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DOSSIER 120 ANS

LAVIZZARI SERVETTE, C’EST 30 ANS DE MA VIE texte: Florian Muller photos: Speciale centenaire Servette FC, 1990 Hors Ligne Publishing

Président emblématique des années 80, Carlo Lavizzari a un palmarès sportif qui fait envie : un titre de champion (1985), une Coupe de Suisse (1984) et une Coupe de la Ligue (1980). Il présidera par la suite la Ligue suisse de football jusqu’en 1995 et siègera notamment au Comité Olympique suisse. Fort de son expérience, il revient pour le Smag sur sa relation avec le club de son cœur. Lorsque vous êtes arrivé à la présidence, fin septembre 1980, le club traversait sportivement une période difficile, après plusieurs années fastes. Quel fût votre stratégie à l’époque ? Le club avait perdu une partie de sa substance, avec le départ de plusieurs joueurs clés. Il a fallu reconstruire, avec l’idée que Servette était un club phare et qu’il devait le rester. Alors bien sûr ça ne se fait pas du jour au lendemain. On a pas mal galérer au début, notamment pour éviter le tour de relégation. La couleur «grenat” s’était quelque peu estompée. Mais fort du soutient populaire, on a construit une équipe compétitive dont les résultats ne se sont pas fait attendre. Le retour d’Umberto Barberis en 1983 a-t-il été déterminant ? Bertine Barberis était un vrai leader, un battant. On a besoin de ce genre de personnage pour donner une âme à une équipe. Mais il n’a pas toujours fait l’unanimité. Un caractère

“Il faut parfois gérer des conflits de personnes. Je me souviens de quelques frictions entre Lucien Favre et Bertine Barberis, ne serait-ce que pour un numéro de maillot” aussi fort que le sien a ses bons et ses mauvais côtés. Il faut parfois gérer des conflits de personnes. Je me souviens de quelques frictions entre Lucien Favre et Bertine Barberis, ne serait-ce que pour un numéro de maillot. Mais il faisait indéniablement partie de la colonne vertébrale de l’équipe. 22

SMAG #2 - Mars 2010  

Le magazine du football genevois

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