21 et 22 septembre, respectivement dans les petites cités comtoises de caractère de Baume-lesMessieurs et Arc-et-Senans, huit jeunes solistes donneront pas moins de dix concerts, une formation éphémère pour deux journées d’Échappées musicales en compagnie de Schumann, Brahms, Beethoven entre autres compositeurs, sans oublier l’artiste en résidence Misato Mochizuki.

Valentine Buttard et l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté partageront la scène en avril Henri Dutilleux. Une souscription sera également lancée pour soutenir ce projet d’enregistrement. Le Passavant Studio jouit d’une très bonne réputation auprès des audiophiles, et des amateurs de musique classique et de jazz en particulier. La suite de la saison se partagera entre les partenaires fidèles, à l’image de l’Auditorium de Lure qui accueillera par deux fois le Salon de Musique, en novembre - récital de piano durant lequel on pourra retrouver David Violi - et en avril. Ce deuxième concert se déroulera également à Delle. Une série de concerts à citer en particulier puisqu’elle

marquera la première collaboration du Salon de Musique avec l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté, qui avancera sur la scène son ensemble de cordes, pour interpréter aux côtés de Valentine Buttard trois pièces de Mendelssohn dont un concerto, œuvre

D’autres rendez-vous sont d’ores et déjà programmés, notamment avec Les Scènes du Jura au théâtre de Lons-le-Saunier en décembre, pour un concert vocal de l’ensemble Aedes dédié à la période de Noël. En janvier, c’est à Arbois que l’on retrouvera, dans la salle du tribunal de l’hôtel de ville, la révélation du Festival de piano de Saint-Ursanne l’an dernier, Mikhail Sporov. Ce dernier interprètera des œuvres de Scriabin, Chopin et Liszt. - Dominique Demangeot -

Programmation complète du Salon de Musique : www.lsdmusique.com


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Réservez votre week-end du 26 au 28 septembre prochains. La Rodia, salle des musiques actuelles de Besançon, propose en effet trois jours de musiques actuelles et d’arts graphiques, des concerts et un projet vidéo original. Cette double page spéciale vous présente certains des groupes présents à l’occasion de ce nouveau temps fort de la rentrée culturelle bisontine, qui va tanguer entre rock et hip hop, électro et revival new wave. Détonation défriche les nouvelles tendances. Pas toujours évident en effet de s’y retrouver en 2013, parmi les dizaines de courants musicaux qui souvent s’enchevêtrent chez un même groupe, à l’image de formations hip hop comme les Mancuniens de Virus Syndicate, ou encore du jeune beatmaker toulousain Al’Tarba, ce dernier confessant une culture musicale aussi bien punk/hardcore que rap. En matière de métissage musical, ne manquez pas non plus les étonnants musiciens de Systema Solar, qui intègrent sans complexes dans leur shaker musical esthétiques modernes - électro, rap - et motifs des folklores latins. Pour bénéficier cependant d’un minimum de lisibilité, la programmation

fait apparaître tout de même trois esthétiques musicales sur les trois soirées, à savoir electro / swing le jeudi, pop / rock le vendredi et enfin tendance hiphop / dubstep / electro le samedi. Citons encore la venue de la nouvelle sensation rock française Fauve - dont vous trouverez ici une interview, à écouter dans son intégralité sur Radio Sud Besançon - www.radiosud.net -, sans oublier le retour des locaux de Cottow Claw, collectif qui avait présenté sa nouvelle création en décembre dernier à la Rodia. Le groupe sera d’ailleurs suivi

cette année par la salle. Le hall d’accueil proposera quant à lui, chaque soir, des DJ sets avec Sono Gringo le jeudi, Major Mayor et MFW le vendredi, et enfin Feetwan et Twenty Cents le samedi soir. - Dominique Demangeot -

Détonation, La Rodia, Besançon Du 26 au 28 septembre Programmation complète : www.larodia.com

ROCK FAUVE

Le groupe hexagonal a su imposer en quelques mois seulement son rock planant, accompagné de textes en français au rendu si particulier. Ceux qui considèrent la musique comme un exutoire d’abord pour eux-mêmes, ont su fédérer derrière eux une bonne base de fans. Les membres de Fauve nous content les vies des gens normaux, promettent « qu’on la vivra notre putain de belle histoire » et évoquent les Pixies comme une influence déterminante. Leur premier album, intitulé Blizzard, Fauve l’ont composé et enregistré seuls, dans leurs chambres. Le nom du groupe s’inspire quant à lui du film Les nuits fauves, du regretté Cyril Collard... Autant dire qu’on est très très loin d’une comédie légère... Rencontre avec le groupe.

Comment vivez-vous ce fort buzz autour de vous ? On est carrément sur le cul, on s’y attendait pas. On est une bande de potes, on se connait depuis longtemps, et là on est super excités par ce qu’il se passe. Tout ça on l’a pas cherché, on a juste posté notre boulot de copains sur Youtube. Par contre c’est pas toujours évident. La plupart du temps on a des messages de sympathie, des gens qui sont touchés par ce qu’on dit. Mais parfois il y a des trucs qui se disent, qu’on est chan’mé ! Que c’est merdique ce qu’on dit ! Qu’on est des connards, etc. Du côté des sympathiques, on a une espèce de pression, des gens nous disent : j’espère que vous allez pas nous décevoir sur scène! Alors que nous, on est pas des musiciens professionels, sans expérience scénique, alors c’est pas facile

© DR

Comment est organisé le collectif Fauve ? Aujourd’hui on est neuf dans ce qu’on appelle le Corps, mais cinq sur scène. Les quatre autres s’occupent de la vidéo, de notre identité graphique. Toutefois on tient à une chose, qui est très importante pour nous, c’est qu’on n’est pas un assemblage de personnes, mais on est tous Fauve en fait. Y’a pas de guitariste, ni de batteur, mais une unité.

ce soit dans Fauve, à part à nous- mêmes et à nos proches. Fauve c’est une espèce de monologue que tu peux avoir sous la douche. Tu écris comme tu penses, vraiment, comme si tu t’adressais à un pote, et souvent dans ces cas-là, tu dis putain, merde, enculé, etc. L’idée c’est pas du tout de faire de la provoque.

