Issuu on Google+

5

WWW.LENK.LU

Une alternative sociale et écologique au «DP bleu-vert».

LOGELIN Jeannot

Médecin spécialisé au CHEM, anc. 1er échevin et conseiller communal.

Il y a 6 ans, tu étais tête de liste chez Les Verts, et, pendant 4 ans tu as été échevin au sein de la coalition DP/Les Verts, quelles sont les raisons qui t’ont amené à démissionner de tes fonctions?

Réponse claire et critique de l‘échevin ex «Les Verts» Jeannot Logelin, lors de son interview quant à sa candidature sur la liste de la gauche : «déi Lénk». Mon opinion fut vite confirmée, dès le début des travaux dans cette coalition.

Aux élections de 2005, le DP a obtenu un score écrasant, mais non pas la majorité absolue. Il était clair d’entrée de jeu, que les Verts auraient peu à dire face à un partenaire si puissant. L’arrogance affichée par certains représentants du DP nous le montra lors des pourparlers de coalition.

De plus, une certaine pression vint de mon propre parti, m’isolant et m’incitant à démissionner. ... (Suite page 6)

De la culture pour tous au lieu d‘événements promotionnels. Li Stoos et Alain Schartz ont fait partie de la commission culturelle de Differdange. Dans cet interview ils expliquent leurs critiques, pensées et idées pour une politique culturelle durable et substantielle. STOOS Li

Vendeuse e.r., anc. Membre de la commission consultative de la culture

Entre Fausti et Rod Stewart, la vie culturelle à Differdange semble avoir été très vive ces 6 dernières années. Ou bien

les apparences trompeuses?

Page 2

sont-elles

sible à tous. Differdange engage d‘un côté régulièrement des musiciens „bon marché“ et organise d‘un autre côté un projet ARENA qui engloutit énormément d‘argent pour payer les cachets des grands groupes. Les groupes locaux ne constituent aucunement une priorité. ... (Suite page 4)

Li Stoos: Vive oui. Je dirais même hyperactive. Mais une réelle politique culturelle ne se caractérise pas par la masse, sinon par la qualité. Je ne parle pas ici de culture élitiste, mais d‘une culture de qualité, acces1

Le bourgmestre Meisch enfreint le droit de rassemblement!

Page 3

déi Lénk exige un dossier transparent concernant le gîte rural.

Page 9

André Hoffmann: Des impôts justes – et non des taxes injustes.


Le bourgmestre Claude Meisch enfreint le droit de rassemblement! BISENIUS Fred

Claude Meisch a à nouveau fait preuve d‘attitude peu démocratique à l‘occasion de la pose de la première pierre du „PPP Aquasud“.

Cantonnier, Initiateur de « Jazz am Minett » asbl, Trésorier de déi Lénk Déifferdéng.

Lorsque „déi Lénk Differdange“ a voulu exprimer ses doutes justifiés quant à ce projet lors de l‘inauguration, Claude Meisch a décidé d‘empêcher l‘approchement de la manifestation critique concernant le principe du PPP. Le bourgmestre en exercice a eu recours à un moyen désespéré: la menace d‘une intervention de la police contre les manifestants pacifiques s‘ils décidaient d‘assister à la cérémonie. Cette mentalité fait penser non seulement à des temps révolus dans notre pays, mais encore à des dictateurs déchus (ou à renverser) qui considèraient (considèrent) la libre expression d‘opinion comme menace pour leur pouvoir. L‘effort de Meisch de sauvegarder l‘image de Differdange face à la presse aboutit comme d‘habitude à une manière arrogante qui met les citoyens devant des faits accomplies. Si, quand même des citoyens s‘opposent et ne laisse pas la scène au seul spectacle de la coalition, le bourgmestre a même menacé avec l‘appel à la police. Mais pour quoi faire?

La politique de recrutement de la commune soulève des questions.

Ou était le danger? Sécuriser un terrain public devant les citoyens pour l‘exploiter pour des intérêts privés?!

mandats tout en étant députémaire. L‘image positive que Claude Meisch essaie de véhiculer ne correspond pas à la réalité et nous espérons que ces exemples le démontrent clairement. Il défend une politique néolibérale qui ne prend pas en compte le vrais besoins des citoyens et n‘agit pas en fonction des idéaux démocratique qu‘il prône.

