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LE GRAFFITI ÉDITION 04 MAI 10

BONNES VACANCES


SOMMAIRE

ÉDITORIAL Marichelle LECLAIR

p. 3

ATTENTION, CHRONIQUE DE DROITE Jean-François TRUDELLE

p. 4

SOME LIKE IT HOT Philippe OSTIGUY

p. 5

VAMPIRISME : ON EN A MARRE ! Corinne Archer ULYSSE MOT DU FUTUR PRÉSIDENT Frederik DERY

p. 6

LE P’TIT BRONZÉ DE GRANBY Marc Antoine MORIN JE L’AIME Arielle ACOSTA-PERELMAN

p. 8

p. 7

p. 9

PHRASES AND PHILOSOPHIES FOR THE USE OF THE YOUNG

p. 9

CULTURE, TENDANCES, ET SUGAR RUSH Francis BEAUMONT DESLAURIERS & Catherine MARTEL

p. 11

L’ÉQUIPE DU GRAFFITI Comité de rédaction Corinne ARCHER ULYSSE – Directrice des finances Stéfanie BERGERON – Correctrice Juliette BLOUIN – Directrice Artistique Marichelle LECLAIR – Rédactrice en chef Collaborateurs Nous remercions aussi Arielle ACOSTA-PERELMAN, Francis BEAUMONT-DESLAURIERS, Frederick DERY, Catherine MARTEL, Marc Antoine MORIN, Philippe OSTIGUY, Jean-François TRUDELLE. Conseiller éthique Carl PERRAULT 2


ÉDITORIAL

RÉVÉRENCE Marichelle LECLAIR

Il y a de ces moments qui ne passeront pas à l’histoire. Non, je me reprends; «c’est une très mauvaise façon de débuter un dernier article de rédactrice en chef», me dit le fantôme du cadre de Trudeau dont le but était de me rappeler l’importance des traditions au journal étudiant de Brébeuf. Ce cadre a été victime d’un attentat politique, tout comme notre exemplaire des Chroniques italiennes de Stendhal. La vie comprend l’importance des symboles. Cela dit, ce mot est essentiellement un discours de remerciements. Laissons les bilans aux autres. Tout d’abord, merci aux chroniqueurs qui n’ont pas hésité à sacrifier quelques heures d’étude ou de loisir tout au long des deux sessions passées et qui ont toujours répondu aux demandes spéciales de dernière minute. Je pense tout particulièrement à Francis Beaumont-Deslauriers, Camille Gervais, Grégory Kudish, Catherine Martel, Philippe Ostiguy et Jean-François Trudelle. Bien sûr, merci à l’équipe de rédaction. Stéfanie Bergeron, correctrice et critique à temps plein - qui vient d’ailleurs de m’obliger à mettre les noms complets dans ces remerciements parce que «le ton chaleureux, c’est tellement pas toi». Merci à Corinne Archer Ulysse, directrice des finances, pour sa patience à jouer à la comptable et au colporteur. Juliette Blouin, directrice artistique, merci d’avoir créé un nouveau Graffiti décalé en perpétuelle évolution. Finalement, merci à Carl Perrault, conseiller éthique, qui a toujours su nous guider de façon à créer un équilibre dans chaque édition. Le Graffiti n’a pas été qu’un enchaînement désordonné de quatre éditions. Il est aussi un milieu de vie auquel des étudiants hors-comité de rédaction ont participé. Je pense à Francis et Catherine pour leur souci esthétique; Philippe qui nous a illuminés de son fierceness; Vincent qui a arraché les vieilles plinthes du local avec une virilité hors du commun, Thomas qui a sacrifié un verre de contact pour le bien-être du plafond fraîchement peint; Andrée-Anne qui a eu le coup de pinceau si précis; Jean-François qui, en tant que «première dame», s’est mesuré à Michelle Obama et Carla Bruni; Théo pour son dandysme et son brainstorming perpétuel. Grâce à vous, l’aventure fut franchement plus agréable. Et bien sûr! il ne faut pas vous oublier, chers lecteurs. Merci pour vos commentaires, vos encouragements, vos critiques, et vos suggestions. Merci de vous passer le Graffiti de mains en mains. Et félicitations. Oui, car si vous avez passé à travers cette liste exhaustive, vous ne méritez pas que des remerciements. Vous méritez des applaudissements.

