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«C’était une envie très forte... Une envie vraiment très forte, et plus je la laissais aller plus elle s’intensifiait, jusqu’au point où je prenais des risques pour aller tuer des gens, des risques que, normalement, selon mes règles d’opération, je n’aurais pas pris parce qu’ils auraient pu mener à mon arrestation». Ed Kemper.


«Statistiquement, le tueur en série «classique» est un homme blanc provenant d’une famille de classe moyenne, qui a entre 20 et 40 ans»

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C’est une statistique souvent rabâchée, et qui est simplement... statistique : elle provient d’études faites aux États-Unis, sur des tueurs américains. La population des USA est blanche à 80%. La majorité des tueurs américains sont donc logiquement blancs. En Afrique du Sud, la majorité des tueurs en série sont noirs, puisque 90% de la population est noire... Quant à l’âge, on découvre de plus en plus souvent de très jeunes tueurs, à peine majeurs ou, au contraire, des tueurs dont on pourrait croire qu’ils sont «de gentils papys». Par contre, il est vrai que la grande majorité des tueurs en série sont des hommes. «Beaucoup ont été abusés, physiquement ou psychologiquement, par leurs parents. Certain(e)s ont été adoptés. Enfants, les futurs tueurs en série allumaient souvent des incendies, torturaient les animaux et urinaient au lit (ces comportements sont connus comme «la triade des symptômes»). Les blessures à la tête sont communes. Certains sont très intelligents et auraient pu mener une belle carrière professionnelle. Ils sont souvent fascinés par la police et l’autorité en général. Ils ont pu essayer de devenir policier, mais ont échoué, ou travaillent comme agent de sécurité ou sont/ont été dans l’armée. Beaucoup se déguisent en policier pour approcher leurs victimes». Les tueurs en série ont proposé bien des excuses à leur comportement. Henry Lee Lucas a critiqué son éducation. D’autres, comme Jeffrey Dahmer, ont dit qu’ils étaient nés avec «une partie d’eux manquante». Ted Bundy a affirmé que la pornographie l’avait poussé à violer et à tuer. Herbert Mullin a accusé les voix dans sa tête qui lui disaient qu’il était temps de «chanter la chanson de la mort». Carl Panzram a affirmé que la prison avait fait de lui un monstre, alors que Bobby Joe Long a dit qu’un accident de moto l’avait rendu «hyper-sexuel» et l’avait transformé en «lust killer». John Wayne Gacy, lui, a renversé les rôles et s’est vanté du fait que ses victimes méritaient de mourir. Ils doivent être fous. Comment une personne normale pourrait-elle massacrer un autre être humain, simplement par plaisir ? Et pourtant, le fait le plus terrifiant vis-à-vis des tueurs en série est que, dans leur l’immense majorité, ils sont rationnels, sains d’esprit... et calculateurs. Comme le Britannique Dennis Nilsen l’a dit lui-même : «Un esprit peut-être mauvais sans être anormal».

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Andreï Romanovitch Tchikatilo, né le 16 octobre 1936 à Iablotchnoïe, village de la région de Soumy en Ukraine soviétique, et exécuté d’une balle dans la nuque le 14 février 1994, est un tueur en série ukrainien surnommé « Le monstre de Rostov ».

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Instituteur, père de deux enfants, il a assassiné des femmes et de nombreux enfants. Il était impuissant et ne pouvait obtenir une satisfaction sexuelle qu’en torturant et en assassinant des enfants. Il les mutilait puis consommait la chair de ses victimes, notamment les seins et les organes sexuels, de plus il enlevait les parties génitales et les yeux de ses victimes. Il est possible qu’il ait également ressenti un plaisir sexuel en mangeant ses victimes. Tchikatilo affirmait être dégoûté par ce qu’il appelait les « mœurs relâchées » de ses victimes. Arrêté en 1990, à l’âge de

54 ans, il est classé parmi les plus grands criminels du siècle : tueur, violeur, anthropophage, il se crédite de 55 assassinats alors que la justice, faute de preuves, n’en retint que 52 : 21 garçons de 8 à 16 ans, 14 fillettes appartenant à la même classe d’âge et 17 femmes adultes. Condamné à mort le 15 octobre 1992 pour le meurtre de 52 femmes, enfants et adolescents entre 1978 et 1990, principalement dans la région de Rostov-sur-leDon, actuelle Fédération de Russie, il fut exécuté d’une balle dans la nuque le 14 février 1994.

