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L’ESQUISSE Sept. 2014

N°35

MAGAZINE du Collège Canson

L’art régionaliste L’artiste à l’honneur Mathurin Méheut

Rencontre Exposition du 1er avril au 31 décembre 2014

avec Patrice Baffou L’attente, sur les quais

Les œuvres de Mathurin Méheut reproduites dans l’Esquisse sont la propriété du Musée Mathurin Méheut de Lamballe. Copyright © ADAGP, Paris, 2014


L’Esquisse

Tout nouveau, tout beau ! Sommaire Édito de Philippe Souquet

P.2

Le dossier : L’art régionaliste

P.3

L’artiste à l’honneur : Mathurin Méheut

P.4-8

Cap sur un métier : Infographiste, priorité à la créativité

P.9

La rencontre : Patrice Baffou

P.10

Actualités

P.11

Agenda

P.12

Directeur de Publication : Alain Devienne Responsable du contenu produit : Virginie d’Ambrosio Assistante de publication : Nathalie Desmartin Rédaction : Christiane Rongiard • Tchaï Direction Artistique et Réalisation : Eric Chalvin • Delenvie Remerciements : Patrice Baffou • Musée Mathurin Méheut Lamballe • Fonds Canson pour l’Art et le Papier L’Esquisse est éditée par Collège Canson • CS 70139 • 07104 Annonay Cedex ISSN 1955-9771 • Dépot légal septembre 2014 • Impression Couleurs Montagne Chambéry

Canson édite régulièrement l’Esquisse, depuis 1991. Ce magazine est particulièrement dédié, à vous, professeurs d’Arts Plastiques qui initiez les collégiens à l’Art et à son histoire. Ainsi, Canson® accompagne les enseignants, véritables acteurs de l’art d’aujourd’hui. Il s’agit de vous apporter de l’information sur les pratiques artistiques, à travers des thèmes variés et renouvelés. Les sujets déjà traités ont couvert des courants artistiques classiques et modernes, allant de Brueghel à Warrol ou Hergé, en passant par Renoir et Boudin. Les métiers dans lesquels l’art trouve toute sa place font également l’objet d’une rubrique pragmatique susceptible d’éclairer les élèves dans leurs orientations. Parce que le magazine l’Esquisse tient à cœur à Canson®, il est diffusé gracieusement auprès de onze mille professeurs et deux mille sept cents centres de documentation et d’information. Vos nombreux témoignages de satisfaction, tout comme vos recommandations d’amélioration, nous poussent à aller plus loin. Le changement est significatif avec ce numéro trente cinq que vous avez en mains, le premier édité dans une toute nouvelle présentation. Rassurez-vous, le magazine conserve sa vocation culturelle et son fond pédagogique que vous plébiscitez largement ! En revanche, sa forme évolue pour que cet outil soit encore plus agréable à lire, plus convivial, plus dans l’air du temps. Vous retrouverez les rubriques que vous appréciez : le grand thème, l’artiste à l’honneur, l’analyse de l’une de ses oeuvres, le cap sur un métier et l’interview. Nous espérons que cette nouvelle formule vous plaira et nous vous souhaitons une agréable découverte de votre magazine l’Esquisse. Philippe SOUQUET Directeur Général Canson

Alain Devienne, Directeur de publication «Le papier sera toujours présent dans le geste des créatifs. Passionné par le dessin, je suis aussi fidèle à ce support qu’à l’Esquisse auquel j’apporte ma contribution depuis quinze ans. C’est donc avec un immense plaisir que je me suis engagé dans ce numéro du renouveau.» Virginie d’Ambrosio, Chef de produit international Scolaire et Loisirs «Accompagner les jeunes au fil de leur scolarité, en leur permettant de développer leur créativité et de découvrir l’Art, fait de ma collaboration à l’élaboration de l’Esquisse une grande fierté.» Si vous êtes professeur d’arts plastiques au collège et que vous souhaitez recevoir l’Esquisse gratuitement, merci de nous envoyer vos coordonnées postales et mail à l’adresse ci-dessous :

esquisse.canson@hamelinbrands.com

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Le dossier

L’art régionaliste

Le régionalisme en France, les exemples célèbres

• Bretagne : • Adolphe Beaufrère (1876-1960),

Le régionalisme émerge au milieu du 19e siècle, avec des artistes qui s’attachent à décrire les paysages, les mœurs et tout ce qui fait la particularité d’une région. Ce courant se développe en peinture, en littérature, en architecture et en musique, en Europe (Espagne, France, Suisse...) comme en Amérique du Nord. Les artistes mettent en exergue les images d’une ruralité traditionnelle et rassurante, en contrepoint à la modernité industrielle et urbaine en plein essor. Ce mouvement s’affirme particulièrement entre les deux guerres mondiales, notamment après la Grande Dépression économique américaine (1939).

