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ÉchoS de l’Estrie Solidaire Bulletin saisonnier des AmiEs de la Terre de l’Estrie Volume I, no 1

Hiver 2020,

Sommaire Claudèle Domingue, Comité de rédaction provisoire

Vous trouverez dans ce bulletin spontané, tamtam hivernal sur une année qui se termine, coups de cœur et coups de chapeau, coups de gueule et coups de barre sur des parcours à positionner dans le 21e siècle. 4009 mots sentis, pesés, certains murmurés entre les silences de gorge nouée. Journal socioaffectif d’une présidente venue raconter ses états d’âme sur l’état des faits laborieux des AmiEs de la Terre et des AmiEs de notre marché de quartier. Coups de klaxon sur le passage des anges du marché, leurs coups de main au coude à coude. Vœux du Nouvel An, sur la détresse des fermiers. Coups d’essai, gestes et propositions concrètes, balbutiements en réponse à des besoins criants de revitalisation du marché. Coup d’oeil sur les réponses au sondage. Coups de théâtre sur l’audace conscientisant des locavores engagés dans les solutions de la transition XXI. Coup d’épée au cœur du consumérisme abrutissant. Coups de pieds dans l’imposture d’un siècle révolu. L’Estrie solidaire résonne dans les intentions des écoleaders. Voici, pour chacune et chacun de nous, adhérents de la solidarité, une invitation à faire naître la résonance des AmiEs de l’Estrie solidaire. Nourrir en soi, avec l’autre, la force des alliances, les sources qui abreuvent la terre d’ici.

Une bouteille lancée à la mer. L’Utopie. Des pages blanches à fleurir de tes ressentis et de tes oracles. Des silences à noircir de ton indignation. Sur les chemins de communautés résilientes à l’aube des années 20, tu pourras militer, poing levé et mains ouvertes. Tu sauras lire entre les lignes, périples d’artisans du Kebek ingénieux. Tu viendras raconter les histoires de battants, ces années consacrées à valoriser les fermes et la terre de notre coin de pays.

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Éditorial

Du souffle, bout à bout! 35 ans, en 2020, la persévérance des AmiEs de la Terre de l’Estrie. Quinze ans, cette année le marché. Mamie Diane était là en 2004 avec Henri-Paul autour d’André, visionnaires d’une Estrie nourricière.

glisser dans l’assiette. Que sont devenues les zones vertes de nos villes et villages ? Qu’est devenu le Marché des AmiEs de la Terre en Estrie? Le collectif des AmiEs de la Terre de l’Estrie parvient à positionner son Marché de Solidarité régionale dans le peloton de tête des éco-leaders conscientisés, jadis prophètes des déclarations d’urgence climatique. Depuis 15 ans, un petit noyau d’irréductibles complices des aléas de l’agriculture de proximité a réussi à rapprocher les fervents du vivant, du beau et du bon dans son assiette. Plus récemment, les amiEs du Marché ont roulé leurs manches sur des pratiques enracinées et d’autres à moderniser sans vendre son âme et devenir commerce détaillant. Au-delà de la sémantique, le marché solidaire, tel que perçu par ses fondateurs et disciples, s’éloigne surtout de la notion de profitabilité non partagée du commerce dominant.

Des anges au Marché. Nourrir en conscience À contre-courant, il n’y a pas si longtemps Nourrir en conscience, a de plus en plus d’adhérents. Dans le jardin agro-alimentaire de l’Estrie, on a vu s’installer les coopératives alimentaires, les marchés fermiers, l’agrotourisme, les groupes d’achat, les marchés de solidarité, les citadins co-entrepreneurs chez leur Fermier de famille. Les Créateurs de saveurs, les aliments produits et transformés ici; le Québec Bio, les cafés de quartier et l’herboristerie, des réseaux bien organisés. Forêt nourricière, sols vivants, ferme urbaine. Les incroyables comestibles ! Jardins collectifs, miel urbain, poules urbaines. Frigo Free Go, la Frigotech. Tout cela mis ensemble pèse de plus en plus lourd dans l’offre alimentaire et l’économie d’ici. Si on élargit le concept de nourrir son monde par la synergie du co-développement local, les promesses de chaque MRC peuvent solidariser les leaders du développement régional socio-responsable. Avant les délires ministériels de centralisation et de mondialisation, les contraintes d’aménagement du territoire et autres dérapages en matière de soutien au développement des régions, il y a eu quelques belles années pour les fermes du Québec.