à gérer ! C’est ce mélange de tout ce qui arrive en positif et en négatif qui crée une excitation mais aussi une certaine angoisse. Qu’avez-vous cherché en créant ce collectif et en publiant vos productions sur Youtube? On a fait ça pour nous, car ça nous faisait du bien, se retrouver ensemble dans une idée commune ! Une sorte d’exutoire, une sorte de projet thérapeutique dans la démarche. D’ailleurs le titre Blizzard, qui est clairement une image de la dépression qu’il y a en nous, est révélateur de ce qu’on veut faire. Le blizzard c’est le truc contre lequel on va se battre, c’est pour ça qu’on se réunit dans Fauve, pour résister ensemble contre ce blizzard qu’il y a en nous, le condensé de toute les agressions quotidiennes que tu vas pouvoir subir, intérieures comme extérieures. La plupart des groupes chantent ou rappent, ou slamment, mais vous, vous parlez. Explique-nous un peu ce concept... À la base, ça vient pas d’apprentissage, de calcul ou je ne sais quoi, c’est juste qu’on avait envie de parler. On avait des textes, et

on s’est rendu compte que le meilleur moyen que ces textes produisent leur effet cathartique, car c’est ce qu’on leur demandait, c’était de les réciter tels quels ! Parce que quand tu écris un texte, qu’ensuite tu essaies d’en faire une chanson, tu vas essayer d’en faire des rimes, de le découper, le structurer, de mettre des mélodies, etc. Et on est pas doués pour ça, ça nous a vachement frustrés, et donc, ça ne donnait pas l’effet thérapeutique qu’on voulait ! Donc on s’est mis à parler. Il a fallu séquencer le texte pour qu’il s’inscrive dans des grilles d’accords. Ça parait un peu barbare comme ça, mais c’est ainsi qu’on fonctionne. Après on tente des trucs, sur l’album qu’on bosse en ce moment, on tente de parler différemment. Parfois des trucs bien séquencés, parfois plus fleuves ou plus hâchés... Vous utilisez avec largesse les jurons. Est-ce pour appuyer l’impact de vos textes, alerter l’auditeur ? Cibler particulièrement un public précis ? Il y a aucune volonté de s’adresser à qui que

Sur scène le parleur a une démarche de fauve en cage, une façon un peu robotique de se déplacer et de se mouvoir. Est-ce que cette démarche est voulue ? Comme théâtralisée afin de coller à la musique et aux textes? C’est marrant de devoir rationnaliser en interview des choses que l’on fait spontanément sur scène. Le fait est qu’il y a beaucoup de textes qui sont parfois intimes, et de les dire en regardant les gens dans les yeux en se posant, ça nous met souvent mal à l’aise. Et le fait de se déplacer, c’est représentatif dans la façon où c’est interprété, où c’est écrit. Il y a quelque chose de frénétique. C’est pas poser pour trouver le bon vers ou autre chose, alors l’idée de se déplacer, c’est qu’on est mal à l’aise, on sait pas danser, tu essaies de bouger un peu avec ton corps, mais tu n’es pas forcément à l’aise avec lui. Tu as l’air un peu con, alors autant assumer le fait d’être con que le fait d’être cool tu vois ? Le parleur a fait ça spontanément avant même d’être sur scène. Déjà à l’enregistrement il le faisait! - Propos recueillis par Boban Stanojevic -

Retrouvez les 2 heures d’interview avec le collectif Fazuve sur Radiosud à partir du 2 septembre et en podcast sur www.radiosud.net, rubrique Interview


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Détonation et les arts graphiques À l’occasion de Détonation 2013, La Rodia s’associe à Spotlight, association bisontine spécialisée dans le lightpainting* mais qui a étendu son activité à la vidéo. Spotlight proposera une projection en mapping sur la façade de La Rodia. « En ce qui concerne le travail graphique que SpotLight va effectuer dans le cadre du festival Détonation, globalement il s’agit d’une création type mapping vidéo sur une partie, voire sur l’intégralité de la façade de La Rodia », explique Carlos, membre de Spotlight. « L’idée est donc de donner un impact visuel fort sur l’extérieur du bâtiment. Pour cela, des trompe-l’œil vidéo vont êtres créés en lien avec la charte graphique du festival, la

Quelques groupes à découvrir lors du festival Détonation. Retrouvez la programmation complète sur le site web de la Rodia www.larodia.com HIP HOP GROOVE DELUXE

FEMME

POP ELECTRO PONI

HOAX

© Richard Dumas

© DR

L’électro se teintera de rock avec Poni Hoax. Les petits Frenchies qui ont, soit dit en passant, préparé leur tournée en mars dernier à La Rodia, ont su également s’imposer sur les scènes club internationales avec des hits comme She’s on the Radio et Budapest. Chez Poni Hoax, les claviers se mêlent aux guitares, entre rock et disco, Daft Punk et Joy Division. La voix profonde du chanteur Nicolas Ker a d’ailleurs été parfois comparée à celle de Ian Curtis. Même si le dernier album en date sonne plus pop, plus optimiste que les deux premiers opus. On s’en rendait compte l’an dernier en se mettant dans les oreilles les premières mesures de Cities Of The Red

© DR

Voici un groupe qui porte - pour l’instant bien son nom, puisque Juveniles n’a que deux petites années d’existence. Le trio rennais, à l’instar de ses collègues de La Femme, remet les synthés au goût du jour. Le premier album, sorti en juin dernier, est bourré de petites bombinettes synth pop, légères en bouche, mais d’abord faites pour faire remuer vos jolis corps. Le premier titre, We Are Young, enfonce encore un peu plus le clou de la jeunitude, mais nous ramène pourtant dans ce fameux revival 80 qui secoue l’Europe depuis quelques mois, et la France en particulier. Tous synthétiseurs dehors.

SYNDICATE

Place au Grime mélangé à la Dubstep avec les quatre lascars de Manchester. L’an dernier, après son succès dans les charts et les festivals, le groupe crée son propre label, Midication. Le Grime est apparu dans la banlieue de l’Est londonien au début des années 2000, mix d’électro, drum & bass, hip hop et dancehall, un beat nerveux doublé d’une basse pour le moins musclée.

C’est après plus de dix ans d’absence que les Londoniens reviennent sur le devant de la scène. Avec sous le bras leur premier véritable LP Fascination, sorti en mars dernier. Gramme s’inscrit entre acid-house et funk. Ici le groove vient d’abord de la basse, qui frappe fort, excepté dans la chanson titre et Cabvolt 38, plus posées.

NEW WAVE JUVENILES

© DR

HIP HOP VIRUS

ELECTRO ACID HOUSE GRAMME

© Agnès Dherbeys

La musique de La Femme participe du petit revival eighties que l’on connait ces derniers temps en France. Des compositions brumeuses et hypnotiques qui ne sont pas sans évoquer la new wave - voire cold wave - qu’ont incarné avec talent d’illustres aînés comme Taxi Girl et Jacno. Comme semble l’illustrer la pochette de leur premier album Psycho Tropical Berlin, l’art de La Femme a quelque chose de surréaliste dans le propos et dans les arrangements, pop bricolée, chants détachés, sans oublier ces midtempos electro pop quasidépressifs - It’s time to wake up -, mais tout de même bien trempés dans le deuxième degré. Relations douteuses - Nous étions deux -, ou mélodies qui rappellent de vieux films d’épouvante de série B - Le Blues de Françoise -, le tout sur fond de ritournelles entêtantes, forgées aux synthés ou aux machines.

Dust sur le troisième album A State Of War. Et on a parfois tendance à l’oublier : Poni Hoax ne viennent pas d’une banlieue tristounette d’Angleterre... mais bel et bien de France !

