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MAI/JUIN

2009

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n°7

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j o u r na l

é t u d ian t

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g r a t ui t

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w w w . l e t u d ian t au t o n o m e . f r

iant ! Paris

Journal d’information 100% étud

SPécial festivals

Pour ces longs mois de grève forcée que sont les vacances, voici une sélection de festivals en France et en Europe ! P.16-17 Dossier du mois p.4-5

Ce mois-ci nous remettons les clichés à l’endroit. Après tout ce qu’on a pu entendre sur les étudiants, il serait quand même temps de répliquer… avec dérision.

Associations p.6 à 8

Un bon plan pour vous l’année prochaine : faites validez des UE en travaillant dans une asso. Sinon des asso comme d’hab, un peu de théâtre et beaucoup de solidarité internationale.

Science p.9

Chimères chimères, quand tu nous tiens. Mais qu’est ce que c’est donc une chimère ? Le journal La Plume ! nous explique.

Tribune p.11

Allez voter ! C’est le mot d’ordre pour les européennes. Vous apprendrez aussi pourquoi la galère du métro est insoluble… ou presque.

Culture p.12 à 15

Des expo, des musiciens interviewés, toujours cette magnifique chronique littéraire et encore des expo, avec une touche de ciné.

Environnement p.18

En ces temps de crise, l’environnement est-il mis de côté ou au contraire valorisé ?

Dossier du mois

etudiants : Place aux clichés

Loisirs p.19

L’horoscope de vos vacances, à lire pendant vos merveilleux barbecues préparés avec les bonnes recettes de Gégé! Le tout pendant un festival.

L’étudiant autonome recrute, renseignez-vous page 2


pub autonome parisien MIE - fonds perdus.pdf 07/11/2008 15:51:24

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A Bastille, 1000m ² pour les projets des étudiants A la Maison des initiatives étudiantes, vous trouverez gratuitement toutes les ressources pour mener à bien vos projets : des salles de réunion et de répétition, une galerie d’exposition, des bureaux associatifs, des moyens informatiques et surtout des conseils personnalisés pour réussir vos projets, rechercher des partenaires et des financements… Maison des initiatives étudiantes 50, rue des Tournelles 75003 Paris www.mie.paris.fr - 01 49 96 65 30


mai/juin 2009 - n°7

l’étudiantautonome

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SOMMAIRE

ÉDITO>>><><<< Last but not least Et voilà. Le dernier numéro de L’Etudiant Autonome à Paris ! Pour cette année universitaire ! Alors quel bilan tirer de cette année au niveau de l’accueil du journal? Nous avons rencontré de nombreuses critiques. «Trop politique» ou « gauchiste » pour les uns, « pas assez politique », « suppôt de Pécresse », pour d’autres. Un jour, une étudiante, son iPhone à la main, des vêtements de marque et un sac au bout du bras, nous a même lancé en nous fusillant du regard un gentil : « Vous vous dites autonome ? Mais vous avez des pubs ! ». S’ensuivait alors des échanges, toujours cordiaux, enfin presque. Le monde étudiant est rempli de contradictions. Nous aussi. Néanmoins nous avons pu arriver à dégager une certaine ligne éditoriale. Apporter une information étudiante avec un point de vue étudiant. La politique nous intéresse bien entendu. Mais c’est à chacun de nous de se faire sa propre opinion. L’Etudiant Autonome est un support d’expression mais pas un défouloir.

Dossier du mois p.4-5

Face à ces critiques, plus nombreux encore ont été les encouragements, les sollicitations et les remerciements. Nous vous en remercions en retour. L’Etudiant Autonome a attiré nombre d’entre vous. Ce journal a su susciter des débats lors des réunions, ouvrir certains d’entre nous sur des problématiques ou des sujets jusqu’alors méconnus. Et en cela nous pouvons dire que nous avons réussi notre pari. Nous avons réussi à provoquer nous même un peu de vie au sein du monde universitaire parisien. Il faut dire que tout nous pousse à étudier chacun dans notre coin. Un média pour but de créer cette espace de réflexion et de vie qui est encore trop peu présent. Et en poursuivant ce but, L’Etudiant Autonome, a, nous l’espérons encore de beaux jours devant lui.

Ce mois-ci nous remettons les clichés à l’endroit. Après tout ce qu’on a pu entendre sur les étudiants, il serait quand même temps de répliquer… avec dérision.

Un bon plan pour vous l’année prochaine : faites validez des UE en travaillant dans une asso. Sinon des asso comme d’hab, un peu de théâtre et beaucoup de solidarité internationale.

Science p.9

Chimères chimères, quand tu nous tiens. Mais qu’est ce que c’est donc une chimère ? Le journal La Plume ! nous explique.

Culture l P.12à15

Tribune p.11

Allez voter ! C’est le mot d’ordre pour les européennes. Vous apprendrez aussi pourquoi la galère du métro est insoluble… ou presque.

Culture p.12 à 15

Des expo, des musiciens interviewés, toujours cette magnifique chronique littéraire et encore des expo, avec une touche de ciné.

Alors, si vous souhaitez nous rejoindre pour recommencer de plus belle l’année prochaine, n’hésitez pas. La rédaction

Festivals l P.16/17 Spécial festivals p.16-17

Pour ces longs mois de grève forcée que sont les vacances, voici une sélection de festivals en France et en Europe !

Environnement p.18

En ces temps de crise, l’environnement est-il mis de côté ou au contraire valorisé ?

GALES

iNFOS Lé

Loisirs p.19

Loisirs l P.16

L’horoscope de vos vacances, à lire pendant vos merveilleux barbecues préparés avec les bonnes recettes de Gégé ! Le tout pendant un festival.

RECRUTEMENT

L’Etudiant Autonome à Paris recrute toujours des rédacteurs, des illustrateurs, des photographes, des commerciaux… ! Vous êtes étudiant et vous souhaitez faire du journalisme ou seulement vous investir dans le monde associatif ? Rejoignez-nous !

er é sur papi ales. l imprim Journa ec encres végét av recyclé

OME - Paris T AUTON L’ETUDIAN n me parisie no n L’auto Associatio r, lche Victor Schœ 23, avenue s lle ui 78800 Ho e.fr tautonom 09.73.82 Tél : 06.81. @letudian redac.paris fr e. n: io om ct on da ut Courriel ré letudianta m.paris@ blicité: co ovitch Courriel pu ory Salomon ég Gr : n la publicatio h itc ov on Directeur de m lo Grégory Sa en chef : Rédacteur ime Du Teil joint : Max ad ef ch en r eu ct da Ré e Du Teil al : Maxim Commerci ime Vayer Olivry, Max or ct ns : Vi Illustratio t en m Fla e : Damien Maquettist IPS : n sio es Impr plaires 000 exem Tirage : 20 n tio : à paru Dépôt légal en 0 47 -9 elque moy ISSN : 1968 ) et par qu e de la t ou partie rit ou éc (t n re io ui at uf autoris it de reprod ication, sa Il est interd ente publ it, la prés ssins que ce so trations, de textes, illus rédaction. sable des on sp re s n n’est pa La rédactio bliés, s auteurs. raphies pu lité de leur du et photog responsabi e, parisienne ul se la nt », l’édition qui engage – Agenda sabilité en re on sp ltu re Cu e ut brique « ns dégage to Pour la ru et omissio tonome » es erreurs tudiant Au ou d’autr es journal « L’E qu hi ap urs typogr e par cas d’erre publiées. e est édité rmations Autonom sur les info clarée à la l’Etudiant dé de » n e ie nn ris parisie et ome Pa L’édition mai 2008 ) « L’Auton aye le 16 n (Loi 1901 rmain-en-L l’associatio Ge tin Sa cture de sous-préfe 2008. J.O. 31 mai parue au ,à sociations rs, aux as , illustrateu és et à rs sit eu er ct iv da un x us les ré as Rogé, au Merci à to e. eur Thom tre initiativ son direct ent dans no la MIE et nn ie ut so us no i qu ux tous ce

Associations p.6 à 8

Assos l P.6à8

redac.paris@letudiantautonome.fr Sorties

Expositions

Cinéma

Culture

P.12à15


Dossier du mois

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l’étudiantautonome

mai/juin 2009 - n°7

étudiants: place aux clichés Les étudiants vus par les médias, les hommes politiques et leurs familles font l’objet de beaucoup de préjugés. Lequel d’entrevous ne s’est jamais vu traité de fainéant ? L’étudiant autonome ce mois-ci se fait le plaisir de démonter quelques clichés. CLICHé n°1

CLICHé n°3

« L’université: un bordel gargantuesque »

« Les étudiants n’en branlent pas une ! »

Il paraît que lorsque qu’un étudiant pénètre le très atypique univers de la fac, il est « livré à lui-même ».

U

n manque d’organisation… C’est faux ! Pour l’aider, il y a un site internet. Bon, je sais, en ce moment, il est en panne, pas fini ou tout simplement incompréhensible. Il y a des secrétariats… enfin, pas aujourd’hui, ils sont fermés. Et l’autre bureau là-bas au bout du couloir ? Fermé. Il n’y a pas de remplaçant. De toute façon, ils vont être supprimés. Franchement, il n’y a pas non plus de quoi se plaindre, il y a même des gens qui ont planté des panneaux indicatifs et directionnels (merci la DDE pour l’idée).

eu de chance car le prof a dit au groupe B de dire au groupe A que le cours a changé de salle, mais toi tu as un chien qui a mangé ton portable et… tu vas rater un cours… Sinon, tu vas aussi vivre des matins douloureux et des révisions encore plus douloureuses (mais là c’est autre chose, c’est toi qui t’es trop livré a toi-même).

En fait, la fac se caractérise par un système administratif caricatural. Si tu effectues un cursus de trois ans, tu vivras au minimum un problème d’inscription, trois problèmes de notations, une fois où tu n’as pas

…Pour mieux en gagner en autonomie Cet aspect de la nonorganisation de la fac reste quelque chose de très pé-

nible à vivre, pourtant c’est aussi très formateur. En effet, la fac offre de nombreuses possibilités (stages, échanges, associations…). Mais, contrairement aux écoles payantes, tout se mérite et rien n’est dû. Après quelques années à l’université, un étudiant gagne en autonomie. Il est capable de défendre sa cause (s’adresser aux gens de façon claire, précise, s’adapter en fonction de son interlocuteur, écrire une belle lettre…). Alors un bon bordel, ça émancipe !

L’un des clichés les plus courants est celui de l’étudiant flémard qui n’a jamais cours et ne révise pas.

L

’étudiant est un animal bien étrange. Ce petit paresseux se démène tant bien que mal dans l’aride savane salariale. Couché à 4h du mat’ après avoir philosophé sur le réchauffement climatique, il lève une patte à 14h.

Valentin

CLICHé n°2

« La fac, c’est l’anonymat » La fac, c’est « grand », il y a plein de gens, qui vont, qui viennent, et souvent, on a l’impression quand on arrive dans cette fourmilière d’être une miette oubliée de la masse.

M

étro, fac, dodo Être étudiant signifie bien souvent savoir se faire une place au milieu de cette fourmilière qu’est l’université. Avec le roulement des TD, la taille de ses amphis, le bagage cosmopolite des autres étudiants. On se croise, un regard, un bonjour parfois. « Tiens, lui je le connais… merde c’est quoi son prénom ? ». Toutes ces discutions qui vous poussent à la recherche de stratégies pour apostropher votre interlocuteur dont vous avez zappé le nom alors qu’il est maintenant trop tard pour lui redemander. Chacun a néanmoins fait l’expérience au moins une fois d’une rencontre qui a donné lieu à une vraie amitié. Aller au contact ou rester morose Est peu rappelé l’énorme rôle que

joue la myriade d’associations universitaires (dont L’Étudiant Autonome veut se faire le porte-voix, en passant). Par le biais de ces petits ou grands collectifs, des liens peuvent plus facilement se tisser, permettant de s’épanouir dans des projets tout en créant des amitiés. Quoiqu’on en dise, c’est aussi le rôle assumé par les syndicats, qui vont à la rencontre des étudiants, et qui ont donc tout intérêts à

pérenniser ce lien social. C’est presque un lieu commun de dire que l’université est un véritable carrefour social, pouvant mêler des antipodes au sein d’un même ensemble. La fac est d’abord un lieu d’expression privilégié, et - du moins pour l’instant ouvert à tous. La porte des amphis est toujours ouverte, même à ceux qui n’y sont pas inscrits. Et puis ce mode de vie est aussi permis par la souplesse de son emploi du temps, qui est une chance, pas seulement pour arpenter les bibliothèques, mais aussi pour enrichir sa vie au sein d’une certaine communauté. Quotidiennement, il peut se croiser des milliers de gens dans les halls des facs, et autant d’histoires personnelles. Sa force, c’est donc son nombre, son ouverture, sa mixité. Il existe des initiatives, et il y a un monde qui vous tend les bras. A vous de savoir les ouvrir en retour. Thibault

Croissant beurre comme repas, il prend son temps pour boire son café et file au ciné. Le soleil se couche, il pointe son museau dans l’amphi. Il n’a loupé que deux cours, c’est une bonne journée. Au bout de vingt minutes, il s’endort, stylo en main, sudoku finit. Zen, il ne s’en fait pas, il récupérera les cours de son voisin. Après un petit bédo au pied du Baobab, il arrive comme à l’habitude en retard au dîner familial. Quand on lui demande quand sont ses exams, il marmonne qu’il n’en sait rien : « c’est la fac ». In fine, il quitte le terrier de papa clopin-clopant et trouve d’autres paresseux au bistrot pour l’apéro. Comme tous les soirs, il rentre titubant dans son foutoir. Et s’endort en pensant qu’un jour il faudra qu’il se rase, que les cheveux courts c’est plus pratique et pourquoi pas demain faire partie de la savane qui se lève tôt. Un travail, ça ne ferait pas de mal !

