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24 /09/10


Le mot de la semaine Nouvelle Agora Comme 23 millions de Français, j’étais en train de passer mes 24 minutes quotidiennes sur Facebook* et, comme à chaque fois (ou presque…), je me demandais ce que je pouvais trouver d’original et d’intéressant à faire sur cet immense réseau pour répondre aux problèmes de mes clients… Beaucoup d’idées, d’intuitions, d’envies, mais aussi de montagnes à gravir : Facebook, l’inconnu, le terrain où tout ou presque peut se dire, s’échanger sans modération et modérateur. En somme, un petit saut dans le vide quand on rêve d’un contrôle total sur sa communication. Et si certaines grandes marques ont franchi le pas depuis longtemps, on ne peut que constater une vraie crainte de la part des clients publics, alors même que nombre d’entre eux font preuve depuis longtemps d’audace, non seulement dans leurs créations mais aussi dans leurs stratégies de moyens. C’est d’autant plus paradoxal que les politiques ont, quant à eux, parfaitement intégré la puissance des réseaux sociaux. De la plus haute fonction à l’élu du coin, fanpage, tweets en séance et autre micro-blogging sont devenus incontournables. (Notons au passage que François Mitterrand recense 2.856 friends). C’est maintenant une évidence pour ces derniers: ce sont les flux et les rendez-vous qui créent de la relation avec le public et non plus les messages verticaux. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les politiques publiques et les grandes causes impulsées par ces décideurs ? L’essence même de l’émetteur – l’Etat – impose une réflexion. Il ne s’agit pas de ‘liker’ telle politique ou d’être ‘fan’ de telle institution. Le rôle de ces clients publics étant d’appliquer les différentes politiques, populaires ou pas, nous sommes dans le ‘faire advenir’ et non le ‘faire aimer’. C’est bien là où Facebook peut avoir toute sa place aux côtés des messages de prévention et de sensibilisation : ouvrir le dialogue, engager les citoyens dans une démarche constructive, fédérer des communautés, les animer et les projeter dans des changements collectifs. En bref, participer. Nous avons là un outil totalement complémentaire des dispositifs de changement de comportement. C’est aussi une façon de montrer que ce sont les institutions qui doivent aller à la rencontre des citoyens et non l’inverse. * Source Mediamétrie

Pierre BEFFA, Directeur Conseil, DDB° Corporate


“on en parle” Introduction à la lecture... à l’ère du digital NDLR : Le succès de l’iPad et (sans doute) des autres tablettes tactiles qui vont très vite arriver sur le marché pose avec acuité la question de l’avenir des livres et de la lecture. Le cabinet de design IDEO présente dans une vidéo les concepts Nelson, Coupland et Alice, trois nouveaux ‘modèles’ de livres numériques qui rendent l’objet plus interactif et plus social. (Lisez aussi ‘A découvrir’ sur la même problématique). ‘Evidemment que la lecture est un phénomène social, puisqu’elle nous aide à bâtir un socle de culture commun. Mais à trop activer ce levier, on risque de se retrouver tous à lire strictement les mêmes livres… Et du coup à réduire comme peau de chagrin le champ de nos connaissances.’ ‘Le futur des livres, ça n’est pas demain, c’est aujourd’hui… Qui va préférer des rayons de bibliothèque encombrés à quelques giga-octets d’informations ?’ ‘La lecture est un truc, une émotion personnelle. Je ne veux la partager avec personne, moi.’ Voir la vidéo : http://vimeo.com/15142335


la bonne idée Burberry ré-invente le téléachat... sans la télé (mais avec luxe) Le contexte : Il tient en une phrase, une récente citation du CCO de Burberry : ‘We are now as much a media-content company as we are a design company, because it’s all part of the overall experience.’ La problématique : Comment créer l’événement et partager le plus largement possible (mais en touchant des cibles pertinentes) le défilé Burberry de la collection printemps/été 2011 présenté cette semaine à la fashion week de Londres ? L’idée : La sur-médiatisation du défilé. A savoir : en direct sur le site de la marque et via les applications iPad et iPhone. Mais il y a mieux : le défilé a été retransmis en direct et en simultané dans 25 boutiques Burberry dans le monde, à des clientes triées sur le volet, créant ainsi un ‘momentum de consommation’ de ce contenu (comme à la télé) et aussi une ‘audience qualifiée’. Mais il y a encore mieux : lesdites clientes du monde entier pouvaient pré-commander les pièces au fur et à mesure qu’elles les découvraient sur le podium londonien via un iPad spécialement équipé fourni par la marque. Le plus : La possibilité de tester en live le succès de la collection et l’appétence des clientes pour l’un ou l’autre modèle. La vidéo du défilé : http://bit.ly/LeDefile Le site Burberry : http://www.burberry.eu/


