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Bimestriel indépendant et gratuit, édité par l’ACCM (Icogne – Lens – Chermignon – Montana – Randogne – Mollens), Crans-Montana Tourisme & CMA Remontées Mécaniques SA

NUMÉRO 53 - Août 2013

SOMMAIRE CRANS-MONTANA L’ultra-luxe a le vent en poupe p. 2 Soroptimist: au secours des démunis p. 3 Archives: riche mémoire numérique p. 4 Station radar à la Plaine Morte p. 5 Pages spéciales ACCM p. 6-7

VILLAGES Cueillette des champignons p. 8 CECM: une banque épargnée par la crise p. 9 Vaas: un écrin pour le Cornalin p. 10

SPORTS & LOISIRS Redalp: VTT uniques sur le marché p. 11 Golf Ballesteros: plaisir des yeux et du jeux p. 12

IMPRESSUM

Bimestriel indépendant et gratuit, édité par l’Association des Communes de Crans-Montana (ACCM), Crans-Montana Tourisme et CMA Remontées Mécaniques SA Rédaction Danielle Emery Mayor, rédactrice en chef Tél. 079 785 98 68 dem@sixieme-dimension.ch Sonia Bellemare, Paulette Berguerand, Maude Bonvin, Katrine Briguet, Joël Cerutti, Blaise Craviolini, Christelle Magarotto, Laurent Missbauer, Igor Paratte, Sandrine Rovere, Paul Vetter, Claude-Alain Zufferey. Administration & abonnements Véronique Briguet Tél. 078 612 77 45 info@sixieme-dimension.ch Adresse Sixième Dimension Sàrl Route du Village 17 - 1977 Icogne www.sixieme-dimension.ch Maquette & graphisme Sergio Pardo - AlterEgo Communication Mise en page Gate2design Sàrl Impression Centre d’impression des Ronquoz - Sion Distribution Messageries du Rhône, Sion La Poste, Crans-Montana Si vous n’avez pas reçu votre journal, contactez les Messageries du Rhône au 0800 55 08 07 contact@messageriesdurhone.ch

Crans-Montana, région riche en biodiversité Nature: Malgré la ville sur le plateau et les remontées mécaniques sur l’alpe, ainsi qu’un climat de steppe, Crans-Montana est peuplé d’un grand nombre d’espèces.

«

Si le loup s’installe dans nos contrées, c’est qu’il trouve de quoi se nourrir», sourit, non sans malice, Pascal Aymon, gardechasse du Valais central, responsable de la rive droite. «La région de Crans-Montana est propice à beaucoup d’espèces malgré la station et son climat de steppe, son exposition au soleil, poursuitil. Les différents animaux en présence sont cependant représentés par une quantité restreinte d’individus.» Pa r m i c e u x t o u t à fa i t rares aujourd’hui dans les Alpes, mais présents entre Montana et le Sanetsch: le lynx. «C’est un animal très discret. Il ne faut pas espérer le rencontrer... J’ai tout juste pu observer des traces de pas dans la neige cet hiver. À mon avis, il n’y en a qu’un seul dans la région. Deux tout au plus.» Comme le loup d’ailleurs. «En 2010, il y en avait deux dans les alentours d ’A m i n o n a . » L’u n d ’e u x causant toutefois trop de dégâts parmi les animaux de rente, il a été abattu depuis. «Si on veut observer cette espèce, le mieux est encore de se rendre à l’Ecomusée de Colombire. Sa dépouille empaillée y est exposée.» Un record suisse On dénombre également une quinzaine de cerfs entre Aminona et Loèche-lesBains. «L’an dernier, le plus gros spécimen jamais tiré par un chasseur en Suisse

a été abattu aux alentours de Mollens. Il pesait dans les 200 kilos. Ils ne sont pas faciles à voir, mais leur

nourrir. Les seconds évoluent dans deux zones: celles du Chetzeron et de la Tièche. Les troisièmes, les bou-

L’hiver, les tétras-lyres creusent des igloos dans la neige. Dérangés par les humains, ils sortent et se mettent en danger. colonie s’implante peu à peu dans les régions de Montana et de Savièse.» Chevreuils, chamois et bouquetins sont beaucoup moins rares. «Ils se comptent par centaines.» Les premiers se rencontrent jusqu’en plaine, surtout en hiver, où il descendent pour se

quetins, se déplacent plutôt à l’extérieur des forêts sous le glacier de la Plaine Morte pour les adultes, et la région d’Aminona pour les cabris et leurs mères. «Pour voir ces différents animaux, le mieux est de partir d’Aminona, de remonter le bisse jusqu’à la

Tièche pour revenir ensuite par le Petit Bonvin. De préférence le matin.» Autre spécimen non rare que signale le garde-chasse: le sanglier. Une cinquantaine de ces mammifères ont été dénombrés dans la région l’hiver dernier. «Cet animal a la particularité de doubler son effectif chaque année. Nous sommes obligés de réguler leur nombre, sinon i l s fo nt t r o p d e d é g â t s aussi bien dans les vignes que dans les alpages. Ils se rencontrent surtout dans les forêts ombragées où ils mangent des châtaignes.» Suite en page 2

EDITO

Tétras-lyres à Chetzeron Le tétras-lyre est une espèce potentiellement menacée en Suisse, et il y en a chez nous. À Chetzeron, un projet est en cours pour créer une zone de refuge. En effet, le Service des forêts et du paysage de l’Etat du Valais, en collaboration avec la Commune de Lens, la Bourgeoisie de Chermignon, la Grande Bourgeoisie de l’Ancien Lens et le triage forestier travaillent sur un projet régional de compensation à Chetzeron. Cela consiste en des coupes forestières sélectives qui permettront, dès l’automne, d’améliorer l’habitat du tétras-lyre et d’autres espèces floristiques et faunistiques devenues rares. Avez-vous déjà vu l’aigle royal voler entre le Rawyl et la Tièche? Et le faucon crécerelle qui sait faire du sur place? Et le couple de hiboux grands-ducs qui est installé dans notre région? Saviez-vous que le plus gros spécimen de cerf avait été abattu l’an dernier par un chasseur près de Mollens? Il paraît qu’un lynx a laissé des traces de pas dans la neige cet hiver… Lisez donc l’article ci-contre, et si vous cherchez à en savoir plus, par tez donc en balade avec un accompagnateur en montagne. Et cet hiver, quand nous ferons du hors-piste, rappelonsnous que nous traversons une nature fragile… Danielle Emery Mayor

Stéphane Pont, chef des communes valaisannes COMMUNES: Stéphane Pont est le président de Mollens. Il est aussi le président de la fédération qui défend les intérêts de cent trente-cinq municipalités valaisannes. Une entité dont le poids compte dans le canton.

L

a F é d é ra t i o n d e s communes valaisannes (FCV) a un nouveau chef. Depuis le mois de mai, Stéphane Pont, président de Mollens, est à la tête de cette fédération pour les quatre prochaines années. «Après huit ans dans le comité, quatre ans comme membre puis quatre ans comme vice-président, c'était un peu la suite logique», avoue Stéphane Pont. Mais pas question de prendre ce rôle à la légère. Le nouveau chef de la FCV compte défendre avec véhémence les intérêts des cent trente-cinq municipalités cotisantes, tout en s'inscrivant dans la continuité.

«La Fédération des communes valaisannes n'est pas une amicale, elle est active au niveau professionnel», souligne le président. Au fil des années, la Fédération a su se profiler et gagner en légitimité, tant auprès des communes elles-mêmes que du canton. «Nous donnons notre avis, et cet avis est pris en compte. Les services de l'Etat s'appuient sur la position officielle de la Fédération», explique Stéphane Pont. La FCV est régulièrement consultée par l'Etat du Valais, et des membres font partie de plusieurs commissions importantes au niveau cantonal. Pour être le plus

efficace possible, le comité de la Fédération des communes valaisannes mise sur la représentativité en son sein. «Il est important qu'il y ait la plus grande diversité possible, tant au niveau du genre que des idées politiques, de la situation ou encore de la région.» Enjeux sensibles Les enjeux sont nombreux pour la FCV. Des dossiers sensibles ont été empoignés l'an passé: la Lex Weber, la révision de la Loi sur l'aménagement du territoire (LAT), ou encore la mise en œuvre de la RPT2, la nouvelle répartition canton-

communes. Et c'est sans compter d'autres dossiers chauds, comme le retour des concessions, ou la troisième correction du Rhône. «Mon rôle principal est la coordination: je dois par exemple proposer des noms pour les groupes de travail, en principe des présidents de communes directement concernées», explique Stéphane Pont. Et quand toutes les communes sont d'accord sur un sujet, un avis officiel est émis. «Pour certains dossiers cependant, il sera difficile d'accorder toutes les communes. Je prends l'exemple de celui des redevances hydrauliques, il

y aura forcément différents avis. La Fédération ne pourra par conséquent pas donner de position officielle.» Pour Stéphane Pont, cette nouvelle fonction apporte un enrichissement personnel. Le contact avec les communes, la relation directe avec les autorités cantonales, autant d'éléments qui vont également être un avantage pour la Commune de Mollens, comme pour l'ensemble des communes. «La relation directe aide à faire avancer les choses et crée des opportunités». Le président de la FCV veut s'inscrire dans la continuité. Sa vision et sa stratégie ne changeront que

peu par rapport à l'ancienne présidente, Marianne Maret. «Je veux entretenir et renforcer les liens avec l'Etat du Valais. Parfois, il est clair que nous s o m m e s e n d é s a cco r d avec le Canton, mais il ne faut surtout pas entrer en conflit. Il faut s'assurer que nous puissions être toujours consultés dans les démarches. Il faut être présent pour mieux se défendre.» Mais le nouveau président ne va pas s'arrêter là. «J'aimerais également renforcer les liens avec les acteurs touristiques et économiques de notre canton.» Katrine Briguet


Crans-Montana

Numéro 53 • Août 2013 •

L’ultra-luxe a le vent en poupe HÔTELLERIE: LeCrans Hotel & Spa et le Guarda Golf, les deux seuls établissements du Haut-Plateau membres des Swiss Deluxe Hotels, ont remporté plusieurs distinctions ce printemps.

A

ussi bien LeCrans Hotel & Spa (17 e ) que le Guarda Golf (24e) ont été retenus parmi «Les trente meilleurs hôtels de vacances de Suisse» dans le classement de la SonntagsZeitung et du Matin Dimanche. Le Guarda Golf a en outre été distingué par Suisse Tourisme en tant que 3e meilleur hôtel dans la catégorie des «Hôtels de luxe» et a reçu le «Prix Bienvenu». Celui-ci entend promouvoir les hôtels les plus accueillants de Suisse. Il récompense ceux ayant recueilli, dans leurs évaluations sur internet, le plus grand nombre d’opinions favorables de la part de leurs clients dans le domaine de l’hospitalité. Mais pour quelles raisons les hôtels très luxueux résistentils mieux en temps de crise? «C’est parce qu’ils constituent une valeur sûre, répond Nati Felli, directrice et propriétaire du Guarda Golf. En période de crise, nombreux sont ceux qui préfèrent deux nuitées dans un très bel établissement plutôt

Nati Felli (à g.) et Paola Masciuli, directrices du Guarda Golf et du LeCrans Hotel & Spa, entourent Jan Brucker, le président des Swiss Deluxe Hotels. qu’une semaine dans un hôtel sortant moins de l’ordinaire. Ce constat comporte cependant également des exceptions. Nous avons par exemple des clients russes qui sont restés chez nous trois semaines cet été, ce qui est exceptionnel. La durée moyenne d’un séjour n’est que de quatre nuits.»

La crise n’est pas globale Une autre caractéristique de l’ultra-luxe est son pouvoir de séduction auprès d’une clientèle à très fort pouvoir d’achat provenant de Suisse et de France, mais également des marchés émergents tels que la Russie, le Brésil et la Chine. «Nous touchons certes

une clientèle qui a les moyens, mais j’ajouterai que si la crise est avant tout européenne, elle n’est pas pour autant globale. Nous avons par exemple une clientèle arabe très fortunée qui n’est guère concernée par la crise. Et il arrive parfois qu’un seul client nous loue tout l’hôtel en exclusivité», explique

Paola Masciulli, la directrice du LeCrans Hotel & Spa. Nati Felli confirme pour sa part le fort potentiel du marché brésilien qu’elle connaît très bien étant donné qu’elle est originaire de Sao Paolo: «Le voyage de promotion que nous avons effectué l’automne passé au Brésil en compagnie des responsables de l’International Summer Camp de Montana a ainsi déjà porté ses fruits cet été. Plusieurs parents ont en effet séjourné dans notre hôtel pendant que leurs enfants passaient leurs vacances au Summer Camp. Cela dit, nos principaux marchés restent la Suisse et la France, mais la Russie et le Brésil arrivent déjà aux 3e et 4e rangs.» Enfin, une autre explication du succès des hôtels ultra-luxueux réside dans l’excellence de leurs prestations. «Pour faire partie des Swiss Deluxe Hotels, nous devons en effet respecter des critères très exigeants», concluent en cœur Nati Felli et Paola Masciulli. Laurent Missbauer

Casino: faites vos jeux et amusez-vous! DIVERTISSEMENT: Si tables et machines à sous restent le cœur de métier du casino, l’établissement de Crans-Montana fait évoluer son offre pour proposer d’autres divertissements à ses clients.

