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COMMUNIQUÉ

Gabon

Sa véritable nature

Du Gabon, le public retient l’image d’un État pétrolier au cœur d’un continent tourmenté. Au-delà des stéréotypes dont il est souvent victime, le Gabon est un pays d’une richesse insoupçonnée, « béni des dieux » par sa diversité humaine, ses beautés naturelles et ses ressources. L’État privilégie le développement durable et se lance avec succès sur la voie de la diversification économique. D’une stabilité politique exceptionnelle, pionnier en matière sociale et environnementale, héraut de la paix, le Gabon s’est hissé en un demi-siècle parmi les pays les plus modernes d’Afrique. Trésor pour l’humanité, sa nature est protégée sur 11 % du territoire depuis la création exemplaire d’un réseau de 13 parcs nationaux en 2002. Gorilles et buffles déambulant sur la plage, éléphants de forêts, des milliers d’espèces d’oiseaux, de fleurs et d’insectes : le Gabon est aussi un paradis pour la découverte de la vie sauvage.

Réalisation Terra Nueva, info@terra-nueva.com Communiqué paru dans le n°3110 des éditions parisienne, belge et internationale de Paris Match


COMMUNIQUÉ

COMMUNIQUÉ

Les clés de la réussite

Interview Son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba Président de la République gabonaise

Quelles sont les grandes orientations de votre politique économique ? J’ai fait de la diversification de l’économie gabonaise l’un des axes majeurs de ma politique. Nous voulons accentuer la prospection, l’exploitation et la valorisation sur place de nos matières premières. Aussi, j’appelle nos partenaires potentiels à venir travailler et investir au Gabon dans de nouveaux projets et secteurs d’activités. Le pays présente aujourd’hui les meilleures garanties administratives, légales et financières pour l’implantation d’entreprises ; de plus, la stabilité du pays, la qualité professionnelle des femmes et des hommes du Gabon, ainsi que notre tradition d’accueil sont autant d’atouts pour attirer les investisseurs internationaux et favoriser la création d’emplois au Gabon. Pouvez-vous enfin nous présenter la vocation écologique du Gabon, dont plus de 10 % du territoire ont été classés Parc national en 2002 ? Cette avant-garde environnementale présentée par le Gabon résulte de l’engagement que j’ai pris au Sommet de Johannesburg. Aujourd’hui, au sein de l’ensemble dénommé « Bassin du Congo », le Gabon joue un rôle essentiel qui commence à être reconnu par la communauté internationale. Le pays a d’ailleurs été salué, au travers du prix de la Fondation Théodore Roosevelt qui m’a été attribué. Nous avons fait des efforts importants pour promouvoir nos actions environnementales et avons pour cela le soutien des ONG, des institutions et des médias internationaux. Le public occidental prend conscience de notre engagement en la matière et commence à identifier le Gabon comme une nouvelle destination pour l’écotourisme. J’ai d’ailleurs développé les nouvelles technologies pour faire connaître les attraits économiques, culturels et naturels du pays. Afin de développer nos capacités d’accueil touristique, un code des investissements adapté est entré en vigueur début 2008. J’appelle les professionnels du secteur à participer à ce déploiement d’infrastructures en bordure des Parcs nationaux, afin d’y attirer les voyageurs du monde entier.

La fondation Albertine Amissa Bongo a été créée par Pascaline Bongo Ondimba dans l’objectif de perpétuer la mémoire de sa sœur et de prolonger son engagement social. « Notre première action a été le lancement en 2005 de la caravane médicale », se souvient Léa Dabany, coordinatrice de la fondation. « Nous avons parcouru toutes les provinces du Gabon pour soigner les plus démunis ». Aujourd’hui, la fondation dispose d’un centre d’accueil pour les jeunes filles sans appui familial et élargit encore ses champs d’intervention, comme dans la formation médicale. Ses ressources proviennent notamment de nombreuses manifestations culturelles, comme la Nuit de la Musique (organisée en partenariat avec la société événementielle Iris Com) et manifestations sportives, comme la Tropicale Amissa Bongo, où les meilleurs cyclistes mondiaux s’affrontent sur les routes gabonaises.

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Le chef de l’État El Hadj Omar Bongo Ondimba, qui a fêté le 40e anniversaire de son accession au pouvoir en décembre 2007.

À l’avant-garde de la modernité sociale Nul besoin de révolution au Gabon pour que les femmes y jouent le premier rôle. Cultivatrices, commerçantes, femmes d’affaires, juges, elles participent activement à la construction du pays. « Nous, Gabonaises, avons la chance d’avoir été soutenues par un Président avant-gardiste, qui a placé la femme au cœur du développement » reconnaît Marie-Madeleine Mborantsuo, Président de la Cour constitutionnelle. Fervent défenseur de l’égalité des sexes, Omar Bongo Ondimba a toujours encouragé la promotion de la gent féminine. Deux des trois Vice-Premiers ministres du gouvernement sont des femmes et en juin dernier, Mme Félicité Ongouori Ngoubili était nommée Ambassadeur du Gabon en France. Chaque année, le très couru Grand prix du Président de la République récompense les projets socio-économiques les plus innovants réalisés par des femmes. L’institution des allocations familiales, la construction de haltes-garderies ou la création d’un Ministère en charge de la Veuve et de l’Orphelin sont significatives de l’engagement gouvernemental. Le bien-être et la justice sociale sont également au cœur des préoccupations présidentielles. Depuis 1966, l’enseignement est obligatoire de 6 à 16 ans et le Gabon se place parmi les premiers pays d’Afrique avec un taux d’alphabétisation de 84 %. Dans le domaine de la santé, le gouvernement s’attache particulièrement à garantir l’accès aux soins pour tous les citoyens. « Le Gabon a été salué par

l’Organisation Mondiale de la Santé pour son taux de couverture vaccinale à plus de 80 % », souligne la Ministre de la Santé, Angélique Ngoma. Complétant l’action gouvernementale, la société civile se mobilise sur le terrain social. Un siècle après l’arrivée à Lambaréné du Dr Schweitzer, dont la fondation poursuit l’œuvre humanitaire, de nombreuses ONG et associations locales s’impliquent au cœur des problèmes sociaux du pays, comme la Fondation Horizons Nouveaux, dont le centre d’accueil pour enfants handicapés est un exemple en Afrique. Le monde entrepreneurial s’engage également par des actes de solidarité en matière de santé mais aussi d’infrastructures, de logement et de formation. Membre de l’association SIDA entreprises, la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG) a ainsi développé des actions de prévention et d’accompagnement des personnes séropositives, contribuant au vaste programme national de lutte contre les pandémies initié par les autorités gabonaises. Le Gabon est par ailleurs un pionnier africain en matière de recherche médicale et scientifique. Financé par l’État gabonais avec le soutien de Total Gabon, le Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) dispose des meilleurs scientifiques et des technologies les plus performantes : ses recherches font aujourd’hui référence en matière de virologie tropicale.

EN COUVERTURE : ARRIÈRE-PLAN : Spectacle magique sur la plage de Loango (© Gabontour / Raymond Rutting / The art of news foundation) • DE GAUCHE À DROITE : Peinture corporelle réalisée par l’artiste gabonaise Martine Nzé (© Novacom) • Vue sur mer pour la piscine de l’hôtel Méridien Ré-Ndama à Libreville (© Méridien Ré-Ndama) • Le Gabon est un paradis pour ornithologues et amateurs de birdwatching (© WCS) • Juillet 2007, visite officielle de Nicolas Sarkozy au Gabon (© Afrikaimage) • Le Ministère des Mines et du Pétrole à Libreville (© Laurent de Saint Périer) • Création de la styliste-modéliste gabonaise Beitch Faro (© Novacom)

Consensus national et démocratie participative Lorsqu’à 32 ans, Omar Bongo Ondimba succède au Président Léon Mba, il est le plus jeune Chef d’État de la planète. Il en est aujourd’hui le doyen respecté. Dirigeant visionnaire, il a engagé le Gabon sur la voie du progrès en organisant l’économie et en dotant le pays d’indispensables infrastructures de transport, de santé et d’éducation. « Beaucoup a été fait, mais beaucoup reste encore à faire et j'ai pour mission de mettre en œuvre le projet de société du Président », rappelle le Premier Ministre Jean Eyeghe Ndong. En effet, le Chef de l’État ne se satisfait pas du chemin accompli et continue de regarder l’avenir. Son manifeste publié en 2005 : « Mon projet, des Actes pour le Gabon » est un plan de bataille précis pour affronter les défis de la mondialisation et la lutte contre la pauvreté. En faisant de l’unité nationale une priorité, Omar Bongo Ondimba a également préservé le pays des conflits qui ont déchiré la région. Si, en 1967, la construction de la nation avait imposé au gouvernement un parti présidentiel unique, la conservation de la paix sociale amène, en 1991, le rétablissement du multipartisme et le renforcement de la démocratie. Marie-Madeleine Mborantsuo, Président de la Cour constitutionnelle, reconnaît : « le retour au multipartisme n’était pas évident et il nous a fallu reconstruire une culture électorale, mais l’organisation des scrutins s’est nettement améliorée depuis 1997. » Au Gabon, la liberté d’expression s’affiche à la Une des nombreux journaux locaux et la contestation se fait au grand jour. À l’intérieur même du Parti Démocratique Gabonais (PDG), l’ancien parti unique, le mouvement des Rénovateurs veut donner une nouvelle jeunesse à la majorité présidentielle. L’un de ses fondateurs, le Ministre de l’Intérieur André Mba Obame, observe : « les raisons essentielles de la stabilité du Gabon sont notre culture du dialogue et le renouvellement

© Valérie Favier

Dans un contexte régional effectivement perturbé, le Gabon est depuis longtemps un pôle de stabilité. Cela tient à de nombreux facteurs, et je voudrais particulièrement mettre en exergue ce qui constitue depuis toujours le socle de mon action politique : la construction de l’unité nationale, et le dialogue politique et social. Je crois essentiellement aux vertus du dialogue et de l’écoute en toutes circonstances. C’est ce que l’on appelle la palabre, base de la sagesse africaine, dont il ne faut pas diminuer les mérites et dont d’autres parties du monde pourraient parfois s’inspirer.

e 17 août dernier, le Gabon célébrait le 48 ème anniversaire de son indépendance. En un demi-siècle, il est devenu l’un des pays les plus prospères d’Afrique, grâce à ses revenus pétroliers, mais aussi à la vision d’un homme dont le destin se confond avec l’histoire du pays depuis plus de 40 ans : le Président Omar Bongo Ondimba.

© Michael Amrouche / Akajoo-Images

Comment expliquez-vous la stabilité que connaît le Gabon depuis son indépendance, alors que de nombreux conflits touchent le continent ?

1 fréquent des générations. » Malgré la constitution d’une opposition active, la popularité d’Omar Bongo ne s’est pas démentie et le Président sortant a été réélu dès le premier tour en 2005 face à quatre concurrents. Avec ses adversaires, le Président privilégie depuis longtemps la politique de l’ouverture et en décembre 2007, l’un de ses opposants historiques, Paul Mba Abessole, s’est ainsi vu confier le poste de Vice Premier Ministre et Ministre de la Culture.

Directeur général de l’ASMG (Aménagement & Services Multitechniques Gabon), la filiale de ETDE-Bouygues qui gère l’ensemble. Fer de lance de la régionalisation, le Gabon est membre de toutes les grandes organisations régionales et internationales et a joué un rôle essentiel dans la construction de l’Union Africaine (UA). En janvier dernier, sa vocation diplomatique a

d’ailleurs été consacrée par l’élection de l’ancien Ministre gabonais des Affaires étrangères, Jean Ping, à la Présidence de la Commission de l’UA. La diplomatie gabonaise est bien sûr marquée par l’influence de la France et le Gabon reste un élément clé de la diplomatie française. En juillet 2007, à peine élu, Nicolas Sarkozy conclut à Libreville sa première tournée internationale : « la visite du Président a consacré cette relation particulière et montré que le socle francophone continue de compter pour notre politique en Afrique », note Jean-Marc Simon, Ambassadeur de France au Gabon jusqu’à cet automne. Cependant, les liens historiques, économiques et stratégiques qui unissent les deux pays sont loin d’être exclusifs et le Gabon, qui a toujours pratiqué une diplomatie ouverte, n’hésite pas à se rapprocher des superpuissances de demain comme le Brésil, l’Inde et la Chine. ◆  1. Le Gabon s’est engagé à assurer l’éducation primaire pour tous dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Diplomatie : l’ouverture au monde Havre de stabilité en Afrique centrale, le Gabon est aussi un acteur de la paix, actif dans la résolution des conflits et moteur de l’intégration régionale. De Charles de Gaulle à Nicolas Sarkozy, Omar Bongo a connu tous les Présidents de la Ve République, il a serré les mains de Mao et de George W. Bush et a été l’un des premiers à soutenir Mandela et Arafat : sa grande expérience de la diplomatie en fait un interlocuteur respecté et un conseiller recherché. La médiation de l’État gabonais a ainsi été décisive pour le règlement de nombreux conflits au Congo-Brazzaville, en Côte-d’Ivoire, au Tchad et au Soudan… Le Président reçoit régulièrement la visite de ses homologues et Libreville est devenue un centre de gravité de la diplomatie régionale. Complexe de salles de conférences et de logements, « la Cité de la Démocratie a été construite en 1976 à l’occasion du sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine à Libreville, et elle a plus que jamais vocation à accueillir les nombreux événements internationaux organisés dans la capitale » déclare Roland Guynet,

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Les clés de la réussite

Interview Son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba Président de la République gabonaise

Quelles sont les grandes orientations de votre politique économique ? J’ai fait de la diversification de l’économie gabonaise l’un des axes majeurs de ma politique. Nous voulons accentuer la prospection, l’exploitation et la valorisation sur place de nos matières premières. Aussi, j’appelle nos partenaires potentiels à venir travailler et investir au Gabon dans de nouveaux projets et secteurs d’activités. Le pays présente aujourd’hui les meilleures garanties administratives, légales et financières pour l’implantation d’entreprises ; de plus, la stabilité du pays, la qualité professionnelle des femmes et des hommes du Gabon, ainsi que notre tradition d’accueil sont autant d’atouts pour attirer les investisseurs internationaux et favoriser la création d’emplois au Gabon. Pouvez-vous enfin nous présenter la vocation écologique du Gabon, dont plus de 10 % du territoire ont été classés Parc national en 2002 ? Cette avant-garde environnementale présentée par le Gabon résulte de l’engagement que j’ai pris au Sommet de Johannesburg. Aujourd’hui, au sein de l’ensemble dénommé « Bassin du Congo », le Gabon joue un rôle essentiel qui commence à être reconnu par la communauté internationale. Le pays a d’ailleurs été salué, au travers du prix de la Fondation Théodore Roosevelt qui m’a été attribué. Nous avons fait des efforts importants pour promouvoir nos actions environnementales et avons pour cela le soutien des ONG, des institutions et des médias internationaux. Le public occidental prend conscience de notre engagement en la matière et commence à identifier le Gabon comme une nouvelle destination pour l’écotourisme. J’ai d’ailleurs développé les nouvelles technologies pour faire connaître les attraits économiques, culturels et naturels du pays. Afin de développer nos capacités d’accueil touristique, un code des investissements adapté est entré en vigueur début 2008. J’appelle les professionnels du secteur à participer à ce déploiement d’infrastructures en bordure des Parcs nationaux, afin d’y attirer les voyageurs du monde entier.