Loin d’être une réalité, il s’agit surtout d’une incompréhension Ce cliché est une question de différence de rythme. Alors qu’une grande partie des gens fait du 8h-18h, les étudiants, eux, sont libres de gérer leur temps. Cette liberté leur laisse le choix d’étudier quand ils le veulent : une nuit ou deux semaines avant les partiels. Peu de contraintes de cours n’excluent pas pour autant une masse importante de travail personnel. Si les étudiants n’en font pas une, comment alors expliquer les files d’attentes interminables devant Beaubourg, et les sièges indisponibles à la BNF. Et si les étudiants ne travaillaient pas, qui irait dans les centres d’archives sans fenêtre et sans chauffage? D’autant plus que l’université n’attend pas de ses étudiants la même chose qu’un patron de ses employés. La culture générale est au centre de ces attentes. Lire le journal tous les jours, se gaver de documentaires etc., deviennent d’autant plus formateurs que les cours magistraux. Par une opposition entre les universités paresseuses et les grandes écoles bosseuses, les médias et l’opinion générale renforcent l’idée de l’existence de facs inutiles et de diplômes superficiels. Alors ce stéréotype ne serait-il pas plus une incompréhension de la part de ceux qui ne connaissent pas ? Peut-être pas… N’oublions pas… Sous chaque costume de travailleur se cache un ancien branleur. Élodie & Aurélia


Dossier du mois

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CLICHé n°4

CLICHé n°5

« Les chercheurs brassent du vent »

« Après l’université, direction l’ANPE »

Entre des objets de recherches portant sur les pêchers en Bourgogne au 12ème siècle et la construction de l’image du roi dans le discours idéologique grec au IV e siècle, il y a quoi se demander à quoi servent nos chercheurs.

« De toute façon t’auras pas de boulot, la crise en plus et 40% d’offre d’emploi en moins ; avec ton bac +5 philo, vive le Mc DO !».

D

u temps de perdu pour des recherches inutiles… Les chercheurs brassent du vent… Et ils ont du mérite ! Sérieusement, essayez, Vous, de brasser du vent ! Pas sûre que vous y arriviez. A moins d’avoir comme eux le bagage nécessaire : un bon gros sujet de recherche inutile et beaucoup de fainéantise. Voilà… tout s’explique. Merci qui ?... Reconnaissons-le, à force de courir entre les préparations de cours, les corrections de copies, les directions de mémoires et de thèses, les soutenances, les jurys d’examen, l’élaboration de maquettes d’enseignement, les réunions et conseils d’UFR, du CNU et du CNRS… On finit forcément par brasser de l’air! Sans compter que l’œil du cyclone nous transporte dans d’éternelles recherches (inutiles bien sûr !) ayant beaucoup de mal à sortir de la spirale infernale. Il faudra des années!

Pire, quand un fainéant inutile décide de souffler un peu, il provoque une rafale d’articles, de livres, de conférences, de colloques en France et à l’étranger… Attention ! Courant d’air Non vraiment, il y a beaucoup trop de courants d’air dans nos universités! Alors vite, on décide de fermer les portes, les fenêtres et de boucher les aérations… Quitte à étouffer ce joli monde! Et lorsque nos têtes pensantes ne produiront plus qu’une fine vapeur éthérée, c’est toute notre énergie intellectuelle et culturelle qui hurlera à l’asphyxie. Alors oui, la recherche c’est comme le vent, on ne le voit pas avancer mais il peut tout soulever sur son passage. Aurélie

Images et poésies

D

es étudiants sans avenir professionnel Eh oui ils sont encore nombreux à penser que l’université n’est pas au top pour offrir aux étudiants débouché et emploi digne de ce nom. Tout le monde se rappelle du blog d’une bac + 5 en lettre « hôtesse de caisse en CDI » qui relatait ses anecdotes quotidiennes de caissière, pleines d’ironie. Cela a permis, entre autre, de mettre l’accent sur le problème des débouchés professionnels que rencontrent les étudiants. Les difficultés d’insertions professionnelles divergent suivant les filières Cependant, l’idée générale selon laquelle la seule issue pour un étudiant en université est l’ANPE est évidement largement fausse et infondé. Au niveau bac + 4 et plus, selon L’étudiant (gnark), 70 % des

Association d’idées : le Quatuor d’actu

Niché dans un cliché un étudiant éclos Une bourse sociale, gratifiée en cadeau. A l’Université quelques pas parcourus Formulaires, par milliers, l’ont déja abattu . Sans objectif il vogue dans l’océan, la mer, Cette étendue peuplée de poissons fonctionnaires, Les mutuelles seront ses premiers assaillants Puis l’OFUP guettera chacun de ses mouvements. Enfermé pour toujours dans d’amers théories Que l’Université a insuflé en lui Bien qu’il n’ait pas souffert des infernales coles Il n’est pas moins formé que l’étudiant d’école.

titulaires d’un diplôme universitaire ont un emploi neuf mois après la fin de leurs études. Si on parle de « génération no futur » c’est d’abord pour dire que la France est le plus mauvais élève en Europe en termes d’emploi des jeunes. Oui, mais les non qualifiés relèvent aussi le problème des fuites de nos écoles de milliers de jeunes sans formation.

a donc du travail au bout des cursus mais des progrès restent à faire, notamment au niveau de l’insertion professionnelle et dans l’amélioration des rapports avec les entreprises. Maxime

Pour les universités, les disparités sont importantes. Ce sont certaines filières littéraires comme la philo ou la socio qui rencontrent le plus de difficultés. Environ 35 % d’entre eux recherchent toujours un emploi neuf mois après la fin de leurs études mais la situation s’améliore d’année en année et la fac s’est s’adaptée. Il y

Ce singulier collectif nous propose des thèmes illustrés mêlant trait de plume, réflexe numérique et fusain passionnés pour mettre en relief l’actualité avec un soupçon de fantaisie

L’idée reçue est au coeur de l’actualité. Les facultés, refusant de se privatiser, se regroupent sous une bannière commune et l’Université s’en retrouve unifiée sous les traits d’ un même visage. Les étudiants n’y échappent pas. L’espace d’une soirée et dans l’atmosphère ouatée d’un petit appartement ils ont décidé de se retrouver. Tous ne sont pas arrivés à l’heure mais chacun rédécouvre sa table basse à l’improbable nom suédois, son poster d’Andy Warhol et son canapé convertible. Au abords d’une cuisine exigüe et surchargée, les invités présentent des caractéristiques familières. Dressons un tour de table de ce salon aux allures de 21ème siècle. Quelques coqs s’affrontent pour une histoire ancestrale de lutte universitaire entre Assas et la Sorbonne, entre Paris IV et Censier, entre Dauphine et quelques unes de ces constellations exaltées en cette période de révolte. Une poignée de fumeurs sont entassés devant la fenètre et alternent les débats entre concerts bons marchés et sorties extravagantes. Une assasienne passe, nonchalante, le short assez court pour faire chavirer les coeurs et les talons assez longs pour lui donner cet air de femme inacessible. Le vin acheté à la sauvette chez l’épicier d’en bas coule à flots et la Kronembourg se boit par litres. Un peu plus tard se verseront la desperado pour les filles et le wisky coca pour ces messieurs. Les clichés ont la belle vie. Adossés au bar, quelques dauphinois forment le gratin d’une société d’intellectuels en

pain d’épice, arborant un foulard et un sourire de grand bourgeois. Ils échangent des concepts artistiques avec ce jeune illuminé aux dreadlocks épaisses et aux lunettes saillantes qui dit habiter dans le batiment L. Beaucoup sont sceptiques à son écoute, comme ce groupuscule d’étudiants de Tolbiac, rouges de honte dans cette société rétrograde, la pancarte soigneusement dissimulée derrière une moue pléonastique. Dans ce salon moderne, l’idée reçue s’est taillée la part du lion. Heureusement, certains de nos étudiants présenteront toujours un grain d’originalité, un cocktail d’idées qui forme sans cesse une infinité de réalités et qui confère à l’idée reçue un je ne sais quoi d’à coté de la plaque.


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ASSOciationS

RIP

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mai/juin 2009 - n°7

Areduc

Action internationale

Beaumarchais représenté à la Sorbonne

D

ans le budget moyen d’un étudiant, les sorties, les spectacles peuvent rapidement devenir un luxe. Une sortie au théâtre ? Une folie pour certaine pièce diront certains! Alors le constat est sévère, les théâtres de France, patrie de Molière et Corneille, sont désertés par le public étudiant. Les théâtres qui, comme la Comédie française, pratiquent des tarifs préférentiels pour les moins de 28 ans sont rares. L’association étudiante Areduc propose aujourd’hui de pallier ce manque culturel.

S

olidarité ! Résister, insister et persister sont les trois mots d’ordre de l’association RIP Action Internationale qui se donne pour mission de défendre au travers d’actions concrètes et quotidiennes des valeurs telles que la laïcité, la justice, l’égalité des chances, la solidarité, l’action collective, la nonviolence et l’antiracisme. Démocratie locale Basée dans le quartier populaire « Les Larris » à Fontenay-sous-Bois (Valde-Marne), RIP Action Internationale possède un fort ancrage local ; ceci lui permet de mieux appréhender les réalités et difficultés sociales. Parmi ses actions locales : le soutien scolaire aux élèves de l’école primaire du quartier, l’organisation de « la journée du Bonjour » pour lutter contre une incivilité et un individualisme excessif qui règne parfois dans les milieux urbains, et l’aide sur Paris aux sans-logis en partenariat avec l’association La Mie De Pain. Cette dernière action vise également à sensibiliser les jeunes issus des quartiers populaires, qui viennent bénévolement grâce au RIP au contact des sans-abris, sur la relativité de leurs conditions de vie, et ainsi tend à les (re)sociabiliser.

Solidarité internationale Chaque année, des chantiers de trois semaines pour jeunes de 18-25 ans sont organisés. Cet été sont prévus, la réhabilitation d’un centre culturel à Cuba, la construction et l’animation d’une école dans la banlieue de Dakar. Objectifs du Millénaire pour le Développement Par ailleurs, défendant l’idée que chacun de nous peut œuvrer pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), RIP Action internationale soutient les porteurs de projets en les accompagnant et en les conseillant durant la phase de montage. Les OMD sont huit objectifs -assurer un environnement durable, promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femme- à atteindre en 2015 qui répondent aux défis les plus importants du monde. Ils découlent de la Déclaration du Millénaire adoptée par 189 nations et signée par 147 chefs d’Etat en 2000. Jérémie Germond Contact : www.ripactioninternationale.org

« Faire entrer le théâtre à l’Université » L’association Areduc œuvre depuis trois ans afin de promouvoir l’art et la culture au sein de l’université de Paris IV Sorbonne. Depuis sa création, elle s’est dotée d’un « pôle théâtre » pour « faire entrer le théâtre à l’Université ». Cette année encore, l’association proposera une représentation théâtrale mais à la différence des deux dernières éditions, le choix d’Areduc s’est tourné vers un classique du théâtre français: Le Mariage de Figaro. Pourquoi ce choix? Le texte est au programme de la deuxième année de licence de lettres modernes soit, mais c’est surtout un choix destiné à faire (re)découvrir une œuvre dont la bouffonnerie apparente cache un sens plus ardu qui soulève des problèmes toujours d’actualité.

Un parti pris artistique L’association a décidé de jouer le texte de Beaumarchais sans le dénaturer. Aux oubliettes les mises en scènes modernes et hors de question que Chérubin porte un pantalon de survêtement! Areduc proposera un voyage à destination du XVIIIème siècle où le texte classique sera à l’honneur et la recherche des costumes et décors au rendezvous. Cependant, pas de querelle des Anciens et des Modernes car la pièce ne sera pas dépourvue de nouveauté : les représentants de justice de l’acte III seront d’ailleurs incarnés par des marionnettes ! Une jolie trouvaille de la troupe qui s’active depuis octobre pour pouvoir jouer la pièce in extenso. La future représentation s’annonce déjà comme une façon ludique d’aborder un texte

riche où la satire sociale et politique ne manquera pas de susciter l’intérêt du spectateur contemporain. Pour ceux qui ne connaissent pas la pièce, ne manquez pas la séance de rattrapage. Meryem Mrhar

+ d’infos Mardi 26 mai à 20h30 Amphithéâtre Richelieu Théâtre classique Entrée gratuite par le 17 rue de la Sorbonne sur réservation au 01 40 46 33 72 / agenda-culturel@parissorbonne.fr

amap

L’écologie dans vos assiettes pour pas cher Pas un jour sans que les pesticides et autres OGM ne nous fassent regarder fruits et légumes du supermarché avec méfiance. Comment sortir du conso-boulo-dodo quand on est pauvre, étudiant et bien portant ? Certains se lancent dans la création d’Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne. Quézaco ?

