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© Agence Lin - Saint-Etienne Métropole - Cité du Design - David Philippon

GUIDE DE LA FORMATION ET DE L’EMPLOI DANS LA LOIRE

DOSSIER : QUE FAIRE APRÈS LE BAC ? 20° ÉDITION FÉVRIER 2013


SOMMAIRE

EDITO

DÉCOUVERTE P2 A l’assaut des nouveaux métiers La prise en compte environnementale dans l’entreprise Maîtrise de la financiarisation des entreprises ou des collectivités Maîtrise de l’information numérique Gestion des relations humaines et des risques sanitaires Gestion des coûts

Nous sommes tous passés par là, ce moment de la vie où s’impose le choix d’une orientation. Généralement, ce choix intervient après l’obtention du Bac… En fonction des capacités, des dossiers scolaires et des ambitions de chacun, c’est un peu le jeu de la roulette Russe auquel nous nous sommes tous livrés. Plusieurs paradoxes pourtant se percutent au même moment. A cet âge, ce sont les délices de l’existence qui nous motivent et non les perspectives de carrière professionnelle… Difficile de se projeter, en effet, 20 ans après, pour vérifier si telle ou telle formation correspond bien à ses motivations ou ses capacités. A cette soif d’insouciance se confronte alors l’inertie de notre société. En France, plus qu’ailleurs, non seulement il est mal vue de changer subitement d’orientation et de formation, mais, en plus, le système d’enseignement et de formation rend la chose très compliquée. Les archaïsmes de notre société…

GÉNIE SENSORIEL À L’ENISE P6 INFOS P7 QUE FAIRE APRÈS LE BAC P14 Les études supérieures courtes Les licences L’apprentissage Les études médicales Les études paramédicales Les études dans le monde du social Classes préparatoires L’Institut des Sciences Politiques Normales Supérieures Écoles de Commerce Écoles d’Ingénieurs Les Écoles Spécialisées Les Écoles Vétérinaires Écoles d’Agronomie

Or quelles leçons devons-nous tirer de cette révolution numérique qui modifie jusqu’à nos comportements quotidiens et des crises successives qui balaient notre vieille Europe ? Que nous devrons dorénavant, tout au long de notre parcours professionnel, nous adapter aux évolutions technologiques, économiques et sociales qui s’annoncent. Il nous faudra peut-être apprendre de nouveaux métiers, bouger plus facilement et aussi renoncement au doux confort d’une carrière professionnelle inscrite dans le marbre. Cela peut paraître, ainsi formulé, plutôt inquiétant, alors qu’en réalité il convient de retenir la nature palpitante de ces nouveaux challenges…

Directeur de la Publication : Dante RICCI - Publicité : Jean-Pierre Thizy - Nicole Jourget - Jean-Philippe Giraud - Infographistes : David Chuzeville - L’AGENDA STEPHANOIS est édité par : S.A.R.L DERIMONT & PREVAL - Siège social : 34, rue Paul Cotte - Saint-Etienne - Gérant : D. RICCI - Téléphone : 04 77 37 86 37 Télécopie : 04 77 38 08 59 - Pour les abonnements ou la rédaction s’adresser à DERIMONT & PREVAL - 38, rue Pointe Cadet - Saint-Etienne - Internet : www.lagenda.fr - e-mail : contact@lagenda.net - Impression : CHIRAT - Dépôt légal : 1er trimestre 2013 - N° ISSN : 1169 - 467X - La rédaction n’est pas responsable des pertes ou de la détérioration des textes ou photos, qui engagent la seule responsabilité de leurs auteurs. Toute reproduction, même partielle de L’AGENDA STEPHANOIS et de ses suppléments est interdite. Tirage : 10000 exemplaires