En peinture, diverses écoles se forment (en France, Rambouillet, Murols...), mais le mouvement régionaliste n’est ni uniforme ni coordonné. Les artistes régionalistes ont donc tous un style particulier, plutôt figuratif. Le régionalisme peut être au cœur de l’œuvre (ex : l’écrivain Frédéric Mistral, promoteur de la langue d’Oc ; le compositeur breton Maurice Duhamel) ou ne représenter qu’une part du travail de l’artiste (ex : la romancière Georges Sand). En recul depuis le milieu du 20e siècle, ce courant s’exprime encore de nos jours.

peintre et graveur

• Francis Blin (1827-1866), peintre • Georges Rocher (1927-1984), peintre

• Normandie : • François Enault (1869-1918),

peintre, dessinateur et écrivain

• Edmond-Marie Poullain (1878-1951), peintre-graveur et aquafortiste

• Alsace :

• Paul-Adolphe Kauffmann, dit Peka (1849-1940), illustrateur

• Rhône-Alpes :

• Eugène Villon (1879-1951), peintre, graveur et aquarelliste, fonda la Société des Aquarellistes Lyonnais

• Marcel Wibault dit Wibo (1904-1998), peintre de montagne

• Aquitaine :

• Félix-Elie Bonnet dit Tobeen (1880-1938), peintre du pays basque

• Auvergne :

• Victor Fonfreide (1872-1934), peintre, illustrateur et lithographe

Le coup de cœur

Mathurin Méheut Attentif aux hommes et à leurs activités, tout comme un ethnologue, Mathurin Méheut (1882-1958) réalise des milliers de dessins, croquis et peintures sur la vie quotidienne des pêcheurs, paysans et artisans bretons.

Méheut dessinant à la pointe du Raz

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Repères Vie de Mathurin Méheut Évènements extérieurs

1882

Naissance de Mathurin Méheut, le 21 mai, en Bretagne, à Lamballe

1882

Jules Ferry rend l’école laïque, après avoir rendu l’enseignement primaire obligatoire et gratuit

1898 1898

Etudes à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Rennes, puis à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris

1913

1ère grande exposition organisée par le musée des Arts Décoratifs de Paris : quatre cent cinquante œuvres (faune et flore marines), réalisées à la station biologique de Roscoff

1913

Lauréat de la «Bourse autour du monde», il part à Hawaï, puis au Japon

1914

Début de la Première Guerre Mondiale et mobilisation générale le 1er août

Publication du «J’accuse» d’Emile Zola

L’exécution capitale 1917

Début de la Révolution russe

1919

Retour en Bretagne pour exercer les métiers de décorateur et d’illustrateur

1921

Peintre officiel de la Marine

1939

Début de la Deuxième Guerre mondiale

1956

Eléction à l’Académie de Marine

1957

Premier satellite artificiel

1958 1958

Décès de Mathurin Méheut, le 22 février à Paris

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Lancement du premier ordinateur commercial entièrement transistorisé (Control Data)

Mathurin Méheut un artiste breton Mathurin Méheut (1882-1958) est un peintre français qui a excellé dans bien des domaines d’expression artistique. Il reste un représentant exceptionnel de l’art régionaliste que lui a indéfiniment inspiré sa Bretagne natale. Né à Lamballe, dans une famille d’artisans, Mathurin Méheut révèle son talent de dessinateur dès l’adolescence. A quatorze ans, il apprend d’abord le métier de peintre en bâtiment qui lui assurera de pouvoir gagner sa vie. Plus attiré par la vie d’artiste, il étudie dès 1898 à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Rennes, puis s’inscrit en 1902 à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris.

Méheut à rentrer en France. Jusqu’en 1916, il combat dans l’infanterie sur plusieurs fronts et peint la vie de ses camarades dans les tranchées. Son talent d’observateur est remarqué et le soldat artiste est nommé au service topographique et cartographique des armées. Une notoriété au sommet Démobilisé en 1919, il se retire en Bretagne pour préparer sa deuxième exposition au musée des Arts Décoratifs à Paris. Pendant l’entredeux-guerres, il s’impose alors comme le peintre de la Bretagne. Sa notoriété grandit également comme décorateur, illustrateur, céramiste, jusqu’aux USA où la célèbre firme Heinz l’appelle pour décorer son immeuble.

La Bretagne, son territoire C’est dans la capitale qu’il passera l’essentiel de sa vie, tout en retournant souvent en Bretagne, tant son attachement à cette région est fort. Il observe la condition humaine de son époque et il peint les pêcheurs, les paysans, les femmes à coiffes, leurs outils, leurs costumes et leurs maisons, pour garder un témoignage de ce mode de vie traditionnel. Il croque également la modernisation qui va transformer la construction navale et la pêche. L’influence du Japon Après sa première grande exposition à succès au musée des Arts Décoratifs de Paris, en 1913, il voyage et peint à Hawaï et au Japon où il séjourne grâce à une bourse jusqu’à la déclaration de la Première Guerre Mondiale. Déjà influencé par le japonisme en vogue à Paris, il découvre au Japon un art de l’essentiel, sans artifices. La guerre illustrée A la fin de l’été 1914, la Première Guerre Mondiale oblige Mathurin

Le porteur de palanche


Le dossier

En route • Dimensions : 29 x 37 cm •Techniques : crayon gras noir, gouache sur papier

Analyse d’une œuvre

“La vie à bord - En route” Mathurin Méheut est un artiste du geste qui prend plaisir à dessiner et peindre les hommes en action ou au travail. Dans cette scène typique de la vie quotidienne des côtes bretonnes, il nous place derrière trois marins-pêcheurs quittant le port, debout dans leur embarcation, face au large. Pour Mathurin Méheut, l’attitude et l’intention comptent plus que les détails. Comme bien souvent, les visages sont absents et les silhouettes vues de dos sont juste esquissées. Le triangle qu’ils forment souligne celui de la proue du bateau. La scène a été croquée en quelques traits de crayon noir rapides qui suggèrent et en même temps disent tout, comme le ferait une planche de BD : les mains dans les poches symbolisent l’attente de la haute mer et de la pêche, la tête rentrée dans le col fait songer au froid qui gifle les visages.