La fondation Albertine Amissa Bongo a été créée par Pascaline Bongo Ondimba dans l’objectif de perpétuer la mémoire de sa sœur et de prolonger son engagement social. « Notre première action a été le lancement en 2005 de la caravane médicale », se souvient Léa Dabany, coordinatrice de la fondation. « Nous avons parcouru toutes les provinces du Gabon pour soigner les plus démunis ». Aujourd’hui, la fondation dispose d’un centre d’accueil pour les jeunes filles sans appui familial et élargit encore ses champs d’intervention, comme dans la formation médicale. Ses ressources proviennent notamment de nombreuses manifestations culturelles, comme la Nuit de la Musique (organisée en partenariat avec la société événementielle Iris Com) et manifestations sportives, comme la Tropicale Amissa Bongo, où les meilleurs cyclistes mondiaux s’affrontent sur les routes gabonaises.

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Le chef de l’État El Hadj Omar Bongo Ondimba, qui a fêté le 40e anniversaire de son accession au pouvoir en décembre 2007.

À l’avant-garde de la modernité sociale Nul besoin de révolution au Gabon pour que les femmes y jouent le premier rôle. Cultivatrices, commerçantes, femmes d’affaires, juges, elles participent activement à la construction du pays. « Nous, Gabonaises, avons la chance d’avoir été soutenues par un Président avant-gardiste, qui a placé la femme au cœur du développement » reconnaît Marie-Madeleine Mborantsuo, Président de la Cour constitutionnelle. Fervent défenseur de l’égalité des sexes, Omar Bongo Ondimba a toujours encouragé la promotion de la gent féminine. Deux des trois Vice-Premiers ministres du gouvernement sont des femmes et en juin dernier, Mme Félicité Ongouori Ngoubili était nommée Ambassadeur du Gabon en France. Chaque année, le très couru Grand prix du Président de la République récompense les projets socio-économiques les plus innovants réalisés par des femmes. L’institution des allocations familiales, la construction de haltes-garderies ou la création d’un Ministère en charge de la Veuve et de l’Orphelin sont significatives de l’engagement gouvernemental. Le bien-être et la justice sociale sont également au cœur des préoccupations présidentielles. Depuis 1966, l’enseignement est obligatoire de 6 à 16 ans et le Gabon se place parmi les premiers pays d’Afrique avec un taux d’alphabétisation de 84 %. Dans le domaine de la santé, le gouvernement s’attache particulièrement à garantir l’accès aux soins pour tous les citoyens. « Le Gabon a été salué par

l’Organisation Mondiale de la Santé pour son taux de couverture vaccinale à plus de 80 % », souligne la Ministre de la Santé, Angélique Ngoma. Complétant l’action gouvernementale, la société civile se mobilise sur le terrain social. Un siècle après l’arrivée à Lambaréné du Dr Schweitzer, dont la fondation poursuit l’œuvre humanitaire, de nombreuses ONG et associations locales s’impliquent au cœur des problèmes sociaux du pays, comme la Fondation Horizons Nouveaux, dont le centre d’accueil pour enfants handicapés est un exemple en Afrique. Le monde entrepreneurial s’engage également par des actes de solidarité en matière de santé mais aussi d’infrastructures, de logement et de formation. Membre de l’association SIDA entreprises, la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG) a ainsi développé des actions de prévention et d’accompagnement des personnes séropositives, contribuant au vaste programme national de lutte contre les pandémies initié par les autorités gabonaises. Le Gabon est par ailleurs un pionnier africain en matière de recherche médicale et scientifique. Financé par l’État gabonais avec le soutien de Total Gabon, le Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) dispose des meilleurs scientifiques et des technologies les plus performantes : ses recherches font aujourd’hui référence en matière de virologie tropicale.

EN COUVERTURE : ARRIÈRE-PLAN : Spectacle magique sur la plage de Loango (© Gabontour / Raymond Rutting / The art of news foundation) • DE GAUCHE À DROITE : Peinture corporelle réalisée par l’artiste gabonaise Martine Nzé (© Novacom) • Vue sur mer pour la piscine de l’hôtel Méridien Ré-Ndama à Libreville (© Méridien Ré-Ndama) • Le Gabon est un paradis pour ornithologues et amateurs de birdwatching (© WCS) • Juillet 2007, visite officielle de Nicolas Sarkozy au Gabon (© Afrikaimage) • Le Ministère des Mines et du Pétrole à Libreville (© Laurent de Saint Périer) • Création de la styliste-modéliste gabonaise Beitch Faro (© Novacom)

Consensus national et démocratie participative Lorsqu’à 32 ans, Omar Bongo Ondimba succède au Président Léon Mba, il est le plus jeune Chef d’État de la planète. Il en est aujourd’hui le doyen respecté. Dirigeant visionnaire, il a engagé le Gabon sur la voie du progrès en organisant l’économie et en dotant le pays d’indispensables infrastructures de transport, de santé et d’éducation. « Beaucoup a été fait, mais beaucoup reste encore à faire et j'ai pour mission de mettre en œuvre le projet de société du Président », rappelle le Premier Ministre Jean Eyeghe Ndong. En effet, le Chef de l’État ne se satisfait pas du chemin accompli et continue de regarder l’avenir. Son manifeste publié en 2005 : « Mon projet, des Actes pour le Gabon » est un plan de bataille précis pour affronter les défis de la mondialisation et la lutte contre la pauvreté. En faisant de l’unité nationale une priorité, Omar Bongo Ondimba a également préservé le pays des conflits qui ont déchiré la région. Si, en 1967, la construction de la nation avait imposé au gouvernement un parti présidentiel unique, la conservation de la paix sociale amène, en 1991, le rétablissement du multipartisme et le renforcement de la démocratie. Marie-Madeleine Mborantsuo, Président de la Cour constitutionnelle, reconnaît : « le retour au multipartisme n’était pas évident et il nous a fallu reconstruire une culture électorale, mais l’organisation des scrutins s’est nettement améliorée depuis 1997. » Au Gabon, la liberté d’expression s’affiche à la Une des nombreux journaux locaux et la contestation se fait au grand jour. À l’intérieur même du Parti Démocratique Gabonais (PDG), l’ancien parti unique, le mouvement des Rénovateurs veut donner une nouvelle jeunesse à la majorité présidentielle. L’un de ses fondateurs, le Ministre de l’Intérieur André Mba Obame, observe : « les raisons essentielles de la stabilité du Gabon sont notre culture du dialogue et le renouvellement

© Valérie Favier

Dans un contexte régional effectivement perturbé, le Gabon est depuis longtemps un pôle de stabilité. Cela tient à de nombreux facteurs, et je voudrais particulièrement mettre en exergue ce qui constitue depuis toujours le socle de mon action politique : la construction de l’unité nationale, et le dialogue politique et social. Je crois essentiellement aux vertus du dialogue et de l’écoute en toutes circonstances. C’est ce que l’on appelle la palabre, base de la sagesse africaine, dont il ne faut pas diminuer les mérites et dont d’autres parties du monde pourraient parfois s’inspirer.

e 17 août dernier, le Gabon célébrait le 48 ème anniversaire de son indépendance. En un demi-siècle, il est devenu l’un des pays les plus prospères d’Afrique, grâce à ses revenus pétroliers, mais aussi à la vision d’un homme dont le destin se confond avec l’histoire du pays depuis plus de 40 ans : le Président Omar Bongo Ondimba.

© Michael Amrouche / Akajoo-Images

Comment expliquez-vous la stabilité que connaît le Gabon depuis son indépendance, alors que de nombreux conflits touchent le continent ?

1 fréquent des générations. » Malgré la constitution d’une opposition active, la popularité d’Omar Bongo ne s’est pas démentie et le Président sortant a été réélu dès le premier tour en 2005 face à quatre concurrents. Avec ses adversaires, le Président privilégie depuis longtemps la politique de l’ouverture et en décembre 2007, l’un de ses opposants historiques, Paul Mba Abessole, s’est ainsi vu confier le poste de Vice Premier Ministre et Ministre de la Culture.

Directeur général de l’ASMG (Aménagement & Services Multitechniques Gabon), la filiale de ETDE-Bouygues qui gère l’ensemble. Fer de lance de la régionalisation, le Gabon est membre de toutes les grandes organisations régionales et internationales et a joué un rôle essentiel dans la construction de l’Union Africaine (UA). En janvier dernier, sa vocation diplomatique a

d’ailleurs été consacrée par l’élection de l’ancien Ministre gabonais des Affaires étrangères, Jean Ping, à la Présidence de la Commission de l’UA. La diplomatie gabonaise est bien sûr marquée par l’influence de la France et le Gabon reste un élément clé de la diplomatie française. En juillet 2007, à peine élu, Nicolas Sarkozy conclut à Libreville sa première tournée internationale : « la visite du Président a consacré cette relation particulière et montré que le socle francophone continue de compter pour notre politique en Afrique », note Jean-Marc Simon, Ambassadeur de France au Gabon jusqu’à cet automne. Cependant, les liens historiques, économiques et stratégiques qui unissent les deux pays sont loin d’être exclusifs et le Gabon, qui a toujours pratiqué une diplomatie ouverte, n’hésite pas à se rapprocher des superpuissances de demain comme le Brésil, l’Inde et la Chine. ◆  1. Le Gabon s’est engagé à assurer l’éducation primaire pour tous dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Diplomatie : l’ouverture au monde Havre de stabilité en Afrique centrale, le Gabon est aussi un acteur de la paix, actif dans la résolution des conflits et moteur de l’intégration régionale. De Charles de Gaulle à Nicolas Sarkozy, Omar Bongo a connu tous les Présidents de la Ve République, il a serré les mains de Mao et de George W. Bush et a été l’un des premiers à soutenir Mandela et Arafat : sa grande expérience de la diplomatie en fait un interlocuteur respecté et un conseiller recherché. La médiation de l’État gabonais a ainsi été décisive pour le règlement de nombreux conflits au Congo-Brazzaville, en Côte-d’Ivoire, au Tchad et au Soudan… Le Président reçoit régulièrement la visite de ses homologues et Libreville est devenue un centre de gravité de la diplomatie régionale. Complexe de salles de conférences et de logements, « la Cité de la Démocratie a été construite en 1976 à l’occasion du sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine à Libreville, et elle a plus que jamais vocation à accueillir les nombreux événements internationaux organisés dans la capitale » déclare Roland Guynet,

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© WCS

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 1. Dôme rocheux surplombant la forêt de Minkébé.  2. Danses traditionnelles des plateaux batékés.  3. L’écotourisme encourage la protection du gorille au Gabon, l’un des 9 pays au monde où l’on peut encore en croiser en liberté.  4. Espèce emblématique du continent africain, l’hippopotame se montre régulièrement dans la lagune d’Iguela.

La nature au cœur du développement durable S

En sanctuarisant 11 % de son territoire, le Gabon a fait de la protection de l’environnement un enjeu national.

© National Geographic

eptembre 2002 : au Sommet de la Terre de Johannesburg, le Président de la République annonce à la communauté internationale la création de 13 parcs nationaux sur 11 % de la surface du Gabon. « Il s'agit là d'un acte de portée mondiale (…) à la mesure de notre ambition qui est de laisser aux générations futures ces merveilles de la nature » commente Omar Bongo Ondimba. Le Gabon devient alors le deuxième État, après le Costa Rica, à consacrer une telle part de son territoire à la protection de l’environnement. Cette décision exemplaire doit beaucoup aux traditions, écologiques avant l’heure, du peuple gabonais. Elle est aussi l’aboutissement d’un processus qui a révélé au monde l’extraordinaire richesse du patrimoine naturel du pays.

