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n° 13 013 Mars 2

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Dans les coulisses

Une vie de footballer

Immersion dans les coulisses du TFC.

Café de l’Actu

Vers où va l’Amérique Latine ?

Le point sur une région du monde dont on parle peu, avec des étudiants du cru. aces Gagnez voosnpl cert ! de c

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rubrique


Échos | 4-5

sommaire

Mars - N° 13

edito

Université du Temps Libre (UTL) : étudier n’a pas d’âge

Adrien Raimbault et Camille André

Café de l’Actu | 7-9

Vers où va l’Amérique latine ? Matthieu Stricot et Mathieu Lemat.

Dans les coulisses | 10-11

centre de formation du TFC Paul Sailley

Diselo est heureux de vous faire découvrir son treizième numéro. 13, un chiffre quasi mystique. Saviez-vous que le terme technique pour qualifier la peur du nombre 13 est triskaidékaphobie, et pour la peur du vendredi treize paraskevidékatriaphobie ? Mais ne nous éparpillons pas de trop.

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Dans ce numéro, vous saurez tout de la réalité du quotidien de ce continent dont les médias ne parlent que trop peu : la bouillonnante Amérique du Sud. Nous vous emmenerons également à la rencontre d’un jeune footballer du Toulouse Football Club. Diselo part aussi à la découverte des tables des amphis du Mirail, un endroit insolite d’expression artistique populaire et estudiantin. Vous l’aurez compris, nous sommes curieux de tout.

Carte blanche | 12-13 Graff’ à toi !

A ta santé | 15

p 12

Le café, ami ou ennemi ? Cyrille Venaruzzo

Alors un seul mot d’ordre : venez à notre rencontre pour nous proposer vos idées de sujets à explorer, nos portes vous sont grandes ouvertes !

Coup de coeur | 16 Les Airs Solidaires Paul Sailley

Coups de Projo | 17-19

Dans ta Fac / A Toulouse / Et ailleurs

Mais en fait, saviez-vous que la semaine aztèque était composée de 13 jours ? Ne nous éparpillons pas ...

p 16

Contact : Cyrille

Tél. 06 61 78 67 39 | diselo.mag@gmail.com édité par Diselo  : 16, rue des Teinturiers 31300 TOULOUSE SARL AU CAPITAL de 3000 € - N° SIREN : 535 243 786 RCS Toulouse Directeur de la publication : Cyrille Venaruzzo Rédacteur en chef : Cyrille Venaruzzo ILs ont participé à ce numéro : Camille André, Mathieu Lemat, Adrien Raimbault, Paul Sailley, Matthieu Stricot, Cyrille Venaruzzo CONCEPTION & RÉALISATION : DISELO - IMPRESSION : COREP

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u d é t i s r e v i n U : ) L T U ( e r b Temps Li ’a pas d’âge

rubrique Échos

étudier n

L’université du Temps Libre est un lieu ouvert à tous en plein coeur de Toulouse, dans le quartier historique du Taur. Depuis près de 40 ans, l’Université du Temps Libre accueille les personnes qui disposent de temps libre (étudiants, personnes actives, en cessation d’activité progressive, des retraités, mais également des gens nouvellement établis dans notre région)  qui souhaitent découvrir, partager, échanger autour du savoir universitaire. Les conférences et ateliers sont animés par les enseignants-chercheurs de l’Université Toulouse II -  Le Mirail ou par des spécialistes reconnus. Il arrive souvent qu’il y ait quatre générations dans la même salle de cours ...

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C’est en rentrant dans une enceinte monumentale en plein centre ville que nous découvrons l’Université du temps libre. Le bâtiment est rattaché à l’école supérieure d’audiovisuel, mais est indépendant de celui-ci. À peine la porte d’entrée passée, la directrice nous accueille à bras ouverts. Chaleureuse, il émane d’elle une certaine bienveillance. La passion est perceptible dans son discours, elle nous explique que l’UTL de Toulouse existe depuis 1973, et qu’elle représente à ce titre la première Université de ce genre en France. Le concept premier est celui du social : « à l’époque, il fallait occuper les populations retraitées de France, et quoi de mieux que de proposer de la culture ? ». Aujourd’hui, l’UTL est un lieu ouvert à toutes les catégories d’âges, des personnes âgées aux Lycéens, en passant par les actifs et les étudiants. L’accès aux cours est de 13€50 par scéance, mais nous apprenons avec


Échos Portraits d’étudiants pas comme les autres

«  Ici, on se sent rajeunir » Marie-Thérèse Tamagnan

surprise qu’il est gratuit pour les étudiants. Les dits cours sont en fait des conférences de deux heures environ, sur des thèmes aussi variés qu’intéressants : histoire, géopolitique, art, philosophie, psychologie, musique, cinéma... Et les sujets sont plutôt alléchants : « Panorama de l’astrophysique contemporaine », ou « Le western crépusculaire »... Toutes les conférences sont animées années après années par 600 enseignants-chercheurs spécialisés dans leurs domaines respectifs, convaincus de la nécessité d’une bonne vulgarisation du savoir, pour l’épanouissement culturel d’un public large. Nous l’avons tout de suite remarqué en rencontrant les auditeurs  : les gens viennent dans ce lieu pour se cultiver intelligemment, mais aussi pour créer des liens sociaux importants. Comme en témoigne Mr Lehmann, enseignant-chercheur en musicologie à l’Université du Mirail, qui fait partie des conférenciers à l’UTL, notamment pour le cours de musique classique, «  l’Harmonie des contradictions  ». Il anime dans cette structure depuis maintenant 12 ans des cours passionnants. « J’ai toujours fait beaucoup de médiation sociale, pour moi, c’est une certitude qu’il faut à tout prix diffuser le savoir, éveiller les sens des gens... ». Les yeux brillants, l’homme en est convaincu. Et vous ? Propos recueillis par Adrien Raimbault et Camille André