Alors que l’architecture du bateau sert de discret décor à la scène, deux couleurs en aplats attirent l’œil sur la tenue de ces hommes qui font l’admiration de l’artiste : jaune pour le pantalon ciré, bleu pour la vareuse et la casquette. L’auteur a inscrit une partie du titre de l’œuvre (EN ROUTE) à côté de sa signaturelogo (MM). Dans le même esprit, il a illustré «Pêcheurs d’Islande», le célèbre roman de Pierre Loti (1936) et «Pêcheurs des quatre mers» de Roger Vercel (1957).

Artiste... et professeur Mathurin Méheut a enseigné dans des écoles prestigieuses : Ecole Boulle (1912-1913 et 1919-1928) Ecole Estienne (1921) Ecole des Beaux-Arts de Rennes (1941-1943) : parmi ses élèves, des artistes comme le peintre verrier Joseph Archepel, l’aquarelliste Jeanne Baglin, le peintre muraliste et cinéaste d’animation Frédéric Back, le peintre Geoffroy Dauvergne, le sculpteur Roland Guillaumel, le peintre Roger Marage...

«Dès mon enfance, j’ai subi l’attraction de l’océan […] Je devais y consacrer ma vie… Je m’attachais aux travailleurs de la mer, aux combattants de la mer, à ceux qui la ressentent de si près dans leur corps qu’elle leur donne cette allure et ce caractère inimitable» Mathurin Méheut - 1956

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Mathurin Méheut

un parcours de vie Le voyage initiatique Remarqué par le banquier et mécène Albert Kahn, Mathurin Méheut se voit attribuer une bourse pour un voyage autour du monde en 1914. Sa Mission ? Ramener des dessins inédits sur la vie des populations des îles du Pacifique et du Japon. Il embarque avec sa femme Marguerite. Au Japon, il peint la nature et les hommes, sans oublier d’envoyer de belles lettres illustrées à ses proches. Influencé par la calligraphie et l’art oriental, Mathurin Méheut crée une nouvelle signature composée de deux “M” qui s’entrecroisent. Plus tard il ajoutera un cercle.

qu’il a du temps libre, témoignent de la vie des poilus : en première ligne, dans les tranchées, au cantonnement. Il s’attache aux détails et restitue les scènes avec réalisme et pudeur. Son œuvre constitue un témoignage d’une rare précision sur la vie quotidienne du front. Par ailleurs, durant quatre ans, Mathurin Méheut envoie fréquemment des lettres à sa femme, toutes illustrées, préférant peindre la guerre plutôt que de la décrire. Certains de ses dessins sont retenus pour illustrer des articles ou des poèmes. En 1918, ses croquis de guerre sont publiés. Il cesse de peindre la guerre lorsque celle-ci s’achève, mais, trente ans plus tard, il accepte d’illustrer avec d’anciens croquis le livre “Les Croix de bois“ de Roland Dorgelès.

Méheut dans son atelier, rue d’Alleray

Mademoiselle Inabata faisant la cérémonie du thé le 22 Juillet 1914, Kyoto

En 1914, la déclaration de guerre le surprend alors qu’il est toujours au Japon. Il rentre immédiatement en France avec sa femme, à bord du paquebot Amazone.

Un grand témoin de la Grande Guerre Après avoir servi sur le front dans l’infanterie, Mathurin Méheut est détaché en 1916 et 1917, au service topographique et cartographique, sur le front de l’est. Ses croquis et autres gouaches et aquarelles, réalisés dès

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Un guetteur, bois de la Gruerie

Ferrade Provence


une œuvre multiple

Le dossier

Le terme d’artiste peintre est réducteur lorsqu’il s’agit de parler de Mathurin Méheut car il a excellé dans bien des arts. Marqué par le japonisme, également dans la mouvance de l’Art Nouveau et de l’Art Déco, il s’est exprimé comme dessinateur, illustrateur, décorateur, céramiste, sculpteur, graveur. Dessins Crayon gras, mine de plomb, lavis d’encre, gouache, aquarelle... les techniques utilisées par Mathurin Méheut sont très variées. Elles lui permettent de saisir des scènes dans tous types de conditions et de produire aussi bien des esquisses rapides que des représentations à la rigueur toute scientifique. Peintures Mathurin Méheut peint vingt cinq toiles pour l’Institut Géologique de Rennes. Alors que la plus grande part de la décoration monumentale de Mathurin Méheut a disparu, seules demeurent dans leur intégralité, ces toiles conservées et toujours visibles à l’Institut.