L’épopée des 13 parcs « Lorsque nous avons présenté en Conseil des Ministres la carte idéale des parcs nationaux, nous étions loin de penser qu’elle allait être adoptée dans son intégralité. Tout a été très vite, mais c’était l’aboutissement de 20 ans de travail » se souvient le Pr Lee White de la Wildlife Conservation Society (WCS). L’aventure commence au début des années 1980. À cette époque, le CIRMF fait établir l’inventaire des gorilles et chimpanzés vivants au Gabon. On estime jusqu’alors que chaque population n’excède pas les 5 000 individus sur toute l’Afrique. Les résultats de l’enquête provoquent l’émoi du milieu scientifique : 35 000 gorilles et 64 000 chimpanzés, uniquement sur le

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3 territoire gabonais ! Les professionnels de l’environnement ne tardent pas à se mobiliser et les organisations internationales comme la WCS ou le World Wildlife Fund (WWF) envoient leurs premières équipes explorer le terrain. Ces mêmes ONG tirent le signal d’alarme à la fin des années 1980 : les wagons du Transgabonais qui partent à la conquête de l’Est vont permettre l’exploitation par les forestiers de zones auparavant inaccessibles. Les défenseurs de la nature en redoutent l’impact sur des sanctuaires encore inviolés. Un accord avec les forestiers permet d’épargner provisoirement les

zones les plus sensibles mais, en 1999, la recrudescence des exploitations devient à nouveau préoccupante. Sous la houlette du Ministère de l’Économie forestière, un plan d’évaluation est lancé : pendant trois ans, des dizaines de scientifiques sillonnent le pays et identifient les zones prioritaires pour la protection de la biodiversité. Les chercheurs sont sur le point de remettre leurs rapports au gouvernement lorsque le biologiste Mike Faye de la WCS et le photographe Mike Nichols arrivent au terme d’une véritable odyssée équatoriale : le Megatransect. Afin de faire le bilan environnemental des lieux, ils ont marché

3 200 km à travers la forêt vierge, du nord du Congo à la côte gabonaise. Les articles du National Geographic consacrés à l’expédition passionnent le public anglophone. À Libreville, les témoignages des chercheurs, les récits et les images des explorateurs font sensation : « nous avons découvert des choses que ni le Président, ni le monde de la conservation, ni nous-mêmes biologistes n’imaginions : des chutes de 100 mètres parmi les plus belles d’Afrique, les plages de Mayumba qui sont le meilleur site mondial pour la reproduction des tortues luths, des populations inconnues de gorilles, d’éléphants et de baleines… », détaille Lee White. La nécessité de protéger les sites les plus remarquables devient alors une évidence.

Plateaux herbeux du pays batéké, mangroves d’Akanda, massifs rocheux des Monts de Cristal, savanes de Moukoulaba, lagunes de Loango : chaque parc a été choisi pour sa diversité et ses particularités environnementales. Encore méconnus, les écosystèmes gabonais sont le paradis des biologistes, botanistes, entomologistes et autres naturalistes : « il ne se passe pas une année sans qu’on ne fasse une découverte », déclare René Hilaire Adiaheno, ancien Secrétaire Exécutif de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN). Au plus profond de la jungle, les baïs, vastes clairières où cohabitent éléphants, gorilles, buffles et antilopes, sont des laboratoires à ciel ouvert. Dans le parc de la Lopé, certaines zones de la « forêt des Abeilles » n’auraient jamais vu l’homme et pourraient abriter une multitude d’espèces inconnues comme le cercopithèque à queue de soleil découvert en 1984. La faune et la flore du Gabon sont aussi un trésor pour la recherche médicale et pharmaceutique. Après avoir mis en évidence la transmission du SIDA du singe à l’homme à partir de ses recherches sur les primates, le CIRMF est ainsi en train de démontrer le rôle d’une chauve-souris locale dans la dissémination du virus Ebola. Utilisée depuis des siècles par les populations locales, la pharmacopée gabonaise intéresse aujourd’hui les plus grands laboratoires et les milliers d’espèces de végétales que compte le pays pourraient devenir les remèdes de demain.

© WCS

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Spectaculaire biodiversité L’immense tapis de chlorophylle qui recouvre le Gabon n’est en réalité qu’une fraction de la zone boisée la plus vaste du monde après l’Amazonie : la forêt pluviale du Bassin du Congo. Réservoir de biodiversité exceptionnel, on y recense plus de 1 300 espèces d'oiseaux, 20 000 de plantes, 400 de mammifères et autant de reptiles. Cachée derrière d’épaisses murailles végétales, la faune d’Afrique centrale s’est adaptée au milieu forestier et présente des caractéristiques uniques. Le buffle et l’éléphant se sont faits tout petits pour se faufiler entre les lianes, le phacochère porte avec distinction ses longs favoris roux et le mandrill, babouin caractéristique des forêts du Gabon, exhibe fièrement sa face maquillée de rouge, de bleu, et de jaune.

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Une mission partagée La conservation de la nature est devenue un enjeu collectif qui dépasse les frontières des parcs nationaux et de l’État lui-même. La vocation écologique du Gabon mobilise la communauté internationale et la société civile aux côtés du gouvernement : « Nous recevons le soutien du Fonds Mondial pour l’Environnement, de l’Union Européenne, des coopérations bilatérales française et américaine, des ONG internationales mais aussi locales qui sont de plus en plus nombreuses », précise M. Adiaheno. Concertation, conciliation, collaboration sont les trois axes selon lesquels l’État entend

mener son action environnementale. À l'instar des derniers codes miniers et forestiers, la nouvelle loi de 2007 sur les parcs nationaux est le fruit d’un consensus entre toutes les parties prenantes : administration, ONG, scientifiques et représentants des industries concernées. Cette loi tente d’apporter une réponse équilibrée au dilemme cornélien : comment concilier impératifs économiques et responsabilité écologique ? « Il y a au Gabon 900 indices miniers, rappelle M. Adiaheno. C’est un pays en développement qui ne peut pas faire l’impasse sur l’exploitation de ses ressources naturelles. Les États-Unis eux-mêmes cherchent à exploiter le pétrole d’Alaska. » Consensuelle, la solution retenue permet le déclassement d’une zone pour son exploitation mais le parc doit recevoir en compensation une surface équivalente et une indemnisation financière. Les plus importantes entreprises forestières et minières du pays font elles-mêmes preuve de responsabilité environnementale en adoptant des critères parfois plus rigoureux que ceux qu’imposent la loi : « Notre politique environnementale ne date pas d’hier, précise Hans Bakker, Président-Directeur général de Shell Gabon. Nous cherchons systématiquement à réduire l’impact de nos activités sur la nature et, si tous nos sites sont certifiés ISO 14001, nos propres standards sont encore plus contraignants ». La coopération exemplaire entre la major néerlandaise et la Smithsonian Institution, puissante fondation américaine, profite aux deux partis. D’un côté la compagnie facilite aux chercheurs l’accès à ses vastes zones de concessions, de l’autre, la Smithsonian apporte son expertise pour évaluer et réduire l’impact des activités de Shell Gabon. Au-delà de l’engagement des acteurs politiques et économiques, le véritable défi reste la sensibilisation des populations. Celles-ci sont en effet les premières à interagir avec l’écosystème, notamment en milieu rural. La multiplication des associations locales comme Aventures Sans Frontières (ASF), Brainforest ou Gabon Environnement est le signe que la société civile acquiert une forte conscience écologique. Des actions pédagogiques sont menées dans les campagnes pour réduire le braconnage et l’abattage du bois, mais l’État et les ONG cherchent avant tout le moyen d’intéresser les populations rurales à la sauvegarde de la nature. Générant de nombreux emplois directs et indirects, l’activité écotouristique se présente comme la solution idéale pour fournir des revenus aux communautés locales, mais aussi pour les faire participer à la conservation de la nature et au développement durable du pays. ◆

EURAFRIQUE - VOYAGES

Incroyable diversité naturelle, richesse culturelle, authenticité… Découvrez le Gabon avec Eurafrique Voyages, au cœur de la nature.

www.eurafriquevoyages.c.la

Tél : (+241) 76 27 87 euravoyages@inet.ga

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COMMUNIQUÉ

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© WCS

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 1. Dôme rocheux surplombant la forêt de Minkébé.  2. Danses traditionnelles des plateaux batékés.  3. L’écotourisme encourage la protection du gorille au Gabon, l’un des 9 pays au monde où l’on peut encore en croiser en liberté.  4. Espèce emblématique du continent africain, l’hippopotame se montre régulièrement dans la lagune d’Iguela.

La nature au cœur du développement durable S

En sanctuarisant 11 % de son territoire, le Gabon a fait de la protection de l’environnement un enjeu national.

© National Geographic

eptembre 2002 : au Sommet de la Terre de Johannesburg, le Président de la République annonce à la communauté internationale la création de 13 parcs nationaux sur 11 % de la surface du Gabon. « Il s'agit là d'un acte de portée mondiale (…) à la mesure de notre ambition qui est de laisser aux générations futures ces merveilles de la nature » commente Omar Bongo Ondimba. Le Gabon devient alors le deuxième État, après le Costa Rica, à consacrer une telle part de son territoire à la protection de l’environnement. Cette décision exemplaire doit beaucoup aux traditions, écologiques avant l’heure, du peuple gabonais. Elle est aussi l’aboutissement d’un processus qui a révélé au monde l’extraordinaire richesse du patrimoine naturel du pays.

L’épopée des 13 parcs « Lorsque nous avons présenté en Conseil des Ministres la carte idéale des parcs nationaux, nous étions loin de penser qu’elle allait être adoptée dans son intégralité. Tout a été très vite, mais c’était l’aboutissement de 20 ans de travail » se souvient le Pr Lee White de la Wildlife Conservation Society (WCS). L’aventure commence au début des années 1980. À cette époque, le CIRMF fait établir l’inventaire des gorilles et chimpanzés vivants au Gabon. On estime jusqu’alors que chaque population n’excède pas les 5 000 individus sur toute l’Afrique. Les résultats de l’enquête provoquent l’émoi du milieu scientifique : 35 000 gorilles et 64 000 chimpanzés, uniquement sur le

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3 territoire gabonais ! Les professionnels de l’environnement ne tardent pas à se mobiliser et les organisations internationales comme la WCS ou le World Wildlife Fund (WWF) envoient leurs premières équipes explorer le terrain. Ces mêmes ONG tirent le signal d’alarme à la fin des années 1980 : les wagons du Transgabonais qui partent à la conquête de l’Est vont permettre l’exploitation par les forestiers de zones auparavant inaccessibles. Les défenseurs de la nature en redoutent l’impact sur des sanctuaires encore inviolés. Un accord avec les forestiers permet d’épargner provisoirement les

zones les plus sensibles mais, en 1999, la recrudescence des exploitations devient à nouveau préoccupante. Sous la houlette du Ministère de l’Économie forestière, un plan d’évaluation est lancé : pendant trois ans, des dizaines de scientifiques sillonnent le pays et identifient les zones prioritaires pour la protection de la biodiversité. Les chercheurs sont sur le point de remettre leurs rapports au gouvernement lorsque le biologiste Mike Faye de la WCS et le photographe Mike Nichols arrivent au terme d’une véritable odyssée équatoriale : le Megatransect. Afin de faire le bilan environnemental des lieux, ils ont marché

3 200 km à travers la forêt vierge, du nord du Congo à la côte gabonaise. Les articles du National Geographic consacrés à l’expédition passionnent le public anglophone. À Libreville, les témoignages des chercheurs, les récits et les images des explorateurs font sensation : « nous avons découvert des choses que ni le Président, ni le monde de la conservation, ni nous-mêmes biologistes n’imaginions : des chutes de 100 mètres parmi les plus belles d’Afrique, les plages de Mayumba qui sont le meilleur site mondial pour la reproduction des tortues luths, des populations inconnues de gorilles, d’éléphants et de baleines… », détaille Lee White. La nécessité de protéger les sites les plus remarquables devient alors une évidence.

Plateaux herbeux du pays batéké, mangroves d’Akanda, massifs rocheux des Monts de Cristal, savanes de Moukoulaba, lagunes de Loango : chaque parc a été choisi pour sa diversité et ses particularités environnementales. Encore méconnus, les écosystèmes gabonais sont le paradis des biologistes, botanistes, entomologistes et autres naturalistes : « il ne se passe pas une année sans qu’on ne fasse une découverte », déclare René Hilaire Adiaheno, ancien Secrétaire Exécutif de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN). Au plus profond de la jungle, les baïs, vastes clairières où cohabitent éléphants, gorilles, buffles et antilopes, sont des laboratoires à ciel ouvert. Dans le parc de la Lopé, certaines zones de la « forêt des Abeilles » n’auraient jamais vu l’homme et pourraient abriter une multitude d’espèces inconnues comme le cercopithèque à queue de soleil découvert en 1984. La faune et la flore du Gabon sont aussi un trésor pour la recherche médicale et pharmaceutique. Après avoir mis en évidence la transmission du SIDA du singe à l’homme à partir de ses recherches sur les primates, le CIRMF est ainsi en train de démontrer le rôle d’une chauve-souris locale dans la dissémination du virus Ebola. Utilisée depuis des siècles par les populations locales, la pharmacopée gabonaise intéresse aujourd’hui les plus grands laboratoires et les milliers d’espèces de végétales que compte le pays pourraient devenir les remèdes de demain.