La sorcière du Vieux Nord a installé ses pénates dans la caverne du marché. L’obsolescence programmée des fluorescents avait laissé dans la noirceur, l’AdN d’André Naud, fondateur icône du premier marché de solidarité au Québec. Un marché de quartier sur la rue K.Ing, berceau du Kebek Ingénieux, des années 20. Rassurez-vous, on l’a retrouvée la photo d’André. Elle est bien en vue au-dessus des mots écrits sur l’ardoise, le nom des produits du terroir et leur prix qui roule dans le tiroir-caisse quand les adhérents viennent chercher leur commande.

Salut Sophie La lumière revenue, grâce aux bons soins de Pierre, la sorcière a voulu retrouver la caverne des années du demimillion de chiffre d’affaires, il n’y a pas si longtemps. La faire briller un peu pour accueillir la dernière recrue d’une ronde de gérantes issues des enveloppes ministérielles de l’employabilité. L’expérience de 30 semaines au pays des locavores a attiré chez nous une Sophie, née dans la mère patrie, jadis nomade de l’aide humanitaire en zone de guerre. Venue fonder famille aux confins de nos cantons de l’est, il y a déjà quelques lunes, elle a voulu nous offrir son hiver pour contribuer à propulser notre marché vers la souveraineté alimentaire durable. Vous avez bien entendu. Durable! Pérenne, équitable, modèle éprouvé de l’agriculture vivrière et nourricière du 21e siècle!

Il n’y a pas si longtemps, l’essentiel de nos aliments venait de la région sans devoir faire le tour de la planète avant de

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Félicitons les coordonnatrices, gérants et gérantes qui ont investi corps et âme depuis le début du marché pour la réussite de l’agroalimentaire de proximité.

Les mandataires à la gestion des opérations explorent des modes de réception et de préparation des commandes visant une expérience satisfaisante pour tous.

Coups de chapeau aux anges du Marché

Des clients fidèles

Qui sont-elles ces personnes que le Marché de solidarité fait sourire, même si tout n’est pas parfait dans la chaîne d’approvisionnement et les conditions de travail? Ces irréductibles du commerce équitable ont entendu le cri de Roméo Bouchard en 1988, fondateur de l’Union paysanne, poing levé et bottes au pied pour la survie de l’agriculture vivrière de proximité. Des gens généreux, certains installés dans leurs pantoufles tricotées, il y a 10 ou 12 ans. Des gens de tous âges qui consacrent du temps, du stress, des idées, des élans.

Il y a des gens heureux d’attendre la commande, même s’ils sont pressés. Le marché ne prend pas encore la carte crédit, sa blonde arrivera pour payer tantôt. Certains tapent du pied, attendus pour le souper en famille, les devoirs, le gym, le bain, alouette!

Parmi les administrateurs, des mordus de l’économie sociale, des paysans de l’agriculture vivante, des militants, des fans du Zéro Déchet, des thérapeutes, bref, des AmiEs de la Terre ENGAGÉS en Estrie.

Des produits certifiés Solidarité Estrie Des propriétaires de petites entreprises agricoles sont venus livrer pour quelques dollars; la livraison aura peutêtre bouffé les profits. Certains laissent des inventaires au marché, parce qu’ils viennent de plus loin. Les calculs permettront de dire si le Marché contribue à 3, 7, 10 ou 15 % de leur chiffre d’affaires. Des femmes et des hommes s’agitent le mardi et le mercredi chacune à son rythme, pour apporter autant que possible dans des contenants réutilisés, le fruit de la terre, de la fourche à la fourchette. Saluons ces familles passionnées. Une expérience qualité du début à la fin de l’approvisionnement. Le soutien des adhérents responsables. Nous voyons chaque semaine ces autres gens venus offrir quelques heures, honorer le travail du maraîcher, de l’éleveur, producteur de grains, boulanger, pâtissier, laitier, fromager et autre métier d’approche naturelle. Sans elles, sans eux, les cadeaux de la ferme seraient plus difficiles à obtenir frais, goûteux et d’abord nutritifs à chaque semaine. En économie sociale, tous les gestes comptent. Le travail non rémunéré constitue une large part des coulisses du marché. Au-delà de l’action bénévole, il y a à fréquence variée, le militant, l’étudiant conscientisé, le consommateur intelligent, la retraitée mobilisée, des gens de tous âges AmiEs de la Terre et du Marché.