A

u casino, on tente sa chance, on gagne, on perd, mais pas seulement: le lieu se veut un espace de rencontre, de divertissement. «Le casino de Crans-Montana a maintenant douze ans d'existence, il s’agit de redoubler d’imagination pour rester attractif. Les machines à sous et tables sont pratiquement identiques partout, nous cherchons donc à proposer aux clients quelque chose de différent», explique Emanuele Biaggini, directeur de la maison de jeux. Fin juin, des danseuses brésiliennes animaient les lieux, à l’occasion

de la soirée Copacabana. Un immense succès! «Nous aurons une autre soirée à thème samedi 17 août: ambiance country avec le spectacle des Coyote girls, comme dans le film Coyote Ugly!» Horaires attractifs Ces soirées sont proposées chaque mois à un prix accessible, comprenant le spectacle et le dîner. Que vous jouiez ou non aux jeux de hasard. Les plaisirs de la table sont d’ailleurs un argument que met en avant le casino pour attirer les clients, son restaurant de cinquante places étant le seul de la station ouvert tous les soirs

de la semaine entre 19 h et 23 h. «Nous organisons aussi des soirées privées sur demande», ajoute Emanuele Biaggini. La maison de jeux et son bar sont ouverts jusqu’à 4 h du matin (5 h samedi et dimanche matin) et attirent ceux qui cherchent à partager un dernier verre sans forcément aller dans une discothèque. Le casino reste avant tout, évidemment, un lieu où l’on tente sa chance. Le parc de machines à sous vient d’être partiellement renouvelé. Le soir, on y joue à la roulette anglaise, au black jack et au stud poker. La douzaine de croupiers se relaient

pour animer les tables de jeux dès 19 h (il y aura d’ailleurs un tournoi de black jack le 23 août). Tombolas et Mystery Jackpot: le casino met en place différentes actions pour titiller l’espoir de gagner des adeptes de jeux de hasard. Parce que l’on gagne vraiment dans un casino? Oui, confirme Emanuele Biaggini, «le montant de paiements pour, par exemple, le mois de juin se chiffre à CHF 3.5 millions». Mais forcément, on perd aussi. Les jeux de hasard doivent rester un divertissement. La meilleure tactique: entrer en ayant en tête le montant maximal que l’on a décidé de dépenser, et surtout

ne pas chercher à se refaire si la chance n’a pas été de notre côté! Casino bénéficiaire La société du Casino de Crans-Montana, dont les six communes du Haut-Plateau sont actionnaires, a vu son chiffre d’affaires souffrir un peu de la crise économique qui freine les dépenses des clients depuis 2007. «La fréquentation du casino est en étroite dépendance avec le succès touristique de la station; nous sommes heureux de pouvoir compter sur la fidélité des Valaisans», ajoute le directeur. Danielle Emery Mayor

Crans-Montana, région riche en biodiversité (suite) Du côté des oiseaux, la région est également très richement peuplée. «Un couple d’aigles royaux niche entre Rawyl et la Tièche», observe le garde-chasse. Gypaètes et buses variables sont très bien représentés. Et le faucon crécerelle, «qui fait le SaintEsprit», soit du sur place, ailes battantes, est en augmentation constante ces dernières années. «Un couple de hiboux grandsducs est également installé dans la région. Mais je préfère taire sa localisation. Cette espèce n’aime particulièrement pas être dérangée», confie Pascal Aymon. Et elle n’est pas la seule... Le tétras-lyre, que l’on trouve surtout en lisière des forêts entre 1800 et 2200 mètres, demande lui aussi le plus grand calme. À tel point qu’un projet d’aménagement mené par la société d’écologie appliquée Drosera, en collaboration notamment avec le Canton du

Valais et la Commune de Lens, lui est dédié. «Ce gallinacé souffre tout particulièrement de l’activité humaine, et surtout, des dérangements dus à la pratique des sports d’hiver», explique Jérome Fournier, biologiste chez Drosera. Les exigences du tétras-lyre «Pour survivre, il a des exigences très précises. Il a besoin d’arbres dispersés afin de disposer de perchoirs. En hiver, il se nourrit de leurs aiguilles et de leurs bourgeons. Il doit également avoir accès à des landes à myrtilles peu fréquentes dans la région. Des landes à genévriers ou à rhododendrons - plus courantes heureusement. Ainsi que de pelouses alpines où il mange des insectes riches en protéines entre mai et juillet», explique le spécialiste. «La région de Crans-Montana

n’est pas absolument optimale à son développement. Sa population demeure restreinte.» Au dernier recensement effectué en 1999, on comptait seulement huit coqs entre le vallon de l’Ertentse et la Tièche. Selon les observations faites depuis, ce chiffre aurait tendance à la diminution. La pratique du ski hors piste est notamment à mettre en cause. «L’hiver, ces oiseaux se terrent dans des igloos qu’ils creusent dans la neige. Dérangés par l’activité humaine, ils ont tendance à en sortir.» Ces déplacements représentent une perte d’énergie difficilement compensable, alors que les ressources alimentaires se font rares. «Il arrive qu’ils soient tout bonnement écrasés.» Des travaux de coupe «Dès l’automne, nous allons effectuer des travaux de coupe

forestière dans la région de Chetzeron afin de favoriser son implantation»», reprend le biologiste. «Ces travaux devraient également favoriser le développement d’autres espèces, aussi bien des plantes que des insectes: criquets, sauterelles, et papillons.» À l’appui de cette thèse: entre 2010 et 2011, des travaux ont été menés aux alentours de l’Etang des Briesses et de la Tourbière Crèahouetta, à Chermignon, afin de protéger cette fois crapauds communs, grenouilles rousses et tritons alpestres. D’autres espèces ont bénéficié de ce projet de renaturation. «Sur l’étang, des potamots nageant – des plantes très rares – ont fait leur apparition», se réjouit d’abord Thierry Largey, biologiste chez Pro Natura Valais. «Nous avons pu observer également l'apparition de prairies

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B R è V E S SOMMETS DU CLASSIQUE Le festival célèbre ses 10 ans, jusqu’au 12 août. Le 8 août, soirée jazz-rock avec un concert à deux voix et guitare acoustique avec Sophie de Quay et Chess Co. Inédit en Suisse, le 9 août: Maya Levy, violoniste, prodige de 16 ans, avec Matthieu Idmtal au piano. Le 11  août, les talentueux solistes de la Chapelle musicale Reine Elisabeth de Belgique, lyia Petrova au violon accompagnée par Lilit Grigoryan au piano. En clôture du festival, Jacob Shaw et Lau Magnussen, duo piano et violoncelle. www.sommets-du-classique.ch • Cours danse classique Clara Demuyter, professeur diplômée du Conservatoire national supérieur de Paris, propose des cours de danse classique dès le 1er septembre aux enfants 6 à 8 ans et de 9 à 12 ans. Ces cours seront organisés au centre de congrès Le Régent le mardi soir. Prix et inscription: 079 767 00 36. • Art Crans-Montana La galerie expose Jean Roll jusqu’au 31 octobre. Cette exposition présente une sélection d’une trentaine de ses dessins. Horaire (jusqu’au 30 septembre) du mercredi au vendredi de 15 h à 19 h et samedi de 11 h à 12 h 30 et de 15 h à 19 h. • VENTE AUX ENCHÈRES La galerie d’art Galartis organise une vente aux enchères samedi 17 août au centre de congrès. Art suisse (affiches et estampes, tableaux, dessins et sculptures), art abstrait, contemporain et Street Art, montres, bijoux et accessoirs «vintage». Tous les lots sont visibles sur le site www.galartis.ch et exposés du mercredi 14 au vendredi 16 août de 11 h à 19 h au Régent. • Christine Schmidt à CMT Ancienne journaliste (elle a travaillé pour Le Matin et Le Nouvelliste), Christine Schmidt a pris début juillet ses nouvelles fonctions de Responsable relations médias & communication auprès de Crans-Montana Tourisme. La Valaisanne (elle est binationale germano-suisse) relèvera ce défi «à une période cruciale pour Crans-Montana qui se doit aujourd'hui de réinventer son tourisme, tout en redéfinissant son positionnement et sa communication globale», dit-elle.

naturelles avec, en même pas deux ans, le développement d’une diversité floristique assez impressionnante.» Une sensibilité politique «Il semble que les politiques de la région deviennent de plus en plus sensibles aux enjeux de la biodiversité», salue enfin Jérome Fournier de Drosera. Thierry Largey le rejoint dans cette idée. «La beauté du paysage est également capitale pour le tourisme. En améliorant la qualité des forêts et des prairies alpines, le plaisir des randonneurs en est grandi également.» Nature et économie s’accordent dès lors pour tendre à un équilibre qui bénéficie tant à la faune et la flore qu’à leur principal prédateur, l’être humain. Christelle Magarotto

• Zayka Un restaurant indien, le Zayka, a ouvert ses portes début juillet; il est situé à la rue Centrale 17. Tél. 079 922 11 49. Egalement à l'emporter. • Bar Auberge 360 Au départ des cabines de Crans-Cry d’Err, le Bar Auberge 360 a ouvert ses portes et offre des prestations de bar et petite restauration et des chambres à petit prix; hébergement de groupe (max 50) possible. www.hotel360.sitew.ch


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Crans-Montana

Au programme de Crans-Montana Classics CONCERTS • Le 6 août, le jeune et très talentueux pianiste russe, Elmar Gasanov, donnera un récital romantique. Gasanov a été lauréat de nombreux prix de concours internationaux de piano, dont le Concours Geza Anda en 2012. En Suisse, il a joué avec l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich sous la direction de David Zinman. Le 10 août, Concert très original avec la participation de Yair Dalal, artiste d’origine irakienne, qui jouera entre autres de la musique arabe sur un instrument traditionnel irakien «l’oud». Il est très connu pour ses improvisations, pour ses concerts pour la paix – en tant que militant pour la paix, il a composé un chant très émouvant pour les fameux accords d’Oslo – de même que pour son enseignement des musiques juives et musulmanes car il porte en lui les deux traditions. Il a également fondé un orchestre qui réunit des musiciens arabes et juifs, y compris des juifs orthodoxes. Le 17 août, Crans Montana Classics achèvera son édition estivale avec un concert exceptionnel donné par le New Russian Quartet et deux solistes prestigieux, Maestro Shlomo Mintz et Alma Deutscher, jeune prodige de 8 ans. Le New Russian Quartet, l’un de premiers ensembles de chambre de

Russie interprète avec autant de brio Mozart, Beethoven, Chostakovitch que les compositeurs contemporains. Ils ont effectué de nombreuses tournées à travers l’Europe, le Japon, la Corée et la Chine et ont collaboré avec des artistes aussi divers que Jessie Norman, Natalia Gutman, Daniel Kramer ou Yuri Bashmet et les Solistes de Moscou. Concerts Off Pour la première fois, CransMontana Classics propose une série de «Concerts Off». Le 22 août, le Geneva Brass Quintet se produira en plein air sur l’Alpage de Colombire. En outre les élèves des Master Classes donneront plusieurs concerts gratuits à l’Hôtel Royal, les 8, 12 et 14 août. C/DEM

Nota bene: Davantage d’informations www.cmclassics.ch

Alma Deutscher, 8 ans, jouera avec Maestro Shlomo Mintz.

Au secours des démunis SOROPTIMIST: Le club service de Crans-Montana fête ses trente ans d’existence. Retour sur cette organisation au service des enfants et femmes en détresse.

Vente de tulipes en faveur de l’association «Debra - Aide aux enfants papillons», qui soutient les enfants atteints d’épidermolyse bulleuse, maladie génétique rare.

V

entes de tulipes, repas de soutien, lotos, concert… Lorsqu’il est question de récolter des fonds pour aider en cas de maladie, de handicap ou de pauvreté, le club Soroptimist de Crans-Montana répond toujours présent. Et cela depuis trente ans. «À la base, nous souhaitions créer un groupe de personnes actives sur le marché du travail, qui vienne en aide aux femmes et aux enfants, premières victimes de la guerre et de la précarité. Lorsque Marie-Anne Clivaz nous a contactées, quelques amies et moi, avec le projet de créer un club service, nous avons été séduites», explique Amanda Cordonier, membre fondatrice et présidente actuelle de la section locale. Composée

LECTURE ARCHITECTURALE

Bien que clairement orienté est-ouest, l’immeuble Clair Lac offre, en tant que façade principale, le pignon sud. CRANS • Après les résidences Belle Rive et Golf Belle Rive, toutes deux situées au bord du lac de la Moubra, et le séchoir futuriste de Vincent Mangeat, à Chermignon, nous vous présentons cette fois-ci l’immeuble Clair Lac qui se trouve à l’entrée de Crans, à proximité de l’Etang-Long. Le restaurant qui s’ouvre sur le pignon du bâtiment s’appelle

conférences sur les thèmes de l’éducation, de l’environnement, de la santé ou des droits humains. «Nous avons invité, par exemple, M. Jean Zermatten, président du Comité des Droits de l'enfant auprès de l'ONU, qui nous a parlé de la création de la Convention relative aux droits de l’enfant et de son application dans le monde ». Si, au cours de ses années d’existence, le club a évolué en intégrant des profils professionnels toujours plus variés, sa devise – «Comprendre, Défendre et Entreprendre» – perdure. «Avant d’entamer une action, nous analysons toujours la situation afin de soutenir le mieux possible l’association pour laquelle nous nous engageons», explique la présidente.

«Un rue traverse le bâtiment d’est en ouest afin de permettre l’accès aux commerces au rez. L’objet est ainsi complexifié de manière subtile: la surface des façades commerciales est augmentée et les espaces bénéficient d’une quantité de lumière maximisée, poursuit Isabelle Evéquoz. Par contraste aux niveaux supérieurs, le rez vitré contribue à ancrer le bâtiment au tissu urbain et à son réseau de promenades. Quant à la façade ouest, elle s’étire à l’horizontale et comporte de grands balcons orientés vers le coucher du soleil.» «Je relèverai enfin que ce bâtiment fait résolument partie du patrimoine bâti de Crans-Montana. Bien implanté et toujours actuel dans sa forme, il plaît également par sa matérialisation, ainsi que par la simplicité et l’élégance de ses lignes», conclut-elle. Laurent Missbauer

LOISIRS: Parmi les nombreux lacs que compte CransMontana, celui de la Moubra est apprécié.