* technique de prise de vue photographique consistant à utiliser un temps d’exposition long dans un environnement sombre, en y déplaçant une source de lumière, NDLR

© Agnès Dherbeys

Le groupe a fait ses armes sur le pavé d’Aixen-Provence, portant un jazz et une funk teintés de hip hop dans les rues de la ville. Fondé en 2007, le quintet s’étoffe il y a trois ans avec l’arrivée de la chanteuse LiliBoy. Elle a apporté une aura supplémentaire à la bande, qui se déchaîne sur des morceaux comme Daniel, hybride à la rythmique ska, supportant un flow rappé, ou encore sur le très groovy Bleed On. Sur leur dernier EP, Chinese Man s’invite pour un joli remix du titre Pretty Flaws.

POP NEW WAVE LA

topographie du bâtiment et les différents styles musicaux présentés durant ces trois soirs. Le but étant de donner un aspect différent, ludique et évolutif à la façade extérieure de La Rodia. Il est également question d’une restitution de workshop, qui elle, aura lieu à l’intérieur de la tour en verre, réalisée avec des étudiants du BTS Design Graphique du CFA Montjoux (les trois semaines précédant le festival). Mais je n’en dis pas plus, car il faut laisser quelques surprises ! ».

HIP HOP SYSTEMA

SOLAR

Systema Solar est un collectif originaire de Colombie. Fin septembre ils viendront affronter l’automne franc-comtois avec leur artillerie musicale, un mix sonore où la dimension visuelle joue à armes égales avec la musique. Systema Solar représente le « Piko », sound system à la mode colombienne, fusion du son afro-caribéen et de rythmes moderne, l’électro liant le tout. House, techno, breakbeat revisitent la tradition musicale de Colombie. Fondé en 2006, Systema Solar publie son premier album trois ans plus tard et conquiert rapidement un public nombreux en Colombie. Leur nouvel opus se prépare pour cette rentrée 2013.


11 Culture et actualité dans l’Aire urbaine

Mulhouse La Filature a 20 ans à l’honneur avec la danseuse de flamenco Rocío Molina. D’autres artistes seront conviés comme le chanteur Idir - lors d’une soirée à l’ED&N - et le metteur en scène iranien Amir Reza Koohestani. Autre festival reconduit en mai 2014, Horizon, monté en partenariat avec plusieurs structures culturelles d’Alsace, de Suisse et d’Allemagne, et mettant en lumière la dimension transfrontalière de la création des deux côtés du Rhin. La programmation sera dévoilée dans le courant de l’année, mais l’on peut déjà annoncer la venue du metteur en scène Philippe Quesne et de la chorégraphe Gisèle Vienne.

Depuis janvier 2012, La Filature de Mulhouse a une nouvelle directrice. Monica GuillouetGélys présentait en juin dernier la nouvelle programmation de la scène nationale de Mulhouse, entre « œuvres de référence et création contemporaine émergente ». Une programmation particulièrement ouverte cette année sur l’international, au cours d’une saison un peu spéciale puisque La Filature fête en ce mois de septembre ses 20 ans.

© Hortense Perreaut

À cette occasion, un grand week-end de rentrée se prépare. Du vendredi 13 au dimanche 15 septembre, La Filature met en place un temps fort qui se veut « festif et riche en surprises ». Si le secret est jalousement gardé sur certains artistes conviés, citons tout de même la présence naturelle de l’artiste associé David Lescot qui mettra en place une visite théâtralisée avec ses comédiens, la présence en outre des jeunes chanteurs de l’Opéra Studio, sans oublier les danseurs du Ballet de l’Onr et le ThéâtroFil’ qui donnera des lectures. Le samedi dès 11 heures, La Filature accueillera flash mob, fanfare, brunch et autres événements, avant une grande soirée festive qui se déroulera sur son parvis.

© Yohann Orhan

Brigitte Fontaine le 8 octobre Toujours aussi pluridisciplinaire, La Filature poursuit son exploration du répertoire artistique français et international, en matière de musique, théâtre, danse, cirque, en faisant également une bonne place au jeune public - sept spectacles sont prévus cette saison pour les plus jeunes -. En matière de théâtre, les générations se croiseront à l’image de créateurs émergents comme Bérangère Jannelle qui adaptera La nuit des rois de Shakespeare, et de Guy Pierre Couleau qui mettra en scène Désir sous les ormes, un autre classique, mais plus récent cette fois, d’Eugène O’Neill. Les concerts à La Filature cette année résonneront des chansons pop et surréalistes de Brigitte Fontaine - à voir dès le 8 octobre - , des blues songs de James Blood Ulmer et David Murray en novembre ou encore du tango renversant - et métissé à d’autres cultures - des deux pianistes Juan Carlos Cáceres et Gerardo Jerez Le Cam.

Les temps forts

Les deux grands événements voulus par la nouvelle directrice sont reconduits en cette nouvelle saison. Les Vagamondes, festival international et curieux, se tiendra du 14 au 23 janvier prochains. C’est la Méditerranée qui est conviée en plein cœur de l’hiver avec la venue d’artistes d’Orient : un cabaret de Radhouane El Meddeb, la venue de deux grands oudistes - dont l’un d’eux, Khaled AlJaramani, sera accompagné par Serge Teyssot-Gay -. La péninsule ibérique sera aussi

À l’occasion des 20 ans de La Filature, la Kermesse de la compagnie La Machine sera notamment donnée sur le parvis, le samedi 14 septembre, parallèlement à bien d’autres spectacles L’Afrique du Sud

Citons encore un focus porté cette année sur la création en Afrique du Sud, dans le cadre des « Saisons Afrique du Sud - France 2012 & 2013 ». Cette année, La Filature accueillera ainsi la Handspring Puppet Company les 26 et 27 novembre prochains, qui viendra présenter Ouroboros, une histoire d’amour entre une danseuse et un poète, sous le signe d’ourobos, symbolique antique représentant le cycle de la vie. Si le spectacle mêle performance, marionnettes et théâtre d’ombres, la chorégraphie est assurée quant à elle par Mamela Nyamza. On retrouvera la danseuse sud-africaine le 27 novembre, accompagnée des Kids de Soweto. Deux générations partageront la scène pour une union sacrée entre tradition Zoulou et danses urbaines. À voir ��galement du 5 novembre au 22 décembre, une triple exposition présentant trois générations de photographes sud-africains portant chacun un regard sur la ville de Johannesburg, qui se partagera entre La Filature à Mulhouse, Le Maillon et La Chambre à Strasbourg. - Dominique Demangeot -

www.lafilature.org


Culture et actualité dans l’Aire urbaine

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Sausheim Michel Fugain ouvre la saison de l’ED&N en octobre Comme il est maintenant de tradition, la salle de spectacles de Sausheim débutera sa nouvelle saison sur une note festive. Le 3 octobre prochain, l’ED&N donne rendezvous au public d’Alsace et d’ailleurs, à l’occasion du concert de Michel Fugain, reparti pour une nouvelle tournée, proposant la reformation de son mythique Big Bazar.