LE GRAFFITI

ÉDITION 03 FÉVRIER 10

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OPINIONS

ATTENTION, CHRONIQUE DE DROITE Jean-François TRUDELLE

L’ÉGALITÉ L’égalité, objectif noble s’il en est un, se voit terriblement perverti par les temps qui courent. Désormais, certains (inutile de les nommer, ils se reconnaîtront) s’enquièrent de cette valeur pour justifier bon nombre de politiques toutes plus liberticides les unes que les autres. Les voilà donc portant un étendard dont ils devraient cesser de se réclamer, tant ils lui manquent de respect. De nouveau, l’égalité semble avoir pris un sens mathématique. Si un individu a une richesse, une éducation, un accès à la santé, un accès à des services sociaux semblables à son voisin, l’égalité serait atteinte. Il est difficile de concevoir que cela soit vrai et même souhaitable. Comment peut-on autant mépriser les différences de potentiel entre les individus et croire qu’on traite tous et chacun de manière juste et équitable? Dans un monde tel que je viens de le décrire, des personnes ont été indument brimées par d’autres qui ont imposé leurs valeurs égalitaristes. Et ces valeurs, à quoi servent-elles? Simplement à satisfaire une pulsion jalouse envers les plus doués en nivelant tout le monde vers le bas, sans aucun bénéfice. «Exiger de la force qu’elle ne se manifeste pas comme force, […], c’est aussi absurde qu’exiger de la faiblesse de se manifester comme force» écrivait Nietzsche. Curieusement, et tristement, cela est toujours d’actualité. Il s’agit maintenant de corriger cette conception de l’égalité en dénonçant les perversions qu’elle a amenées dans notre société. L’endroit où, tristement, les égalitaristes ont fait des ravages est le milieu de l’éducation. Le débat quant à savoir si nous devrions couper les subventions au système privé est un mal chronique au Québec. Bien qu’il soit prouvé que notre système mixte soit économiquement efficace, il y en a toujours certains pour se plaindre que ceux qui paient ont un meilleur service, que les jeunes ont de meilleurs résultats et ont accès à des infrastructures de meilleure qualité. Qu’est-ce que cela change à leur vie et à celles de leurs enfants? Absolument rien. Ils ont toujours la possibilité d’envoyer leurs enfants dans le système public. Les écoles privées sont sélectives? Les meilleurs réussissent le test et c’est bien ainsi. Il n’y a rien de mieux pour réussir que la compétition. Le problème réside aussi dans le fait que nous voyons la faiblesse scolaire comme une affliction incurable et que le tort revient à ceux qui connaissent le succès académique. Cela nous a conduits à d’autres horreurs académiques telles la passoire de l’Épreuve uniforme de français au niveau 4

collégial, la réforme, dont le but avoué était d’enlever la compétition des salles de classe, l’abolition des cours enrichis et des classes pour élèves surdoués et l’introduction d’élèves en difficultés d’apprentissage dans des classes d’élèves moyens, dans lesquels les plus forts se retrouvent aussi désormais! La volonté égalitariste, carrément tyrannique ici, n’a que faire de la tâche sacrée de l’éducation. Elle méprise et fustige l’effort académique et le talent scolaire. Elle frustre l’intelligence, la considérant comme un vice, un péché de luxure intellectuelle commis à la face du pauvre. Un élève est surdoué? Réjouissons-nous au lieu de pleurnicher sur l’impact éventuellement négatif qu’il aura sur la psyché d’un élève en difficulté, il fera de notre société une société plus riche. Transformons radicalement notre vision et célébrons le succès académique libre des chaînes de l’égalité oppressive. Passons sur l’éducation. L’ambition égalitaire s’est aussi attaquée à un aspect crucial pour nous tous. La santé est passée dans le collimateur. Pour éviter que les riches puissent jouir d’un système où ils seraient mieux traités, nous avons choisi d’être égaux dans la pauvreté. Ainsi, nous sommes sûrs que jamais personne ne sera mieux traitée qu’une autre. À quel prix? Un personnel surchargé, des heures d’attente interminables et une liberté d’entreprise brimée. La vraie injustice est ici totalement négligée. Il est absolument inconcevable qu’un riche prenne la place d’un pauvre dans un système qui était pourtant destiné à ce dernier. Pourtant, c’est ce qui arrive et c’est ce que nous tolérons, considérant cela comme juste et égal pour tous. Il suffirait de hausser notre seuil de tolérance à l’inégalité pour finalement laisser les plus nantis faire ce qu’ils veulent de leur argent, quitte à ce qu’ils aient de meilleurs soins, pour pouvoir mieux se concentrer sur les soins promulgués aux plus démunis. Il y aura de l’inégalité, mais au moins, nous y serons tous plus riches. La création de richesse devrait être le seul critère des politiques égalitaristes. Si un écart doit être corrigé par l’intervention de l’État, il doit exister des preuves que cette action augmentera la richesse collective et aura un impact limité sur ceux qui en paieront les frais. Car, je tiens à le rappeler, il n’y a pas de lunch gratuits. Notre société se doit d’avoir plus de respect envers les individus les plus forts qui la composent. Il s’agit simplement d’une question de courtoisie. Et de reconnaissance envers Nietzsche.


OPINIONS

SOME LIKE IT HOT Philippe OSTIGUY

CIAO! MANHATTAN I’m not clinking glasses with the girls, toasting to independence, staring with contempt at the nearby lovebirds. I’m not lying in bed wearing oversized clothes and playing Françoise Hardy, more worried he’d give up with every passing hour. No, not anymore.

and Doherty, Sedgwick and Dylan. I loathed them because those stories are masterpieces and tragedies every time.

In the past fifteen months, I have hurt (repeatedly) the one I loved out of pride and I did so until he broke. In the same fifteen months, I have (repeatedly) spent sleepless nights begging for another sentence telling me it would be alright and begged until he had no more to give. I either thought celibacy and absence of compromise were the only options or forgot the life that existed outside of ‘us’ mattered at all. I either didn’t give in or didn’t trust. I was either Effy Stonem or Norma Desmond. In the past fifteen months, he could never win.

He might not know it, but I never aimed with bad intentions. I tried to make him happy too. I just didn’t know how.

“Well you and I collapsed in love, and it looks like we might have made it to the end.” And so I face it: I was wrong, the whole time. Love is no weakness and it’s no deity. It’s worth every battle but what a fool you’d be to expect it to endure so many bombs. You see, all I knew was that I didn’t want to be without him, so I made him give me what I wanted. I thought that was all it took. Whether I pushed him away or asked for more, I was playing my cards. I did not realize all he wanted was to never be without me and I certainly did not let him make me give him what he wanted. I forgot every game had a winner and a loser. That’s when he called my bluff and oh, how I suddenly loathed those who trivialized Bardot and Gainsbourg, Moss LE GRAFFITI

ÉDITION 03 FÉVRIER 10

“I guess sometimes love is not enough.”