«

Je n'avais encore jamais eu l'occasion de flâner et de faire trempette dans un plan d'eau aussi charmant... Ces forêts, ces montagnes, ce panorama grandiose, envoûtant: je me délecte de chaque minute passée ici!». Le compliment émane d'une physiothérapeute néerlandaise qui séjourne pour la première fois à Crans-Montana. «Il y a du cachet et surtout de la place pour nous “étaler” avec tout notre matériel. Mes enfants peuvent s'éclater en toute sécurité. Je n'ai pas besoin d'avoir constamment les yeux sur eux», surenchérit cet entrepreneur argovien, de passage avec ses deux chérubins. Le lac de la Moubra suscite l'unanimité parmi les touristes. Mais pas seulement... Les

indigènes aussi l'apprécient: «Lorsque la canicule frappe, lorsque l'air de la plaine est suffocant, je préfère venir ici plutôt qu'au lac de Géronde ou à la Gouille de Granges, assure ce quadragénaire chermignonard, un habitué des lieux. Les quelques degrés de température en moins par rapport à la plaine font toute la différence». Promenades et pédalos Avec son gazon remarquablement entretenu par Crans-Montana Exploitation, ses deux kilomètres de possibilités de promenades à pied, à cheval ou à VTT, son cadre idyllique et son calme à peine troublé par les rires et les cris des enfants, le lac de la Moubra constitue une véritable perle de notre destination. Un lieu qui

Même des plantes carnivores! «En raison du mauvais temps, la floraison est tardive cette année», observe Regula Hug, professeur de ski et passionnée de nature depuis sa plus tendre enfance. «À la mi-juillet, on pouvait observer encore une grande diversité de fleurs du côté du Lac Gelé, alors que plus haut dans les alpages, elle commençait tout juste à éclore.» «La règle générale veut que plus on monte en altitude, plus les

tiges sont courtes. Le bon Dieu n’a pas toujours bon goût en matière de couleurs. Dans les pâturages, il n’hésite pas à mélanger le bleu royal des gentianes au mauve de la viola», une espèce particulière de la famille des violettes plus grande que celles qu’on trouve dans les jardins. «Le long des bisses, on peut observer des orchidées. Parmi les raretés de la région sont aussi à

Maude Bonvin

Lac de la Moubra: une perle

Un bâtiment simple et élégant La Marquise. L’enseigne El Rey de las Gambas y a longtemps été visible avant que ses gérants ne déménagent au bord du lac Grenon, à Montana, dans un autre immeuble à l’architecture très intéressante, en l’occurrence l’Albert 1er, caractérisé par son toit audacieux à deux pans inversés. «Construit à la fin des années soixante, à l’emplacement d’une petite forêt de sapins, l’immeuble Clair Lac se distingue par une succession de blocs différenciés posés habilement en suivant le dénivelé du terrain, note Isabelle Evéquoz, architecte de Montana diplômée de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Bien que clairement orienté est-ouest, il offre, en tant que façade principale, le pignon sud. Celui-ci œuvre comme élément majeur d’accueil à l’entrée du centre de la station de Crans: il marque le début d’une urbanisation concentrée.»

uniquement de femmes et œuvrant principalement pour les femmes, l’organisation a déjà mené plusieurs actions. «Nous favorisons, par exemple, l’accès au microcrédit à des entrepreneuses désireuses de créer leur propre affaire, en Suisse ou dans des pays en voie de développement», informe Amanda Cordonier. En cette année du 30e anniversaire, le club va récolter des fonds en faveur d’un dispensaire au Pérou, L’Atelier des enfants, dirigé par une infirmière vaudoise, qui accueille des femmes seules avec leurs enfants et des orphelins. L’argent recueilli servira à offrir un meilleur niveau médical, social, éducatif et juridique à ces personnes. Le Club organise aussi des

L’organisation compte une trentaine de membres entre 35 et 80 ans. En son sein, des avocates, des enseignantes, des hôtelières, des commerçantes, une dentiste, une pharmacienne mais aussi une galeriste et une fromagère. «Nous accueillons des femmes engagées dans la vie professionnelle résidant sur le Haut-Plateau, la Noble et Louable-Contrée. Comme tout club service, l’intégration d’un nouveau membre se fait sur proposition d’une personne déjà active dans Soroptimist», précise Amanda Cordonier. Prochain défi de l’organisation: assurer la relève. «Pour l’instant notre club se porte bien. Nous n’avons pas de problème de recrutement mais nous désirons avoir plus de trentenaires dans nos rangs afin d’apporter du sang neuf. Il y a trente ans, nous étions les jeunes. Maintenant, nous faisons partie de l’ancienne génération», explique la présidente. «Mais ces jeunes femmes ont souvent la double casquette de travailleuse et maman. Elles ont, par conséquent, moins de temps à consacrer à d’autres engagements». Un dernier vœu que l’on peut formuler pour les Soroptimists: «Maintenir vivant l’esprit de service et de solidarité, afin de pouvoir continuer à offrir de l’aide aux plus démunis».

signaler la drosera et la grassette, des plantes carnivores.» «Le plus important à retenir en matière de fleurs, conclut Regula Hug, est qu’il ne faut surtout pas les ramasser. Certes, les vaches les mangent dans les prairies, mais elles savent ce qu’elles font. Elles évitent les plus rares, car elles sont souvent vénéneuses.» Christelle Magarotto

Le lac de la Moubra et son cadre idyllique.

pourrait être davantage valorisé. Au-delà de son charme naturel, de son ponton qui favorise les plongeons les plus acrobatiques, de ses pédalos (en location) qui glissent majestueusement sur l'eau à la force des mollets, l'endroit est agrémenté d'infrastructures parallèles parfaitement intégrées. À commencer par le café-restaurant cher à son gérant Jean-Paul Sprenger, un établissement de proximité qui permet de soulager le gosier avec des boissons fraîches et de ravir le palais avec des produits du terroir privilégiés. Non loin de là, «La Buvette» est ouverte toute l'année. Zoran Bojkovic, qui s'apprête à fêter ses dix ans de gestion, vous accueille avec le sourire. Places de parc en suffisance, camping doté de cent emplacements (générant plus de cinq mille nuitées par an), dortoir de vingt lits: le fameux «Guide du Routard» ne pouvait décemment ignorer les lieux! Les amateurs de sensations fortes trouveront leur bonheur dans le parc aventure «Fun Forest». Ou s’élanceront dans un Parcours Vita pour se maintenir en forme, puis sur les engins de fitness de plein air installés au bord du plan d’eau. De quoi patienter en attendant le centre aquatique que construira l’Association des Communes de Crans-Montana. Blaise Craviolini


Crans-Montana

Riche mémoire numérique ARCHIVES: Si l'histoire de la région vous fascine, baladez-vous sur internet. Petite visite commentée avec l’archiviste Alain Dubois.

Alain Dubois, à gauche, lors du tournage en mai 2012 de la série «Archivas ». Une autre façon de rendre accessible le monde des archives au grand public.

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ous habitez dans la région et voulez tout connaître du passé de votre commune? Une mémoire de sept siècles se trouve à la portée de votre souris. Vous tapez l’adresse http://scopequery.vs.ch et le voyage dans le temps peut commencer. Vous y trouverez une description de tous les documents, entre le XIIIe et le XXe siècle, que toutes les communes de la région (sauf Montana) ont déposés aux archives cantonales. «Une mine d’or autant pour les sociologues, qui peuvent y trouver des choses extraordinaires, que pour ceux qui veulent partir à la recherche de leurs ancêtres», dévoile l’archiviste Alain Dubois. Il en

sait quelque chose. Au hasard de ses fouilles, il est tombé sur le dossier dentaire de sa mère! «Il y avait tous les contrôles effectués à l’école», précise-t-il. Dans ces fonds abyssaux, vous allez dénicher autant des protocoles de Bourgeoisie que des carnets de vaccination. Toutes les institutions contribuent à cette mémoire collective même si certains documents ne seront pas rendus publics avant trente ans, délai de prescription oblige. Même répertoriés par les archives cantonales, les communes restent propriétaires de leurs fonds. «Nous avons la responsabilité de la conservation. Notre mission est de garder la trace la plus objective de la so-

ciété valaisanne pour la transmettre aux autres générations. Une commune pourrait exiger de récupérer ses archives même si ce cas de figure ne s’est jamais présenté», souligne Alain Dubois. Grégoire Ghika, ancien directeur des archives, voici quelques décennies, a pris son bâton de pèlerin. Il s’est rendu dans toutes les communes pour les persuader de centraliser leur patrimoine historique. «Sa démarche a obtenu beaucoup de succès dans le Bas-Valais. Le Haut s’est montré nettement plus réticent», rapporte Alain Dubois. Parfois, il y avait urgence. Car malgré toute la bonne volonté du monde, un amateur éclairé peut

commettre quelques erreurs. «Classer des documents dans des fourres, par exemple. Avec le temps, l’encre se colle contre le plastique. Parfois, à la demande de secrétaires communaux, nous nous rendons sur place pour épauler et conseiller. Cet encadrement peut concerner les procédures de classement comme le taux d’hygrométrie dans une pièce… » En plus de http://scopequery. vs.ch, le curieux peut encore étendre son champ de recherche. De façon nationale, le site www.rts.ch/archives/ dévoile des dizaines et des dizaines de reportages. Vedettes dans la station ou compétitions sportives composent l’essentiel des menus. Il y a dix-huit pages uniquement sur le golf! Plus local, vous pouvez aussi vous rendre sur www.mediatheque. ch, vous optez pour «Clic Valais». La «Mémoire audiovisuelle du Valais» vous livre une centaine de documents concernant Crans-Montana entre 1920 et 1990: photos, films, séances du Grand Conseil. Et, sous peu, cela sera encore plus dense et fourni. «Nous testons en ce moment un moteur de recherche fédéré qui réunit les archives cantonales, celles de la Médiathèque Valais Martigny et celles du Musée d’Histoire. Il sera accessible au grand public dès 2014 et permettra de tout savoir sur son quartier, son hameau ou sa commune», décrit Alain Dubois. Joël Cerutti

Un sommelier au sommet ARTS DE LA TABLE: Sacré meilleur sommelier au monde, Paolo Basso revient sur ses années à Crans-Montana. Il décrit son métier comme «le plus beau du monde».

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n titre prestigieux pour un homme chaleureux, amoureux du soleil, et tout sauf prétentieux. Paolo Basso a remporté, en mars dernier à Tokyo, le titre de meilleur sommelier au monde, devant 4000 personnes. Pour y parvenir, il a dû passer un examen écrit portant sur les vins du monde entier. Parmi les nombreuses épreuves de la demi-finale, l’Italo-suisse, bourgeois de Montana, a dû reconnaître quatre vins rouges des quatre coins de la planète, ainsi que trois digestifs, dont une eau-de-vie japonaise et une liqueur turque. Lors de la finale, il s’est astreint à l’art difficile de la table, dans un restaurant reconstitué pour l’occasion où les jurés endossaient le rôle des clients, avec des questions truffées de pièges. Vie alpine façon dolce vita Diplômé de l’école de management hôtelier de Sondalo (Italie), l’homme a fait ses premiers pas dans l’hôtellerie-restauration à Montana. «Passionné de ski, je

suis venu sur le Haut-Plateau pour m’adonner à ma passion et apprendre le français, la langue de la gastronomie. À la base, je ne devais y résider que quelques mois puis poursuivre ma carrière professionnelle à Bâle. Mais, au final, j’y suis resté onze ans. Il faut dire que je suis tombé amoureux des Alpes et de celle qui allait devenir ma femme», expliquet-il. Entre 1986 et 1997, l’Italosuisse a travaillé à l’hôtel du Golf, au Crans-Ambassador et à l’hôtel Royal. «Je me souviens d’un sommelier consciencieux, ne négligeant aucun détail, et surtout très à l’écoute des clients», dit Mireille Rey, ancienne patronne de Paolo Basso lorsqu’il était au CransAmbassador. «C’était une des périodes les plus heureuses de ma vie, confie-t-il. De belles années insouciantes en somme. Je faisais le plein de soleil sur les pistes, l’hiver, et me ressourçais, l’été, en sillonnant les cimes en VTT». Un brin nostalgique, le quadragénaire confie «vouloir revenir dès que possible dans ce petit coin de terre qui lui

ans déjà. Surtout, je n’aurais pas dû m’y prendre à trois reprises pour remporter le concours», avoue-t-il dans un éclat de rire.

Paolo Basso, élu meilleur sommelier au monde et bourgeois de Montana. rappelle sa jeunesse». Un seul regret? «Je me suis peut-être laissé un peu trop entraîner par la dolce vita, comme on dit chez nous en Italie. Si je m’étais plus focalisé sur l’univers de la sommellerie et sur l’étude des vins du monde, j’aurais sans doute remporté le prix du meilleur sommelier au monde il y a dix

Ambassadeur du terroir «Mon trophée constitue une belle vitrine médiatique pour la profession. On en parle même en Asie», souligne Paolo Basso. D’autant qu’à l’heure actuelle, le sommelier a un rôle important à jouer pour le rayonnement touristique d’une région. «Aujourd’hui, le client demeure déjà très renseigné sur l’univers du vin. Nous nous devons de lui apporter une réelle plus-value en matière de connaissances vitivinicoles. Le client veut goûter aux produits locaux et connaître les vins du terroir. Je trouverais bien que les écoles de sommellerie soient soutenues financièrement par les organismes de promotion touristique.» Et d’ajouter: «Au cours des dernières années, le métier a beaucoup évolué. Nous ne sommes plus de simples vendeurs de vin». Maude Bonvin

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Pari gagnant Football: Intéressantes retombées des équipes de foot.

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’Olympique de Marseille, Wolfsburg, Sion ou l’équipe M20 du Brésil: les clubs de football professionnels se sont succédé cet été sur le Haut-Plateau. D’ici la fin de la belle saison une dizaine d’équipes du monde entier aura pris ses quartiers estivaux dans la station. Un atout pour la région, assure Mélanie Rey, co-fondatrice – avec Walter Loser – de la structure MSM Football Crans-Montana, qui organise ces camps d’été. La présence des footballeurs représente, cette année, entre 4000 et 5000 nuitées. Une manière de remplir les hôtels durant les périodes les plus creuses. «Les premières équipes sont arrivées à la mi-juin. Et les dernières seront là en septembre. Cela offre un débouché intéressant pour la station en dehors des périodes de forte affluence», note Mélanie Rey. Retour sur investissement Les retombées financières pour la station sont estimées à 2 millions de francs; c’est plus du double du budget des camps. Quant à l’apport publicitaire, il est évalué à 10 millions, grâce aux trois tournois internationaux organisés entre

juin et septembre dans le canton. «L’apport médiatique est encore plus grand que l’année dernière, nous avons organisé six conférences de presse cet été et plus de cent médias ont été accrédités pendant les matchs», souligne Mélanie Rey. La station se rend bien compte qu’il y a là un filon à exploiter. L’Office du tourisme affiche désormais ces Crans-Montana Football Camps dans ses «Top Events», comme le Crans-Montana Jumping International ou l’Omega European Masters de golf. Une reconnaissance qui permettra notamment à MSM Football de développer davantage ces camps d’entraînement et les infrastructures qu’ils nécessitent. À l’heure actuelle, la région dispose de deux terrains homologués FIFA, à Bluche et à Lens. Des conditions sine qua non à la présence d’équipes professionnelles dans la région. MSM Football Crans-Montana a comme projet de créer un troisième terrain de football avec les communes. Cela permettrait, à l’avenir, d’attirer encore plus d’équipes de haut niveau. Sandrine Rovere

Mélanie Rey estime les retombées à 2 millions de francs.