L

’agriculture paysanne c’est quoi ? Tout simplement une agriculture de petits producteurs qui privilégie la qualité à la quantité. Pour cela, pas de pesticides ni d’engrais chimiques et une vente en dehors des circuits de la grande distribution. Son principal problème : trouver des acheteurs locaux réguliers. C’est là qu’arrivent les AMAP. Leur but : mettre directement en relation petits producteurs et clients. Leur fonctionnement : en échange d’un abonnement, chaque membre de l’AMAP reçoit un panier de fruits et

légumes locaux de saison par semaine. Tout le monde y trouve son compte. Le producteur est assuré d’une demande. Le consommateur achète bon marché une production écologique. Santé et portefeuille se marient avec protection de l’environnement et économie solidaire. Les étudiants dans tout ça ? L’idée commence à faire son chemin. Après Aix-en-Provence et Rouen, Sciences-Po Paris et l’Ecole européenne de management de Paris (ESCP-EAP) ont désormais leur AMAP. Le principe est le même avec quelques spécificités « étu-

diantes ». La quantité et le prix par livraison sont revus à la baisse. Compter environ 2,5 kilos hebdomadaires pour 5 euros. Vous ne pouvez payer l’abonnement à l’année ? L’association peut souvent vous l’avancer. Et pendant les vacances scolaires, pas de chargement! L’idée vous tente ? Une autre AMAP campus est en préparation à la Maison des initiatives étudiantes. Des infos sur l’avancée du projet seront prochainement sur notre site : http://universiterre.org. Olivier Moulerge Association UniversiTerre


ASSOciations

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humalitaire

« Un gros besoin de toilettes » Le 19 novembre 2008 l’ONU célébrait la 3eme journée internationale des toilettes. Cette journée présentait un triste constat : plus de 40% de la population mondiale n’a pas accès aux toilettes.

C

eci peut paraître anodin mais l’absence de toilette est un vecteur de propagation des maladies diarrhéiques et de ce fait un facteur de mortalité notamment infantile. Selon un communiqué de presse newyorkais du 28 mars 2008 « l’accès à des toilettes propres et sûres ainsi que la diffusion de consignes d’hygiène pourraient permettre de réduire de deux tiers les décès d’enfants dus à la diarrhée ». Le manque d’eau rend inconcevable dans de nombreux pays en voie de développement la construction de toilettes sur le modèle occidental. Néanmoins il existe une méthode conciliant nécessité sanitaire et manque d’eau : la

fabrication de toilettes sèches. Ce postulat est à la base de notre projet de solidarité internationale nommé Humalitaire, qui se déroulera dans deux villages maliens (Sénou et Sibby) pendant le mois de juillet. Nous sommes cinq étudiants en deuxième année de médecine à l’université de BichatLariboisière adhérant à l’association humanitaire de notre faculté: EBISOL (Etudiants-BIchat-SOLidarité). Depuis plus de 7 mois nous travaillons avec de nombreux spécialistes en France et à l’étranger ainsi qu’avec des maliens sur place (médecins, pharmaciens, associations locales), afin de rendre ce projet le plus efficient possible. A titre

d’exemple, Mahamadou Traoré dit Pif, pharmacien, homme de confiance investi depuis 5 ans comme coordinateur des projets Humalitaire, réalise des études de terrain pour mieux connaître les besoins locaux des populations afin d’y répondre de manière adaptée. Nous avons déterminé notre politique d’action locale, dont les deux objectifs principaux sont: l’apport d’une technique de fabrication de toilettes sèches et l’initiation aux principes de prévention vis-à-vis des maladies sévissant dans la région (en particulier le Paludisme et le Sida).

Les toilettes sèches, késaco ? Il s’agit d’un système simple qui permet de faire d’une pierre deux coups, en réduisant la propagation des maladies diarrhéiques et en créant du compost pour l’agriculture locale. Le concept est simple. Il suffit de creuser une fosse (dont le volume dépend du nombre d’utilisateurs), imperméabilisée par le biais d’une coulée de béton ou par un coffrage en bois recouvert de bâches. Ensuite un abri est construit autour avec des matériaux locaux résistant aux intempéries (terre cuite).

que nous sur le long terme.

Une fois les besoins faits, les utilisateurs jettent de la sciure de bois ou de la cendre sur les produits humains ce qui diminue très sensiblement l’odeur des matières fécales. Lorsque la fosse est pleine le contenu est transporté et laissé en jachère une année pour qu’il y ait un compostage des matières humaines qui pourront être utilisées comme engrais ensuite.

Ces actions ne sont pas le fruit du hasard mais résultent d’une réflexion collégiale avec des acteurs locaux et des spécialistes. Elles ont pour objectifs de répondre à des besoins précis des populations dans un cadre pérenne. Cependant la traditionnelle barrière persiste… le manque d’argent. Afin de réaliser ce projet notre budget minimal est à 10.000 euros. Nous sommes arrivés à la moitié de notre objectif financier. Il reste encore du travail et l’aide de mécènes serait la bienvenue !

Nous prévoyons de construire 15 toilettes sèches par village avec l’aide des populations locales. Ces constructions se feront dans des sites stratégiques (dispensaire, école et mairie). Notre objectif sera de partager cette technique simple avec les associations locales (comme l’association ASECO qui gèrent les dispensaires dans les villages dans lesquels nous irons) qui continueront d’en construire après notre départ avec l’aide d’outils et de matériaux que nous aurons achetés sur place. L’autre aspect du projet est la prévention, effectuée conjointement avec les populations, internes et médecins, par le biais de réunion et par la mise en place dans les lieux publics (écoles, dispensaires, mairie) de panneaux d’informations sanitaires simples. Les sages-femmes et enseignants sont principalement visés. Ce sont eux qui seront plus à même de faire de la prévention

Une aide sur le long terme C’est dans une volonté d’aide à long terme que va s’inscrire notre projet. D’autres dépenses répondant à des besoins plus ponctuels vont s’inscrire dans le projet. Avec par exemple l’achat de matériel médical de première nécessité et l’achat de batteries pour les panneaux solaires présents dans les dispensaires. Ceux-ci permettent de garantir des conditions de soins efficientes même pendant la nuit.

Nous savons que nous n’allons pas sauver l’Afrique, ni même le Mali, de ses fléaux, cependant nous pouvons améliorer nettement les conditions de nombreux villageois. Une goutte d’eau dans l’océan? Peut être, mais les ressources humaines sont tellement grandes qu’elles pourraient transformer une goutte d’eau en pépite d’or.

POur en savoir plus Courriel: humalitaire2009@gmail.com Adresse : Faculté de médecine paris 7Site Bichat-Association EBISOL 16 rue Henri Huchard 75018 Paris

Goldenboys

Entrez dans la peau d’un trader GoldenBoys est un jeu de simulation boursière lancé par trois étudiants dont Thomas Thouillez qui nous le présente ; et qui montre qu’à l’université aussi, grâce au brassage des disciplines, les étudiants peuvent être porteurs de projets. s’initier à ce monde mal connu. On s’est alors empressé de mettre une interface pratique pour tous, où le jeu devenait accessible à tout le monde connaisseur ou non. Nous sommes tout de suite devenus le premier jeu de simulation boursière en France. LEA : Comment l’idée du jeu est née, puis s’est concrétisée ? Thomas Thouillez : Pour la petite histoire Damien Claisse était étudiant en école d’ingénieur spécialisée en informatique (aujourd’hui il est ingénieur), Thibault Zellner étudiant en Droit, et moi en terminal S. Nous voulions créer un projet internet, on s’est lancé

dans un jeu de simulation boursière entièrement en Php, c’est à dire en client léger, sans que les utilisateurs ne téléchargent quelque chose... Nous n’avions pas de but lucratif, et aucune prétention avec comme capital 0 € ! Les premiers mois, nous étions qu‘un groupe d’ami à y jouer, et le bouche à oreille des utilisateurs fleurissait. Un an

plus tard on a commencé réellement son développement grâce à la publicité qui apportait quelques fonds. On a ajouté tous les vrais indices, le delayed time des indices et beaucoup d’autres possibilités : effet de levier, vente à découvert... On s’est aperçu qu’il y avait une vraie demande, pas des professionnels mais des amateurs, qui voulaient

crise, a eu un impact très positif sur GoldenBoys, et nous avons connu une ascension d’inscription face a des gens curieux de savoir ce qu’est la bourse, et le meilleur moyen de comprendre, c’est de jouer. Jérémie Germond

LEA : En cette période où Dauphine suspend son master de finance de marché, n’as-tu pas l’impression que Golden Boys est à contretemps? Thomas Thouillez : C’est assez drôle mais la crise financière a été notre première publicité, la médiatisation des marchés financiers à cause de la

POur en savoir plus http://www.goldenboys.fr/


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ASSOciationS

Pratique

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mai/juin 2009 - n°7

Ligue d’improvisation de l’ile-de-france (ludi-idf)

Validez des crédits « Les loudiens attaquent Paris » universitaires en valorisant votre activité associative

D

Vous faites parti d’une association ou aimeriez découvrir la vie associative? Si c’est le cas vous pouvez valider des ECTS dans le cadre d’une UE libre ou optionnelle !

L

e soutien des associations Faire partie d’une association ou œuvrer dans une action citoyenne donne aujourd’hui la possibilité de valider des crédits universitaires au sein de votre cursus. Les compétences acquises par le bénévolat ou la vie associative sont très précieuses. Comme peu d’étudiants consacrent aujourd’hui du temps à une telle activité, le milieu universitaire propose de valoriser cette différence aussi bien pour aider les étudiants engagés que pour pousser les autres à s’investir dans une cause commune. Depuis quelques années, la mise à disposition de locaux, l’ouverture de bureaux de la vie étudiante ainsi que la rétribution de fonds tels que les fonds solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE) et les aides des Crous donnent plus d’assurance aux associations étudiantes et leurs permettent une meilleure visibilité. De plus, la Maison des Initiatives Etudiantes (MIE) qui soutient et accompagne activement les associations dans leurs projets leurs donne aussi la possibilité, en plus d’avoir des locaux, de rencontrer de nouvelles associations. Le projet universitaire Parmi les facultés parisiennes, on retrouve Paris 3-Sorbonne-Nouvelle, Paris 5-René Descartes et Paris 7-Paris Diderot ont mis en place depuis 2004 un dispositif de reconnaissance de l’engagement étudiant. Il s’agit d’une UE de 2nd semestre sauf pour Paris 7 qui la propose aussi au 1er semestre. L’UE engagement étudiant ne peut être validée qu’une fois dans son cursus, en Licence ou en Master. Il faut, pour valider cet UE, rendre un rapport de stage décrivant ses actions au sein de l’association. Ce rapport sera examiné par un jury composé d’enseignants, de responsables de l’université et/ou du responsable de stage au sein de l’association. Paris 3 valide 2 ECTS et est en partenariat avec l’AFEV. Paris 5 et Paris 7 qui valident 3 ECTS ont un dispositif plus élargi. Le bénévolat concerne en effet les activités telles que le tutorat, les

activités de responsabilité au sein de l’Association Sportive de la faculté, et les activités associatives à proprement parlé. Notons quelques petites différences, à savoir que Paris 5 prend en compte l’engagement des élus étudiants dans les différents conseils de l’université et que Paris 7 possède des partenariats avec Génépi, StartingBlock et l’AFEV. L’expansion du dispositif L’implication étudiante dans une activité associative devenant un atout, d’autres universités de la capitale se rattachent au dispositif de valorisation de l’engagement associatif. Ainsi l’université Paris 12-Créteil a signé début 2009 un partenariat avec l’AFEV proposant au étudiant de s’engager (engagement de solidarité) dans cette association contre validation sous forme d’UE avec attribution d’ECTS. L’université de Versailles prévoit de créer pour l’année prochaine une UE ‘’sensibilisation au handicap’’ pour les étudiants voulant aider l’insertion des handicapés à la faculté. De même, les étudiants en STAPS de Versailles peuvent valider 9 ECTS en prenant l’UE engagement et vie associative (EVA) ! L’attribution de crédits universitaires à un étudiant engagé bénévolement dans une association semble être en pleine expansion. Renseignez vous donc sur les dispositifs en place dans vos facultés lors des inscriptions administratives et n’hésitez pas à présenter un projet associatif concret si votre association de fait pas partie des associations partenaires de votre faculté. Pierre Benayoun

epuis des années des Loudiens se rencontrent dans des cafés de Paris pour participer à des improvisations et changer de personnalité pendant quelques minutes. Tout commence dans les ateliers d’improvisation qui ont lieu une fois par semaine et sont dirigés par des anciens Ludiens ou bien par des professionnels du théâtre et de l’improvisation. L’impro n’est pas si facile comme on pourrait le croire, il ne suffit pas d’avoir un peu de talent et de grâce pour charmer le public; les Ludiens se préparent chaque semaine sur des notions proches du théâtre comme la construction, le personnage, le décor, le sentiment, etc.

Un seul jury : le public Une fois par mois, les notions apprisses se mettent en pratique dans les «rencontres d’improvisation». Deux équipes de 6 personnes se rencontrent pour faire un match d’improvisation. L’arbitre établi les règles du jeu, la quantité de joueurs, le thème, le style… Et le grand jury de ce match est le public qui vote à la fin. Il y a aussi des «cabarets d’improvisation». Les équipes sont composées par six personnes, et c’est le public qui propose les thèmes. Une grande famille La LUIDIF participe aussi des rencontres à niveau national et même international, ce qui permet de faire un réseau d’improvisation, et d’amitié. Car la ligue d’improvisation ce n’est pas seulement des ateliers et de cabarets, c’est aussi

un groupe de personnes qui peuvent partager différents activités comme aller au cinéma, diner ensemble, enfin du bonheur. Pour devenir Ludien il faut avoir quelques bases du théâtre et surtout être très motivé pour l’improvisation. Il faut faire une demande d’adhésion, car les places sont limitées. Ca fait 10 ans que cette «contamination d’amour et de bonne humeur» (comme dirai le directeur de l’LUDIF) perdure, et ils ne sont pas prêts de s’arrêter. Nancy C. Ochoa

+ d’infos Contact: http://www.ludi-idf.com/ Mardi 2 juin 2009 à 20h : Rencontre d’impro avec les Traits d’Union (semaine culturelle Paris 7) Samedi 6 juin 2009 à 20h : 4×4 d’impro avec une équipe géniale au Café de Paris Mercredi 10 juin 2009 à 20h : Rencontre d’impro lezarts de Paris 6 Jeudi 2 juillet 2009 à 20h : Cabaret d’impro au Café de Paris Jeudi 6 août 2009 à 20h : 4×4 d’impro avec une équipe incroyable au Café de Paris

Démodocos

Du théâtre mythique Avec toute cette actualité brûlante, rien de tel qu’un petit détour par le théâtre pour souffler. Et puis il suffit parfois de revenir sur les grands mythes pour voir que le monde n’est pas si différent d’autrefois.