© WCS

© WCS

COMMUNIQUÉ

Spectaculaire biodiversité L’immense tapis de chlorophylle qui recouvre le Gabon n’est en réalité qu’une fraction de la zone boisée la plus vaste du monde après l’Amazonie : la forêt pluviale du Bassin du Congo. Réservoir de biodiversité exceptionnel, on y recense plus de 1 300 espèces d'oiseaux, 20 000 de plantes, 400 de mammifères et autant de reptiles. Cachée derrière d’épaisses murailles végétales, la faune d’Afrique centrale s’est adaptée au milieu forestier et présente des caractéristiques uniques. Le buffle et l’éléphant se sont faits tout petits pour se faufiler entre les lianes, le phacochère porte avec distinction ses longs favoris roux et le mandrill, babouin caractéristique des forêts du Gabon, exhibe fièrement sa face maquillée de rouge, de bleu, et de jaune.

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Une mission partagée La conservation de la nature est devenue un enjeu collectif qui dépasse les frontières des parcs nationaux et de l’État lui-même. La vocation écologique du Gabon mobilise la communauté internationale et la société civile aux côtés du gouvernement : « Nous recevons le soutien du Fonds Mondial pour l’Environnement, de l’Union Européenne, des coopérations bilatérales française et américaine, des ONG internationales mais aussi locales qui sont de plus en plus nombreuses », précise M. Adiaheno. Concertation, conciliation, collaboration sont les trois axes selon lesquels l’État entend

mener son action environnementale. À l'instar des derniers codes miniers et forestiers, la nouvelle loi de 2007 sur les parcs nationaux est le fruit d’un consensus entre toutes les parties prenantes : administration, ONG, scientifiques et représentants des industries concernées. Cette loi tente d’apporter une réponse équilibrée au dilemme cornélien : comment concilier impératifs économiques et responsabilité écologique ? « Il y a au Gabon 900 indices miniers, rappelle M. Adiaheno. C’est un pays en développement qui ne peut pas faire l’impasse sur l’exploitation de ses ressources naturelles. Les États-Unis eux-mêmes cherchent à exploiter le pétrole d’Alaska. » Consensuelle, la solution retenue permet le déclassement d’une zone pour son exploitation mais le parc doit recevoir en compensation une surface équivalente et une indemnisation financière. Les plus importantes entreprises forestières et minières du pays font elles-mêmes preuve de responsabilité environnementale en adoptant des critères parfois plus rigoureux que ceux qu’imposent la loi : « Notre politique environnementale ne date pas d’hier, précise Hans Bakker, Président-Directeur général de Shell Gabon. Nous cherchons systématiquement à réduire l’impact de nos activités sur la nature et, si tous nos sites sont certifiés ISO 14001, nos propres standards sont encore plus contraignants ». La coopération exemplaire entre la major néerlandaise et la Smithsonian Institution, puissante fondation américaine, profite aux deux partis. D’un côté la compagnie facilite aux chercheurs l’accès à ses vastes zones de concessions, de l’autre, la Smithsonian apporte son expertise pour évaluer et réduire l’impact des activités de Shell Gabon. Au-delà de l’engagement des acteurs politiques et économiques, le véritable défi reste la sensibilisation des populations. Celles-ci sont en effet les premières à interagir avec l’écosystème, notamment en milieu rural. La multiplication des associations locales comme Aventures Sans Frontières (ASF), Brainforest ou Gabon Environnement est le signe que la société civile acquiert une forte conscience écologique. Des actions pédagogiques sont menées dans les campagnes pour réduire le braconnage et l’abattage du bois, mais l’État et les ONG cherchent avant tout le moyen d’intéresser les populations rurales à la sauvegarde de la nature. Générant de nombreux emplois directs et indirects, l’activité écotouristique se présente comme la solution idéale pour fournir des revenus aux communautés locales, mais aussi pour les faire participer à la conservation de la nature et au développement durable du pays. ◆

EURAFRIQUE - VOYAGES

Incroyable diversité naturelle, richesse culturelle, authenticité… Découvrez le Gabon avec Eurafrique Voyages, au cœur de la nature.

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Tél : (+241) 76 27 87 euravoyages@inet.ga

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COMMUNIQUÉ

COMMUNIQUÉ 1

©Novacom

L’harmonie des traditions ancestrales et de la création contemporaine

L’écotourisme,,

l’or vert du Gabon Q

6

« C’est ici le seul endroit au monde où l’on peut observer baleines, éléphants et hippopotames sans bouger de la plage » témoigne Rombout Swanborn, le maître des lieux et fondateur de la société Africa’s Eden. Avec ses restaurants raffinés, ses plages toutes proches et ses nuits ambiancées, la capitale elle-même ne manque pas de charme et la bonne humeur gabonaise gagne rapidement l’hôte de passage.

Une stratégie d’avenir Selon Idriss Ngari, le Ministre du Tourisme, « si notre pays est décrié comme un scandale géologique, jalousé pour l’immensité de ses ressources naturelles, ce n’est rien à côté de ses richesses touristiques ! » En effet, le Gabon pourrait un jour troquer son or noir contre ce nouvel or vert. En 2007, la création d’un Ministère du Tourisme et l’ouverture d’un bureau Gabontour à Paris ont montré l’attention portée à cette activité durable. Aménagement de nouvelles structures

©Africa’s Eden

ui voyage au Gabon découvre un éden sauvage, parfois menaçant, parfois mystérieux, où l’homme semble n’avoir jamais posé le pied. Ici, le spectacle extraordinaire de la nature se mérite et il faut se frayer un chemin à travers jungles et savanes pour surprendre une horde tonitruante de mandrills, frissonner à l’approche d’un éléphant ou guetter le paisible gorille des plaines. « Gabon, terre d’expéditions » affiche le slogan de l’Office national du tourisme Gabontour ; terre d’exception également où l’on peut voir des hippopotames surfer les rouleaux de l’Atlantique et des pachydermes ivres de mangues fermentées danser au clair de lune. Ce cadre d’aventure a d’ailleurs été choisi cette année pour tourner Survivor, la version américaine de Koh Lanta. Loin des autoroutes du tourisme, des plages bondées et des caravanes de 4x4, le Gabon s’explore avec les cinq sens, embusqué dans un taillis ou une pirogue. Féeriques, les paysages des 13 parcs nationaux offrent un cadre grandiose à la contemplation de la vie sauvage. Depuis plus de trente ans, l’agence Eurafrique Voyages s’emploie à faire découvrir aux touristes les merveilles du Gabon. « Des canyons spectaculaires des plateaux batékés à la forêt primaire de la Lopé, en passant par les plages paradisiaques de Loango ou les mangroves de Pongara, le Gabon présente un large choix au voyageur » s’enthousiasme le directeur de l’agence, Jean-Michel Casanova. Au Gabon, aventure et confort vont de paire : s’il est possible de bivouaquer au cœur de la forêt, les plus exigeants se délassent entre océan et lagune dans les bungalows luxueux du Loango Lodge.

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au sein des parcs, hôtellerie, création d’écoles de tourisme : les opportunités d’investissements ne manquent pas et les incitations fiscales sont particulièrement attractives. Lors de la visite de Nicolas Sarkozy en juillet 2007, Omar Bongo Ondimba appelait lui-même les professionnels internationaux à s’engager dans l’industrie touristique du pays. Le coût du billet d’avion a longtemps freiné le développement du secteur, mais des compagnies comme Gabon Airlines offrent désormais des tarifs très intéressants : « le développement du tourisme constitue un potentiel majeur pour la croissance de notre entreprise et de notre pays », reconnaît le Président-Directeur général André Giacomoni. ◆  1. Près de 3 000 baleines à bosse passent au large des côtes gabonaises entre juin et septembre.  2. Du Loango Lodge, vue imprenable sur la lagune d’Iguela.  3. La salle des rites, à visiter sur www.gabonart.com

Ronds ou allongés, réalistes ou stylisés, les masques du Gabon ont fasciné les plus grands artistes comme Picasso, Derain et Vlaminck. Objets de musée en Occident, ces figures rituelles vivent toujours dans les cérémonies nocturnes du Gabon profond et les artistes contemporains tirent des traditions les ferments d’un art original et fécond. La harpe sacrée et l’arc à bouche rythment les textes du groupe de hip-hop Movaizhaleine, le raphia se mêle aux paillettes dans les tenues du styliste Chouchou Lazare et les toiles d’Ernest Onewin-Walker cachent d’étranges symboles initiatiques. À Libreville, des structures parmi les plus modernes d’Afrique comme le studio La Cithare ou la société événementielle Iris Com stimulent une scène musicale dont la diversité est célébrée chaque année lors des Balafons Gabon Music Awards. En 2008, l’Africa Star (la Star’ac régionale) a choisi la Cité de la Démocratie de Libreville pour accueillir la finale de sa première édition et à Paris, en février dernier, le public de l’Olympia succombait aux mélodies envoutantes d’Annie-Flore Batchiellilys, la « sirène de Mighoma ». Le vent de liberté qui souffle depuis les années 1990 a favorisé la création dans tous les domaines et des réalisateurs comme Henri-Joseph Koumba Bididi, avec son long-métrage « Les couilles de l’éléphant », n’hésitent plus à brosser des portraits satiriques et grinçants de la société gabonaise. Dans le parc de la Lopé (classé au Patrimoine de l’Humanité en 2007), d’antiques pierres taillées attestent que le Gabon abritait il y a déjà 400 000 ans le foyer des cultures d’Afrique centrale. Au XXIe siècle, la création gabonaise mérite d’être mieux connue et le remarquable Musée Virtuel, réalisé par la société Novacom pour la Présidence de la République, offre une initiation aux rites et traditions du Gabon. Prochainement en ligne, le nouveau site dédié à la visite virtuelle des parcs nationaux.

diversification Une politique budgétaire efficace, un secteur privé en plein essor et la multiplication de ses partenariats internationaux préparent résolument le Gabon à l’ère de l’après pétrole. ès les années 1960, l’exploitation du pétrole permet la construction et le développement accéléré du Gabon, mais l’économie ressent par la suite les effets pervers d’une trop grande dépendance à cette manne volatile : l’effondrement des cours entraîne ainsi de profondes récessions et, après un pic en 1997, la production entame son déclin. De nouvelles découvertes ont permis de stabiliser la production, mais l’or noir n’est pas éternel et l’État gabonais n’a qu’un leitmotiv : la diversification de l’économie pour un développement durable et équilibré.

D

À l’initiative de la Confédération Patronale Gabonaise (CPG), le Club de Libreville réunit régulièrement l’État et ses partenaires privés. « Ce club a pour objectif d’assurer le recouvrement des créances de l’État aux entreprises, c’est un espace de dialogue et de confiance », indique Henri-Claude Oyima, le président

La croissance relancée Assainissement des finances publiques, privatisation des entreprises publiques, libéralisation des marchés, incitations à l’initiative privée et aux investissements dans tous les secteurs : sous l’égide du Président de la République, le gouvernement a engagé l’économie gabonaise dans une nouvelle ère. Tirée par un secteur privé en plein essor, la croissance a atteint un niveau historique en 2007 à 5,6 % et ne devrait connaître qu’un léger fléchissement à 4,2 % en 2008. Le remboursement de la dette au Club de Paris fin 2007 et le succès de l’emprunt d’État levé dans la foulée ont matérialisé ce nouveau départ. Les organisations internationales saluent les progrès accomplis et en novembre les agences Fitch et Standard & Poor’s ont attribué au Gabon un BB-, la meilleure note en Afrique de l’Ouest et centrale : « Ces notations consacrent notre travail, insiste le précédent Ministre de l’Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation Paul Toungui. Le Gabon a fait d’importants efforts ces dernières années pour assainir son cadre macro-économique, jeter les bases de la diversification et avancer sur le chemin de la bonne gouvernance et de la transparence. »

L’investissement privé courtisé De nombreuses mesures ont été prises pour stimuler l’environnement des affaires.

© Shell Gabon

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 1. Indispensable au développement socio-économique, la production d’énergie est un enjeu national. À Gamba, l’électricité est générée à partir du terminal de Shell Gabon.  2. La culture de l’hévéa par la société belge SIAT contribue à la diversification de l’économie.

1 de la confédération. L’adhésion du Gabon à des organismes internationaux comme l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) et à l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI) est également un gage de bonne gouvernance. Depuis 2000, l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP) a pour mission de faciliter les créations d’entreprises et d’encourager l’initiative privée. Cette stratégie de reconversion, qui s’inscrit au sein de la mondialisation et de la diversification de l’économie gabonaise, est aussi celle de ses partenariats internationaux : à côté des entreprises françaises traditionnellement présentes, les multinationales brésiliennes, canadiennes, coréennes et surtout chinoises remportent des contrats dans tous les domaines. Situé stratégiquement au cœur de l’Afrique centrale et appartenant à la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), le Gabon a tout pour devenir un pôle économique et financier de premier ordre : « le gouvernement s’attelle à faire du Gabon une plate-forme et même un passage obligé pour de nombreuses activités dans la région » déclare Léon-Paul Ngoulakia, Directeur général de l’APIP. ◆

© SIAT

©WCS

Économie, la voie de la

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Avec l’ARTEL, bâtissons ensemble les télécommunications pour tous. L’Agence de Régulation des Télécommunications (ARTEL), créée en 2001, remplit une double mission : assurer le bon fonctionnement du secteur par le suivi du respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur ; et veiller au développement harmonieux de l’industrie des télécommunications. Sous l’égide de son Président MARIUS FOUNGUES, cette autorité de régulation participe au développement économique et social du Gabon en favorisant l’accès aux nouvelles technologies dans toutes les provinces du pays. Avec l’un des taux de pénétration les plus importants d’Afrique, le Gabon pourrait bien devenir, sous l’impulsion du Président de la République son Excellence El Hadj OMAR BONGO ONDIMBA, en accord avec le Ministre en charge des télécommunications et l’ARTEL, la plaque tournante des télécoms dans la sous-région.