Sardiniers au Plomarc’h

Céramiques Mathurin Méheut s’est intéressé à l’application des arts décoratifs dans les domaines du textile et de la céramique. Dans les années 30, il a adhéré à la société des artistes décorateurs et réalisé ses premières céramiques pour la Manufacture Nationale de Sèvres et pour Villeroy et Boch, autre grand nom de la table. Il a collaboré avec les faïenceries Henriot de Quimper dès les années 20. Il a obtenu le grand prix à l’Exposition

Femmes à l’usine • Pays bigouden

Internationale des arts décoratifs en 1925 pour son Service de la Mer. Décors Mathurin Méheut a collaboré avec plusieurs compagnies maritimes, ambassadrices d’un art de vivre, dont la Compagnie des Messageries Maritimes (de 1924 à 1935), participant ainsi à la décoration de nombreux navires. Illustrations Il a travaillé à la revue Art & Décoration qui a publié ses illustrations de poissons et de coraux (1902). Il a également illustré des menus et catalogues de croisières pour les compagnies maritimes, ainsi que des livres évoquant la mer. Cette nouvelle carrière d’illustrateur l’amènera à travailler avec de nombreux écrivains de son époque (Maurice Genevoix, Colette, Pierre Loti...), pour des éditeurs aux yeux desquels il est un révélateur de la Bretagne à Paris.

Seiches attaquant un banc de poissons

Etude de sous-bois

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Mathurin Méheut

un artiste très actuel

Musée Mathurin Méheut - Lamballe «14 - 18, Méheut au front» Du 1er avril au 31 décembre 2014 Nombreux croquis pris sur le vif, dessins, lettres : l’artiste livre un témoignage sur la Grande Guerre, les tranchées et la dure réalité du conflit. A l’intérêt artistique, s’ajoute la dimension historique de l’exposition qui propose documents d’archives, petit matériel utilisé sur le front, photographies et films - Label «Centenaire» décerné par la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale.

Soixante quatorze œuvres de Mathurin Méheut restaurées Le Musée Mathurin Méheut de Lamballe a mené une première campagne de restauration portant sur soixante quatorze dessins de Mathurin Méheut et il a piloté de nombreux travaux de conservation préventive. Lorsque le musée s’installera dans une écurie du Haras national de Lamballe en 2018, ces œuvres trouveront un nouvel écrin adapté aux nouvelles technologies muséographiques. Source : Le Télégramme - Janvier 2014

Le musée Mathurin Méheut, Lamballe Créé en 1972, le musée Mathurin Méheut à Lamballe est l’un des rares musées dans l’Ouest consacré à l’œuvre d’un seul artiste. Ces missions sont de faire connaître et diffuser l’œuvre de l’artiste, de conserver et de présenter ses œuvres dans ce lieu unique, qui lui est entièrement dédié. Les deux principaux éléments fondateurs de ce musée sont la création de l’Association Les Amis de Mathurin Méheut en 1958 et la donation du fonds d’atelier de l’artiste par sa fille en 1972, à laquelle ce sont ajoutés des dons et achats. Les collections regroupent ainsi dessins, céramiques, livres illustrés, revues, cartes postales, tirés à part, estampes, bois gravés, archives photographiques. La notoriété croissante de l’artiste ont conduit l’Association et les collectivités territoriales à se réunir au sein d’un Groupement d’Intérêt Public qui, depuis juillet 2014, assure la gestion du musée. Le musée fait actuellement l’objet d’un vaste projet de développement. Le futur établissement prendra place dans l’une des anciennes écuries du Haras national qui va être réhabilitée d’ici 2018. Ce nouveau musée permettra de mettre en valeur la richesse de l’œuvre de cet artiste emblématique de la Bretagne. Depuis le mois d’avril, le musée Méheut travaille avec un professeur conseiller relais qui a conçu des dossiers pédagogiques à destination des collèges et lycées (exemple de dossiers disponibles sur notre site internet). Musée Mathurin Méheut • Place du Martray • tél : 02.96.31.19.99 mail : contact@musee-meheut.fr

www.musee-meheut.fr

Les œuvres sur papier sont en général plus «honnêtes» et de bien meilleure qualité que les œuvres picturales. On peut beaucoup moins tricher avec le dessin, qui reste l’avenir de tous les beaux-arts réunis.“

concours ÉTUDIANTS

Canson® Art School Awards Un tremplin à fort potentiel... Ce concours est réservé aux étudiants en filière artistique en écoles d’art et universités d’Arts Plastiques. Ils peuvent participer dans quatre catégories : Dessin, Peinture sur papier, Photographie (en individuel), Façades (en individuel ou en équipe). En 2014, neuf lauréats ont été sélectionnés parmi mille candidats. Les 1ers et 2èmes prix ont été attribués par un jury de professionnels présidé par le critique d’art Hector Obalk, tandis que les membres de La Tribu des Artistes Canson® ont désigné un «Coup de cœur» par catégorie. Pour tous, cette compétition représente un tremplin : les participants ont l’opportunité de faire un pas vers la professionnalisation et les lauréats participent à leur première exposition dans une galerie. 5° édition : le Prix Canson Art School s’internationalise* et devient le Canson Art School Awards. Inscription gratuite, du 14 septembre 2014 au 7 janvier 2015, sur www.cansonartschoolawards.com * Pays d’Europe francophone, Espagne et Portugal

« Les sardines » de Clémentine Guivarc’h École Jean Trubert © Pascal BARIL PlaneteBleueImages

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Hector Obalk, écrivain et critique d’art


Repères L’infographiste crée des images à l’aide d’un ordinateur et des logiciels appropriés pour la 2D (Illustrator , Photoshop, X-press) ou la 3 D (Autocad,…). Il crée selon sa seule inspiration ou pour répondre à un cahier des charges. L’infographie conjugue deux expertises : informatique et graphisme. Les formations initiales sont nombreuses (CAP, Bac Pro, licence) et les métiers variés. Les stages sont un bon moyen de se situer, d’évaluer les domaines d’applications et de se faire remarquer dans un secteur où les candidats ne manquent pas. Un conseil : avoir confiance dans son talent, ne jamais baisser les bras, persévérer en montrant sa motivation sur la durée.