« Je suis que je sou espèce de — 14


s persuadé uffre d’une e maladie » 15 —


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Le 22 décembre 1978, Elena Zakotnova, une écolière de neuf ans, fut violée, poignardée et étranglée par Tchikatilo. On retrouva son cadavre deux jours plus tard au bord de la rivière Grouchevka, dans les faubourgs de la ville de Chakhty, dans la région de Rostov-sur-leDon. L’enquête fut bâclée et, même si Tchikatilo fut soupçonné et interrogé, l’instruction s’orienta vers un autre suspect, Alexandre Kravtchenko, 26 ans, un criminel condamné pour meurtre alors qu’il était encore mineur, mais en liberté conditionnelle. À l’issue d’une garde à vue musclée, Kravtchenko avoua l’assassinat de la fillette. Malgré sa retractation ultérieure et les incohérences du dossier, il fut condamné à mort et exécuté. Tchikatilo commit son deuxième meurtre au bout de trois ans, le 3 septembre 1981. La victime fut une prostituée de 17 ans, Larissa Tkatchenko. Encore neuf mois plus tard, le 12 juin 1982, ce fut le tour d’une fillette de 12 ans, Lioubov Biriouk.

La suite : 49 autres meurtres retenus par la justice, tous perpétrés de façon semblable. Malgré les similitudes entre les assassinats, notamment le mode opératoire, les responsables soviétiques du parquet et de la milice refusèrent longtemps de considérer qu’il pouvait s’agir de l’œuvre d’un seul tueur : pour l’idéologie officielle, les tueurs en série ne pouvaient exister dans la société socialiste3. Ce ne fut qu’avec la glasnost et la perestroïka vers la fin des années 1980, que l’enquête s’orienta vers l’hypothèse d’un tueur unique. Le groupe sanguin du tueur, déterminé grâce à des analyses de sperme séché retrouvé sur le corps des victimes, fut alors correctement exploité. En tout plus de 165 000 prises de sang et 500 000 contrôles furent organisés.

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En novembre 1992, un an après l’effondrement de l’URSS, Tchikatilo fut contrôlé près d’une gare ferroviaire peu de temps avant la découverte d’un nouveau corps. Le 20 novembre 1992, il fut arrêté devant son domicile familial. Les enquêteurs découvrirent dans sa mallette un couteau de cuisine. Tchikatilo passa rapidement aux aveux : « Je suis persuadé que je souffre d’une espèce de maladie », expliquait-il pour se justifier. Le procès de Tchikatilo s’ouvrit le 14 avril 1993. Dans le box des accusés séparé par des barreaux du reste de la salle (comme c’est la règle dans les prétoires russes pour les procès criminels), il coupait les plaidoiries par des soufflements d’impatience ou des bribes de phrases incohérentes. Il fut condamné à mort et exécuté le 14 février 1994. 19 —


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« Le tueur à l’échiquier », « Sacha », « le maniaque de Bitsevski, de Bittsa ». Un des plus grands tueurs en séries russe avait comme objectif de tuer autant de personnes qu’il y a de cases sur un échiquier.

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Né le 9 avril 1974 à Moscou (Kremlin), Alexandre Pitchouchkine est un ancien employé de supermarché de trente trois ans. Le «tueur à l’échiquier» avait comme terrain de chasse un parc dans le centre de Moscou, le parc Bitsevski , appellé aussi «Bittsa Park», d’ou son surnom de «maniaque de Bittsa». Son but, tuer autant de personnes qu’il y a de case sur un échiquier soit 64. Le 16 Juin 2006 il est arrêté et durant son procès, il à tout avoué, le mobile, la méthode ainsi que le lieux ou il jetait ses victimes. Il attirait ses victimes dans un coin tranquille du parc en leur faisant croire qu’il buvait pour oublier la mort de son chien, il saoulait ses futures victimes à la vodka puis, leur fracassait le crane à coup de marteau avant de les jeter dans différents puisards. Certaines de ses victimes y étaient jetées encore vivante, le procureur en chef de Moscou a même affirmé que dans certains cas, le tueur à l’échiquier n’hésitait pas a achever ses victimes agonisantes en « enfonçant des bouteilles de vodka ou des branches d’arbres dans le crane ».