ARTEL GABON 413, Boulevard du Bord de Mer - BP. 50000 LIBREVILLE Tél : (+241) 76 82 15 - Fax : (+241) 76 57 46/77 22 70 - artel@inet.ga www.artel.ga

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COMMUNIQUÉ

COMMUNIQUÉ 1

©Novacom

L’harmonie des traditions ancestrales et de la création contemporaine

L’écotourisme,,

l’or vert du Gabon Q

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« C’est ici le seul endroit au monde où l’on peut observer baleines, éléphants et hippopotames sans bouger de la plage » témoigne Rombout Swanborn, le maître des lieux et fondateur de la société Africa’s Eden. Avec ses restaurants raffinés, ses plages toutes proches et ses nuits ambiancées, la capitale elle-même ne manque pas de charme et la bonne humeur gabonaise gagne rapidement l’hôte de passage.

Une stratégie d’avenir Selon Idriss Ngari, le Ministre du Tourisme, « si notre pays est décrié comme un scandale géologique, jalousé pour l’immensité de ses ressources naturelles, ce n’est rien à côté de ses richesses touristiques ! » En effet, le Gabon pourrait un jour troquer son or noir contre ce nouvel or vert. En 2007, la création d’un Ministère du Tourisme et l’ouverture d’un bureau Gabontour à Paris ont montré l’attention portée à cette activité durable. Aménagement de nouvelles structures

©Africa’s Eden

ui voyage au Gabon découvre un éden sauvage, parfois menaçant, parfois mystérieux, où l’homme semble n’avoir jamais posé le pied. Ici, le spectacle extraordinaire de la nature se mérite et il faut se frayer un chemin à travers jungles et savanes pour surprendre une horde tonitruante de mandrills, frissonner à l’approche d’un éléphant ou guetter le paisible gorille des plaines. « Gabon, terre d’expéditions » affiche le slogan de l’Office national du tourisme Gabontour ; terre d’exception également où l’on peut voir des hippopotames surfer les rouleaux de l’Atlantique et des pachydermes ivres de mangues fermentées danser au clair de lune. Ce cadre d’aventure a d’ailleurs été choisi cette année pour tourner Survivor, la version américaine de Koh Lanta. Loin des autoroutes du tourisme, des plages bondées et des caravanes de 4x4, le Gabon s’explore avec les cinq sens, embusqué dans un taillis ou une pirogue. Féeriques, les paysages des 13 parcs nationaux offrent un cadre grandiose à la contemplation de la vie sauvage. Depuis plus de trente ans, l’agence Eurafrique Voyages s’emploie à faire découvrir aux touristes les merveilles du Gabon. « Des canyons spectaculaires des plateaux batékés à la forêt primaire de la Lopé, en passant par les plages paradisiaques de Loango ou les mangroves de Pongara, le Gabon présente un large choix au voyageur » s’enthousiasme le directeur de l’agence, Jean-Michel Casanova. Au Gabon, aventure et confort vont de paire : s’il est possible de bivouaquer au cœur de la forêt, les plus exigeants se délassent entre océan et lagune dans les bungalows luxueux du Loango Lodge.

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au sein des parcs, hôtellerie, création d’écoles de tourisme : les opportunités d’investissements ne manquent pas et les incitations fiscales sont particulièrement attractives. Lors de la visite de Nicolas Sarkozy en juillet 2007, Omar Bongo Ondimba appelait lui-même les professionnels internationaux à s’engager dans l’industrie touristique du pays. Le coût du billet d’avion a longtemps freiné le développement du secteur, mais des compagnies comme Gabon Airlines offrent désormais des tarifs très intéressants : « le développement du tourisme constitue un potentiel majeur pour la croissance de notre entreprise et de notre pays », reconnaît le Président-Directeur général André Giacomoni. ◆  1. Près de 3 000 baleines à bosse passent au large des côtes gabonaises entre juin et septembre.  2. Du Loango Lodge, vue imprenable sur la lagune d’Iguela.  3. La salle des rites, à visiter sur www.gabonart.com

Ronds ou allongés, réalistes ou stylisés, les masques du Gabon ont fasciné les plus grands artistes comme Picasso, Derain et Vlaminck. Objets de musée en Occident, ces figures rituelles vivent toujours dans les cérémonies nocturnes du Gabon profond et les artistes contemporains tirent des traditions les ferments d’un art original et fécond. La harpe sacrée et l’arc à bouche rythment les textes du groupe de hip-hop Movaizhaleine, le raphia se mêle aux paillettes dans les tenues du styliste Chouchou Lazare et les toiles d’Ernest Onewin-Walker cachent d’étranges symboles initiatiques. À Libreville, des structures parmi les plus modernes d’Afrique comme le studio La Cithare ou la société événementielle Iris Com stimulent une scène musicale dont la diversité est célébrée chaque année lors des Balafons Gabon Music Awards. En 2008, l’Africa Star (la Star’ac régionale) a choisi la Cité de la Démocratie de Libreville pour accueillir la finale de sa première édition et à Paris, en février dernier, le public de l’Olympia succombait aux mélodies envoutantes d’Annie-Flore Batchiellilys, la « sirène de Mighoma ». Le vent de liberté qui souffle depuis les années 1990 a favorisé la création dans tous les domaines et des réalisateurs comme Henri-Joseph Koumba Bididi, avec son long-métrage « Les couilles de l’éléphant », n’hésitent plus à brosser des portraits satiriques et grinçants de la société gabonaise. Dans le parc de la Lopé (classé au Patrimoine de l’Humanité en 2007), d’antiques pierres taillées attestent que le Gabon abritait il y a déjà 400 000 ans le foyer des cultures d’Afrique centrale. Au XXIe siècle, la création gabonaise mérite d’être mieux connue et le remarquable Musée Virtuel, réalisé par la société Novacom pour la Présidence de la République, offre une initiation aux rites et traditions du Gabon. Prochainement en ligne, le nouveau site dédié à la visite virtuelle des parcs nationaux.

diversification Une politique budgétaire efficace, un secteur privé en plein essor et la multiplication de ses partenariats internationaux préparent résolument le Gabon à l’ère de l’après pétrole. ès les années 1960, l’exploitation du pétrole permet la construction et le développement accéléré du Gabon, mais l’économie ressent par la suite les effets pervers d’une trop grande dépendance à cette manne volatile : l’effondrement des cours entraîne ainsi de profondes récessions et, après un pic en 1997, la production entame son déclin. De nouvelles découvertes ont permis de stabiliser la production, mais l’or noir n’est pas éternel et l’État gabonais n’a qu’un leitmotiv : la diversification de l’économie pour un développement durable et équilibré.

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À l’initiative de la Confédération Patronale Gabonaise (CPG), le Club de Libreville réunit régulièrement l’État et ses partenaires privés. « Ce club a pour objectif d’assurer le recouvrement des créances de l’État aux entreprises, c’est un espace de dialogue et de confiance », indique Henri-Claude Oyima, le président

La croissance relancée Assainissement des finances publiques, privatisation des entreprises publiques, libéralisation des marchés, incitations à l’initiative privée et aux investissements dans tous les secteurs : sous l’égide du Président de la République, le gouvernement a engagé l’économie gabonaise dans une nouvelle ère. Tirée par un secteur privé en plein essor, la croissance a atteint un niveau historique en 2007 à 5,6 % et ne devrait connaître qu’un léger fléchissement à 4,2 % en 2008. Le remboursement de la dette au Club de Paris fin 2007 et le succès de l’emprunt d’État levé dans la foulée ont matérialisé ce nouveau départ. Les organisations internationales saluent les progrès accomplis et en novembre les agences Fitch et Standard & Poor’s ont attribué au Gabon un BB-, la meilleure note en Afrique de l’Ouest et centrale : « Ces notations consacrent notre travail, insiste le précédent Ministre de l’Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation Paul Toungui. Le Gabon a fait d’importants efforts ces dernières années pour assainir son cadre macro-économique, jeter les bases de la diversification et avancer sur le chemin de la bonne gouvernance et de la transparence. »

L’investissement privé courtisé De nombreuses mesures ont été prises pour stimuler l’environnement des affaires.

© Shell Gabon

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 1. Indispensable au développement socio-économique, la production d’énergie est un enjeu national. À Gamba, l’électricité est générée à partir du terminal de Shell Gabon.  2. La culture de l’hévéa par la société belge SIAT contribue à la diversification de l’économie.

1 de la confédération. L’adhésion du Gabon à des organismes internationaux comme l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) et à l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI) est également un gage de bonne gouvernance. Depuis 2000, l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP) a pour mission de faciliter les créations d’entreprises et d’encourager l’initiative privée. Cette stratégie de reconversion, qui s’inscrit au sein de la mondialisation et de la diversification de l’économie gabonaise, est aussi celle de ses partenariats internationaux : à côté des entreprises françaises traditionnellement présentes, les multinationales brésiliennes, canadiennes, coréennes et surtout chinoises remportent des contrats dans tous les domaines. Situé stratégiquement au cœur de l’Afrique centrale et appartenant à la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), le Gabon a tout pour devenir un pôle économique et financier de premier ordre : « le gouvernement s’attelle à faire du Gabon une plate-forme et même un passage obligé pour de nombreuses activités dans la région » déclare Léon-Paul Ngoulakia, Directeur général de l’APIP. ◆

© SIAT

©WCS

Économie, la voie de la

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Avec l’ARTEL, bâtissons ensemble les télécommunications pour tous. L’Agence de Régulation des Télécommunications (ARTEL), créée en 2001, remplit une double mission : assurer le bon fonctionnement du secteur par le suivi du respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur ; et veiller au développement harmonieux de l’industrie des télécommunications. Sous l’égide de son Président MARIUS FOUNGUES, cette autorité de régulation participe au développement économique et social du Gabon en favorisant l’accès aux nouvelles technologies dans toutes les provinces du pays. Avec l’un des taux de pénétration les plus importants d’Afrique, le Gabon pourrait bien devenir, sous l’impulsion du Président de la République son Excellence El Hadj OMAR BONGO ONDIMBA, en accord avec le Ministre en charge des télécommunications et l’ARTEL, la plaque tournante des télécoms dans la sous-région.

ARTEL GABON 413, Boulevard du Bord de Mer - BP. 50000 LIBREVILLE Tél : (+241) 76 82 15 - Fax : (+241) 76 57 46/77 22 70 - artel@inet.ga www.artel.ga

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COMMUNIQUÉ

COMMUNIQUÉ

ressources naturelles ans son manifeste de 2005, Mon projet, des actes pour le Gabon, le Chef de l’État donne la priorité à la mise en valeur des immenses ressources dont est doté le Gabon : pétrole, mines, forêts, vastes terres cultivables. Si le nouveau Code des investissements propose un cadre très favorable aux placements réalisés dans ces secteurs, le défi à relever reste la gestion durable des matières premières. « L’enjeu est de transformer le plus possible nos produits pour en tirer le plus grand bénéfice, souligne le Ministre du Commerce et du Développement industriel, Paul Biyoghé Mba. Il s’agit aussi de produire en respectant les normes que nous établissons dans de nombreux secteurs. » Responsabilité environnementale et

mais aussi des opérateurs moins importants qui n’hésitent pas à exploiter des gisements marginaux. Maurel et Prom, le « petit Français qui monte », multiplie les explorations et va bientôt produire ses premiers barils. Pour son Directeur général Serge Findji, « notre atout est notre petite taille, nous avons des réactions rapides et sommes en contact direct avec l’administration. »

Les mines, des richesses colossales Exploité par la Comilog, filiale du français Eramet, le manganèse est l’autre grande ressource minière du Gabon. L’unique gisement de Moanda fait du pays le 2e producteur mondial. À court terme, l’exploitation de nouveaux gisements à Franceville et Lambaréné devrait lui permettre de se hisser à la première place. Si le manganèse et le pétrole restent les seules ressources minérales exploitées industriellement, des trésors dorment encore dans les sous-sols : or, diamants, marbres, fer, uranium, métaux recherchés… Dans la région de Lambaréné, la Comilog étudie la mise en production d’un gisement de niobium, un métal utilisé dans les industries de pointe : « on y trouve non seulement du niobium mais aussi du fer, des terres rares très demandées, de l’uranium » détaille Marcel Abéké, Directeur général de la Comilog. Dans le domaine minier, l’exploitation du fer de Belinga, l’un des gisements les plus importants au monde, va bientôt permettre de franchir un nouveau pas vers la diversification. 1 Le consortium sino-gabonais qui a remporté le marché devrait y investir plus de 2 milliards d’euros : « l’opinion gabonaise attend beaucoup de Belinga : c’est un mégaprojet, le plus important depuis le Transgabonais, précise Casimir Oyé Mba, Ministre des Mines et du Pétrole. Il va générer 30 000 emplois, entraîner la réalisation de nombreuses infrastructures et désenclaver une région auparavant isolée. » © IGAD

D

Une gestion rationnelle pour une exploitation durable.