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DÉCOUVERTE

© ISTP

A L’ASSAUT DES NOUVEAUX MÉTIERS Arcelor Mittal, Continental, Peugeot Citroën Aulnay, Renault-Billancourt… Plus de 260 sites industriels ont fermé (ou sont en passe de l’être) l’année dernière en France, autant de témoignages qui illustrent l’impact sans précédent d’une crise dont les origines sont à trouver derrière la crise de la dette souveraine, celle des Etats Occidentaux essentiellement, elle-même consécutive aux dérives non réglementées des marchés financiers internationaux. Des usines qui ferment sont autant de métiers qui disparaissent. Fort heureusement, ces disparitions d’emploi sont compensées, en partie seulement, par la création de nouveaux sites industriels grâce notamment à l’industrie

aéronautique qui est née à la base d’une volonté politique, certains prétendent encore que le politique n’aurait plus aucun pouvoir sur l’économie…, ou à l’industrie du luxe qui joue, justement, sur ces compétences locales et nationales. Parallèlement, l’évolution numérique et environnementale de nos sociétés incite, également, à la création de nouvelles activités, inhérentes souvent à de nouvelles législations environnementales notamment, et donc à la création de nouveaux emplois. Voici quelques-uns de ces nouveaux secteurs d’emplois qui offriront aux jeunes diplômés des débouchés pour le moment assurés.

LA PRISE EN COMPTE ENVIRONNEMENTALE DANS L’ENTREPRISE On le sait, de par l’évolution de la législation et des mœurs, l’entreprise, industrielle ou pas d’ailleurs, doit désormais se préoccuper de son empreinte écologique et de différentes sources de pollutions et de leurs traitements. Aussi, de nouveaux métiers apparaissent au sein des entreprises, certains touchent à de nouvelles compétences, comme Responsable Achat Développement Durable (responsable de la mutation verte de

l’entreprise), chefs de projet sites et sols pollués pour les grandes entreprises industrielles, le chef de projet énergies nouvelles, expert en bilan-carbone ou ingénieur dans l’efficacité énergétique des bâtiments. Ces notions de maîtrise de la pollution et de qualité environnementale apparaissent de plus en plus dans les cahiers des charges des grands travaux…

MAÎTRISE DE LA FINANCIARISATION DES ENTREPRISES OU DES COLLECTIVITÉS Nous l’avons bien vu ici à Saint-Etienne, maîtriser sa dette, c’est aussi se donner les moyens de financer son fonctionnement ou ses investissements. Face à la complexité toujours plus grande des montages financiers, sont apparus de 2

nouveaux profils au sein de l’entreprise ou des collectivités, celui du chargé d’affaire en restructuration de la dette et du responsable des financements et de la trésorerie.


DÉCOUVERTE

© LYCÉE DU MARAIS

MAÎTRISE DE L’INFORMATION NUMÉRIQUE Toute structure, privée, institutionnelle ou associative, est confrontée, de près comme de loin, au numérique et, plus particulièrement, à internet. Cela implique une nouvelle gestion des risques de l’ensemble des systèmes d’informations, aussi bien en interne qu’à l’externe, via le responsable

sécurité et risque des systèmes d’information ou au Community Manager, qui gère la communauté des utilisateurs et relais sociaux, mais aussi la capacité à anticiper de nouvelles ressources, grâce au responsable du e-business qui saura mettre en place de nouvelles stratégies de développement.

GESTION DES RELATIONS HUMAINES ET DES RISQUES SANITAIRES Il suffit de se promener dans n’importe quel centre ville pour se rendre compte de la diversité ethnique de notre société. L’entreprise, et les collectivités locales, doivent intégrer ces notions de diversité dans la gestion de leur relation humaine en mettant en place des mesures visant à respec-

ter cette diversité et éviter toute forme de discrimination sexuelle, morphologique ou ethnique. De la même façon, ces nouveaux managers doivent être sensibilisés à la gestion du stress et au bien être des salariés (domotique sur les postes de travail, sécurité routière, prévention des risques….).

GESTION DES COÛTS La réduction des coûts et l’optimisation de la productivité restent toujours parmi les premières préoccupations des entreprises. Le spécialiste de l’optimisation des coûts, le contrôleur de gestion ou l’auditeur interne ont pour fonction, à différents niveaux, la recherche de solutions nouvelles, au4

tant dans la gestion humaine que productive, pour réduire les coûts de production, commerciaux ou administratifs. Ces nouvelles fonctions apparaissent de plus en plus dans les collectivités territoriales afin d’aller vers une meilleure organisation.