For the past fifteen months, he’s what I wished for every time it was 11:11. “Who’s to say it’s all for the best in the end?” Today, I’m sitting in a café on Saint-Denis, eating raspberry cheesecake, counting down the hours until Charlotte Gainsbourg’s Montreal stage debut. “L’amour est sans pitié” is playing, the sun’s warm and there’s a feeling of careless hope in the air. A feeling that something new is about to start. Today, I’ve been surrounded by friends and laughter, and I’ve been on my own, alone on the kind of day during which you can’t really feel alone. Today, I have regrets and I have memories. I learned and I changed. It would all be so different if today we could start over. I have a little more perspective, a little more balance, a little more knowledge. He wouldn’t always be wrong, I would not let him lose sleep over me or have “She Just Likes To Fight” on repeat through the night. Yes, I’d start over any day. But today, he is long gone. And I’ll be fine. “You live alone, creating life as you go.” 5


OPINIONS

VAMPIRISME : ON EN A MARRE ! …PROPOS INTÉRESSANTS QUOIQUE ANODINS, DÉSUETS ET SUREXPLOITÉS Corinne Archer ULYSSE

On parle souvent du journalisme comme étant l’art d’expliquer aux autres ce que l’on ne comprend pas soi-même. Alors voilà : face à une multitude de thèmes inédits, intéressants et même originaux, j’ai préféré traiter d’un sujet accablant et surconsommé : le vampirisme. Tout le monde en a parlé. Cette saga a infiltré sournoisement le monde culturel, autant du flanc littéraire que cinématographique. C’en est presque devenu une religion! Buffy contre les vampires saison 24, Twilight sous tous les formats possibles et inimaginables… Et j’en passe afin de vous éviter une longue liste plus que dispensable. Ainsi, parmi toutes les créatures nocturnes déferlant de l’imaginaire, l’homme chauve-souris a étonnamment connu un grand succès. Même dans les croyances les plus anciennes des Indes, de l’Égypte et de la Grèce antique, on retrouve au trône du culte de l’horreur l’irremplaçable buveur de sang. Il faut croire qu’on a toujours eu une certaine attirance envers le sombre, car en effet, on peut retrouver au creux des affreux méchant les vertus des incompris. Qui l’eût cru, les gens ne démordent pas de tous les visages possibles et imaginables qu’ont pu prendre ces meurtriers. Les vampires sont partout qu’on le veuille ou non. Cette mauvaise version de l’humain captive des milliers de gens. Et pourtant, l’homme est déjà assez monstrueux. Même sans crocs, il peut s’avérer effroyable.

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Toutefois, cette fascination morbide prend tout son sens, lorsqu’on réalise que ces légendes enterrent bel et bien une histoire vraie. En 1431, au fin fond d’une province roumaine, un prince sanguinaire, nommé Vlad III, marqua violemment l’histoire de l’Europe de l’Est. Passons les détails historiques afin d’arriver à un fait plus qu’étrange: l’empalement. Il s’agit d’un supplice atroce où l’on transperce le condamné d’un pieu en bois qu’on fixe au sol par la suite. Vlad III pratiquait couramment cette méthode afin de corriger les impairs et ainsi se faire respecter de tous. Certains prétendent qu’il buvait même le sang de ses victimes. On tente maintenant d’expliquer le vampirisme d’un point de vue médical! Il s’agirait d’une maladie rare du nom de porphyrie. Étonnamment, cela causerait l’hypersensibilité à la lumière, une dégradation des gencives rendant les dents plus proéminentes et la nécessité d’un demi-litre de sang neuf par semaine afin de diminuer le taux de porphyrine présent. Il faut croire que même dans les histoires les plus loufoques, on réussit à soutirer une parcelle de rationnel. Face à une multitude de thèmes attrayants, plaisants et même surprenants, j’ai donc préféré vous faire part du non particulier. Perte de temps, penserez-vous. Mais bon, quelqu’un m’a aussi dit qu’en s’intéressant à ce qui intéresse le public, le journalisme devient alors une superbe manière de dissiper les minutes.


AGEB 2010 | 2011

MOT DU FUTUR PRÉSIDENT Frederik DERY

C’est après le dévoilement des résultats de la campagne électorale 20102011 que la future AGEB est prête à agir afin de combler vos intérêts. Cette campagne a porté ses fruits et a pu démontrer la compétence des candidats en lice. Malgré la répartition des votes, qui a divisé les équipes en deux, nous formerons une équipe unie. Nous vous remercions 696 fois de votre appui pendant la période de vote, de votre assistance au discours ainsi qu’au débat. Cette expérience fut enrichissante pour chacun d’entre nous, et nous a permis de découvrir diverses personnalités ainsi que des gens ayant certains talents d’orateur. À cet effet, les membres élus sont prêts à s’engager afin de combler vos intérêts en tenant compte de l’opinion de tous, tant socialement et culturellement qu’académiquement. En tant que nouvelle équipe, nous comptons innover l’année prochaine en profitant du nouveau complexe sportif, et nous espérons collaborer efficacement avec les organismes suivants : la radio étudiante, le Graffiti et le comité socio-sportif. La barre est haute, mais sachez que l’équipe est composée de gens compétents, persévérants, intelligents et sociables. Bref, nous formons une équipe ayant toutes les qualités pour former une excellente AGEB 2010. Évidemment, il y aura une révision de la plateforme électorale de chaque équipe afin de choisir les meilleurs projets et ceux étant les plus réalisables. De plus, nous comptons faire de l’an prochain une année enrichissante et remplie d’activités qui rejoindront tous les Brébeuviens afin de former une communauté étudiante unie. L’année prochaine s’annonce radieuse pour vous, au collège Jean-de-Brébeuf, car nous mettrons tous les efforts nécessaires afin de combler vos besoins. Nous nous donnons comme devoir de faire de votre prochaine année au collège une année mémorable. Cordialement, Frederik DERY Président de l’AGEB 2010-2011