Michel Fugain redonne vie à son Big Bazar et ouvre la nouvelle saison de l’ED&N, le 3 octobre prochain à Sausheim carence en matière de salle dans cette jauge ». D’autant que l’ED&N commence de plus à mêler des collaborations avec d’autres lieux comme par exemple La Filature de Mulhouse. Ainsi en janvier prochain, Sausheim accueillera le chanteur Idir, dans le cadre du festival Les Vagamondes, porté par la scène nationale de Mulhouse. Une date qui tombe à point nommé puisque le même mois, l’ED&N convie également Enrico Macias le 22 janvier 2014. Les musiques d’Orient seront donc à l’honneur sur le Sud Alsace en début d’année prochaine ! D’autres collaborations se profilent durant cette nouvelle saison, d’une part avec le festival Momix, temps fort du spectacle jeune public en Alsace. Le chanteur Pascal

Parisot, dont la réputation de ses chansons pour le jeune public n’est plus à faire, foulera les planches de l’ED&N en février prochain. Citons encore une collaboration avec le festival du livre et de la jeunesse Ramdam à Wittenheim, qui se concrétisera le 9 avril 2014 par un concert des Weepers Circus. Une nouvelle preuve que la programmation culturelle à Sausheim n’est pas concurrente, mais bien complémentaire des autres propositions aux alentours. En octobre, pour une « ouverture comme un feu d’artifice », comme le souligne Pierre Jean Ibba, c’est donc le Big Bazar de Michel Fugain qui a été convié. Troupe musicale fondée par le chanteur au début des

© Éric Venazobres

Le directeur de l’ED&N explique également que ce qui plait généralement au public, qu’il soit alsacien ou vienne d’un peu plus loin, de l’Aire urbaine Belfort Montbéliard ou de l’Allemagne toute proche, c’est la proximité des spectateurs avec les artistes, dans cette salle où la jauge total n’excède pas 1850 places. « L’ED&N répond à une

© Quentin de Briey

Malgré sa toute récente création, l’Espace Dolfus & Noack de Sausheim a su trouver son public. Ou plutôt ses publics, car la structure, comme le confesse son directeur Pierre Jean Ibba, a vocation de proposer une programmation « avec un panel très large », et cette saison encore en effet, se succéderont sur la scène de l’ED&N des artistes aussi divers que Nolwenn Leroy et Amel Bent, Maxime Le Forestier et Jacques Higelin. Toutes les générations sont donc les bienvenues à Sausheim, une diversité que l’on retrouvera également dans le volet Humour de la programmation, qui là encore brasse les époques. Tandis que Roland Magdane fera son grand retour sur scène le 5 octobre, après plusieurs années en tant que comédien à la télévision, c’est ensuite Florent Peyre que l’on pourra retrouver le 18 janvier, jeune humoriste qui sévit dans l’émission de Laurent Ruquier « On ne demande qu’à en rire ».

années 70, le Big Bazar s’étoffe pour l’occasion de 15 nouveaux musiciens. En mars dernier, l’intégrale du Big Bazar sortait dans un coffret de trois CD, pour les nostalgiques de l’époque, ou pour ceux qui souhaitent découvrir ce que pouvait être la chanson française dans les années 70, proposant les plus grands tubes de Michel Fugain - Fais comme l’oiseau, La fête... -. Citons encore, à l’occasion de cette nouvelle saison de l’ED&N qui s’annonce toujours aussi éclectique, les venues, en matière de théâtre, de la désopilante pièce Ciel ! Mon mari est muté en Alsace... le 19 octobre, dont le titre parle de lui-même, et du second volet de Les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus le 4 juin. Du côté des concerts, le public ira à la rencontre du chanteur québécois Robert Charlebois, créateur de l’éternel Lindberg le 26 novembre. Il nous présentera son nouvel opus, Tout est bien, sorti l’an dernier en France. Un nouveau voyage au long cours, que l’artiste nous sert une fois de plus avec un talent égal de compositeur et d’auteur. Après plus de 300 titres créés durant sa carrière, notre cousin de la Belle Province n’a rien perdu de sa verve, avec ce nouvel album où il s’offre en outre les services d’un orchestre symphonique, qui devrait encore nous élever un peu plus l’esprit. À découvrir cet automne à Sausheim ! - Manu Gilles -

Programmation complète : http://eden-sausheim.com

Musée des beaux-arts de Dijon Nouveau parcours Moyen Âge et Renaissance Le 7 septembre, le musée des beaux-arts de Dijon inaugure son nouveau parcours Moyen Âge et Renaissance, dans l’ancien Hôtel des Ducs de Bourgogne et la partie orientale du Palais des États. La première phase du chantier de rénovation du musée s’achève donc, en proposant une nouvelle organisation autour de la cour de Bar. Le public peut donc découvrir le nouveau parcours Moyen Âge et Renaissance, qui se tient dans un bâtiment redessiné. À cette occasion, les fameux Pleurants du tombeau de Jean sans Peur retrouvent le musée, après avoir parcouru les États-Unis et l’Europe lors des travaux qui ont duré trois ans. Les architectes Yves Lion et Éric Pallot ont souhaité ouvrir le musée sur la ville, l’un des plus anciens de France puisque ses origines remontent à l’Ancien Régime. Art médiéval mais aussi égyptien, collections encyclopédiques datant de la Révolution, le fonds du musée se consacre également à l’art et l’histoire de la Bourgogne de la fin du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle. On trouve en effet dans la salle des tombeaux et la salle des États des références aux dates clés de l’histoire de la Bourgogne. Le musée accueille en outre des collections issues des cinq continents. Le projet de rénovation mêle héritage architectural classique et vision contemporaine. Les divers bâtiments du palais ont été édifiés entre le XIVe et le XIXe siècle, d’abord résidence des ducs de Bourgogne, puis demeure des souverains et des gouverneurs, siège des États, école de dessin et enfin mairie de Dijon.

À gauche : Perspective Cour de Bar © Perspectives des ateliers Lion Architectes Urbanistes, 2012 À droite : Vue galerie de Bellegarde © Musée des beaux-arts de Dijon, photo François Jay

La dernière rénovation du musée datait de la dernière guerre, et les conditions de conservation des oeuvres n’étaient donc plus adéquates. La rénovation actuelle vise à accroître l’espace d’exposition mais aussi à améliorer l’accueil du public. Cinq ans d’études ont été nécessaires à la préparation des travaux. En 2005, les Ateliers Lion Architectes Urbanistes, sous la direction de Yves Lion, ont été choisis à l’issue d’un concours. La restauration des façades et des espaces historiques du palais a été confiée à Éric Pallot, architecte en chef des monuments historiques. À terme, la surface d’exposition passera de 3500 à 5200 m², ce qui permettra de présenter plus de 1000 œuvres supplémentaires (2000 étaient présentées avant la rénovation).

Les architectes ont souhaité faire dialoguer le bâtiment et les oeuvres, afin d’offrir aux visiteurs une lecture historique du lieu. Les fenêtres seront à nouveau ouvertes pour ménager une relation plus proche entre le musée et son environnement extérieur. La cour de Bar devient en outre un axe central du projet de rénovation. Ouverte sur la ville, elle donnera à terme l’accès aux trois parcours, avec un café au rez-de-chaussée de la galerie de Bellegarde et une librairie. Notons encore que le square des ducs, aménagé en 1863, a bénéficié récemment de travaux d’embellissement.