DÉCOUVERTE

GÉNIE SENSORIEL À L’ENISE Depuis près d’un demi-siècle, l’Enise forme à SaintEtienne des ingénieurs dans le domaine du génie civil et du génie mécanique. Si la réputation et la qualité de ses diplômés ont depuis longtemps dépassé nos simples frontières, sa formation en Génie Sensoriel est la plus récente, la première promotion date de cette année, et par conséquent, la moins connue. Mais qu’entend-on par génie sensoriel ? Le génie sensoriel est une discipline d'ingénierie, plus récente, qui concerne la prise en compte des perceptions objectives et subjectives d'un utilisateur dans les activités de conception de produit industriel. Le génie sensoriel appréhende ainsi tous les sens et plus spécifiquement les systèmes visuels, auditifs, proprioceptifs et olfactifs. Les champs d’application sont, on le comprend, très vastes et particulièrement porteurs.

histoire que sa capacité à entrevoir de nouvelles opportunités. L’objectif de cette nouvelle formation sera donc de former, sur trois ans, des cadres capables d’intégrer une démarche de conception complète basée sur des données sensorielles dans des projets de recherche et développement, de production et de qualité. La formation inclut une partie de l’enseignement commun aux Génie Mécanique et Génie Civil auxquels s’ajoute une formation exclusive et novatrice autour de la chaîne Sensorielle avec deux axes prioritaires, la caractérisation de la perception et les systèmes autocontrôlé et bio-inspiré.

L’accès à cette formation se faisant directement en 3ième année pour les titulaires d’un DUT mesures physiques (après examen du dossier scolaire) ou par intégration, sur dossier , de la filière pour les En étant la première école d’ingénieurs Française étudiants de l’Enise. à investir cette nouvelle discipline, le génie sensoriel, l’Enise montre que, désormais, une école supérieure puise aussi bien sa légitimité dans son

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INFOS

I O L S P E T ’EM L POR S LA LOIRE E T R E DANS OUV LA LOIRE EN CHIFFRE

Quelques dates à retenir : ESADSE : 8 et 9 mars 2013 Irup : 23 mars 2013 ESC : 23 mars 2013 MFR de Saint-Etienne : 16 mars 2013 Lyçée du Marais Ste Thérèse : 15 et 16 mars 2013 IFC 23 mars, 24 avril et 26 juin 2013

La Loire, un territoire de compétitivité Le département de la Loire occupe une position clé au sein de la région Rhône-Alpes. Avec plus de 19 500 établissements dans le secteur privé, plus de 180 000 salariés, un taux de création d’entreprises en progression, l’économie de la Loire témoigne d’une richesse et d’une vitalité souvent sous-estimées. S’appuyant sur un tissu industriel dense (textile, mécanique et agro- alimentaire), le département évolue vers des activités de numérique, d’optique et de design qui renforcent l’ensemble de l’économie locale. Enseignement supérieur La Loire compte 23 796 étudiants dont 14 939 à l’Université (comprenant IUFM, IUT, IUP), 1 907 en écoles d’ingénieurs (Mines, ENISE, ITECH, ISTIL ...), 566 à l’ESC, 732 aux Beaux Arts et Architecture, 2 500 en écoles de formation santé / sociales, 2 317 en BAC+2, 742 en classes préparatoires et 61 en écoles d’administration publique. Recherche et innovation Environ 1 200 chercheurs, professeurs et doctorants travaillent dans près de 40 laboratoires alors qu’une centaine d’entreprises dispose d’une structure R&D (plus de 900 personnes). Les entreprises s’appuient notamment sur des centres techniques comme l’IFTH, LASPI ou ARDI Performances et sur des laboratoires privés comme HEF. En 2009, environ 5,3 millions d’euros d’aides ont été octroyés par OSEO Innovation (9,1 % des aides en Rhône-Alpes) et 141 demandes de brevets déposées. Investissements étrangers 101 établissements de 50 salariés et plus d’entreprises à capitaux étrangers* en Loire, soit 11,4 % de Rhône-Alpes. Principales filières industrielles La Loire est organisée autour de 10 secteurs stratégiques : le textile (12 % des emplois industriels contre 5 % en Rhône-Alpes), la mécanique (Loire Sud est la 3ème concentration en France), l’agroalimentaire (16,9 % du secteur en Rhône-Alpes), les technologies médicales (31 % de l’activité en Rhône-Alpes), le bois, l’éco-industrie, la logistique, le numérique, l’optique et l’ingénierie, le design et la création. Ces secteurs représentent près de 4 000 établissements employant près de 50 000 salariés. Sources : CCI Saint-Etienne / Montbrison 7