Nous sommes toutes et tous des gens qui ont choisi, dans la mesure de leurs moyens, d’encourager la solidarité et la prospérité des entreprises d’ici.

À la santé du verre vert! Les AmiEs de la Terre de l’Estrie ont acheminé un premier chargement de verre destiné à un recyclage sans contaminant. Hubert Richard a piloté pendant plus d’un an, cette aventure audacieuse qui a rallié les gens du quartier. Des caisses et des caisses de pots, bouteilles de toutes les couleurs à trier, à dépouiller, entreposer, pour les voir se transformer à nouveau en pots ou bouteilles. 4000 bouteilles et contenants ont été récupérés grâce aux citoyens conscientisés sur ces pratiques optimales de valorisation du verre. Vendredi, 13 décembre, quelques braves amiEs du verre vert ont charrié ces 4000 bouteilles, un bel exploit, heureux sursis pour la pénurie de sable. Le tonnage exact et le coût facturé seront connus lors de la pesée dans les installations de 2M Ressources à SaintJean sur Richelieu. Nous apprécierons vos dons pour aider le collectif à défrayer les coûts de transport. Les AmiEs de la Terre de l’Estrie saluent la décision de la Ville qui annonce le dépôt volontaire du verre avec la disponibilité d’une dizaine de conteneurs avant la fin mars 2020.

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Objectif Zéro Déchet Au Marché, nous sommes heureux d’offrir davantage de produits en vrac. Garder ses contenants propres et proches permet de réduire l’emballage, les coûts et les déchets. Nous encourageons nos fournisseurs à réutiliser pots et bouteilles de verre, car la meilleure pratique est bien sûr de réduire à la source. À l’écoute des membres en quête de cohérence, Sophie a proposé de former un comité aviseur en vue de clarifier les procédures de réduction des emballages. Ce défi appelle la responsabilité des fournisseurs et des clients dans tout le processus : alternatives au plastique transport, qualité, conservation, biosécurité.

Coup d’œil sur les résultats du sondage ! Merci aux 60 répondants de notre sondage de fin d’année, visant à mieux connaître nos adhérents et leurs besoins. La survie de l’agriculture paysanne responsable (52 r.) et le circuit court (48 r.) constituent les motivations majoritaires. 40 répondants ont mentionné l’accès régulier à des aliments frais et nutritifs. 3 seulement pour les produits biologiques. 16 personnes annoncent des services bénévoles dont un bon nombre déjà mobilisé occasionnellement ou régulièrement à divers services au marché. 24 personnes acceptent de participer à des rencontres de sous-groupe pour soutenir l’expansion du Marché. Nous prendrons le temps de colliger les suggestions issues du sondage et d’accueillir la créativité des citoyens motivés.

Des objectifs ont été définis pour nourrir les échanges de sous-groupes visant à participer au rayonnement de notre marché de locavores. Des pistes d’action en cohérence avec nos valeurs et nos engagements auxquelles il faut donner les moyens et les ressources.

Les grands dossiers au Conseil En fin d’année financière, 6 mois après la nomination du nouveau conseil d’administration de notre collectif, le Marché nous garde lucides quant à la nécessité d’assurer sa viabilité. La réussite de nos engagements d’approvisionnement de qualité en circuit court constitue l’essentiel de l’utilité du marché pour les administrateurs, les fournisseurs et les adhérents. Saviez-vous qu’au Québec, selon certaines sources, 4% de ce que les gens mangent est local ? À vos souris, tout le monde, trouvez-nous des statistiques plus réjouissantes! Il nous est impossible de dire quelle proportion de ces 4% est attribuable à moins de 30-50 km de périmètre. Des enjeux de transition majeure dans le développement régional porté par la société civile, des consommateurs libres de choisir le commerce équitable et de soutenir la viabilité des fermes paysannes. Derrière le chiffre d’affaires actuel, insuffisant à défrayer une permanence à la coordination du marché, les locavores aimeraient voir courir des bottines derrière les babines déterminées à faire advenir la souveraineté alimentaire en Estrie. Des gens de Richmond ont initié un projet autogéré permettant de livrer chaque semaine, des achats groupés dans la MRC du Val St-François, à partir de Janvier 2020.