Randogne favorise l’habitat à l’année R A N D O G N E • Nous évoquions dans notre dernière édition l'acquisition, par la Commune de Chermignon, d'un appartement au centre de Crans-Montana pour favoriser l'habitat à l'année. Nous précisions que cette démarche immobilière était coutumière et ne répondait à aucun critère spéculatif. La Commune de Randogne s'est elle aussi lancée dans de tels investissements, suite à une décision de l'assemblée primaire du 17 décembre 2012. Elle a en effet acheté auprès de la Ville de Sierre l'immeuble «Sierre Energie», situé au lieudit «Les Orzières» à CransMontana (mais sur son propre territoire communal), un objet qui comprend treize studios ou appartements. Simultanément, Randogne s'est aussi approprié une partie de l'immeuble «Bella Tola», doté d'un dépôt, d'un garage, d'un studio et d'un appartement. D'une surface totale d'environ 900 m2, ces parcelles sont sises en zone à bâtir, selon le règlement intercommunal sur les constructions. Ces biens sont contigus et reliés par des couloirs, raison pour laquelle

ils ont été associés dans les acquisitions. Une opportunité La valeur vénale des deux bâtiments a été estimée à un peu plus de 5 millions de francs. Sierre et Randogne ont trouvé un accord pour concrétiser cette transaction. Mais au-delà de ces considérations financières, il faut relever que le Conseil communal – de son propre aveu - «a jugé nécessaire de saisir cette opportunité pour éviter que ces appartements soient vendus, pour garder un peu d'animation dans la station et pour favoriser l'habitat à l'année». Et ce même Exécutif de préciser que «ces objets immobiliers seront affectés uniquement en résidences principales et que leur gestion sera confiée à une agence professionnelle de la place». A noter enfin que la prise de possession officielle des locaux est intervenue le 1er mai dernier et qu'un budget annuel de 20 à 30 000 francs est prévu pour leur rénovation. Ces travaux seront progressifs et effectués lors de chaque changement de locataire. Blaise Craviolini


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BRè VES F Ê TE À L’A P R I L I Traditionnelle fête du 15 août à l’Aprili, messe à 10 h 30 à la chapelle de Crêta d'Asse, cantines et animations toute la journée. • D ésalp e L es va c h es quitteront les alpages le 28 septembre, ce sera l’occasion d’une animation en station. Départ du défilé du parking de la Poste de Montana à Ycoor à 11 h 30. Ouverture des stands à Ycoor à 11 h. Vente de fromages, viandes, raclettes. Animation folkorique. • Transports SMC Malgré le fait que 2012 fut un année difficile pour la branche touristique, la compagnie de transport SMC qualifie de «solides» les résultats de son 102 e exercice. Différentes augmentations o nt é té e n re g i st ré e s : voyageurs + 2.5%, produit des transports + 3.6%, cash flow + 11.8% et augmentation des investissements autofinancés. «Les organes de la Compagnie sont conscients des défis futurs que représentent la modernisation du funiculaire, l’amélioration de l’offre de base ainsi que l’assainissement de la caisse de pension. Les processus nécessaires ont été engagés afin d’apporter les réponses adéquates à ces enjeux», affirmait le Conseil d’administration lors de son assemblée générale. • CRISTAL FESTIVAL Depuis 2002, le festival de la publicité et de la communication o rga n i s e u n co n co u rs d’affiches dans la perspective de la prochaine édition, à Crans-Montana du 11 au 15 décembre 2013. Le jury s’est réuni à Cannes sous la coprésidence d’Hervé de Clerck (président d’Act Responsible et d’Ad Forum) et de Christian Cappe (directeur de la manifestation), et en présence de Géraldine Bestenheider qui représentait Crans-Montana. Quatre cents projets d’affiches ont été présentés (contre deux cent une l’an passé) venant de trente-cinq pays. Un record! L’affiche gagnante «Melting Poster» a été créée par Beri Cheetham, Executive Creative Director & James Long, Design Director de l’agence Arc Worldwide UK.

• Fleurs des Champs Dans notre édition du mois de juin, nous avons évoqué les tarifs de la crèche Fleurs des Champs (page 2). Nous avons parlé de prix à l'heure. Il fallait lire «à la journée». Ainsi, le coût s'élève par jour à un montant de 13,85 francs à 55,10 francs en fonction du revenu des parents. Et non à l'heure, évidemment.

Crans-Montana

Station radar à la Plaine Morte MÉTÉO: À la pointe de la Plaine Morte se construit une station radar météo de la dernière génération. Un chantier complexe mais qui respecte les prévisions de son agenda.

S

ur le papier, MétéoSuisse espérait que la station radar météo de la Plaine Morte serait opérationnelle en automne 2013. La pratique rejoint la réalité: «Nous allons monter le radar cet été. Dès la première semaine d’août, nous allons passer aux aménagements intérieurs. Tout devrait être opérationnel à la fin de cet automne», nous renseigne Marco Boscacci, collaborateur à MétéoSuisse. L’édifice se place à exactement 2292 mètres d’altitude, une hauteur qui explique certains qualificatifs. Annoncé comme «difficile», le chantier a démarré officiellement le 20 août 2012. Marco Boscacci ne cache pas que la poursuite des travaux relève du cassetête. Car une telle entreprise météorologique dépend des caprices du temps. «Rien ne peut avancer dans des conditions extrêmes. Dès que la température descend audessous de –10 degrés, on ne peut plus couler du béton», dit notre spécialiste. Histoire de corser la difficulté, des travaux de maintenance immobilisent le téléphérique de la Plaine Morte. «Alors oui, on peut apporter du matériel en hélicoptère mais, ensuite, il faut être disposé à passer plusieurs jours là-haut et ne plus redescendre…»

La station radar en construction depuis l’été passé, à la Plaine Morte, sera opérationnelle à la fin de l’automne. Photo studer architekten gmb Pour mettre tous les atouts de son côté, MétéoSuisse s’est adjoint le soutien de l’Office fédéral des constructions et de la logistique. Sans oublier les compétences des entreprises de la place. «Nous avons pu ainsi collaborer avec les Remontées mécaniques de Crans-Montana car elles

effectuaient des travaux pour changer le tracé des fibres optiques», informe Marco Boscacci. Améliorer les prévisions Rappelons que cette station radar entre dans le projet Rad4Alp qui a pour visée d’améliorer les prévisions… du

mauvais temps! Actuellement, MétéoSuisse possède trois lieux où se trouvent déjà des installations comparables à celles en devenir de CransMontana. Les spécialistes se débrouillent avec les données livrées depuis Genève, le Tessin et Zurich. Tous ces endroits ont été modernisés avec bien

plus de stress que sur la Plaine Morte. «Il s’agissait de lieux qui étaient en activité. Nous avions une forte pression pour tenir les délais. À Crans-Montana, nous sommes partis de zéro, il n’y avait rien qui existait déjà», poursuit Marco Boscacci. Avec l’entrée en service de la Plaine Morte, les calculs de MétéoSuisse vont pouvoir s’affiner. Actuellement, ils ne suffisent largement pas pour couvrir le territoire alpin où certaines transmissions passent fort mal. La nouvelle station radar valaisanne aura une résolution spatiale de 1 kilomètre et un balayage vertical qui grimpe de 12 à 18 kilomètres. On pourra anticiper sur les orages violents, mieux différencier la pluie de la neige ou la grêle du grésil dans les bulletins météos. Précipitations et crues seront visibles sur des images produites toutes les cinq, voire deux minutes et demie si la situation l’exige. Pour encore augmenter la fiabilité de son travail, MétéoSuisse va bâtir une autre station-radar d’altitude dans les Grisons, un peu plus haut que Davos, à 2880 mètres. Plus bas que ce qui existe à la Plaine Morte et qui constitue la plus haute station du genre en Europe. Joël Cerutti

L’«Affaire Tintin» à Crans-Montana BANDE DESSINÉE: Dans son exposition consacrée jusqu’au 26 octobre aux parodies de Tintin, la Bibliothèque cantonale de Fribourg a replacé sous les feux de l’actualité les enquêtes du célèbre reporter sur le Haut-Plateau.

«

Tintin à Montana? Je m’en souviens encore très bien, même si cela remonte à 1979! Cette bande dessinée avait fait l’objet d’un reportage fictif à la Télévision romande et avait été très bien accueillie dans toute la Suisse romande, sauf en Valais», nous explique l’humoriste vaudois Lova Golovtchiner, scénariste de ce Tintin en Valais visible jusqu’à fin octobre dans une exposition consacrée aux parodies de Tintin à Fribourg. En préambule, on notera que deux sujets faisaient les grands titres de la presse au début de l’année 1979: les 50 ans de Tintin et l’imminence du procès de l’Affaire Savro, un scandale évoqué par Sixième Dimension il y a deux mois. Tintin mène l’enquête L’émission Tell Quel diffuse Tintin en Valais le 27 février 1979, six jours avant le début du procès Savro. «Sur le modèle de l’Affaire Tournesol qui se déroule en partie à Nyon, j’avais envoyé Tintin enquêter à Montana», se rappelle Lova Golovtchiner dont le scénario avait été retranscrit par Martial Leiter, un des pionniers du dessin de presse en Suisse. «Comme cela avait déjà été le cas à Nyon, Tintin et le capitaine Haddock se déplacent en taxi. Dans le dessin où

Tintin et le capitaine Haddock arrivent à Montana dans un taxi similaire à celui de l’Affaire Tournesol. On reconnaît à l’arrière-plan la Tour de Vermala et les environs du Crans-Ambassador. ils arrivent à Montana, on reconnaît la Tour de Vermala et les environs du CransAmbassador, note Martial Leiter. Je suis un spécialiste du noir et blanc, donc mes dessins ont été colorisés par JeanClaude Issenmann, le père des Babibouchettes.» Arrivé à son hôtel, Tintin reçoit un message anonyme qui lui conseille de se mêler de ses affaires au lieu d’enquêter sur la pose abusive de glissières. Cela sera d’ailleurs repris pendant le procès Savro. «Après que le conseiller d’Etat Steiner affirma que le Valais était bien équipé en glissières et que cela correspondait aux normes de

permission le célèbre reporter à la houppe! «Toute cette histoire fit beaucoup de bruit et fut même traitée sous la Coupole fédérale en pleine révision de la loi sur la télévision», précise Martial Leiter. «Le Nouvelliste avait été très virulent et s’était indigné que Tell Quel utilise les deniers publics pour critiquer le Valais», ajoute Lova Golovtchiner. Or la Télévision romande n’avait pas été la seule à fustiger les dérives politico-judiciaires de l’affaire Savro. Pascal Couchepin en avait fait de même en reprochant au conseiller

fédéral Roger Bonvin (né à Icogne) de siéger au conseil d’administration de Savro. «Ce n’est ainsi pas par hasard que, dans notre BD, Tintin croise Roger Bonvin à Montana, entre deux glissières…», rigole Martial Leiter. Laurent Missbauer

Nota bene: Tintin à Fribourg: dits et interdits, exposition de parodies de Tintin à la BCU (Bibliothèque cantonale et universitaire) de Fribourg, du lundi au samedi, jusqu’au 26 octobre: www2.fr.ch/bcuf

sécurité, Me Nançoz s’exclama: “Qu’on informe Tintin qu’il n’y a pas de glissières inutiles dans notre canton”», peut-on lire dans le Confédéré du 13 mars. Tintin et Roger Bonvin En 1979, Lova Golovtchiner ne travaillait pas seulement pour Tell Quel mais animait aussi La Tartine, une émission de radio satirique dans laquelle il se moquait parfois de l’«anticommunisme primaire» du Nouvelliste. Ce dernier ne manqua pas de prendre sa revanche en dénonçant auprès d’Hergé, le créateur de Tintin, «ce gauchiste de Golovtchiner» qui s’était approprié sans

À peine arrivé à son hôtel de Crans-Montana, Tintin découvre un message anonyme qui lui conseille de se mêler de ses affaires plutôt que d’enquêter sur la pose abusive de glissières de sécurité.


ACCM

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L’ACCM en bref Jean-Claude Savoy: «L’ACCM est Dans cette édition, Sixième Dimension donne carte blanche à l’Association des Communes pour se présenter.

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'Association des communes de Crans-Montana (ACCM) est, comme son nom l'indique, une association, tout comme n'importe quelle autre association locale, club de gym, chœur mixte ou autre. Sa spécificité est que ses membres sont des communes. Dans le cas de l'ACCM, les six membres sont les communes de Mollens, Randogne, Montana, Chermignon, Lens et Icogne. Comme dans chaque association, un comité se charge de la gérer. Pour l'ACCM, le comité porte le nom de «Comité directeur» et est formé des six présidents des communes membres. Un président est nommé pour une période de deux ans à la tête du Comité directeur selon un tournus. Mais, comme dans chaque association, c'est l'Assemblée générale, donc la réunion de tous les membres, qui a le pouvoir décisionnel. Pour représenter les communes, qui ne sont pas des personnes physiques, des délégués ont été nommés. Chaque commune a la place pour nommer ses quatre conseillers communaux (moins

le président, déjà membre du Comité directeur) plus une ou des personnes, au prorata de sa population. Cela donne l'Assemblée des Délégués formée de quarante-cinq personnes. Un-e président-e est nommé-e pour une période de deux ans selon un tournus. Cette personne est responsable de l'ordre du jour des Assemblées des Délégués, et de diriger ces assemblées. Des commissions ont aussi été créées pour travailler sur des thématiques particulières. Ainsi dix commissions et deux souscommissions ont été créées. Chaque commission est présidée par un délégué. Un rapporteur est aussi désigné pour informer le travail de la commission lors des Assemblées des Délégués. Le Comité directeur est représenté dans les commissions par un membre. On appelle ce membre le «ministre» de la commission, pour simplifier son appellation. Il assiste aux commissions sans pouvoir participer aux votes. Il peut donner des informations à la commission et est chargé d'informer le Comité directeur du travail de la commission.

