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Aire Urbaine Mensuel d’information de l’Aire Urbaine

#58

Aire Urbaine

Culture et actualité

janvier février 2014

ARTISANAT Christophe Marquis - Ébéniste FORMATION Rencontre avec Aurélie, en formation Chef de rayon chez Leroy Merlin SPORT Trial Indoor International à l’Axone CULTURE Trois créations au Granit cet hiver Cartel au Théâtre de Montbéliard - Rencontre avec Von Pariahs - Maxime Le Forestier à Micropolis Besançon - Black Rebel Motorcycle Club à La Rodia de Besançon - Les Vagamondes à La Filature de Mulhouse - Tunng au Noumatrouff + l’Agenda du mois / Chroniques CD, Livres / Sorties Cinéma ...


Aire Urbaine diversions-magazine.com

cultures sorties société

#58 #26

Aire Urbaine AGENDA - 4 ARTISANAT - 6

Christophe Marquis, ébéniste

FORMATION - 6

Rencontre avec Aurélie, étudiante en alternance chez Leroy Merlin

Diversions - Edition Aire Urbaine Journal d’information gratuit 1, rue de Vittel 25000 Besançon 03 81 87 40 05 - 06 34 12 01 91 www.diversions-magazine.com diversions@orange.fr Editeur : SARL Diversions RCS : 508 184 934 Directeur de la publication : Boban Stanojevic 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 diversions@orange.fr

janvier février 2014 SPORT - 7

Trial Indoor International à l’Axone

Black Rebel Motorcycle Club à La Rodia de Besançon

CULTURE - 8

DANS LE HAUT-RHIN - 12

Trois créations au Granit cet hiver Cartel au Théâtre de Montbéliard Rencontre avec Von Pariahs Maxime Le Forestier à Micropolis Besançon

Tunng au Noumatrouff Festival Les Vagamondes à La Filature de Mulhouse

Rédacteur en chef : Dominique Demangeot magazine.diversions@yahoo.fr Rédaction : Florian Antunes Pires, Lucie Brownie, Frédéric Dassonville Dominique Demangeot, Gérald Frigotto, Simon Grangereau, Sébastien Marais Paul Sobrin, Marc Vincent, Caroline Vo Minh Comité de relecture : Dominique Demangeot, Caroline Vo Minh Régie publicitaire : Boban Stanojevic - 03 81 87 40 05 / 06 34 12 01 91 - diversions@orange.fr

CHRONIQUES CD - 13 CHRONIQUES LIVRES - 14 CINÉMA - 15

Dépôt légal : janvier 2014 © Diversions 2014 Imprimé en Espagne ISSN : en cours valeur : 1,15 euros offert Diversions est diffusé gratuitement sur l’Aire urbaine (près de 50 communes) à 45.000 exemplaires Prochaine parution : Mardi 25 février 2014


Diversions

Le journal de l’Aire Urbaine, culture et actualité

L’agenda du mois

4

AUDINCOURT Le Moloco 17 janvier à 20h30 : Le Tournoi de l’Impossible – Tournoi Mortal Combat 22 janvier à 19h : Pop Vs Classique : Melos Tempo + Yules - Blind Test en live 25 janvier à 20h30 : Didier Wampas/Bikini Machine + Nain Porte Quoi - Rock 1er février à 20h30 : La Maison Tellier + Keith Kouna - Folk 7 février à 20h30 : Les Inouïs du Printemps de Bourges : Cotton Claw + Flesh + Das Modell + Pih Poh - Electro/Hip-Hop... 11 février à 19h : Molokids #4 : Panique au bois breton - Soul/Funk/Electro 14 février à 20h30 : Foreign Beggars + DJ Fly + Travailleurs de l’Ombre + Dudy - Hip-Hop/ Electro 20 février à 20h30 : Von Pariahs + Griefjoy - Rock 22 février à 21h : Keep The Faith #9 : The Sweet Vandals - Soul/Funk

Halle des 5 Fontaines 8 février à 20h30 : Coup de chœur : les ans volés d’Amélie – Musique 23 février à 15h : Spectacle de cabaret : Paris Canaille – Cabaret LEPUIX Salle communale 6 février à 20h30 : Tarzan Boy - Musique et théâtre

MONTBÉLIARD Arthotèque 13 janvier à 20h : 4ème Rendez-vous de l’Artothèque consacré à l’imaginaire de la ville : intervention de Christian Bédrane, enseignant en lettres modernes et David Kieffer, enseignant en arts plastiques - Conférence Du 25 au 30 janvier : Exposition des élèves de l’atelier Arts - Vernissage le 25 janvier à partir de 15h Atelier des Môles 11 janvier : Misanthrope - Trash Death Metal 19 février : The Exploited - Punk

Axone 10 janvier à 20h : Concert du Nouvel An : Nouvel An russe par l’Orchestre Victor Hugo Franche Comté – Musique classique 2 février à 15h : Trial Indoor International 4 février à 20h : Harlem Globetrotters – Sport 7 février à 20h : Irish Legends – Danse, spectacle 8 février : Pinocchio, le spectacle musical – Jeune public 9 février à 17h : Les Bodin’s : Retour au pays - Humour

AUXELLES-HAUT Salle communale 12 janvier à 17h : Mon père qui fonctionnait par périodes culinaires et autres - Théâtre

BEAUCOURT Foyer Georges Brassens Du 18 janvier au 2 février : Fest’hiver transfrontalier de la chanson jeune public 31 janvier à 20h : Christian Ferrari - Chanson 7 février à 20h30 : Mouron - Chanson BELFORT Donation Maurice Jardot - Musée d’art moderne Du 26 octobre au 28 janvier : Chambres claires et noires, Matisse et Picasso graveurs - Lithographies Espace Louis Jouvet 26 janvier à 17h : Hop hop hop ! - Théâtre burlesque 7 février à 20h30 : Tarzan Boy - Musique et théâtre Le Granit 10 janvier à 20h : Les arts florissants – Musique baroque 14 et 15 janvier à 20h : Au pont de Pope Lick – Théâtre 21 janvier à 12h20 : Les cinq de cœur, concert sandwich – Jazz vocal

© DR

© DR

La Maison Tellier au Moloco le 1er février

Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz au Granit les 11 et 12 février Du 28 au 30 janvier : Cendrillon – Théâtre jeune public 4 et 5 février à 20h : On ne bouge plus (à la Coopérative) – Théâtre/Magie 8 février à 20h : Qu’est-ce qu’on danse ? (à la Salle des fêtes, à partir de 10 ans) - Danse, conférence 11 et 12 février à 20h : Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz – Théâtre 14 février à 20h : Youn Sun Nah Quartet – Jazz Du 18 au 20 février à 20h : Si je te le disais, ça ne changerait rien (à la Coopérative) – Théâtre La Poudrière 18 janvier à 20h30 : Norbert Krief - Masterclass + Concert Rock 25 janvier à 20h30 : Jan Vanek - Hommage à Léon Deubel - Jazz/Musiques du monde 5 février à 18h30 : David Lemaitre - Apero Concert Pop Folk 31 janvier à 20h30 : Da Silva + Maissiat - Pop Folk 18 février à 19h30 : Connan Mockasin + Verveine - Pop Psyché + Electro Pop 21 février à 20h30 : Mademoiselle K + Robi - Rock Tour 46 Du 26 octobre au 28 janvier : Exposition Léon Deubel à la lettre - Littérature, arts plastiques

Les Bains Douches 29 et 31 janvier : La belle escampette – Théâtre musique jeune public 1er février à 20h : Liam O Maonlai – Folk 6 février à 20h : De quoi tenir jusqu’à l’ombre – Théâtre

BETHONCOURT L’Arche 17 janvier à 20h : Soufre – Théâtre jeune public 25 et 26 janvier : Vielleicht – Cirque jeune public Du 12 au 14 février : Plein de (petits) riens – Jeune public, théâtre d’objets 19 et 21 février : Sirènes – Théâtre d’objets, jeune public

Château des ducs de Wurtemberg Jusqu’au 23 mars : Exposition «Jules-Émile Zingg à Perros-Guirec» - Peinture Jusqu’au 21 avril : Nouvel accrochage des collections Beaux-arts & Art contemporain