la moins bonne idée Skoda cherche le WOW et le perd en route Acheter une Skoda, ça n’est pas vraiment amusant. Non, la Skoda, c’est un investissement rationnel, un bon rapport qualité-prix. Pour déjouer cet insight en particulier, Skoda a décidé d’utiliser le web et de proposer à ses prospects de découvrir son nouveau modèle, le Roomster, dans un univers virtuel baptisé ‘the Roomster World’, histoire de leur en mettre plein les yeux et d’enchanter leur expérience avec la marque. Oui mais voilà, cet univers virtuel n’est ni très gai ni très aspirationnel. Il est principalement constitué d’un parc d’attraction grisâtre et d’un parking à partir duquel on peut tirer des fusées d’artifice qui modifient la couleur du modèle (et c’est l’une des seules interactions du ‘Roomster World’). L’expérience proposée par Skoda sur le web à ses prospects est donc aussi terne et sans surprise que l’idée qu’ils peuvent se faire de cette marque. Question : quel est l’intérêt pour Skoda de construire et de médiatiser un monde virtuel, tenter de fabriquer un imaginaire de marque, si c’est pour que cet imaginaire reflète très exactement la perception des consommateurs ? Le site : http://bit.ly/TheRoomsterWorld


à découvrir Un auteur britannique invente le livre en self-service Stephen Fry est un écrivain-journaliste-humoriste-acteur-réalisateur britannique et il vient de publier ses mémoires sous la forme originale et innovante… d’une application iPad/iPhone. L’idée : accéder aux fragments de son autobiographie (des chroniques) par sérendipité. Autrement dit, Stephen Fry propose une interface tactile et un principe de visualisation de son ouvrage qui permettent une navigation thématique ou bien intuitive à travers le contenu. L’expression fragmentaire facilite évidemment ce mode de consommation facile, ludique et délinéarisé. Une initiative littéraire qui fait écho aux expériences menées par le cabinet de design IDEO sur l’avenir des livres et de la lecture à l’ère du digital (voir ‘On en parle’) et qui permet, en tout cas, de s’approprier très fortement le contenu. La démo de l’application : http://bit.ly/MyFryDemo


le digital est partout ... et fait parler les arbres Vous vous souvenez de Meet Eater, la plante sociale (voir Digital Post n°26) ? Dans le même ordre d’idées, un magazine scientifique belge vient de lancer une initiative originale : équiper un arbre avec des capteurs de tous ordres afin de lui ‘donner la parole’, de décoder, grâce à l’agrégation, au traitement et à l’analyse des multiples informations récoltées par ces capteurs (lumière, ozone, eau, etc.), l’état ‘réel’ de l’arbre qui sera ensuite ‘traduit’ par un programme en langage humain, puis partagé sur les réseaux sociaux. La mode est décidément aux objets qui parlent sur les réseaux sociaux : avant l’arbre, avant la plante, c’est un vélo (baptisé ‘Yes I am Precious’) qui avait lui aussi été équipé de capteurs avant de traverser les EtatsUnis et de twitter ses aventures pour recueillir des fonds pour LiveStrong, la fondation de Lance Amstrong. Le site Talking Tree : http://www.talking-tree.com/ Retrouver Meet Eater : http://www.facebook.com/meeteater?ref=ts Retrouver le vélo qui twitte : http://www.yesiamprecious.com/


