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HÉLÈNE LAUNOIS

Travaux récents


M é d u s e (détail), 2011 Grand format. Petits éléments exclusivement. Travail lent. Algues séchées, coques, éponges, agrégats minéraux et végétaux. Lumières vert d’eau, blanchâtres, bleutées, pâles – univers aquatique, abyssal. 190x140x35 cm


Zone d’aménagement déconcerté, 2012 Cube de plexiglas, face arrière laque brillante ultra-résist sur bois. Divers composants et éléments glanés. Lumières fixes, cycliques, chenillards. 80x80x80 cm (page de gauche : avant pose plexi)


“Et les citrons amers où s'imprimaient tes dents”, 2009 diptyque, technique mixte, 41x29x19 et 46x35x19 cm


Les constructions électriques d’Hélène Launois se métamorphosent. Elles quittent la surface plane du tableau pour se volumiser dans des espaces aériens. L’enchevêtrement des lignes en relief rencontre des mécaniques mobiles ou stables qui pourtant ne s’échappent pas de l’emprise systématique d’un contour transparent certes, mais néanmoins contenant l’énergie électrique de chacune des pièces exposées. Boîtes de plexiglas posées, suspendues ou accrochées mettant une limite entre notre perception et l’œuvre électrifiée. L’énergie mobile et alternative est conductrice d’une pulsation visuelle dangereuse : Défense de toucher. Parfois la luminosité discontinue s’accroche à des éléments discordants dans le tintamarre muet du rythme chaotique que l’artiste s’efforce à contraindre. Cependant l’écheveau finit par ordonner les mouvements d’une optique poétique rimant avec les titres et l’atmosphère de chaque composition donne le tempo. La cadence de la lumière régulière ou syncopée laisse sur les rétines une empreinte fortement colorée, monochrome, multicolore, vibrante ou spectrale. L’œil mémorise une ligne qui organise la lumière dans un déplacement visuel opacifiant la structure ou paradoxalement la rendant visible. Entre chaque élément le vide s’organise, l’espace se colorise. Plumes, dentelles, bouchons de pêche, fil en tout genre, ampoules, métal, verre, nylon ; chaque composant s’articule au suivant dans une conversation minérale ou magnétique. Quand la lumière s’éteint, l’objet-boîte est toujours là, autrement visible. L’autre partie d’elle-même est absente, attendant le déclenchement de l’interrupteur pour apparaître. Joce Favard


Paris-Tokyo, 2011 Photo d’atelier, état intermédiaire. Deux hautes tranches sous plexiglas 180x160x35 cm. Deux villes et leurs emblèmes : clignotements blancs de la Tour Eiffel rythmant le temps nocturne, néons striant l’œil dans l’affolement perpétuel de Shinjuku et Shibuya. Réalisé avec le soutien de Shiseido Co.


Paris-Tokyo (page de gauche haut et page de droite : détails) Découpes de métal et de plexiglas, plumes, verre et divers

Paris-Tokyo carte électronique GM-Pro


Structure d’avril, avril 2011 métal, éléments rapportés, plexiglas et cycle de lumières 40x36x19 cm

Page de droite : détails (hors tension, allumé)


Brouillard, 2010 Trois fois 35x35x10 cm, trois « little boxes » accolées en un mini-palais des glaces, labyrinthe où perdre ses repères visuels. Métal, verre, plastic, reflets. Micro-leds bleues et blanches.

Brouillard exposition à Milan, La Rinascente, mars 2011

(photo Jean Isnard)


Dans le cerveau de Narcisse Exposition place Saint-Germain des Prés à Paris, octobre 2010, organisée par Art Actuel et le groupe Shiseido. Matériaux divers, cycles de lumières alimentées par batteries. 200x200x100 cm (photo Yves Géant)


Dans le cerveau de Narcisse, 2010 (de nuit, de jour et détail)

(photo Stéphane Decré)


A propos du Narcisse d'Hélène Launois Précédemment vous aurez contemplé des installations lumineuses où de glauques ampoules, arrimées à leurs socles, grimpaient le long des parois et rampaient sur les sols arides des salles vides de galeries et musées stérilisés... dans leurs angles, parfois, les brassées fluo des néons. Et voici qu’ensemble nous fixons des yeux ronds sur un théâtre polychromatique, animé par d’aimables leds qui clignotent, alertent et dirigent le regard alentour, dans un décor onirique. Ils conversent entr’eux dans un lieu transparent, protégé de plexiglas, où tout n’est que pureté et fraicheur. Les ombres de Miro et de Calder nous accompagnent. Les éléments constitutifs de la scène, si vivante et cependant immobile, suspendus dans un cosmos édénique, proviennent des mondes industrieux actuels. Vous reconnaîtrez les enroulements des fils électriques, les courbes et contre-courbes des engrenages, les passerelles de rubans à trous et de chaînes. La fée électronique règne sur les touches de machines à écrire, les pièces de jukebox, de flipper, de roulements à bille, les tubes et tuyaux merveilleusement usinés, constituants étincelants, manufacturés avec soin et précision, anoblis par leur fonction première. Des surfaces miroitantes reflètent des miroirs. Des sphères et des anneaux planétaires se côtoient dans une ronde statique, tandis que des points de lumière discontinue, aux teintes de pierres précieuses, veillent comme autant de phares rassurants. Martine Higonnet