BOUROGNE Espace Gantner Du 17 novembre au 26 janvier : Exposition «Constellations» - Collection d’œuvres d’art numériques

Théâtre 14 janvier à 20h : Instants critiques – Théâtre 24 janvier à 20h : Molly Bloom – Théâtre 11 février à 20h : Martyr – Théâtre 18 février à 20h : Cartel – Théâtre, danse

CHAUX Salle communale 11 janvier à 20h30 : Mon père qui fonctionnait par périodes culinaires et autres - Théâtre DELLE Caveau des Remparts 25 janvier à 20h30 : Duende Flamenco – Danse et poésie

Cinéma 17 janvier à 20h30 : Le Brésil, connaissances du monde – Documentaire 21 février à 20h30 : Cinéma connaissances du monde : La Bretagne – Documentaire

Pavillon des Sciences Du 25 novembre au 9 mars : Expositions « Mathissime » et « Trésors oubliés de l’expédition Schley » - Culture scientifique

ROUGEMONT-LE-CHÂTEAU Foyer rural 22 janvier à 20h30 : Le cirque des petits personnages - Cabaret forain burlesque

SOCHAUX La Mals 28 janvier à 20h : Jacque Higelin - Chanson 4 février à 20h : The Roots – Danse, jeune public 14 février à 20h : Hiver par l’Orchestre Victor Hugo Franche Comté – Musique classique 21 février à 20h : Crise de foi de Sophia Aram - Humour


Culture et actualité dans l’Aire urbaine

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Artisanat Christophe Marquis, ébéniste Nous l’avions rencontré en octobre dernier au Salon Habitat, Intérieur et Jardins au parc des expositions de Micropolis. L’artisan y présentait son savoir-faire auprès d’un large public, et notamment quelques exemples de meubles qu’il fabrique en petites séries, une adaptation nécessaire pour étendre son marché, même si Christophe confectionne toujours du mobilier sur mesure.

Christophe se fournit via des circuits courts, travaillant majoritairement des essences locales qu’il trouve chez un scieur à côté de Besançon, du bois feuillu séché, convenant à l’ébénisterie et aux aménagements intérieurs. Chêne, frêne, acacia, érable, noyer... le choix est large ! « Sur certains projets où l’on part sur du bois plaqué, j’ai un rayon un peu plus large », précise l’artisan.

Parmi ces séries, on trouve une table à langer, un meuble évolutif à placer dans une salle de bain, table à langer qu’il est possible, par la suite, de reconvertir en petit meuble mural, pour ranger de l’alcool par exemple. « Le plus gros de ma clientèle reste sur du mobilier

© Dominique Demangeot

Ces meubles en série restent cependant limités dans le nombre, Christophe travaillant seul dans son atelier, et les coûts de réalisation restant relativement élevés. « C’est difficile de rajouter une marge par-dessus, je ne peux donc pas les proposer dans les chaînes de magasins », souligne Christophe. « Il faut passer par de la vente directe pour que ça reste abordable ».

L’ébéniste Christophe Marquis

En parlant de collaboration locale, Christophe Marquis travaille également avec la manufacture Vuillemin, pour la confection d’horloges comtoises contemporaines. Cette dernière fournit les mécanismes qui vont aller se loger dans les coffrets confectionnés par l’atelier Marquis. Philippe Vuillemin a développé un mouvement traditionnel, mais il souhaitait le relooker. Il travaillait déjà avec des ébénistes mais recherchait quelque chose de plus contemporain. Christophe Marquis lui a donc proposé des modèles, en partenariat avec le designer Romain Chapuis, installé à Morre. « Grâce à cette collaboration avec la Manufacture Vuillemin, il est également possible d’acheter ces horloges en ligne ». - Dominique Demangeot-

L’Atelier Marquis Ebénisterie d’art, aménagement intérieur 2 route de Montrond - 25620 Malbrans www.ateliermarquis.com

sur mesure », explique Christophe. « Les clients viennent sur mon stand s’ils aiment le style de mobilier. Ils cherchent quelqu’un pour leur fabriquer des bibliothèques, une table basse, et là je rentre plus dans mon activité, un échange avec le client pour savoir ce qu’il veut, ce qui lui a plu dans ce qu’il a vu, répondre au mieux à sa demande ».

© Dominique Demangeot

Ébéniste de formation, Christophe Marquis propose du mobilier sur mesure mais également de l’aménagement intérieur dressing, cuisine, pose de fenêtres, terrasses, parquet... Son panel d’actions est assez large. Sa présence à Micropolis en octobre dernier a permis à Christophe de présenter aussi des meubles qu’il propose en petites séries, pour des raisons pratiques tout d’abord, puisque par définition, le meuble sur mesure est unique, et ne quitte plus la maison du client une fois qu’il a été terminé et vendu!

Christophe devant l’horloge comtoise... et contemporaine, qu’il a créée en partenariat avec la Manufacture Vuillemin pour le mécanisme, et Romain Chapuis pour le design de l’objet

Formation Aurélie, en formation Chef de rayon à Leroy Merlin aussi des formations diplômantes en vue d’une embauche ailleurs. Il arrive cependant qu’une entreprise passe par le biais d’une alternance pour recruter ses collaborateurs.

L’alternance touche de très nombreux secteurs et des compétences diverses. Les profils sont, eux aussi, particulièrement éclectiques. Si la majorité des étudiants en alternance sortent des lycées ou de filières post-bac, une partie possède déjà une ou plusieurs expériences professionnelles. Certains entrent même à l’ECM en vue d’une reconversion. C’est le cas d’Aurélie Simonin qui suit une formation en alternance au sein du magasin Leroy Merlin de Besançon depuis quelques mois.

Chez Leroy Merlin, on trouve plusieurs mondes dont celui des sols - carrelages, sols vinyles, parquets, etc. -. C’est cet univers qu’Aurélie aura à sa charge en tant que chef de secteur l’an prochain. Elle aura des personnes sous sa responsabilité. « Pendant le cursus, on a une formation en management qui est importante, davantage destinée à un étudiant classique qu’à un profil comme le mien où il y a déjà une expérience », souligne Aurélie.

Le parcours d’Aurélie est en effet particulier. Militaire pendant dix ans, cette « très jeune retraitée » s’est inscrite à l’ECM dans le cadre d’une reconversion professionnelle. Elle avait travaillé quelques années dans la grande distribution avant d’intégrer l’armée, et souhaitait donc revenir dans ce secteur pour la suite de sa carrière dans le civil. Aurélie a donc effectué une recherche active d’emploi. « Dans ce cadre, l’ECM a une cellule qui préconise des postes en adéquation avec le profil des jeunes », nous explique-t-elle.

Chef de secteur des mondes Sol et Jardin, Frédéric Weinacht confiera le secteur Sol à Aurélie une fois la formation de cette dernière achevée. « Un chef de secteur jardin est parti pour rejoindre les équipes d’un autre magasin. Nous cherchions un chef de secteur qui ne venait pas du bricolage, voire qui n’était pas chef de secteur auparavant, pour apporter une vision neuve ».

Son contrat de professionnalisation chez Leroy Merlin a pour objectif son embauche dans l’entreprise. Ce n’est pas le cas de toutes les formations en alternance, qui sont

© Diversions

Après une première année de formation à l’ECM en Licence et Master RH, Aurélie décidait de compléter son cursus en partant vers la vente, possédant également un Master 1 en Marketing, qu’elle avait obtenu il y a une dizaine d’années, avant son incorporation dans l’armée.