« Ici, on se sent rajeunir. On rencontre des gens qui ont les mêmes centres d’intérêts que nous ». Cette précision, Marie-Thérèse Tamagnan insiste lourdement dessus. C’est une femme de petite taille, mais visiblement forte de caractère. Elle suit les cours de l’université du temps libre depuis trois ans. «  Auparavant, je suis allée prendre des cours à l’institut catholique, mais j’aime le principe de l’UTL, parce qu’il n’y a aucune obligation. En plus, l’ambiance est très agréable », affirme-t-elle avant de citer cet exemple : «  J’ai été enseignante pendant 35 ans, et je n’avais plus entendu parler des phéniciens depuis la 6ème, mais là, je les ai redécouverts ». Elle souligne néanmoins un bémol : le prix des conférences, et des sorties organisées par l’UTL. « En fait, le coût des cours pour moi, c’est un voyage d’étude en moins », conclut-telle.

«  J’use 4 stylos par mois » Bernard Petton

Un paquet de feuilles doubles et une trousse noire bien remplie : Bernard Petton a toute la panoplie de l’élève studieux. D’ailleurs c’est de cette façon que les autres élèves le présentent. Lui se voit surtout comme « un vieux fossile de l’université du temps libre. » Il assiste aux cours dispensés par l’UTL depuis 12 ans et affirme même : «  j’y passe l’essentiel de mon temps. En moyenne trois conférences par jour et ce dans tous les domaines ! Ce qui m’ennuie le plus, c’est que je ne peux pas assister à tous les cycles, parce que certains sont programmés aux mêmes horaires ! » plaisante ce sexagénaire. Lorsqu’il évoque sa « deuxième maison », sa ferveur et le sourire qui relie ses deux oreilles tranchent avec l’apparence classique de ce sexagénaire. «  J’apprends énormément de choses, je prends beaucoup de notes et je me sens moins idiot », déclare-t-il avant de rajouter : « Quand j’ai dit à mes petits enfants que je retournais volontairement prendre des cours, ils ont été les premiers surpris ! »

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Réalisation direction de la communication de Tisséo - Février 2013 Création Nouveau Monde DDB Toulouse - © Getty Images

rubrique

à PARTIR DU 11 MARS 2013

Un réseau Bus + efficace

au sud est

du nouveau DECONNEXIONS AU MÉTRO DE PROXIMITÉ

Grâce à une nouvelle voie associant bus, autos, vélos et piétons, c’est tout le secteur sud-est de la métropole qui dispose d’une offrede transport renforcée et de nouvelles opportunités de déplacement. Plus d’infos sur tisseo.fr

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Café de l’Actu

Vers où va l’Amérique latine ?

Assises devant : Carolina - Vénézuelienne. Micaela - Péruvienne. Debouts : Carlos - Péruvien, Alexis - Vénézuelien, Rafael - Brésilien, Alejandro - Bolivien, Pablo - Equatorien. Accoudée à la table : Cristina - Vénézuélienne Debouts à droite : Patricia - Mexicaine, Oscar - Mexicain,

Que pensez-vous du traitement médiatique de l’Amérique latine en France ? Pablo : Parce qu’il y en a ?

C’est une région du monde dont on parle peu dans les médias français. De la Basse-Californie au Cap Horn, nous l’appelons communément Amérique latine. Pour cause, on y parle majoritairement espagnol ou portugais. Nous connaissons ces pays pour la salsa, la tequila ou encore les lamas. Beaucoup de clichés, mais peu de fond. La société latino-américaine se transforme. Le Brésil, locomotive du continent, tire l’économie de ses voisins vers le haut. Mais que s’y passe-t-il concrètement? Diselo a rencontré dix latinos toulousains. Dans un bouillonnement de dialogues entre français et espagnol, ils nous ont apporté leur point de vue.

Alejandro : Les médias français traitent d’informations très générales et de beaucoup de stéréotypes. On imagine presque le lama avec son bonnet de laine! (rires). Micaela : Ils montrent un mauvais visage de nos pays. Alejandro : Je pense que c’est dû à un manque de curiosité.

Pouvez-vous décrire la situation politique dans votre pays en 2013 ? Alejandro : En Bolivie, la situation sociale s’est améliorée depuis l’élection d’Evo Morales il y a sept ans. Mais les différentes ethnies ne sont pas toute bien intégrées dans la société.

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Café de l’Actu Pablo : En Équateur l’économie n’est pas trop mauvaise. Mais le président Rafael Correa a modifié la constitution pour être réélu. C’est anti-démocratique et ça me paraît dangereux.

gramme Bolsa Familia. C’est un programme d’aide sociale qui couvre 11 millions de familles brésiliennes, soit un quart de la population. Chaque famille peut recevoir jusqu’à 200 reals (84 euros) par mois.

Cristina : Au Vénézuela, on ne sait même pas si le président Hugo Chavez est toujours en vie. Son état de santé est un secret d’état. Tout est opaque, on ignore qui gouverne réellement en ce moment. (Hugo Chavez a annoncé son retour à Caracas depuis notre entretien).