L’agriculture, un enjeu capital Victime de la toute puissance du pétrole et de l’exode rural, l’agriculture gabonaise jouit pourtant de nombreux atouts et le gouvernement encourage le retour à la terre. Alors que le Gabon importe la plupart de ses denrées alimentaires, la fertilité et le climat du pays sont propices à de nombreuses cultures pour approvisionner le marché

local mais aussi pour l’exportation. L’exemple de la Société Internationale d’Agriculture Tropicale (SIAT) est révélateur : en 2004, ce groupe belge a repris les sociétés d’État moribondes consacrées aux cultures de l’hévéa, de la palme et à l’élevage bovin : « nous avons eu deux années de grosses pertes, les profits ont commencé en 2006 et la hausse des cours nous fait prévoir des profits exceptionnels pour 2008 », constate le Directeur des Opérations Gert Vandermissen. Autrefois produits en quantité et recherchés pour leur qualité, le cacao et le café du Gabon pourraient devenir les ambassadeurs du goût gabonais chez les meilleurs chocolatiers et brûleurs de Paris. ◆ ©Coraline Molinié

L’avenir prometteur des

exigeantes, les entreprises du secteur prennent ellesmêmes les devants en matière de gestion responsable. La pérennisation de la ressource est ainsi assurée et l’avenir de la filière se situe désormais dans son industrialisation. Comme le groupe Leroy, les multinationales n’hésitent plus à délocaliser leurs usines de sciage, de tranchage, de déroulage au Gabon et l’objectif gouvernemental de transformer 75 % du bois d’ici 2012 devrait être atteint sans difficultés.

3  1. Avec le concours de l’Institut Gabonais d’Appui au Développement, l’agriculture maraîchère s’étend aux abords des villes.  2. La raffinerie de la Sogara à Port-Gentil est l’une des plus modernes d’Afrique centrale.  3. Au cœur des activités pétrolières et forestières, Port-Gentil est la capitale économique du Gabon.

Petro Gabon : un challenger Gabonais défie les multinationales Société privée à capitaux 100 % gabonais, Petro Gabon est née en 2001 de la volonté entrepreneuriale de Jean-Baptiste Bikalou. Alors cadre de la major pétrolière anglo-hollandaise Shell, dont il dirige la filiale gabonaise de distribution, Jean-Baptiste Bikalou fait le pari de monter la première société indépendante entièrement gabonaise du secteur de la distribution de produits pétroliers. Sept ans plus tard, Petro Gabon détient déjà 23 % du marché gabonais de la distribution de produits pétroliers, devenant n° 2 d’un secteur composé d’acteurs de renom tels que Total, Engen et Oil Lybia. La performance de Petro Gabon est encore plus impressionnante dans le segment particulier de la distribution du gaz butane, dont elle détient plus de 50 % de part de marché. « Petro Gabon est un défi : celui de montrer la capacité des Gabonais à pouvoir

s’investir dans leur économie, explique Jean-Baptiste Bikalou, actionnaire à 20 % de sa propre entreprise. Nous voulons devenir un acteur de référence pour notre pays ». Les raisons d’un tel succès : « Notre connaissance de l’environnement, la grande qualité de nos ressources humaines et notre passion pour la satisfaction du client qui passe par la proximité, l’anticipation et la réactivité de notre entreprise ». Avec 89 employés, Petro Gabon est ainsi devenue un pôle de valorisation de l’expertise gabonaise. Enthousiastes, Jean-Baptiste Bikalou et son équipe ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. « Nous avons plusieurs idées à mettre en place pour conserver à long terme notre croissance à deux chiffres, comme la formalisation de notre politique environnementale… » Une histoire prometteuse.

Un groupe africain au cœur de la mondialisation Leader de la logistique pétrolière et des activités annexes et connexes au transport maritime

© Sogara

La filière bois, la valorisation de la ressource 2 gouvernance sont en effet devenues des impératifs pour l’État gabonais, qui n’a pas hésité à adhérer à l’Initiative de Transparence des Industries Extractives (EITI) lancée par le Premier ministre britannique Tony Blair en 2002.

Le pétrole, une industrie encore très attractive En 1997, la production pétrolière a atteint son pic à 18,5 millions de tonnes. Les cassandres prophétisaient alors l’épuisement des réserves vers 2010. Certes, la production a décru mais elle s’est stabilisée et le Gabon reste l’un des premiers exportateurs d’Afrique subsaharienne. Dans les années 2000, la hausse des cours du brut a incité les majors à reprendre l’exploitation d’anciens puits et à utiliser les nouvelles technologies pour maintenir leur production ; 65 % du territoire reste inexploré et les recherches en eaux profondes pourraient donner lieu à des découvertes majeures. La stabilité du pays et la politique incitative du gouvernement ont attiré de nouveaux acteurs : géants chinois, américains, canadiens,

8

La vitalité du secteur pétrolier fait la prospérité des activités annexes. Créée en 1973 dans un atelier de mécanique, la société de services logistiques SatramEgca est devenue un groupe continental, le partenaire privilégié des pétroliers au Gabon. Ses fondateurs ont su anticiper les évolutions du marché pour créer ou acquérir des filiales complémentaires : « En 1999, le baril valait 10 $, tout le monde vendait ses sociétés et quittait le pays. Jakhoukh Lahcen, l’autodidacte, a eu le flair d’acheter à ce moment-là. Quand les autres sont revenus, nous les attendions ! » rappelle Mohamed Ait Ben Ali, Directeur commercial et financier du groupe.

Aménagements & Services Multitechniques Gabon

En surface, la forêt tropicale couvre 86 % du sol gabonais et son exploitation à grande échelle a débuté dès l’époque coloniale. Premier employeur du pays, le secteur forestier reste aujourd’hui vital pour l’économie : en 2006, le bois représentait ainsi 9,1 % des revenus d’exportation. Peu peuplé, le Gabon n’est pas menacé par la déforestation contrairement aux autres pays de la région. Cependant « concilier les impératifs de développement et la protection de l’environnement est indispensable, rappelle Emile Doumba, Ministre de l’Économie forestière et de la Pêche. Les forestiers devront à terme respecter les principes d’aménagement durable que nous avons élaborés. » Études d’impact, inventaires, planification des abattages : à l’image de la société Rougier qui a obtenu en octobre la certification du Forest Stewardship Council (FSC), une des plus

Entreprendre l’avenir avec succès Le Groupe SATRAM-EGCA : des filiales spécialisées Station Marina (Lambaréné)

Petro Gabon

Tél : (+241) 76 56 94 - BP. 20132 Libreville, GABON petrogabon@petrogabon.com

Station-service PK9 (Libreville)

Avec 420 hectares surplombant la capitale, la Cité de la Démocratie met à votre disposition :

• un Palais des Spectacles (1290 places) pour vos événements culturels, artistiques, musicaux • un Palais des Banquets (1000 personnes) pour vos soirées de gala, conventions d'entreprise • un Palais International de Conférences (1200 places) Pour tous renseignements, contactez : r.guynet@asmg.etde.fr

SATRAM Transport maritime sous-régional et logistique pétrolière. EGCA Agence de location de véhicules professionnels ou privés. DRAPOR Dragage, production de sable marin, bathymétrie (Maroc). SOGAPIBS Sablage et peinture industrielle, entretien des plateformes et d’équipements pétroliers. MANU TP Travaux de génie civil, construction et travaux pétroliers. ANTARES Société de transport maritime entre Libreville et Port-Gentil. BIG Exploitation forestière, transformation et commercialisation du bois. TPM Réparation d’outils de forage ; chaudronnerie, soudure. et usinage de pièce mécaniques. BOBELEC Bobinage de tous types de moteurs et activités liées à ce métier.

www.satram-egca.com

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COMMUNIQUÉ

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ressources naturelles ans son manifeste de 2005, Mon projet, des actes pour le Gabon, le Chef de l’État donne la priorité à la mise en valeur des immenses ressources dont est doté le Gabon : pétrole, mines, forêts, vastes terres cultivables. Si le nouveau Code des investissements propose un cadre très favorable aux placements réalisés dans ces secteurs, le défi à relever reste la gestion durable des matières premières. « L’enjeu est de transformer le plus possible nos produits pour en tirer le plus grand bénéfice, souligne le Ministre du Commerce et du Développement industriel, Paul Biyoghé Mba. Il s’agit aussi de produire en respectant les normes que nous établissons dans de nombreux secteurs. » Responsabilité environnementale et

mais aussi des opérateurs moins importants qui n’hésitent pas à exploiter des gisements marginaux. Maurel et Prom, le « petit Français qui monte », multiplie les explorations et va bientôt produire ses premiers barils. Pour son Directeur général Serge Findji, « notre atout est notre petite taille, nous avons des réactions rapides et sommes en contact direct avec l’administration. »

Les mines, des richesses colossales Exploité par la Comilog, filiale du français Eramet, le manganèse est l’autre grande ressource minière du Gabon. L’unique gisement de Moanda fait du pays le 2e producteur mondial. À court terme, l’exploitation de nouveaux gisements à Franceville et Lambaréné devrait lui permettre de se hisser à la première place. Si le manganèse et le pétrole restent les seules ressources minérales exploitées industriellement, des trésors dorment encore dans les sous-sols : or, diamants, marbres, fer, uranium, métaux recherchés… Dans la région de Lambaréné, la Comilog étudie la mise en production d’un gisement de niobium, un métal utilisé dans les industries de pointe : « on y trouve non seulement du niobium mais aussi du fer, des terres rares très demandées, de l’uranium » détaille Marcel Abéké, Directeur général de la Comilog. Dans le domaine minier, l’exploitation du fer de Belinga, l’un des gisements les plus importants au monde, va bientôt permettre de franchir un nouveau pas vers la diversification. 1 Le consortium sino-gabonais qui a remporté le marché devrait y investir plus de 2 milliards d’euros : « l’opinion gabonaise attend beaucoup de Belinga : c’est un mégaprojet, le plus important depuis le Transgabonais, précise Casimir Oyé Mba, Ministre des Mines et du Pétrole. Il va générer 30 000 emplois, entraîner la réalisation de nombreuses infrastructures et désenclaver une région auparavant isolée. » © IGAD

D

Une gestion rationnelle pour une exploitation durable.

L’agriculture, un enjeu capital Victime de la toute puissance du pétrole et de l’exode rural, l’agriculture gabonaise jouit pourtant de nombreux atouts et le gouvernement encourage le retour à la terre. Alors que le Gabon importe la plupart de ses denrées alimentaires, la fertilité et le climat du pays sont propices à de nombreuses cultures pour approvisionner le marché

local mais aussi pour l’exportation. L’exemple de la Société Internationale d’Agriculture Tropicale (SIAT) est révélateur : en 2004, ce groupe belge a repris les sociétés d’État moribondes consacrées aux cultures de l’hévéa, de la palme et à l’élevage bovin : « nous avons eu deux années de grosses pertes, les profits ont commencé en 2006 et la hausse des cours nous fait prévoir des profits exceptionnels pour 2008 », constate le Directeur des Opérations Gert Vandermissen. Autrefois produits en quantité et recherchés pour leur qualité, le cacao et le café du Gabon pourraient devenir les ambassadeurs du goût gabonais chez les meilleurs chocolatiers et brûleurs de Paris. ◆ ©Coraline Molinié

L’avenir prometteur des

exigeantes, les entreprises du secteur prennent ellesmêmes les devants en matière de gestion responsable. La pérennisation de la ressource est ainsi assurée et l’avenir de la filière se situe désormais dans son industrialisation. Comme le groupe Leroy, les multinationales n’hésitent plus à délocaliser leurs usines de sciage, de tranchage, de déroulage au Gabon et l’objectif gouvernemental de transformer 75 % du bois d’ici 2012 devrait être atteint sans difficultés.

3  1. Avec le concours de l’Institut Gabonais d’Appui au Développement, l’agriculture maraîchère s’étend aux abords des villes.  2. La raffinerie de la Sogara à Port-Gentil est l’une des plus modernes d’Afrique centrale.  3. Au cœur des activités pétrolières et forestières, Port-Gentil est la capitale économique du Gabon.

Petro Gabon : un challenger Gabonais défie les multinationales Société privée à capitaux 100 % gabonais, Petro Gabon est née en 2001 de la volonté entrepreneuriale de Jean-Baptiste Bikalou. Alors cadre de la major pétrolière anglo-hollandaise Shell, dont il dirige la filiale gabonaise de distribution, Jean-Baptiste Bikalou fait le pari de monter la première société indépendante entièrement gabonaise du secteur de la distribution de produits pétroliers. Sept ans plus tard, Petro Gabon détient déjà 23 % du marché gabonais de la distribution de produits pétroliers, devenant n° 2 d’un secteur composé d’acteurs de renom tels que Total, Engen et Oil Lybia. La performance de Petro Gabon est encore plus impressionnante dans le segment particulier de la distribution du gaz butane, dont elle détient plus de 50 % de part de marché. « Petro Gabon est un défi : celui de montrer la capacité des Gabonais à pouvoir

s’investir dans leur économie, explique Jean-Baptiste Bikalou, actionnaire à 20 % de sa propre entreprise. Nous voulons devenir un acteur de référence pour notre pays ». Les raisons d’un tel succès : « Notre connaissance de l’environnement, la grande qualité de nos ressources humaines et notre passion pour la satisfaction du client qui passe par la proximité, l’anticipation et la réactivité de notre entreprise ». Avec 89 employés, Petro Gabon est ainsi devenue un pôle de valorisation de l’expertise gabonaise. Enthousiastes, Jean-Baptiste Bikalou et son équipe ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. « Nous avons plusieurs idées à mettre en place pour conserver à long terme notre croissance à deux chiffres, comme la formalisation de notre politique environnementale… » Une histoire prometteuse.

Un groupe africain au cœur de la mondialisation Leader de la logistique pétrolière et des activités annexes et connexes au transport maritime

© Sogara

La filière bois, la valorisation de la ressource 2 gouvernance sont en effet devenues des impératifs pour l’État gabonais, qui n’a pas hésité à adhérer à l’Initiative de Transparence des Industries Extractives (EITI) lancée par le Premier ministre britannique Tony Blair en 2002.