Association des Communes de Crans-Montana Route de la Moubra 66 3963 Crans-Montana Tel: +41 27 486 87 88 Mail: info.accm@cransmontana.ch

Toutes les informations sur l'ACCM sur: www.cransmontana.ch Suivez-nous sur les réseaux sociaux: CransMontanaCommunes @ACCM_Com

Les buts de l’ACCM Les buts de l'ACCM sont multiples et cités ici (tiré des statuts de l'ACCM article 3, disponible sur le site internet). a) l'établissement d'un plan de marketing territorial qui comprend les lignes directrices et les mesures à mettre en œuvre pour: offrir aux habitants, aux entreprises et aux hôtes des conditions cadres qui répondent durablement à leurs besoins; assurer la promotion économique pour la région de CransMontana; assurer la communication, tant au niveau interne (population, hôtes) qu'au niveau externe. b) la promotion économique; c) l'établissement et l'actualisation d'un plan directeur intercommunal dans la zone touristique, en collaboration avec les communes membres; d) la réalisation et la participation à la réalisation d'infrastructures et d'équipements touristiques (enneigement mécanique, centre de congrès, équipements sportifs et culturels, réseau des promenades, pistes de ski de fond, jardins d'enfants, bibliothèque et ludothèque); e) l'établissement de lignes directrices en matière de politique de la mobilité (itinéraires piétonniers, taxis, transports publics, pistes cyclables, signalisation, balisage); f) la réalisation et l'exploitation de terrains de sport et de places de jeu; g) l'approvisionnement en eau des communes concernées; h) la participation dans les instances touristiques locales; i) le soutien financier aux manifestations sportives et culturelles d'importance régionale; j) la coordination en matière de ramassage des déchets spéciaux, de voirie, de déneigement et des tâches des services techniques, en collaboration avec les communes membres; k) la protection contre le feu, dans la zone touristique uniquement; l) la protection civile; m) l'organisation en cas de catastrophe; n) la police locale.

Les services ACCM L'ACCM est une association à buts multiples. Elle est donc composée de plusieurs services différents: police municipale, pompiers, Crans-Montana Exploitation, bibliothèque municipale. De plus elle compte deux délégués: la déléguée à la Jeunesse et le délégué à l'Énergie. Enfin, la Chancellerie, qui s'occupe de la bonne marche du tout.

un outil extraordinaire»

COMITÉ DIRECTEUR: Jean-Claude Savoy préside le Comité directeur. Pour lui, qui a travaillé à porter l’association sur les fonts baptismaux, elle est un outil indispensable. L’ACCM, pour vous, c’est quoi? Jean-Claude Savoy: L’ACCM a été permise et encouragée par la loi valaisanne sur les communes de 2004. L’idée, à l’époque, c’était de regrouper les forces soit en allant vers la fusion, soit en créant une association de communes. Comme la fusion n’était pas à l’ordre du jour, l’ACCM est donc née avec pour but de gérer les dossiers multiples en commun. Il y a donc un comité directeur (exécutif) et une assemblée des délégués (législatif) qui vote des budgets et qui se prononce sur des projets. C’est un immense pas en avant pour le Crans-Montana, car avant l’ACCM, il fallait l’unanimité des six communes pour faire avancer un projet. Comment jugez-vous le fonctionnement de l’ACCM? L’outil est assez extraordinaire. Il permet à une association de communes d’avoir un législatif. Tous les conseillers communaux des six communes sont membres de l’Assemblée des Délégués de l’ACCM. Celle-ci comprend encore vingt-et-un délégués nommés

les deux mois. C’est un formidable outil pour se connaître, s’apprécier, pour faire tomber les peurs, pour voir que d’autres ont aussi des visions intéressantes. C’est un formidable outil d’unification pour Crans-Montana.

Jean-Claude Savoy. par les conseils respectifs. Il existe également six à huit commissions qui, accompagnées par des professionnels, accomplissent un formidable travail. Ajoutons que chacune des communes membres et les citoyens disposent du référendum facultatif pour certaines décisions, ce qui donne une véritable assise démocratique à l’ACCM. Quelles sont les plus belles réalisations de l’ACCM? Je dirai tout d’abord, la finalisation du Plan directeur intercommunal. Et politiquement, c’est aussi le fait de réunir tous les conseils, tous les délégués, dans la même salle, tous

Quels sont les échecs de l’ACCM? Les buts actuels de l’ACCM sont actuellement plutôt orientés vers la station de Crans-Montana. Et il me semble que la compréhension générale du tourisme, poumon économique de notre station, de notre région, soit moins bien perçue. Il faut reconstruire ce lien, travailler ensemble pour faire comprendre les enjeux. Les six communes ont pu, grâce à de très belles années, investir dans les villages. Tant mieux. Mais aujourd’hui, nous sommes face à des déficits d’investissements en termes d’infrastructures en station, et l’ACCM devra jouer un rôle moteur dans ce contexte. Quels sont ces projets? Il y en a deux. Celui d’Ycoor, 27 millions dont 17 pour les

communes, qui est toujours bloqué par une seule opposition privée. Et il y a le projet Aqualoisirs (48 millions) qui est bloqué par neuf oppositions sur le plan de zone et neuf oppositions sur le projet lui-même. C’est ennuyeux. Le temps passe. Les projets sont au point mort et de nouvelles idées, de nouvelles critiques pointent. Un projet qui n’avance pas peut donc, très vite, être menacé. Les nouveaux conseillers et les nouveaux délégués arrivent avec de nouvelles idées, c’est naturel, mais cela affaiblit parfois les projets. Comment voyez-vous l’ACCM ces prochaines années? Je crois que la légitimité populaire de l’ACCM est acquise. C’est l’outil indispensable pour gérer le CransMontana. Même si une fusion partielle des communes devait voir le jour, l’ACCM doit continuer à vivre. Dans une éventuelle fusion, ce qui compte pour moi, c’est d’éviter de prôner des solutions qui amènent à de nouvelles divisions. On doit tout faire pour lancer des projets qui unissent, pas des projets qui divisent.

Géo Rey: «L’ACCM est dynamique» ASSEMBLÉE DE DÉLÉGUÉS: Géo Rey préside l’Assemblée des Délégués de l’ACCM. Selon lui, cette association est un espace dynamique qu’il faut encore développer. Interview. Pour vous, l’ACCM c’est quoi? Géo Rey: Dès le départ, c’est d’abord et surtout un souhait très fort de la part des six communes de Crans-Montana de créer un organe commun pour gérer les projets qui concernent l’ensemble des citoyens du Crans-Montana. C’est un formidable outil pour faire avancer les projets dont l’avenir économique de notre station dépend. Il existait, avant l’ACCM, toutes sortes d’associations qui fonctionnaient plus ou moins bien. Aujourd’hui, c’est une institution unique en Valais qui fonctionne très bien pour notre région. Quelles sont les réussites de l’ACCM? Je dois dire que j’étais assez sceptique au départ car j’ai toujours été et je suis encore un fervent partisand’unefusionàsix.Jepensais que cette création était une perte de temps. Mais je dois constater que l’ACCM joue un rôle fondamental. Grâce à elle, des projets qui étaient en quasi arrêt de mort, ont pu voir le jour, car les projets portés par l’ACCM le sont par les quarantecinq délégués qui proviennent de toutes les communes, grandes ou petites. C’est un lieu de discussion dynamique qu’il faut encore développer. Justement, vous parlez des bons côtés de l’ACCM, pourriez-vous nous donner un exemple concret? Pourmoi,c’estclair,c’estleformidable travail des commissions qui fait la différence. Il faut bien comprendre que, contrairement à un parlement ou à un conseil général, à l’ACCM, ce sont les délégués membres des commissions qui font avancer les

Géo Rey. projets. Parfois sous l’impulsion du Comité directeur, parfois de son propre chef. C’est le grand acquis de l’ACCM. Quand je pense à des commissions comme celle du Plan Directeur Intercommunal ou celle de l’Energie, je suis fier de dire que ce sont des moteurs de développement pour CransMontana. Je pense ici à des projets comme celui d’Ycoor ou de l’Aqualoisirs ou encore tous les progrès dans le cadre de l’énergie avec les véhicules électriques ou la nouvelle société Crans-Montana Energie SA qui porte le projet de chauffage à distance. C’est à chaque fois des commissions de l’ACCM qui ont fait un boulot de dingue pour faire avancer la cause, pour lancer des projets, pour booster le HautPlateau. Que faudrait-il encore améliorer à votre avis? On peut encore rendre plus efficace le travail des commissions qui sont le moteur de l’ACCM. Sans les heures de séance consacrées à des dossiers vitaux pour l’avenir de la station, sans la qualité et les compétences des délégués et des mandataires externes qui nous aident grâce à leur professionnalisme, l’ACCM ne peut pas fonctionner. C’est un point central.

Comment voyez-vous l’ACCM dans quatre ou cinq ans? Les récents développements dans les discussions sur la fusion des communes de Crans-Montana me laissent un peu songeur. Je reste un partisan inconditionnel d’une fusion à six parce que c’est la meilleure solution. Mais, si une fusion à deux, trois ou quatre aboutit, je voterai oui avec regret, et surtout en me posant la question de savoir à quoi cela peut-il bien servir d’avoir une très grande commune, une grande

et une petite dans le cadre du développement du CransMontana. Pour l’ACCM, je crois qu’elle a prouvé son utilité et je suis confiant pour son avenir. Je verrai d’ailleurs d’un assez bon œil une poursuite et une intensification de l’excellent travail fourni par tous les délégués, le Comité directeur et le Secrétariat central. Franchement, pour le moment, je peux très bien vivre avec une ACCM qui fonctionne, qui propose de nouveaux projets qui font avancer la station.

INFOS PRATIQUES URGENCES - ACCIDENTS MALADIES Police Feu Appel d’urgence Empoisonnements Secours routiers Rega Air-Glaciers La Main tendue Aide tél. pour les enfants et les jeunes Police Crans-Montana Garde médicale (centrale des appels) Garde des pharmacies et dentistes Vétérinaire

117 118 144 145 140 1414 1415 143 147 027 486 87 60 0900 144 033* 0900 558 143* 027 480 23 45

PHARMACIES LENS Pharmacie de Lens

027 483 43 00

CRANS-MONTANA Des Alpes Amavita Bagnoud Du Centre Internationale Pharma Crans

027 481 24 20 058 851 30 50 027 481 28 28 027 481 24 18 027 481 27 36

TAXIS Taxi Michel Taxi Bonvin Taxi Bruttin Taxi Dussex Taxi Central Taxi Jacky Taxi Poncic

027 481 71 71 027 481 51 51 027 481 58 58 027 481 33 74 027 481 19 19 027 481 53 65 027 481 94 94

A Auto-Taxi 027 481 85 85 Taxi Dolt 027 481 27 27 SwissEco Taxis Sàrl 027 971 01 01 Taxi Lopo-Service limousine 079 658 78 46 Europcar Garage Continental 027 481 51 51 Go Routair 079 422 29 85

HOPITAUX SIERRE Hôpital régional

027 603 70 00

SION Hôpital régional

027 603 40 00

CLINIQUE BERNOISE Montana

027 485 51 21

CLINIQUE GENEVOISE Montana

027 485 61 11

CLINIQUE LUCERNOISE Montana 027 485 81 81 CENTRE VALAISAN DE PNEUMOLOGIE Montana 027 603 80 00

GARDERIES D’ENFANTS/UAPE CRANS-MONTANA Fleurs des Champs Petits Montagnards

027 481 23 67 076 424 70 76

CHERMIGNON Martelles

027 480 49 46

CENTRE MÉDICO-SOCIAL SIERRE

027 455 51 51

INFOTOURISTIQUE Centrale d’information

0848 22 10 12

* Fr. 0.50 / appel + Fr. 1.-/min


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ACCM

Les réalisations de l’ACCM

Les infrastructures de l’ACCM

du papier jusqu’au terrain: Comment naît un projet au sein de l’Association des Communes de Crans-Montana? Lesquels ont déjà vu le jour? Autant de questions qui trouvent ici quelques réponses.

D

e l'idée à la réalisation d'une infrastructure, il existe tout un processus avant qu'un projet ne voie le jour. Généralement c'est une commission de l'ACCM, formée de délégués, qui va conduire le projet. Celle-ci va présenter régulièrement l'avancée de ses travaux au Comité directeur et à l'Assemblée des Délégués. Un premier budget est alors calculé pour donner une idée de l'enveloppe globale du projet. L'Assemblée des délégués peut ainsi déjà avoir une première présentation avec un programme et un montant prévisionnel. Elle s'exprime alors pour donner son aval à une deuxième partie du travail, beaucoup plus détaillée. La Commission va examiner avec minutie le projet (un travail avec les architectes qui va jusqu'au choix des matériaux par exemple) et faire les appels d’offre au marché public. C'est seulement après le retour des soumissions que le budget final du projet pourra être défini (avec une marge de plus ou moins 10  % selon les normes SIA). Des projets nombreux De nombreux projets ont ainsi déjà vu le jour depuis le début de l'ACCM (voir ci-contre). Parmi les plus importants, les deux piliers du tourisme de Crans-Montana que sont le golf et le ski ont fait l'objet d'investissements importants. L'Académie du Golf (anciennement le Performance

Un des premiers projets d'infrastructure que l'ACCM a menés a été la rénovation du Manège de Crans-Montana. Center), qui se situe au Driving Range, a ainsi vu le jour grâce au travail conjoint du Golf-Club Crans-sur-Sierre et de l'ACCM. Cette infrastructure permet de s'entraîner au golf 365 jours par année et de manière professionnelle alors qu'une buvette accueillante a été installée, permettant d'accueillir les golfeurs et les promeneurs. Les parcours de golf sont en perpétuelle évolution pour suivre les exigences des golfeurs et ainsi être à niveau pour recevoir chaque année l'Omega European Masters de Golf à Crans-Montana. L'Association des communes

R E N D E Z - V O U S S TAT I O N Jusqu’au 26 août 6 août 7 août 7 août 8 août 9 août 9, 16, 23 août 10 août 10 août 11 août 11, 18 août 12 août 6-15 août 13-15 août 14 août 15 août 15 août 15-17 août 17 août 18 août 19-22 août 21 août 24 août 24 août 24-25 août 26 août 30 août 31 août 31 août 1er septembre 5-8 septembre 6 septembre 10 septembre 14-15 septembre 14 septembre 14 sept 19 septembre 21 septembre 23-24 septembre 28 septembre 28 septembre 28 septembre 28-29 sept 5 octobre

