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la Emile Bailly est le premier président du Servette. A l’été, il cède sa place rapidement à un adolescent de seize ans, Paul Ackermann, qui par son sens de l’organisation permet de pérenniser la société. Cinquante-six membres sont comptés à la fin de l’année 1891. Jusqu’en 1896, les jeunes pratiquent au gré des opportunités leur sport favori. C’est cette année-là que l’activité du club est suspendue, faute de terrain. Genève reçoit l’Exposition nationale et les organisateurs réquisitionnent la Plaine de Plainpalais. Aucune alternative véritable n’est trouvée. Sans l’amitié qui unissait ces fondateurs, Servette disparaissait à tout jamais. Une seconde naissance En automne 1898, les terrains de la Plaine sont à nouveau disponibles, le FC de la Servette peut reprendre ses activités. Les choses ont bien changé en deux ans. Comme tous les autres

Sous l’impulsion du capitaine du XV servettien, François Dégerine, qu’une section football-association est créée à la toute fin du siècle. clubs genevois pratiquent le football, il devient de plus en plus difficile de trouver des adversaires. C’est vers la France que l’on se tourne. Les rugbymans s’inclinent l’année suivante à Grenoble sur le score de 9 à 3. Le 22 octobre, le F.C. de Lyon, alors invincible, s’impose sur la Plaine de Plainpalais sur le score de 11 à 3 devant plus de 3000 spectateurs. C’est alors que, sous l’impulsion du capitaine du XV servettien qui pratique les deux jeux de football, François Dégerine, qu’une section football-association est créée à la toute fin du siècle. Celle-ci se développe à vitesse grand V alors que le rugby, faute d’adversaire, piétine. En 1900, le FC Servette reste la seule équipe de Suisse à pratiquer encore le rugby de haut niveau.

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SMAG #2 - Mars 2010  

Le magazine du football genevois

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