De l‘image omniprésent d‘un bourgmestre Claude Meisch qui est proche des citoyens et sympa ne reste plus grand chose en pratique. Cela s‘ajoute au dossier de l‘ancienne maison presbitère‘ (Gîte Rurale à Lasauvage) qui suscites de vifs critiques et l‘hypocrisie de Claude Meisch comme président du DP qui se prononce contre le cumul de

Daniel Schneider Fred Bisenius 2

Le recrutement de 10 employé(e)s de nettoyage constitue un exemple récent de la politique de recrutement de la coaltion DP/Les Verts. De ces 10 personnes, uniquement 5 étaient au chômage et les 5 autres ont été embauchées, bien qu‘elles avaient déjà un travail. Comment est-ce possible que la commune embauche des personnes qui ont déjà un travail, vue la situation actuelle sur le marché du travail ? C‘est pour cette raison que « déi Lénk Differdange » exige l‘instauration d‘un conseil de recrutement similaire à celui créé à Esch sous l‘échevin André Hoffmann. Ce conseil serait constitué de membres de tous les partis et prendrait des décisions basées sur des critères objectifs (chômage, lieu de résidence, équilibre des sexes, qualification,...).


Differdange, le 21.09.2011 Communiqué de Presse de „déi Lénk Differange“ au sujet de la non autorisation du projet de l‘ancienne maison presbytère de Lasauvage par le Ministre de l‘Intérieur, Monsieur J.-M. Halsdorf.

„déi Lénk Differdange“ exige un dossier transparent et un nouvel appel d‘offre concernant le gîte rural. Le Ministre de l‘Intérieur, Monsieur Jean-Marie Halsdorf, a récemment informé le conseil communal de Differdange que le projet de convertir l‘ancienne maison presbytère de Lasauvage en hôtel ne pourrait pas être approuvé pour l‘instant. „déi Lénk Differdange“ se penche depuis un certain temps sur ce projet et a, dans ce contexte, recueilli des conseils juridiques. Dans ce cas concret, il est possible que, par la façon de procéder, l‘appel d‘offre ait été suivi par des négociations déloyales qui auraient bénéficié à une personne privée. A côté de ces objections concernant la procédure, „déi Lénk“ voudrait également revenir sur le projet en lui-même. „déi Lénk“ a salué le projet initial d‘un gîte rural incluant un magasin, car cela répondait aux besoins des citoyens. Cependant, après les négociations, le projet prévoyait soudainement un hôtel sans magasin. Et les coûts sont passés de 1 million à 2,5 millions d‘Euro. Il n‘y a pas non plus eu de nouvel appel d‘offre, malgré ces modifications substantielles. „déi Lénk“ réprouve aussi bien la forme que le contenu de ce projet approuvé par la coalition DP/Les Verts. Nous regrettons profondément ce genre de pratiques, mais elles sont symptomatiques d‘une commune qui agit de plus en plus dans l‘intérêt de promoteurs, au lieu de placer le bien-être de ses habitants au premier plan. Dans ce cas-ci, la commune loue un

hôtel, financé par le budget public, à une personne privée, qui ne dispose même pas d‘un permis d‘exploitation et ce pour la modique somme de 5000 Euros par mois. Ainsi, le projet, tel qu‘il était inscrit dans l‘accord de coalition, reste lettre morte.

les contrats signés, devraient au moins être accessibles à la commune et de préférence même sur le site www.informatiounsblat.lu. Il serait impératif de fixer des critères d‘évaluation objectifs dans la nouvelle procédure de sélection, surtout après que l‘autorisation n‘ait pas été accordée dû au fauxpas commis par le conseil des échevins. Il faudrait discuter ouvertement et prendre des décisions compréhensibles. Les citoyens de Differdange et surtout de Lasauvage devraient être inclus activement dans la

„déi Lénk Differdange“ revendique une transparence absolue et le droit d‘examiner toutes les procédures effectuées à ce jour dans le cadre de ce projet. Tous les documents écrits, les demandes des intéressés et les réponses à celles-ci, ainsi que 3

conception du projet. Après la déclaration ironique et déplacée du bourgmestre, M. Claude Meisch, lors de la séance du conseil communal du 14 septembre, selon laquelle il serait impatient de savoir si la décision allait être une toute autre, „déi Lénk“ se soucie des valeurs fondamentales de notre démocratie. déi Lénk Differdange


De nombreuses infrastructures ont été créées: de la galerie H2O en passant par les ateliers pour artistes et le futur centre culturel dans l‘ancien hôtel de ville. Que peut-on reprocher au conseil échevinal dans ce cas-ci?

SCHARTZ Alain

Cheminot e.r., anc. Membre de la commission consultative de la culture.