INFOS

1993-2013 : L’IUP MANAGEMENT FÊTE SES 20 ANS En 1993, c’était la première rentrée de l’IUP Management (département de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne). Un groupe de 25 étudiants démarrait une formation de trois ans les conduisant à une maîtrise en Sciences de Gestion. Depuis cette première rentrée, l’IUP a connu beaucoup d’évolutions avec l’ouverture d’un cursus en alternance, le développement de la formation continue, la création d’une antenne à Roanne, la transformation en Master avec trois spécialités, Management de projet, Management international et Management des organisations de la santé. Aujourd’hui, l’IUP, c’est un réseau de plus de 2000 anciens, exerçant des responsabilités dans les différents domaines de management des entreprises : marketing, ventes, gestion des ressources humaines, qualité, achats, logistique, systèmes d’information, direction opérationnelle, conseil, formation… Chaque année, l’IUP accueille 500 apprenants, dont 150 en formation continue, et 150 étudiants ou salariés sortent avec un diplôme de Master dans l’une des trois spécialités. Plusieurs manifestations sont organisées par les étudiants de l’IUP pour fêter les 20 ans : gala au stade Geoffroy Guichard, concert à la salle Jeanne d’Arc, soirées étudiantes, tournoi sportif… Certaines sont ouvertes à tous. Alors, fêter cette réussite stéphanoise avec les étudiants de l’IUP, bonne idée, non ? 8

APPEL À PROJETS À DESTINATION DES ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR DE L’AGGLO... Saint-Etienne Métropole soutient les établissements d’enseignement supérieur de son territoire en leur permettant de renforcer leurs capacités de recherches, dans une logique territoriale, collaborative et d’accélération de l’innovation en réseau. Les deux premiers appels à projets destinés au financement d’équipements de laboratoires et lancés en 2010 et 2011 ont connu un réel succès. Au total, près de quarante-cinq projets ont été recueillis sur les 2 années émanant de 7 établissements. Au final, 21 projets ont été financés. L’appel à projet 2013. Le dispositif s'adresse exclusivement aux établissements de recherche relevant du secteur public et parapublic. Ne seront pris en compte que les projets présentés par les établissements et présélectionnés préalablement par la Direction Générale (ou Présidence) de ceux-ci. Il a pour ambition de : favoriser les interactions entre laboratoires d’établissements différents (l’implication dans un même projet de plusieurs institutions de recherche de l’agglomération est vivement souhaitée) ; stimuler l'interdisciplinarité et le développement de programmes de recherche entre équipes de disciplines scientifiques différentes ; favoriser l’innovation et le partenariat avec les entreprises et les collectivités locales du territoire.


INFOS

BACHELOR MANAGEMENT COMMERCIAL ET INTERNATIONAL EMLYON Business School, parmi les premières écoles de commerce en France et l’ESC SaintEtienne, voisine régionale, se rapprochent. Le bachelor MCI – Management Commercial & International - proposé à la rentrée 2013 sera donc un nouveau programme bachelor et va bénéficier de ce rapprochement. Le Bachelor en Management Commercial et International vous prépare, en 3 ans post-bac, aux métiers à fort potentiel en management commercial et en management international. Les points clés du rapprochement : - Pédagogie : Refonte du programme avec le savoir faire EMLYON : contenus des cours, cadencement, fondamentaux, apprentissage en mode projets et en équipe… - Ouverture sur l’international : Dans les enseignements, les stages, avec le campus Asie d’EMLYON à Shanghai, les échanges académiques, les réseaux EMLYON d’un environnement de qualité, avec un large public étudiant, de bac à bac+6. - Carrière : Grâce au réseau d’entreprises partenaires, à la visibilité de la marque EMLYON auprès des recruteurs et apporteurs de stages, au dispositif d’accompagnement spécifique mis à disposition. - Environnement : Dynamique étudiante, partage d’expériences, invitations sur le campus Europe Plus d’infos sur : www.esc-saint-etienne.fr

