Page 1

A la découverte de nos communes Amboise Comment faire découvrir aux habitants de la Communauté de Communes Val d’Amboise cette localité au patrimoine aussi riche que célèbre ? La promenade proposée est volontairement restrictive. Elle aborde la cité dans un registre moins connu mais au charme indéniable qui fait d’Amboise une ville à la campagne.

Amboise est une vaste commune de 4086 hectares et 12 000 citoyens. L’agglomération urbaine qui recouvre le plateau depuis la Loire jusqu’à la forêt ne cesse de progresser au détriment des zones agricoles et viticoles. L’immense forêt d’Amboise de 2200 hectares, forêt privée, reste stable. Sur l’emplacement dit des Châteliers vivaient déjà nos ancêtres préhistoriques. La croissance urbaine commence au XVIè siècle autour du château avec ses maisons et ses rues pittoresques pour s’accélérer au XXè siècle avec de nouveaux quartiers : la Patte d’oie, Plaisance, Malétrenne, le Clos des gardes, la Commanderie, la Verrerie.

Commençons notre périple par le site des Châteliers (rue Augustin Thierry) occupé depuis le paléolithique. Que reste-t-il à voir de ce site primitif ? - Un tumulus de l’âge de bronze. C’est une butte de terre de 6 La butte de César mètres de haut et de 50 mètres de diamètre appelée “butte de César”, peut être en souvenir du passage de cet empereur et de ses troupes en 51 avant JC sur le plateau. - Un rempart gaulois de terre et de bois, édifié vers 400 avant JC. - Un temple gallo-romain (ou fanum) enfoui dans les friches près du VVF.

L'Ile

Aven

d e La

Noira

ye N 15

ue d

e To

La L

urs Qua i du

oire

Gén éral De

Av ue

Ru ed eC ho ise ul

en

Eglise Saint-Denis

Gau lle

2

de

Pont M arécha l Lecle rc

Ru ed eL aF on tai ne Ch an do n

Ce site est abandonné dès le IIè siècle pour la ville basse que l’on découvre de la table d’orientation.

L'Ile d'Or

La Gr

Qua

ille

i Ch

Do

s Gu

r ée

inot

ne au

Château

ret Ru eB

La Sucrerie

La table d'orientation

Les Châteliers

ry ier Th tin us ug eA Ru

is Rue Saint-Den

on n

Route de Saint-Martin-Le-Beau

Pagode de Chanteloup

arle


Quittons maintenant les bords de Loire pour gagner Chandon (attention en traversant la D751) et découvrir depuis les coteaux un patrimoine rural Le lavoir de Chandon typique : puits, lavoir, fontaine, caves troglodytiques, vieille ferme... Puis empruntons de jolis chemins ruraux qui dominent la vallée jusqu’à Chanteloup et suivons les douves du château du duc de Choiseul jusqu’au lieu-dit la “Sucrerie”. On peut voir deux pavillons d’entrée, carrés, en bien mauvais état. Ce sont des vestiges du château démoli en 1823 par les marchands de biens de “la bande noire”. Quelques bâtiments subsistent, témoins des expériences du chimiste Chaptal, comte de Chanteloup, pour extraire le sucre de la betterave. Un pavillon carré

La table d’orientation

Gagnons la ville en contrebas par les escaliers. Puis passons devant le château construit à l’emplacement d’un oppidum gaulois (camp fortifié). L’actuel château n’est qu’une petite partie du château au temps de sa splendeur et il a été largement restauré depuis 50 ans. Longeons la Loire par la levée. Des remparts de crues sont construits au XIXè siècle pour protéger les habitations des inondations. On plaçait des batardeaux (épaisses planches) dans les rainures pour empêcher l’eau de passer. Poursuivons notre balade par le chemin de halage. La vue sur le fleuve est magique au coucher du soleil. Un peu plus loin, laissons sur la gauche la station d’épuration et ses bâtiments modernes

Au retour, avant de s’engager rue Saint Denis, regardons en arrière pour admirer la Pagode (dans le prolongement de la rue de Choiseul).