(Suite de la page 1) ... Ainsi le groupe differdangeois „De Läb“ ne s‘est produit à Differdange que cette année. Année qui marque leur succès avec notamment leur participation au festival Rock-A-Field. Alain Schartz: Oui, on organise beaucoup selon la devise: Quantité plutôt que qualité. Il ne nous convient pas que l‘argent publique soit dilapidé pour pouvoir s‘adonner à une société du plaisir. Il est également aberrant que la mégalomanie amène à organiser des événements démesurés que personne de veut et dont personne n‘a besoin. Les exemples sont nombreux. Bien sûr, tout n‘est pas mauvais. Le „Blues-Express“, la „Jugendkonschtwoch“ ou la galerie H2O avec ses différentes expositions et lectures constituent de bonnes et importantes initiatives. Cependant, elles ne s‘inscrivent pas dans une réelle politique culturelle. Quelle culture voulons-nous? A quel publique nous adressons-nous et comment? Avec quels moyens? Les réponses à ces questions se font attendre – à condition que les questions soient entendues. Il semble que le service culturel et le comité des fêtes détiennent le monopole sur les activités culturelles locales et les associations locales se voient assignées au rôle de figurants.

Comment „déi Lénk“ entendelle développer la politique culturelle? Li Stoos: Le plus important serait de définir la politique culturelle de Differdange en incluant directement les associations et acteurs locaux, ainsi que les artistes eux-mêmes. Ensuite, le service culturel et le comité des fêtes devraient se mettre au service de cette politique culturelle et agir de manière plus coopérative et transparente. Pour ce faire, la commission culturelle devrait enfin devenir un acteur réel. Dans le passé – et j‘en ai l‘expérience de 3 législatures – la commission ne jouait qu‘un rôle mineur. Dans le meilleur des cas, on prenait acte des suggestions de membres de la commission culturelle. Avec beaucoup de chance elles étaient notées dans le rapport. Dans le pire des cas, oubliées, mais dans aucun cas réalisées. Mes propositions afin de mettre davantage en valeur les „lundis littéraires“ étaient vaines, ceux-ci étant exclusivement organisés par la bibliothèque et la secrétaire de la commission culturelle. La commission culturelle fait plutôt partuie du décor et peut au plus vendre les boissons.

Alain Schartz: Les associations locales risquent de rester sur le carreau. Dans l‘éditorial du magazine „Galerie“, le président du centre culturel de Differdange se plaint que son association ait toujours comme local la cave d‘une école et que lorsqu‘ils organisent des activités non lucratives (conférences, tables rondes,...), ils doivent payer le même loyer que quelqu‘un qui organise une fête ou un concert. Il ne suffit pas de construire des murs et des toits. Ceux-ci doivent aussi être mis à disposition des acteurs locaux. Li Stoos: La culture ne devrait pas être utilisée comme moyen de rendre Differdange plus attractif, de soigner l‘image ou de générer des revenus supplémentaires. La culture est une fin en soi. Elle est importante pour le développement social et est garante d‘une démocratie vivante. C‘est pour cette raison qu‘il faudrait développer et mettre en oeuvre des concepts à long terme qui encouragent réellement la création et la producation artistique. Les ateliers d‘artistes et la „Jugendkonschtwoch“ constituent un bon début.

Alain Schartz: Pour revenir une nouvelle fois à la commission

Cependant, on semble malheureusement attacher plus d‘importance à la médiatisation de ces initiatives qu‘aux projets eux-mêmes. Le „Streetartfestival“en est un tel exemple. Cette journée est organisée pour ouvrir les ateliers au public. Toutefois, cet objectif est passé à l‘arrière-plan et le chef du service culturel s‘est donné plus de peine à présenter le groupe de reprises de Robbie Williams, plutôt que de réfléchir à comment le public allait trouver les différents ateliers.

culturelle: il est inacceptable qu‘après des semaines d‘engagement de la part de membres de la commission culturelle pour organiser un événement, celui-ci soit annulé parceque le conseil échevinal ou notre maire à la veine de dictateur ne l‘approuve plus. Bien sûr que nous poursuiverions nombreuses initiatives, mais nous voudrions les approfondir, les étendre et inclure davantage les artistes et associations locales. Et surtout revaloriser la commission culturelle en tant qu‘acteur démocratique dans le cadre de laquelle des citoyens (et pas seulement appartenant à des partis politiques) peuvent participer à la culture locale. La culture ne devrait pas uniquement être organisée par des professionnels et consommée par les citoyens, mais il devrait y avoir également la possibilité de participer à la politique culturelle. Il serait également envisageable d‘inclure le conseil communal des jeunes dans les discussions ou même de lui donner la possibilité d‘organiser certaines manifestations culturelles afin d‘intégrer les jeunes dans les processus politico-culturels et de les amener à s‘intéresseraux sujets politiques et d‘éviter une nouvelle lassitude face à la politique.