Aurélie dans le secteur Sol, qu’elle sera amenée à gérer l’an prochain en tant que chef de secteur

Actuellement en formation chef de rayon, Aurélie apprendra le métier spécifique de chef de secteur un peu plus tard. Sa formation de 14 mois lui aura permis de découvrir tout d’abord le produit par une expérience de terrain : connaître les différents produits proposés dans le monde Sol, cerner les attentes des clients, etc. Si une parfaite connaissance des produits proposés est nécessaire, le rôle du chef de rayon ne s’arrête pas à la vente. C’est lui qui est également responsable de la mise en place des produits, de la manière de les présenter

Après une première année de formation à l’ECM en Licence et Master RH, Aurélie décidait de compléter son cursus en partant vers la vente, possédant également un Master 1 en Marketing, qu’elle avait obtenu il y a une dizaine d’années, avant son incorporation dans l’armée à la clientèle, mais aussi de la sécurité, pour s’assurer que les marchandises sont correctement disposées et ne représentent pas de risques pour les clients et le personnel. C’est également le chef de rayon qui gère les éventuels litiges avec les clients. Une fois cette phase de conseiller vente validée, l’étudiante en alternance évoluera vers le poste de chef de rayon où il y a une mission de gestion de l’équipe et une gestion financière - commandes, approvisionnements -. Ici l’expérience d’Aurélie au sein de l’armée, où la notion d’encadrement est centrale, lui sert bien sûr lorsqu’il s’agit de manager une équipe de vendeurs - on parle ici de management collaboratif -. - Dominique Demangeot -

www.ecm-besancon.fr


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Culture et actualité dans l’Aire urbaine

Sport Trial Indoor International à l’Axone de Montbéliard Le Trial Indoor International revient à l’Axone de Montbéliard pour une deuxième édition. Sept pilotes seront au rendez-vous de cet événement qui mêle compétition sportive et grand spectacle. Nous avons rencontré Bernard Estripeau qui créait l’événement à Toulouse il y a trente ans.

Il y a des différences au niveau du nombre de zones, des parcours à faire, même si la règle de base, poser le pied au sol le moins possible, est la même en indoor et outdoor

Le Trial Indoor est un sport particulièrement spectaculaire dans lequel les pilotes effectuent chacun leur tour un parcours d’obstacles en six minutes. Mettre le pied à terre étant un élément pénalisant, autant dire qu’il vaut mieux avoir un bon équilibre pour franchir les obstacles ! Rochers, éléments en béton et en bois sont placés sur le parcours mis au point par Bernard Estripeau, de la société Esdeux, qui organise l’événement en collaboration avec le Moto Club de Montbéliard et Pôle Nord.

Les événements indoor ne sont pas exactement de la compétition... Il y a un classement lors de nos Trial Indoor, mais également une dimension de show indéniable. C’est une compétition, mais qui ne rentre pas dans le cadre des classements nationaux ou internationaux.

© DR

Cette année, l’Axone accueille la deuxième édition du Trial Indoor International, mais il y a bien longtemps que vous avez créé cet événement... En effet, j’ai créé le Trial Indoor il y a trente ans à Toulouse. Il se déroule de novembre à mars, en période hivernale, lorsque les pilotes ne font pas de compétitions en extérieur, en raison des conditions climatiques.

1987, et j’en suis à plus de 300 trials organisés à ce jour !

Le Trial est un sport assez spectaculaire. On peut d’ailleurs parler de spectacle, mais avec des règles bien précises. Ces règles sont-elles les mêmes qu’en compétition ? En effet, il y a des différences au niveau du nombre de zones, mais aussi des parcours à réaliser, même si la règle de base, poser le pied au sol le moins possible, est la même en indoor et en outdoor. Vous avez vous-même pratiqué ce sport ? Oui j’ai pratiqué le trial en championnat de France. Je compare souvent le trial au sport hippique. Le jockey est seul avec son cheval et doit passer des obstacles. Le pilote est quant à lui seul sur sa moto et doit également passer des obstacles...

Avec cette différence que les parcours du Trial Indoor sont davantage ludiques, et si l’on trouve des éléments en béton ou en bois, des rochers, il y a aussi des palmiers et d’autres décorations plus atypiques dans les sports mécaniques... Oui il y a un côté ludique avec le Trial Indoor, cela reste avant tout du grand spectacle. Depuis quand le Trial existe-t-il ? Il est né il y a une cinquantaine d’années. C’est surtout un sport européen, mais il est aussi très développé au Japon où l’on trouve de très bons pilotes. Le premier indoor a eu lieu vers la fin des années 70, en Finlande, puis il s’est développé en France et en Espagne. J’ai pris pour ma part le relais depuis 1986-

Le Trial accueillera cette année encore plusieurs pointures dont Toni Bou, champion d’Espagne Indoor 2013 et sept fois champion du monde... L’esprit de compétition demeure très présent. Il y aura cinq pilotes de trial cette année, et notamment le champion de France Trial 2013, Loris Gubian. Il y aura également deux champions de VTT, dont Marius Merge, Champion du Monde Junior 2011 et Champion de France Junior 2010. - Propos recueillis par Manu Gilles -

Trial Indoor International, Montbéliard, 2 février à 15h www.axone-montbeliard.fr

L’Axone,


Culture et actualité dans l’Aire urbaine

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Théâtre Trois créations au Granit cet hiver La Scène nationale de Belfort propose, entre janvier et février, trois créations préparées en partie sur les planches du Granit. Deux de ces spectacles, Au pont de Pope Lick et Si je te le disais, ça ne changerait rien, prennent comme objet de réflexion le capitalisme, même s’ils traitent chacun cette question de manière très différente.

dans ce spectacle qui nous met en présence d’un taxidermiste. Une pièce aux confins de la vie et de la mort, mais aussi sur l’animalité et les limites de nos corps. Rémy Berthier veut mettre en évidence les points communs entre les professions de magicien et taxidermiste, qui tous deux créent de l’illusion, de la croyance. « Les fantasmes du taxidermiste (figer et maîtriser le réel, donner la vie éternelle, braver la mort...) sont semblables à ceux du magicien », explique Rémy Berthier, qui a rencontré des représentants des deux professions. Dans On ne bouge plus, le rapport au corps est central : celui de l’animal, mais aussi celui de l’homme, mis en danger à travers différentes expériences impliquant lames de verre, alcool à brûler... © DR

L’auteure Naomi Wallace nous transporte à l’époque de la Grande Dépression de 1929, nous présentant deux adolescents perdus au milieu de ce marasme économique, dans un coin paumé du Kentucky. Avec Au pont de Pope Lick, Anne Courel met en scène une histoire d’amour adolescente sur fond de crise, dressant un décor en noir et blanc qui rappelle le cinéma prétendument réaliste d’avant-guerre, glorifiant le progrès des usines. Une critique des premières années du capitalisme tel qu’on le connaît aujourd’hui, qui n’exclut cependant pas une intention poétique de la part de l’auteure. « La poésie, le trouble secret généré par ceux que j’appellerais « les fantômes de Naomi »,

les ombres qu’elle invente mettent de la distance, font que nous sommes authentiquement touchés », souligne Anne Courel. L’esthétique de Dorothea Lange, pionnière du photojournalisme qui a immortalisé les stigmates de la Dépression dans les années 30 en Amérique, sera également convoquée ici. Pour dépeindre le milieu industriel, Anne Courel s’est rendue dans les locaux d’Alstom à Belfort, faisant également évoluer les acteurs parmi les images des films de Jean Renoir et Elia Kazan. Sur le pont de Pope Lick passe le train, vibrante et fumante incarnation de l’avenir qui file à toute allure, même si en 1936, le chômage est une réalité bien présente. La pièce de Naomi Wallace se trouve ainsi en tension constante entre deux forces : le besoin de mouvement des deux adolescents - quitte à braver la mort - et l’immobilité des adultes.

Si je te le disais, tu ne me croirais pas du 18 au 20 février

Nous retrouverons ensuite en février le comédien Rémy Berthier, rencontré l’an dernier au Granit à l’occasion de la pièce Qui-Vive de Thierry Collet. Ici encore, le théâtre se mêlera étroitement à la magie,

© DR

Au XXIVème siècle, deux couples observent nos us et coutumes, à nous humains du XXIème siècle, se penchant notamment sur l’influence du capitalisme dans les relations humaines. La pièce fait intervenir différentes sources : journal et pièces inédites, pour éprouver la frontière entre réel et fiction, également celle entre deux époques, l’une observant l’autre comme dans un laboratoire, à distance, comme un écho à la question que pose Falk Richter : « On est en vie en fait ou on est juste un effet spécial? ». « On travaillera à la fois sur des poses photographiques – je pense au travail des corps quand Nan Goldin représente les couples - », explique Anne Monfort, « et sur un jeu permanent entre le personnage et l’acteur, entre incarnation et distanciation ». - Dominique Demangeot -

On ne bouge plus les 4 et 5 février

© DR

Au pont de Pope lick les 14 et 15 janvier

Avec Si je te le disais, ça ne changerait rien, Anne Monfort revient au Granit pour un nouveau spectacle basé sur l’œuvre de son auteur fétiche, Falk Richter. Traductrice française de ce dernier, elle se penche ici sur la manière dont le dramaturge a traité du couple amour et capitalisme, mais aussi de la relation entre l’individu et le collectif.