Nous arrivons à l’église Saint-Denis, construite sur l’emplacement d’un temple païen, dédié à Jupiter ou à Bacchus ? Dans cette église nous pouvons voir entre autre une magnifique “Mise au tombeau du Christ” (1ère moitié du XVIe siècle) de Michel Colombe et de ses disciples de l’école de sculpture de Tours”. Du haut de l’escalier d’entrée s’offre une belle vue sur le château et la ville. Mise au tombeau du Christ

Un rempart de crue

Communauté de Communes Val d’Amboise Amboise, Cangey, Chargé, Nazelles-Négron, Neuillé-le-Lierre, Noizay, Pocé-sur-Cisse, Saint-Règle, Souvigny-de-Touraine Adresse postale : B.P. 308 - 37403 AMBOISE CEDEX • Bureaux : 9 bis, rue d’Amboise - Nazelles-Négron Tél : 0 247 234 744 - Télécopie : 0 247 234 750 • Courriel : valdamboise@cc-valdamboise.fr


A la découverte de nos communes Souvigny-de-Touraine Nul petit village de France n’essaierait de rivaliser avec ses célèbres voisins aux noms chargés d’histoire et aux murs imprégnés d’un illustre passé. Cependant, leur discrète simplicité peut transmettre au promeneur d’impalpables émotions, et ce ressenti indéfinissable qui transpire des restes de leur passé, humble, certes, mais terriblement authentique : ici, c’est un arbre, là, une église, ailleurs un moulin, un pont, un lavoir. Même le nom des lieux-dits raconte leur vécu : tantôt charmant, souvent réaliste et parfois même tragique. En 1764, Souvigny comptait 405 feux (ou foyers) et en 1882, 771 habitants. Aujourd’hui, près de 400 habitants y ont élu domicile.

Sur la rive droite se succèdent le coteau, puis un plateau planté de quelques belles fermes typiques. Sur la rive gauche, au premier plan, s’étend le bourg, suivi des terres agricoles et enfin bordé de 2000 hectares de forêt. Reflet de l’église dans l’Amasse

En vérité, c’est au XIIe siècle, avec la construction de l’église Saint-Saturnin, que la photographie du village sort du flou et se révèle petit à petit plus conforme à celle que nous connaissons. Les maisons se nichent peu à peu tout autour de cette protection symbolique et le nom de SOUVIGNY apparaît vers le XIe siècle sous la forme de “Salviniacum” provenant du mot latin “silva” (forêt), puis passera par différentes, mais légères variantes, avant de revêtir son nom actuel.

Souvigny-de-Touraine est traversé par l’Amasse - affluent de la rive gauche de la Loire - qui s’écoule, libre et nonchalante, caressée çà et là par quelques saules affaissés par les ans, nous gratifiant au passage de gracieux panoramas typiques de nos campagnes. Moins paresseuse autrefois, l’Amasse faisait tourner cinq moulins.