A

près une matinée à l’Assemblée Générale de Michelet où on nous expliqua que les examens avaient des chances d’être maintenus (bonne nouvelle) fin juin-début juillet (moins bonne nouvelle), j’espérais pouvoir décompresser en allant écouter une bonne lecture, gratuite, que devait donner Démodocos, une association théâtrale et poétique, à Malesherbes. Hors, la fac était fermée.

chantant chargé de transmettre les paroles traditionnelles) à qui Ulysse offre une escalope de porc afin de le remercier de ses chants. Ca ne vous dit toujours rien? Cela veut dire que cette association est faîtes pour vous. Démodocos à la manière de son aède, cherche à renouer le lien entre la jeune génération et les récits poussiéreux des manuels scolaires. Et oui, le théâtre sert à quelque chose!

Mais au fait, Démodocos c’est quoi? A l’origine, c’est l’aède aveugle (poète

Créée en 1995, elle propose des spectacles en grec ancien, latin et bien sûr, en

français. L’association travaille avec des professeurs d’universités et joue dans toute la France ainsi qu’à l’étranger. Alors si comme moi vous êtes adepte de tout ce qui date ou qu’au contraire les livres de mythologie vous effraient, je vous invite à aller voir leur travail, et pourquoi pas, vous joindre à eux. Site web : www.demodocos.com Charlotte Blouzet


SCIENCE

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LA plume !

Chimères: Mythe ou Réalité ? Ce mois-ci, Plume !, réseau national de vulgarisation scientifique, nous offre un article sur les chimères. Allez vite faire un tour sur leur site www. laplume.info si vous ne les connaissez pas déjà. A travers une édition papier et leur site internet ils offrent une vision neuve de la science.

Bronze étrusque trouvé dans la cité toscane d’Arezzo et représentant une chimère.

G

énéalogie d’un mythe Le mot chimère nous vient du grec Khímaira. Ce mot servait à l’origine à désigner de jeunes chèvres ayant passé sans encombre leur premier hiver (kheima en grec). La mythologie grecque s’est par la suite appropriée ce terme de Khímaira pour désigner un monstre dont le corps est celui d’une chèvre, mais dont la tête est celle d’un lion et la queue, celle d’un serpent. C’est tout du moins la description qu’Homère en fait. Hésiode, un autre poète du VIIIe siècle avant J.-C., la décrit comme un monstre à trois têtes correspondant aux trois animaux choisis par Homère pour former le corps de la chimère. Tous deux s’accordent néanmoins sur le fait que ce monstre crache des flammes et dévore les humains. La chimère est le fruit d’une union entre Typhon (de typhos, la fumée) et Echidna (de Ekhidna, vipère). Typhon, un ancien dieu malfaisant, est souvent représenté ailé et avec une queue de serpent. Il crache des flammes et provoque des ouragans, c’est d’ailleurs pour cela que son nom propre est devenu commun de nos jours. Echidna, quant à elle, est une déesse-vipère. Seule sa tête est celle d’une femme.

fications de l’antiquité à nos jours. En héraldique, la science des blasons, la chimère est une figure imaginaire. Dans le langage populaire, la chimère désigne un animal fantastique ou monstrueux, inspirant généralement la crainte aux Hommes. Le mot a également désigné une illusion, puis une rêverie ou un projet fou, impossible. Au sens propre, c’est aussi le nom d’un poisson chondrichtyen (dont le squelette est constitué de cartilage et non d’os) des abysses, qui possède certaines caractéristiques des requins, ainsi qu’un aiguillon venimeux. Mais leur forme peu commune leur ont valu ce nom monstrueux. Le mot a également désigné une illusion, puis une rêverie ou un projet fou, impossible. Un dernier sens à ce mot existe. C’est le sens le plus moderne que l’Homme lui a trouvé, et son domaine d’application est biologique. Du plus petit au plus grand, on peut distinguer des anticorps “chimériques”, qui sont des anticorps fabriqués à partir d’organismes différents de l’Homme, mais dont une par-

tie est modifiée (humanisée) pour leur utilisation en médecine humaine. Viennent ensuite des cellules, qui peuvent être fusionnées pour créer, par exemple, des lignées immortelles destinées à la production de substances utiles ou à des tests de laboratoire. Toujours plus grand, la chimère correspond à une plante greffée (elle possède alors plusieurs génotypes), ou à tout organisme possédant plusieurs génotypes différents. Il existe, par exemple, une chimère mouton-chèvre, issue de la fusion d’un embryon d’un mouton avec celui d’une chèvre. Le mythe moderne Certains d’entre-vous auront sans doute vu l’épisode 4-23 de la célèbre série télévisée “Les Experts”. Dans cet épisode, le criminel échappe à la condamnation faute de concordance génétique avec l’ADN retrouvé sur la scène de crime. Sa véritable identité est néanmoins révélée par des anomalies au niveau de sa peau, détectées grâce au flash d’un appareil photo. Le coupable est en fait une chimère humaine, un homme avec deux patrimoines génétiques différents. Histoire palpitante, mais les scénaristes n’ont rien inventé. Les anomalies de la peau que la police scientifique a mises en évidence sont des “lignes de Blaschko”. Ces lignes correspondent à deux types de peau différentes, issues de deux génotypes différents. C’est l’un des signes extérieurs révélateurs du chimérisme humain, car celui-ci existe bel et bien. Les chimères humaines sont issues de la fusion de deux (voire plus, mais cette éventualité paraît peu probable) embryons génétiquement différents, comme des faux jumeaux. A un stade précoce de la grossesse, lorsque les embryons ne sont encore constitués que de quelques cellules indifférenciées, l’un des embryons peut absorber son jumeau et s’approprier ses cellules. L’individu qui en résultera possèdera

Une question se pose à ce stade: les caractéristiques “cracheur de flammes” et “serpent” ont été conservées d’une génération sur l’autre, mais d’où viennent le corps de chèvre et la tête de lion? On pourrait croire que la chimère eut été un enfant adopté, ou que sa mère ne fut pas l’épouse modèle qu’elle paraît être. Mais il se pourrait également que la proportion d’allèles récessifs dans la population divine grecque soit très importante. Aucune théorie n’est à ce jour vérifiée. Du mythe à la réalité Ce monstre composite a depuis toujours suscité l’imagination des Hommes. Ainsi, on lui a prêté diverses signi-

A gauche : une souris domestique. A droite : un campagnol sylvestre. Au centre : une chimère entre ces deux espèce créée par génie génétique.

Lignes de Blaschko chez un individu comportant deux génomes différents.

un organisme composé de deux patrimoines génétiques différents. Les annales de la médecine ne relatent que quelques dizaines de cas. Les chimères humaines sont issues de la fusion de deux embryons génétiquement différents. Parmi les cas les plus connus, on peut citer le cas d’un jeune homme avec un seul testicule. Croyant à un testicule non descendu, des médecins l’ont examiné, pour trouver un ovaire et une trompe de Fallope. Pas de chance pour lui, mais son jumeau était en fait une jumelle. Un autre cas récent qui a fait sensation est celui de Jane.(1) Cette femme de 52 ans à l’époque des faits avait besoin d’une greffe de rein. Des tests génétiques ont été effectués sur ses enfants et, à la surprise générale, deux de ses trois enfants n’étaient pas génétiquement les siens. Absolument certaine que les bébés n’ont pu être échangés, elle convainquit les médecins de pousser les tests plus avant et il apparut que ses ovaires pouvaient donner des ovules de deux génotypes différents. Les deux enfants qui n’étaient à priori pas les siens étaient en fait issus d’un ovule de génotype différent que celui des cellules de la joue (les tests génétiques sont généralement effectués sur des cellules de la paroi interne de la joue car on peut facilement les récolter dans la salive). Ces deux cas sont exceptionnels et le phénomène reste rarissime, mais il ris-

que de prendre de l’ampleur avec la popularité grandissante de la FIV (Fertilisation In Vitro). De plus, il est possible que le nombre de chimères humaines soit plus important, car les seuls cas connus sont ceux ayant été révélés par une anomalie, mais il existe sans doute bien plus d’individus présentant un chimérisme muet. Enfin, il existe un cas plus courant de chimérisme humain. C’est le chimérisme sanguin, qui survient chez les faux jumeaux. En effet, ces derniers partagent certaines portions du placenta, et des cellules sanguines de l’un peuvent migrer chez l’autre et s’implanter dans sa moelle. On estime ainsi que 8% des faux jumeaux présenteraient un chimérisme sanguin, alors si vous avez un jumeau non-identique, vous êtes peutêtre plus proche de lui que vous ne le pensez. Yannick Heluin www.laplume.info (1) New England Journal of Medicine, Vol. 346, No. 20 May 16, 2002

+ d’infos Plume! est une association dont le but est de promouvoir la vulgarisation scientifique. Elle propose plus largement un soutien à la démarche citoyenne d’échange de savoirs. Site internet : www.laplume.info


Tribune

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élections européenne

La nécessité d’une participation électorale massive Du 4 au 7 juin 2009 prochain des élections dans les 27 pays européens, le but : élire le parlement européen.

L

a grande question qui règne autour de ce vote est « qu’est ce que le parlement européen ? » Une institution européenne certes mais ça reste assez vague. Il fait parti du triangle institutionnel qui régie l’Union européenne, aux côtés de la Commission et du Conseil. Le Conseil représente les gouvernements, la Commission est la voix de l’Union sur la scène internationale, le Parlement est celui qui nous représente. Composé de 735 députés, il est chargé d’exercer le pouvoir législatif, d’assurer un contrôle démocratique sur les autres institutions européennes et d’établir le budget. Tout cela en corrélation avec le Conseil et la Commission. En clair, il participe à l’élaboration des lois européennes et assure le respect de celles-ci par les autres institutions. C’est aussi lui qui a le dernier mot concernant le budget de l’Union européenne, une tache primordiale, d’autant plus que c’est l’argent des contribuables européens qui fait tourner l’administration européenne. Des élections incomprises Le problème avec le Parlement européen est que personne ne comprend vraiment son mode d’élection. Pourtant, son importance n’est pas des moindres puisque c’est lui qui détermine le mode

de représentation des citoyens ressortissants de l’Union européenne. Le suffrage universel prend tout son sens. Le mode de scrutin n’est pas plus clair pour autant. Les sièges au Parlement son répartis entre les 27 pays, plus ou moins proportionnellement à la population. Plus ou moins car si, dans l’idée, le souhait est à la proportionnelle, dans les faits, l’entrée de la Bulgarie et de la Hongrie en 2007 a changé la donne. Etant encore sous le Traité de Nice, prévue pour 25, depuis le rejet du Traité de Lisbonne, le nombre de sièges par pays n’est plus en corrélation parfaite avec le nombre d’habitan&ts dans les pays. Quoi qu’il en soit, l’Allemagne bénéficiera de 99 sièges, la France, l’Italie et le Royaume-Uni de 72, l’Espagne et la Pologne de 50, et le moins représenté sera Malte avec 5 sièges. Harmoniser le scrutin en Europe Chaque pays est libre dans la manière de faire élire ses représentants, mais l’idée de l’Europe serait d’harmoniser les modes d’élections. En France, nous sommes divisés en 8 circonscriptions, chacune d’entre elle présente des listes des partis politiques nationaux pour lesquels nous voterons. Comme pour les pays, les circonscriptions ont un

nombre prédéfini de sièges, ainsi l’Ile de France en aura 14, le Sud-est 13, le Sud-ouest 10 et la petite dernière est la circonscription d’Outre-mer qui comptera 3 sièges. Alors il reste à comprendre comment seront réparties les places au Parlement européen. C’est là que la proportionnelle fait son entrée. Pour obtenir un siège, un parti doit dépasser le seuil de 5% de suffrages en sa faveur, et plus le pourcentage est élevé, plus le nombre de représentants augmente. C’est pour cela que nous votons pour des listes et non pas pour un candidat. Une fois élus, les députés des 27 pays se retrouvent à travers des groupes politiques européens. Ils sont au nombre de 8 et rassemblent les eurodéputés en fonction de leur sensibilité politique. Pour exemple, les députés UMP français et les députés CDU et CSU allemands siègent ensemble au sein du groupe du Parti populaire européen et des Démocrates européens (PPE-DE), tout comme les députés conservateurs britanniques. Précisons que les députés européens ne sont pas affiliés à un parti politique européen, c’est leur parti national qui est rattaché à un parti politique européen Allez voter !

En France, selon un sondage IPSOS réalisé début mai, les listes UMP sont mesurées en tête avec 27% des intentions de vote. Mais le rapport de force global reste toutefois favorable à la gauche, qui totalise 48% des intentions de vote, soit trois points de plus qu’en 2004. In fine, les élections européennes sont d’une importance capitale. Car même si le Parlement ne nous semble pas toujours accessible, il est le seul qui

nous offre un réel pouvoir de décision au sein de l’Union européenne. Alors s’il a bien une question qu’il n’y a pas lieu de se poser c’est « est-ce que je vais aller voter le 7 juin ? » Elodie Perroteau

Quotidien parisien

Pourquoi ne nous laisse-t-on jamais descendre dans le métro ? Le fait que les gens souhaitant monter dans le métro ne laissent pas la priorité à ceux qui veulent descendre n’est pas seulement une question d’impolitesse. Un détour par la Théorie des jeux peut montrer qu’il est en fait « rationnel » de ne pas laisser descendre les voyageurs. théorie dans les années 1950. Elle lui a même valu le prix Nobel en 1994. Les concepts de cette théorie peuvent être expliqués avec du simple bon sens et sans formulation mathématique.