Les marques agissent Connexion au somment entre Nokia et Burton Snowboards En 2009, Nokia avait déjà frappé un grand coup avec Push, une application destinée aux skaters et qui leur permettait de monitorer très précisément, de comparer et de partager leurs sessions. L’année prochaine, le géant finlandais des télécommunications a décidé de remettre ça pour le snowboard. Ce nouveau Push est le fruit d’une collaboration (et d’un co-branding) entre Nokia et Burton Snowboards, l’un des plus grands empires du snowboard mondial. L’idée : amplifier l’expérience snowboard en permettant aux utilisateurs de visualiser leurs rides sur leur téléphone Nokia. Dans le principe, ça ressemble un peu à EpicMix, l’application proposée par le domaine skiable américain Epic (voir Digital Post n°26). A une différence près : Push Burton identifie les acrobaties réalisées pendant les rides. Push Burton devrait voir le jour et être disponible en 2011. En attendant, les riders peuvent toujours utiliser EpicMix… La démo en vidéo : http://bit.ly/IntroducingPushBurton Et si vous aviez raté EpicMix : http://vimeo.com/14553633


le www. de la semaine Impressionnisme digital

C’est beau, c’est harmonieux, c’est complet, c’est plein d’infos et de références. C’est pensé pour être pratique, social et enchanteur. On y promet une expérience digitale ‘unique’ et la promesse est tenue grâce à un design, une navigation, à des effets délicats et recherchés. Surtout : ça donne vraiment envie d’aller voir IRL (‘in real life’) cette expo Monet au Grand Palais. Le site : http://www.monet2010.com/fr#/home/


la vidéo culte Nokia ou l’art de l’infiniment petit Pour faire la promotion de son nouveau modèle, le N8, et donner du sens à la signature de la campagne (‘It’s not technology, it’s what you do with it’), Nokia a réalisé une série de vidéos qui mettent en scène différentes innovations (scientifiques, lifestyle, divertissement, etc.) qui valorisent ce nouveau terminal. Parmi ces innovations, un système inventé par un chercheur qui permet de transformer l’optique du téléphone en microscope. C’est l’occasion, pour Nokia, de donner vie au plus petit personnage jamais mis en scène en stop motion. C’est Dot, une figurine qui mesure seulement 9 millimètres et qui se débat sous l’optique du microscope dans les désordres d’un monde tout petit-petit. C’est très spectaculaire en tout cas. La vidéo : http://bit.ly/DotEnStopMotion


incroyable

5

C’est, en milliards, le nombre de photos aujourd’hui partagées sur Flickr.

(source Flickr)


news du monde digital _Beaucoup d’amis_

Une jeune Britannique de 14 ans a invité pas moins de 21.000 utilisateurs de Facebook pour son anniversaire sans le faire exprès. Elle a rendu l’événement public sans s’en rendre compte. Même Justin Bieber (un faux compte évidemment) avait prévu d’être présent à la fête. L’occasion (une fois encore) de pointer la complexité des réglages de Facebook. Inutile de préciser que la fête n’a pas eu lieu et que l’ado a dû changer de numéro de téléphone portable en urgence…

_Beaucoup de podcasts_

Médiamétrie a révélé qu’au mois d’août 2010, 8 millions de podcasts radio ont été téléchargés par des internautes français. Europe 1 a été la radio la plus podcastée avec 2,6 millions de téléchargements. France Inter est deuxième avec 2,4 millions de téléchargements. RTL et France Culture suivent avec, respectivement, 1,4 et 1,3 million de podcasts téléchargés. Les internautes plébiscitent d’abord les contenus culturels (41%), suivis des contenus divertissants (31%). L’information pointe à la troisième place (17%).

_Beaucoup de pirates_

Hadopi a confirmé avoir envoyé les premiers e-mails de demande d’identification d’internautes pirates. Par contre, elle refuse de communiquer sur le nombre d’e-mails envoyés. Les premières personnes présumées coupables de téléchargements illégaux devraient recevoir très prochainement leur premier e-mail Hadopi.

_Beaucoup de vidéos_

Les 123 vidéos finalistes du concours de créativité lancé en juin dernier par YouTube ont été sélectionnées et sont visibles sur la plate-forme YouTube Play. 20 lauréats dans 6 catégories (expérimentale, musicale, narrative, non narrative, animation ou documentaire) seront bientôt désignés par un jury. Leurs œuvres seront exposées dans les musées Guggenheim (New York, Berlin, Bilbao, et Venise) du 22 au 24 octobre et présentées sur http://www.youtube. com/play.


Le Digital Post n°29