LE GRAFFITI

ÉDITION 03 FÉVRIER 10

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AGEB 2010 | 2011

LE P’TIT BRONZÉ DE GRANBY Marc Antoine MORIN

‘’Un artiste est une personne qui crée des choses dont les gens n’ont pas besoin mais, pour une raison quelconque, il pense que ce serait une bonne idée de leur apporter.’’ -Andy Warhol , Extrait de Ma philosophie de A à B et vice versa. Je voudrais tout d’abord féliciter toutes les personnes qui ont participé au processus électoral des organismes du collège. J’aimerais remercier mes adversaires, Laurent Charles Tremblay Lévesque et Alexandra Saad, pour s’être impliqués dans cette magnifique campagne électorale et pour m’avoir poussé à me surpasser afin de vous offrir le meilleur de moi-même. Je voudrais particulièrement souligner leur passion envers la culture et leur détermination. Ces valeurs me sont très chères et je souhaite que vous puissiez les retrouver l’an prochain à travers mes interventions au collège. J’aimerais simplement vous dire à quel point je suis honoré d’avoir été choisi conseiller culturel. Je ne vous décevrai pas (enfin je l’espère). C’est Marichelle Leclair, rédactrice en chef du Graffiti, qui m’a demandé à mon grand désarroi d’écrire un article portant sur le futur conseiller culturel. Je dois vous avouer que je suis vraiment maladroit lorsque vient le temps de m’exprimer sur papier. Je préfère parler, discourir. Après avoir surmonté ma peur d’écrire pour le journal, je me suis dis: « Ah, super, j’écris un article...mais sur quoi?». On m’a conseillé d’écrire sur moi. Ce sujet peut vous sembler un peu superficiel et prétentieux, mais je pense que c’est une bonne idée, puisque l’une des valeurs fondamentales de mes projets pour l’an prochain est l’unité au sein de Brébeuf. Voici donc ma perception des gens qui seront présents dans votre scolaire vie l’an prochain. J’ai rencontré les merveilleux membres de l’AGEB 2010-2011. Je pense que nous formons une équipe forte et unie, car il faut être prêt à diriger nos projets avec unité et, surtout, les accomplir. J’ai aussi rencontré les futurs dirigeants du Graffiti et du comité socio-sportif, et comme pour les membres de l’AGEB, je sens chez mes collègues un désir d’unité et de vivacité dans la vie collégiale de l’an prochain. Je pense que vous aurez le privilège, en 20102011, d’avoir une équipe d’étudiants passionnés par ce qu’ils veulent entreprendre et surtout, passionnés par Brébeuf. Et par vous. Étant donné que je vise l’unité des étudiants de Brébeuf, je crois que nous devons tous apprendre à mieux nous connaître et, surtout, à découvrir nos talents cachés! C’est d’ailleurs pour cette raison que je vous proposerai (entre autres !) des concours de photos mensuels et un spectacle de talents. Dans cette perspective, j’espère que 8

vous désirez un peu connaître la personne qui représentera votre culture... Comme vous l’avez peut-être remarqué, j’ai un magnifique teint bronzé. Mon teint n’est pas dû au fait que j’aie vécu et grandi dans le sud du Québec, à Granby ; en fait, je suis né au Guatemala. Ce qui est fantastique, c’est que je partage une génétique maya et italienne, car mon père biologique est italien. J’écris père biologique parce que j’ai été adopté par un père d’origine irlandaise et une maman d’origine française (comme la plupart des Québécois....) vivant à Granby depuis toujours. Je suis arrivé à l’aéroport de (feu) Dorval à l’âge de cinq mois. Déjà, à cet âge, j’étais un mélange génétique de cultures assez surprenant. Par la suite, j’ai souvent passé mes hivers et mes automnes en Floride chez mes grands-parents ; cette partie de mon éducation, américaine, m’a peut-être poussé à devenir ambitieux ! C’est dans ma ville des Cantons-de-l’Est que j’ai fait du théâtre pendant onze ans, du piano pendant huit ans et du saxophone pendant trois ans. Disons que j’adore l’art. J’ai aussi fait plusieurs voyages seul, en Asie, en Amérique et Europe. J’aime bien découvrir de nouveaux horizons par le biais de la liberté. Une fois mon diplôme d’études secondaires en poche, j’ai décidé de jouer gros et de passer de ma petite ville à la grande métropole, et je me suis inscrit à Brébeuf. Pourquoi ne pas oser!? Une fois ici, je me suis demandé ce que je pourrais faire pour profiter de ma première année, et j’ai osé m’inscrire à CarrefourSuisse. Encore une fois, le défi de la découverte y était pour quelque chose. Comme d’habitude, j’étais l’exception; le plus jeune du groupe. Dès mon retour des terres helvétiques (et grâce à mon immense ambition) je me suis retrouvé un vendredi après-midi élu Conseiller culturel. Je ne suis qu’exception depuis toujours. J’étais là quand je devais y être, tout simplement. Je ne peux pas vous expliquer pourquoi je suis différent ; c’est comme ça, un peu comme l’art. Le destin m’a porté jusqu’ici, et je pense que c’est pour une bonne raison: j’ai quelque chose à vous apporter. Enfin, j’ose et je suis ambitieux. J’espère que vous passerez un superbe été et en profiterez pour vous reposer pleinement car l’an prochain, vous n’arrêterez pas un instant de bouger ! Profitez de votre été pour voir la richesse culturelle qui nous entoure. Je vous laisse sur cette maxime de mon cru : « Osez oser, vous êtes libre après tout et puis, ça ne vous fera que du bien. » Culturellement vôtre, Marc Antoine MORIN