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INFOS

LYCÉE LE MARAIS SAINT-THÉRÈSE

DOSSIER DEMANDE DE BOURSE

Depuis des décennies, le Lycée Le Marais SaintThérèse œuvre dans la formation et l’insertion professionnelles dans un souci d’excellence et de proximité. Le Lycée Catholique n’a eu cesse, ces dernières années, d’innover et de proposer de nouvelles formations adaptées au monde du travail. Parmi ces nouvelles formations, citons celle qui permet à tout jeune, après la classe de troisième, de suivre un Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) de Conduite d’Installation de Production (CIP). Ce CAP trouve sa suite logique dans le Bac Pro Microtechniques et n’est donc plus une fin en soi. Cette formation permet soit de poursuivre ses études dans l’enseignement supérieur (via un BTS), soit de rejoindre directement le monde du travail. Au cours de cette formation, l’élève est en immersion au sein des entreprises afin d’aborder les différentes problématiques de son prochain métier. Cette filière prend également tout son sens dans le tissu industriel local et le futur diplômé pourra exerce au sein des nombreuses sociétés de la région œuvrant dans la fabrication de matériels de haute précision. De la même façon, le Lycée a mis au point le CAP en chaudronnerie industrielle et son corollaire le BAC Pro Technicien en Chaudronnerie Industrielle. Au cours de ses 22 semaines de stages en entreprise, l’élève aura tout le loisir de découvrir les spécificités d’un métier dont les débouchés sont nombreuses dans le tissu industriel régional. Le titulaire d’un BAC Pro Technicien en Chaudronnerie pourra lui aussi soit poursuivre sa formation dans l’enseignement supérieur, via un BTS Constructions Métalliques, soit intégrer le monde professionnel.

Les élèves de terminales et les étudiants qui veulent faire à la rentrée prochaine leurs études dans l’enseignement supérieur, doivent faire leur demande de bourse sur critère sociaux et/ou de logement en résidence universitaire sur le site Internet du CROUS de Lyon – Saint-Étienne : jusqu’au 30 avril 2013 sur www.crous-lyon.fr.

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Les jeunes souhaitant faire leurs études dans un établissement relevant du Minsitère de la Culture et de la Communication sont également concernés par cette procédure, puisque les Crous sont chargés de la gestion de leurs dossiers de bourses. Pour savoir si vous pouvez obtenir une bourse, vous pouvez utiliser le simulateur de bourse en ligne sur www.crous-lyon.fr pour vous permettre de calculer le montant auquel vous pouvez prétendre. Il suffit d’indiquer le montant des ressources de votre famille en 2011, le nombre de frères et sœurs et l’éloignement de votre lieu d’étude. Vous aurez alors immédiatement une indication sur le montant de l’aide possible. A bon entendeur...


QUE FAIRE APRÈS LE BAC ?

QUE FAIRE APRÈS LE BAC ? L’université, le lycée, une prépa, une grande école, une école spécialisée… Pas si facile d’y voir clair dans cette étendue de formations dispensées dans le cadre de l’Université, des grandes écoles, des lycées spécialisés ou encore de structures plus ou moins publiques ou privées. En fonction des capacités et des aspirations de chacun, des notes des uns ou de concours pour les autres, les études supérieures se conjuguent suivant différentes critères : Le nombre d’années, la nature de l’organisme formateur et le type de formation envisagée.

© ENISE

LES ÉTUDES SUPÉRIEURES

LES LICENCES

COURTES

Que ce soit en droit, économie, lettres, sciences…, l’essentiel sur les inscriptions et les programmes des nombreuses licences proposées à la faculté. D’une durée de 3 ans (L1, L2, L3), ces formations sont organisées en 6 semestres. Pour la plupart des étudiants, cap sur un master en 2 ans pour atteindre un niveau bac + 5 et ensuite vers le Doctorat (BAC + 8). Mais il est aussi possible de bifurquer en licence professionnelle à l’issue du 4e semestre validé, ou de rejoindre, avec un bac + 2/+ 3, une école de commerce ou d’ingénieurs, ou encore d’intégrer à tout moment l’une des nombreuses écoles privées spécialisées.

Les études courtes, BAC + 2/3, entendent principalement les Brevets de Technicien Supérieur (et Agricoles), dispensés dans le cadre d’un lycée, public ou privé, avec plus d’une centaine de spécialités, accessible sur dossier et tournée vers la pratique, et le Diplôme Universitaire de Technologie (DUT) se préparant dans le cadre de l’Université. Les DUT offrent une cinquantaine de spécialités et se déroulent suivant un contrôle continu, contrairement aux BTS. Une grande majorité des étudiants de DUT poursuit ensuite ses études vers une Licence Professionnelle. Le Diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques offre une autre alternative au DUT. 14


QUE FAIRE APRÈS LE BAC ?