L

a Théorie des jeux constitue une approche mathématique aux problèmes de stratégie. Elle permet notamment d’étudier les comportements et les situations d’interactions

entre plusieurs protagonistes lors d’une prise de décision, d’où le terme « jeux ». John Nash, mathématicien et économiste américain, a beaucoup contribué au développement de cette

La Théorie des jeux explore entre autres les cas « individuellement gagnant - collectivement perdant », c’està-dire les situations dans lesquelles une personne, ou « agent », n’a aucun intérêt à jouer en pensant collectivement sachant que les autres vont jouer en pensant individuellement. Faute de se mettre d’accord, chacun va donc jouer « perso ». Or, quand on regarde le bien-être global, c’est-à-dire le résultat collectif, on se rend compte qu’au final tout le monde est perdant: c’est une situation « sous-optimale ». La théorie des jeux permet de mieux comprendre les grandes problématiques mondiales, telles que la lutte contre le réchauffement climatique. Mais elle peut aussi s’appliquer plus trivialement aux situations de tous les jours, comme les situations d’embarquement dans le métro.

Prendre un métro : une situation de concurrence Il faut en fait comprendre le passage des portes du métro comme la décision de trois groupes : le groupe « A » qui attend à gauche de la porte, et le groupe « B » à droite de la porte. Un dernier groupe, le groupe « C » est le groupe qui descend. La situation est simple. Si le groupe A laisse descendre le groupe C, alors le groupe B risque d’être celui qui sera le premier à monter, et donc potentiellement celui qui va prendre les places assises. On est en présence d’une situation de « concurrence » entre les deux groupes de part et d’autre de la porte, et on va immanquablement se retrouver dans un schéma où les deux vont forcer le passage, car c’est la situation la plus rationnelle pour eux. Aucun n’a intérêt à attendre pour que ce soit le groupe « d’en face » qui rentre en premier. Au final le résultat est clairement défavorable : il y a en effet une plus grande perte de temps en voulant forcer le passage que si les deux groupes A et B attendaient que le groupe C soit sorti.

N’embarquer que d’un côté ? Plusieurs solutions sont possibles face à cette situation. Tout d’abord, logique, faire en sorte que les métros soient moins bondés. Il faudrait également développer les portes larges (comme sur la ligne 14). Compter sur la retenue de tous les voyageurs montants ou sur une éventuelle coordination - autre mot pour dire courtoisie - est une option un peu naïve. Il y aura toujours des agents pour en profiter, c’est-à-dire pour ne pas respecter l’accord collectif. Et le fait même qu’il puisse y avoir un seul individu ne respectant pas le « code » fait que personne ne le respectera. Une autre solution consisterait à supprimer la source de la rivalité entre les groupes A et B, et plus précisément à ne créer qu’un coté d’embarquement au lieu de deux. Une chose est sûre : les autocollants de la campagne RATP ne seront pas suffisants pour régler le problème ! Thomas Costberg


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Culture

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mai/juin 2009 - n°7

Littérature

Vous faites quoi vendredi prochain ?

étudiant, toujours en quête de nouveauté, de fête, de sorties et d’éclate ? J’ai ce qu’il vous faut, à lire, à faire ou à éviter ? Feras ce que tu voudras !!

J

e viens à l’instant de refermer un livre. Quelques heures m’ont suffit pour le lire mais je crois que quelques jours vont être nécessaires avant que je puisse le fermer définitivement. Ce n’est pas ce genre d’ouvrages gonflant qui pousse à réfléchir, qui se veut intellectuel de part la remise en question qu’il déclenche. Non, Vendredi soir chez les Becker est très éloigné de ce

type de production qui assomme et qui épuise. Ce roman, lui, détonne. Il déroute nos petites vies, qu’elles soient si bien rangées ou si dévergondées. Alain Teulié nous plonge dans l’univers de la banalité, banalité de deux couples que tout oppose. Pierre et Julia, deux écrivains avortés, devenus profs par nécessité, se sont

avoués leur fantasme après de nombreuses années de mariage. Pierre décide de le réaliser contre quelques billets et invite un vendredi soir un couple qu’il a trouvé sur internet. Sarah et Tom sont deux vagabonds de la vie. Ils vivotent au rythme de leurs parties de jambes en l’air chez des petits bourgeois de la petite couronne aux mœurs parfois étranges. Les premiers rêvent d’interdits que leurs vendent les seconds : peinture d’un monde au bord de la médiocrité. Chacun s’active pour cette étrange soirée, pour ce vendredi soir qui promet d’être riche en émotion. Pourtant, au fil des pages, ce n’est pas l’excitation ni même le plaisir qui s’installent. L’angoisse, la colère, le dépit s’immiscent chez ces couples qui se préparent à se rencontrer et à s’aimer le temps d’une heure, le temps d’un verre, le temps d’un moment qui se calcule en billets verts. Les uns vivent dans un grand appartement du Boulevard Raspail, les autres habitent un petit studio

au quinzième étage d’un immeuble de banlieue. Ils ne sont pourtant pas si différents, tous si accrochés à leur image, à leurs envies, à leurs rêves. Tom et Sarah se veulent libres de toutes attaches, de toutes contraintes mais ils vivent dans un studio pourris qui leurs déplaît. Il bénisse la mort de leur créancier et se font de l’argent facile auprès d’hommes et de femmes qui veulent ressentir leurs libertés pendant quelques heures, qui veulent coucher avec des inconnus beaux, jeunes et perfectionnés, à l’allure épanouis et à l’image dévergondée. Julia et Pierre se sont construits une vie bien rangée, protégée par leur culture et leurs connaissances qu’ils étalent allègrement pour mieux se sentir vivre. Ils auraient aimé devenir célèbres grâce à l’écriture mais ils n’en ont jamais eu le courage.

son mari. Chez Tom et Sarah, les crises de larmes et les disputes se sont également invitées. Sarah ne veut plus de cette vie, ne veut plus coucher avec tous ces parisiens cinglés. Après quelques verres, quelques larmes, quelques disques et quelques hauts-le cœur, les deux couples vont enfin se retrouver. La soirée va poursuivre son cours improbable, les masques vont tombés, les rôles vont s’inverser et rien ne sera plus comme avant.

Vendredi soir chez les Becker est magistral de simplicité. Alain Teulié assaisonne cette soirée à a fois étrange et si peu singulière, d’érotisme et de folie mais aussi de gravité et de profondeur. Chaque chose y est à sa place mais aucune place n’existe alors forcément c’est le bordel ! Pauline Paranthoën

Ce vendredi soir, il semble que Julia manque encore de courage. Elle rechigne et refuse de recevoir ces inconnus, elle rejette l’idée de se faire offrir par

Vendredi soir chez les Becker, Alain Teulié, éditions Plon, 240 pages, 18 euros, 7 mai 2009

exposition

Dans l’antre de La Chapelle Le roi de la photo glamour et provoc’ exposé dans les salons du premier étage de l’hôtel de la Monnaie à Paris. Ou cette nouvelle mode d’exposer des artistes contemporains dans des lieux emplis de classicisme et de conventions.

D

epuis Jan Fabre au Louvre, Jeff Koons à Versailles, les polémiques ne cessent de se déchaîner autour de ces expositions qui mettent en jeu le lieu de l’exposition au moins autant que son sujet. Pas de polémique ici, le lieu est moins teinté de symboles de l’histoire de France. Mais pourtant contraste tout autant avec cet anticonformisme présent dans les photos de Lachapelle. Ce photographe américain, remarqué par ses mises en scènes rocambolesques de stars à la plastique irréprochable, dans des décors plus improbables les uns que les autres. Célébrités à qui on demande de tenir leur propre rôle, jouant sur certains traits de leur personnalité voire les caricaturant complètement. Cette rétrospective, sans doute

la plus exhaustive proposée en France, retrace le parcours de ce photographe brillant, mais nous propose également de le suivre dans ces nouvelles expérimentations. La réalité nue Je ne connaissais pas le David Lachapelle sortant des sentiers de la publicité, et des campagnes de fameuses enseignes de mode qui ont fait sa renommée. Pourtant ses travaux sont bien présents et m’ont marqué par le contraste qu’ils apportent au reste de son travail. Sa nouvelle série « Awakened » témoigne de cette autre facette du photographe encore méconnue du grand public. Réalisée en 2008, elle nous est montrée ici pour la première fois.

On entre dans une petite pièce confinée. Aux murs sont suspendus de grands tirages de près de deux mètres de haut, si bien qu’on se retrouve instantanément encerclé par ces photos. Portraits morbides d’une Amérique qui aurait perdu tout espoir ? C’est bien la question qu’on se pose une fois face à ces photographies. Chaque image représente un personnage ordinaire, une adolescente grassouillette, un vieil homme, un pasteur. Ils sont là, ils flottent dans un liquide qu’on devine être de l’eau, dans une sorte de lumière bleutée, une source lumineuse se distingue légèrement en arrière fond. Est-ce la surface de l’eau vers laquelle ils se dirigent, tel un convoi d’âmes en partance pour l’au-delà ou bien sont-ils sur le point de couler, de rejoindre les profondeurs des fonds marins ? Un réflexion spirituelle sur l’être humain Ces photos sèment un véritable doute auprès du spectateur. Si habitués au sens évident de ses œuvres. Ici, il demande à l’artiste un moment de réflexion avant de se prononcer sur le sort de ces gens ordinaires ? Serait-ce un destin commun qui les anime, rien n’est plus certain, reste enfin à se décider vers quelle fin ils se dirigent. Vertueux noyés ? Futurs saints ? Ce n’est pas le photographe qui nous apportera la réponse, trop content de nous avoir plongé dans une réflexion méditative sur le destin de ces photographiés. A chacun son idée du destin biblique qui attend ces sujets d’un royaume imaginaire. Bien sur nous avons à l’esprit la série « Déluge » dans laquelle sont photo-

graphiés des lieux en proie aux eaux, les personnages tentant par tous les moyens de fuir les lieux inondés. Serait-ce la suite logique de ce travail entrepris quelques années auparavant. Les photos de cette nouvelle série nous apportent cependant un point de vue différent de l’artiste face à cette question. Là où nous pouvions trouver des valeurs comme l’entraide, le courage, l’espoir d’une issue heureuse voire glorieuse, ici tout est différent. Les hommes ont perdu le combat contre la nature. Les catastrophes naturelles ont pris le dessus, et englouti totalement ces hommes si faibles derrière leur apparence infernale, une fois les masques tombés, ils se ressemblent

dans leur médiocrité. Chacun de nous va sombrer, seul, dans sa médiocrité d’homme, hermétiquement, sans bruit, sans laisser de trace. Vanessa Veuillet

POUR S’y rendre Exposition David LaChapelle Monnaie de Paris Tous les jours de 10h30 à 19h30 Nocturnes lundi et vendredi jusqu’à 22h 11, quai de Conti, 75006 Paris Tél. : 01 40 46 56 66


culture

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musique

Du reggae engagé Jahdawee I jeune artiste reggae, utilise la musique pour s’élever et faire passer un message.

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ers l’est de la région parisienne se produit Jahdawee I. Son style est emprunt de douceur, de force et de belles sonorités. Accompagné du Zion I Crew, il sillonne les scènes des festivals les salles de concerts, mais aussi dans des Sound Systems en solo, lâchant son flow. A l’écoute de sa mu-

qui s’intéresse à l’art, c’est surtout la famille de ma mère qui m’a beaucoup influencé. J’ai touché très tôt à la musique en commençant le piano à 5 ans. La question ne s’est jamais vraiment posée : je ressens une forte inspiration artistique qui s’est révélée avec le temps. A coté de la musique je travaille dans la taille de pierre et je me tourne aussi vers la sculpture. J’ai vraiment commencé avec l’album Rise up, sortit en décembre 2005. LEA : Tu couvres tous les aspects d’une chanson de la composition à l’interprétation, parles nous de cette élaboration? Jahdawee I : J’ai deux façons d’écrire. Avant tout, je compose l’instrumentale de façon simple pour avoir toutes les tonalités, les harmonies… Ensuite soit je commence par écrire les paroles car j’ai un message à faire passer et que je veux le mettre en avant, je cherche après à poser mon flow dessus ; soit mon flow vient naturellement, je cherche après à poser un texte par-dessus. Dans ce dernier cas c’est plus une question de rythme, de ressenti et de vibration.

sique il est impossible de ne pas entendre son message, de ne pas ressentir son engagement. L’Etudiant Autonome : Pour commencer peux-tu nous raconter comment tu en es venu à faire de la musique ? Jahdawee I : J’ai grandi dans une famille

LEA : Tu tournes en général avec un groupe, le Zion I Crew, comment vous êtes vous rencontrés ? Jahdawee I : Le Zion I Crew est un collectif assez éclectique qui rassemble de jeunes chanteurs de la Marne et de la Seine et Marne et qui est tourné vers les mêmes objectifs que je défends.