Beach Club, Etang Long Crans-Montana Classics, récital de piano, Elmar Gasanov, chapelle St-Christophe, 20 h 30 Sommets du Classique, Récital de piano de Kotaro Fukuma, chapelle St-Christophe, 20 h 30 Fête en famille avec Bibi, Bibi Club Academy Sommets du Classique, Sophie de Quay (voix) et Chess Co (guitare accoustique), Hôtel Etrier, 18 h 30 Sommets du Classique, Maya Levy, violon, Matthieu Idmtal, piano, temple protestant, 20 h 30 Fêtes dans la rue, avenue de la Gare, 10 h – 19 h Coupe de la Mi-été, golf Supercrans Crans-Montana Classics, Yair Dalal et Cihat Askin, violon, Erez Monk, percussion, chapelle St-Christophe, 20 h 30 Sommets du Classique, Liya Petrova, violon et Lilit Grigoryan, piano, chapelle St-Christophe, 20 h 30 Marché du Terroir valaisan, place Scandia Sommets du Classique, Jacob Shaw, violoncelle et David Lau Magnussen, piano, temple protestant, 19 h Master Classes de violon, Crans-Montana Classics Cirque Helvetia Hublot European Trophy, Parcours Ballesteros 9e Coupe du Grand Hôtel du Golf & Palace, Parcours Ballesteros Fête à l’Aprili 8e Fête de la Gruyère, rue Centrale Crans-Montana Classics, Shlomo Mintz et Alma Deutscher, violon, New Russian Quartet, Le Régent, 20 h 30 Pique-nique des Grands Chefs Championnat de Crans Mixte, Parcours Ballesteros Coupe Snowball Club, Parcours Ballesteros Compétion 9 trous, Parcours Ballesteros Coupe Vieille Prune, golf Supercrans Meeting International Fiat 500 Peak Performance Trophy, Parcours Ballesteros 8e Gala des Caraïbes ASGI Crans Open, Parcours Ballesteros APACH, Marathon Musical avec les gagnants du Concours Suisse de Musique pour la Jeunesse, Hôtel Royal Concert Ensemble Sacralissimo, temple protestant, 19 h 30 Omega European Masters Swiss Open de Golf Concert d’été de la Cécilia 15e Match Play Suisse-Pas-Bas, Parcours Ballesteros Prunier Coupe Caviar House, golf Supercrans Moncier Golf Tour Final, Parcours Ballesteros APACH, Remise des prix du concours d'illustration, Hôtel Royal 10e Swiss Trophy, Parcours Ballesteros Compétition 9 trous, Parcours Ballesteros 7e Crans-Montana Seniors Trophy, Parcours Ballesteros Coupe du 107e du Golf-Club, Parcours Ballesteros Désalpe, défilé à 11 h 30 depuis La Poste à Ycoor Coupe de clôture, golf Supercrans Jeep-Heep-Heep Compétition en faveur des juniors du club, Parcours Ballesteros

soutient financièrement ces améliorations. Les pistes de ski ont aussi bénéficié d'importants investissements. Pour pouvoir accueillir des courses de ski de bon niveau comme CransMontana l'a fait ces dernières années, les pistes de skis doivent répondre à certaines exigences. Il faut aussi trouver des solutions pour que les skieurs ne soient pas trop affectés par la préparation des pistes pour les courses. Le dernier résultat du travail de ces améliorations constantes est l'inscription de Crans-Montana dans le calendrier des courses féminines pour quatre ans.

Un des premiers projets d'infrastructure que l'ACCM a menés a été la rénovation du Manège de Crans-Montana. L'ancien centre équestre ne répondait plus ni aux demandes des cavaliers, ni aux règles de sécurité. Parti avec l'idée de ne refaire que les bâtiments les plus vieux, le projet a évolué et finalement ce sont toutes les structures, y compris le paddock, qui ont été refaites pour arriver à un centre équestre moderne et performant. De l'entretien Un autre volet des investissements de l'ACCM consiste

à maintenir les structures existantes en état. Une des grandes richesses de CransMontana est son réseau de promenades pédestres, près de 300 kilomètres de chemins balisés qui partent de la plaine et vont jusqu'au glacier. Crans-Montana Exploitation est chargé d'en effectuer l'entretien. Un travail énorme, surtout suite aux deux hivers particulièrement neigeux de ces dernières années qui ont fait passablement de casse. Le Centre de congrès du Régent profite aussi de réguliers investissements. Pour attirer plus de congrès, l'ACCM a fait des réfections sur l'enveloppe du bâtiment, mais a aussi acheté du nouveau mobilier pour améliorer le confort et le fonctionnement du Régent. Des événements De nombreuses animations sportives ou culturelles se déroulent tout au long de l'année dans la région de Crans-Montana. Lors de la saison, un accent particulier doit être donné. Ainsi, pour compléter l'offre des manifestations «privées», l'ACCM donne un budget spécial à Crans-Montana Tourisme pour le Summer et le Winter Festival. Toutes les manifestations qui ont lieu à Crans-Montana peuvent d’ailleurs bénéficier d’une aide pécuniaire en présentant une demande à CMT qui en fera une appréciation et la transmettra à l’ACCM.

Plusieurs projets dans le «pipeline» espéré, mais dépendant des autres réalisations de l'ACCM, début des travaux en 2015.

Un crédit de près de 48 millions de francs a été accepté pour construire le centre Aqualoisirs, déplacer le camping et créer un parking extérieur de 181 places. Aqualoisirs: Parmi les différents projets que l'ACCM mène, le plus important, financièrement parlant, est sans doute le projet d'Aqualoisirs. Les délégués de l'ACCM ont accepté le 22 août 2012, à une grande majorité, un crédit d'engagement pour ce projet. Le crédit accepté par les délégués s'élève à près de 48 millions. Il va permettre de construire le centre Aqualoisirs qui était demandé par la population de Crans-Montana mais aussi par les hôtes de la station. Ce premier crédit d'engagement va permettre de construire le bâtiment lui-même et la majeure

partie des équipements. Il permet aussi le déplacement provisoire du camping et la création d'un parking extérieur de 181 places. Le reste du programme, soit un parking souterrain, le déplacement de la route etc., pourra être fait, suivant le besoin, dans un deuxième temps. Pour l'instant la Commune de Montana est dans la procédure pour la modification de zone et l'autorisation de construire et traite les oppositions y relatives. Les architectes, eux, sont entrés dans le détail des plans et en sont au choix des matériaux et à la préparation des soumissions. Calendrier

Ycoor: Un autre projet d'importance est la patinoire d'YCoor. Dans le cahier des charges de ce projet on trouve des pistes de curling, un parking et une patinoire fonctionnelle. Dans la foulée, le réaménagement du quartier des Vignettes avec la suppression de toutes les places de parc aériennes, remplacées par des parkings souterrains, améliorant ainsi visuellement les rues du centre de Montana. Le premier coup de pioche devrait avoir lieu une fois la dernière opposition levée. Crans-Montana Energie SA: Il ne s’agit pas d’un projet d'infrastructure en soi, mais carrément de la création d'une nouvelle société. Dans son capital action: 51% seront détenu par les six communes, 16% par les six bourgeoisies (par l'entremise des triages forestiers), soit une majorité en mains des collectivités locales. Le but de cette société est de produire des énergies, soit de la chaleur pour le chauffage à distance, mais aussi de l'électricité.

Voici une liste - non exhaustive de quelques infrastructures déjà achevées, de projets en cours et de quelques manifestations soutenues par l’ACCM depuis sa création. • Infrastructures Halle de tennis de la Moubra: Un achat qui a permis aux collectivités publiques de détenir la totalité des terrains pour le projet Aqualoisirs, et bien sûr de garder une halle de tennis. Maison du Feu: La Maison du feu a été construite pour accueillir la caserne des pompiers, les travaux publics de la Commune de Montana et les bureaux administratifs de l’ACCM. Casemates: Un atelier, des bureaux et un lieu de stockage ont été construits par l’ACCM. C’est le premier projet impliquant l’ACCM et un acteur privé (dans ce cas le Golf Club de Crans-sur-Sierre qui a financé et utilise aussi une partie de ces locaux). Bâtiment de la Police: CransMontana a été un précurseur dans la collaboration entre la Police municipale et la Police cantonale. L’idée est de mettre ces deux corps de police dans le même bâtiment. Le bâtiment de la Police (route du Rawyl 16) se situe idéalement entre Crans et Montana. Sa rénovation a été payée en partie par le Canton et par les communes. Téléskis du Golf: L’ACCM a repris l’intégralité des téléskis du Golf. Ils sont gérés par CME. Té l é s k i n a u t i q u e : Po u r compléter l’offre du CransMontana Beach Club, l’ACCM a acquis le téléski nautique sur l’Etang Long. Hameau de Colombire: Un musée, un restaurant, un lieu extraordinaire. • Projets Grille d’évaluation des manifestations: Un processus qui permet à l’ACCM et à CMT d’évaluer les retombées d’une manifestation pour en chiffrer l’éventuel subside. Cité de l’énergie: Depuis 2008 Crans-Montana est Cité de l’énergie. Gestion des eaux: Un des défis de l’avenir: l’eau. CransMontana réfléchit déjà à cette problématique.

• Soutiens aux manifestations Courses de ski: Les différentes courses internationales qui se sont déroulées à CransMontana. Le Crans-Montana Jumping International***: Un concours hippique international. Caprices Festival: Quelques dizaines de milliers de personnes venues à CransMontana pour écouter leurs idoles ou découvrir de nouveaux groupes. Cristal Festival: Un festival qui réunit les plus grands publicitaires européens. De multiples manifestations de plus petite envergure ou organisées par des sociétés locales.


Villages

Cueillette des champignons mycophileS: En quête de champignons? Baladez-vous dans les bois. Joëlle Bagnoud, présidente du Cercle mycologique de Sierre et environs, livre ses secrets.

Le bolet cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) que l'on trouve d’août à septembre dans la région de Crans-Montana. Photo Christophe Florey.

C

haleur et humidité, voilà les deux ingrédients nécessaires à la croissance des champignons. «Durant la période estivale, à l’heure où le thermomètre grimpe, mieux vaut aller se promener du côté des bois pour trouver de quoi remplir son panier», explique Joëlle Bagnoud. Le début d’été pluvieux a-t-il favorisé l’éclosion des bolets et chanterelles qui poussent dans la région de Crans-Montana? «Oui, il y a eu des champignons de printemps, comme les morilles et les tricholomes de la Saint- Georges en quantité. Actuellement, les bolets pointent leur nez». Un art à respecter Dès août, les chanterelles d’automne et bolets cèpes de

Bordeaux font leur apparition sur la rive droite du Rhône. Il convient de les cueillir avec précaution et de ne pas piétiner l’espace qui leur est imparti. «Cette consigne est d’ailleurs valable pour tous les champignons, souligne la pharmacienne. Pour ce faire, il faut les détacher du sol en les dévissant». Il faut, également, faire attention au lieu de cueillette. Les champignons en bordure de routes peuvent être gorgés de métaux lourds, mauvais pour la santé. Récemment de la nicotine a été détectée dans des restaurants européens servant du risotto aux bolets et aux morilles séchés. Un comble, à l’heure où la fumée a été interdite dans les lieux

publics par la plupart des pays membres de l’Union européenne. Les champignons incriminés provenaient essentiellement de Chine, grand pays producteur de tabac où les bolets sont séchés à côté de l’herbe à Nicot. Niveau santé toujours, «les enfants et les personnes âgées ne devraient pas consommer plus de 50 grammes de champignons par semaine», précise Joëlle Bagnoud. Éviter l’intoxication Quant aux champignons inconnus, il faut en cueillir un à deux exemplaire(s) et les faire identifier par un contrôleur officiel. «Je procède à des contrôles réguliers aux heures d’ouverture de ma

pharmacie à Crans-Montana. C’est durant le mois d’août que j’inspecte le plus grand nombre de paniers en raison de l’affluence touristique forte à cette période de l’année. Bon nombre de randonneurs qui ne connaissent pas les champignons de la région viennent, en effet, me montrer leur cueillette», explique Joëlle Bagnoud. Mais pour pouvoir l’identifier, le contrôleur a besoin de voir, toucher et sentir le champignon? «Nous ne pouvons pas reconnaître un champignon sur la seule base d’une photo, c’est pourquoi il est très important d’en apporter un exemplaire», indique Christophe Florey, responsable cantonal de la Commission scientifique de mycologie. À noter que certains champignons, comme la morille, sont toxiques crus. Il convient de les manger bien cuits. «Il faut prévoir vingt minutes de cuisson minimum et surtout ne pas les sauter à la poêle quelques secondes», précise la pharmacienne. En 2012, sur le district de Sierre, trois cas d’intoxication ont été signalés. «Fort heureusement, l’amanite phalloïde n’était pas en cause. C’est le seul champignon qui peut conduire à la mort par l’ingestion d’un ou deux exemplaires. Ce champignon est d’autant plus pernicieux que ses symptômes d’intoxication ne se déclarent que plusieurs heures après sa consommation», explique Joëlle Bagnoud. En matière de champignons, mieux vaut donc prévenir que guérir. Maude Bonvin

Nota bene: Contrôles gratuits de champignons pour les six communes à la Pharmacie Amavita Bagnoud CransMontana: lun-sa: de 8 h 15 à 12 h 30 et 14 h à 18 h 30 / dimanche de 9 h à 12 h 30 et de 15 h à 18 h 30.

Entre tradition et convivialité CIBLES: Les cibarres lensards organiseront la fête de la Fédération, du 14 au 17 août prochains. Découverte d’une société aux particularités étonnantes. Bref retour au début des années 1800, bien avant la fondation de la Commune de Lens. Dans nos contrées valaisannes, les villages s'organisent pour lutter contre l'envahisseur napoléonien. Les milices armées fleurissent. C'est pour perpétuer cette tradition que naissent, un peu partout, des sociétés désormais appelées «Vieilles Cibles». La Cible Ancienne de Lens (société autonome fondée bien plus tard et que l'on ne confondra pas avec la Cible Nouvelle), compte actuellement une septantaine de membres, chiffre qui varie en fonction des décès et des admissions, mais qui reste plutôt stable au fil du temps.

Parmi eux, une cinquantaine de... Bonvin, auxquels il faut ajouter cinq autres familles: Bagnoud, Briguet, Lamon, Nanchen et Rey. «Le privilège d'être membre de notre société – car c’en est un – se transmet de père en fils», précise fièrement Georges Bonvin, élevé depuis un bail au grade de capitaine de la Cible Ancienne de Lens. Du stand de tir à la vigne! C e s c i b a r re s l e n s a rd s participent, chaque année, à un concours interne de tir à 300 mètres au fusil d'assaut ou à carabine de compétition. Ils se mesurent également à leurs pairs voisins à l'occasion du concours annuel de

la Fédération. «L'aspect purement sportif est, pour le concours interne, secondaire, assure Georges Bonvin. Peu de tireurs se soucient de leurs résultats. La convivialité et l'amitié éclipsent tout autre paramètre.» Outre ces concours, les membres sont conviés à une réunion annuelle mêlant messe et repas, ainsi qu'à une journée obligatoire de travail... de la vigne. La Cible Ancienne de Lens dispose d'une exploitation viticole dirigée par le sergent Eric Bonvin. Au niveau des infrastructures, la société possède son propre local, juste à côté de l'église, et loue le stand de tir intercommunal de Lens.