Déclaration d’intention d’aliéner et Site classé, exposés à la Cité de la Mode, Paris 2010

Site classé, Cité de la Mode, Paris 2010


Détail, croquis, décrochage

Novembre Installation, Moments artistiques, Paris, novembre 2012. Tiges de métal, cycles de lumières (micro-leds et leds diamant), environ 250x180x150 cm.


EXPOSITIONS PERSONNELLES 2013

Galerie Frédéric Moisan (avril), Paris

2012

Moments artistiques (novembre), Paris

2010

Galerie Olimpia Orsini, Rome Lauréate du concours Art actuel-Sheisido, exposition à Tokyo (à venir)

2006

Galerie Eric de Montbel, Paris

2005

Galerie Eric de Montbel

2003

Galerie Eric de Montbel

2002

EDF, Agence Saint-Germain des Prés, Paris Tanjia Lounge Club, Paris

2001

Galerie Eric de Montbel

2000

Terrasse Martini, Champs-Elysées, Paris

EXPOSITIONS COLLECTIVES 2011

Galerie Camera 16, Milan, Chic Art Fair Paris, La Rinascente, Milan

2010

Art actuel et Sheisido, Place Saint Germain des Prés, Paris

2009

Cité de la Mode, Paris

2008

Tour & Taxis, Bruxelles Biennale d’art contemporain de Dakar Off, La Galerie Africaine, Sénégal Galerie Suty, Oise

2007

Galerie Grégoire de Gaulle, Paris Galerie Suty, Bordeaux Galerie Art 208, Paris “Koer”, APACC, Montreuil

2006

“Fait Divers”, APACC, Montreuil

2005

Collectif Rippl-Garder, rue des Saints Pères, Paris “La Fiac s’invite à Saint Germain des Prés” Hôtel Lutétia, Paris Nuit Blanche, Centre Christiane Peugeot, Paris

2004

“Georges Sand, Interrprétations 2004”, Musée de Châteauroux “…Et la femme créa l’homme”, Espace Belleville, Paris

1999

Galerie Sacha Tarassoff, Paris

H E L E N E L A U N O I S vit et travaille à Paris.

www.hlaunois.com, hlaunois@hotmail.com


Fiche technique Matériaux Lumières : ampoules à incandescence, néons, fil électroluminescent, fibre optique, leds (blanches, couleur, RVB, lumière noire, haute luminosité ou standard, classiques 5mm, micro 3mm, carrées). Modules leds réalisés sur mesure, selon les cycles d’allumage et extinction et les effets souhaités, flashes, pulsations, papillotements, fixes,… Electronique : cartes électroniques élaborées sur mesure selon cahier des charges. Microcontrôleurs reprogrammables commandant les cycles lumineux. Transformateurs 3 à 12v. Composants électroniques : condensateurs, résistances, transistors, relais, radiateurs, régulateurs, fusibles, employés sur les cartes électroniques mais aussi comme éléments de la construction, pour leur beauté et selon leur utilité : relier, serrer, suspendre, réaliser des pontages. Composants naturels et manufacturés : coquillages, algues, lichens, coques d’oursin, os de seiche, plombs et autre matériel de pêche, ressorts de sèchecheveux, perles de verre, bulles de verre, chutes de verre vénitien, matériel forain, éléments de flippers, de moteurs, de meccano, plumes, dentelle, grains de plastic, rondelles de plexiglas colorées, perles, loupes, miroirs, film radiant, éléments de petit électroménager, isolateurs EDF, ventilateurs, découpes de métal… Fil : électrique, de fer, d’acier, de soie, de cuir, à souder, à pêche, en nappe, en métal recuit. Tiges filetées, torons d’aluminium. Accessoires : épingles, vis, écrous, clous, crochets, rondelles, tubes, tiges, borniers, dominos, prises mâles, variateurs, gaine thermorétractable, colle à chaud incolore ou fluorescente, silicone translucide… Et encore : capots d’altuglas, amovibles, vissés sur support bois. Peinture : laques glycéro brillantes. Branchement au secteur ou batteries.


“Quand les mystères sont très malins, ils se cachent dans la lumière ; l’ombre n’est qu’un attrape-nigaud.” Jean Giono, Ennemonde et autres caractères

www.hlaunois.com 2013


HELENE LAUNOIS