Parcours XVIIème et XVIIIème siècles dans l’aile de l’École de dessin (1787) Parcours XIXème et XXème siècles dans l’aile du musée (1852)

Trois parcours à découvrir

- Marc Vincent -

Les collections sont placées dans les bâtiments qui leur sont contemporains. Trois parcours seront proposés à terme. Parcours Moyen Âge et Renaissance dans le palais des ducs de Bourgogne (XIVème XVème siècles) et la galerie de Bellegarde (1614)

Programme de rénovation en tranches

Mai 2008 à juillet 2009 : extérieur de la galerie de Bellegarde 2011-2013 : palais des ducs et intérieur de la galerie 2015-2019 : ailes de l’École de Dessin sur la cour d’honneur et la rue Rameau ; aile du musée sur la place de la Sainte-Chapelle et tour de Bar

Musée révélé, programme inaugural, Musée des beaux-arts de Dijon, 7 septembre dès 13h http://mba.dijon.fr


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Chroniques CD

Diversions Chroniques, découvertes, interviews sur www.sensationrock.net

FOLK

MUSIQUES DU MONDE

ROCK

ELECTRO POP

Alela Diane About Farewell (Rusted Blue Records/Believe/PIAS)

Manuel Wandji

Ce retour aux racines et à un folk plus épuré n’est finalement pas une surprise pour qui aurait vu récemment Alela Diane au festival «Les Femmes S’en Mêlent» ou lors de sa prestation sur la très respectable radio de Seattle KEXP. Ce fut l’occasion pour elle de présenter les prémices de cette nouvelle production solo, qui voit dans l’essence de Colorado Blue ou encore de Lost Land la mélancolie et la pureté qui ont révélé à nos yeux la chanteuse de Portland. Enregistrant et produisant cet album quasiment seule, Alela Diane est revenue aux fondamentaux, a sorti ses arpèges les plus fins, ses chœurs les plus élégants. Cela donne entre autres pépites le désertique Lost Land et la poignante Rose & Thorns. Fidèle à son style, Alela Diane s’ouvre vers d’autres horizons, comme en témoigne la valse dylanienne Nothing I Can Do. About Farewell est un album sobre et plutôt ramassé qui, grâce à la finesse de ses arrangements et à la sincérité de sa créatrice, cette fois totalement indépendante, respire l’élégance et la majestuosité. - Florian A. et Simon G. -

Ce pack CD/DVD vous donnera des envies de voyage. Manu Wandji a sillonné le monde durant cinq ans, de Paris à New York, en passant par la forêt camerounaise, « pour se remettre en rythme avec la terre mère », comme le fait remarquer l’artiste. Et de rythme, Manu Wandji n’en manque pas, proposant une collection de titres où dominent les percussions, le musicien sachant également s’entourer, que ce soit à l’ombre bienveillante de Manu Dibango, ou bien auprès de jeunes artistes comme la chanteuse Kareyce Fotso. Dès la deuxième piste le musicien s’inquiète pour notre santé - T’es fatigué ? - comme pour s’assurer que l’auditeur pourra suivre la mosaïque de chansons édifiée sur cet album. Un opus résolument positif sur lequel Manu nous exhorte à être nous-mêmes - Be yourself ! et son ambiance funky -. De l’électrique on passe au dépouillement acoustique avec Little story. Avec le beatboxer de talent Kenny Muhammad, il évoque l’élection d’Obama tandis que sur Street Bantu Feeling, percussions traditionnelles tutoient rythmes hip hop. - Dominique Demangeot -

POP ROCK

BOSSA JAZZ

POP ROCK

POP ROCK

Beady Eye

Stacey Kent

Miles Kane Don’t Forget Who You Are (Sony)

David Lemaître Latitude (PIAS Recordings)

Le rascal anglais revient avec un deuxième album plus rentre-dedans, résultat d’une année passée à écumer salles et festivals pour défendre son rock redoutable. Dès les premiers titres de ce Don’t Forget Who You Are, l’on sait que Miles Kane n’est pas un fainéant, qu’il en a sous la semelle de ses souliers vernis. La preuve en est, cette chanson-titre complètement taillée pour les stades. On se demande même si le morceau n’a pas été composé par Sergio de Kasabian ! Kane sait donc distiller avec précision un rock certes référencé (Weller, Bolan, Who, Kinks, Oasis...) mais tellement anglais qu’il en est attachant. Il y a Out Of Control, Fire In My Heart : des cordes, des guitares acoustiques... plus britpop, il n’y a pas. Le maigrichon jadis membre des Rascals n’hésite pas à envoyer le bois, comme en témoignent Bombshells, Tonight ou le single Give Up. Le chant énergique et braillard rencontre d’efficaces riffs tranchants. Ce successeur du plus sage Colour Of The Trap va tout droit et confirme le savoir-faire de ce jeune homme prometteur. - Georges -

Un jeune homme fait le buzz et fend la bise avec ses chansons qui forcent la curiosité. David Lemaitre est un musicien globetrotter né à La Paz, Bolivie et vivant à Berlin, Allemagne, se réclamant de Sufjan Stevens autant que de Serge Gainsbourg ou Four Tet. Sa musique est donc imprégnée d’influences variées. On trouve donc dans Latitude quelques vignettes pop immédiates telles que Megalomania mais aussi des titres du tenant de ceux des Anglais de Tunng, dans un style que d’aucuns qualifieraient de folktronica (Spirals). La voix se situe dans les aigus, on pense à Alt-J. Au jeu des ressemblances qui nous est parfois suggéré ici, le musicien touche-à-tout évoque également Bon Iver dans ce timbre de voix capable de monter et descendre (Magnolia). A mi-chemin entre pop et folk, le premier album de David Lemaitre est traversé par de beaux moments. - Georges -

Be

(Columbia/Sony Music) La production de ce nouvel album a été confiée à Dave Sitek (TV On The Radio) et on apprend que diverses applications pour smartphone et samples ont été utilisés. Voici donc des choses qui nous laisseraient penser que Liam Gallagher et consorts ont enfin décidé de ne plus vouloir singer un tel ou un tel et de trouver leur propre identité. Si le titre introductif Flick Of The Finger ou la dispensable I’m Just Saying sentent encore bon l’Oasis, le déroulement de BE est autre. Alors non, Liam Gallagher ne révolutionne pas son chant qui est toujours aussi nonchalant et sans se fouler mais les compositions offrent de belles surprises. On a sans vraiment être étonné des titres rock à l’ancienne, comme Face The Crowd situé quelque part entre les Stones et les Kinks. Mais à côté de ça, on sent que Sitek a su instiller juste ce qu’il fallait pour que Beady Eye ne fasse pas un énième album de pop estampillé Made In Britain. Second Bite Of The Apple a une âme soul (pléonasme) avec ces grands renforts de cuivres. Certes loin de rééditer le succès d’antan, Beady Eye avec cette nouvelle production fait oublier son qualificatif de «Oasis sans les chansons» et délivre un second album surprenant et convaincant. - Florian Antunes Pires -