Programme électoral en-ligne et sur commande: Notre Programme électoral peut être consulté et téléchargé sur notre site internet : www.lenk.lu/differdange/ Vous pouvez aussi le commander en version imprim ée en envoyant un message à info.differdange@lenk.lu ou par téléphone au numéro 26 20 20 72. Les points les plus importants sont aussi présentés dans nos deux journaux.

4


La démocratie à Differdange: opération réussie, patient mort.

SCHNEIDER Daniel Étudiant en sciences politiques, membre du parlement national des jeunes.

Les opinions critiques, la plupart du temps justifiées compte tenu de la manière d‘agir du collège échevinal actuel, sont tournées en ridicule ou tout simplement ignorées. Il s‘agit de symptômes d‘une ville malade avec laquelle on effectue des expérimentations aussi longtemps que ses citoyens sont traités par un médecin débordé, en l‘occurrence Dr. Meisch. Celui-ci exerce simultanément dans au moins deux hôpitaux (commune et chambre des députés), sans parler de son mandat en temps que président du parti. Certaines opérations semblent réussies. Du moins, les résultats peuvent être présentés de manière efficace aux médias, mais, à long terme, ces résultats causent des dommages collatéraux: le patient, la ville de Differdange et ses citoyens en subissent les conséquences. Laisser la gestion de bâtiments communaux, comme par exemple un stade de football ou une piscine, aux mains d‘entreprises privées constitue une rupture d‘un „gentlemen‘s agreement“ entre la commune et la population qui doit se plier aux salaires et conditions de travail indignes d‘entreprises qui n‘ont aucun lien avec la commune et ses habitants. Et tout cela parce que la coalition DP/Les Verts y voit un moyen d‘économiser de

Lors de la présentation du programme de la coalition en 2005, Claude Meisch a parlé de dialogue et de participation citoyenne. Dans sa contribution dans le dernier numéro de ce journal, Daniel Schneider a montré que ce discours a plus d‘apparence et de brillant que de fond et de réalité. Mais ce n‘est pas tout. L‘approche du bourgmestre et la réalisation de projets par la coalition DP/Les Verts présentent des déficits au niveau démocratique. l‘argent. La piscine en plein air telle qu‘elle existe actuellement a été financée par les citoyens de Differdange pendant des décennies et sera à présent mise à disposition d‘une entreprise privée pendant 25 ans qui l‘utilisera à son seul profit.

peux ne peut pas être décidé par le collège échevinal à huis clos pour être ensuite exécuté quel que soit le prix.

Il en est de même avec le gîte rural qui a été transformé en hôtel, sans qu‘un nouvel appel d‘offre ait été publié. Pour beaucoup, ce nouvel accord entre la commune, et donc l‘argent des habitants de Differdange, et une personne privée, semble douteux. „Déi Lénk“ a appris du ministère de l‘intérieur que ce projet sera analysé dans tous ses détails et que les choses ne s‘arrêteront probablement pas là. Mais, bien sûr, pas avant les élections.

Une action conséquente au lieu de discours hypocrites – Non au cumul des mandats

Les plans pour le développement d‘une ville doivent être basés sur un dialogue avec les citoyens.

Il reste à espérer que Claude Meisch donne suite à la revendication de son parti et qu‘il mette fin au cumul de ses mandats. Le 19 juillet et sur demande d‘RTL, le DP a revendiqué l‘interdiction du cumul des mandats. Ainsi, il s‘agit de prévenir que des mandats soient négligés. ‘Déi Lénk’ s‘interdit un tel cumul dans ses statuts. Ainsi, André Hoffmann a-t-il renoncé à son mandat de député, afin de se consacrer pleinement à son rôle d‘échevin de la ville d‘Esch-sur-Alzette.

L‘opinion de nombreuses personnes, comme quoi les politiciens ne se soucient pas des habitants et qu‘ils ne font qu‘augmenter les taxes communales, ne changera pas aussi longtemps que la commune ne comble pas le fossé grandissant qui la sépare des citoyens.

« Déi Lénk Differdange » exige de Claude Meisch le même comportement en politicien honnête qui agit selon ses convictions.