Manoir du Feuillet La Glacière C1

L ' Am

Tournebride Moulin du Bourg Che

mi

nr

ura

ln

°48

Eglise

Prieuré de Montoussant

min

dép

Le Lavoir

Moulin de Vandon

Ch e

Moulin à vent

Che min dép arte men tal n °80

me arte

Moulin de La Fontaine

asse

ntal

n°2

3

SOUVIGNY-DE-TOURAINE


L’église

C’est aussi vers cette période du XIIe siècle qu’est fondé en pleine forêt au sud ouest du bourg par Sulpice d’Amboise, l’abbaye de Montoussant. Actuellement, seul le promeneur éclairé peut encore déceler quelques pierres étouffées par les ronces avides, unique témoignage de cet austère prieuré si tristement déchu. Revenons vers le centre bourg et ayons l’indulgence d’accorder à notre église un peu d’attention. Construite sur un ancien sanctuaire, comme en témoignent les fonds baptismaux, elle n’a pas la prétention d’exhiber la classe ou la valeur de ses voisines ; mais accordons-lui au moins le mérite d’exister depuis environ 800 ans et d’avoir, dans sa fidèle simplicité, recueilli les vœux, les espérances ou les souffrances de tant de générations passées. Empruntons maintenant la direction de Vallières-lesGrandes sur la D 23 et passons devant ce qui fut longtemps notre bureau de poste, entouré de nos trois “cafés”, hauts lieux, s’il en est, de tout village de France. Puis laissons-nous inviter à la découverte du lavoir signalé par un petit panneau de bois. Il nous conduit au travers d’un long escalier rustique en contrebas de la route et nous voici face à ce qui fut sans nul doute le rendez-vous hebdomadaire des ménagères de Souvigny. Nous les imaginons sans peine, frappant, frottant et tordant les lourdes pièces en échangeant les dernières nouvelles. Ce lavoir est alimenté par une source qui, dit-on, passerait sous l’église car l’oreille attentive peut entendre couler l’eau sous le sol de la nef les jours de crues. Avant de reprendre l’escalier orné de gracieuses capillaires sauvages, levons les yeux vers le village pour y découvrir quelques maisons encore vierges de toute restauration et telles qu’on aurait pu les voir, il y a 500 ans... Continuons notre route en direction du rond point de “Tournebride” et progressons vers Mosnes sur la C1. Quelques pas plus loin, nous restons éblouis par le grâcieux équilibre architectural du Manoir du Feuillet. Après avoir emprunté les deux petits ponts de pierre qui enjambent les bras de l’Amasse, il faut, quelques minutes, apprendre à tout oublier pour goûter la richesse de l’instant présent, dans Les dépendances du Moulin du Bourg

Le Manoir du Feuillet

le calme immuable d’une tranquille nature dispensatrice de centaines d’espèces de plantes, parfois devenues très rares. Une partie de cette Une demeure ancienne élégante demeure date dans le bourg du XIIIe siècle et Louis XI en avait fait son rendez-vous de chasse. Des chemins, aujourd’hui effacés par l’oubli et le temps, menaient en droite ligne au Château d’Amboise. Au détour d’un virage, cette fois encore à peine signalé mais plutôt deviné, nous empruntons un petit chemin sous la voûte frémissante des vaillants chênes forestiers. Et, soudain, nous nous trouvons face à une curiosité du XIIe siècle : une imposante glacière qui servait à la conservation des aliments. Cette immense cuvette ronde soigneusement pavée en toute sa surface nous entraîne dans un émouvant plongeon à travers les siècles, dans des temps où la simple survie était une lutte constante qui exigeait ingéniosité et bravoure... L’émotion fait place à la tristesse car, sans doute dans l’ignorance de sa valeur, des villageois ont comblé cet authentique patrimoine de nombreux détritus, mais aussi espoir, car il sera bientôt vidé et nettoyé avec les égards qu’il mérite. De retour au village, admirons sur la route de Vallières, le Moulin de la Fontaine, intégrant parfaitement sa solitude dans un océan de verdure, puis, le Moulin du Bourg, bien campé dans sa généreuse nature. En direction de Chargé, bien abrité dans le coteau, se cache le Moulin de Vandon, aujourd’hui transformé en hébergement touristique. Un peu plus loin, le Moulin à Vent édifié sur un site galloromain referme ses imposantes dépendances sur sa cour intérieure comme pour mieux se protéger. De retour vers la tranquilité modeste des rues villageoises, les tièdes rayons du soleil couchant caressent une dernière fois la plaine et les coteaux. La promenade est finie, au revoir Souvigny...

Communauté de Communes Val d’Amboise Amboise, Cangey, Chargé, Nazelles-Négron, Neuillé-le-Lierre, Noizay, Pocé-sur-Cisse, Saint-Règle, Souvigny-de-Touraine Adresse postale : B.P. 308 - 37403 AMBOISE CEDEX • Bureaux : 9 bis, rue d’Amboise - Nazelles-Négron Tél : 0 247 234 744 - Télécopie : 0 247 234 750 • Courriel : valdamboise@cc-valdamboise.fr

/CCVA_Amboise  

http://www.cc-valdamboise.fr/publications/CCVA_Amboise.pdf

Advertisement