Journée festive Sous l'égide d'Anthony Lamon, président du comité d'organisation, la Cible Ancienne a été plébiscitée pour accueillir, du 14 au 17 août prochains, l'édition 2013 de la Fête de la Fédération. Au programme: concours de tirs le mercredi et le vendredi de 17 h à 19 h 30, ainsi que le samedi de 9 h à 15 h, et partie officielle le samedi dès 16 h 45. Diverses allocutions, vins d'honneur, distribution des prix et surtout remise de la bannière agrémenteront cette journée festive. La population locale et environnante est cordialement invitée à se joindre aux réjouissances. Blaise Craviolini

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Village dynamique OLLON: Les échanges d'idées ont débouché sur des projets concrets.

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a redynamisation du village d'Ollon. Tel était le leitmotiv d'un mouvement citoyen orchestré depuis deux ans par un groupe représentatif de la population locale et par une commission communale dirigée par Joseph Bonvin. Après un double atelier participatif (marqué par les présences cumulées de cent septante citoyennes et citoyens d'Ollon), l'Exécutif chermignonard a rendu son verdict. Certains projets ont été soutenus; d'autres – jugés trop difficiles à mettre en œuvre ou irréalisables – ont été abandonnés. Ancienne école transformée «De la maison d'école à la maison du village»: ce projet a séduit les autorités communales. Qui ont décidé d'allouer un budget de 3 à 400 000 francs (les derniers devis sont attendus) pour transformer l'ancien bâtiment scolaire: il est inutilisé depuis le transfert des classes à Martelles. Il a d’autre part été victime d'importants dégâts d'eau l'an dernier. Une de ses pièces sera reliée au jardin d'enfants. Aménagée, cette maison sera à disposition des sociétés locales, ainsi que des jeunes du village qui revendiquaient un local de loisirs et de rencontres (projet «Ollon bouge!»). Coup double, donc! Le chemin des Pressoirs, qui affichait certains signes de fatigue, sera remis au goût du jour avec des environs entretenus et l'intégration de panneaux didactiques en plusieurs langues. Pas – ou très peu – de coûts pour cette transformation planifiée dans le travail ordinaire

des employés communaux. Toujours au registre des améliorations du patrimoine, un four à pain à l'air libre sera construit dans la zone du jardin d'enfants. Libre à tout un chacun de l'utiliser. Libre aussi aux «Amis du Pain», à l'origine de ce projet, d'instaurer des cours d'initiation à la fabrication artisanale du pain. Coût de cette opération: 75 000 francs budgétisés. Ralentir le trafic La sécurité et, plus globalement, les désagréments liés à la circulation routière, constituaient des attentes citoyennes essentielles. En retrécissant la voie pour ralentir le trafic, en plaçant plus judicieusement les passages-piétons et en recouvrant la chaussée d'un tapis bitumé moins bruyant, les autorités ont apporté des solutions. Avec des investissements supportés par le Canton du Valais. À noter que 2000 véhicules empruntent quotidiennement cette route cantonale à Ollon. Le projet de limiter la vitesse des automobilistes à 20 ou à 30 kilomètres/heure dans les autres rues du village a été soumis à l’enquête publique. «Nous n'avons pas pu répondre par l'affirmative à toutes les sollicitations, précise Jean-Claude Savoy, président de Chermignon. Mais nous avons apprécié les différentes initiatives. La Commune s'est efforcée de jouer le rôle qui lui incombe, à savoir inciter et accompagner. La population doit maintenant assumer et... s'assumer!». Blaise Craviolini

RENDEZ-VOUS VILL AGES LENS Semaine sportive du TC Lens Camp musical des jeunes de la fanfare Edelweiss, Fête des Vieilles Cibles valaisannes, organisée par la Cible Ancienne de Lens Camp d’entraînement du VBC, Sortie familles fanfare Edelweiss Assemblée générale du FC Lens Tirs obligatoires, 13 h 30 à 17 h Sortie familles des pompiers Assemblée générale de la Cie Toc’Art Le Temps du Cornalin organisé par l’ass. des encaveurs de Flanthey Fête patronale, Flanthey Sortie familles du chœur Echo du Christ-Roi, Flanthey Assemblée générale Gym Flanthey/Lens L’Ascension du Christ-Roi, course à pied Loto du HC Lens Loto du FC Lens Concours fermeture pêche, lac des Miriouges CHERMIGNON Sortie bisse du Groupement Sportif Sortie famille en montagne du Groupement Sportif Rencontre amicale de pêche Marche du groupe Les Vagabonds Tirs obligatoires 2e séance Vide-greniers, Martelles Fête du village, Ollon Loto du Groupement Sportif, salle Céclia à Chermignon-d’en-Haut Masters simple du Tennis-club Marche du groupe Les Vagabonds Loto de l’Ancienne Cécilia, salle Ancienne Cécilia Chermignon-d’en-Haut Concours de pêche Compétion Manor Sierre, golf de Noas Tournoi de tennis surprise de double Journée de pêche organisée par l’APE Marche du groupe Les Vagabonds Pressée douce, Chermignon-d’en-Bas Open de Noas, golf de Noas Rencontre amicale de pêche, mémorial Maxi Bonvin Loto du chœur St-Georges Fête de la Cible nouvelle, Chermignon-d’en-Haut Sortie des bénévoles Hors-Limite Concert annuel du chœur St-Georges, Martelles Loto du Tennis-club, salle Ancienne Cécilia Chermignon-d’en-Haut Bal populaire organisé par les Partichiou, Martelles Fermeture et rencontre amicale de pêche Soirée contes Halloween, Chermignon-d’en-Haut

5 au 9 août 5 au 10 août 14-17 août 17-18 août 18 août 23 août 24 août 24 août 28 août 14 septembre 15 septembre 6 octobre 11 octobre 12 octobre 19 octobre 26 octobre 27 octobre 10 août 17 août 18 août 22 et 28 août 24 août 25 août 30 août 31 août 2 au 14 septembre 5 et 19 septembre 7 septembre 8 septembre 13-15 septembre 14 septembre 14 septembre 3 et 17 octobre 5 octobre 5-6 octobre 6 octobre 12 octobre 12 octobre 18 octobre 19 octobre 20 octobre 26 octobre 27 octobre 31 octobre

MONTANA Assomption-pèlerinage interparoissial Derniers tirs obligatoires Fête patronale Saint-Grat Tir final de la Société de tir

15 août 30 août 1er septembre 22 septembre

RANDOGNE Fête à Bluche

17 août

MOLLENS Sortie d’été du ski-club Mt-Bonvin 15 août Fête des Prémices, St-Maurice-de-Laques 25 août Messe de la Mission universelle pour les paroisses du Secteur, St-Maurice-des-Laques 20 octobre


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BRè VES VIDE-GRENIERS La Commission des sports, des loisirs et de la culture de Chermignon organise un videgreniers dimanche 25 août à la salle polyvalente de Martelles à Chermignon-d'en-Bas de 10 h à 16 h. Au programme: concert des fanfares des jeunes de la Cécilia dès 11 h, de l’Ancienne Cécilia dès 12 h et spectacle de magie dès 13 h. Concours de dessin. Restauration et buvette sur place. • CO U R S SA U V ETE U R S Prochain cours (obligatoires pour l’obtention du permis de conduire) vendredi 23 août de 19 h à 21 h, samedi 24 août de 8 h à 18 h. Lieu: salle paroissiale de Chermignon-d’en-Haut. Le montant du cours se paie lors de la première leçon (150 francs). Inscriptions par courriel à cedric.vocat@bluewin.ch ou par téléphone au 079 347 57 75. • BOURSES A. Z. YAMANI Destinées à faciliter la réalisation d'un projet d'études, de perfectionnement, de recyclage ou de recherche, plusieurs bourses A. Z. Yamani seront à nouveau décernées cette année. Sont invitées à faire acte de candidature, les personnes âgées entre 18 et 30 ans, domiciliées sur la commune de Chermignon. Formulaire d'inscription et règlement disponible à l'Administration communale (tél. 027 484 20 10) ou sur www.chermignon. ch. Délais: 31 août 2013. • FÊTE À BLUCHE La fête au village de Bluche se déroulera samedi 17 août dès 11 h 30 sur la place de la Fontaine. Emmenez nourriture (grill à disposition), boissons, bonne humeur et prenez avec vous vos voisins! • DO-IN Montana-Village, salle de gymnastique les lundis de 18 à 19 h, 1er cours: lundi 9 septembre 2013. Onze cours d’automne pour hommes et femmes. Forfait d’automne ou prix par cours. Inscriptions, prix et renseignements: Catherine Meyrat-Rey, praticienne de shiatsu, tél. 027 481 93 88. • BISSES DU VALAIS Les éditions Monographic ont fait paraître en juillet un magnifique ouvrage sous le titre «Les Bisses du Valais». L’édition de 1999 a été entièrement remaniée. On y découvre l’histoire de ces canaux d’irrigation très prisés par les touristes pour des balades, des photos et des images des bisses du Haut et du Bas-Valais, et d’intéressantes descriptions. L’ouvrage est à gagner en remplissant la grille de mots croisés en page 12: tentez votre chance! • Alphalive Parcours sur dix semaines et un week-end pour échanger sur le sens de la vie autour d’un repas convivial. Toute personne, chrétienne ou non, est bienvenue. La première rencontre a pour but de faire découvrir une soirée type: lundi 9 septembre à 19 h au Centre paroissial, Heilig Geist, rte du Simplon, Sierre. Inscription auprès d’AnneCatherine Roduit (078 705 90 18), Cathryn Epiney (027 456 13 63). www.alphalive.ch

Villages

Une banque épargnée par la crise ARGENT: La Caisse d’Epargne et de Crédit Mutuel (CECM) célèbre, cette année, son 75e anniversaire. Retour sur un établissement bancaire en pleine expansion.

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’est l’histoire d’une banque de village - l’une des plus petites du Valais - dont l’essor n’a cessé de croître au fil des décennies. Nous sommes en 1938. Suite au krach boursier de 1929 et face aux difficultés économiques, une septantaine de Chermignonards décide de créer une Caisse d’Epargne et de Crédit Mutuel, totalement indépendante, afin de se serrer les coudes. «Dans les années trente, une grande précarité régnait dans le village. Certains paysans n’avaient même pas les moyens d’aller à la foire de Sainte-Catherine à Sierre pour y écouler leurs produits. Aucun moyen de transport ne reliait notre région à la plaine. Se rendre dans la Cité du soleil ou encore à Sion s’apparentait à un véritable voyage», raconte Christian Bonvin, directeur de la banque. Sous la houlette de l’ancien président de la Commune Victor Bonvin, les membres fondateurs n’ont alors pas hésité à mettre en commun leurs bas de laine afin de créer la société coopérative. Les parts sociales s’élevaient à 100 francs, une somme énorme pour l’époque. «Mais ces dernières ont bien

La CECM souffle, cette année, ses 75 bougies. vite été récoltées dans le but de constituer les premiers fonds», poursuit le directeur actuel. Sécurité et solidarité L’esprit d’entraide des débuts est encore bien présent aujourd’hui. «Notre mission est toujours la même. Nous ne sommes pas une banque qui vise la rentabilité à tout prix.

D’ailleurs, nous n’effectuons aucun placement en bourse. Notre activité se concentre principalement sur l’épargne et les placements hypothécaires au service des habitants des six communes du Haut-Plateau», précise Christian Bonvin. À ce propos, il convient de relever le rôle important joué par la CECM au niveau de la réalisation

de projets privés et publics: construction d’infrastructures agropastorales, maisons familiales et immeubles d’habitation. Bilan en hausse Si à l’heure actuelle la CECM dispose d’un bâtiment qui lui est propre, cela n’a pas toujours été le cas. Jusqu’au milieu des

années huitante, le bureau de la banque se trouvait dans la maison de Joseph et Paul Barras. «Mais, face au développement de la coopérative, ce lieu s’est vite trouvé trop exigu. Il a fallu trouver une autre solution. Nous avons alors acheté une ancienne grange et construit nos propres locaux à Chermignond'en-Haut», indique Christian Bonvin. Année après année, l’établissement bancaire n’a, en effet, cessé de gagner du terrain. Si le premier bilan s’élevait à 740 francs, vingt ans plus tard, le million de francs est atteint. Actuellement, ce dernier se chiffre en plusieurs millions de francs. Les raisons d’un tel succès? Le rapport de confiance établi avec la clientèle et la fidélité des sociétaires attachés à un service de proximité. «De plus, en tant qu’établissement bancaire régional et indépendant, nous n’avons pas été touchés de plein fouet par les scandales financiers des grandes banques. Au contraire, nous avons même constaté une augmentation d’afflux de fonds de personnes souhaitant mettre à l’abri leur argent», conclut le directeur. Maude Bonvin

Thérèse, de Lisieux au Valais

Vagabonds en marche

FOI: Les reliques de sainte Thérèse de Lisieux vont faire une halte dans notre région les 15, 16, 17 et 18 août. Le curé Gérald Voide se réjouit de cette visite.

BALADES • Les membres du groupe de marche de Chermignon et environs «Les Vagabonds» ont marché tout le printemps. Ils marcheront encore cet automne et cet hiver! Inlassablement... «Ils sont tellement courageux et volontaires que nous avons voulu les transformer en trappeurs, précise Josie Bonvin, une des responsables. L’hiver, c’est aussi la saison du silence, des traces d’animaux dans la neige et... du vin chaud que l’on boit près des mayens. Tous les villages de Chermignon sont représentés dans notre groupement. Même des personnes d’autres communes peuvent nous rejoindre, comme c’est le cas dans toutes nos balades actuelles». Ces balades sont programmées sur une demi-journée ou l’après-midi, de décembre à avril. Le programme pour l’hiver 2013-2014 sera disponible cet automne. Pour encadrer les randonneurs, deux moniteurs ont suivi des cours de Pro Senectute avec des formateurs spécialisés. Et Josie Bonvin de conclure: «La volonté permet de grimper sur les cimes. Sans volonté, on reste au pied de la montagne. Quand tu as dit ça, tu as tout dit!».

Le curé Gérald Voide se tient dans la partie de l’église de Montana qui recevra les reliques de sainte Thérèse de Lisieux et les fidèles venus la vénérer.