Le Parti des travailleurs est toujours au pouvoir. Mais la nouvelle présidente Dilma Roussef ne joue pas le même rôle que Lula. L’ancien président se présentait vraiment comme un leader continental.

Micaela : Au Pérou rien ne bouge malgré l’élection d’Ollanta Humala il y a trois ans. C’est un président d’extrême gauche qui avait promis de faire plein de réformes. Au départ, la population le craignait un peu. Il est proche d’un groupe terroriste appelé « le Sentier Lumineux ». Mais au final rien n’a changé. Il n’a rien fait du tout.

Quels sont les problèmes persistants ?

Patricia : Le Mexique n’a pas connu de transition politique de gauche, contrairement au reste de l’Amérique latine. Le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI, centre-droit) a repris le pouvoir avec l’élection d’Enrique Peña Nieto. Depuis 2000, c’était le Parti d’Action Nationale (PAN, conservateur) qui gouvernait le pays. Il avait entamé un programme de sécurité sociale mais n’a pas eu le temps de résoudre les problèmes. Rafael : Le Brésil est un peu le moteur du continent. L’économie a connu une forte croissance sous la présidence de Lula, grâce à la croissance économique mondiale. Lula en a profité pour mettre en place le pro-

Alexis : L’économie vénézuelienne dépend trop de l’importation : 80 % des biens sont importés. Économiquement, ce sont les Etats-Unis qui dominent toute la région. Notre dette nationale est énorme. Pourtant, le pays est riche en ressources. Nous produisons du pétrole. Personne ne meurt de faim : 95 % des habitants mange trois fois plus que le minimum recommandé. Le plus gros problème reste l’insécurité. Elle est partout, sous différentes formes. Drogues, kidnappings et règlements de compte régulent notre quotidien. 50 personnes sont tuées chaque semaine. Le gouvernement ne fait rien. Il n’assure un minimum de sécurité que pendant les jours fériés. Le climat social est explosif. Cristina : C’est vrai. Dès qu’on montre le moindre signe de richesse, on court le risque de se faire voler ou kidnapper. On vit dans un climat de guerre urbaine. Les pauvres préfèrent vivre dans l’illégalité, même si ils ont la possibilité de se débrouiller autrement. Oscar : Nous avons connu 70 ans de dictature parfaite avec le PRI. La corruption est un problème endémique, et nous n’avons pas de service public. C’est un problème quasi-culturel. Nous n’avons eu aucune option politique de gauche. Entre 2000 et 2012, le PAN n’a rien pu changer. C’était juste mettre une nouvelle tête sur un même corps. Nous croyons à tort que le Mexique est un pays développé, si l’on suit les critères de l’OCDE. Nous avons l’homme le plus riche du monde, mais une grande partie de la population est en situation d’extrême pauvreté. Il suffit d’une heure de voiture pour se rendre du centre du pouvoir économique jusqu’à un lieu sans le moindre service minimal. Au bout du compte, ce sont les médias qui ont le plus de pouvoir. Aujourd’hui, ils ont plus de force que les politiques, mais eux aussi sont corrompus... et ça ils ne le disent pas à la télé. Le peuple est maintenu dans l’ignorance.

Offre Valable du 27 février au 27 mars 2013 sur présentation de ce numéro

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L’autre problème est le narcotrafic. Quand le PRI était au pouvoir, il existait une sorte de pacte avec les cartels. Le PAN a ensuite commis l’erreur de privilégier l’un des trois principaux cartels, celui de Sinaloa. Ce traitement de faveur a rendu furieux ses rivaux, les Zetas et le cartel del Golfo. Mais la guerre était perdue d’avance. La justice est infiltrée par ces mêmes criminels.


Café de l’Actu Même avec la meilleure volonté du monde, un président seul ne pourrait rien changer.

Carlos : Les plus croyants sont généralement les plus pauvres. Beaucoup voient un espoir dans la religion.

Cristina : L’un des problèmes, c’est que les présidents se présentent en sauveurs. Prenons Chavez, par exemple. Au lieu de se concentrer sur l’éducation et d’informer les gens, ils veut les garder dépendants de la politique. Les Vénézuéliens le prennent pour un dieu. C’est un bon moyen pour contrôler un peuple et le maintenir dans l’ignorance.

Rafael : La société est très conservatrice. Chez nous, l’avortement et le mariage gay ne sont pas vraiment à l’ordre du jour. Le Brésil est le plus grand pays catholique du monde en chiffre absolu. 63% de la population brésilienne se déclare catholique. Mais il y a de plus en plus de protestants.

Alejandro : L’éducation pour tous est la solution. Mais elle n’est pas à portée de main.

Oscar : Les jeunes ne sont pas pratiquants. Nous n’allons pas à la messe et ne prions pas. La religion est surtout présente sur la forme. Les mentalités évoluent. L’avortement est légal. L’union civile entre homosexuels est légale à Mexico, la capitale. Je pense que les grands changements sociétaux viendront de petits changements dans chaque famille.

Cristina : Comme disait Simon Bolivar, « si une nation est ignorante, on peut facilement la manipuler ». Pablo : Il avait aussi dit : « la meilleure chose à faire en Amérique latine, c’est de s’en aller! » Alexis : Même dans le domaine de la santé, nous sommes assistés. 30 000 médecins cubains travaillent à soigner les plus démunis. Ils font partie du programme « Barrio adentro » (à l’intérieur du quartier). Ils interviennent dans les quartiers les plus pauvres du pays. Ce programme a permis de diminuer fortement la mortalité infantile. Mais il n’y a pas de système de santé global.