Le pétrole, une industrie encore très attractive En 1997, la production pétrolière a atteint son pic à 18,5 millions de tonnes. Les cassandres prophétisaient alors l’épuisement des réserves vers 2010. Certes, la production a décru mais elle s’est stabilisée et le Gabon reste l’un des premiers exportateurs d’Afrique subsaharienne. Dans les années 2000, la hausse des cours du brut a incité les majors à reprendre l’exploitation d’anciens puits et à utiliser les nouvelles technologies pour maintenir leur production ; 65 % du territoire reste inexploré et les recherches en eaux profondes pourraient donner lieu à des découvertes majeures. La stabilité du pays et la politique incitative du gouvernement ont attiré de nouveaux acteurs : géants chinois, américains, canadiens,

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La vitalité du secteur pétrolier fait la prospérité des activités annexes. Créée en 1973 dans un atelier de mécanique, la société de services logistiques SatramEgca est devenue un groupe continental, le partenaire privilégié des pétroliers au Gabon. Ses fondateurs ont su anticiper les évolutions du marché pour créer ou acquérir des filiales complémentaires : « En 1999, le baril valait 10 $, tout le monde vendait ses sociétés et quittait le pays. Jakhoukh Lahcen, l’autodidacte, a eu le flair d’acheter à ce moment-là. Quand les autres sont revenus, nous les attendions ! » rappelle Mohamed Ait Ben Ali, Directeur commercial et financier du groupe.

Aménagements & Services Multitechniques Gabon

En surface, la forêt tropicale couvre 86 % du sol gabonais et son exploitation à grande échelle a débuté dès l’époque coloniale. Premier employeur du pays, le secteur forestier reste aujourd’hui vital pour l’économie : en 2006, le bois représentait ainsi 9,1 % des revenus d’exportation. Peu peuplé, le Gabon n’est pas menacé par la déforestation contrairement aux autres pays de la région. Cependant « concilier les impératifs de développement et la protection de l’environnement est indispensable, rappelle Emile Doumba, Ministre de l’Économie forestière et de la Pêche. Les forestiers devront à terme respecter les principes d’aménagement durable que nous avons élaborés. » Études d’impact, inventaires, planification des abattages : à l’image de la société Rougier qui a obtenu en octobre la certification du Forest Stewardship Council (FSC), une des plus

Entreprendre l’avenir avec succès Le Groupe SATRAM-EGCA : des filiales spécialisées Station Marina (Lambaréné)

Petro Gabon

Tél : (+241) 76 56 94 - BP. 20132 Libreville, GABON petrogabon@petrogabon.com

Station-service PK9 (Libreville)

Avec 420 hectares surplombant la capitale, la Cité de la Démocratie met à votre disposition :

• un Palais des Spectacles (1290 places) pour vos événements culturels, artistiques, musicaux • un Palais des Banquets (1000 personnes) pour vos soirées de gala, conventions d'entreprise • un Palais International de Conférences (1200 places) Pour tous renseignements, contactez : r.guynet@asmg.etde.fr

SATRAM Transport maritime sous-régional et logistique pétrolière. EGCA Agence de location de véhicules professionnels ou privés. DRAPOR Dragage, production de sable marin, bathymétrie (Maroc). SOGAPIBS Sablage et peinture industrielle, entretien des plateformes et d’équipements pétroliers. MANU TP Travaux de génie civil, construction et travaux pétroliers. ANTARES Société de transport maritime entre Libreville et Port-Gentil. BIG Exploitation forestière, transformation et commercialisation du bois. TPM Réparation d’outils de forage ; chaudronnerie, soudure. et usinage de pièce mécaniques. BOBELEC Bobinage de tous types de moteurs et activités liées à ce métier.

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COMMUNIQUÉ

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© ADL

Le défi des transports A

L'Aéroport International Léon Mba de Libreville a accueilli plus de 600 000 passagers en 2007.

Le boom des services M oteur de la croissance gabonaise, le tertiaire présente aujourd’hui les meilleures opportunités d’investissements, notamment dans le commerce, les finances et la télécommunication. Ce dernier secteur connaît une vitalité exceptionnelle depuis l’ouverture du marché et la privatisation de Gabon Telecom en 2006. Ici encore, le pays se positionne comme un leader régional : « hormis l’Afrique du Sud, le Gabon est le pays d’Afrique subsaharienne où le taux de pénétration de la téléphonie mobile est le plus élevé » témoigne Jean Yves Kouassy-Goly, Directeur général de Zain Gabon, le numéro un du cellulaire avec 65 % de part de marché. Seul pays d’Afrique centrale à être connecté au câble intercontinental SAT 3, le Gabon est aussi à la pointe dans le domaine des nouvelles technologies et de l’Internet qui suscite un engouement général. En 2001, l’effervescence du secteur a incité le gouvernement à mettre en place une structure d’encadrement, l’Agence de Régulation des Télécommunications (ARTEL) : « nous suivons l’ambition du Chef de l’État de faire du Gabon la plaque tournante des télécoms en Afrique. Nous sommes le bras séculier de l’État pour favoriser cette politique », souligne son Président Marius Foungues. La croissance et l’urbanisation dopent également le commerce et la distribution. Leader incontesté de la fabrication et de la commercialisation de boissons, le groupe français Castel est un témoin privilégié de l’évolution des modes de consommation : « le Gabon est l’un des pays où nous

proposons notre plus large gamme de produits. Malgré sa taille modeste, le marché local se caractérise par sa maturité » remarque Fabrice Bonatti, son Directeur général. Première société de distribution du Gabon, le groupe Ceca-Gadis a connu une croissance à deux chiffres en 2006 et 2007. De la grande surface à la supérette de quartier, son réseau de 120 magasins lui permet d’atteindre toutes les catégories de populations : « la grande distribution subit encore la concurrence du secteur informel mais la culture du supermarché s’installe au Gabon » note Jean-Pierre Juilla, le Vice-Président du groupe. Dans le domaine financier, le Gabon devient un pôle régional de premier ordre et Libreville a été choisie en 2004 pour accueillir la Bourse des États d’Afrique centrale. À court terme, ce nouveau marché financier permettra aux banques et aux compagnies d’assurance de placer une partie de leurs importantes liquidités. En effet, premières bénéficiaires de la croissance, les cinq grandes banques commerciales ont enregistré des résultats records en 2007. Deux d’entre elles sont d’ailleurs des filiales de grandes banques françaises : la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie (BICIG, BNP-Paribas) et l’Union Gabonaise de Banque (UGB, Crédit Agricole). « L’adossement de l’UGB au Groupe Crédit Agricole est un gage de sécurité dans les transactions et de rapidité dans l’exécution des opérations, c’est un atout fort pour l’ouverture de l’économie gabonaise » assure François Hoffmann, Directeur général de l’UGB. ◆

vec un climat équatorial, une végétation envahissante et une population dispersée, l’aménagement des infrastructures relève du défi. Colonne vertébrale d’un développement durable et équilibré, les transports ont constitué une priorité dès l’indépendance. Mais, après les avancées majeures autorisées par la fortune pétrolière, le poids de la dette a entravé la poursuite des programmes d’aménagement. Aujourd’hui, l’assainissement des finances va permettre la relance de grands travaux dont l’enjeu est double : désenclaver l’intérieur du Gabon et ouvrir le pays sur le monde. Dans le domaine des BTP, le rôle de l’État reste capital comme le confirme Jacques Alquier, Administrateur Directeur général d’Entraco, un leader gabonais du secteur : « une entreprise comme la nôtre tient de 90 à 95 % de ses commandes de l’État et nous avons en ce moment de très gros projets routiers en perspectives. » Les capacités fluviales et portuaires du Gabon constituent un atout de taille pour la circulation des biens et personnes. Remise à flots en 2005, la Compagnie de Navigation Intérieure (CNI) va dans un 1er temps assurer les liaisons maritimes et fluviales intérieures. Son Directeur général, François Oyabi, voit plus loin : « lorsqu’elle aura assuré ses bases, la CNI compte offrir à la région d’Afrique centrale la possibilité de se désenclaver en la connectant à la région d’Afrique de l’ouest. » En 2007, les ports de Libreville et de Port-Gentil ont vu leurs trafics conteneurisés croître de 15 % ; en projets, la construction d’un 3e port en eaux profondes et la création d’une vaste zone franche à Port-Gentil vont bientôt faire du Gabon un hub incontournable. Également indispensable à la régionalisation de l’économie, le secteur aérien connaît depuis 2007 une véritable récupération, comme le constate Jean-Marc Sansovini, Directeur général de la société Aéroport De Libreville (ADL) : « les vols nationaux ont augmenté de 12 %, de nouvelles compagnies internationales ont fait leur apparition sur nos pistes cet été, comme Virgin Nigeria et Toumaï Air Tchad et nous attendons Kenya Airways et Air Burkina pour le début 2009. » Nouveau porte-étendard de l’aviation gabonaise, Gabon Airlines ouvre régulièrement de nouvelles lignes vers les capitales africaines et des compagnies intérieures de qualité comme Air Service assurent des liaisons avec les grandes villes du pays et de la région. ◆

Z OOM PRATIQUE CAMEROUN GUINÉE

ÉQUATORIALE

Oyem

LIBREVILLE

GABON

Port-Gentil Lambaréné

Fra Franceville

Tchibanga OCÉAN ATLANTIQUE

CON CONGO

EN BREF Superficie : 267 667 Km2 Population : 1,38 million d’habitants (48 ethnies d’origine bantoue) Taux d’alphabétisation : 84 % Capitale : Libreville Religions : catholique (75 %), protestante (20 %), croyances autochtones (4 %), musulmane (1 %) Langue officielle : le français Monnaie : Franc CFA (indexé sur l’euro : 1 € = 656 F CFA) Fête nationale : 17 août PIB : 8,35 milliards d’€ PIB par habitant : 6 050 € Taux de croissance du PIB : 5,6 % IDE : 204 millions d’€

SUR LE WEB Présidence de la République www.omarbongo.org Présentation générale du Gabon www.legabon.org Ambassade de France au Gabon www.ambafrance-ga.org Association France-Gabon www.francegabon.org

Agence de Promotion de l’Investissement Privé www.invest-gabon.com Office du tourisme Gabontour 4 avenue Franklin Roosevelt – 75008 Paris www.gabontour.ga Agence Nationale des Parcs Nationaux www.gabonnationalparks.org Musée Virtuel des Arts et Traditions du Gabon www.gabonart.com Wildlife Conservation Society www.wcs.org Fondation Amissa Bongo www.fondationamissa.com Fondation Horizons Nouveaux www.fhngabon.ga COUPS DE CŒUR Hôtel Méridien Ré-Ndama www.starwoodhotels.com Loango Lodge www.africas-eden.com Restaurant Le Phare du Large Boulevard de l’Indépendance (tél. : + 241 73 02 73)

REMERCIEMENTS : Ahmed Shewihdi, Alexandre Ayo Barro, Alfred Mabika Mouyama, André Giacomoni, Angelique Ngoma, Anges-Patrick Nzamba, Anicet Adnan D-Bongo Ondimba, Annick Ndonga, Apollinaire Eva Essangone, Arthur Bongo Ondimba, Casimir Oyé Mba, César Ekomie-Afene, Christian Bongo, Christian Renardet, Christiane Quinio, Christophe Petit, Christophe Roudaut, Claude Ayo-Iguendha, Claude Barone, Cyriaque Magnaga, ÒDidier Lespinas, Dominique Alindado, Dominique Bucchini, Dominique Roumet, Dominique Roux, Doris G. Teale, Edouard Valentin, Emile Doumba, Erard Nonyu Moutassie, Eric Baulard, Eric Faillenet, Eric Leclere, Eric Mommer, Eugène Capito, Eugenie Dende, Faustin Boukoubi, François D. Oyabi, François Hoffmann, François Orevouno, Gaetan Van Belle, Gérard Moussu, Gisèle Laure Eyang Ntoutoume, Hans Bakker, Hans Fahrni, Henri-Claude Oyima, Jacques Alquier, Jean-Baptiste Tomi, Jean-Jacques Baze, Jean Baptiste Bikalou, Jean Eyéghé Ndong, Jean-Michel Casanova, Jean Yves Kouassi-Goly, Jean-Claude Baloche, Jean-Marc Sansovini, Jean-Marc Simon, Jean-Pierre Bekale Be Nzogho, Jean-Pierre Juilla, Laurent Rigaud, Lea Dabany, Lee White, Léon Paul Ngoulakia, Louis Barrys Ogoula Olingo, Ludovic Prevost, Luis Monte, Madeleine Berre, Nicolas Balesme, Marc Babuin, Marcel Abéké, Marie Madeleine Mboranjsuo, Marie Vandebeek, Marius Foungues, Mehdi Teale, Michel Berger, Michel Castella, Michel Essongue, Modeste Mvouri, Mohamed Ait Ben Ali, Mostapha Laarabi, Olivier S.G. Pauwels, Jean Fidèle Otando, Pascal Oyougou, Pascal Vray, Patrice Pasquier, Paul Biyoghe Mba, Paul Toungui, Philippe Blot, Pierre Claver Manganga Moussavou, René Hilaire Adiaheno, René Ndemezo'Obiang, Roger Cherubini, Roland Guynet, Rombout Swanborn, Serge P. Findji, Stéphane Yangari, Sylvain Abessolo, Sylvie Bouchet, William Okias, Xavier Jaffret. Nous tenons à remercier plus particulièrement Mme Pascaline Bongo Ondimba, Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Blaise Louembe, Ministre de l’Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, M. André Mba Obame, Ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales, de la Décentralisation, de la Sécurité et de l’Immigration, Mme Félicité Ongouori Ngoubili, Ambassadeur du Gabon en France, M. Éric Chesnel , Conseiller personnel du Président de la République et M. Jean-Louis Lesage, Président-Directeur général de Novacom Associés.