Au pont de Pope Lick, Le Granit, Belfort, 14 et 15 janvier à 20h On ne bouge plus, 4 et 5 février à 20h à la Coopérative Si je te le disais, ça ne changerait rien, du 18 au 20 février à 20h à la Coopérative www.legranit.org

BI-MÉDIA PAPIER + WEB Un journal papierdiffusé à 45.000 exemplaires sur l’Aire urbaine chaque mois Un site internet mis à jour quotidiennement Des reportages vidéo

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Culture et actualité dans l’Aire urbaine

Cartel au Théâtre de Montbéliard

Deux danseurs étoiles – Cyrille Atanassoff et Jean Guizerix – retrouvent la scène plus de 20 ans après leurs adieux à l’opéra, et rencontrent sur le plateau un jeune danseur en formation. L’occasion de confronter deux générations d’artistes interprètes dans Cartel. Michel Schweizer s’intéresse aussi à la dynamique de groupe au sein d’une troupe de danse, en particulier dans le milieu si compartimenté et hiérarchisé du Ballet de l’Opéra de Paris. Que se passe-t-il lorsque le corps du danseur sonne l’heure de la retraite ? Lorsque le temps est venu de remiser au placard ses chères ballerines ? La compagnie La Coma explore l’humain, sous ses différentes facettes, en demandant à d’anciens danseurs de nous faire part de leur vision du métier auquel ils ont consacré une partie non négligeable de leur vie. « Il s’agira donc d’engager un travail de dépossession avec des danseurs arrivés au seuil d’une transition/reconversion dans leur histoire professionnelle et personnelle », explique Michel Schweizer. « Une sorte de dynamique de décroissance, qui cherchera

© Didier Olivré

Michel Schweizer nous présente, avec Cartel, un spectacle au casting bien particulier, puisque le metteur en scène travaille ici avec les danseurs étoiles retraités du Ballet de l’Opéra de Paris. Après avoir étudié des groupes sociaux bien définis, les culturistes, les maîtres-chiens et les adolescents, Michel Schweizer se penche donc sur un nouveau groupe qu’il explore à travers la danse et la mise en scène. Une rencontre sans concessions avec l’univers de la danse.

Cartel le 18 février à mettre au jour ce qui constitue et a constitué la verticalité intime, professionnelle et sociale de chaque danseur », ajoute le metteur en scène/chorégraphe. Michel Schweizer travaille en montant des collectifs temporaires afin d’explorer une question en particulier. En filigrane dans la plupart de ses pièces, on trouve aussi une réflexion sur le spectacle en tant qu’objet de consommation, désignant d’ailleurs les interprètes avec qui il travaille comme des prestataires de services... Le personnel de MA scène nationale est invité à participer de manière très impliquée au spectacle... On vous laisse la surprise. Le spectateur sera lui aussi mis à contribution dans cette pièce qui porte un regard inhabituel sur le monde de la danse. - Paul Sobrin -

Cartel, Théâtre de Montbéliard, 18 février à 20h - www.mascenenationale.com

Musiques actuelles Rencontre avec Von Pariahs

Retrouvez l’interview de Von Pariahs en intégralité en flashant ce code

Ils seront le 20 février au Moloco d’Audincourt, en compagnie de Griefjoy. Quelques semaines avant leur venue sur le Pays de Montbéliard, Diversions a rencontré les Frenchies de Von Pariahs - car oui, il sont Français... -, pour une interview qui évoque leur premier album.

Cet album est vraiment très bon mais on remarquera juste un truc : que les guitares saturées du début s’effacent petit à petit à l’écoute du disque ! On vous a déjà fait la réflexion? C’est voulu ? Théo : Non ce n’est pas spécialement voulu. C’est que l’ordre des chansons sur l’album nous paraissait être le meilleur. On a vraiment cherché à imbriquer les morceaux les uns

© DR

Théo et Sam, vous êtes les deux têtes pensantes du groupe. Comment avez-vous initié le projet Von Pariahs? Théo : Dire qu’on est les deux têtes pensantes c’est un peu fort, c’est juste que dans un groupe il y a une juste répartition des tâches, et nous on a les deux un rôle un peu charnière. Sam va écrire les paroles et moi une grosse partie de la musique. Au départ l’idée du groupe a été lancée par Guillaume et moi, puis Sam est arrivé, on se connaissait depuis l’âge de 9 ans, c’était un de mes meilleurs pote ! Je lui ai proposé, car ça lui correspondait super bien, il a un énorme charisme. Au final on se retrouve six, ça fait quatre ans et demi qu’on existe. Il y a eu Fat Pandas au début comme nom de groupe, puis c’est devenu Von Pariahs. Ça fait quatre ans qu’on tourne, deux EP, et l’album vient de sortir en septembre dernier !

après les autres, une logique à nous quoi. Après c’est vrai que ça commence bien saturé, mais quant tu prends Debauchery, la piste 11, c’est quand même la plus violente et la plus saturée de l’album ! Quand vous avez écrit vos morceaux, l’idée du live était omniprésent ? Ou c’est un travail qui s’est opéré après ? Théo : En fait toutes les idées que j’ai seul de mon côté, les harmonies, les rythmiques, on les introduit en répète. C’est pareil pour les paroles de Sam, et on greffe autour. Chacun y apporte sa patte, et c’est ce travail qui donne la vraie dimension live de notre musique. On a vraiment écrit des morceaux

dans l’optique de les jouer en live, sinon ça n’a aucun sens. Qu’est-ce qui fait qu’après quatre ans, on est programmé aux Trans puis au Printemps de Bourges ? Les contacts ? Le hasard? Théo : Non il n’y a pas de hasard, c’est une question de travail, c’est la qualité, c’est juste qu’on est un bon groupe je pense. Vos plus beaux souvenir de ces douze derniers mois? Théo : Moi je dirais que les Eurockéennes c’était une expérience particulièrement excellente ! On a passé trois jours là-bas, on l’a vécu aussi en tant que festivaliers, il faisait

beau, la prog était géniale, on a maté My Bloody Valentine à côté de Blur, un de nos plus beaux souvenirs ! Le pédalo sur le lac ! Voilà ! Ce sont des trucs très forts ! Après sur la route je retiendrais les rencontres qu’on a faites avec les belges de BRNS notamment. JC Satan ! Plein de super rencontres avec des autres groupes. Des collaborations peut-être ? On n’est pas trop du genre à programmer les choses. On laisse venir, on verra bien. Comme les Popopopops qui ont apporté les chœurs sur certaines des chansons de l’album, ça n’a pas été calculé d’avance ! On en a parlé comme ça autour d’une bière et hop, ils sont venus au studio le faire pour essayer, et on a gardé l’enregistrement. - Propos recueillis par Boban Stanojevic -

Von Pariahs + Griefjoy, Le Moloco, Audincourt, 20 février à 20h30 www.lemoloco.com


Culture et actualité dans l’Aire urbaine

Chanson Maxime Le Forestier à Micropolis

La Rodia Black Rebel Motorcycle Club

L’éternel interprète de San Francisco fera un détour par Micropolis en février prochain. Il présentera à Besançon son quinzième album, sobrement intitulé Le Cadeau, dans lequel le chanteur renoue avec l’engagement, tout en offrant à l’auditeur des musiques légères et qui restent en tête.

Le trio américain sera à La Rodia en février pour présenter son très bon dernier album en date, qui sortait en avril dernier. Specter At The Feast plonge encore un peu plus dans un rock noir, forgé par l’un des groupes qui ont contribué au retour en grâce du rock au début des années 2000.