Voyages & Friends

(Wambo Productions/Universal)

The Changing Lights

(Parlophone Music France) Dès les premières mesures, la mélodie en piano voix nous donne envie d’aller flâner parmi la nature verdoyante de Central Park. Pourtant, si l’on pourrait s’attendre à un album traditionnel de Stacey Kent, où la New-yorkaise illumine de son timbre délicat ballades automnales et mélodies swingantes, contre toute attente This Happy Madness se voit gentiment encanaillé par une rythmique bossa. The Changing Lights réunit en effet compositions originales et classiques de la musique brésilienne. Internationale, Stacey Kent l’est assurément, parlant couramment le portugais, l’italien et l’allemand, mais aussi le français. La dernière piste nous rappelle d’ailleurs à quel point notre langue et le jazz s’entendent bien quand on sait les marier. La belle se fendait récemment d’un opus chanté dans la langue de Molière. Ici elle nous offre un aller simple pour Rio sur le mélancolique et alangui Mais Uma Vez, composé par Roberto Menescal, l’un des pères fondateurs de la bossa. Gentiment piquante sur One Note Samba, alanguie sur d’autres morceaux, Stacey Kent délivre un bel hommage au Brésil. Mais la bossa n’est-elle pas née des amours humides de la samba et du jazz ?

- Dominique Demangeot -

Pearl Jam Mind Your Manners (Monkeywrench Records/Universal) Après avoir dignement fêté leurs deux décennies d’existence, Eddie Vedder et consorts reviennent plus rageurs que jamais. Comme avec The Fixer en prémices de Backspacer il y a quatre ans, le groupe publie un premier single efficace au possible, synonyme de teaser de Lightning Bolt, dixième album du groupe prévu pour mi-octobre. De l’aveu de Mike McReady, le riff de Mind Your Manners fait référence aux Dead Kennedys. Mais à l’écoute de ce premier extrait du LP, on pense aussi aux Ramones, influence avouée des gars de Seattle. En somme, Mind Your Manners est une pure punk song, concise, rentrededans, un titre en apnée qui laisse prédire que malgré la cinquantaine approchante, le quintet n’a pas pour autant perdu sa fougue juvénile. - Florian Antunes Pires -

Emmanuel A. La découverte (Autoproduction) Concept album, La Découverte nous entretient des états d’âme d’un personnage appelé E. Scindé en cinq parties distinctes, qui doivent nous transporter au plus près des sentiments du personnage, l’album se montre souvent lyrique. La première piste mêle motifs synthétiques et riffs de guitare, en un magma sonore et bruitiste. En contraste la seconde piste se montre plus fluide, piano voix et quelques beaux arrangements vocaux. Certaines compositions évoquent par ailleurs une certaine déshumanisation, de par la froideur des sonorités et des voix. L’album, appelé à être le premier volet d’une trilogie, alterne donc l’ombre et la lumière, ménageant parfois quelques plages plus rugueuses comme sur Lights ou Disposable, teinté de couleurs rock, et où une guitare et une voix saturées bataillent avec la batterie, comme un tableau expressionniste des humeurs torturées de E. - Manu Gilles -


Littératures

14

ARCHITECTURE

POLAR

PATRIMOINE

ROMAN

Besançon et ses demeures

Purgatoire des innocents

Les secrets du cylindre

Lieux Dits Éditions

Fleuve Noir

Histoire des Hospices de Beaune Vins, domaines et donateurs

Christiane Roussel

Karine Giebel

Marie-Thérèse Berthier et John-Thomas Sweeney

Isabelle Bruhl-Bastien

Les Éditions du Citron Bleu

Guy Trédaniel Éditeur

Les Éditions Lieux-Dits rendent hommage à la ville de Besançon en publiant un beau livre sur les habitations de la capitale comtoise. Centré sur l’intérieur de la Boucle - c’est ainsi que l’on surnomme le centre-ville bisontin -, Besançon et ses demeures doit la qualité de son analyse et son exhaustivité au travail du service régional de l’Inventaire, à l’occasion d’une étude préalable au second secteur sauvegardé - créé en 1994 et approuvé en 2012 -. Dans une première partie, c’est l’évolution de la ville au fil des siècles qui est évoquée, tandis qu’ensuite le lecteur est invité à rentrer dans le quotidien des Bisontins, à parcourir les grandes artères et les petites ruelles de la capitale comtoise. Cet ouvrage conséquent - près de 300 pages en grand format - recense les différents types d’habitations à Besançon, du Moyen Âge jusqu’au XIXe siècle, laissant de côté les édifices publics et religieux. Ossatures des bâtiments, escaliers - notamment à cage ouverte -, intérieurs des appartements... l’auteure et les photographes ne laissent rien au hasard, du toit aux caves voutées. Belle invitation à battre le pavé bisontin !

Un braquage qui tourne mal, quoi de plus habituel dans le monde du polar ? Raphaël et son frère, Will, ne sont pas des anges, pas plus que leurs deux acolytes, et lorsqu’un des leurs est grièvement blessé, ils n’ont d’autre alternative que de faire appel à une jeune vétérinaire, qui pourra leur « offrir » un abri, des soins, et sans doute un moment de répit, en attendant que l’orage passe. Enfin, c’est ce qu’ils croient, car le retour du mari risque de les faire déchanter rapidement. Ce qui est plaisant dans les romans de Karine Giebel, c’est son absence de pitié pour ses personnages, quels qu’ils soient : victimes ou bourreaux. D’ailleurs la frontière entre les deux est on ne peut plus ténue dans ce dernier opus. Elle joue avec nos nerfs alors que les rebondissements se succèdent, plus noirs les uns que les autres, laissant le lecteur haletant, abasourdi, souvent mal à l’aise, mais jamais indifférent. - Lucie Brownie -

Un ouvrage à recommander aux amateurs de bon vin et d’architecture gothique. Ces deux domaines font bon ménage à Beaune. La ville accueille en effet les célèbres hospices, institution hospitalière édifiée au Moyen Âge, recélant également un domaine viticole réputé. Marie-Thérèse Berthier et John-Thomas Sweeney ont écrit ce livre à quatre mains, retraçant l’histoire de ce lieu d’exception fondé au XVe siècle par le chancelier des ducs de Bourgogne Nicolas Rolin et son épouse Guigone de Salins, dont ils sont également les biographes. Classés aux monuments historiques en 1862, les Hospices accueillent aujourd’hui un musée de la médecine. Par l’étude détaillée des Hospices - sept ans de travail ! -, les conditions de leur fondation, la gestion de l’hôpital mais aussi la patiente constitution de son vignoble, aujourd’hui encore mondialement réputé, les auteurs expliquent les raisons de la longévité de ce haut lieu du patrimoine bourguignon, décisif dans le développement de la ville de Beaune. - Paul Sobrin -