Infographiste

Cap sur un métier

priorité à la créativité

Clé de la production multimédia, l’infographie est un savoir-faire vivant et passionnant qui s’exprime dans des univers et sur des supports bien différents. Tour d’horizon avec des professionnels. Après la formation initiale, les évolutions technologiques appellent à se former en continu pour rester dans la course. Les logiciels professionnels étant assez stables, il faut surtout apprendre à maîtriser leurs nouvelles applications, «au quotidien dans l’entreprise et avec les tutoriaux disponibles sur internet», explique Leslie Herbert qui, prévoit d’ajouter rapidement à son parcours des expériences à l’étranger. Entretenir sa curiosité est également une priorité pour Florian Restelli : «Etre à l’affût des nouveaux styles de création permet de renouveler le sien. Comment ? En observant les expressions de la mode, en pratiquant d’autres arts comme la photo pour aiguiser son regard, en voyageant pour s’inspirer, sans plagier, des sensibilités de l’Allemagne, de la Suède, des USA... ou encore en s’abonnant à Etapes Graphiques !»

«Donner le sourire aux autres : une chance !» Un père architecte, une enfance à Annecy, ville connue pour son Festival du cinéma d’animation : il n’en fallait pas plus pour que Leslie se passionne pour le dessin et l’image de synthèse. Bien décidée à en faire son métier, elle obtient un CAP d’Exécution en Communication Graphique, puis un Bac Pro en Art et Métiers d’Artisanat et gagne son premier concours de logos. «Ma motivation a été boostée par cette reconnaissance et j’ai voulu approfondir la 3D en préparant une licence à l’Institut des Métiers du Cinéma de Normandie, puis à l’Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle de Bretagne». A chaque étape de sa formation, ses nombreux stages ont été essentiels pour aider Leslie à trouver sa voie. En fin de licence, six mois chez Denis Assor la plongent dans le grand bain de la pub 3D : «Je modélisais des bijoux, des casques de motos, des voitures anciennes».

En avril 2013, elle est cooptée par Tindalos Interactive qui démarre la production de Foot2Rue Extrême, série d’animation pour Ludo/France 3. Pendant dix mois, en autoentrepreneur, elle s’occupe des effets visuels (Compositing), puis des éclairages de scènes (Rendu Lighting). «Depuis mars, j’ai un CDD d’Assistante Leader et je peux gérer une équipe de cinq personnes de manière autonome. Mon métier me donne une grande liberté d’expression et j’ai plaisir à donner le sourire aux autres. Le rêve ». En parallèle, Leslie réalise des missions en free-lance, comme la création d’identités visuelles. Notons encore que ses carnets - des années de travail - sont devenus une source inépuisable d’illustrations pour Neuf 13, le nouveau magazine trimestriel destiné aux 9-13 ans. Un bel encouragement à la patience et à la persévérance !

“Bien doser l’informatique et le travail manuel” Fils de graphistes, Florian Restelli est sensible à la communication dès ses années collège. Il fréquente assidument la Cité des Arts de Chambéry pour s’initier aux arts appliqués. «Après un CAP, j’ai préparé un Bac Pro au Lycée Sainte-Marie de Saint-Etienne, la capitale du design, et j’ai découvert le design sur ordinateur». Désireux de mieux maîtriser l’espace et les volumes, Florian fait ensuite un apprentissage pendant un an et demi, dans une société du bâtiment. «Cette expérience très terrain m’est maintenant très utile pour intégrer la 3D dans mes créations et mieux conseiller les clients en fonction des matières utilisées». Aujourd’hui, Florian est infographiste et imprimeur numérique grand format chez

Couleurs Montagne, «une double fonction qui me permet de traiter les projets depuis l’amont : préparation des fichiers, montage d’affiches...» Par ailleurs auto-entrepreneur, Florian ne rate aucune occasion de pratiquer le graphisme et de se faire un nom : il crée identités visuelles, plaquettes, flyers et forme ses clients à être autonomes sur le web. Quelques conseils ? «Même si l’on a une spécialité, il faut savoir être multitâches. Il faut aussi prendre de la distance avec l’informatique et redevenir un manuel, avec papier et crayon comme les roughmen à l’ancienne, car le client préfère toujours une vraie maquette, plus palpable que le visuel écran».

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Crédit photo : Thierry Antablian

La rencontre

Qui est Patrice Baffou ? Né en 1955, Patrice Baffou est Artiste Peintre et Illustrateur. Depuis 1986, il enseigne les arts graphiques à l’Ecole Brassart de Tours où il avait lui-même étudié et écrit des livres.