CRÉATION

JE L’AIME Arielle ACOSTA-PERELMAN

Je l’aime, moi… Oui, je l’aime. De tout mon corps, de tout mon être. Et vous? L’aimezvous? Je sais bien qu’il y en a qui ne l’aiment pas. Qui la détestent. Qui la haïssent. Pourquoi? Je crois que le simple fait de l’aimer signifie un premier pas vers le bonheur. Chaque fois qu’on l’aime plus fort, on s’approche plus de monsieur Bonheur. J’y suis allé aujourd’hui. C’était beau. Un jardin de roses et de tulipes. Une maison en pain d’épice. Un chocolat chaud devant un bon foyer. C’était bien chez monsieur Bonheur. J’ai pu voir, enfoncée dans son canapé de guimauve, la lumière chaleureuse du feu éclairer ses portraits de famille. Monsieur et madame Bonheur avec leur petit Junior joyeux. En tournant la tête, j’ai regardé par la fenêtre. Celle représentant l’extérieur du bonheur. Et il y avait des gens. Ils marchaient sur ces trottoirs sales et puants. Certains s’arrêtèrent pour regarder la maison de pâtisserie. Ils semblaient vouloir entrer, mais ils ne pouvaient pas. Ils restèrent là comme de vieilles statues noires en veston-cravate. Les semelles de leurs beaux souliers noirs luisants étaient collées à l’asphalte, comme emprisonnées dans leur monde par la simple clôture blanche de monsieur Bonheur. Moi, je sais pourquoi ils ne pouvaient pas entrer. Parce qu’ils

Quelques mois après avoir écrit et publié les aphorismes qui suivent, Oscar Wilde fut emprisonné pour, entre autres, corruption de la jeunesse. Jeunes Brébeuviens, je ne vous partage pas ces lignes dans l’espoir de vous corrompre ; je sais que vous êtes tous et toutes de grands garçons et de grandes filles qui n’ont pas besoin des mots d’un esthète bicurieux de l’époque victorienne pour vous corrompre : deux ans de CÉGEP y auront suffi. Cela dit, je ne doute pas que ces lignes sont toujours d’actualité en faisant l’éloge de la jeunesse et de la superficialité la plus désinvolte. Laissez-vous flatter dans le sens du poil par ces lignes qui vous célèbrent dans votre prodigieuse jeunesse. Ne serait-il pas plus charmant de vivre dans un monde où l’on dirait des douchebags qu’ils sont des épicuriens, des hipsters qu’ils sont des dandys, les salopes et les traînées des courtisanes et des séducteurs des gentlemans ? Un homme qui ne peut s’empêcher de regarder le décolleté des femmes ne serait-il pas en réalité un esthète refoulé? D’accord, je rêve. Je pourrais vous dire de faire de votre vie votre art, de vos jours vos strophes, de vos phrases vos vers, mais ce serait un peu trop (et surtout, un peu laid). La seule chose à se souvenir est de ne rien prendre au sérieux. Le sérieux est une preuve de l’arrêt de tout développement intellectuel. En fait, le sérieux, c’est la mort. Savourez donc les quelques années de vraie jeunesse qu’il vous reste de la façon qui vous plaît, même si cela signifie d’aller vous saouler dans des clubs pour ensuite aller sur le plancher de danse frotter vos phallus semi voûtés sur le derrière d’une quelconque femme aux mœurs discutables; ce n’est pas ce qu’il y a de plus enrichissant et poétique, mais c’est mieux que rien.

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ÉDITION 03 FÉVRIER 10

ne l’aiment pas. Moi, je l’aime. Mais je sais aussi que c’est dur pour eux de l’aimer. Ils ont toujours vécu là, de ce côté de la clôture blanche. Ils ont été élevés pour la détester, pour la noircir, pour la polluer. Moi, je l’ai toujours aimée sans m’en rendre compte. C’est seulement aujourd’hui, chez monsieur Bonheur, que j’ai compris. C’était la première fois que je me rendais vraiment compte qu’elle était là. Et je l’ai vue. Et je l’ai aimée. Je marchais tranquillement, comme toujours. J’ai simplement tourné la tête et elle m’a souri dans un jet de lumière dorée, comme le foyer chez les Bonheur. Elle semblait plus vraie que nature. Pas comme dans les livres, non. J’ai vu son visage. Il y avait sa bouche, grande et puissante. Plus haut son nez minuscule. Encore plus haut, ses yeux brillants de mille feux. Ses joues étaient pomponnées de légers nuages. Ses cheveux teintés de bleu s’envolaient au gré du vent. Elle était belle. Et je l’aime. Je me demande maintenant si les gens qui m’entourent l’aiment aussi. Papa, toi, aimes-tu madame La Terre?