Des démocrates hypocrites La position hypocrite de Claude Meisch est inacceptable et c‘est pour cette raison que « Déi Lénk » exige qu‘il renonce à son mandat de député ou bien

„Déi Lénk“ rejette ce genre de politique arrogante à Differdange. Le masterplan pour un Differdange élitaire et pom5

à sa candidature en tant que maire de Differdange. Il ne suffit pas de montrer du doigt les autres. Les actes doivent suivre les belles paroles. Des politiciens honnêtes défendent leurs idées, devancent les prescriptions et n‘attendent pas une interdiction. ‚De bons politiciens disent ce qu‘ils font et font ce qu‘ils disent’ (citation: Claude Meisch) A Differdange, Claude Meisch est visiblement débordé et a manifestement d‘autres ambitions personnelles. Il ne peut que partiellement assumer ses importantes responsabilités en tant que maire. Ainsi, des décisions irréfléchies sont prises et des projets de grande envergure sont réalisés en procédure rapide. Les intérêts des citoyens ne sont pas pris en compte. ‚Mieux vaut en finir avec la terreur, qu‘une terreur sans fin.’


(Suite de la page 1) ... Regrettes-tu cette décision ? Sûrement pas! Les années qui ont suivi ont montré clairement la domination du DP utilisant les Verts pour se donner une légitimité écologique, ces derniers jouant bien le jeu en étant présents sur chaque photo. En somme on avait affaire au parti DP bleu/vert. Que veux tu dire par là? Certes, le DP dit : « les bleus étaient toujours verts », mais les Verts ont quand même réalisé quelques changements en matière d’environnement? Bien-sûr, les Verts ont même donné leur accord pour la construction d’une piste de ski artificielle. Choix, qui d’un point de vue énergétique est plus

que douteux. Sans parler de la gêne causée aux riverains par le bruit. Après à peine 5 ans, on a dû refaire la pose d’un nouveau gazon en rouleau dans le parc Gerlache.

Même dans le domaine culturel, les verts ne furent pas de parole à la famille Meisch. L’ARENA dans le cadre du centenaire de la Ville de Differdange a engendré des dépenses énormes, que personne, à ce jour, n’a encore osé chiffrer. Ce qui n’empêcha pas de répéter l’opération l’année suivante.

Alors que la commune de Sassenheim s’exprimait contre le passage de la canalisation électrique/atomique SOTEL, sur son territoire, on n’entendit aucune protestation de la part des Verts, quand le bourgmestre M. Meisch accordait l’autorisation pour des travaux traversant la réserve naturelle.

En outre, le choix du site (centre de recyclage, parking camions, terrain vague,...) aura laissé une impression si « attrayante » aux quelques spectateurs venus de l’extérieur pour assister aux concerts, qu’ils n’auront sûrement plus envie de revenir à Differdange.

Bien qu’il fut stipulé dans le programme de coalition qu’aucune privatisation ne serait faite, ni qu’aucun emploi communal n’irait au privé, les projets mégalomanes « Aquasud », stade et parking couvert, en forme de PPP (Private Public Partnership) prouvèrent le contraire.

rêt pour la vie et le développement de notre commune. Mais la coalition DP/Verts, et l’opposition quasi inexistante du CSV et du LSAP ont été pour moi des éléments décisifs. En 1993, je pensais que le parti Vert serait un parti écologique et social. Force m’est de constater qu’il n’en est pas ainsi. Ne voulant pas rester inactif en politique, je me suis rallié au mouvement politique qui me semble le plus écologique et social, c’est à dire: «déi Lénk».

Qu’est-ce qui t’a motivé à poser ta candidature sur la liste de la Gauche « déi Lénk »? Ma démission, en tant qu’échevin, n’a en rien altéré mon inté-

0% de logements sociaux communaux, alors que l‘État les subventionne à 75%?!

MÜLLER Jennifer Étudiante.

Partout dans Differdange des logements sont construits, à un tel point qu‘on serait tenté de croire que la crise du logement touche enfin à sa fin. Le conseil échevinal DP/Les Verts présente, par exemple, le projet Funiculaire, où 500 logements vont être créés, comme étant le départ vers une ère nouvelle du changement structurel. A y regarder de plus près, l‘on constate cependant que la possibilité d‘un tournant dans la construction de logements à Differdange vers un modèle plus social et écologique, dont

