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Bellinzone A visiter Powered by Dialogue Logique S.A.


Hôtel de ville

Depuis la nuit des temps c’est ici que siègent le gouvernement local (jadis le Conseil du bourg) et ses fonctionnaires. Des traces de l’existence d’un précédent bâtiment, remontant au XIIIe siècle, ont été retrouvées sous l’emplacement de l’actuel édifice. Il y eut tout d’abord le Copertum comunis en 1347, une sorte de structure simple où se rassemblaient les habitants et où était rendue la justice. Plus tard, avec le développement économique du bourg et sa croissance politique aux frontières situées au nord de l’Etat milanais, elle fit place, en 1393, au palatium domus comunis Birinzone pour devenir ensuite, au XVe siècle, après sa restauration, Palazzo del Podestà et des commissaires des Visconti et des Sforza. Le bâtiment comprenait alors les salles de réunion du gouvernement local et d’autres locaux dont les geôles de la cité, la chancellerie, la résidence des officiers milanais. Vers la fin du XVe siècle, il fut à nouveau agrandi et embelli d’un beffroi pour y loger la cloche qui scandait les heures, avec l’ajout de petites colonnes, du mât en fer pour hisser le drapeau et, plus tard, de l’horloge communale. Au début du XXe siècle, le palais était réduit à une ruine et il fut décidé de le démolir pour le reconstruire. Les travaux se poursuivirent jusqu’en 1928. Les différentes phases de la restauration de l’Hôtel de Ville sont visibles dans la série de sgraffites, oeuvre du peintre de Bellinzona, Baldo Carugo, des lunettes ornant les murs des arcades et des loggias de la cour intérieure de l’actuel Hôtel de ville.

HÔTEL DE VILLE

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Piazza Indipendenza et eglise San Rocco

Cette place, jadis appelée Piazza San Rocco, a pris le nom de l'obélisque érigé en son milieu, pour commémorer le centenaire de l'Acte de médiation de Napoléon qui scella l'indépendance du canton. En 1803, après plus de trois siècles de soumission aux cantons souverains suisses, le Tessin devint un canton de la Confédération à part entière. La place correspond à l'entrée sud de la cité médiévale et fait pendant à la Piazza del Sole située au nord. De ce côté également, la porte appelée Camminata, ou de Lugano, qui s'ouvrait vers le sud, était protégée par une barbacane, imposant ouvrage défensif de forme triangulaire qui fermait la véritable tour d'entrée, ceinte elle-même de douves. En 1810, l'ouvrage fut détruit, au grand regret de la population locale. Puis, l'ancienne structure de la muraille médiévale fut substituée par une porte de style néoclassique qui fut, elle aussi, abolie par la suite, vers 1860. A l'angle gauche de l'entrée de la ville (Via Camminata) est encore visible, une des colonnes de soutien du portail néo-classique. Les pierres furent réutilisées pour la construction de la douane, au pied de la muraille méridionale, démolie à son tour en 1938, afin de rétablir la perspective d'une bonne partie des bastions.L'actuelle Eglise San Rocco, qui fait face à Piazza Indipendenza, a été érigée, hors les murs, sur les fondations d'une église précédente datant du XIVe siècle, agrandie plus tard et dédiée à la Vierge Marie. Elle était également connue sous le nom de Cappella della Vergine dei Cattanei. La restauration de 1926 a toutefois fortement modifié son aspect général. Les anciennes fresques de la façade furent substituées par une fresque représentant San Rocco, signée Carlo Bonafedi, tandis que le campanile était surélevé.