Pour finir, vous restez quand même optimistes ?

Pablo : Est-ce que le Vénézuela est une démocratie pour toi?

Cristina : Nous sommes ouverts à beaucoup de solutions.

Alexis : Non. La corruption est à son maximum. Tout est contrôlé par Chavez. Rafael : Au Brésil, la croissance s’est un peu ralentie et l’inflation continue à poser des problèmes, comme dans le reste de l’Amérique latine. Le pays a toujours des problèmes d’infrastructures. Le Brésil est souvent appelé le « pays du futur ». mais en réalité, nous attendons toujours ce futur...

Pablo : Bien sûr. Nous avons la fête, l’alcool, la drogue et le foot! (rires). Il y a beaucoup de chaleur humaine chez nous. Nos ressources culturelles sont immenses elles aussi. Alejandro : On peut bien vivre avec le minimum. Les gens se débrouillent. Oscar : La mentalité des latinos est de nature optimiste. Nous croyons que le changement peut arriver. Propos recueillis par Matthieu Stricot et Mathieu Lemat.

Oscar : L’organisation de la Coupe du Monde en 2014 et des JO en 2016 pourront-ils changer la donne? Rafael : C’est marrant que tu parles de ça. La Coupe du Monde devait coûter 20 milliards de dollars. Mais on a finalement dépassé les 80 milliards ! Et c’est la population brésilienne qui paie, alors qu’il s’agit d’un événement privé. En plus, une partie de l’argent est blanchi et disparaît...

Quelle est la place de la religion dans la famille et la société ? Cristina : Les latinos sont beaucoup plus conservateurs que les Français. Personnellement, je suis athée. Mais c’est parce que je lis beaucoup de philosophie et de sciences. Je me renseigne sur les autres religions. Mais ça ne m’empêche pas de faire le signe de croix avant chaque examen. C’est culturel.

sujet ? e d e é d i Une ’écrire ? d e i v n e e Un tre équipe Rejoignez no de rédaction !

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Dans les coulisses du u TFC d n o ti a m r fo e d e tr n ce Diselo a passé une journée dans les locaux du centre de formation du Toulouse Football Club aux côtés de Yann Bodiger, jeune milieu de terrain de la réserve (CFA 2). À tout juste 18 ans, il s’entraine déjà fréquemment avec les professionnels et fait partie des meilleurs joueurs de la catégorie U19. Mais à quoi ressemble la journée d’un jeune joueur en formation dans un club de ligue 1? Immersion dans les coulisses du TFC.

30.03 - 01.04.2013 | WEEK-END DE PÂQUES

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8h30. Yann Bodiger nous attend à l’entrée du centre de formation, situé à côté des terrains d’entraînement du Stadium. Il vient de prendre son petit déjeuner, « le repas le plus important de la journée » selon-lui. De l’énergie, il lui en faudra beaucoup pour la séance d’entraînement du jour. Il fait partie des rares jeunes du centre ayant le privilège de s’entraîner avec les professionnels. Une décision prise par l’entraineur du TFC, Alain Casanova, et Mickaël Debeve, le coach de la réserve. Les critères sont nombreux et la concurrence est rude : forme du moment, état d’esprit, poste à pourvoir… Yann reste lucide : « C’est super, j’apprends beaucoup à leur contact. Mais il ne faut pas s’enflammer. J’ai vraiment tout à prouver. Je me souviens de ma première séance avec eux. C’était intimidant, j’avais vraiment la pression. Maintenant j’arrive plus à me concentrer sur ce que je fais, je me donne à fond ! ». Il regarde sa montre. Nous avons encore 30 minutes pour faire connaissance avant l’entraînement de 9h30.

Sport-études Yann est originaire de Sète. Il est arrivé à Toulouse en 2009, après avoir été repéré lors d’un match par des recruteurs du TFC. Après une convention d’un an en 2010, le club a reconduit sa formation au centre en lui faisant signer un contrat de 3 ans. Pendant cette période, il a intégré une classe pour sportifs de haut niveau au Lycée Bellevue, où il a obtenu son bac en trois ans. Aujourd’hui, il étudie à l’IUT de Ponsan (Gestion des Entre-


Dans les coulisses prises et Administrations)  : «  les éducateurs du centre nous aident beaucoup. Ils sont tout le temps derrière nous, et pas seulement pour le foot. Ils veulent faire de nous des hommes, nous responsabiliser  ». Pourtant, même si Yann n’a pas encore signé de contrat professionnel, il sait que le projet sportif du TFC reste au centre de son apprentissage : « la priorité, c’est le football. Quand on m’appelle pour un entraînement, je préviens l’école pour leur dire que je ne pourrai pas venir, et on s’arrange pour aménager les horaires de cours ». Yann veut nous montrer sa chambre : c’est là qu’il travaille. Nous montons plusieurs étages, et voyons le nombre important de jeunes vivant au centre : «  c’est vrai qu’il y a beaucoup d’internes. Il y a plusieurs équipes selon les catégories d’âge, de 14 à 18 ans ». Beaucoup de jeunes se demandent qui nous sommes. Ils nous saluent tous et les couloirs sont très calmes  : «les éducateurs nous cadrent. C’est un peu comme une famille. Il y a beaucoup de règles au centre ». Nous arrivons dans sa chambre, qu’il occupe en binôme avec un autre joueur de son âge. Elle aurait tout d’une chambre d’étudiant, sans cet immense penderie pleine de maillots, tenues d’entrainement, vestes, shorts, et chaussettes à l’effigie du TFC. Yann se change à la hâte. Il jette un coup d’œil à la fenêtre. Jonathan Zebina, Franck Tabanou, Serge Aurier et la nouvelle recrue Eden Ben Basat sont déjà là.