Cinéma

Good Morning England, remède anti-crise

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ares sont les productions qui parviennent à mettre du baume au cœur de cette manière. Finies les comédies romantiques - « 4 mariages, un enterrement », « Love Actually » ou autre « Coup de foudre à Notting Hill », qui ont fait le succès du réalisateur Richard Curtis. Dans Good morning England, la véritable histoire d’amour est celle qui unit les Anglais des années 1960 au Rock’n’roll. D’une bonne humeur communicative, le film revient sur l’âge d’or des radios pirates, porté par une bande son d’excellence. Le son de la rébellion Année 1966. Mer du Nord. Les spectateurs pénètrent un navire ancré, de concert avec Carl, jeune homme envoyé sa mère pour – soi disant – reprendre le droit chemin. On y rencontre une dizaine d’hommes et une femme, lesbienne, qui cohabitent sur le bateau arborant les emblèmes du Rock. Ils sont DJ sur Radio Rock, patron ou encore cuisinière. Surtout, ils sont tous férus de pop et de rock’n’roll. Sur les ondes des radios officielles ces musiques n’occupent que 45 minutes de programmation par jour, les radios pirates – écoutées par 1 personne sur 2 – en diffusent 24h/24. Symbole de dépravation pour le gouvernement qui met tout en œuvre pour la faire couler,

J’ai d’abord tourné en festivals et scènes avec le groupe Freedom I Ration pendant 2 ans et à coté s’est formé le Crew. LEA : Quelles sont tes influences musicales ? Jahdawee I : J’ai commencé avec le Hip-hop mais mon coté Bob Marley m’a toujours titillé (rires). Les compositeurs qui m’ont influencé sont, parmi d’autres, Monty Alexander et Ernest Ranglin. Sinon pour citer quelques chanteurs, il y a Jah Mason, Lutan Fayah ou Warrior King. J’ai vécu en Martinique quelques semaines dans une communauté éthiopienne, la Royal Neguss House à Dillon près de Fort-de-France où j’ai beaucoup appris. J’ai gardé avec eux le contact et il arrive qu’on travaille ensemble avec la Wata Prod comme en ce moment sur Paris. LEA : On voit tout de suite que tes paroles sont engagées, quelles sont les valeurs que tu défends ? Jahdawee I : Je fais de la musique dans un objectif d’éveil des consciences. Le reggae en particulier est un outil d’élévation spirituelle. J’entends par élévation spirituelle, un retour aux sources, l’harmonie et le respect de la terre. Le reggae déclenche quelque chose chez

Mélodie de nostalgie Good morning England lui rend largement hommage : la réalisation est à l’image du genre musical, parfois brutale, parfois empreinte d’une douceur amère, toujours réjouissante. Et que dire des acteurs ? Parfaitement à l’aise dans cette ‘’débauche’’, ils incarnent le rock’n’roll avec une justesse hilarante. On peut cependant regretter les por-

traits, des plus caricaturaux, dressés des membres du gouvernement. Et ce, même s’ils provoquent souvent le rire. Pour ne pas faire retomber l’ambiance, c’est un happy-ending qui nous attend et qui permet de ressortir de la salle obscure un sourire pendu aux lèvres. Planant du début à la fin. Mélanie Grenier Good Morning Englans, de Richard Curtis, avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, Bill Nighy, 135’, 2009.

les gens. J’essaie de dire aux gens ma vision du monde, qu’ils s’enlèvent leurs illusions. J’essaie aussi de passer un message sur l’autonomie en ces temps où les problèmes se posent plus que les solutions. L’autogestion est porteuse d’avenir surtout avec les questions écologiques qui apparaissent. LEA : Quels sont tes projets pour le futur ? Jahdawee I : On sort un « street album » avec le Zion I Crew pour cet été 2009, avec le reggae comme base et beaucoup de duos avec des rappeurs et des rockeurs. Mon but est de rassembler les artistes que je côtoie sous un drapeau universel aux mêmes couleurs. Sinon je sors un album solo fin 2009 dans le style new roots-reggae. Enfin il y un projet en cours autour d’une formation Jazz Jamaïcain. Je suis fier de travailler avec eux car c’est très innovant. Propos recueillis par Ghita Taghi

+ d’infos Myspace : www.myspace.com/jadaweei Prochains concerts : Le 31 Mai au Pop-Art Café à Reims avec le Zion I Crew et Selekta Justone, et pour la fête de la Musique, le 21 juin à Coulommiers.

FLeche d’or

La mort de la culture parisienne Le mois d’avril se termine gardant avec lui l’une des dernières salles underground de Paris. La Flèche d’Or, salle éminemment populaire et gratuite du 20° arrondissement a fermé ses portes au tout public le 30 avril 2009. Raison évoquée : un grand nombre de plaintes du au volume sonore provoqué dans le quartier.

Radio Rock se fait miroir de la société. Révolution sexuelle, drogue, musiques révolutionnaires et libérations des mœurs la caractérisent.

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Cette triste nouvelle est, hélas, bien représentative de l’état de la culture parisienne. Il y a quelques années, Paris était qualifiée de ville lumière. Aujourd’hui, lorsqu’un Parisien visite une autre ville européenne, il est impressionné par son incroyable vie culturelle. Avant, la création et la diversité était à l’honneur, des soirées en tout genre s’offraient à vous. Maintenant, tout est cher et affreusement sélectif.

Fumer fait du bruit Il est difficile de blâmer la société Triganos, l’actionnaire majoritaire de la salle. Pourtant la raison évoquée de plaintes venant du voisinage est un peu rapide. En effet, depuis quelques mois cette société a ouvert sur le trottoir d’en face un luxueux hôtel. Les plaintes du voisinage existent surement depuis bien plus longtemps. D’autres lieux sont visés par ce type de rabat-joie. La flèche d’or ré-ouvrira normalement ses portes en septembre prochain mais sous un autre concept de soirées privées. Un nouveau lieu VIP va naitre. Paris est une ville morte et nous en sommes les victimes car nous aimerions bien continuer à y vivre. Valentin Beauvallet


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Culture

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mai/juin 2009 - n°7

exposition

Warhol se fait refaire le portrait Jusqu’au 13 juillet, les Galeries nationales du Grand Palais abritent les œuvres d’Andy Warhol, artiste américain pionnier dans la culture « pop-art » initiée dans les années 50 à Londres. Le commissaire de l’exposition, Alain Cueff, voulait explorer la part incontournable du travail warholien : le portrait. L’idée était excellente. Encore fallait-il le faire, explorer. Car il faut bien constater que l’exposition n’est qu’une succession de 250 portraits classés par thèmes (les stars de cinéma, de la mode, de la politique, du monde de l’art...). Et rien on ne découvre rien qui ne définisse une véritable approche artistique ni qui n’aborde en profondeur ce personnage moins révolutionnaire que visionnaire. Entre son autoportrait effectué à 20 ans et son obsession de la mort à la fin de sa vie – « The Big Electric chair », symbole moderne de la crucifixion - Andy a multiplié les commandes. A l’origine de ce succès, le célébrissime tableau de Marilyn Monroe, évidemment présent. Warhol devient alors le « pape du pop », une technique qui séduit les célébri-

tés. Une flatterie avant tout : maquillage à outrance, suppression des défauts, le peintre revendique sa « philosophie de la retouche », pour satisfaire une époque lancée à la recherche d’une beauté artificielle et sophistiquée. Une approche simpliste d’un personnage complexe Très vite, l’exposition devient répétitive, sans guide, et avec pour seul élément de compréhension des légendes minimalistes. Si bien que les tableaux défilent sous nos yeux jusqu’à l’écœurement. Seul moyen de lutter contre la lassitude : observer son rapport à la technique et son exploitation du portrait. Warhol utilise la photo comme base de son travail - photomaton et polaroïd - avant d’explorer la potentialité plastique du cinéma, une manière d’approcher la vie au plus près - série « Screen tests ». Enfin, la découverte d’un petit appareil photo, le Minox 35

EI, le conduit à effectuer des portraits plus spontanés, véritable projecteur de la vie mondaine des années 80. Mais il faudra tirer en soi-même les conclusions. L’importance historique et sociologique de son travail n’est pas valorisée, ni – et c’est le plus grave – le regard cynique et désabusé que l’artiste portait sur son époque. Le Grand Palais réduit l’artiste à l’image, si galvaudée et superficielle, d’un artiste mondain. Trop facile. Du pur cliché. Aurélie Martin

POUR S’y rendre Le grand monde d’Andy Warhol Du 18 mars-13 juillet 2009 Galeries nationales du Grand Palais Entrée Clemenceau 3, avenue du Général-Eisenhower 75008 Paris Tarif plein : 11 € / Tarif réduit : 8 €

musique

Toma Price: « Raconter une histoire » L’Etudiant Autonome est allé à la rencontre de Toma Price, un rappeur de 24 ans.

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u haut de ces 1m90, Toma Price nous fait le plaisir de nous accueillir chez lui, dans les Hautsde-Seine, pour nous présenter son parcours, mais surtout son nouvel album « Boulevard de la mort ». N’ayant pas eu le choix, il a autoproduit son disque. Pour lui le rap est le fruit d’une passion et un moyen de s’exprimer. L’Étudiant Autonome : Toma Price, peux-tu nous parler de toi et de ton parcours ? Toma Price : Parfois la vie fait que tu te retrouves dans certaines situations qui ne te laissent pas indifférent et selon ta sensibilité tu as plus ou moins envie de les exorciser. Certains s’expriment avec leurs peintures, moi c’est le rap. L’écriture m’a permis de m’évader et de m’exprimer. Et puis il y a eu la rencontre avec CiroZSport, il venait de terminer « Industreet » et avait envie de repartir sur quelque chose de neuf. Nous nous sommes logiquement lancés sur l’album. LÉA : Comment décrirais-tu ton album « Boulevard de la mort » ? Toma Price : C’est avant tout mon premier ! Et je voulais absolument qu’il ne ressemble pas à une compilation de titres, c’est pourquoi j’ai décidé de raconter une histoire tout au long de l’album un peu comme si tu regardais un film ou si tu lisais un bouquin. Et

c’est pour être le plus sincère possible dans mon écriture que j’ai abordé des thématiques m’ayant affecté ou touché tout au long de ma vie car c’est principalement ces situations qui ont fait de moi l’homme que je suis. LÉA : Musicalement, tu empruntes des chemins différents, du rap entraînant, du rap street et des sons plus mélodiques… Toma Price : J’ai abordé pleins de thèmes différents afin d’enrichir émotionnellement mon histoire et d’approfondir mon album. Chaque thème est lié à un style musical, de ce fait pour les mettre en avant je devais choisir les sons qui correspondaient le mieux et s’adaptaient le mieux à la situation que j’évoquais. LÉA : Derrière Toma Price se cache un travail d’équipe ? Toma Price : Un rappeur n’est jamais seul ou alors il ne va jamais loin selon moi. J’ai de la chance d’avoir des gens sur qui compter, et des personnes qui m’ont aidé à sortir cet album

comme CiroZ , Jones & Cootaa ou Carlito Moreno. LÉA : Quel effet ça te fait de savoir ton album dans les bacs à la Fnac des Halles ? Toma Price : On a galéré ! Comme tous les artistes en auto-prod mais c’est sûr que ça fait partie des étapes motivantes, les choses ne sont pas faciles mais ça m’encourage à travailler et surtout à ne rien lâcher. Donc si vous avez 10 euros à dépenser intelligemment…! (rire)

LÉA : Quand pourra-t-on te voir sur scène ? Toma Price : Le 21 juin pour la Fête de la Musique avec CiroZSport à l’Avant Scène dans le 92 à l’Avant Scène. Il y aura naturellement quelques invités qui viendront agrémenter le show de façon parfois surprenante… Je pense que ça sera l’occasion pour moi de remercier les gens

qui me suivent depuis le début et ceux qui ont pris le train en chemin et qui m’ont permis de croire en cette aventure. Ca va être du lourd. (rires) LÉA : Un prochain album est-il en projet ? Toma Price : Je suis actuellement très pris par la promotion de « Boulevard de la Mort » mais je continue d’écrire et nous avons déjà enregistré de nouveaux titres avec CiroZ. Un prochain album verra sûrement le jour mais c’est pour l’instant en

toute logique que je me concentre sur celui-ci. Propos recueillis par Ronald Maire

+ d’infos Myspace : www.myspace.com/tomapriceofficiel Prochain concert : Le 21 juin, A l’Avant-Scène, 6, place du 8 Mai 1945 92100 Rueil-Malmaison Tél. : 01 47 14 09 24


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exposition

Jacques Tati, cinéaste à contre-courant Organiser une exposition sur un homme tel que Jacques Tati n’est pas une mince affaire. Faire honneur à l’originalité de l’artiste requiert en effet une scénographie d’exception. La Cinémathèque française peut se vanter d’avoir relevé le défi haut la main. L’exposition « Jacques Tati deux temps, trois mouvements » enchante par sa composition, ses couleurs, son style hors du temps. A découvrir jusqu’au 2 août 2009.

Comique de situation L’ensemble de l’œuvre du cinéaste et acteur rend visible l’absence de communication entre des individus qui se croisent et se recroisent, l’architecture froide et autres avancées technologiques. La modernité. Sans être la bête noire de Jacques Tati, elle est un excellent prétexte au gag. Petits et grands s’esclaffent des mêmes bouffonneries - de M. Hulot, fumant la pipe, et autres personnages singuliers - et s’émerveillent devant l’esthétique des décors. L’accent est véritablement mis sur les bruitages, protagonistes secondaires avérés de toute création du réalisateur.