PIAZZA INDIPENDENZA ET EGLISE SAN ROCCO

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Piazza Nosetto

Cette place a pris le nom du noyer qui s’y trouvait jadis et qu’on a remplacé récemment, après plusieurs siècles d’absence, par un tout jeune arbre. Elle est la plus ancienne place de la ville, la seule dont le nom est mentionné dès le Moyen-Age. Elle a, depuis toujours, abrité le siège de la maison publique devenue au cours des siècles l’Hôtel de Ville. Sur cet emplacement se trouvait le puits communal où les habitants venaient puiser l’eau pour l’usage domestique. C’est également ici qu’on administrait la justice. Après la conquête milanaise de 1340, un édifice décoré de fresques, baptisé le “couvert”, fut élevé au milieu de la place. Les procès publics s’y tenaient et les sentences y étaient exécutées. Devenu caduque, souvent infesté de détritus et témoin de nombreux méfaits, le “couvert” fut démoli en 1471. Piazza Nosetto représentait le véritable centre de la vie publique du bourg. De cette place, la voie principale de communication et du commerce, Strada Francisca, s’ouvrait en éventail sur trois embranchements: Porta Nuova en direction de Locarno, Porta Codeborgo vers le Nord et Porta Camminata vers le Sud. Cette place était en fait une sorte de croisée des chemins où se faisaient face des arcades, des boutiques, des artisans, des études de notaires, des auberges, signes évidents d’une activité commerciale intense. Imaginons un peu ce qu’était la ville de l’époque, protégée par ses remparts et dont l’intérieur correspondait à une sorte de zone franche.

PIAZZA NOSETTO

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Piazza Collegiata

Piazza della Collegiata, est aussi appelée Piazza Grande. Son aspect actuel ne reflète en rien son ancien rôle et elle n'est mentionnée dans aucun document datant du Moyen Age. L'espace, assez réduit devant l'église, occupé jadis par le cimetière et le parvis, était également fermé du côté de l'actuelle Viale della Stazione, qui ne fut ouvert que vers 1870, au moment de l'arrivée du chemin de fer. Au cours du XVIe siècle, pour permettre la construction de l'église et la formation du parvis et de l'escalier, de nombreuses maisons avaient été démolies. Les habitations de style lombard, qui donnent sur la place, ont appartenu aux familles patriciennes les plus en vue au XVIIIe siècle. Même si les façades ne sont pas toutes somptueusement décorées, elles cachent souvent d'élégantes loggias et des cours intérieures. Au cours du siècle suivant, les habitations ont à leur tour subi d'importantes transformations, comme ce fut le cas pour le palais au n° 1 de la place, construit par Monseigneur Carlo Chicherio, archiprêtre de Bellinzona.

PIAZZA COLLEGIATA

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Piazza del Sole

L’accès au bourg se trouvait, pour le voyageur en provenance du Nord et des vallées alpines, au centre du barrage que lui faisait la muraille entre la colline du Château de Montebello et le rocher de Castelgrande. La zone en dehors de Porta Codeborgo, appelée également Porta Tedesca ou Porta Ticinese, était particulièrement marécageuse et constamment menacée par les débordements du fleuve Ticino et par le torrent de Daro, qui alimentait le fossé en dehors de la ceinture de protection ou guirlande du Bourg. L’entrée était protégée et renforcée par une barbacane, structure défensive triangulaire, également ceinte d’une douve, munie d’un premier pont-levis qui permettait d’y accéder et d’un second qui, de la structure, conduisait à la tour de Porta Codeborgo. La porte, fermée la nuit, avait non seulement une fonction défensive mais elle servait également à la surveillance. En plus du contrôle des marchandises qui entraient, la porte et le fossé constituaient tout autant une barrière sanitaire contre les fréquentes épidémies et, en particulier, contre la peste. En 1824, ces structures furent remplacées par une porte de style néo-classique, elle-même démolie dès 1857. La tour se trouvant à droite, adossée au rocher et restructurée en 1931, avait été construite en 1478 par le maître Giovanni da Meride, pendant la domination des Sforza, époque de laquelle datent le renforcement de la muraille et le rehaussement du chemin de ronde. Piazza del Sole est plus récente.

PIAZZA DEL SOLE

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Piazza Teatro et Piazza Governo

En suivant Via Teatro, depuis Piazza Nosetto, on arrive là où se trouvait jadis la porte de Locarno, une des trois portes d'entrée du bourg fortifié munie, comme les deux autres, d'un pont-levis. Sur le pavement de la place en porphyre rouge, on peut encore distinguer l'emplacement de l'antique muraille, abattue dans la première moitié du XIXe siècle, qui se démarque par des traces de porphyre gris. Les pierres ont en partie été réutilisées, en partie pour le remplissage des douves le long du rempart et, celles restantes ont servi, en 1847, à la construction du «Teatro sociale » dont la place a pris le nom. Le théâtre, doté de 300 places, est relativement simple et de dimension modeste. Construit sur les plans de l'architecte milanais Giacomo Moraglia, le bâtiment respecte fidèlement, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, la typologie classique du théâtre à l'italienne. Malgré les différentes restaurations entreprises au cours des années successives, la structure originale n'a néanmoins pas été modifiée. Le théâtre de Bellinzona reste ainsi, en Suisse, l'unique exemple de théâtre du XIXe siècle. Les derniers travaux de restauration, confiés aux architectes Giancarlo et Pia Dürisch, sont de caractère essentiellement conservateur en ce qui concerne le vestibule et la salle, à l'intérieur, et les quatre façades extérieures. Par contre, la scène, les loges, les services et les installations techniques de sécurité ont été entièrement refaits à neuf. Piazza Teatro se prolonge pour se fondre dans Piazza Governo, siège de l'exécutif et du parlement cantonal.