En fait, je dis cela, car n’oubliez pas que dans six ans, vous aurez peut-être une hypothèque, dans huit ans, un projet d’enfant, dans douze ans, des problèmes de digestion et dans 15 ans, une piscine hors terre. Ça fait réfléchir. L’anonymat me convient très bien.

PHRASES AND PHILOSOPHIES FOR THE USE OF THE YOUNG D’abord publié dans l’édition de décembre 1894 du magazine étudiant d’Oxford, The Chameleon. Oscar WILDE The first duty in life is to be as artificial as possible. What the second duty is no one has as yet discovered. Wickedness is a myth invented by good people to account for the curious attractiveness of others. If the poor only had profiles there would be no difficulty in solving the problem of poverty. Those who see any difference between soul and body have neither. A really well-maded buttonhole is the only link between Art and Nature. 9


CRÉATION

Religions die when they are proved to be true. Science is the record of dead religions. The well-bred contradict other people. The wise contradict themselves. Nothing that actually occurs is of the smallest importance. Dullness is the coming of age of seriousness. In all unimportant matters, style, not sincerity, is the essential. In all important matters, style, not sincerity, is the essential. If one tells the truth, one is sure, sooner or later, to be found out. Pleasure is the only thing one should live for. Nothing ages like happiness. It is only by not paying one’s bills that one can hope to live in the memory of the commercial classes. No crime is vulgar, but all vulgarity is crime. Vulgarity is the conduct of others. Only the shallow know themselves. Time is a waste of money. One should always be a little improbable. There is a fatality about all good resolutions. They are invariably made too soon. The only way to atone for being occasionally a little over-dressed is by being always absolutely over-educated. To be premature is to be perfect. Any preoccupation with ideas of what is right and wrong in conduct shows an arrested intellectual development. Ambition is the last refuge of the failure. A truth ceases to be true when more than one person believes in it. In examinations the foolish ask questions that the wise cannot answer. Greek dress was in its essence inartistic. Nothing should reveal the body but the body. One should either be a work of art, or wear a work of art. It is only the superficial qualities that last. Man’s deeper nature is soon found out. Industry is the root of all ugliness. The ages live in history through their anachronisms. It is only the gods who taste of death. Apollo has passed away, but Hyacinth, whom men say he slew, lives on. Nero and Narcissus are always with us. The old believe everything: the middle-aged suspect everything: the young know everything. The condition of perfection is idleness: the aim of perfection is youth. Only the great masters of style ever succeed in being obscure. There is something tragic about the enormous number of young men there are in England at the present moment who start life with perfect profiles, and end by adopting some useful profession. To love oneself is the beginning of a life-long romance.

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CULTURE, TENDANCES, & SUGAR RUSH. L’idée de créer un nouvel espace tendance au sein même du Graffiti a pour objectif d’éclairer vos penchants pour l’avantgarde. Repérer de nouvelles adresses en cette métropole montréalaise est pour nous une passion à partager. Notre concept : arpenter les rues et quartiers à la poursuite de boutiques, resto, bars, galeries ou toutes autres destinations culturelles incontournables, nous permettant ainsi de clamer avec hardiesse que Montréal est une ville en pleine émergence sans cesse à redécouvrir. Notes aux lecteurs : Notre propre blog Querelle sera étroitement lié à nos chroniques publiées dans le Graffiti. Ce dernier peut être consulté dès maintenant au www.qrll.wordpress.com.

idée originale Francis BEAUMONT DESLAURIERS & Catherine MARTEL

LE GRAFFITI

ÉDITION 03 FÉVRIER 10

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CULTURE, TENDANCES, & SUGAR RUSH.

QUAND HOCHELAGAMAISONNEUVE DEVIENT HOMA Là où l’hégémonie francophone montréalaise affiche encore fièrement sa majorité, où les artistes trop branchés s’exilent en masse pour fuir le Plateau maintenant trop engorgé, où les habitants s’envoient encore joyeusement la main comme si Montréal retournait à son statut de village, HochelagaMaisonneuve est un quartier qui bouge et qui se démène. Délimité par les rues Sherbrooke et Frontenac, le fleuve et le Canadien National, le quartier dignement rebaptisé «HoMa» tend graduellement à s’extirper de cette réputation peu reluisante qui le précède pour laisser place à la jeunesse créative et aux commerçants prêts à redynamiser le quartier. Suggestions d’adresses incontournables pour une première escapade.