Ses bonnes idées :

• apprenez à dessiner et peindre très jeune (il existe de nombreuses associations) • stimulez votre curiosité • observez ce que font des artistes professionnels et amateurs et échangez avec eux via des forums et des réseaux sociaux. www.patrice.baffou.com

Jean Guéraud a dit de lui...

«Patrice Baffou ne cesse d’inventer, de créer sans limite pour les besoins de réalisations artistiques, littéraires et commerciales. Il utilise le crayon, l’encre, l’aquarelle, l’acrylique, l’huile, les pastels avec de multiples supports, dans une alchimie de matières dont il est le magicien...» Jean Guéraud, Organisateur du salon de Veigné

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Aquarelle sur velin d’Arches® Format 24 x 32 cm

Patrice Baffou

une passion à partager Canson entretient une relation très proche avec les artistes, en particulier avec ses Ambassadeurs. Portrait de l’un d’eux, Patrice Baffou, peintre illustrateur et enseignant des différentes techniques du dessin.

et voir leurs progrès, leurs yeux qui s’ouvrent est toujours un moment magique pour moi ! Je leur apprends également à oser se tromper et à découvrir que l’erreur produit des choses intéressantes.

Quels sont vos principes pédagogiques ? Je m’adresse à des jeunes de vingt ans, peu ou pas formés aux arts graphiques, car le dessin et la peinture ne sont plus enseignés obligatoirement dans le secondaire. Leur cursus en quatre ans commence donc par une année d’Atelier Préparatoire dédiée à l’acquisition des réflexes et techniques fondamentaux. Avant de vouloir créer, il faut apprendre à regarder, à se défier des automatismes du cerveau qui empêchent de saisir l’image réelle, les détails... Par exemple, pour dessiner un portrait à l’envers, il faut décomposer avant de reconstruire avec un regard personnel sur le motif, le penser en 2D, intégrer perspective et échelle... Au fil du temps, les contraintes font place à de nouveaux réflexes, ce qui ouvre des horizons insoupçonnés !

Quand les étudiants deviennent-ils vraiment créatifs ? La créativité est toujours perfectible. Dans la suite du cursus, je leur propose de mettre en application leurs acquis tout neufs en illustrant les Fables de La Fontaine, en créant des affiches... et je les amène à créer des techniques nouvelles, à enrichir la «boîte à outils» en mixant des mediums, en scannant... Pour moi qui aime créer et raconter des histoires, c’est une clé essentielle.

Au travail sur les réflexes s’ajoute la dimension technique ? En dessin comme en cuisine, il faut maîtriser les recettes et les outils. Le champ de découverte est immense. Comment choisir les supports : papier satiné ou papier à grain ? Comment associer supports et matériaux ? Par exemple, le papier Canson® Figueras® permet de travailler en matière, tandis que les papiers Arches® se prêtent mieux à l’acrylique en lavis, par couches successives. Comment choisir le bon matériel, les pinceaux ? Comment travailler la couleur et les jeux de matière ? Nous abordons toutes les techniques et chacun trouve sa voix selon sa sensibilité. Les étudiants réalisent notamment qu’ils peuvent peindre par surface, à la brosse ou au couteau, alors qu’ils ont une culture du trait depuis la maternelle ! Une fois les fondamentaux maîtrisés, les élèves se révèlent à eux-mêmes

Acrylique sur Acrylic Canson® 400 gr/m2 Format 30 x 40 cm

Quelle est la place d’internet dans la créativité ? Cet outil est un ami car il ouvre au monde et inspire. Il est aussi un ennemi de la créativité. Depuis une dizaine d’années, j’observe que la culture Web incite trop souvent les étudiants à copier, recycler sans véritable valeur ajoutée. Ils ne se rendent pas compte lorsqu’il n’y a pas un véritable acte de création et qu’il y a même risque de plagiat, donc risque juridique pour les futurs clients. Je n’hésite donc pas à proscrire l’usage de l’ordinateur durant un trimestre. Pourquoi le peintre reconnu que vous êtes choisit-il d’enseigner ? Le dessin développe ouverture d’esprit, curiosité et sens de l’analyse, des outils intellectuels fort utiles dans la vie, dans des domaines aussi divers que la photo, l’écriture... Je suis fier de transmettre ce bagage aux jeunes. En retour, enseigner m’oblige sans cesse à regarder ce qui est nouveau dans la production artistique et le matériel, à me remettre en question et à innover.