« Pou meu une v

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ur moi, une vie sans urtre serait comme vie sans nourriture pour vous. »

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« Je m père d éviden ouvert autre m Je leur der à u Alexandre Pitchouchkine à même expliqué lors de son procès qu’il cherchait à battre le record tristement célèbre de Andrei Tchikatilo (le monstre de Rostov) qui avait tué 53 adolescents et qu’il tuait pour se sentir vivant  et plus la personne lui était proche plus ca lui était agréable de tuer. Il a revendiqué 63 meurtres, 1 meurtre de moins que le nombre de pièces que l’on peut trouver aux échecs (64), il a été arrété avant !

Il a été jugé tout compte fait de «seulement» 48 crimes. Les 12 jurés l’ont reconnu coupable à l’unanimité et ont estime qu’il ne méritait pas d’indulgence, les examens médicaux montraient qu’il ne souffrait d’aucune maladie mentale. Il à été condamné à la prison a vie, il ne regrette rien, demandant même à son procès d’être jugé pour l’intégralité de tous ses meurtres.

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me suis senti le de ces gens, il est nt que je leur ai t la porte vers un monde. r ai permis d’accéune nouvelle vie. »

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« Si vous ne m’aviez pas attrapé, je n’aurais jamais arrêté, jamais. En me capturant, vous avez sauvé de nombreuses vies. »

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Theodore Robert Bundy, dit Ted Bundy, né le 24 novembre 1946 à Burlington (Vermont) et mort le 24 janvier 1989 à Starke (Floride), est un tueur en série, kidnappeur, nécrophile américain. Il se livre à ses actions au cours des années 1970. Après avoir nié ses crimes pendant très longtemps, il avoue la veille de son exécution 30 homicides, bien que ce nombre soit soupçonné d’être beaucoup plus élevé.

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«Son prem meurtre ser celui d’une de s voisines (Ann Ma Burr), commis 1961 alors qu n’avait que 15 an

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mier rait ses arie s en u’il ns.» Bel homme, avec un charisme certain, il charme aisément de belles et jeunes femmes, les approchant en public en feignant d’être en incapacité ou blessé ou encore en prenant le rôle d’un personnage public (policier, pompier, ambulancier). Puis, il les violait et assassinait à l’abri des regards, bien qu’il lui soit arrivé de simplement pénétrer par effraction dans un appartement et d’y assommer ses victimes. À quelques reprises, il retourne sur les lieux du crime, où il a des actes sexuels avec les cadavres en décomposition de ses victimes, parfois à la limite de la putréfaction. Il a décapité au moins quatre de ses victimes et conservé leurs têtes dans son appartement Bundy a violé et assassiné officiellement trente-six jeunes femmes dans tout le pays,

En grandissant, Ted Bundy apprend qu’il est né d’une relation hors mariage, chose moins courante à l’époque, puis découvre que ceux qu’il croyait être son père et sa sœur sont en réalité son grand-père et sa mère. Ted Bundy n’a jamais connu son véritable père.

trouvées dans des campus, à l’université ou bien prises en auto-stop. Ses victimes sont toutes de jolies jeunes femmes (avec de longs cheveux et une raie les séparant au milieu) la plupart étudiantes, se laissant séduire ou se faisant surprendre par le meurtrier. L’une de ses techniques consistait également à porter un plâtre au bras ou à la jambe (et dans ce cas là, d’être en béquille) afin de demander de l’aide à sa future victime. Bundy est soupçonné d’avoir tué une centaine de femmes au total, voire plus, dans six États différents. Selon Ann Rule qui l’a bien connu, son premier meurtre serait celui d’une de ses voisines (Ann Marie Burr), commis en 1961 alors qu’il n’avait que 15 ans.