Nous n’avons pas rejoint les adhérents inactifs. Nous tenterons de cibler une soixantaine de personnes qui achetaient régulièrement, il y a 3 ans. Le sondage leur sera réadressé en janvier, pour assurer des suivis efficaces au début de 2020. Dites-nous si vous souhaitez répondre à ce sondage, si vous n’avez pas eu l’occasion de le faire, ou si vous connaissez des anciens clients en mesure de nourrir notre réflexion. Suites à donner Remercions Francine Déziel qui assiste Sophie, notre gérante en vue de favoriser des SERVICES BÉNÉVOLES résultants et gratifiants.

Si chacun veut que notre Marché culmine au sommet de l’agroalimentaire solidaire des années 2020-2030, il

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faudra prendre à bras le corps, la colossale responsabilité qui s’impose actuellement, au conseil de gouvernance de notre organisme. Un défi bien plus vaste que de rester concurrentiel. Des enjeux de transition majeure dans le développement régional porté par la société civile, par des consommateurs libres de choisir le commerce équitable et de soutenir la viabilité des fermes paysannes. Une sécurité alimentaire pour tous, raisonnée et concertée dans les milieux d’appartenance où le rural, l’urbain et la région sont intimement liés. Voilà les défis de communautés résilientes à organiser autour des valeurs et principes à l’origine de notre collectif. Les AmiEs du Marché solidaire commandent en moyenne 6,000$ par semaine chez plus de 50 fournisseurs. Une moyenne à doubler sans trop de délais pour assurer une masse critique satisfaite, fidèle et une réelle vitalité du marché. L’aspect humain et relationnel constitue la pierre d’assise de l’agriculture de proximité. Les initiatives locavores se multiplient et organisent des points de service. Sur la planète Manger l’Estrie, les AmiEs du Marché solidaire commandent en moyenne 6,000$ par semaine chez plus de 50 fournisseurs. Une moyenne à doubler sans trop de délais pour assurer une masse critique satisfaite, fidèle et une réelle vitalité du marché.

Aussi, les vitrines de Noël ont ouvert un espace d’accueil au Marché de quartier où les AmiEs de la Terre peuvent venir s’asseoir et changer le monde, un geste à la fois. Les mandataires du plan d’action 2020 ont besoin des adhérents locavores; des gens de votre voisinage, de vos réseaux, des gens heureux de partager temps et talents. Nous espérons la solidarité et le fruit de vos semences via les rencontres au Marché, les chantiers, le Bulletin et autres médias de notre collectif. 2020, la décennie des Rendez-vous des AmiEs de la Terre et de l’Estrie solidaire.

25 Avril 2020 LE Rendez-vous des AmiEs de la Terre de l’Estrie

Imaginons un avenir où les gens habitants de l’Estrie se nourrissent d’aliments locaux et participent à l’économie circulaire, les clés de la prospérité de l’agriculture régionale. Une Estrie solidaire qui choisit d’honorer l’écologie du développement humain en équilibre avec ses milieux de vie.

Nourrir les talents et l’insertion sociale La valorisation des invendus de l’industrie est devenue source de réinsertion socioprofessionnelle chez Moisson Estrie, alternative prometteuse en sécurité alimentaire et valorisation des exclus. De quoi se réjouir pour l’avenir de la santé publique en Estrie. Soyons vigilants néanmoins; ils sont encore nombreux, les Homo Gaspillus à la merci de la folie marchande d’un XXe siècle qui s’incruste malgré toutes les manifs et autres rebellions contre l’extinction! Ici au marché, les auteurs de la demande au Fonds des infrastructures en agroalimentaire locale, (ministère canadien Alimentation et Agriculture), ont annoncé des moyens visant à rejoindre davantage les personnes à risque d’insécurité alimentaire parmi les gens qui utilisent et qui contribuent à nos services

Au Printemps 2020, au moment de rendre des comptes, l’équipe du Marché vous présentera les efforts et les éloges des fervents mobilisés au service du vivant. Elle proposera des pistes d’action pour assurer la relève et semer les graines d’une nouvelle ère pour les AmiEs de la Terre de l’Estrie. Vous pouvez, vous aussi, participer à cette prochaine édition. Ce numéro 2 du Bulletin visitera les coulisses du rapport annuel en vue de l’Assemblée générale des AmiEs de la Terre de l’Estrie, déjà prévue le 25 avril 2020. DATE DE TOMBÉE DE VOS ARTICLES : 15 MARS 2020.

