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politique

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Mon cher ouattara, des frontières sécurisées, ce n’est pas une bonne chose !

D

écidément avec vous, les Ivoiriens ne sont pas au bout de leurs surprises. J’ai lu comme bien d’autres personnes à travers votre presse habituée à faire l’apologie de l’imposture et du crime gratuit-, que vous avez des soucis au plan sécuritaire. J’ai essayé de comprendre de quelle forme de sécurité vous avez besoin ; il m’est revenu que vous avez besoin de sécurité pour stabiliser les frontières et par ricochet, votre siège branlant d’imposture. Et pour obtenir un coup de main, vous misez sur l’aide du Libéria et du Ghana voisins. Ah donc il faut des frontières sécurisées et une absence totale d’agression militaire pour qu’un pays se porte mieux !? Et vous avez passé les 15 dernières années de votre vie à financer ou faire financer des hordes de bandits pour faire des trous béants dans les frontières du Nord et de l’Ouest de la Côte d’Ivoire et commanditer toutes sortes d’attaques militaires !? Non ! Ne nous dites pas que vous avez besoin de f r o n t i è r e s sécurisées. Parce que je vous promets qu’elles ne le seront pas.

Eh oui, les frontières que vous prétendez avoir sécurisées ne peuvent pas être sécurisées. Elles ne peuvent pas l’être parce que les pistes rurales qui relient les familles de part et autre des frontières, ne figurent pas sur les cartes de la Licorne ou de l’ONUCI. Vous ne pouvez pas les sécuriser parce que la population dans ces zones ne vous reconnaît pas comme Président de la Côte d’Ivoire ; donc elle ne coopère pas avec les agresseurs de la Côte d’Ivoire que sont la Licorne et l’ONUCI. Mieux, elle est prête à se battre pour honorer la mémoire de ses frères et sœurs que vous avez fait massacrer ; pour défendre leurs terres que vous êtes en

train de promettre à vos frères voltaïques comme un butin de guerre ; eh oui, elle va se battre pour chasser les colons envahisseurs français de leurs terres. Il faut qu’elle se batte pour ne pas laisser l’ONUCI organiser l’étape finale du génocide de ses enfants en formant et en organisant les génocidaires dozo et autres mercenaires que vous avez envoyés exterminer les Guérés après les bombardements des avions de la France et de l’ONU en Côte d’Ivoire. Alors Monsieur le déstabilisateur, vous n’aurez pas de frontières sécurisées pour vous permettre de la couler douce. De mon point de vue, quelqu’un comme

vous, habitué à créer le désordre pour mettre tous ceux qui vous ont précédé en pays ingouvernable, a tout aussi appris à évoluer en environnement ingouvernable. Et cela est une loi divine. "Ce que vous souhaitez aux autres, Je vous souhaite la même chose". C’est Dieu Lui-même qui le dit. Et moi j’extrapole : ce que vous trouvez bon pour les autres, eux aussi pensent que c’est bon pour vous. Dans tous les cas, un service, ça se rend. Vous avez fait un cadeau royal à Laurent GBAGBO en lui offrant une rébellion à tentacules extraterritoriaux, eh bien, les parents, amis et connaissances de Laurent

GBAGBO vous doivent une rébellion enracinée hors des frontières nationales. Je vous le répète, un service, ça se rend. Et comme vous êtes un économiste embrouillé, je me fais fort de vous le rappeler : rien n’est gratuit dans ce monde si matérialiste. Mieux, vos alliés du Burkina Faso et du Mali ont usé d’hypocrisie lorsque Bédié Konan ou Laurent GBAGBO les interpellaient sur la nécessité de sécuriser les frontières communes pour la stabilité indispensable à l’essor économique de chacun des pays. Ils ont toujours feint d’être de bonne foi pour ensuite accompagner votre entreprise criminelle. C’est la même chose que les autres que vous soupçonnez d’abriter ceux qui vont vous faire payer cher votre imposture, font avec vous. Cela s’appelle la politesse diplomatique. Vous pouvez appeler cela l’hypocrisie diplomatique. Ça ne changera rien. Vous leur sortez par les pores. Mais ils font comme s’il n’y a rien. Ils vous voient comme le symbole de la nouvelle humiliation de l’Afrique par l’homme blanc. Mais ils vous saluent en rigolant. Ils s’arrêtent même pour vous écouter quand vous parlez. Mais ils n’entendent rien de ce que vous dites. Car vous n’êtes pas leur ami encore moins leur homologue. Vous n’êtes qu’un fruit malsain en attente d’être cueilli et jeté à la poubelle. Alors vos histoires de boucler les frontières, ce n’est que la poudre aux yeux. Vous l’apprendrez à vos dépens bientôt. Monsieur le fanatique des pays ingouvernables, votre sécurité frontalière ou votre sécurité tout court, on s’en fout ! A très bientôt ▉Hassane Magued


DEBOUTCIV N°11 S (Page 08)