La CNI, la navigation au service du développement Transport en eaux intérieures : Port-Gentil/Lambaréné (fleuve Ogooué) et Port-Gentil/Omboué/Ndougou (lagune Fernan Vaz) • Cabotage domestique et international Nouveautés 2008 : • Un ferry mixte fret/passagers pour le service fluvio-lagunaire • Un catamaran rapide sur la ligne Libreville/Port-Gentil • Un caboteur porte-conteneurs de haute mer, ligne Libreville/Port-Gentil/Gamba Perspectives 2009 : • Trois attelages (barge+pousseur) de transport fluvial de produits pétroliers pour alimenter les dépôts de Lambaréné et Ndjolé au départ de Port-Gentil • Un bateau croisière sur l’Estuaire pour offrir de belles promenades avec une vue panoramique de Libreville depuis la mer, ponctuées d’escales historiques Compagnie nationale de Navigation Intérieure et internationale Port môle, BP. 3982 Libreville, GABON, Tél : (+241) 72 39 28, Fax : (+241) 74 04 11 •

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ENTREPRISE DE TRAVAUX PUBLICS ET DE CONSTRUCTION MAUREL & PROM GABON BP. 550 Libreville - GABON Tél : (+241) 44 35 46/47/48 Fax : (+241) 44 35 43 entraco@entraco.net

Recherche & Production Pétrolière

www.maureletprom.fr Maurel & Prom est coté sur Euronext Paris - compartiment A Isin FR0000051070 / Bloomberg MAU.FP / Reuters MAUP.PA

Siège Social Libreville Immeuble La Paillotte, Quartier Louis Quaben B.P. 20149 Libreville, Gabon Tél : (+241) 44 40 82 – Fax : (+241) 73 34 95 Bureau de Port-Gentil Tél : (+241) 56 46 91 – Fax : (+241) 56 46 92

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COMMUNIQUÉ

COMMUNIQUÉ

© ADL

Le défi des transports A

L'Aéroport International Léon Mba de Libreville a accueilli plus de 600 000 passagers en 2007.

Le boom des services M oteur de la croissance gabonaise, le tertiaire présente aujourd’hui les meilleures opportunités d’investissements, notamment dans le commerce, les finances et la télécommunication. Ce dernier secteur connaît une vitalité exceptionnelle depuis l’ouverture du marché et la privatisation de Gabon Telecom en 2006. Ici encore, le pays se positionne comme un leader régional : « hormis l’Afrique du Sud, le Gabon est le pays d’Afrique subsaharienne où le taux de pénétration de la téléphonie mobile est le plus élevé » témoigne Jean Yves Kouassy-Goly, Directeur général de Zain Gabon, le numéro un du cellulaire avec 65 % de part de marché. Seul pays d’Afrique centrale à être connecté au câble intercontinental SAT 3, le Gabon est aussi à la pointe dans le domaine des nouvelles technologies et de l’Internet qui suscite un engouement général. En 2001, l’effervescence du secteur a incité le gouvernement à mettre en place une structure d’encadrement, l’Agence de Régulation des Télécommunications (ARTEL) : « nous suivons l’ambition du Chef de l’État de faire du Gabon la plaque tournante des télécoms en Afrique. Nous sommes le bras séculier de l’État pour favoriser cette politique », souligne son Président Marius Foungues. La croissance et l’urbanisation dopent également le commerce et la distribution. Leader incontesté de la fabrication et de la commercialisation de boissons, le groupe français Castel est un témoin privilégié de l’évolution des modes de consommation : « le Gabon est l’un des pays où nous

proposons notre plus large gamme de produits. Malgré sa taille modeste, le marché local se caractérise par sa maturité » remarque Fabrice Bonatti, son Directeur général. Première société de distribution du Gabon, le groupe Ceca-Gadis a connu une croissance à deux chiffres en 2006 et 2007. De la grande surface à la supérette de quartier, son réseau de 120 magasins lui permet d’atteindre toutes les catégories de populations : « la grande distribution subit encore la concurrence du secteur informel mais la culture du supermarché s’installe au Gabon » note Jean-Pierre Juilla, le Vice-Président du groupe. Dans le domaine financier, le Gabon devient un pôle régional de premier ordre et Libreville a été choisie en 2004 pour accueillir la Bourse des États d’Afrique centrale. À court terme, ce nouveau marché financier permettra aux banques et aux compagnies d’assurance de placer une partie de leurs importantes liquidités. En effet, premières bénéficiaires de la croissance, les cinq grandes banques commerciales ont enregistré des résultats records en 2007. Deux d’entre elles sont d’ailleurs des filiales de grandes banques françaises : la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie (BICIG, BNP-Paribas) et l’Union Gabonaise de Banque (UGB, Crédit Agricole). « L’adossement de l’UGB au Groupe Crédit Agricole est un gage de sécurité dans les transactions et de rapidité dans l’exécution des opérations, c’est un atout fort pour l’ouverture de l’économie gabonaise » assure François Hoffmann, Directeur général de l’UGB. ◆

vec un climat équatorial, une végétation envahissante et une population dispersée, l’aménagement des infrastructures relève du défi. Colonne vertébrale d’un développement durable et équilibré, les transports ont constitué une priorité dès l’indépendance. Mais, après les avancées majeures autorisées par la fortune pétrolière, le poids de la dette a entravé la poursuite des programmes d’aménagement. Aujourd’hui, l’assainissement des finances va permettre la relance de grands travaux dont l’enjeu est double : désenclaver l’intérieur du Gabon et ouvrir le pays sur le monde. Dans le domaine des BTP, le rôle de l’État reste capital comme le confirme Jacques Alquier, Administrateur Directeur général d’Entraco, un leader gabonais du secteur : « une entreprise comme la nôtre tient de 90 à 95 % de ses commandes de l’État et nous avons en ce moment de très gros projets routiers en perspectives. » Les capacités fluviales et portuaires du Gabon constituent un atout de taille pour la circulation des biens et personnes. Remise à flots en 2005, la Compagnie de Navigation Intérieure (CNI) va dans un 1er temps assurer les liaisons maritimes et fluviales intérieures. Son Directeur général, François Oyabi, voit plus loin : « lorsqu’elle aura assuré ses bases, la CNI compte offrir à la région d’Afrique centrale la possibilité de se désenclaver en la connectant à la région d’Afrique de l’ouest. » En 2007, les ports de Libreville et de Port-Gentil ont vu leurs trafics conteneurisés croître de 15 % ; en projets, la construction d’un 3e port en eaux profondes et la création d’une vaste zone franche à Port-Gentil vont bientôt faire du Gabon un hub incontournable. Également indispensable à la régionalisation de l’économie, le secteur aérien connaît depuis 2007 une véritable récupération, comme le constate Jean-Marc Sansovini, Directeur général de la société Aéroport De Libreville (ADL) : « les vols nationaux ont augmenté de 12 %, de nouvelles compagnies internationales ont fait leur apparition sur nos pistes cet été, comme Virgin Nigeria et Toumaï Air Tchad et nous attendons Kenya Airways et Air Burkina pour le début 2009. » Nouveau porte-étendard de l’aviation gabonaise, Gabon Airlines ouvre régulièrement de nouvelles lignes vers les capitales africaines et des compagnies intérieures de qualité comme Air Service assurent des liaisons avec les grandes villes du pays et de la région. ◆

Z OOM PRATIQUE CAMEROUN GUINÉE

ÉQUATORIALE

Oyem

LIBREVILLE

GABON

Port-Gentil Lambaréné

Fra Franceville

Tchibanga OCÉAN ATLANTIQUE

CON CONGO

EN BREF Superficie : 267 667 Km2 Population : 1,38 million d’habitants (48 ethnies d’origine bantoue) Taux d’alphabétisation : 84 % Capitale : Libreville Religions : catholique (75 %), protestante (20 %), croyances autochtones (4 %), musulmane (1 %) Langue officielle : le français Monnaie : Franc CFA (indexé sur l’euro : 1 € = 656 F CFA) Fête nationale : 17 août PIB : 8,35 milliards d’€ PIB par habitant : 6 050 € Taux de croissance du PIB : 5,6 % IDE : 204 millions d’€

SUR LE WEB Présidence de la République www.omarbongo.org Présentation générale du Gabon www.legabon.org Ambassade de France au Gabon www.ambafrance-ga.org Association France-Gabon www.francegabon.org

Agence de Promotion de l’Investissement Privé www.invest-gabon.com Office du tourisme Gabontour 4 avenue Franklin Roosevelt – 75008 Paris www.gabontour.ga Agence Nationale des Parcs Nationaux www.gabonnationalparks.org Musée Virtuel des Arts et Traditions du Gabon www.gabonart.com Wildlife Conservation Society www.wcs.org Fondation Amissa Bongo www.fondationamissa.com Fondation Horizons Nouveaux www.fhngabon.ga COUPS DE CŒUR Hôtel Méridien Ré-Ndama www.starwoodhotels.com Loango Lodge www.africas-eden.com Restaurant Le Phare du Large Boulevard de l’Indépendance (tél. : + 241 73 02 73)

REMERCIEMENTS : Ahmed Shewihdi, Alexandre Ayo Barro, Alfred Mabika Mouyama, André Giacomoni, Angelique Ngoma, Anges-Patrick Nzamba, Anicet Adnan D-Bongo Ondimba, Annick Ndonga, Apollinaire Eva Essangone, Arthur Bongo Ondimba, Casimir Oyé Mba, César Ekomie-Afene, Christian Bongo, Christian Renardet, Christiane Quinio, Christophe Petit, Christophe Roudaut, Claude Ayo-Iguendha, Claude Barone, Cyriaque Magnaga, ÒDidier Lespinas, Dominique Alindado, Dominique Bucchini, Dominique Roumet, Dominique Roux, Doris G. Teale, Edouard Valentin, Emile Doumba, Erard Nonyu Moutassie, Eric Baulard, Eric Faillenet, Eric Leclere, Eric Mommer, Eugène Capito, Eugenie Dende, Faustin Boukoubi, François D. Oyabi, François Hoffmann, François Orevouno, Gaetan Van Belle, Gérard Moussu, Gisèle Laure Eyang Ntoutoume, Hans Bakker, Hans Fahrni, Henri-Claude Oyima, Jacques Alquier, Jean-Baptiste Tomi, Jean-Jacques Baze, Jean Baptiste Bikalou, Jean Eyéghé Ndong, Jean-Michel Casanova, Jean Yves Kouassi-Goly, Jean-Claude Baloche, Jean-Marc Sansovini, Jean-Marc Simon, Jean-Pierre Bekale Be Nzogho, Jean-Pierre Juilla, Laurent Rigaud, Lea Dabany, Lee White, Léon Paul Ngoulakia, Louis Barrys Ogoula Olingo, Ludovic Prevost, Luis Monte, Madeleine Berre, Nicolas Balesme, Marc Babuin, Marcel Abéké, Marie Madeleine Mboranjsuo, Marie Vandebeek, Marius Foungues, Mehdi Teale, Michel Berger, Michel Castella, Michel Essongue, Modeste Mvouri, Mohamed Ait Ben Ali, Mostapha Laarabi, Olivier S.G. Pauwels, Jean Fidèle Otando, Pascal Oyougou, Pascal Vray, Patrice Pasquier, Paul Biyoghe Mba, Paul Toungui, Philippe Blot, Pierre Claver Manganga Moussavou, René Hilaire Adiaheno, René Ndemezo'Obiang, Roger Cherubini, Roland Guynet, Rombout Swanborn, Serge P. Findji, Stéphane Yangari, Sylvain Abessolo, Sylvie Bouchet, William Okias, Xavier Jaffret. Nous tenons à remercier plus particulièrement Mme Pascaline Bongo Ondimba, Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Blaise Louembe, Ministre de l’Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, M. André Mba Obame, Ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales, de la Décentralisation, de la Sécurité et de l’Immigration, Mme Félicité Ongouori Ngoubili, Ambassadeur du Gabon en France, M. Éric Chesnel , Conseiller personnel du Président de la République et M. Jean-Louis Lesage, Président-Directeur général de Novacom Associés.

La CNI, la navigation au service du développement Transport en eaux intérieures : Port-Gentil/Lambaréné (fleuve Ogooué) et Port-Gentil/Omboué/Ndougou (lagune Fernan Vaz) • Cabotage domestique et international Nouveautés 2008 : • Un ferry mixte fret/passagers pour le service fluvio-lagunaire • Un catamaran rapide sur la ligne Libreville/Port-Gentil • Un caboteur porte-conteneurs de haute mer, ligne Libreville/Port-Gentil/Gamba Perspectives 2009 : • Trois attelages (barge+pousseur) de transport fluvial de produits pétroliers pour alimenter les dépôts de Lambaréné et Ndjolé au départ de Port-Gentil • Un bateau croisière sur l’Estuaire pour offrir de belles promenades avec une vue panoramique de Libreville depuis la mer, ponctuées d’escales historiques Compagnie nationale de Navigation Intérieure et internationale Port môle, BP. 3982 Libreville, GABON, Tél : (+241) 72 39 28, Fax : (+241) 74 04 11 •

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ENTREPRISE DE TRAVAUX PUBLICS ET DE CONSTRUCTION MAUREL & PROM GABON BP. 550 Libreville - GABON Tél : (+241) 44 35 46/47/48 Fax : (+241) 44 35 43 entraco@entraco.net

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Gabon, sa véritable nature  

Publirédactionel. Réalisation, Divali.

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