Dans ce nouvel album résolument acoustique, Maxime Le Forestier « passe sa route », gentiment revanchard sur Les coups, revenant sur le thème de l’immigration avec La P’tite hirondelle, sur une musique composée par Patrice Renson qui produit également l’album, un thème qu’il avait notamment traité par le passé dans sa chanson Né quelque part. Maxime mêle encore une fois le politique et l’intime dans ces dix chansons, avec clarté et concision. D’autres morceaux comme La Bête curieuse traitent des médias et du business de l’info, tandis que Le P’tit air, composé par Julien Clerc, est un joli hommage à la chanson, en tant que moyen pour l’artiste de rester présent dans le cœur de son public après sa mort. Sur La Folie, Maxime Le Forestier invite Camille, un texte de Claude Lemesle chanté à deux voix.

Après le folk bluesy et majoritairement acoustique du troisième album, Howl en 2005, BRMC ouvraient pour U2, publiant par la suite, en 2010, Beat the Devil’s Tattoo avec l’arrivée du nouveau batteur Leah Shapiro, et retrouvaient pour l’occasion un rock plus électrique. Specter At The Feast est un album indéniablement plus mélancollique, où plane le « spectre » de Michael Been, ingénieur du son du groupe, ex-leader de The Call, père du bassiste et chanteur Robert Levon Been. BRMC ralentit le tempo, pause des atmosphères parfois recueillies, et souvent planantes à l’image du très beau Returning et du non moins introspectif final - Lose yourself -. Lullaby - berceuse en français - porte bien son nom avec une structure musicale évanescente, dans la tonalilté de ce nouvel album, même si Hate The Taste accélère clairement, tout comme sa suivante Rival, bon vieux rock carré et inspiré. À vrai dire, à partir de Hate The Taste, l’auditeur s’engage avec plaisir dans un long corridor rock avec quelques monstrueux titres comme Teenage Disease, qui prend même des couleurs métal. Très vite pourtant, l’album reprend des allures plus recueillies avec Some Kind Of Ghost, étonnant titre comme une lente incantation

Dans Le Cadeau, Maxime Le Forestier demeure dans cette veine acoustique qu’on lui connaît bien, invitant cependant des voix africaines sur L’Averse, qui évoque le capitalisme à outrance, ainsi que sur La P’tite hirondelle. Depuis les années 60, Maxime Le Forestier défend une chanson française qui s’inspire notamment de Brassens, l’un de ses maîtres,

une filiation que l’on retrouve notamment sur Impasse des oiseaux dans le dernier album. D’ailleurs chaque soir, c’est une chanson différente de Brassens qui est reprise par Le Forestier et ses musiciens, sans que ces derniers ne sachent à l’avance quel morceau va être choisi ! La guitare se taille bien sûr ici la part du lion, jouée par Maxime et Manu Galvin, complice du chanteur depuis 20 ans, qui apporte son jeu nuancé sur ce dernier album. Un nouvel album où Maxime Le Forestier se pose en observateur, en toute humilité, à distance comme il semble le dire sur Le Caillou, où il évoque notre planète bleue. - Manu Gilles -

Maxime Le Forestier, Micropolis Besançon, 19 février à 20h30 - www.micropolis.net

DELLE ANIMATION PRESENTE à la HALLE DES 5 FONTAINES de DELLE

CABARET PARIS CANAILLE

23 février 2014 à 15h TARIFS : 17 et 15 €

POINTS DE VENTE : FNAC, GÉANT CASINO, CORA, AUCHAN, LECLERC, FRACAS, TICKETNET.FR, OFFICES DE TOURISME DE BELFORT ET MONTBELIARD, DELLE, CE

Renseignements : 03 84 36 88 96 www.delle-animation.com

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blues, qui là encore fait office d’hommage suite au décès soudain du père du bassiste. Ce dernier a parlé d’une véritable thérapie à propos de Specter At The Feast, un besoin de recueillement que ne renieront pas les ambiances de cathédrale de Sometimes The Light. En première partie, on pourra découvrir le duo irlandais Kid Karate, qui sortait en septembre dernier leur EP Lights Out. Un concentré de rock pour le moins péchu, efficace, pour débuter la soirée sur les chapeaux de roue. - Sébastien Marais -

Black Rebel Motorcycle Club + Kid Karate, La Rodia, Besançon, 17 février à 20h30 www.larodia.com


Dans le Haut--Rhin

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La Filature Les Vagamondes Mais Les Vagamondes, ce sont bien sûr également plusieurs propositions artistiques. La programmation fait intervenir, comme vu le mois dernier dans Diversions, des chorégraphes à l’image de Christian Rizzo, qui croise danses folklorique et traditionnelle, des chanteurs comme Idir, portant à l’attention du monde entier la culture berbère, ou encore Rosario La Tremendita pour le chant flamenco.

La Filature inaugure cette année 2014 avec la nouvelle édition de son festival dédié aux cultures méditerranéennes. Ce temps fort pluridisciplinaire convie musiciens, metteurs en scène et danseurs, sans oublier Bernard Plossu qui viendra présenter une exposition en lien avec le voyage. Du 8 janvier au 2 mars, le photographe présentera ainsi à la galerie de La Filature On dirait le sud, série de clichés pris à travers la vitre d’un train, paysages d’Espagne, du Portugal, du Midi et du sud de l’Italie.

de Mahmoud Darwich qui sont convoqués ici, mêlés à une musique faisant intervenir quant à elle esthétiques électronique et traditionnelle.

Citon encore Transe, une création de Fouad Boussouf et sa compagnie Massala, présentée à l’Espace Matisse en collaboration avec l’AFSCO (Association Familiale et Sociale Les Coteaux). L’association renouvelle sa participation aux Vagamondes en proposant ici un spectacle mettant en lumière un hip hop contemporain, très épuré. Avec Transe, le chorégraphe s’interroge sur sa double culture, faisant intervenir dans le spectacle musique et poésie orientales. Ce sont les mots

Parallèlement aux spectacles proposés, Les Vagamondes, ce seront également des projections de films dans le hall, avec des artistes témoignant des réalités d’aujourd’hui. Une carte blanche est offerte au Centre d’Art Contemporain de Tel Aviv, avec les films de six vidéastes israéliens. Toujours dans le hall, Laurent Pernot poursuivra sa résidence de création à La Filature en proposant une nouvelle étape de son travail plastique Année lumière, dédiée ici aux Vagamondes.

© Mani Loftizadeh

© Sylvain Lefeuvre

Transe le 18 janvier

La Filature accueillera également, entre autres artisites, le metteur en scène iranien Amir Reza Koohestani, qui retrouve les personnages de sa pièce Dance on glasses. La figure féminine en Orient est également revisitée ici, le spectacle remettant en question quelques clichés sur la femme voilée. Cette pièce en particulier, comme d’autres d’Amir Reza Koohestani, s’inspire d’une rupture de jeunesse du metteur en scène. « J’ai écrit de nombreuses pièces inspirées de cet événement : des histoires de gens qui n’ont pas la force de se relever ». Après une dizaine de créations, Koohestani retrouve donc ses deux personnages, dans cette pièce qui est un jeu de miroir entre deux époques, récit d’une relation amoureuse, mais aussi sur la vie en Iran aujourd’hui.

Timeloss les 15 et 16 janvier Notons enfin que durant le festival, on pourra dîner le soir à partir de 18 heures, tandis qu’une grille tarifaire particulièrement avantageuse sera mise en place cette année, le prix d’une place revenant à 7 euros à partir de trois spectacles réservés. - Paul Sobrin -

Les Vagamondes, La Filature, Mulhouse, du 14 au 21 janvier - Inauguration du festival (entrée libre) + vernissage de l’exposition Bernard Plossu le 14 janvier à 18h30 - www.lafilature.org

Mulhouse Tunng au Noumatrouff Les Britanniques pratiquent depuis dix ans une folk que l’on qualifie souvent d’expérimentale. Dans ce cinquième album, Tunng ne fait pas mentir sa réputation en jouant une fois encore l’épure et la mesure.