Solidariser plus large Il est impératif de solidariser toutes les instances en mesure de soutenir l’agriculture de proximité. Nous sommes sensibles aux pertes qu'ont vécues nos petites communautés des Cantons de l'Est. Il y a dix ans,

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les marchés solidaires rayonnaient dans la majorité des MRC de l’Estrie. Les AmiEs de la Terre de l’Estrie et d’ailleurs au Québec se joignent aux autres leaders de la transition, en vue d’élargir nos impacts écocitoyens sur la résilience de nos communautés locales. 2020 nous attend avec des chantiers sous les projecteurs, les bottes aux pieds. Les mains dans le kimchi. L’Estrie grouille d’initiatives inspirantes. Une région proche de son monde, en amélioration continue qui peut se développer grâce aux multiples formes de vie associative, d’appartenance sous-régionale, d’agriculture et de permaculture concertées.

Détresse à la ferme Radio Canada traitait en décembre, de suicide chez les agriculteurs. L’article est venu s’immiscer dans l’actualité FB du Marché. Une vie qui se brise comme l'assiette qu'on a tous le devoir de fracasser, parce que trop d'humiliation, trop de pression, trop de dettes ou de bêtise administrative. Les fermiers se suicident, les travailleuses de rang écoutent les histoires à la source des détresses. Une réalité que la psychologie communautaire et la morale sociopolitique d’un territoire doivent dénoncer. Quand et où, le plan d'intervention pour soutenir la ferme dans une réelle volonté de manger santé, local, équitable? Qui saura détourner des fonds de budgets publics désinvestis de l’humain pour réhumaniser la ferme, l’économie agroalimentaire et des emplois équitables dans les marchés de solidarité ? Souhaitons le juste prix d'un marché solidaire en Estrie, même s’il ne compensera jamais l'épuisement moral et la profonde injustice des fermes du Québec, en concurrence avec la grande industrie. Une Estrie solidaire qui sait honorer nos familles fermières, artisanes et artisans du nourrir en conscience.

Nous souhaitons voir chacune et chacun d’entre vous, locavores reconnaissants, investi du devoir sacré de promouvoir le développement de fermes souveraines dans notre coin de pays. Après les réjouissances ou des fêtes assombries chez les endeuillés ou les rescapés de la détresse, nous vous souhaitons à tous, saisons sereines, répit et gratitude. Une Estrie solidaire qui sait honorer nos familles fermières, artisanes du nourrir en conscience.

Le Noël des artisans Ouvrons un œil sur le moral des artisans à l'issue des marchés de Noël de novembre et décembre qui n'auront rapporté qu'un tout petit, tout petit pactole en regard d'une journée dans les cathédrales du commerce mondialisé. Y cohabitent méprise et mépris de la part du client roi, avaleur de supercheries. Les cloches marketing ont bien dressé les ventres et les neurones obnubilés par les gadgets des empires pharmaceutiques, financiers et autres dérives mondialisées des GAFA. The best and the most… disaient-ils et disions-nous après la guerre à l’aube de la plus grande bêtise industrielle que le monde ait connue. En 1960 déjà, le club de Rome avait vu le monstre s’emparer du vivant. Halte à la croissance, ont-ils dit! En 2020, les tenors du gros business entendront peut-être les chœurs des petites entreprises solidaires en mission d’essaimage. Autre débat pour nos adhérents : le Marché devrait-il ouvrir son portail aux artisans du circuit court?

Chapeau pour l’équité.

Sherbrooke Ville Équitable a remis, en mai dernier, un prix honorifique qui souligne la contribution significative du Marché au commerce équitable!

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ÉchoS de l’Estrie Solidaire  

Bulletin saisonnier des AmiEs de la Terre de l’Estrie Volume I, no 1 Hiver 2020,

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Bulletin saisonnier des AmiEs de la Terre de l’Estrie Volume I, no 1 Hiver 2020,

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