© MFR

L’APPRENTISSAGE Un récent sondage vient de montrer que plus de 80% des jeunes apprentis sont parvenus à décrocher un emploi moins d’un an après la fin de leur formation ! L’apprentissage, car il faut bien tordre le cou aux clichés, permet de préparer n’importe quel diplôme, du CAP jusqu’au diplôme d’Ingénieur !, en alternant formation théorique dans un centre de formation d’apprentis (CFA) ou une unité de formation en apprentissage d’un établissement public, et formation pratique en entreprise rémunérée. Aussi, ce sont plus de 500 métiers accessibles en France à tous les élèves. L’Apprentissage concerne les élèves de 16 à 25 ans et fait l’objet d’un contrat de travail spécifique, régit par le code du travail, conclu avec un employeur et fixant explicitement les droits et les devoirs de l’apprenti, du centre de formation et de l’entreprise. La formation s’effectue sous le contrôle d’un maître d’apprentissage, le tuteur.

C'est un contrat de travail écrit, à durée déterminée (CDD), signé par l’apprenti (les parents ou représentant légal pour les mineurs) et par l’employeur. Ce contrat comporte plusieurs mentions obligatoires (date de début du contrat, durée, diplôme préparé, salaire, horaires de travail...), et fixe les engagements respectifs des trois partenaires.

L’employeur s’engage notamment à assurer à l'apprenti une formation professionnelle complète correspondant au métier choisi, lui désigner un maître d'apprentissage responsable de sa formation dans son entreprise, lui permettre de suivre la formation théorique en CFA, l'inscrire à l'examen, et lui verser un salaire correspondant aux minima légaux. L’apprenti s’engage à respecter les règles de fonctionnement de l'entreprise, à travailler pour l'employeur et effectuer les travaux confiés correspondant au métier préparé, suivre régulièrement la formation en CFA et respecter le règlement intérieur et se présenter à l'examen prévu. Enfin, le Centre de Formation des Apprentis s’engageant lui à définir Le contrat d'apprentissage est un contrat d'alter- les objectifs de formation, assurer la formation génance, c’est-à-dire que votre travail se partage en- nérale et technologique et tenir informer les maîttre l'entreprise et l'établissement de formation. res d'apprentissage. 15


QUE FAIRE APRÈS LE BAC ?

© MFR DE SAINT-ÉTIENNE

LES ÉTUDES MÉDICALES

LES ÉTUDES DANS LE MONDE DU

Médecine, chirurgie dentaire, pharmacie, sagefemme, autant de filières qui font rêver et qui débutent toutes par la PACES (1ère année commune aux études de santé) qui prépare les concours d’admission en 2e année. Pour celles et ceux qui parviennent à franchir le barrage du concours, un long cursus les attend, dans l’une des 4 filières des études de santé. Selon la spécialité choisie, compter 4 à 10 années supplémentaires pour obtenir le DE (diplôme d’Etat) correspondant, obligatoire pour exercer. Des études intensives. Les cursus médicaux étant rattachés à la faculté, l’étudiant doit seulement s’acquitter des frais d’inscription universitaire (excepté pour les écoles privées de sages-femmes).

SOCIAL

LES ÉTUDES PARAMÉDICALES On connaît tous ces métiers, orthophoniste, audioprothésiste, infirmier, kiné, ostéopathe… Accessibles le plus souvent sur concours, la plupart des cursus paramédicaux sont sanctionnés par un DE (diplôme d’Etat) ou un CC (certificat de capacité), obligatoires pour exercer. Des formations très spécifiques… et plutôt sélectives.

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Aide, conseil, éducation, médiation…, près de 350 établissements préparent aux 11 DE (diplômes d’Etat) du secteur social, correspondant chacun à un métier. Certains sont accessibles sans le bac, d’autres avec le bac ou après un bac + 2. Les cours sont dispensées par des structures publiques ou privées et la sélection passe par un concours composé d’épreuves écrites ou d’un dossier, visant à vérifier les capacités d’analyse et de synthèse du candidat. Suit un entretien pour évaluer sa motivation et son aptitude pour le métier.