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Arrêté, il s’évade à deux reprises de prison, dont une fois de façon spectaculaire du pénitencier de Garfield dans le Colorado, le 30 décembre 1977. Le 10 janvier 1978, Ted Bundy est placé sur la liste des dix criminels les plus recherchés par le FBI. Le 15 février 1978, il est arrêté; cette fois définitivement; puis, après avoir assuré sa défense lui-même (grâce à ses études de droit), est reconnu coupable de plusieurs meurtres et viols, grâce notamment au témoignage de Carol Da Ronch, une des rares rescapées de ses attaques (il s’était fait passer pour l’officier Roseland auprès d’elle), et surtout aux empreintes de dents qu’il avait laissées sur le corps d’une de ses dernières victimes (sur les fesses), tuée à la résidence pour étudiantes Chi Omega à Tallahassee en Floride.

Il est exécuté sur la chaise électrique le 24 janvier 1989 à la prison d’État de Floride. Il a effectué plusieurs appels, et en tout 4 ordonnances d’exécutions seront signées, la quatrième étant la bonne. Ses avocats ont tout tenté, notamment de le faire passer pour irresponsable lors de ses procès quand il assurait sa propre défense, ainsi les jugements auraient été invalidés. Après avoir vainement tenté de marchander avec la justice d’ultimes reports de son exécution en échange, dans un premier temps, de sa collaboration dans la recherche d’un autre tueur en série sévissant à Seattle, Gary Ridgway dit le « tueur de la Green River », arrêté depuis, et pour finir, de la révélation des lieux où il avait abandonné le corps d’autres de ses victimes.

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Le cas de Ted Bundy est un véritable choc pour l’Amérique, qui jusque-là considérait les tueurs en série comme des fous vivant exclus du monde : Ted Bundy était exactement le contraire, un homme qui avait tout pour réussir et dont personne ne se doutait qu’il eût pu être un meurtrier. 41 —


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Petit, Dahmer dépeçait des animaux. Devenu adulte, il a violé, assassiné et démembré de jeunes hommes. Il était nécrophile et cannibale. Il s’est attaqué à des sans-abri, homosexuels, noirs ou asiatiques : la police ne se préoccupait pas de leur disparition, si jamais elle était au courant. Il découpait les corps en morceaux, les jetait dans de l’acide, ou les mangeait, ou les gardait dans son frigo ou, encore, en décorait sa cheminée... Lors de son jugement, tout le monde a été frappé par sa froideur absolue.

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Jeffrey Dahmer est né à Milwaukee. À quatre ans, il subit une opération chirurgicale pour une double hernie. À huit ans, les Dahmer déménagent à Bath, dans la banlieue de Cleveland dans l’Ohio. Le jeune Jeffrey est un garçon extrêmement timide et renfermé, sans ami proche et brimé par ses camarades de classe. Dans le documentaire d’A&E Biography - Jeffrey Dahmer, on voit son enfance « normale » filmée par ses parents où il montre sa fascination pour les animaux, il ne les caressait pas, mais les palpait. Il collectionne les petits os d’animaux. On voit la carte qu’il a donnée à la fête des père, qui finit par « I love you to death » (littéralement : « Je t’aime à en mourir »). Il découvre son homosexualité à treize ans, commence à boire régulièrement à partir de quatorze ans et à disséquer des animaux morts qu’il trouve sur les routes. Après une vie de couple chaotique, ses parents divorcent alors qu’il a dix-sept ans, chacun partant de son côté en laissant leur fils seul dans leur maison. Le divorce sera effectif le 4 novembre 1977.