À la mort de son père, Julie est totalement désemparée. Sa petite vie bien ordonnée - célibataire et indépendante, jeune et brillante astronome - déraille et Julie se perd. C’est pourtant à l’occasion de ce décès que le voyage commence. Jean lui a laissé en guise de testament un jeu de piste que Julie va devoir suivre, comme si son père avait eu l’intuition que sa fille unique n’était pas véritablement heureuse. Julie découvre alors tout un pan de son histoire familiale qu’elle ne soupçonnait pas, qui remonte jusqu’à son grand-père paternel. L’auteure nous invite à parcourir la Franche-Comté. Nous emboîtons les pas de Julie à Besançon, dans le quartier Battant, dans les Vosges Saônoises mais aussi ailleurs en France. Ces Secrets du cylindre, s’ils sont divulgués au compte-goutte à la manière d’un roman policier, ont également beaucoup à voir avec le développement personnel de Julie, emportée dans une quête que l’on peut sans nul doute qualifier d’initiatique, durant laquelle la jeune femme se reconnecte avec sa famille, mais aussi avec elle-même. - Bertrand Demornieux -

- Dominique Demangeot -

ART CONTEMPORAIN

BRÈVES, APHORISMES

ROMAN

Objets dérivés

Les Maxiomes de Max5

Alias Ali

La Clé à Molette

Murugan

Fayard

Objets dérivés constitue la toute première production de La Clé à Molette. Si elle a vocation à éditer également des textes littéraires, la nouvelle maison d’édition propose pour cette publication inaugurale une rencontre avec l’artiste contemporain Raphaël Galley, qui vit actuellement à Dijon. Un entretien avec la critique d’art Célia Charvet nous permet de pénétrer dans l’univers de l’artiste qui n’hésite pas, quant à lui, à aller à la rencontre des publics. Ses installations découlent en effet du territoire où opère l’artiste. Ce dernier s’inspire tour à tour de l’histoire d’un endroit, de ses spécificités, comme un repère qui va ensuite influencer la signification et la direction de ses créations plastiques. Ses œuvres, Raphaël Galley les installe d’ailleurs souvent dans des endroits atypiques : cours d’écoles, espaces publics, locaux d’associations... Publié dans la collection « La Monographique », Objets dérivés nous propose une grille de lecture de la démarche de l’artiste, qui rend notamment compte ici de ses résidences, et de la manière dont divers publics appréhendent l’objet artistique, ici à la cité scolaire de Louhans, là à la Maison du Peuple La Fraternelle de Saint-Claude. - Paul Sobrin -

Le comédien bisontin Max Athanase poursuit son expérience littéraire très particulière, consistant à auto-éditer et auto-distribuer ses petits recueils baptisés Maxiomes. Troisième opus déjà pour cette série de maximes, de brèves et de pensées comico-philosophiques, bricolages lexicaux en tous genres, recherche constante du bon mot et du détournement syntaxique. Il faut dire que l’auteur fouille toujours avec autant d’application - voire d’acharnement ! - notre chère langue française, confessant même être allé encore un peu plus loin ici dans le travail sur le fond et la forme. D’autant que ces Maxiomes sont faites pour être proférées à voix haute, devant un public de préférence. Parfois les maximes laissent place à des textes un peu plus longs, comme ici pour flatter les atouts d’une jeune demoiselle - L’Attendressude -. Pour se procurer l’ouvrage qui, répétonsle, consiste en une sympathique et trop rare entreprise d’auto-édition, le mieux est encore de contacter ledit Max sur sa boite mail : vivant.max@wanadoo.fr. Il se fera un plaisir de vous renseigner sur les modalités d’acquisition de cet objet-livre.

L’appellation « roman » sur la couverture de l’ouvrage de Frédéric Roux, déconcerte au premier abord. On peut en effet s’interroger sur sa pertinence, étant donné qu’Alias Ali se compose exclusivement de citations - tirées de l’entourage du sportif ou d’autres personnalités -. On s’aperçoit pourtant bien vite que cet assemblage de témoignages se trouve être savamment construit, qu’il s’agisse de la carrière d’Ali ou de son contexte : la vague contestataire des années soixante, les droits civiques, la condition des Afro-Américains... Si bien que Frédéric Roux parvient à dessiner avec brio le portrait, certes contrasté mais affûté, de l’un des deux ou trois meilleurs boxeurs de tous les temps. Si les qualités physiques de Cassius Clay, alias Mohammed Ali, étaient hors norme, son bagou était lui monumental, sa langue aussi aiguisée que son jeu de jambe. On suit donc en parallèle l’ascension d’Ali vers les sommets, victoire après victoire, et celle vers l’Islam - ou plutôt les illuminés de la secte d’Elijah Muhammad, qui n’a que peu de rapports avec le véritable Islam - sur fond de tensions raciales, en visitant les salles de boxe et les palaces où séjournent Ali et sa

Raphaël Galley

Max Athanase

- Dominique Demangeot -

Frédéric Roux

caravane composées de quelques rares amis et de nombreux opportunistes, sans oublier les groupies... Le portrait que brosse Frédéric Roux du boxeur est sans concession, s’attachant à décrire aussi bien ses indéniables qualités physiques - endurance, intelligence du combat, rapidité inégalée dans l’histoire de la boxe - et humaines - sa générosité et sa grande complicité avec les enfants. Les défauts du sportif ne sont pourtant pas laissés de côté, et l’auteur ne se montre jamais complaisant. Il est vrai que la confiance en soi d’Ali pouvait être parfois prise pour de l’arrogance, sans oublier les suspicions de combats arrangés auxquelles l’auteur ne manque pas de faire allusion également. Mohammed Ali demeure en outre un grand communiquant avant l’heure. S’il possédait un talent inné pour le combat, il était aussi naturellement doué pour l’image. Ce « génie de la pub... Et un escroc aussi » comme le définit le journaliste Matt Schudel, a su très tôt canaliser l’attention des médias, narguant en public ses adversaires, développant de longues diatribes contre la guerre du Vietnam - Ali a refusé de partir faire son service -, capable de parler durant des heures de tout et de rien, ce qui rend son mutisme actuel, à cause de la maladie d’Alzheimer dont il souffre, d’autant plus cruel. On en apprend beaucoup sur le sportif dans cet ouvrage qui nous dépeint Ali tour à tour comme un grand champion ou un tricheur patenté, une gloire nationale ou un traitre à sa nation refusant de combattre au Vietnam, mais qui a sans nul doute contribué à transcender les notions de classe et de race, dans une Amérique en plein bouleversement politique et idéologique. - Dominique Demangeot -


Cinéma

15

28 août Océane

Grand central

De Nathalie Sauvegrain

De Rebecca Zlotowski Drame Avec Tahar Rahim, Léa Seydoux Gary est embauché dans une centrale nucléaire, un nouveau travail nocif pour sa santé...