C’est dans un décor constellé de meubles d’une autre époque que nous convie Éric, jeune entrepreneur montréalais doté d’un goût hors du commun. Dans son aménagement au penchant minimaliste, tables des années 50, reproductions d’Alfred Pellan, meubles massifs et accessoires du XXe siècle font office de capsules temporelles nous propulsant dans un univers design et anachronique. Avec l’aide d’un spécialiste, le jeune propriétaire restaure les articles mobiliers qu’il vend ou loue pour redonner un second souffle aux tables basses, chaises, commodes et bureaux que nos grand-mères ont depuis longtemps relégués aux sous-sols. Le choix de l’emplacement, le 3987 Sainte-Catherine Est, fait écho à son esprit intrépide et avantgardiste qui l’a poussé à s’installer dans Hochelaga-Maisonneuve il y a bientôt deux ans de cela. Et la réputation du quartier n’affecte aucunement son chiffre de vente. Tantine nicotine n’ira pas y faire du lèchevitrine. Sa clientèle cible : des clients avec de certains moyens et sûrs d’eux-mêmes. Selon Éric, le quartier n’est qu’à l’aube de son développement et la pointe de sa croissance anticipée est déjà percevable à l’horizon. ShowRoom demeure un espace en perpétuelle mutation, suivant la dynamique des trouvailles précieuses qu’il nous offre tout en fusionnant la limite entre vintage, modernisme et tendances actuelles. Et l’authenticité glamourisée de chaque pièce assure à l’acheteur d’être aussi unique qu’elle. 12

SHOWROOM 3987 Rue Sainte-Catherine Est 514 979 3846 www.showroommtl.com


CULTURE, TENDANCES, & SUGAR RUSH.

SEPTIÈME – ATOMIC CAFÉ 3606 Rue Ontario Est 514 525 9601 www.leseptieme.com Ancré sur la rue Ontario depuis plus de 7 ans déjà et considéré comme un point culturel central du quartier au même titre que le théâtre Denise-Pelletier, le SEPTIÈME, vidéoclub fétiche des cinéphiles d’HoMa, ainsi que son acolyte l’ATOMIC CAFÉ n’ont l’air de rien, mais une foule de jeunes artistes et d’étudiants y fourmillent. Y franchir la porte, c’est laisser un état de bien-être nous déposséder de toutes tensions. Après avoir loué un Sofia Copolla, le décor rétro-spatial chaleureux nous donne l’envie de laisser le temps filer doucement et de siroter une tasse d’allongé ou un bon latté pour moins de trois dollars, tout en cassant la croûte si le cœur nous en dit.

CABOTINS 4821 Rue Sainte-Catherine Est 514 251 8817 www.restaurantcabotins.wordpress.com Le caractère disjoncté du CABOTINS met en scène des éléments des années 50 où les sousvêtements semblent s’approprier la majeure partie de l’espace. Plusieurs mannequins de plastique à l’entrée arborent fièrement des caleçons et nous invitent à prendre place. Une fois assis, un monde d’absurdités subtilement incongrues s’impose à nous: les lampes sont accrochées à l’envers au dessus de nos têtes, des bas nous sont prêtés en guise de serviettes de tables et le menu affiche des titres hors du commun (le vin rouge devient jus de chaussette rouge, la table d’hôte devient La haute couture, et le menu à la carte, le Prêt-à-porter). Chaque élément évolue autour du thème inusité et hautement original de la mercerie. Les plats français du menu changent selon l’humeur du chef. On vous propose un brunch le samedi et le dimanche, ou un souper en têteà-tête pour faire ruminer la routine. Les prix oscillent entre 12,50$ à 25$. LE GRAFFITI

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MARCHÉ 4751 4751 Rue Sainte-Catherine Est, Montréal. 514 903 6775 www.marche4751.com Installé et retapé dans un ancien Barber Shop du 4751 rue Sainte-Catherine Est, le MARCHÉ 4751 nous accueille dans un vaste espace au plancher de bois franc qui craque sous nos pieds et marqué par les nombreuses histoires qui l’ont foulé. Les propriétaires ont préservé la façade originale, perle du patrimoine architectural du quartier caractérisée par une enclave intérieure dont la structure est propre aux rues commerçantes de HoMa. Il est possible de s’installer à même la vitrine pour y siroter un doux café Santropol, ou encore une infusion de fleurs de thé tissées à l’artisanal. La bâtisse datant de 1918 est sublimissime, de par la décoration atypique qui l’habille. À en avoir presque l’impression de se retrouver dans le SoHo newyorkais. L’ambiance ultra chaleureuse prend vie dans ses lustres, ses cadres et le bois naturel omniprésent. Les rencontres y sont multiples, surprenantes et d’une pluralité électrisante. La propriétaire dit elle-même qu’il faut «abattre ses préjugés et se laisser charmer par cette mixité sociale».

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MODE & CHALEUR MONTRÉALAISES EN TANDEM Eh oui, l’été arrive avec son lot de soleil, de plages et de sorbets coulant sur nos spartiates. Malgré cette frénésie hystérique qu’un 18˚C précoce déclenche chez certains, j’entends déjà les fashionistas aguerries scander le malheur et la désolation face à cette simplicité forcée : finis le layering, les gros foulards architecturaux, les larges ceintures tailles hautes structurant la silhouette et cette cape de laine que je ne saurais cacher pendant un interminable 12 semaines. Sortons nos lunettes fumées pour cacher ces traits huileux dont la ville humide nous enduit, et hop les gougounes et les tuniques en lin. Mais pas de panique! Avant de fuir dans les galeries et les cafés climatisés et de squatter la terrasse d’une copine, on sort son agenda et on y inscrit les dates épiphaniques qui sauront faire guise de brise fraîche sur cette mode montréalaise mise sur le hold sporadiquement.