L’agenda des festivals de France ! Abracada Sons Le 12 et 13 juin à Miramont de Guyenne Il aura lieu au bord du lac du Saut du Loup, lac touristique bordé d’une jolie forêt, ce qui se prêtera assez bien à la programmation décalée : électro avec Naïve New Beaters et Sexy Sushi, punk avec Parabellum, flamenco avec Titi Robin, hip hop fluo avec les Maniacx… Prix : pass deux jours : 25 €, 15 € la journée Solidays Du 26 au 28 juin sur l’hippodrome de Longchamp Comme tous les ans, Solidays est une des valeurs sures des festivals avec une programmation impressionnante et trois jours de plaisir : Sinsemilia, Groundation, Suprême NTM, Bénabar, Kéziah Jones, Manu Chao... Prix : pass trois jours : 45 €, 30 € la journée

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embobinage. Le couloir empreint de technologie menant au cœur de l’exposition donne le ton : la touche burlesque de Jacques Tati plane sur la Cinémathèque. Dès l’entrée, le vaste espace de 650 m2 prend des allures de fête foraine. Nos âmes d’enfants s’éveillent devant l’arc-enciel de coloris déployés, les objets insolites dévoilés et les bruits fusant de toutes parts. Les six films du cinéaste y trouvent leur place : on remonte le temps, de « Parade » (1974) à « Jour de fête» (1949). La disposition des pièces fait écho à l’ambitieux « PlayTime », datant de 1967. A l’image des bureaux dans ce dernier, la salle se découpe en plusieurs blocs renfermant extraits de films, photographies, maquette (celle de la Villa Arpel du film « Mon oncle »), carnets de notes, partitions, scénarios, objets de tournages ou costumes… A la sortie, c’est un spectateur initié qui peut - comme le souhaitait Tati avec ses productions - réenchanter le monde à son tour.

Une immersion sonore qu’ont prit soin de restituer les commissaires de l’exposition, Stéphane Goudet et Macha Makeïeff. Observer, imaginer, styliser Malgré l’humour présent dans chacun des récits, le propos est limpide. Le rapport critique qu’entretient l’auteur au changement radical, comme pour affirmer son désir de ne pas entrer dans le système, domine son travail de visionnaire. Mais tout n’est pas à réprouver dans la modernité. Les dessins signés Sempé, Cabu, Etaix ou encore la pipe géante trônant dans la pièce avec l’écriteau « this is pipe », rendent perceptible l’influence de l’art contemporain dans l’œuvre de Tati. Pour se familiariser un peu plus avec la démarche de l’homme, douze écrans de télévision diffusent « Les Leçons du professeur Goudet »,

une mise en scène ludique d’initiation à son art. Petit bémol de l’événement, la confusion ambiante. Le visiteur tend à se perdre entre les structures, tout comme les personnages de Jacques Tati dans les villes actuelles. Peut-être une manière de se mettre encore davantage au diapason avec son univers. Mélanie Grenier

POUR S’y rendre La Cinémathèque française - Musée du cinéma 51, rue de Bercy 75012 Paris De 12h à 19h du lundi au samedi, de 10h à 20h le dimanche Plein tarif : 8 euros / Tarif réduit : 6.5 euros

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Les Eurockéennes Du 3 au 5 juillet a Belfort Un gros festival qui offre sur ses 5 scènes une sélection mêlant des artistes pop, rock, métal, hip hop, world: on passera de NTM à Ghinzu en passant par Yeah Yeah Yeahs. Il y aura également Slipknot, Gojira, Nneka, Groundation, The Ting Tings, Monotonix… Prix : pass trois jours : 85 €, 37 € la journée

Nice Jazz Festival Du 18 au 25 juillet à Nice Deux scène vous sont proposées cette année et vont mêler légendes du jazz et stars de la pop. Ce festival est à ne pas manquer. Il y aura Tracy Chapman, B.B. King, Keziah Jones, Nneka, Jake Shimabukuro, Melody Gardot et autres… Skabazac Le 12 et 13 juillet à Rodez Festival en campagne aveyronnaise sous le signe de l’écologie. Les têtes d’affiche sont Patrice et Grand Corps Malade. A l’origine fête du village, cet événement a prix en 11 ans ses lettres de noblesses et fait venir les plus grands : Ghinzus, les Suicidal Tendencies et autres… Prix : 32 € le pass Festival du Bout du Monde Du 31 juillet au 2 août sur la Presqu’île de Crozon Festival aux allures exotiques, où le cadre fait très envie. La presqu’île de Crozon se situe sur la pointe de la Bretagne et vaut largement le détour, imaginez si on y ajoute des artistes comme Ayo, Marianne Faithfull, Winston Mc Anuff, Amadou & Mariam, Tryo, Rodrigo y Gabriela, Mouss & Hakim ; c’est du pur bonheur. Prix : pass week end 42 € ; 28 € la journée


spécial festivalS

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mai/juin 2009 - n°7

Festivals : les incontournables L’été arrive à grands pas. Vous n’avez toujours rien de prévu ? L’Etudiant autonome a fait une sélection de festivals pour vous. En France... Aurillac Du 19 au 22 aout 2009

Les Vieilles Charrues, l’incontournable du 16 au 19 juillet à Carhaix

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Festival «Papillon de Nuit» du 29 au 31 mai à Saint Laurent de Cuves

ette jolie petite ville d’Auvergne accueille chaque année depuis 1986 le Festival international de théâtre de rue et des Art de la rue. Du 19 au 22 août 2009, la paisible ville d’Aurillac se transforme en une incroyable manifestation de spectacle de rue. Reconnu mondialement, il programme chaque année de plus en plus de spectacle, passant de 6 compagnies à ses débuts a 20 aujourd’hui. Sa particularité reste sa programmation. En parallèle a sa programmation officielle, le festival est ouvert à tout forme d’expression de rue, à toutes « compagnies de passages ». Une liberté incroyable s’en dégage, avec des petits spectacles gratuits un peu partout cachés dans la ville, allant d’orchestres improvisés, marionnettes, danses de l’Est, clowns, mimes…. La journée, le public est très écléctique, mélangeant des familles et jeunes et dès que la nuit tombe, on se retrouve alors en pleine cours des miracles : les bolas enflammées, cracheurs de feu , danses tziganes… Fiesta assurée, la musique est partout, tout le monde se parle, regroupant un public décalé et l’ambiance est burlesque et légère. Site web www.aurillac.net

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réées en 1992, les Vieilles Charrues est des festivals phare en Europe. Après avoir vu défiler les plus grands virtuoses du rock, ce festival confirme encore cette année par une programmation d’artistes impressionnante : Bruce springteen, Lenny Kravitz, Moby, The Killers pour vous citer les plus gros mais aussi Ting Tings, Charlie Winston, The Rakes, ou encore Lily Allen. Comme à son habitude, les Vieilles Charrues mettront aussi l’accent sur la nouvelle scène française et d’autre petites merveilles qui ne gagnent qu’à être connues comme Alela Diane, Coming Soon, Izia, Naive New Beaters. Tout le monde cependant n’est pas en extase sur ce festival qui pour certains pose quelques problèmes d’organisation, de propreté et de qualité sonore mais les organisateurs cette année assurent avoir mis le paquet. La nouveauté sera peut être à voir du coté des activités entre les scènes, en espérant que ca ne fasse pas trop DisneyLand, la drogue en plus. Pour plus d’info : 0 820 89 00 6 Site web : www.vieillescharrues.asso.fr Pass pour la journée 32 €, pass 3 jours : 75 €

Le Festival des Nouveaux Cinémas Du 12 au 21 juin à Paris et en Ile-de-France

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rganisé par CINE FAC.

Pour la 5e fois, le festival itinérant peuple la ville de courts-métrages numériques venus du monde entier. Toutes les projections sont gratuites et seront suivies de débat avec les acteurs et les réalisateurs.

10 soirées de projections Le Festival des Nouveaux Cinémas soutient le support numérique et les projections permettent de montrer des nouveaux horizons créatifs dans la cinématographie actuelle. L’économie réduite, la mobilité et la légèreté de production du numérique permettent un plus grand accès à l’art pour de nombreux réalisateurs. L’effervescence créative se révèle alors dans la diversité des genres (fiction, clip, documentaire, expérimental) et des supports (cinéma, photo, animation, bande dessinée). Par sa dimension internationale, la sélection nous permet d’apprécier des chemins créatifs, explorés au-delà des frontières françaises. De tout cela ressort une programmation éclectique, originale et souvent surprenante.

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n continue avec un festival qui promet, le coup de cœur de L’Etudiant Autonome. Même si « Papillon de nuit » est plus dans l’optique de révéler les jeunes talents, la programmation met en avant plutôt des papas aguerris de renommée internationale : Keziah Jones, The Kooks, Amy MacDonald, Pascale Picard, The Tings Tings ou Charlie Winston. On notera également la présence de Bénabar qui, si vous avez peur de le manquer, fera presque tous les grands festivals de France. D’ailleurs un festival en France sans Bénabar c’est comme un film français sans Depardieu. Pour résumer, le festival c’est trois jours de fête se distinguant en styles musicaux. Reggae, world et musiques festives le 29 mai, rock et musique électronique le 30, et, en point d’orgue, un patchwork de tous ces genres pour le dimanche. Allez voir sur le site et laissez vous entrainer par la playlist qui est à se damner. Site web: www.papillonsdenuit.com Pass pour la journée : 32 €, pass trois jours : 62 €

Furia Sound Festival le 4 et 5 juillet A Cergy Pontoise, base de loisirs

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es 4 & 5 juillet 2009 la base de loisirs de Cergy Pontoise sera envahie pour la 13ème fois par de nombreux furieux aux oreilles grandes ouvertes. Le Furia Sound Festival constitue sans aucun doute l’un des événements musicaux incontournables de l’été. Pour les étudiants qui n’ont pas la chance de partir en vacances pour cause de jobs d’été et autres stages obligatoires, le Furia a l’avantage non négligeable de se tenir tout près de chez vous dans notre chère Ile de France. Ces deux journées en plein air seront l’occasion de revoir les groupes que l’on aime, mais aussi de découvrir de nouveaux artistes et de nouveaux genres. En effet ce festival éclectique nous offre une affiche où se côtoient des vedettes de la nouvelle scène française, des groupes de reggae de renommée internationale, des groupes de pop rock de tous horizons…tous les genres sont au rendez-vous. Parmi cette affiche, nous retiendrons notamment : Steel Pulse, Capelton, La Rue Ketanou, Les ogres de Barbak, Grand Corps Malade, Arthur H, The Gossip,

Thomas Dutronc, Herman Dune, Anis, Abd El Malik, Still Flyin, Suicidal Tendencies, Isis, Dillinger Escape Plan, Emiliana Torrini, Didier Super, The Go ! team … Site web : www.furia2009.com Pass pour la journée : 28 €, pass deux jours : 41 €


Spécial festivalS

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... Et en Europe ! JUIN Plus d’infos Samedi 28 juin ruisrock.fi Rock a Field Open Air (Luxembourg) Prog : Kings Of Leon, Franz Ferdinand, Razorlight, Peter Fox, Eagles Of Death Metal, Papa Roach, The Ting Tings, The Virgins, Everwaiting... Lieu : Luxembourg, Roeser. Tarifs : 47 € + réservation. Plus d’infos : www.atelier.lu/raf JUILLET Du 2 au 5 juillet Roskilde Festival (Danemark) Le plus grand festival d’Europe du Nord. Les profits sont reversés à une œuvre caritative ou humanitaire. On lucratif organisé par des milliers de bénévole. Tout un projet environnemental entoure le festival avec un système de recyclage des bouteilles et un programme de sensibilisation. Concert : Plus de 150 groupes dont Nick Cave & The Bad Seeds, Coldplay, Faith no more, Nine Inch Nails, Oasis, Pet Shop Boys, Slipknot, Kanye West Lieu : Danemark. A proximité de Roskilde à 35km de Copenhague. Tarif : 170 euros Plus d’infos : http://www.roskilde-festival.dk/uk

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http://www.

Du 3 au 5 juillet Summer Jam (Allemagne) Très très grosse programmation pour LE festival reggae incontournable en Europe. Prog : Bunny Wailer, Anthony B, Barrington Levy, Sly & Robbie, Glenn Washington, Groundation, Patrice, Tiken Jah Fakoly, Lieu : Cologne Tarifs : 82€ + 6€ réservation Plus d’infos : www.summerjam. de

Du 4 au 7 juillet Rock For People (République Tchèque) Prog : Placebo, Artic Monkeys, SKA-P, The Kooks, Hadouken!, Du 2 au 11 juillet Rototom Sunsplash (Italie) Underworld, Bloc Party, Ignite… Lieu : Hradec Kralove (100 km à Une semaine de reggae !!!!!! Prog : Capleton, Buju Banton, l’est de Prague) Anthony B., Barrington Levy, Tarifs : CZK 1250 + réservation Glen Washington, Bitty McLean, Plus d’infos : www.rockforpeoU Roy, LKJ, Pablo Moses, Alboro- ple.cz sie, Tiken Jah Fakoly, Sebastian Sturm, The Congos, The Twinkle Du 8 au 12 juillet Brothers, The Skatalites, Rootz Ollesummer (Estonie) Prog : Moby, Kerly, Mumiy Underground, Groundation… Troll… Lieu : Italie, Rototom Tarifs : 180 € (festival + camping) Lieu : Estonie, Tallin / possible à la journée ou le WE Tarif : 395 kroons (5 jours), 150 Plus d’infos : www.rototomsuns- kroons (1 jour) Plus d’infos : www.ollesummer. plash.com/ ee Du 3 au 5 juillet Du 16 au 19 juillet Ruisrock (Finlande) Prog : Slipknot, Mew, Faith no Festival de Dour 21eme more, In Flames, Disturb, Ca- édition (Belgique) Prog : Babylon Circus, Dub Inc, lexico, Glasvegas, Volbeat… Winston McAnuff, Israel VibraTarifs : 105€ (3 jours) Lieu : Finlande, Ile de Ruissalo, tion, Buju Banton, Assassin, IAM, Tryo, Aphex Twin + Hecker, MSTurku