Entraînement, collation et musculation Nous nous apprêtons à descendre sur la pelouse. Au loin, on aperçoit les joueurs du TFC entrer dans un bâtiment isolé au milieu des terrains d’entrainement. Yann a beau s’entrainer avec les pros, aucun joueur extérieur ne peut accéder au vestiaire de l’équipe senior. Il l’appelle « le cube » : « C’est notre but à tous. Pouvoir un jour y accéder ». Dix minutes plus tard, Yann retrouve le groupe et commence l’échauffement. Pendant plus d’une heure et demie, il va travailler dans les différents ateliers proposés par les coachs  : travail technique de passes courtes, remontées de balle sous pression, conservation, jeux de zones… Les joueurs de l’équipe type sont affutés, mais Yann se défend plutôt bien. À l’issue de la séance, nous le retrouvons et mangeons ensemble à la cantine du TFC. Un vrai menu de sportif : entrée, plat, dessert et beaucoup de féculents. Les jeunes du centre occupent leur propre réfectoire, tandis que les professionnels mangent dans une pièce à part. La frontière entre les jeunes et les joueurs de L1 parait clairement marquée. Pour Yann, cette barrière reste avant tout psychologique : « c’est vrai que ce n’est pas toujours facile de parler aux pros, même quand tu t’entraines avec eux. Le but, c’est de gagner sa place, pas de devenir amis. Mais tu peux quand même nouer des liens grâce au football. Après c’est comme tout, les relations sont naturelles. Il y a le feeling ou pas ». Après le repas, Yann se repose une trentaine de minutes avant de se diriger vers la salle de musculation : corde à sauter, appuis dynamiques, gainage et petite séance de kiné. L’occasion d’aborder un autre sujet : l’occupation du temps libre.

Les sorties L’emploi du temps du centre est rigoureusement planifié concernant les sorties. Les jeunes peuvent sortir le mercredi, le vendredi et le dimanche (si le match a lieu le samedi), de 17h00 à 22h30. Au delà du couvre-feu, les joueurs mineurs sont sous la responsabilité du centre : « du coup il y a des choses que nous ne pouvons pas faire, comme aller à des concerts. Lil’ Wayne au Zénith, c’est mort ! ». Bien sûr, pas d’alcool lors des sorties, et une attention constante à l’hygiène de vie : « il ne faut pas non plus manger n’importe quoi. Un repas-plaisir par semaine, c’est suffisant ». D’habitude, Yann et ses amis passent la soirée vers Jean Jaurès : « en général, on fait les boutiques et on va très souvent au cinéma. C’est important de se vider la tête de temps en temps, pour respirer et se couper un peu du foot ». L’univers du foot n’est jamais bien loin. Ce soir, Yann reste au centre pour regarder la télé avec ses amis : il y a Manchester United – Real Madrid. Propos recueillis Paul Sailley

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Carte blanche Bonne nouvelle dans les chaumières : plus besoin d’aller au musée pour voir de l’Art, tu as juste besoin de baisser la tête sur la table de ton amphi ! D’accord ce n’est peut-être pas de l’Art comme on l’entend généralement, mais il n’empêche que ces dessins ont un caractère brut qui transcende leur valeur. L’étudiant artiste en herbe pose son inspiration directement sur le premier support à sa disposition, et c’est plutôt pas mal. Une tranche de vie créative et délirante superposée au monde formel et sérieux des études. D’ailleurs qui sait, dans un futur pas si lointain, ce seront peut-être ces amphis qui seront présentés comme des musées... Propos recueillis par Adrien Raimbault

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Graff ’ à toi !


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À ta santé

Le café,mi ? ami ou enne Qui dit « non merci » quand on lui propose un café ? Pas grand monde. Moment convivial par excellence, le café séduit. En provoquant des sensations agréables et stimulantes, il transforme une habitude en plaisir ; mais gare aux abus ! Apprécié et consommé, le café garde quelques petits secrets, dont certains que vous aurez déjà devinés. Grâce à la caféine qu’il contient, le café stimule le système nerveux et la vigilance. L’attention augmente, la sensation de fatigue est retardée, notamment quand on révise ou que l’on travaille intellectuellement. Un à deux « petits noirs » n’ont jamais fait de mal à personne, au contraire, ils apportent une sensation de bien-être, de la bonne humeur, un dynamisme, une meilleure concentration. Bref, on se sent en forme ! A court terme, la caféine stimule le travail intellectuel, favorise l’éveil, réduit la durée du sommeil, augmente la fréquence de la miction et a un effet laxatif. Mais si l’on abuse du café (à partir de 4 à 8 tasses/jour), les effets s’inversent. On ressent alors de l’anxiété, des tremblements, une irritation, une accélération du rythme cardiaque et même parfois des problèmes digestifs (brûlures d’estomac et reflux gastro-œsophagien). Pire, à long terme, la caféine augmente l’agitation psychomotrice (nervosité, excitation, pensées et propos décousus, mauvaise coordination des mouvements), et peut provoquer des insomnies.