LE JEUDI 27 MAI | SEX AND THE CITY 2 Les fans radicaux de cette nouvelle religion contemporaine qu’est SATC souffrent tous, et de façon généralisée, d’un syndrome encore sans cure : celui d’une nostalgie et d’une insatisfaction bovaryenne sans précédent que la fin de la sérié télé a déclenchées de façon endémique. Comme si l’on avait perdu nos quatre meilleures amies et que l’attente d’une retrouvaille trop anticipée nous obsédait jusqu’à nous rendre psychotiques. L’appel des adeptes n’aura donc pas été vain, puisque le 27 mai prochain, les tapis rouge se dérouleront et les Louboutins vertigineux fouleront les salles de cinéma qui accueilleront le quatuor tant attendu pour un nouvel épisode Deluxe. Carrie, Charlotte, Samantha et Miranda partageront avec nous, dans ce second long métrage, leur garde-robe décadente, leurs aventures beaucoup trop excitantes et leur tact, ma foi, d’une hilarité sans limite. Ces dernières décideront de fuir, le temps d’une escapade dans le désert le plus glamour du globe, leurs relations amoureuse et familiale respectives, pour une fois bien ancrées. On craque pour : la trame sonore, la robe rouge de Samantha, les cupcakes de Charlotte, le retour de Aidan et le turban de Carrie. LE GRAFFITI

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LE LUNDI 28 JUIN |

DU 4 AU 7 AOÛT |

LADY GAGA

FESTIVAL MODE ET DESIGN

Parce que Montréal n’en aura jamais assez de ses chansons aussi addictives qu’un bonbon trop sucré et de ses outfits défiant toutes les lois de l’avant-garde, la Miss Gaga, égérie du fashion fastforward, foulera à nouveau les planches du Centre Bell pour nous replonger dans le Haus of Gaga, cet univers onirique d’une créativité qui aura su repousser les limites de la pop. Les billets de ce second passage du Monster Ball dans la métropole sont en vente via le www.ladygaga.com/events.

Montréal apprend progressivement à façonner sa place sur la scène fashion internationale, les nombreux talents que la province couve possédant désormais un écho plus large qui touche davantage la population. Pensons justement à la Semaine de la Mode de Montréal qui gagna en prestige lors de sa dernière édition et qui rendit accessible au public certains défilés (dont celui de Denis Gagnon : l’hystérie fut généralisée). Dans cette même optique de rendre la mode encore plus démocratique et accessible, la 10e édition du Festival Mode et Design de Montréal aura pignon sur rue du 4 au 7 août prochain sur l’avenue McGill College. Deux catwalk urbains et extérieurs seront foulés par une faune de mannequins arborant les dernières collections de plus de 80 designers d’ici et de calibre international, en plus des nombreuses performances live d’artistes et de DJs invités qui dynamiseront cette scène électrique, telle une orgie invitante pour les entichés de mode et de soirées chaudes du centre-ville. Pour plus de détails, consultez le www.festivalmodedesign.com.

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LE JEUDI 26 AOÛT | DENIS GAGNON POUR BEDO Iconoclaste et maroquinier poétique, maniant le cuir tel un sculpteur construisant, moulant et recréant la matière, Denis Gagnon, depuis sa première collection lancée en 2000, redore le blason de la mode québécoise. Accessibles, féminines, sensuelles, uniques, ses pièces d’une désinvolture élégante s’agencent avec brio aux allures rock chic des jeunes femmes urbaines, dynamiques et polyvalentes pour qui il dessine. Alliant avec inspiration structure et fluidité, matières somptueusement délicates, telles le satin et la soie, avec matière raw, comme le cuir et les zips (ornements fort exploités dans sa collection 2010), l’esprit raffiné et révolté qui émanent de sa dernière collection sera bientôt accessibles au commun des mortels. Dans la même veine que les collaborations exclusives que font les designers internationaux avec la maison H&M, Gagnon rendra disponibles aux jeunes fashionistas, le 26 août prochain, ses créations automne/hiver dans une version plus prêt-à-porter dans les boutiques Bedo. Les détails de la collection spéciale n’ont pas encore été divulgués, mais il est évident que celle-ci sera à la hauteur de cet enfant terrible du design. Un sitting est à envisager. www.denisgagnon.ca

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ON AIME | BLOG CRUSH

_1 WWW.STREETPEEPER.COM On y jette un coup d’œil lorsque le temps passe trop lentement ou qu’un syndrome de la page blanche assiège notre cerveau alangui. En un clique, l’inspiration fuse et jaillit de toute part sur ce blog où rien de moins que le meilleur du streetstyle se niche, clichés récoltés dans les grandes capitales fashion telles Londres, Paris, New York et Tokyo, là où le mode de vie est en orbite autour de l’avant-garde vestimentaire. Un buffet sans limite pour s’empiffrer l’esprit d’idées iconoclastes, de concepts brillants et de styles uniques et survoltés. Des heures de procrastination productive sont assurées. 18


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_2 WWW.KATELOVESME.NET Pelayo Diaz dit le Prince Pelayo, Londonien magnifique qui a préféré adopter Madrid, nous offre toute la chaleur et les tendances de l’Espagne. Carnet grand ouvert d’une vie jetset, il nous présente sur son blog sa garde-robe fort enviable, ses rencontres et amitiés décadentes et son nightlife damnant (sur photo, il fait la fête avec Lou Doillon, trinque avec Lohan et chitchat avec Lagerfeld). Il partage ses plus récentes découvertes et les highlights backstage de son inclusion dans l’univers de la mode, étant d’ailleurs reconnu dans ce milieu comme un icône du streetstyle, par notamment plusieurs apparitions dans le GQ Magazine, i-D, L’Officiel Hommes et Vogue Korea. On peut aussi se procurer ses vêtements vedettes sur un dérivé de Kate Loves Me : www.seenatkatelovesme.blogspot.com. LE GRAFFITI

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