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«Ici et nulle part» exposition à la Galerie Françoise Besson en tandem avec Emmanuelle Castellan-2012


«Ici et nulle part» exposition à la Galerie Françoise Besson en tandem avec Emmanuelle Castellan-2012

Emmanuelle Castellan et David Coste, se sont rencontrés il y a déjà quelques années à Toulouse, à dialoguer dans l’exposition Ici et nulle part. Les artistes se rejoignent dans une même attention à l’image, qu’elle soit document ou référence savante à l’art, et au cinéma (image mouvement, mouvance de l’image), qu’ils utilisent, chacun à leur façon, comme des matériaux leur permettant d’ouvrir leur démarche artistique à des expériences spatio-temporelles, pour l’un, picturales pour l’autre. Ici et nulle part dévoile deux univers singuliers et cependant ouverts et généreux, qui donneront lieu à une installation inédite dans la galerie. David Coste s’est fait remarquer notamment par sa capacité à construire des espaces de fictions. Ayant souvent recours au décor de cinéma comme interface entre la fiction et une fiction de la réalité, cet artiste, à la pratique polymorphe, présente une série de travaux récents, passant aussi bien du dessin à la photographie, et de la vidéo à l’installation. Ses dessins reflètent particulièrement son intérêt pour le paysage fragmenté, comme construction mentale d’un décor illusoire. Réalisés

avec une finesse empreinte de références à la science fiction tout comme aux arrières pays d’un Léonard de Vinci, ses travaux sur papier créent un univers où la place des choses s’avère en réalité bancale et comme suspendue dans un espace temps hypothétique. L’espace en question est-il en friche, un simple décor ou à l’abandon ? Ces mêmes questions ressurgissent dans son travail photographique, les images sont happées par une étrangeté, un mystère, dans lesquels le spectateur se laisse prendre. Car ces images sont soigneusement travaillées au point de perdre tous les détails qui pourraient les rendre « lisibles », concrètes. Ici et nulle part devient alors le terrain de jeu d’un artiste dont le talent est de toujours laisser ouvertes de nouvelles piste de lectures des images, dans une société qu’il sait dominée, justement, par ces mêmes images. La peinture d’Emmanuelle Castellan, quant à elle, s’aventure dans l’expérimentation d’une matière picturale versatile et profonde. L’image se retrouve dans sa peinture tel l’écho d’un souvenir.

Parfois esquissées ou synthétisées par des gestes simples et fragiles, ses peintures parviennent à une présence physique par un cheminement d’apparitions et de disparitions. L’effacement, les repentirs, sont des procédés bien connus du peintre, qui les utilise comme des « révélateurs » de la peinture. Ce terme, propre à la photographie, est un moyen pour Emmanuelle Castellan d’ouvrir ce médium peinture à une expérimentation ouverte qui se déploie de l’espace de l’atelier à l’espace d’exposition. Du tableau aux peintures murales, le langage de cette artiste s’organise comme une recherche de clarté. Pour Ici et nulle part, l’artiste a choisi de montrer des peintures réalisées lors d’une résidence d’artiste à Berlin. Evitant d’illustrer une ville dont l’histoire n’est plus à faire, ses peintures se présentent comme un jeu entre le détail et l’atmosphère générale du tableau. Entre « ici » et « nulle part », c’est l’espace de liberté du spectateur qui s’ouvre

sur la peinture, plus physique que mentale. La lumière, le trait, le geste, laissent entrevoir l’expérience d’une peinture vivante, dont les fonds mouvants, incertains renvoient à l’indétermination des images de David Coste, à savoir que la réalité est un voile bien fin qui se dérobe sans cesse... Texte issus du dossier de presse Ici et nulle part» exposition à la Galerie Françoise Besson en tandem avec Emmanuelle Castellan-2012


«Portraits d’espace» 2012 Les portraits d’espaces énoncent, une fois de plus, l’intérêt que porte David Coste pour les lieux de nulle part. Les lieux présentés ici sont d’étranges espaces, hésitant entre figuration du paysage et abstraction. Ces décors peint esquissent un double rapport à la fiction rendu possible par l’image, se sont des fonds comme il en existe dans la peinture d’arrière plan, tout en étant paradoxalement des limites. Au cinéma, on les appellerait des Matt Painting. Ici, ils sont précaires, sans véritable qualité, mais leur image nous transporte simultanément dans le vocabulaire vernaculaire de la photographie de studio et dans les hypothèses spatiales et fictionnelles qu’il dégage. L’artiste exhume ces lieux que l’on ne pouvait voir puisque l’on s’attachait en priorité aux personnes venues se faire prendre

en photo. On ne peut pas vraiment dire que la démarche soit totalement emprunt de fiction ni qu’elle soit documentaire, c’est certainement cette frontière que l’artiste tente de définir dans ses travaux.

«Portraits d’espace» h_l_1, 15 x 20 cm, Piezography, papier Museum, David Coste- 2012- Courtesy galerie Françoise Besson


«Portraits d’espace» h_l_3,15 x 20 cm, Piezography, papier Museum, David Coste- 2012- Courtesy galerie Françoise Besson

«Portraits d’espace» h_l_2,15 x 20 cm, Piezography, papier Museum, David Coste- 2012- Courtesy galerie Françoise Besson


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"ici et nulle part"