CLASSES PRÉPARATOIRES Dispensées 2 ans dans le cadre d’écoles privées ou publiques, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) visent la réussite aux concours d'entrée des écoles de commerce et d'ingénieurs, mais aussi vétérinaires ou militaires, écoles normales supérieures (ENS), École des chartes... Réparties en 3 filières (littéraire, économique, scientifique), elles proposent un programme d’études pluridisciplinaire et fournissent aux élèves des méthodes de travail utiles, quelle que soit la poursuite d'études.


www. lagenda.net LE NOUVEAU SITE WEB DE L’AGENDA STÉPHANOIS Retrouvez le supplément formation et nos autres revues sur le site www.lagenda.net. Vous pourrez ainsi les feuilleter en ligne ou les télécharger, découvrir les autres rubriques, nous contacter, linker sur Facebook etc. 17


QUE FAIRE APRÈS LE BAC ?

© CAMPUS FACULTÉ JEAN MONNET

L’INSTITUT DES SCIENCES POLITIQUES

ECOLES DE COMMERCE

Au total, ce sont neuf instituts d’études politiques qui attirent chaque année de plus en plus de candidats. Six d'entre eux se sont associés pour leur sélection d'entrée en 1ère année. La plupart prévoient aussi des admissions en cours de cursus. Mais les règles du jeu ne sont pas les mêmes partout. Organisées sur 5 années après le bac, les études en IEP (institut d’études politiques) intègrent une dimension professionnelle durant les 2 années du cycle master. Spécialisation, stages, cas pratiques…

La quasi-majorité des écoles de commerce sont privées et dépendent souvent des chambres de commerce et d’industrie. Les formations débouchent soit sur un niveau bac + 3 (souvent appelé "bachelor"), tandis que l’autre moitié permet de décrocher un niveau bac + 4/5 (Master). On y trouve les très cotées et les plus modestes, celles qui recrutent après le bac ou après une prépa, ou encore celles qui privilégient les admissions parallèles, celles qui se regroupent pour sélectionner leurs étudiants et celles qui recrutent en solo...

NORMALES SUPÉRIEURES

ECOLES D’INGÉNIEURS

La crème de la formation des enseignants et des chercheurs, les écoles normales supérieures de Paris, Lyon et Cachan proposent une formation en 4 ans de haut niveau, dans des domaines variés (sciences sociales, lettres et langues, sciences et technologies…). Moins spécialisées qu’on ne le pense, les ENS forment à différents domaines (arts, lettres, sciences humaines et sociales, technologies). Outre l’enseignement, les ENS sont un tremplin vers la recherche ou les carrières dans l’administration et les grandes entreprises.

Adaptées aux profils scientifiques, les écoles d'ingénieurs (de la plus réputée à la plus modeste) proposent des formations de niveau bac + 5 (master) et délivrent un diplôme reconnu et habilité par un organisme officiel, la Commission des titres d'ingénieurs (CTI). Chaque année plus de 30 000 étudiants s'engagent dans des études d'ingénieurs. Une formation très recherchée qui allie connaissances scientifiques, stages, ouverture internationale et humaine, avec à la clé de belles perspectives de carrière...

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QUE FAIRE APRÈS LE BAC ?

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QUE FAIRE APRÈS LE BAC ?

© FACULTÉ DE MÉDECINE

LES ECOLES SPÉCIALISÉES

ECOLES D’AGRONOMIE

Paramédical, art, architecture, armée, journalisme, notariat…, les écoles spécialisées proposent des formations dans des domaines professionnels variés. L’essentiel sur ces écoles, sélectives, qui recrutent à différents niveaux et délivrent un diplôme reconnu par l’Etat ou par la profession.

Les écoles d’agronomie sont regroupées en huit écoles d’ingénieurs spécialisées : Agrocampus Ouest, AgroParisTech, AgroSup Dijon, Bordeaux Sciences Agro, Ensaia Nancy, INP Toulouse Agro Ensat, Montpellier SupAgro et VetAgro Sup ClermontFerrand. Les ingénieurs agronomes font le lien entre la science et la pratique agricole et ne rencontrent pas de difficultés pour s’insérer dans le monde du travail.

LES ECOLES VÉTÉRINAIRES Il existe en France quatre écoles nationales vétérinaires (ENV) qui dispensent une formation menant au diplôme d’État de docteur vétérinaire (DEV). Ces 4 écoles (Lyon, Maisons-Alfort, Nantes et Toulouse) recrutent à différents niveaux, via quatre concours communs. La sélection, très rude, peut se faire sur épreuves, dossier et entretien. 20

(source Onisep.fr)



Guide de la formation 2013