Le café, chacun sa dose Nous ne sommes pas tous égaux devant le café. Selon notre sensibilité, notre état physique et mental, le moment de la journée, les mêmes doses ne produiront pas les mêmes effets. Boire un café (ou ingérer de la caféine) une demi heure à une heure avant d’aller se coucher, allonge le temps d’endormissement, raccourcit le temps de sommeil total et en diminue la qualité (effet négatif sur le sommeil profond). Bref, vous l’aurez compris, le café, c’est à consommation raisonnable !

Le hit parade de la teneur en caféine de quelques soft drinks (en mg pour 1 litre) : Boissons énergisantes : environ 240 mg de caféine Soda : de 102 à 166.5 mg de caféine Soda light : de 112.5 à 137mg de caféine Boisson au thé : environ 30 mg de caféine

À noter

…à comparer à celle du café (pour un mug) : Café filtre :145 mg de caféine / Café soluble :107,5 mg de caféine Café expresso : 77 mg de caféine / Café instantané : 57 mg de caféine

À savoir

Les effets du café durent en général trois à quatre heures. Mais un fumeur les ressentira moins longtemps, contrairement à une femme enceinte qui y sera plus sensible.

Texte par Cyrille Venaruzzo

en partenariat avec la MGEN FILIA / EFFICIENCE SANTE diselo

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Coup de coeur

s e r i a d i l o S s r i Les A vient en mars ival étudiant re le fest

Créé en 2007 par des étudiants toulousains, Les Airs Solidaires est un festival proposant des concerts de musiques actuelles à des prix abordables et des événements liés à une problématique de solidarité internationale. Cette année, le thème aborde la question des alternatives pour une alimentation durable. Le festival a pu progressivement bénéficier du soutien appuyé des facultés de Toulouse et des collectivités territoriales, séduites par un projet visant à sensibiliser le public étudiant à des sujets d’actualité dans les campus. L’investissement des membres de l’association a fini par porter ses fruits, même si le déroulement de chaque édition « reste un défi » comme le souligne le jeune président des Airs Solidaires, Rémi Segond : « l’équipe est composée d’étudiants de plusieurs facultés et écoles. Elle est en constant renouvellement, le turn-over est vraiment important. C’est une bonne chose, mais il faut veiller à préserver la cohérence et l’identité du festival ». Après une édition consacrée aux migrants et aux migrations dans le monde, la thématique 2013 explore les enjeux de la production alimentaire.

Evénements et concerts En guise d’ouverture, le festival investit l’Université Capitole 1 le jeudi 21 mars pour une déambulation sur le campus. Au menu : un parcours semé de conteurs, tables-rondes, performeurs, ateliers et musiciens. Cette première journée s’achèvera par un concert au cloître avec The Hertz et les Djs-cuisiniers de Los Fuegos. Pendant toute la semaine : projection de court-métrages, parcours en char à l’université Paul Sabatier, conférences et soirée théâtre composent le programme des événements. On recommande les conférences du lundi 25 et mardi 26, où des spécialistes du

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système alimentaire exposeront les solutions globales envisagées sur la question (OGM, droit des paysans, perspectives économiques…). Lors de la journée de clôture, le festival retrouvera ses partenaires de l’association du quartier La Reynerie Voir et Comprendre et Les Bobines Sauvages au restaurant associatif au Fil de l’Ô. Ce sera l’occasion de se retrouver pour goûter et regarder le court métrage co-réalisé par les enfants et les Bobines Sauvages tout au long du projet, amorcé en amont du Festival. Côté concert, la première soirée sera consacrée aux musiques électroniques et se déroulera à la Salle du Cap avec des invités de choix  : Dragongaz (moitié du duo français mythique Interlope), l’hyperactif Krumble, la toulousaine Takine, et l’excellente Clozee (gagnante du tremplin électro) pour une soirée évolutive, du Glitch-Hop à la Drum’n’bass en passant par le Dubstep. La seconde soirée se déroule à Ramonville dans l’enceinte du Bikini pour un plateau international et 100% hip-hop. AfuRa, grand nom du rap new-yorkais des années 2000 (et membre influent de la Gang Starr Foundation) sera de la partie pour présenter son nouvel album. En tête d’affiche : le groupe légendaire Das EFX pour son premier passage à Toulouse. Actif depuis 1989, le duo reste une des formations américaines les plus marquantes du début des années 90. Le show sera ouvert par les quatre Djs toulousains de la 008 prod. Texte par Paul Sailley

Du 21 au 30 mars www.lesairssolidaires.org


Dans ta Fac Café du Droit : La part des femmes dans les professions juridiques Au moment où certaines réformes (collectivités locales, universités…) introduisent ou ambitionnent d’approfondir la parité, pourquoi le milieu juridique serait-il exempt de débat, même animé ? Y’a-t-il trop de femmes dans ces professions ? Faudra-t-il dans quelques années « masculiniser » les professions de droit ? Ce quatrième café du droit sera un regard croisé très féminin (avec quelques hommes) entre universitaires, magistrats, avocats, notaires, huissiers, juristes d’entreprises, experts comptables…. Lundi 11 mars – à partir de 18h30 - Café la Fabrique - 6, place du Peyrou – Entrée libre

Poésie au Mirail Le Printemps des Poètes 2013 se déroulera sur le thème « Les voix du poème » avec des lectures à la Maison des Initiatives Étudiantes (MIE), le 13 mars 2013 de 12h30 à 16h : « Qu’il soit murmure, cri ou chant, le poème garde toujours quelque chose de son oralité native. Il est donc peu ou prou une affaire de voix, la voix intérieure du poète répondant aux voix du monde. » (Jean-Pierre Siméon). Les lectures dans les différentes langues se succèdent de dix minutes en dix minutes (les dix minutes comportent la lecture en VO et celle en VF). Mercredi 13 mars – de 12h30 à 16h – Campus du Mirail, Maison des initiatives étudiantes – Entrée libre