Comment est-ce possible? Le conseil échevinal de Differdange at-il besoin de cours de rattrapages en mathématiques? Ou bien le mantra de „changements structurels“ signifie-t-il qu‘uniquement une classe moyenne cossue devrait venir s‘installer à Differdange dans le futur? Ou encore: Le commerce immobilier juteux devrait-il être laissé intégralement entre les mains de promoteurs privés? Ils ont d‘ores et déjà la possibilité de publier des annonces sur differdange.lu... d‘autres communes pourraient s‘inspirer, a été lamentablement ratée. Depuis des décennies, la commune de Differdange ne possède plus aucun logement social.

construction de logements sociaux (75%), que de celle de logements pour étudiants (100%), il faut remettre en question l‘habilité du conseil échevinal à effectuer un calcul des intérêts. Il renonce donc volontairement à une affaire avantageuse, car les loyers payés par les étudiants reviendraient intégralement à la commune et les 25% investis pour la construction de logements sociaux seraient ainsi rapidement compensés.

Il serait également socialement judicieux de préparer l‘arrivée de 5.000 étudiants et étudiantes, attendue pour dans 3 ans et ce par la construction effective de logements pour étudiants. Si l‘on considère la situation légale qui permet aux communes de se faire rembourser par l‘État les coûts, aussi bien de la

Ou bien la volonté politique d‘agir contre la situation dé6

sastreuse sur le marché immobilier luxembourgeois par une politique volontariste, est-elle absente? Préfère-t-on appâter une classe moyenne cossue? Malheureusement, les 30% de la population qui sont le plus touchés par les mécanismes de marché inégalitaires dans la recherche d‘un logement, ne semblent pas être la bienvenue dans le monde du Joli Nouveau Differdange.


déi Lénk veut un renouvellement démocratique, social et écologique des communes.

7 bonnes raisons pour voter déi Lénk 1. Démocratie réelle

La démocratie ne doit pas se réduire au fait d’allerr voter, mais il lui faut, afin d’être vivante, de nouvelles formes de participation. Dans ce but, déi Lénk veut introduire un „budget citoyen“. Il s’agit de permettre aux citoyens de participer activement à l’établissement du budget communal avec leurs idées et propositions, afin d’avoir ainsi une influence directe sur la politique communale.

2. Des logements abordables

Les loyers et prix d’acquisition exorbitants des logements sont une raison principale de l’appauvrissement de grandes parties de la population. Cet état de fait est connu depuis longtemps, cependant rien n’a changé. Au contraire : la situation s’est aggravée lors des dernières années. déi Lénk s’emploie à ce que les communes prennent leurs responsabilités afin de créer des logements bon marchés. C’est pourquoi 10 % de toutes les habitations sur le territoire des communes doivent être, à moyen terme, des habitations sociales à loyer modéré.

3. Un prix de l’eau échelonné

Jusqu’à présent, l’approvisionnement en eau et l’évacuation des eaux était financée par le budget communal. Par le biais du principe insensé de la couverture du prix de l’eau, les coûts sont reportés intégralement sur les citoyens … avec le résultat que les prix pour l’eau et les eaux résiduaires se sont multipliés par trois ou même par quatre ! déi Lénk s’engage à établir un prix de l’eau échelonné. Ceci permet à chacun une vie digne, est socialement juste et punit le gaspillage de l’eau. La consommation moyenne au Luxembourg est d’environ 150 litres par jour et par personne. C’est pourquoi que déi Lénk propose le modèle suivant: • 0 à 50 litres par jour et par personne : gratuit • 50 à 150 litres par jour et par personne : prix actuel • À partir de 150 litres par jour et par personne : prix double Pour un ménage de quatre personnes, ceci représenterait une épargne comprise entre 21 € et 30 € par mois !

4. Promouvoir les énergies alternatives

L’approvisionnement en énergie doit être du ressort du secteur public. C’est seulement comme cela qu’on peut garantir un approvisionnement de la population selon des critères transparents, ainsi qu’une priorité des intérêts sociaux et écologiques avant les intérêts privés. déi Lénk s’emploie à ce que les communes prennent toutes les mesures possibles afin de produire la quantité d’énergie nécessaire à la consomation des ménages de la commune. Dans ce but, il faudra encourager entre autres l’installations de toits munis de cellules solaires.

5. Ecoles publiques à plein temps

Le système d’éducation luxembourgeois exacerbe les différences sociales entre les enfants au lieu de les équilibrer. Beaucoup de couples de parents et des parents élevant seuls leurs enfants doivent travailler et ne peuvent que très difficilement s’occuper de l’éducation de leurs enfants dans la journée. Par conséquent, déi Lénk s’engage pour une offre généralisée d’écoles publiques à plein temps, permettant ainsi à de nombreux parents de conjuguer vie professionnelle et familiale.