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C’est après cet épisode que Dahmer commet son premier meurtre en tuant Steven Hicks, qu’il avait invité chez lui, après l’avoir pris en auto-stop ; ce 18 juin 1978, Jeffrey le tuera et le disséquera « parce qu’il ne voulait pas qu’il parte ». Il s’inscrit à l’université l’année suivante, mais abandonne après un semestre. Il s’engage alors dans l’armée, sur la suggestion de son père, mais en est renvoyé pour alcoolisme. Après un bref séjour en Floride, Dahmer est de retour à Milwaukee en 1982 et va ensuite tuer à seize reprises à partir de 1987, soit

plus de neuf ans après son premier meurtre. Dahmer tuait essentiellement dans le but d’assouvir ses fantasmes nécrophiles. Son objectif était d’avoir un contrôle total sur le corps de ses victimes. Son mode opératoire était presque toujours le même : il invitait ses futures victimes dans son appartement pour une séance de photographies, les droguait à l’aide de somnifères, puis les étranglait avant d’abuser sexuellement de leur cadavres. Il les dépeçait et les démembrait ensuite, conservant certaines parties de leur corps comme trophées.

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Sa première victime fut un jeune auto-stoppeur, Steven Hicks. Il le ramena chez sa mère, absente, pour «boire un coup, fumer un pétard et rigoler». Mais quand Hicks voulut partir, Dahmer lui fracassa le crâne avec un haltère et l’étrangla. Puis, il traîna le corps dans un espace, sous la maison, où il resta quelques jours. Mais l’odeur de décomposition devint trop forte, alors Dahmer le coupa en morceaux et mit ceux-ci dans des sacs plastiques. Il les enterra finalement derrière la maison.

Dura ma dirent les autr de Lorsq qui toutes du : «l’

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ant 9 ans, il ne tua plus, ais ses fantasmes grant en lui. Il essaya toutes res manières possibles satisfaire ses pulsions. qu’on lui a demandé ce i l’avait fait tenir durant ces années, il a répon’alcool, la pornographie et la masturbation.»

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Il a également essayé de transformer certaines d’entre elles en « zombies » qu’il pourrait contrôler en forant un trou dans leur crâne avec une perceuse et en y injectant de l’acide ou de l’eau bouillante. Il a aussi reconnu « s’être essayé au cannibalisme » en mangeant le biceps d’une de ses victimes. Toutes ses victimes étaient des jeunes hommes sansabri, marginaux, homosexuels que Dahmer avait dragués dans les bars gays

de Milwaukee et Chicago. Bien que douze d’entre eux soient afro-américains, Dahmer a nié être raciste. Il a déclaré qu’il ne haïssait pas ses victimes, mais que, paradoxalement, il les avait tuées parce qu’il « les aimait bien » et qu’il voulait les garder auprès de lui. Quand on l’arrête, le 22 juillet 1991, c’est l’horreur absolue : les policiers, alertés par un rescapé qui s’enfuyait dans la rue pour échapper à Dahmer, pénètrent chez ce dernier et

découvrent dans son réfrigérateur et ses placards des têtes, des parties génitales et des membres humains. Ils trouvent également une cuve remplie d’acide dans laquelle Dahmer faisait dissoudre les thorax qu’il « n’utilisait » pas. Jeffrey Dahmer a été jugé en février 1992. L’affaire avait fait tellement de bruit aux États-Unis que le procès fut télévisé et que même les chaînes françaises en diffusèrent quelques extraits.

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L’avocat de Dahmer, Mr Gerald Boyle essaya de plaider la démence, ce qui aurait probablement permis à son client d’être libéré après avoir passé quelques années en hôpital psychiatrique. Le jury préféra suivre le réquisitoire de l’avocat général, Michael Mac Cann, qui considérait l’accusé pleinement responsable de ses actes. Dahmer fut reconnu coupable et condamné à 957 ans de prison. Fait intéressant, Jeffrey Dahmer, lors de son procès, demande pardon aux familles de ses victimes et dit éprouver du remord. C’est la première fois qu’un tueur en série semble regretter d’avoir commis ses crimes : habituellement, ces tueurs n’éprouvent aucune compassion ni repentir à l’égard de leurs victimes, demeurant au contraire méprisants et détachés par rapport à leurs actes. Il fut assassiné par un codétenu, Christopher Scarver, à la Columbia Correctional facility à Portage (Wisconsin) le 28 novembre 1994. L’homme, un schizophrène instable se « prenant pour Jésus-Christ » lui a fracassé le crâne au moyen d’un haltère.

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édition : "DEMENTIA"  

Étude personnelle sur 4 tueurs en série.

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