BI-MÉDIA PAPIER + WEB

« Chante avant que ta vie ne soit achevée », nous exhorte Tunng en ouverture d’album, un premier titre qui nous fait entrer en douceur dans l’univers du groupe. Tunng poursuit son épopée de poche en terre folktronica, nous transportant ici dans un village imaginaire – le concept de ce nouvel album -. Pour arriver à ses fins et nous rallier à sa cause, la formation enveloppe l’auditeur dans un cocon sonore méticuleusement tissé. Le groupe de Mike Lindsay joue toujours autant la nuance. Sur Trip Trap, les guitares électriques musclent à peine ce morceau qui reste dans la veine éthérée de Tunng, tandis que By This nous fait entendre la douce voix de Becky Jacobs, sur une mélodie tout aussi douce, planant dans les hautes sphères sonores de la formation née à Londres en 2003.

diversions-magazine.com © DR

En une décennie, Tunng a fait preuve d’une régularité exemplaire, mariant avec bonheur électronique et acoustique, une attention de tous les instants aux détails, entre modernité et tradition. Si The Village se montre plus rythmé, pop avec son synthé et ses claquements de mains, tout comme Bloodlines et son fingerpicking hypnotique, voici un opus qui fleure bon la sérénité, lorsque le temps semble se suspendre, parfois, comme sur So Far From Here, là encore très folk dans les accords qu’il tisse, et pourtant porté par une structure synthétique toute aussi discrète. Les arrangements vocaux de Follow Follow

Un journal papier diffusé à 55.000 exemplaires sur l’Alsace chaque mois Un site internet mis à jour quotidiennement Des reportages vidéo

sentent bon Simon And Garfunkel, même si l’arrière-plan sonore s’inscrit là encore dans une veine très synthétique, une disposition à aller explorer des chemins musicaux divergents qui est devenue une marque de fabrique chez Tunng, des arrangements capables de toutes les nuances, à l’image de la longue plage brumeuse d’Heavy Rock

Warning avec laquelle Tunng nous donne congé. - Dominique Demangeot -

Tunng, Le Noumatrouff, Mulhouse, 10 février à 20h - www.noumatrouff.fr

Pour annoncer dans nos pages et sur notre site internet, contactez notre régie

06 34 12 01 91

diversions@noos.fr


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Chroniques CD

Diversions Chroniques et interviews sur www.sensationrock.net

FOLK

CHANSON

Josh Tillman The History Of Caves OST (Sub Pop/Black Friday)

La Rue Kétanou

On s’attendait à voir arriver le successeur de Fear Fun de Father John Misty, mais ce dernier en a pris le contrepied pour sortir cette B.O. The History Of Caves raconte les relations torturées d’une famille suite au décès de la mère. Et pour habiller les images de la talentueuse Emma, Josh Tillman tisse dix pistes instrumentales épurées. De temps à autres sombre, son folk rappelle le Neil Young de Dead Man, l’électricité en moins, les morceaux des B.O. signées Yo La Tengo ou les œuvres solo d’avant Misty, comme ces accords qui concluent Finish Those Cigarettes And Go To Bed. Les titres reposent quasi exclusivement sur une guitare et un piano et se terminent avec les voix de Titles Theme For Boys Voices, qui démontrent le travail d’harmonisation effectué lorsque Tillman faisait partie des Fleet Foxes. La B.O. illustre parfaitement ce court-métrage indépendant, à l’instar de ce qu’avait fait John Frusciante avec The Brown Bunny de Vincent Gallo. Réussite indéniable, The History Of Caves - disponible uniquement en LP et téléchargement - reste destiné aux fans avertis de Josh Tillman, déjà familiarisés avec son univers atypique. - F. et S. -

FOLK

Allons voir

(L’Autre Distribution) Leur son demeure toujours aussi « live », une production à l’écart des arrangements complexes et autres sorcelleries de studio. La musique est brute, prise à la source. Chantres de la nouvelle chanson réaliste, les trois membres de La Rue Kétanou nous content les rêves de Leïla, des histoires de chien fidèle, nous font voyager avec La guitare sud américaine et tanguer en compagnie du Capitaine de la barrique, valse maritime qui ne devrait avoir aucun mal à faire des vagues dans le public lors des concerts. La couleur est résolument acoustique, guitare, accordéon, harmonica pour le pied léger. Ces indécrottables bourlingueurs ne s’encombrent pas de batteries et d’amplis. « Je donne carte blanche à mes rêves », chantent-ils sur Un tour. Comme l’illustre L’âge nucléaire, le groupe se pose en observateur de nos travers, profitant ici de sa licence poétique pour faire un bond dans le temps et nous observer… du futur ! Le groupe n’oublie pas non plus son passé, et Patricia Bonnetaud, qui a contribué à le faire connaître. Ils lui rendent un hommage vibrant et néanmoins enjoué dans le dernier titre de l’album. - Manu Gilles -

Let Go. Les deux amis partagent un moment intime comme on en retrouve sur le Sleeper du blondinet. MC II est définitivement une bonne surprise où l’on découvre une nouvelle facette de Cronin, qui là est celle d’un grand songwriter. - Johan CHANSON

Mikal Cronin MC II

(Merge) Comparse et second lieutenant de son ami chevelu Ty Segall, Mikal Cronin revient avec un second album signé sobrement de ses initiales, deux ans après son premier essai, bien décidé à se démarquer de l’image du Ty Segall Band. Weight débute par un piano et guitare acoustique très britpop, tout cela sous influence Lo_Fi plutôt bon enfant. On se rend compte au fil de l’écoute que Mr Cronin a le chic pour créer ce genre de petits tubes qui rentrent aisément dans notre tête. Preuve avec ce See It My Way qui aurait pu se faire une place aux côtés de Blur il y a 20 ans, ou encore le très Beatles Peace Of Mind où l’on change de décor avec ces violons mélancoliques pour un bond dans le temps d’une cinquantaine d’années. Le soleil californien revient au beau fixe avec I’m Done Running For You, fausse ballade pop où le pote Ty Segall jamais très loin est invité à poser son solo de gratte plus proprement qu’à son habitude cependant. Place au moment acoustique avec Don’t

Bernard Lavilliers Baron Samedi

(Barclay) Un voyage au long cours qui se joue des fuseaux horaires entre London, Chinatown, Hyères et Port-au-Prince. Voici ce que propose Bernard Lavilliers dans son vingtième album, que le chanteur présentera lors d’une nouvelle tournée dès février 2014. Commençons par la fin. Les mots de Blaise Cendrars pour clore Baron Samedi. Sur un deuxième CD, Lavilliers reprend sa Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, épopée littéraire de 27 minutes dédiée aux musiciens. Une ode au voyage que Lavilliers rêvait depuis longtemps de mettre en musique. Le chanteur n’en finit

CHANSON

Yves Jamait Amor Fati

(Wagram) L’artiste dijonnais revient dans les bacs avec un nouvel album. La chanson titre qui ouvre l’opus, Amor Fati, a des accents pop que l’on ne connaissait pas à Yves Jamait, même si le style qui a fait son succès, cette chanson réaliste moderne, portée par une voix rauque, et où l’accordéon n’est jamais bien loin, est resté le même. Les parapluies perdus, valse irrésistible où tournoie une guitare manouche, Tout était calme et ses accents chaloupés, figurent parmi les nouvelles pièces nées sous le béret d’Yves Jamait. Pour chanter Les jours sans, Jamait ne se démonte pas et convoque un blues électrique et funky, tandis que l’accordéon se fait plus sombre lorsque l’artiste se lamente sur le bégaiement de l’histoire - C’était hier -, avant de passer, sans vraiment aucune transition, à une chansonnette délicieusement cuivrée, façon mariachi, prenant pour thème les prénoms qui « s’mélangent et dérangent... surtout les cons ». La guitare se fait plus rock pour fustiger L’Europe « des Mastricheurs ». Preuve supplémentaire que Jamait n’a rien perdu de sa hargne. - Dominique Demangeot -

plus de donner congé à l’auditeur sur cette longue plage aux accents jazzy. Le souffle des mots de Cendrars gonfle les voiles du bateau ivre de notre Stéfanois qui se fait ici conteur. Comme Blaise, Bernard roule sa bosse depuis longtemps. Passeur de mots. Le voyage est le moteur de son art. C’est au milieu de cette instabilité permanente, au croisement de rencontres multiples, que naissent ses chansons. Baron Samedi, il est allé l’écrire en Haïti, un an après le tremblement de terre de janvier 2010. Que peut l’art ? s’interroge le chanteur sur Tête chargée, d’autant plus après un drame comme celui qui a frappé Port-au-Prince et ses alentours. De l’île meurtrie, Lavilliers a ramené un documentaire pour France Ô, des images tournées pour témoigner, se souvenir et constater, quand les caméras des JT sont déjà reparties jouer ailleurs les charognards. Lavilliers a aussi ramené des chansons, dix pépites dont il a le secret, poésie plaquée sur des musiques d’ailleurs. Lavilliers le chante lui-même, il a l’humeur vagabonde. En Haïti, il a côtoyé les stigmates du tremblement de terre, les blessés, les disparus aussi. C’est pour cela qu’il a pris pour titre de ce nouvel album, le nom d’un esprit dans la culture vaudou. Baron Samedi, c’est la divinité couronnée d’un chapeau haut de forme, qui hante les cimetières, conversant avec les morts. Mais si les tremblements de terre semblent nous dire que la nature peut reprendre ses droits quand elle le souhaite, Bernard Lavilliers veut aussi célébrer la vie dans son nouvel album. Pour cela, il va puiser dans