6. Pas de privatisation des services communaux

Sur le plan européen, les privatisations des services publics ont eu des conséquences dévastatrices pour la société. Entre-temps, beaucoup de communes ont recommunalisées ces services. déi Lénk s’oppose à toute tentative de privatiser des services ou biens publics dans les communes! De même, il faut que les grands projets d’investissement des communes soient effectués par le secteur public, ceci sans recourir aux soi-disant projets Public-Private-Partnersip (PPP), qui correspondent dans la majorité des cas à une privatisation insidieuse.

7. Redistribuer les richesses

Au cours des dernières années, il y a eu aussi au niveau communal une redistribution des richesses sociales d’en bas vers le haut : les grandes entreprises profitables se sont vues attribuer des réductions d’impôts et, comme contrepartie, les citoyens doivent payer des taxes de plus en plus hautes (eau, déchets, etc.). déi Lénk s’engage pour faire augmenter l’impôt commercial – un impôt sur le bénéficie des grandes entreprises - afin que les entreprises profitables prennent de nouveau leurs responsabilités.


Une ville industrielle en béton? Dans la „ville qui bouge“ , jadis bien connue sous le nom de „cité de fer“, la coalition DP/Déi Gréng , sous le prétexte d’urbanisme moderne et d’amélioration de la qualité de vie, pratique la destruction de notre commune.

RAFFAELLI Nello

Peintre-décorateur e.r., artiste.

Dans la „ville qui bouge“ , jadis bien connue sous le nom de „cité de fer“, la coalition DP/Déi Gréng , sous le prétexte d’urbanisme moderne et d’amélioration de la qualité de vie, pratique la destruction de notre commune. Oui, le modernisme et l’urbanisme sont élevés à une soidisante conception du monde, contre laquelle personne ne devrait s’élever. Elle est présentée comme étant indispensable, incontournable pour garantir la croissance. Or ces expressions modernes et visionnaires ne veulent dire rien d’autre que „bétonisme“ et „gigantisme“ à grande vitesse donc : la croissance à tout prix. Sous cette coalition, les parcelles et places à bâtir sont traitées comme des actions en bourse. Il faut construire plus à tout prix. La construction, la location et la vente est confiée aux promoteurs privés. DP/Déi Gréng leur créent le cadre idéal : grâce au «troc » , ils peuvent acquérir des terrains publics et ont même le droit de publier leurs annonces sur «Differdange.lu». Déi Lénk préconise une politique du logement différente : l’urbanisme oui, mais un urbanisme digne de ce nom, social, écologique et avec la participation des citoyens. Dans cette article , nous aimerions vous donner quelques exemples concrets de la politique actuelle : 1. Dans la rue St Nicolas, le père fouettard semble avoir été en

que zone de protection naturelle. Des projets écologiques pourront y être réalisés et ceci sans l’utilisation de béton.

congé quand le collège échevinal a planifié la construction du fameux bloc en béton. Le chaos de la circulation était programmé d’avance.

5. Dans des espaces rendues étanches par le béton et l’asphalte, l’eau de source ne peut plus circuler et s’écouler dans son cycle naturel. Cette ressource naturelle si précieuse qu’est l’eau de pluie devient, en s’écoulant maintes fois dans des canalisations, une eau polluée : il s’en va de soi que dans leur rage de construire , les acteurs de la politique actuelle passent outre ce problème écologique (et oui Déi Gréng !) Au lieu de s’attaquer aux causes du problème, les acteurs de la coalition actuelle essaient de traiter les « symptômes » par des stations d’épuration vétustes et toujours plus dépassées par la tâche à réaliser.

2. Il en est de même pour la finition des « terrasses » , ou le coin grand-rue/rue Ch.Hausemer va tôt ou tard témoigner des conséquences néfastes des cette « revalorisation » 3. Quand aux propos hypocrites au sujet de la place des alliés: dès que ce quartier sera terminé, il fera lui aussi parti des nombreux cas problématiques. 4. Au «Thillebierg», où se trouve actuellement le terrain de football, l’éventuelle construction de résidences est hors de question pour déi Lénk. Il faut conserver à tout prix cet territoire en tant 8

Oui aux espaces de vie écologique, non aux blocs de béton ! « déi Lénk Déifferdéng » s’engage pour la création de logements qualitatives et écologique, qui donne préférence aux matériaux de construction naturelles (bois, argile,...). Et surtout, les logements doivent être construit là, ou il y a moyen d’aménager le transport, surtout le transport public, d’une manière à ce que la situation du trafic se ne dégrade pas encore plus. Ainsi, nous revendiquons des projets pilotes de cités sans voiture. Une opportunité idéale a déjà était gaspillé au plateau funiculaire (lié au train et bus) – que c’était la dernière.