TRKRFT, Sepultura , Les Fatals Picards... Lieu : Dour (juste de l’autre coté de la frontière belge) Tarifs : de 40 € (ticket journée) à 100 € (ticket combi 4 jours + camping + parking). Plus d’infos : www.dourfestival. be Du 16 au 19 juillet FIB Heineken 2009 (Espagne) Prog : Kings of Leon / Franz Ferdinand / Oasis / Anamy Dj’s / Lily Allen / The Killers / Télépathe / Calexico / Rinôçerôse / ... Lieu : Benicasim (proche de Valence). Tarifs : Combi 4 jours 160 £, la journée : 67.50 £ Plus d’infos : http://fiberfib.com Du 17 au 18 juillet Nuke Festival (Autriche) Prog : Moby, Patrice, Keziah Jones, James Morrisson, Roy Paci… Lieu : Autriche Schöllingstraße (30 km de Vienne) Tarifs : 73 € les deux jours (compter 50€ une seule journée) Plus d’infos : www.nuke.at

http://2009.sonar.es

Rock Oz’arène 18 ème édition (Suisse) Prog : The Offspring, Roger AOUT Hodgson, Calexico, Tryo, Just Du 11 au 17 août Jack, Devotchka, Antoine ClaSziget Festival (Hongrie) maran, Sir Colin, Laurent Wolf, Un incontournable, même si on Madcon, Yan Bé... y retrouve un peu trop de fran- Date et lieu : Arènes d’Avenches çais… ! près de Lauzanne. Prog : The Prodigy, Ska P, The Tarifs : de 50€ la journée à 165€ Ting Tings, Tiken Jah Fakoly, le pass 4 jours. Placebo, Klaxons, Fatboy Slim, Plus d’infos : www.rockozareCalexico, Lily Allen, Orquestra nes.com Buena Vista Social Club... Date et lieu : Hongrie, Buda- Du 21 au 23 août pest. Lowlands (Hollande) Tarifs : pass 8 jours : 188 €, pass Prog : The Aggrolites, Arctic 6 jours : 158 €, pass journaliers Monkeys, Babylon Circus, Basur place. sement Jaxx, Beirut, Faith No Plus d’infos : www.szigetfesti- More, The Prodigy, Ska-P, Colval.com/2009 lie Buddz & The New Kingston Band, Boys Noize... Du 14 au 16 août Date et lieu : Pays-Bas, BiddinSummer Sundae ghuizen. (Angleterre) Tarifs : ticket-combi ( 3 jours + Prog : Jenny Lewis, The Streets, camping + parking + bus) : 150 Mystery Jet, The Charmatans, St € ; maxi ticket combi ( même Etienne, The Autons, Noisette chose + trois jours d’accès au Date et lieu : du 14 au 16 août Walibi World rollercoaster theà Leicester. me park) : 171 €. Tarifs : We : 102£ / We + Cam- Plus d’infos: www.lowlands.nl ping : 109£ Plus d’infos : www.summersundae.com

Du 17 au 19 juillet Melt Festival (Allemagne) Du 12 au 15 août Le site de Ferropolis est une des particularités du festival : c’est un musée à ciel ouvert regroupant de larges excavatrices industrielles datant de la deuxième moitié du XXe siècle et pouvant mesurer jusqu’à 30 mètres de hauteur, 130 mètres de long, et peser 1 980 tonnes !!! Prog : Aphex Twin + Hecker, Travis, Klaxons, Moderat, Röyksopp, Foals, Cold War Kids… Lieu : Allemagne, Ferropolis Tarifs : 90€ ou 110€ avec camping pour les trois jours. Plus d’infos : www.melt-festival. de Du 18 au 20 juillet Sonar 2009 (Espagne) Festival électro Prog : Orbital, Grace Jones, Animal Collective, Mujava, Fever Ray et 200 autres Dj’s… Lieu : L’Hospitalet Tarifs : 140€ ou 30€ (1 jour) Plus d’infos :


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ENvironnement

l’étudiantautonome

mai/juin 2009 - n°7

développement durable

Avec la crise, la population mondiale voit vert Faut-il voir dans la crise mondiale la fin de la préoccupation environnementale ou au contraire une occasion unique de changer le monde? Enquête.

L

e 2 avril dernier les dirigeants des principales puissances économiques de la planète se sont réunis à Londres à l’occasion du G20. Leur but: trouver des solutions à la crise mondiale. Prémisses d’un véritable changement pour les uns, manque d’ambition pour les autres, les résultats du G20 ont divisé. La faible place accordée à la question écologique a néanmoins surpris les observateurs. Une préoccupation de tous A côté des mille milliards de dollars annoncés pour la relance de l’économie mondiale, le communiqué final n’a fait que rappeler une volonté de développer des énergies propres, de réduire les émissions de carbone et mettre en place une véritable économie durable. Vœux pieux? La communauté internationale ne semble pas avoir mis le problème écologique au cœur de ses priorités. Et ce, à la différence de la population. Selon l’étude « Our green world » menée par TNS-Sofres, 90% des Français voient dans la crise une occasion unique de revoir les modes de vie et de consommation. Ils sont

92% à considérer que l’environnement est en mauvaise état. La population est prête à s’impliquer. Elle est au coeur de l’action. L’extraordinaire succès de l’opération de WWF « Earth hour » (qui a consisté à éteindre tous les appareils électriques et les lumières inutiles) le 28 mars dernier, avec pas moins de 88 pays participants montre cette volonté participative. Consommez mieux, consommez vert! La semaine du développement durable qui a eu lieu au début du mois d’avril a été l’occasion de plusieurs manifestations dans une démarche éco-citoyenne. Le thème de 2009: la consommation durable. L’heure n’est plus à la privation mais à une nouvelle forme d’achat. On privilégie les écolabels, on achète bio. Le ministère de l’écologie et l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) mettent en avant les gestes simples à adopter: prendre les transports en commun, s’équiper d’ampoules basse-consommation, privilégier les fruits et légumes de saison ou encore boire l’eau du robinet.

Journal

Les entreprises surfent également sur cette mode avec des publicités vertes. Ils ont conscience que l’impact environnemental fait désormais parti des critères de sélection. Ce phénomène de « greenwashing » (blanchiment écologique) a pu conduire à une lassitude vis-à-vis des questions environnementales et leur omniprésence médiatique. Les consommateurs font donc très attention aux actions réelles des entreprises. Faire de l’écologie un levier contre la crise. Comme le déplore WWF, les plans de relance annoncés jusqu’alors, notamment par les principales nations occi-

ris tudiant ! Pa

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dentales manquent cruellement d’ambition en matière d’environnement et de protection du climat. Les investissements verts pour des pays comme l’Allemagne ou les Etats-Unis plafonnent à 0,5% du PIB. Le ministre de l’environnement allemand, Sigmar Gabriel, a plaidé pour l’organisation d’un sommet du G20 spécial consacré à la question de la protection climatique comme véritable enjeux de ce siècle et outil de relance économique. Il a insisté également sur le rôle de cette protection pour la lutte contre le chômage. Il y a quelques mois, certains chefs d‘Etat avaient es-

timé que pour sortir de la crise il fallait miser sur les nouvelles technologies et le développement durable. Avec 1 370 milliards de chiffre d’affaires aujourd’hui, le programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) estime que le double peut être attendu pour 2020 et que pas moins de 12 millions d’emplois pourraient être créés d’ici-là. Faut-il voir le développement durable comme « La » solution à la crise? Il est difficile de le dire. La crise est peut-être en tout cas l’occasion unique de réconcilier l’humain et l’environnement et finalement de rendre à la notion de développement durable son véritable sens. Romain Desjours


Loisirs

l’étudiantautonome www.letudiantautonome.fr

HOROSCOPE Bélier :

Rentrer dans le tas c’est votre spécialité ! Vos potes devraient vous utiliser quand ils draguent en bande. La femme bélier peut s’avérer un challenge intéressant, si vous aimez les relations conflictuelles.

Taureau :

L’été c’est toujours la même pour vous, seulement ce coup ci, vous pouvez augmenter vos chances en mettant de côté votre morale, visez directement celui ou celle qui a trop picolé. Une chance sur deux de faire quelque chose quand il ou elle se réveillera.

Gémeaux :

Travaillez votre duplicité et vos petites excuses/mensonges, vous risquez de vous retrouver dans des situations très embarrassantes. Ce travail préalable pourrait bien alors sauver la mise, si vous ne vous enmêlez pas les pinceaux.

Offert par MICHEL

Balance :

Profitez à fond de votre signe et propagez de fausses bonnes rumeurs à votre sujet dans le camping. Quelques poissons un peu idiots pourraient bien mordre. N’espérez pas non plus une grande histoire.

Sagittaire :

C’est dommage d’être aussi débordé ! Vous aurez l’impression de ne rien faire, en fait ce sera plus qu’une impression. Ça passera peut être un jour, enfin peut-être.

Lion :

Verseau :

Vierge :

C’est la pire saison pour vous ! Les vierges traversent l’été comme les lemmings sautent des falaises, combien en restera-t-il à la fin ? Éternelle question... Fuyez quand même les taureaux qui ne font pas dans la finesse.

FOODING

On n’est pas tous égaux face aux astres, heureusement vous avez tiré le bon numéro, c’est l’été de vos rêves. Tout sera possible et oui, même les poils dans le dos seront tendance sur la plage. Alors lâchez-vous!

Privilégiez les zones proche de l’eau, en plus de pouvoir mater (ça fait toujours plaisir) vous pourrez en plus jetez quelque filets, croisez les doigts vous attraperez soit une jolie morue soit une vilaine sirène, ou l’inverse.

Poisson :

On est pas tous égaux face aux astres, malheureusement vous n’avez pas tiré le bon numéro. Inutile de mettre le nez dehors, profitez de votre temps libre pour redécorer votre intérieur, vous n’aurez que ça à faire de toute façon.

Par Gérard

-3 cuillers de miel -3 cuillers d’huile (pas d’huile d’olive) -de l’ail, des oignons coupés et du poivre

Marinade n°3: recette de marinade teriyaki que vous trouverez dans un ancien numéro de l’année disponible sur internet letudiantautonome.fr. Pas besoin de mariner ici. Pour éviter de perdre son temps et Marinade n°1 si l’on dispose d’un mixer, il suffit de -1 grand verre de Coca tout mettre dedans et de mixer jusqu’à -1 cuiller à soupe de moutarde et ket- l’obtention d’une pâte. chup -de l’ail, des oignons coupés, 1 carotte La viande doit mariner au pire 2 heuen rondelle fine, du sel, du poivre et res (honnêtement une demie journée 2-3 feuilles de laurier devrait être un minimum) et doit être remuée régulièrement. Le choix de la Marinade n°2 viande est assez libre, plutôt du porc -5 cuillers de sauce de soja ou du poulet. Peut être qu’en ce mo-

Le temps change beaucoup sur une période de trois ou quatre jours, il faut donc faire face au soleil comme à la pluie. N’oubliez pas votre couvre chef (casquette, bob, chapeau...), un pull pour les nuits fraîches, ou votre k-way (ou sac poubelle pour les plus roots). Parmis les indispensables : la tente, la trousse de toilette (pensez aux lingettes pour bébé, elles vous serviront toujours, des préservatifs, sait-on jamais), sacs poubelles, Sopalin, des vêtements en conséquence et beaucoup, beaucoup d’eau. Boire un litre d’eau par jour est un minimum, l’alcool déshydrate, pensez-y... A ne pas oublier : le couteau suisse, la lampe de poche, un sac à dos pour passer du camping au site du fesival, et le tirebouchon même si la majeure partie des festivals interdisent l’entrée d’alcool. Les bouteilles en plastique sont également mal venue, braver l’interdit devient alors une vraie compétition.

Gérard, le roi du Barbak Celui qui pense qu’un barbak réussit consiste en un gros pack de chips, de chipos et de Kro ; celui là vit dans l’erreur. Enfin presque, il n’a juste pas encore emprunté la voie du barbak ultime. Pour une petite reubié, Gérard est toujours prêt à trahir ses maîtres et vous livre deux-trois recettes nécessaires et quelques secrets pour débuter.

Soyez parés à toute eventualité !

Vous n’avez que le dard en tête, continuer comme ça et vous finirez bien par vous en servir. Votre pire ennemi estival est malheureusement l’alcool, qui fini par tout ramollir ; ne vous laissez pas avoir!

Capricorne :

Miser tout sur votre crinière, laissez vous caresser pour une fois au lieu de mordre. Si vous avez un début de calvitie tout est foutu. Dommage, mais heureusement vous pourrez toujours bosser pour vous payer des implants l’an prochain.

FESTIVALS

Scorpion :

Cancer :

Protégez votre peau, vous êtes particulièrement sensible aux rayons. Pour cette raison vous ne devriez pas avoir beaucoup de touches. A moins de savoir draguer en parka, préparez vous à un été plutôt calme.

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ment il y a une bonne affaire avec la grippe porcine (non transmissible par la consommation, a priori, mais qui peut avoir un effet sur le prix). La cuisson est le moment critique du barbak, la température du feu doit être adaptée à l’épaisseur de la pièce à cuire. Plus c’est épais, plus il faut que ce soit très chaud au début pour bien saisir la viande, puis on la déplace dans un coin un peu moins chaud pour quelle cuise tranquillement. Si des flammes démarrent hop, un petit coup de vaporisateur d’eau ou un peu sel dessus.

Ne dépensez pas trop pour manger, prévoyez une bonne glacière et des boîtes. Les réchauds à gaz sont de plus en plus interdits, faites attention. Si vous n’avez pas de superette à coté du festival, ne prévoyez pas de denrées trop périssable en cas de grand soleil. Vous éviterez de bonnes surprises. Vous voilà prêts, profitez-en !

PROCHAIN NUMÉRO

DE L’ÉTUDIANT AUTONOME

Rentrée 2009

LISTE DES POINTS DE DÉPÔT SUR WWW.LETUDIANTAUTONOME.FR


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