Acrylique sur Aquarelle Arches®fixé sur châssis Format 162 x 97 cm.


concours ARTISTES

Les Ambassadeurs Canson® Entre Canson® et les artistes, c’est une histoire qui dure depuis 1557. Pour continuer à être toujours plus proche des attentes de ses utilisateurs, la société Canson a créé un groupe d’artistes référents qui partagent des valeurs éthiques et artistiques, ainsi qu’une vision commune de la marque. Ces acteurs privilégiés de la promotion de la marque et des produits Canson® contribuent à la mise au point d’innovations, favorisent la sensibilisation à l’art et aux techniques artistiques sur papier, lors de salons et de démonstrations. Ces artistes au talent reconnu sont des amoureux du papier, des référents dans la technique qu’ils pratiquent et ont une influence auprès de la communauté artistique. Qui sont-ils ? • Erril Laugier – Pastelliste (Pleyber-Christ - 29) •Thierry Duval – Aquarelliste (Villeneuve-la-Garenne - 92) • Bernard Neulat – Artiste Peintre (Montpezat-en-Quercy - 82) • Pascal Pihen – Artiste Peintre (Saint-Désirat - 07) • Serge Diméo – Aquarelliste (Roquevert - 13) • Mohamed Lekleti – Artiste peintre (Cournonsec - 34) • Sylvia Baldeva – Artiste illustratrice (Paris - 75) • Patrice Baffou – Artiste Illustrateur (Saint-Cyr-sur-Loire - 37) • Pepe Fuentes – Artiste Peintre (Barcelone - Espagne) • Les Darlow – Pastelliste (Blackpool - UK)

AMBASSADEUR

Actualités

Le Prix Canson®

Simon Evans, grand vainqueur 2014, félicité par Stéphane Hamelin et les participants. Le Fonds Canson® pour l’Art et le Papier a attribué le Prix Canson® 2014 à l’Anglais Simon Evans, le 12 juin dernier, à la Fondation Joan Miró de Barcelone. Zoom. Depuis 2010, ce prix a pour vocation de soutenir et promouvoir les artistes contemporains qui utilisent le papier comme support principal et contribuent à en faire un médium vivant et contemporain. L’ambition de Canson® est de faire de ce prix un évènement reconnu au niveau international. «Déjà, son président de jury était systématiquement un artiste de renommée internationale, comme le peintre français d’origine chinoise Yan Pei-Ming pour l’édition 2013-2014» explique Stéphane Hamelin, Président du Fonds Canson® pour l’Art et le Papier. «Dorénavant, de biennal il devient annuel et sera remis une année sur deux à Paris et dans une ville étrangère». Un puissant coup de projecteur. Les finalistes bénéficient immédiatement d’une visibilité et d’une notoriété accrues,

grâce à l’aura de la marque Canson®. Les cinq finalistes 2013-2014 ont vu leurs œuvres exposées, en juin, dans une galerie de Barcelone. Ils seront à nouveau exposés dans au moins une grande exposition internationale d’art contemporain dans l’année, bénéficieront de relais dans la presse et le Fonds achètera une œuvre de chacun. Par ailleurs, le gagnant 2014 a reçu une dotation en papier Canson® d’une valeur de dix mille euros. «Canson® est fidèle à une longue tradition de relations privilégiées avec les artistes et c’est sa façon de défendre la place de l’Art dans la société», conclut Stéphane Hamelin. Les finalistes 2014. • Simon Evans (New-York/USA), gagnant du Prix Canson® • Gilles Barbier (Marseille/France), • Deborah Grant (New-York/USA) • Bayrol Jiménez (Oaxaca/Mexique et Paris/France) • Alexandre Singh (New-York/USA)

Avis de l’Expert

Bien choisir son papier Philippe Noblet, directeur innovation et développement B to B

Quels papiers conseillez-vous pour les techniques sèches ? Le dessin avec medium sec adhère bien sur un papier à grain moyen, comme le fameux C à Grain® fabriqué en Ardèche, le dessin avec medium gras s’étale aisément sur un grain fin et l’encre aime un papier très lisse. En matière de pastel, le Canson® Mi-Teintes® propose une face lisse et une au grain nid d’abeille propice aux superpositions, tandis que le Canson® Ingres Vidalon® convient aux travaux légers. Les crayonnages, encrages et ajouts de trames du manga nécessitent un papier de plus de 120 g/m² au grain fin qui facilite les tracés nets et précis.

Et pour les techniques humides ? Pour l’aquarelle, l’idéal est un papier de 300 g/m² résistant à la peinture et à l’eau, sans gondoler ni entraîner les couleurs ; le grain fin fonctionne en toutes situations, le satiné offre une surface très lisse aux traits fins et aux détails et le gros grain («torchon») permet effets de couleur ou de relief. Pour l’huile, un papier de 290 g/m² offre une texture proche de la toile de lin, tout en étant plus économique et plus léger. La gouache se plaît sur tous les papiers aquarelles et ressort très bien sur les papiers couleurs.

