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› Les substances antimicrobiennes dans l’organisme On retrouve plusieurs substances naturelles antibactériennes au sein même de l’organisme, comme : – l’acide chlorhydrique : il est présent en forte concentration dans le suc gastrique, il détruit la majorité des bactéries ingérées (voir partie 6 « Processus tumoral » page 497) ; – le lysozyme : c’est une enzyme présente dans de nombreux liquides de l’organisme (sueur, larme, salive, lait maternel…) et dans les lysosomes des cellules phagocytaires. Cette enzyme détruit certaines bactéries en lysant leur paroi ; – les interférons (INF) : ce sont des protéines produites de façon non spécifique par toute cellule infectée par un virus et par les lymphocytes T ; elles ont pour cible les cellules infectées ou non par un virus de manière à inhiber le cycle de multiplication virale (ou réplication virale). Les interférons appartiennent au groupe des cytokines et sont doués de nombreuses fonctions immunorégulatrices. Certains interférons (INFγ) renforcent l’action des macrophages mais aussi celle d’autres lymphocytes tels que les lymphocytes NK (cf. ci-dessous) et les lymphocytes T cytotoxiques dans la lutte contre les cellules cancéreuses ; – le système du complément : c’est un groupe d’au moins vingt protéines plasmatiques (notées C, B, D) normalement présentes dans le sang sous forme inactive. Il peut être activé par des composants divers (voie alterne) ou des glucides (voie des lectines) présents à la surface des micro-organismes. Il peut être également activé par un complexe immun (ou complexe antigène-anticorps) par la voie classique. Son activation induit une cascade de réactions d’activation où chaque facteur du complément activé en active un suivant. L’ensemble de ces réactions aboutit à la formation d’un complexe d’attaque membranaire qui forme un pore à la surface du micro-organisme et qui conduit à sa lyse. Les facteurs du complément activés ont de nombreux autres rôles : optimisation et accélération de la phagocytose (par opsonisation), amplification de la réaction inflammatoire, vasodilatation et chimiotactisme.

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› La réponse inflammatoire Voir, « 1. Le processus inflammatoire » traité page 277. › Les cellules tueuses naturelles ou cellules NK (« Natural Killer ») Les lymphocytes NK sont une catégorie de lymphocytes qui détruisent de façon non spécifique les cellules infectées par un virus et les cellules cancéreuses dès leur première rencontre avec elles. Ils agissent en lysant la membrane de ces cellules. Ils ont de ce fait le même mode d’action que les lymphocytes T cytotoxiques (voir ci-dessous) mais agissent de manière plus immédiate que ces derniers.

Les mécanismes de défense spécifiques Les mécanismes de défense spécifiques, ou immunité spécifique, sont mis en jeu lorsque les défenses non spécifiques ne sont pas parvenues à enrayer l’infection. Ils constituent donc le dernier moyen de lutte contre les agents pathogènes qui ont réussi à échapper aux défenses non spécifiques. Une réponse immunitaire spécifique vise à détruire ou à neutraliser de manière sélective un agresseur particulier et à laquelle l’organisme a été préparé par un contact antérieur avec celui-ci. L’immunité spécifique est donc dirigée contre un antigène spécifique. On distingue trois groupes de cellules impliquées dans l’immunité spécifique : les lymphocytes B, les lymphocytes T et les cellules présentatrices de l’antigène (CPA).

Chapitre 1 – Définitions

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01/10/12 10:28

Les 6 processus physiopathologiques  

Cet ouvrage original présente l'anatomie et la physiologie des 6 processus physiopathologiques afin de permettre à l'étudiant de comprendre...

Les 6 processus physiopathologiques  

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