Coup de Projo De l’eau dans le gaz ? Les plus importantes recherches de gisements de gaz naturel sont en ce moment entreprises à travers tous les États-Unis. La société Halliburton a développé une technologie de forage, la fracturation hydraulique, qui va permettre aux États-Unis de devenir « l’Arabie Saoudite du gaz naturel ». Mais cette technique est-elle sans danger ? Lorsque le cinéaste Josh Fox reçoit une lettre l’invitant à louer ses terres pour y faire un forage, il va sillonner le pays et découvrir en chemin des secrets bien gardés, des mensonges et des toxines... L’association Veracruz vous propose de regarder ce film documentaire ! Mardi 19 mars – à 19 h Campus Paul Sabatier, Amphithéâtre Concorde Bâtiment U4 – Entrée libre

Café des langues Pratiquez votre anglais dans une ambiance conviviale assurée ! En effet, en partenariat avec le PRES de Toulouse, des cafés de langues sont organisés au RU de l’Arsenal et à la cafétéria de Rangueil 1, à destination des étudiants qui souhaitent pratiquer l’anglais autour d’un verre et d’un thème intéressant, le tout animé par un intervenant anglophone. Par ailleurs, le service culturel du CROUS vous offre de nombreuses soirées et ateliers à la Maison d’Activités Culturelles de Chapou. Les 13 et 27 mars – de 18 h à 19h30 – RU de l’Arsenal et RU de Rangueil 1

Préparer son job d’été

aces Gagnez voosnpl cert ! de c

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Le mois de Mars arrive et les journées jobs d’été aussi. Cette année encore le réseau Information Jeunesse se mobilise avec ses partenaires pour aider les jeunes à trouver un job cet été. Vous pourrez bénéficier d’un entretien de prérecrutement auprès d’entreprises et d’associations dans les secteurs de l’animation, des vacances adaptées, du service à la personne, de l’hôtellerie, la restauration et le tourisme … Vous pourrez consulter les offres de jobs sur le grand sud et bénéficier de conseils pour chercher un job à l’étranger. Le guide 2013 « Trouver un job » sera remis à l’entrée. Pensez à amener vos CV en nombre suffisants. Jeudi 28 mars – de 9h30 à 18 h - à la MCEF de Toulouse Bellefontaine

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Coup de Projo Plastic au Mandala

se A Toulou

Sur fond de poésie electro-rock, 3 fortes personnalités se rassemblent pour une aventure musicale et humaine. Leïla Martial : chanteuse férue d’improvisation, entre textes décalés et acrobaties vocales, son chant est une mise à nue franche et intense. Grégoire Terrier  : guitariste multifonction, influencé par l’esprit du grunge, du funk et des harmonies romantique. Albert Ferré Masqué : «El bambino» à l’électronique. Aux manettes de boîtes à rythme 80’s et de jouets qu’il court-circuite, tout ce qu’il touche est détourné dans un esprit électro-punk. Le vendredi 8 mars – à partir de 21 h – Le Mandala, 23, rue des Amidonniers - tarif étudiant : 10 €

Lombricompostage : On insiste ! On en a déjà parlé dans nos éditions précédentes. Le lombricompostage est une manière écologique et astucieuse pour recycler une partie de vos déchets organiques. Le terme un peu barbare désigne une technique bien particulière d’utilisation de certaine races de vers pour détruire vos déchets et obtenir un excellent terreau pour vos plantes ! Mais l’improvisation n’est pas de mise, c’est pourquoi la Glanerie propose des stages pour acquérir les bases indispensables pour maîtriser cette façon originale et très peu coûteuse d’améliorer notre environnement ! Les 12 et 26 mars – de 18 h à 20 h – La Glanerie, 37 impasse de la Glacière – Inscriptions et tarifs au 05 61 26 83 40

Aloah Surf Party  Les Cannibal Mosquitos (Valence) débarquent à Toulouse ! Il est des signes qui ne trompent pas. Trois types habillés de salopettes rouges qui posent en pleine cambrousse devant un tracteur vintage, ça sent le pédophile en goguette. Passez-leur des masques évoquant d’étranges insectes et vous obtenez la frange hardcore des fans français de The Locust. Ces gens-là fouillent carrément les poubelles du rock primaire. À ne pas manquer ! Samedi 9 mars – à partir de 20 h - L’Autan – Entrée 6 €

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Thèse

Humour noir dévastateur à la Comédie de Toulouse Pierre-Emmanuel Barré est un sale con, et c’est lui qui le dit ! Celuii qui sévit entre autre sur France Inter dans « On va tous y passer » pose ses valises à Toulouse pour nous proposer un spectacle qui porte bien son nom, caustique et actuel, entre stand-up et sketchs. Des textes décalés qui soulignent avec cruauté l’absurdité de notre société «politiquement correcte». Pierre-Emmanuel évoque avec détachement et amusement l’immoralité quotidienne. Il traite le grave à la légère, cherche à faire hésiter le spectateur entre le rire et la gêne. Pour finir, une citation du principal intéressé : « C’est normal de choquer avec l’humour noir, il soulève des problèmes sérieux. On ne s’offusque pas du futile. Ou alors c’est qu’on est très con, mais on s’écarte du sujet. » Mercredi 27 mars – La Comédie de Toulouse - 16 Rue Saint-Germier – 20 h – Offre spéciale étudiants : une place à 24 € achetée, une place offerte !