Des impôts justes – et non des taxes injustes ! Les impôts servent notamment à financer les infrastructures et les services publics.

André Hoffmann Député de déi Lénk.

Depuis des décennies, nos gouvernements font le contraire : tout en enrichissant les riches par des cadeaux fiscaux successifs, ils abusent de l’argument du « coût de revient » ou du principe du «pollueurs-payeur » pour augmenter les tarifs des biens et services publics – voir par exemple le prix de l’eau. La plupart des communes font la même politique. En l’espace de vingt ans, le taux de l’impôt sur les bénéfices a été réduit de moitié, le taux maximal de l’impôt sur le revenu a été abaissé de 56% à 38% (maintenant 39%), l’impôt sur la fortune aboli. Les Etats membres de l’Union Européenne rivalisent pour les plus bas impôts sur les plus gros revenus, et le Luxem-

La justice sociale exigerait que les grandes fortunes, les hauts bénéfices et revenus soient taxés plus que proportionnellement, que les impôts (directs surtout) servent donc aussi à redistribuer du haut vers le bas, afin de réduire les inégalités sociales, et garantir à toute personne l’accès aux services et biens publics, indépendamment de son revenu. bourg participe allègrement à ce dumping fiscal.

des accises – a augmenté plus fortement que celle des impôts directs. Ils font aujourd’hui 40% de toutes les recettes de l’Etat. Alors que le produit des impôts sur les bénéfices (impôt sur le revenu des collectivités) était jadis supérieur à celui de la TVA, aujourd’hui, c’est le contraire. Selon une étude la Banque Mondiale, la charge fiscale des entreprises au Luxembourg est la plus modeste de toute l’Europe ! Le petit consommateur paie, les actionnaires accumulent !

Les impôts directs dépendent normalement du revenu ou de la fortune, ils sont donc passablement justes en principe, surtout s’ils sont fortement progressifs, comme l’était jadis l’impôt sur le revenu. Par contre, les impôts indirects comme la TVA ou encore les taxes communales, ne dépendant pas du revenu, pèsent sur les petits et modestes revenus plus lourdement que sur les gros, et sont donc plus injustes. Or, au cours des dernières années, le poids des impôts indirects – surtout de la TVA et

L’une des principales ressources financières des communes, l’impôt commercial communal (sur les

9

bénéfices) a été réduit progressivement par les gouvernements successifs – sans consulter les communes. Au lieu de résister, les communes augmentent leurs taxes, font payer leurs citoyens – et se sont mis même à concourir entre elles avec la réduction de l’impôt sur les bénéfices ! De la crise profonde que nous subissons, il faudrait tirer une tout autre leçon: réduire la concentration de la richesse au sommet de l’échelle sociale, supprimer les bulles financières – et rendre la richesse sociale à celles et à ceux qui l’ont créée par leur travail.


Eis Kandidaten/innen fir Déifferdéng. Nos candidats/es pour Differdange.

BISENIUS Fred

COLBACH Eliane

DECKER Guy

DECKER Jean-Claude

GUALANDRIS Packo

HINTERSCHEID Luc

HODRI Noemi

LABORIER Sandra

SCHNEIDER Daniel

STOOS Li

DIDERICH Johny

Cantonnier 55 ans

DJ & Producer 31 ans

Étudiant 19 ans

Chargée de cours 55 ans

Fonctionnaire communal TICE 48 ans

Vendeuse e.r. 63 ans

Chauffeur e.r. 65 ans

Consultante en portage de bébés 25 ans

Candidat indépendant 33 ans

Graphiste 51 ans

Éducatrice gradué 31 ans


DECKER Sandra 24 ans

LOGELIN Jeannot Médecin spécialisé 64 ans

DIDERICH Gary

Formateur et chargé de projets, 28 ans

MULLER Jennifer Étudiante 23 ans

DIDERICH Paul

DIEDERICH Pascale

RAFFAELLI Nello

SCHARTZ Alain

Fonctionnaire e.r. 66 ans

Peintre-décorateur e.r. 64 ans

Enseignante 45 ans

Cheminot e.r. 55 ans

5 déi Lénk sur Facebook:

www.facebook.com/lenk.lu


Journal pour Differdange - septembre 2011 (2. édition)