Comédie dramatique

Avec Lou Lesage, Olivier Clastre Une jeune femme, Océane, se retrouve seule sur une aire d’autoroute. Elle rencontre Oliboy, un musicien qui l’emmène sur les plages de l’Atlantique dans un camping.

L’Aube rouge (remake) De Dan Bradley Guerre

Avec Chris Hemsworth Des forces armées étrangères envahissent une ville américaine. Un groupe de jeunes parvient à s’enfuir.

La Tour de Guet De Pelin Esmer Drame

Avec Olgun Simsek, Nilay Erdonmez Nihat accepte un emploi de gardien dans une tour de guet afin d’oublier son passé. Il va faire la rencontre d’une hôtesse dans une gare routière.

Red 2

De Dean Parisot Action Avec Mary-Louise Parker, Bruce Willis Un ancien agent de la CIA est interrogé par le FBI au sujet du « Projet Nightshade ». Aidé de sa compagne, il va tenter d’en savoir plus sur ce mystérieux projet.

Le Dernier pub avant la fin du monde De Edgar Wright Comédie

Avec Rosamund Pike, Simon Pegg Gary King souhaite faire participer ses amis à un nouveau marathon alcoolisé et leur faire découvrir un pub mythique : The World’s End.

Rock the Casbah De Laïla Marrakchi Comédie dramatique White House Down le 4 septembre Dehors, c’est l’été De Friederike Jehn Drame

Avec Joel Basman, Maria-Victoria Dragus Une jeune femme emménage dans une nouvelle maison en Suisse. Mais elle parvient difficilement à s’acclimater à cette nouvelle vie.

Budori

De Gisaburo Sugii Animation Le chat Budori part à la recherche de sa sœur Neri qui a disparu dans des conditions étranges.

Grand départ

Alabama Monroe

De Felix Van Groeningen Drame Avec Veerle Baetens Didier et Elise vivent une belle histoire d’amour où la musique joue un grand rôle.

Une place sur la terre De Fabienne Godet Comédie dramatique

Avec Benoît Poelvoorde Un photographe se prend d’amitié pour le fils de sa voisine : Matéo. Un jour, il entend des notes de piano venant de l’immeuble en face.

Yema (Ouardia avait deux enfants) De Djamila Sahraoui Drame

Avec Djamila Sahraoui, Samir Yahia Dans la campagne algérienne, une femme enterre son fils Tarik. Grâce à son courage et son travail, elle parvient à faire refleurir un jardin.

De Claire Simon Drame Avec Nicole Garcia Plusieurs personnages évoluent autour d’un même lieu : la Gare du Nord à Paris.

Tirez la langue, mademoiselle De Axelle Ropert Comédie dramatique

Avec Louise Bourgoin, Cédric Kahn Deux frères exercent la médecine dans le quartier chinois de Paris. Une nuit, ils doivent soigner une petite fille diabétique.

De Adam Wingard Épouvante Avec Sharni Vinson, Nicholas Tucci La famille Davison se réunit pour un week-end familial. Mais un gang de tueurs a décidé de décimer la famille...

Avec Alex Pettyfer, John Cusack L’histoire du personnage Eugene Allen, majordome de la Maison Blanche sous huit présidents.

No Pain No Gain De Michael Bay Drame

Avec Dwayne Johnson, Mark Wahlberg Un coach sportif à Miami décide de kidnapper un de ses riches clients afin de lui voler sa vie.

Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines) De Arnaud Desplechin Drame

Avec Benicio Del Toro, Mathieu Amalric Un indien Blackfoot est soigné dans un hôpital militaire au Kansas. Un ethnologue et psychanalyste français l’ausculte afin de comprendre la cause de ses troubles du cerveau.

Copains pour toujours 2 De Dennis Dugan Comédie

Avec Adam Sandler, Kevin James Lenny déménage avec sa famille dans sa ville natale pour se rapprocher de ses amis et de leurs enfants.

Jimmy P. le 11 septembre Voyage sans retour De François Gérard Drame

Avec François Gérard, Samy Naceri Un jeune caïd d’une banlieue toulousaine est envoyé à l’étranger dans une association à but humanitaire. Cette dernière s’avère être un réseau de recrutement terroriste...

La Légende de Kaspar Hauser De Davide Manuli Comédie

Avec Vincent Gallo, Claudia Gerini Le corps d’un prince héritier échoue sur une île. Cet homme avait disparu depuis l’enfance.

Ma belle gosse

De Shalimar Preuss Comédie dramatique Avec Lou Aziosmanoff, Jocelyn Lagarrigue Une jeune fille passe ses vacances sur une île, occupant ses journées entre la plage et ses cousins.

Gibraltar

4 septembre

You’re Next

Avec Frédéric Pierrot Luis Gravet, la cinquantaine, souhaite devenir un acteur comique. Son frère décide alors de l’engager dans une comédie.

Le Majordome De Lee Daniels Drame

De Sebastián Silva Épouvante Avec Michael Cera, Juno Temple Une jeune américaine en vacances au Chili suit sa cousine et des amis sur une île déserte, mais personne ne semble vouloir l’intégrer.

De Roland Emmerich Action Avec Channing Tatum, Jamie Foxx Un policier de Washington passe un entretien d’embauche à la Maison Blanche. Lors de son entretien, la Maison Blanche est attaquée.

Le Prochain Film De René Féret Comédie

Chaque jour que Dieu fait De Paolo Virzì Comédie

Magic Magic

White House Down

Avec Marc-André Grondin, Romane Bohringer Victoria sort de prison après une longue peine. Elle vit dans une cabane dans la forêt sous la surveillance de son agent de libération conditionnelle.

11 septembre

Gare du Nord

Ilo Ilo

De Anthony Chen Drame Avec Koh Jia Ler, Angeli Bayani Un jeune garçon turbulent vit avec ses parents à Singapour. La mère décide d’embaucher une jeune Philippine pour s’occuper du garçon.

La Danza de la Realidad De Alejandro Jodorowsky Drame

Avec Alejandro Jodorowsky Ce long métrage s’inspire de la vie d’Alejandro Jodorowsky, né au Chili en 1929.

pour

Vic + Flo ont vu un Ours De Denis Côté Comédie dramatique

De Nicolas Mercier Comédie Avec Charlotte de Turckheim Un jeune garçon vit dans une famille où son frère est cyclothymique et son père atteint de maladie mentale.

Avec Thony, Luca Marinelli Guido et Antonia vivent une histoire d’amour à Rome. Lui est portier de nuit et elle chanteuse.

Avec Morjana Alaoui, Nadine Labaki Une famille musulmane se réunit l’enterrement du père de famille.

De Julien Leclercq Policier Avec Gilles Lellouche, Tahar Rahim Marc Duval devient agent d’infiltration pour le compte des douanes et gagne peu à peu la confiance d’un importateur de cocaïne.

Tip Top

De Serge Bozon Comédie Avec Sandrine Kiberlain, Isabelle Huppert Deux inspectrices de la police des polices se rendent dans un commissariat de province afin d’enquêter sur le décès d’un indic.

No Pain No Gain le 11 septembre



Diversions aire urbaine septembre 2013