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politique

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LA REFONDATION VERSION FALSIFIEE : UN DRAME SIGNE DRAMANE OUATTARA

K

élé, Fila ; kélé, Fila ; Kélé, Fila ! Un, deux ; un, deux. Et voici le top départ. Cet Article 26ème de la Révolution Permanente, a voulu prendre ses marques à la manière FRCI. Car le sujet en vaut la peine. La Refondation falsifiée. C’est de cela qu’il va s’agir. Vous savez sans aucun doute, ce qu’est la Refondation, un projet de société conçu par la crème intellectuelle de La Majorité Présidentielle. Dans son essence, la Refondation que Laurent GBAGBO a voulue pour la Côte d’Ivoire est d’abord sociale. Elle vise l’égalité des chances, la sécurité sociale pour tous avec l’AMU (Assurance Maladie Universelle), l’École gratuite du primaire à la troisième. Elle est ensuite structurelle.

C’est la Refondation de la décentralisation administrative. Création de communes de proximité afin de rapprocher l’Administration des administrés. La déconcentration administrative avancée, par la création de plusieurs sous-préfectures afin d’améliorer la présence de l’État auprès des citoyens. La Refondation de Laurent GBAGBO, est également orientée solidarité et entrepreneuriat. Avec le Fonds de solidarité pour la promotion de l’emploi jeunes, Laurent GBAGBO rêvait une jeunesse au travail avec des ordinateurs, des outils de travail, des idées de progrès, des visions pour la Côte d’Ivoire. Cette Refondation-là, était aussi et surtout économique. La diversification économique avec plusieurs spéculations agricoles d’exportation, une mise en avant de la production industrielle de vivriers, la transformation des matières premières, le diversification des partenaires au développement, un point d’honneur sur le partenariat public-privé avec des sociétés à participations financières publiques dites d’économie mixte, des concessions de service public de type BOT (Build Operate Transfer), et j’en passe.

Dans cette Refondation économique-là, l’Etat compte sur ses propres ressources pour asseoir sa stratégie de développement. L’Etat ne s’endette pas. Et quand il doit collaborer avec l’extérieur, il s’inscrit dans une dynamique de mobilisation de ressources pour financer des investissements productifs. Même la construction de routes qui autrefois n’était pas classée dans les investissements productifs directs, l’est devenue. Avec les stations à péage, les grandes voies comme les autoroutes et les voies express s’autofinanceraient pour leur entretien. C’était ça la Refondation économique, qui se voulait surtout industrielle. La Refondation de Laurent GBAGBO avait un volet sécurité important. Une grande économie, c’est d’abord, une puissance militaire qui dissuade l’ennemie invisible et qui rassure le citoyen comme l’investisseur étranger. Et cette Refondation s’accompagne d’un autre volet non moins important, la Refondation politique. Elle vise le financement des partis politiques même organisés en bande armée. Au nom bien sûr de la cohésion sociale. Ce volet de la Refondation s’accompagne de la liberté de pensée et de parole. D’une liberté de la Presse qui peut dire tout à n’importe qui, juste au nom de la liberté de la parole écrite. C’était une Refondation qui voulait construire une justice sociale, avec des juges bien payés et à l’abri de la corruption. Et les volets peuvent s’enchaîner à ne point en finir. Mais la Refondation de Laurent GBAGBO allait enrichir la Côte d’Ivoire. Elle aurait pu la sortir de la spirale de surendettement. Elle lui ouvrirait des horizons jusque là inexplorés en termes de coopération économique et de dynamique du développement. Comme toute œuvre humaine, elle a eu ses ratés parce que Laurent GBAGBO est généreux et attentiste. Il interpelle et attend que le mis en cause se ressaisisse. Alors il attendait en essayant de mettre la pression pour que

tous s’inscrivent dans sa vision de la Refondation. C’est pour neutraliser cette Refondation de GBAGBO Laurent que Dramane OUATTARA a créé sa “refondation” à lui. Chez cet homme, refonder, c’est casser tout, racler les fondations de l’économie nationale, de la cohésion sociale, du bien-être social et ne rien y construire après. C’est une refondation dans laquelle tout est promesse et virtuel, sauf la destruction. C’est une refondation de la terre brûlée. Dans la refondation de Dramane OUATTARA, les militaires doivent se promener en haillons avec des godasses penchées, le bout ouvert comme pour respirer la misère qui environne. Dans la refondation de Dramane OUATTARA, les militaires n’ont pas de baux d’habitation, leurs cités ou camps servent à accueillir des bandits et à vendre des vivriers ou organiser des marchés noirs. Dans la refondation de Dramane OUATTARA, la santé est gratuite après un putsch pendant quelques jours, puis le reste du temps, elle est payante. Mais il n’y pas de médecins dans les hôpitaux pour soigner le peuple car ils n’ont pas de salaire, ils ne sont pas payés et assez souvent, ils sont bastonnés par des bandits en armes au service de Dramane OUATTARA. Donc avec un bras cassé, un pied enflé ou l’œil tuméfié, le médecin à besoin d’un médecin et donc ne peut pas s’occuper des malades. C’est cela la refondation de la santé chez cet homme-là. Dans la refondation de Dramane OUATTARA, les jeunes trouvent tous le même emploi dans le même secteur d’activité : c’est le métier des armes. Ils n’ont pas besoin de financement. Quand on leur propose un projet d’insertion, ils doivent répondre « Projetlà son mère con ! ». Si tu ne dis pas cela, tu ne trouveras plus de boulot. Quand ils reçoivent des financements pour faire de l’élevage de volailles, ils vendent les poussins, les abreuvoirs, les grillages de

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