SPACE POP

Connan Mockasin Caramel

(Because Music) Sur l’intro de ce deuxième album, Connan se la joue psychédélique, façon Electric Ladyland, entrée en matière planante qui annonce la suite. Un Caramel qui est sucre pour les oreilles, musique mielleuse, poisseuse même parfois. Sexuée et alanguie, beaucoup. Décalée, fortement. La chanson titre est du même acabit(e), Connan Mockasin étant un habitué des expériences paranormales. Sur I’m The Man That Will Find You, Connan poursuit ses échappées cosmiques, comme s’il avait gonflé ses poumons d’une bonne rasade d’hélium, avant son décollage pour Jupiter ou Vénus. Le chanteur invente par la même occasion une disco spatiale, comme s’il s’agissait d’écouter un vieux tube de soul humide, avachi dans une station spatiale tournant autour de notre bleue planète, sous l’influence d’ondes cosmiques. Le NéoZélandais, Anglais d’adoption, affectionne toujours autant la reverb, mais lève le pied pour nous inviter à pénétrer dans son alcôve qui fleure bon les dérives chimiques en tous genres en vogue dans les années 70. Sortez couverts. - Dominique Demangeot -

plusieurs influences, comme à son habitude. Sur Scorpion, le chanteur met en musique les mots du poète de l’exil Nazim Hikmet, nous exhortant à ne pas suivre le flux, à ne pas aller grossir les rangs de la majorité silencieuse, à contrer la montée des extrémismes et le repli sur soi. Lavilliers aime les mots, les célèbre depuis 45 ans, mais vit aussi dans l’action. La bataille n’est jamais finie, chante-t-il sur Vivre encore. Dans une valse « bancale », Lavilliers évoque les ruelles brumeuses de Londres, dressant un habile parallèle entre l’épopée sanglante de Jack l’éventreur et « ceux de la City », bastion de l’économie globale dont on parle tant aujourd’hui, et pas toujours en bien. Pour l’occasion l’artiste convie une section de cordes brillante pour muscler son propos. Et puis il y a cette capacité qu’ont les chansons de Lavilliers, de vous faire venir les coups de soleil en plein hiver – Rest’La Maloya alanguie sur une plage réunionnaise -, ou de s’accommoder de ciels voilés sous de plus basses latitudes – Villa Noailles, au temps des Surréalistes -. C’est à la Villa Noailles que Lavilliers va écrire parfois, emboîtant pour quelques jours les pas de Cocteau, Giacometti, Buñuel… Et si l’artiste veut signifier que le monde ne tourne pas qu’autour des États-Unis, dans Y’a pas qu’à New York, il sort pourtant de sa besace une chatoyante partition de cuivres, pour un groove tout américain. « Glisser des accords dans des mots qui dansent », comme il le chante ici, voilà peut-être, on ne peut mieux résumé, le credo de Lavilliers en plus de quarante ans de carrière. - Dominique Demangeot -


Littératures

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ROMAN

Douglas Coupland Génération A

Le Diable Vauvert

cobayes vont ensuite se retrouver confinés sur une île où ils sont contraints, par l’équipe de scientifiques, de raconter des histoires, pour faire avancer les prétendues recherches... Generation A prend alors une autre tournure, et mue en un bel hommage à la fiction, et à sa faculté de fournir aux hommes les repères que la société ne lui accorde pas toujours. L’auteur de l’acclamé Generation X (1991), sur les enfants des baby boomers, s’intéresse cette fois à la nouvelle génération, celle qui apaise son mal-être en avalant du Solon, médicament propre à déconnecter l’esprit des perspectives du futur, qui est, lui, source d’angoisse. L’industrie pharmaceutique en prend ici pour son grade, tandis que Coupland produit l’un de ses romans les plus aboutis. - Marc Vincent -

SCIENCES ET TECHNIQUES Au volant de sa moissonneuse batteuse, Zack se croit tout puissant. Mais c’est sans compter sur une satanée abeille qui vient lui planter son dard dans l’épiderme. Aux États-Unis, au Canada, en France, sous le ciel de l’océan indien et en Nouvelle-Zélande, toujours la même scène : des personnes se font piquer, fait particulièrement étrange puisque les abeilles ont toutes disparu de la surface de la terre depuis plusieurs années. Zack, Samantha, Julien, Diana et Harj n’ont pas été piqués au hasard. Il semble en effet que leurs corps aient sécrété une substance particulière qui a attiré les abeilles. Il n’en faut pas plus aux autorités sanitaires pour s’intéresser à leurs cas. Voilà trois ans qu’il n’a pas plu à Atlanta, un futur proche qui ressemble à notre présent globalisé, hyper connecté et produisant pourtant tellement de solitaires... Les cinq enfants de Wonka doivent composer avec leur soudaine célébrité, passent une batterie de tests effectués par une équipe de scientifiques dont on peine à déterminer précisément l’origine, ainsi que les motivations. Les cinq

François Bastien Sciences exactes ? Les limites de la science

Éditions Amalthée

« tendance au suivisme » qui ne favorise pas l’innovation. Et l’auteur de s’interroger aussi sur un certain conformisme de l’institution scientifique, et sur le nombre croissant de chercheurs, une concurrence qui n’est pas toujours profitable à la qualité de la recherche elle-même. D’autant que les sciences sont loin de nous avoir encore tout dit, l’auteur pointant ainsi du doigt le chemin qu’il reste à parcourir, prônant même l’avènement d’un « musée de la science inconnue », et peut-être aussi une plus grande humilité de la part de certains chercheurs... L’essai, aux références parfois pointues, sait aussi adopter une vision plus large pour évoquer notamment l’enseignement. L’auteur s’interroge sur ce que les politiques ont baptisé une « école pour tous » qui s’avère davantage quantitative que qualitative. Les enjeux d’internet dans la diffusion des avancées scientifiques et dans la vulgarisation sont aussi abordés, dans cet essai qui ouvre de nombreuses pistes de réflexion, qui intéresseront non seulement les scientifiques de tout poil... mais aussi les curieux ! - Dominique Demangeot -

HISTOIRE

Michael Munn

Hollywood Connection

La Librairie Vuibert

François Bastien, physicien de formation, a enseigné plusieurs disciplines scientifiques. Une pratique qui a fait naître en lui de nombreuses réflexions sur ce monde si vaste de la recherche. L’auteur pose bien sûr un regard critique sur la recherche qui n’est pas à l’abri des modes et d’une certaine