L’homme poubelle

Réactivité, Qualité, Conseils...

COREP est spécialisé dans l’impression de thèse depuis plus de 35 ans. www.corepimpression.fr

✆ 05 62 88 91 88 125, route de Narbonne - 31400 TOULOUSE Fax : 05 62 17 08 43 | imprimerie@corep.fr

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Quatre personnages isolés, apparaissant dans une ambiance de fin du monde, se retrouvent basculés, bousculés dans leurs folies… Théâtre décomposé ou l’homme poubelle n’est pas une pièce. C’est un recueil de vingt quatre textes indépendants les uns des autres, écrits comme une suite de tableaux. L’auteur les considère comme des modules théâtraux à composer, sans ordre imposé. À l’aide de textes. À la fois métaphoriques, absurdes, fantastiques et fascinants, Visniec décrit un contexte de fin du monde. La lumière seul élément créera l’ambiance de cet univers à la fois oppressant, furieusement drôle et très ludique. Glissant du théâtre à la danse, quatre protagonistes nous raconteront ce monde où la peur de l’autre, la manipulation des masses, l’individualisme forcené seront les instruments d’un théâtre à l’humour corrosif. En résidence au Théâtre du Pont Neuf - Informations, tarifs et réservations : www.theatredupontneuf.fr


Solidarité avec les SANOFI au Bikini HK & les Saltimbanks : les Ch’tis gars de Roubaix font claquer leurs textes au rythme de toutes les musiques du monde. Citoyens sans frontière, HK et les Saltimbanks nous font voyager et nous entrainent sur des airs de rap musette, hip-hop, jazz, chaâbi ou reggae... Depuis sa participation active au Ministère des Affaires Populaires, Kaddour est toujours resté engagé et indigné face aux bassesses organisées par la société actuelle, et ce n’est pas demain qu’il lâchera ! Malgré tout, leurs chansons restent des moments de dénonciation joyeuse, démontrant la réalité de vraies plages de bonheur sous chaque pavé soulevé pour les luttes. Le groupe au complet se pose au Bikini ce 10 mars pour enflammer leurs instruments et ainsi partager avec vous le plaisir qui les anime. Ils vont faire péter les Watts ! Le dimanche 10 mars – à partir de 15 h – Le bikini – Tarif : 5 €

Cugnaux Le Printemps des poètes à Cugnaux Dans le cadre du Printemps des Poètes 2013, dont la thématique est « Les voix du poème », la bibliothèque recevra l’écrivain Frédérique Martin. L’auteur interviendra lors d’un parcours poétique basé sur des lectures de son œuvre et des créations des élèves de cycle 3. Cet atelier s’achèvera lors d’une performance publique à laquelle les élèves participants seront associés. « Qu’il soit murmure, cri ou chant, le poème garde toujours quelque chose de son oralité native ». J-P. Siméon. Le mercredi 13 mars – à 18h30 – Espace Paul Éluard à Cugnaux – entrée libre

Blagnac Chants engagés Difficile parfois de faire la part des choses entre improvisation et travail millimétré, mais ces funambules de la corde vocale que sont « Les grandes bouches » enchaînent jongleries et acrobaties sans jamais mettre en péril l’harmonie de leur prestation. Détonnant et généreux, militant et festif, le trio toulousain revient sur scène pour présenter son nouveau spectacle trois Voix ensemble. Un véritable retour aux sources de la voix, rassemblant leurs plus belles compositions et interprétations, alliant textes aiguisés et légèreté du ton. La chaleur d’une chorale citoyenne créée pour l’occasion vient appuyer cette énergie communicative, qui pour le temps d’une soirée, nous ressemble et nous rassemble ! Le dimanche 17 mars - à partir de 20h30 – OdyssudTarif moins de 26 ans : 10 €

Andorre

Neige et Électro show en Andorre La station andorrane de Grandvalira accueillera la première édition du festival ElectroSnow : le premier grand festival du sud de l’Europe à se dérouler au pied des pistes et à combiner durant 72h le son des meilleurs djs internationaux, dont Carl Craig, et les sensations grisantes des pistes de cet immense domaine. Une façon tout à fait novatrice de vivre l’ambiance festivalière : pendant la journée, une scène en altitude combinera ski et musique et le soir venu, sur le site du festival au Tarter, plus de vingt DJs se succéderont pour plus de 9 heures de musique non-stop. Un séjour inoubliable en partenariat avec le Total Fight Master of Freestyle, compétition prestigieuse qui réunit les dix meilleurs snowboarders du monde. Du 30 mars au 1er Avril 2013 Infos, tarifs et réservations : www.electrosnow.com

M A R S

Le Théâtre du Pont Neuf est soutenu par la Ville de Toulouse, la Région Midi-Pyrénées et le Conseil Général Haute Garonne et la SACD Licences d’entrepreneur de spectacles : N°1 : 1-1032551 / N°2 : 2-1032552 et N°3 : 3-1032553

Ramonville ne Saint-Ag

Coup de Projo

Et ailleurs

THÉÂTRE DU PONT NEUF

L'HOMME POUBELLE D'après Matéi Visniec

22 > 30 MARS

THÉÂTRE DU PONT NEUF - ESPACE DE CRÉATION

05 62 21 51 78 - www.theatredupontneuf.fr diselo

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Diselo N°13