PIAZZA TEATRO ET PIAZZA GOVERNO

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La Collegiata

C’est un monument de la Renaissance dû aux desseins d’un maître Tomaso qu’on suppose être le Rodari de Maroggia, sculpteur et architecte du Dôme de Côme. L’imposante façade en pierre foncée de Castione qui surmonte un escalier monumental, montre entre ses deux portes latérales (style du XVe s.) un portail au-dessus duquel se trouvent les armoiries de la ville. La rosace est particulièrement intéressante, avec ses cinq mètres de diamètre et ses douze rayons : elle a été exécutée entre la fin du XVe s. et le début du XVIe s. A l’intérieur (XVIe/XVIIe s.), la nef unique riche en stucs du XVIIe s. est dotée d’une double rangée de chapelles latérales ornées de toiles d’époques différentes, principalement du XVIIe s. dues à des artistes connus comme Pier Francesco Mazzucchelli dit le Morazzone, Camillo Procaccini, Bartolomeo Roverio dit le Genovesino. Parmi les fresques, il faut mentionner celle dite des «Anges musiciens» œuvre exécutée autour de 1770 par Giuseppe Antonio Felice Orelli. Le retable de l’autel principal montre une magnifique «Crucifixion» attribuée à Simone Peterzano. A noter aussi la chaire en stuc brillant à imitation des marbres précieux (1784) et le bénitier près de l’entrée (sur la gauche en entrant par la porte latérale droite), qui est appelé aussi «Fontana Trivulziana», pour avoir appartenu à Gian Giacomo Trivulzio, seigneur de Mesocco au XVe s. Une fidèle reproduction de cet authentique bijou d’art lombard du XVe s. se trouve à Milan. Dans le château des Sforza. La Collegiata, qui appartient à la Commune de Bellinzona, est le siège de la paroisse catholique du centre ville; elle est administrée par un Chapitre de Chanoines sous la direction d’un Archiprêtre. L’Oratoire de Santa Marta est appuyé au remanié au XVIIIe s. et entièrement restauré dans les années 1967-1968.

LA COLLEGIATA

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Eglise de Santa Maria delle Grazie

Cette église date de la fin du XVe s. Il en est fait mention pour la première fois en 1480. Le couvent des Frères Mineurs qui y était rattaché dès le début de la construction a été supprimé au milieu du siècle dernier. L’intérieur divisé par une vaste paroi transversale, selon l’usage franciscain, est d’une délicate inspiration. Elle est entièrement couverte d’une fresque dans laquelle l’élégance de la Renaissance laisse libre cours à une spontanéité décorative pleine de grâce. En son centre la Crucifixion et tout autour quinze tableaux racontant la vie du Christ. L’auteur qui a créé cette œuvre de 1495 à 1505 demeure malheureusement inconnu, mais il s’agit sûrement dû très habile peintre lombard. Une très belle fresque se trouve dans la chapelle située à droit sous la grande paroi : elle est dödiöe à la « Dormitio Mariae », car on vénère ici, dans une urne entaillée et dorée, un ancien simulacre en bois sculpté qui représente la Vierge dormant. La fresque est attribuée à un artiste de l’entourage de Gaudenzio Ferrari. Les fresques représentant saint Bernardin entre les saints Roch et Sébastien (première chapelle à gauche) et l’Annonciation (sur l’arc triomphal du chœur) sont très précieuses. Toutes les deux sont attribuée à un peintre de l’entourage d’Ambrogio Borgognone. On trouvera aussi dans l’église de remarquables toiles des XVIIe et XVIIIe. Tout ici doit être considéré avec recueillement, car il s’agit d’une des plus belles et séduisantes églises du Tessin.

EGLISE DE SANTA MARIA DELLE GRAZIE

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