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Agenda

concours COLLÈGE

Ernest Pignon-Ernest - Hors les murs Parcours Jean Genet, sérigraphie, Brest 2006, photo : Ernest Pignon-Ernest (© Espace Paul Rebeyrolle, 87120 Eymoutiers, 2014). Ernest Pignon-Ernest, né en 1942 à Nice, est considéré comme l’un des artistes initiateurs de l’art urbain en France. Espace Paul Rebeyrolle Centre d’art d’Eymoutiers (87), jusqu’au 30 novembre 2014. Tel. : 05 55 69 58 88 www.espace-rebeyrolle.com Brouillon Kub, les artistes cubistes et la caricature 19111918 À l’aube de la Première Guerre mondiale, cubisme, futuris me et autres ‘ismes’ riment avec fumisme et sont suspectés de saper la tradition picturale de la France. Peintres cubistes et d’avant-garde vus à travers «petite presse» et journaux amusants. Voir aussi la plus grande collection d’Art brut d’Europe. Le LaM - Lille Art Moderne - Villeneuve d’Asq (59), du 14 juin au 11 novembre 2014. Tél. : 03 20 19 68 88 www.musee-lam.fr La bande à Niki Evénement avec cette exposition d’une soixantaine d’œuvres des Nouveaux Réalistes : Arman, César, Christo, Klein, Niki de Saint-Phalle, Tinguely,...et Spoerri dont le «Déjeuner sous l’herbe» a été mis au jour par des archéologues, en 2010. Musée en Herbe, Paris, jusqu’au 5 janvier 2015. Tel. : 01 40 67 97 66 www.musee-en-herbe.com Emile Bernard Emile Bernard, Bretonnes aux ombrelles, 1892, huile sur toile, 101 x 120 cm, Paris, musée d’Orsay (© RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski). Peintre, graveur, critique d’art, écrivain et poète, Emile Bernard est une personnalité majeure dans l’élaboration de l’art moderne. A la fin des années 1880, il inaugure le style cloisonniste, qui comptera tant chez Gauguin, Van Gogh et les Nabis. Musée national de l’Orangerie des Tuileries, Paris, du 17 septembre 2014 au 5 janvier. 2015. Tel. : 01 44 77 80 07 www.musee-orangerie.fr

Découverte très créative pour les lauréats !

3 jours très artistiques à Londres pour les collégiens 20 000 : c’est le nombre d’inscrits dans toute la France pour la 2ème édition du Défi Canson®, concours national de dessin dédié aux élèves d’Arts Plastiques des collèges. Des milliers de partages sur Facebook et Twitter, trois mille chargements d’affiches personnalisées, plus de deux cent soixante cinq mille votes, deux millions de pages vues !

concours ÉCOLES

Le Maroc médiéval. Un empire de l’Afrique à l’Espagne L’exposition (trois cent œuvres) aide à comprendre la richesse de l’espace unifié construit par les dynasties almoravide, almohade et mérinide, de la Mauritanie à l’Andalousie. Elle incite à relire cette période d’apogée de l’Occident islamique (1053-1455), du point de vue historique et artistique. Musée du Louvre, Paris, du 14 octobre 2014 au 19 janvier 2015. Tel. : 01 40 20 53 17 www.louvre.fr De Gainsborough à Turner. L’âge d’or du paysage et du portrait anglais En Angleterre, le 18è siècle a vu se développer la peinture du portrait (Gainsborough, Reynolds) et du paysage (Constable, Bonington, Turner), deux genres qui ont eu une influence essentielle sur l’art moderne européen. A voir : une soixantaine d’œuvres issues notamment des collections du musée du Louvre. Musée des Beaux-Arts, Quimper (29), du 23 octobre 2014 au 26 janvier 2015. Tel. : 02 98 95 45 20 www.mbaq.fr Camille Claudel (1864 – 1943). Au miroir d’un Art nouveau 150ème anniversaire naissance CC / l’artiste apparaît dans une perspective historique et affirme sa place essentielle dans l’avènement d’un art nouveau au tournant des 19è et 20è / voir dans la collection permanente La petite chatelaine Musée d’Art et d’Industrie - La Piscine, Roubaix (59), du 8 novembre 2014 au 8 février 2015. Tel. : 03 20 69 23 60 www.roubaix-lapiscine.com Sonia Delaunay Les couleurs de l’abstraction Grande rétrospective, avec trois reconstitutions exceptionnelles d’environnements et plus de quatre cent œuvres créées du début du 20è siècle à la fin des années 1970 : peintures, décorations murales, gouaches, estampes, mode et textiles. Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du 17 octobre 2014 au 22 février 2015. Tel. : 01 53 67 40 80 www.mam.paris.fr Erró Plus de quatre cents collages, performances, films, aquarelles, peintures et dessins d’Erró, premier storyteller de l’histoire de l’art, sont rassemblés. Musée d’Art Contemporain de Lyon, du 3 octobre 2014 au 22 février 2015. Tel. : 04 72 69 17 17 www.mac-lyon.com

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Les artistes en herbe à l’honneur !

Pour la 2ème année, le Concours Ecole Canson® en appelait à la créativité des élèves des classes maternelles et élémentaires et les mettait en lumière.

L’œuvre «La Pop Victoire = l’école pour tous» remportait le 1er prix et envoyait à Londres la classe de 5è / Atelier Papier du collège de la Platière de Thizy (69). Les autres gagnants ont remporté une sortie culturelle et artistique de la 2ème à la 6ème place ; un abonnement à Géo ado, de la 7ème à la 11ème place, et des kits de dessin. Relevez le Défi Canson® 2014/2015 : un séjour à Rome à gagner Inscrivez votre classe dès la rentrée 2014 sur www.defi-canson.fr «Un jardin extraordinaire», le thème de l’édition 2013-2014, a inspiré mille cinq cents dessins. De nombreuses récompenses étaient à la clé : les cycles 2 et 3 ont pu découvrir l’exposition de leurs travaux au Musée en Herbe à Paris, alors que les lauréats du cycle 1 profitaient d’une sortie culturelle. Du papier Canson® était aussi à gagner pour tous les participants. Edition 2014/2015, rendez-vous sur :

www.enseignants.canson.com

L'Esquisse  

Magazine des collèges édité par Canson.

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