Dans les années 30, le syndicat du crime, fondé pour exécuter les meurtres «réglementés» à l’époque où Lucky Luciano réorganise la pègre, est aussi célèbre que

les stars de l’époque. Depuis Chicago, Al Capone regarde avec convoitise le strass d’Hollywood, Luciano en fait de même de son bastion new-yorkais. Très vite, les deux parrains vont avoir la main mise sur les studios, leur soutirant de l’argent, tout comme ils en prélèvent auprès des salles de cinéma, étant parvenus à noyauter les syndicats... Ainsi, la fameuse « Hollywood Connection » qui donne son titre au livre, ce sont les tentatives plus ou moins fructueuses de cette pègre pour tirer le plus de richesses possibles du showbusiness. George Raft, gangster à la ville comme à l’écran, incarne parfaitement cette époque où le glamour le dispute au crime. Dans les années 20, la Prohibition donne à Bugsy Siegel, parrain de la pègre hollywoodienne, un sacré coup d’accélérateur. C’est aussi dans les années 20 que les amitiés se nouent, dans les clubs, la nuit, entre les pontes de la Mafia et les stars du showbiz, relations sulfureuses entre inquiétants gangsters et blondes actrices. Jean Harlow, dont la mère était mariée à un gangster, le puissant et dérangé réalisateur Howard Hugues, qui réalisera d’ailleurs un film sur Al Capone - que ce dernier appréciera ! -, Marilyn Monroe, Franck Sinatra font partie du casting. Hollywood Connection se lit comme un bon vieux roman noir, les sulfateuses pétaradant aux coins des ruelles, des histoires de sang où la mort survient souvent de manière violente, quand la fiction rejoint l’histoire... - Dominique Demangeot -


Cinéma

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15 janvier Les Brasiers de la Colère De Scott Cooper Thriller

Avec Christian Bale, Zoe Saldana Russell Baze travaille à l’usine comme son père. Son frère Rodney décide de s’engager dans l’armée et revient après quatre missions en Irak.

I, Frankestein

De Stuart Beattie Action Avec Aaron Eckart, Yvonne Strahovski La créature de Frankenstein, Adam, se retrouve mêlée à une guerre qui oppose deux clans d’immortels.

Mère et fils

De Calin Peter Netzer Drame Avec Luminita Gheorghiu Un homme percute un enfant avec son véhicule. Le garçon meurt après l’accident. La mère du conducteur va alors essayer de trouver une solution pour son fils. D’Olivier Doran Comédie Avec Géraldine Pailhas, Sami Bouajila Lors d’un réveillon de famille, la maîtresse de maison annonce à son nouveau mari qu’elle attend un enfant.

L’Amour est un Crime Parfait De Jean-Marie Larrieu Drame

Avec Mathieu Amalric, Karin Viard Un professeur de littérature fréquente de nombreuses étudiantes. Mais la dernière jeune femme qu’il voit régulièrement disparaît.

Avec Charlotte Gainsbourg, Shia Labeouf Le parcours d’une femme, qui de sa naissance à ses 50 ans, s’est autodiagnostiquée nymphomane. © DR

Divin Enfant

Nymphomaniac, volume 2 De Lars Von Trier Drame

De Yannick Saillet Guerre Avec Pascal Elbé, Laurent Lucas Lors d’un déplacement, une patrouille tombe dans une embuscade. Le seul soldat rescapé a posé le pied sur une mine et doit trouver une solution pour s’en sortir.

My beautiful country De Michaela Kezele Drame

Avec Amy Acker, Alexis Denisof Don Pedro revient de la guerre accompagné de ses compagnons d’armes : Benedict et Claudio. Ils rendent visite au seigneur Léonato.

22 janvier 12 years a slave

De Steve Mc Queen Drame Avec Chiwetel Ejjofor, Michael Fassbender En 1841, Solomon Northup vit en homme libre avec sa femme et leurs deux enfants. Un jour, il est approché par deux hommes qui le droguent et le vendent comme esclave.

Le vent se lève

Piégé

Beaucoup de bruit pour rien De Joss Whedon Thriller

Une autre vie le 22 janvier

Cristo Rey

De Hayao Miyazaki Animation Jiro rêve de voler mais il a une mauvaise vue. Il ne deviendra donc pas pilote...

Match retour

Afrik’Aïoli

Prêt à tout

De Nicolas Cuche Comédie Avec Max Boublil, Aïssa Maïga Max, 30 ans, est un jeune homme fortuné. Il décide de reconquérir son amour de faculté, Alice, et rachète l’entreprise dans laquelle elle travaille.

Avec Zrinka Cvitesic, Misel Maticevic Une jeune veuve et ses deux fils vivent au Kosovo. Ils recueillent un soldat albanais blessé et décident de le soigner.

Avec Michael Lonsdale, Rutgher Hauer Un groupe d’émigrants clandestins trouvent refuge dans une église. Un prêtre les accueille.

Des Étoiles

Les enfants rouges

De Santiago Amigorena Drame Avec Eric Caravaca, Jonathan Borgel Trois jeunes de vingt ans vivent des histoires sentimentales dans un quartier de Paris.

De Peter Segal Action Avec Sylvester Stallone, Robert de Niro Henry «Razor» Sharp et Billy «The Kid» Mc Donnen sont deux boxeurs rivaux. Mais en 1983, Razor décide d’arrêter la boxe.

Le village de carton De Ermanno Olmi Drame

De Leticia Tonos Drame Avec James Saintil, Akari Endo Dans un quartier pauvre de Saint Domingue, Haïtiens et Dominicains sont en guerre. Deux demi-frères se disputent l’amour d’une femme.

De Dyana Gaye Drame Avec Ralph Amoussou, Mareme Demba Ly Les destins croisés de trois personnages : Sophie, Abdoulaye et Thierno se trouvent confrontés à leur niveau à l’émigration contemporaine.

De Christian Philibert Comédie Avec Mohamed Metina, Jean Marc Ravera Jean Marc décide de vendre son bistrot et de partir en vacances avec son ami Momo. Ils vont rencontrer Modou, un Sénégalais.

Hemel

De Sacha Polak Drame Avec Hannah Hoekstra, Hans Dagelet Hemel et son père sont très proches depuis le décès de la mère. Ils ne peuvent supporter que l’un entretienne une vie amoureuse sérieuse et vice versa.

Le jeu de la vérité

De François Desagnat Comédie dramatique Avec Philippe Lelouche, Vanessa Demouy Trois jeunes quadras retrouvent leur amour d’enfance, Margaux, lors d’un dîner. Mais la jeune femme leur réserve une surprise...

Stalingrad Lovers De Fleur Albert Drame

Avec Jean Patrick Koné, Carole Eugénie Medhi, dealer de crack, est mort. Isaïe veut échapper à la vie dans la rue pour retrouver son fils mais il a fait une promesse à Medhi : faire revenir son corps au pays en cas de malheur.

29 janvier The Ryan initiative

De Kenneth Branagh Action Avec Chris Pine, Keira Knightley Un ancien marine, recruté par la CIA pour enquêter sur une organisation financière terroriste, se rend à Moscou.

À coup sûr

De Delphine de Vigan Comédie dramatique Avec Laurence Arné, Eric Elmosnino Une jeune femme décide d’améliorer ses performances sexuelles, et tente même de devenir la meilleure dans ce domaine.

R

De Tobias Lindholm Drame Avec Pilou Asbæk, Dulfi Al-Jabouri Rune arrive en prison, découvre la vie carcérale et fait la connaissance de Rachid.

Une autre vie

De Emmanuelle Mouret Drame Avec Joey Starr, Virginie Ledoyen Un électricien fait la rencontre d’une célèbre pianiste. Ils tombent amoureux et décident de changer de vie.

Lulu Femme Nue

De Solveig Anspach Comédie dramatique Avec Karine Viard, Bouli Lanners Lulu passe quelques jours seule sans son mari et ses enfants pour se retrouver.

Belle comme la femme d’un autre De Catherine Castel Comédie

Avec Jennifer Garner, Mattew Mac Conaughey Un vrai cow boy, Ron Woodroof, apprend qu’il est séropositif. Il se penche vers des traitements alternatifs non officiels.

Jacky au royaume des filles De Riad Sattouf Comédie

Avec Vincent Lacoste, Charlotte Gainsbourg En République démocratique de Bubunne, les femmes ont le pouvoir. Les hommes doivent s’occuper du foyer et portent le voile.

© DR

© DR

À coup sûr le 15 janvier

Avec Zabou Breitmann, Olivier Marchal Gabriel et Clémence vivent une histoire d’amour. Gabriel décide de la demander en mariage. Mais Clémence décide de tester la fidélité de son futur mari.

Dallas Buyers Club De Jean Marc Vallée Comédie dramatique

The Ryan Initiative le 29 janvier



Diversions aire urbaine janvier 2014