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lle a fait des milliers de kilomètres à travers le monde, la petite Thérèse de Lisieux, depuis sa canonisation en 1925. Cet été, ses reliques seront offertes à la dévotion des fidèles. «Accueillir des reliques, c’est accueillir une présence spirituelle, ça se prépare», note Gérald Voide, le curé de la paroisse de Crans-Montana. Diverses animations seront proposées pour préparer cet événement, dont deux journées «marche et prière» (le 6 août à Pépinet et le 13 août à Colombire). Qui était cette jeune femme qui vécut cloîtré et dont le rayonnement est immense dans le monde chrétien? Qui était cette carmélite qui a fait

de sa ville d’origine, Lisieux en Basse-Normandie, le second lieu de pèlerinage de France, après Lourdes? Cinq sœurs en religion Thérèse est la plus jeune d’une fratrie de neuf enfants, dont quatre décédés en bas âge. Ses quatre sœurs entreront toutes en religion. Ses parents, Louis et Zélie Martin, des commerçants prospères au parcours pieux, ont été béatifiés par Jean-Paul II. Louis a caressé un temps l’espoir de devenir chanoine au Grand-Saint-Bernard, mais renonce finalement à ce projet. C'est notamment sa méconnaissance du latin qui lui a interdit ce rêve.

Les cinq petites filles perdent tôt leur mère. Zélie meurt d’un cancer du sein quand Thérèse a 4 ans. Premier déchirement. Le second déchirement arrive lorsque Pauline, la sœur qu’elle s’était choisie pour être sa deuxième maman, entre au Carmel. Thérèse a 9 ans et vit désormais dans la hantise de l’abandon. Ce qu’elle veut le plus, c’est devenir une sainte: c’est décidé, elle entrera dans les ordres. Mais on n’entre pas au Carmel à 14 ans. Alors elle s’en va à Rome supplier le pape Léon XIII de lui accorder une dérogation. Elle retrouve Pauline au Carmel. Son aînée devient la mère supérieure de la communauté.

Thérèse Martin a vécu de 1873 à 1897. À l’âge de 24 ans, la tuberculose l’emporte. En mourant, elle dira: «Oh, je l’aime!... Mon Dieu je vous aime». Son existence de carmélite cloîtrée et contemplative n’a pas eu de retentissement de son vivant. Il en est tout autrement de ses écrits. La supérieure du Carmel, sa sœur Pauline, avait imposé à Thérèse de rédiger ses mémoires. Cet ouvrage s’appellera «Histoire d’une âme», aujourd’hui publié sous le titre «Les manuscrits autobiographiques». «À sa publication, l’année qui a suivi la mort de son auteur, c’est parti comme une flambée», raconte Gérald Voide. L’ouvrage, aujourd'hui traduit en soixante langues, aura un retentissement immense. On vient de partout pour se recueillir sur son tombeau. On lui attribue des miracles. De fait, le pape Pie XI béatifie Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face en 1923 puis la canonise deux ans plus tard. Sonia Bellemare

Nota bene: Accueil des reliques à Chermignon, Bluche et CransMontana. Film sur Thérèse mardi 13 août à 18 h au cinéma Cinécran. Informations sur www.noble-louable.ch et auprès de la Cure catholique de Crans-Montana au 027 481 21 00.

Blaise Craviolini

Nota bene: renseignements et inscriptions par courriel à roland-zuber@bluewin.ch ou robert.vocat@bluewin.ch Par tél. au 079 281 33 78 ou 079 708 38 62.


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Un écrin pour le Cornalin VINS: Espace de promotion et de dégustation, lieu de culture et de rencontre: la Maison des Cornalins ouvrira ses portes fin août à Flanthey. ouverts de deux encaveurs seront proposés selon un tournus régulier. On y incluera aussi des Cornalins provenant d’autres producteurs du canton», précise PierrePaul Nanchen. Des vins que les clients pourront aussi acheter sur place. Ce lieu de dégustation sera ouvert du jeudi au dimanche. De 16 h à 21 h les jeudis et vendredis, et de 11 h à 21 h durant le week-end.

Autrefois résidence des seigneurs de Granges, le château de Vaas devient l'écrin du Cornalin.

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e 29 août, Flanthey inaugurera sa Maison des Cornalins. Que dis-je, sa maison, son château, puisque c’est ainsi qu’on désigne cette antique bâtisse, résidence d’été des seigneurs de Granges, érigée en 1221. Une construction richement décorée au XVIe siècle par des peintures murales et devenue propriété de la Commune de Lens en 1973. Lorsqu’il s’est agi de trouver une nouvelle mission au Château de Vaas, à l’abandon depuis des décennies, les autorités communales n’ont pas eu à chercher bien loin. Placé au cœur d’un vignoble considéré par les professionnels de la région comme le berceau du Rouge du Pays, baptisé Cornalin dès 1972, le bâtiment lui sera dédié.

Huit ans d’efforts Depuis huit ans, l’Association des Amis du Château de Vaas s’est activée pour établir un projet et réunir son financement. Un projet qui touche à son terme en cette fin d’été. «Il a fallu trouver près de deux millions pour les rénovations de ce bâtiment classé monument historique et pour son aménagement intérieur», explique PierrePaul Nanchen, le président de l’Association. Mission accomplie grâce notamment au soutien des pouvoir publics – Confédération, Canton et Communes du HautPlateau, à la Loterie Romande et à quelques fondations régionales. Œnothèque régionale La Maison des Cornalins aura plusieurs missions. La

dégustation, d’abord. Une quinzaine d’encaveurs établis dans les six communes de Crans-Montana seront présents avec différents vins de leur production. «Huit crus

Lieu de culture Les étages supérieurs de la bâtisse seront dédiés au Cornalin comme sujet d’étude. Pas un musée, non, plutôt une exposition évolutive et interactive. On y traitera de la culture du Cornalin, des recherches menées sur ce cépage, de son histoire aussi. «Pour l’ouverture officielle, nous aurons déjà une partie de l’exposition. Mais ce pan du projet devrait être parachevée l’an prochain», relève le président de l’Association qui doit encore pour ce faire trouver quelques ressources financières. Le sous-sol du bâtiment est lui aussi exploité. Une petite cuisine et une salle permettront notamment de se restaurer. «Cette salle pouvant accueillir une quarantaine de personnes servira aussi de lieu de réunion ou de salle de conférence», conclut PierrePaul Nanchen qui se réjouit de voir enfin le Château de Vaas prêt à entamer une nouvelle vie. Paul Vetter

Le Temps du Cornalin Le 14 septembre, c’est tout le village de Flanthey qui vivra au temps du Cornalin. Pour la 8e année, de 10 h 30 à 21 h, les treize membres de l’Association des vignerons-encaveurs présenteront leurs vins, Cornalins en tête, sur la place de l’église. Six encaveurs invités, venus de tout le canton, proposeront aussi leurs Cornalins à la dégustation. La Maison des Cornalins sera aussi de la partie puisqu’on y organisera une dégustation verticale – millésimes 2003 à 2012 – du Cornalin du Domaine du Grand-Brûlé à Leytron, propriété de l’Etat du Valais. Une séance sur inscriptions animée par l’œnologue cantonale Corinne Clavien. Et bien sûr, comme chaque année, restauration et animations musicales feront aussi partie de la fête. PV

UNE AUTRE DIMENSION

A la parade, en 1945 MONTANA • 1945 Procession de la Fête-Dieu à Montana emmenée par les officiers Marius Robyr, Fabien Rey et Victor Bonvin. Le drapeau à croix traversante date de 1768 et conduisait autrefois au combat les soldats du Tiers de Lens, sous-section militaire  du dizain de Sierre formée des combattants des  communes de Granges, Grône, Chalais-Anniviers, StLéonard et Lens. Merci, une fois de plus, à Pascal Rey pour le prêt de ce document et sa légende. Paulette Berguerand

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Le passé revisité HISTOIRE: Le Musée de Lens a été entièrement rénové.

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réé en 1992, le musée du Grand-Lens est situé dans la Maison Emery, datée de 1889 et faisant partie du patrimoine lensard. Avec ses minuscules portes boisées et ses bas plafonds, la bâtisse fait office de pièce de musée à elle toute seule. «La maison d’habitation a survécu aux aléas du temps. Pour l’anecdote, dans les années septante, lorsque la route du village a été élargie, le bâtiment a été déplacé de quatre mètres», explique Georgie Lamon, président de l’Association des Amis du patrimoine de Lens, organisation en charge de la gestion de l’institution muséale. Des Romains à Ramuz Le tour du propriétaire commence par la cave. L’exposition «Lens au fil du temps, de la préhistoire à l’an 2000», présente une reproduction de l’autel romain de la déesse Cantismerta, divinité celtique associée à la dîme et symbolisant la roue de la fortune. Le nom de la déesse est, d’ailleurs, attesté sur une inscription votive découverte près de la chapelle Saint-Clément. La seconde exposition se consacre au travail des savetiers et dresse le portrait de trois artisans locaux: le cordonnier Lamon, le sellier Praplan ainsi que le bottier Rey, champion suisse de ski au siècle passé. Le rez-de-chaussée est dédié à l’écrivain Charles-Ferdinand Ramuz qui a rédigé à Lens en 1907 son roman intitulé «JeanLuc persécuté». L’espace sert aussi de salle de projection. L’étage du haut abrite la pièce à vivre de la maison (la chambre des parents ainsi que la salle à manger). Signe d’une certaine aisance pour l’époque, on retrouve une chambrette avec un

lit pour enfant. «À l’époque, les gens dormaient sur une couche de paille. Quant à leurs coussins, ils étaient constitués de foin que l’on changeait deux fois par année», raconte Georgie Lamon. La cuisine date de l’époque de la construction de la maison. Au galetas sont exposés des tableaux du peintre Albert Muret, grand ami de Ramuz. En son centre trône un immense canapé qui permet au visiteur de reprendre son souffle tout en lisant une œuvre de Ramuz: une bibliothèque contenant tous les ouvrages rédigés par l’écrivain est à disposition du public. Tourné vers le futur Le musée a été rénové sous la conduite de l'ethnologue Werner Bellwald. Au total, 180 000 francs ont été injectés par la Commune. Le Canton et des organismes actifs dans la préservation du patrimoine ont également soutenu financièrement le projet. Le Musée de Lens rénové sera inauguré les 7 et 8 septembre. Au programme du week-end: des visites guidées ainsi qu’une exposition photographique sur Lens au fil du temps qui se tiendra à la salle bourgeoisiale. Autre rénovation: celle de l’intérieur de la Maison du Chevrier. Propriété de la Commune de Lens, la bâtisse est gérée par l’Association des Amis du patrimoine de Lens. «À terme, elle est amenée à intégrer le Musée de Lens», souligne le président de l’association. Et de s’enthousiasmer: «Ces deux édifices constituent un bel exemple de revalorisation du patrimoine afin de s’inspirer du passé pour éclairer le présent et dessiner l’avenir». Maude Bonvin

TRANCHE D'HISTOIRE(S)

Barbe Joyeuse: seconde vie LENS • Voici cinquante-cinq ans, complètement fêlée, la Barbe Joyeuse sonne faux. Pour 20 000 francs de l’époque, cette cloche mythique connaît une seconde vie grâce à la fonderie Ruetschi d’Aarau. Elle y gagne même du volume. La Barbe Joyeuse passe des 1865 kilos de sa première fonte (1529) à des conséquents 2169 kilos. Ce qui change aussi sa note, descendant du Ré au Do. Le 20 juillet 1958, on bénit cette renaissance. Et on se plonge dans les origines de cette «Barbe Joyeuse» qui n’ont rien de rasoir. La cloche devrait son nom à une certaine Barbe de Platéa qui habite, au XVIe siècle, dans la Tour de Goubing, à Sierre. Son époux, le Seigneur de Granges, se montre casanier. Barbe, elle, passe son temps à martyriser le gibier des environs. Au retour d’une de ces chasses, la dame retrouve son mari dans son lit. Mort. Soudainement, Barbe se sent prise d’une religiosité des plus généreuses. Elle vend l’argenterie du château pour que l’on achète une cloche destinée à l’église de Lens. Elle accompagne cette donation d’une clause: que, tous les dimanches, on sonne durant

le trajet qui l’amène de son autre castel de Diogne à Lens. En gros, une heure de cloche qui s’impose à tout le voisinage… Par la suite, et selon d’autres écrits, Barbe de Platéa aurait été marraine d’une volée d’autres cloches dans la région. La Barbe Joyeuse a aussi été destinée à une tâche des plus préventives. Elle doit prévenir la région des violents orages ou de la grêle qui peut s’abattre sur les récoltes. Une fonction qui dépend du sens météo du marguillier à qui l’on attribue la responsabilité de notre Barbe Joyeuse. Aujourd’hui, de façon spectaculaire, la cloche exécute une figure sonore appelée «le piqué», une sorte de salto mortale que seuls deux carillonneurs expérimentés peuvent exécuter. Il s’agit de faire tourner la Barbe Joyeuse sur 360 degrés, voire de l’immobiliser à la verticale. Comment y arriver? «Il faut surtout ne pas se mélanger les pinceaux», dit un des carillonneurs dans un reportage de la Télévision suisse romande en 1999. D’autres ajouteront, et c’est facile, qu’il faut aussi être complètement sonné. Joël Cerutti


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Sports & Loisirs

Des VTT uniques sur le marché VTT: Depuis trois ans, Andy Wuthrich et Claudia Shade se sont lancés dans l’aventure de Redalp. La société imagine des mountain bikes uniques sur le marché. Des VTT haut de gamme.

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uels que soient les modèles, quels que soient les lieux d’exposition, l’exclamation reste la même: «C’est de la tuerie, ces trucs!» Les «trucs», ce sont les moutain bikes issus de la société Redalp, basée à Montana. Au bord du lac de la Moubra, notre lieu de rendez-vous pour la photo et l’interview, Andy Wuthrich entame une explication passionnée. Haut de gamme Depuis trois ans, lui et Claudia Shade mettent tous les atouts de leur côté pour fournir du haut de gamme à leur clientèle. «Plus vite, plus léger, plus fiable et plus abordable: c’est notre objectif!»,

déclare Andy Wuthrich. Pour cela, il a imaginé un point de pivot nettement plus haut que sur d’autres mountain bikes. Ce qui offre plus d’amortissement sans ralentir la course. Le cadre en alu se révèle rigide, mais, comme le disent les spécialistes, «jamais nerveux». La partie haute, en carbone, promet du durable. Qu’importent vos rudes parcours, un vélo issu de Redalp est appelé à tenir la distance. La réputation de leur société se forge petit à petit. Autant Claudia Shade, directrice commerciale, qu’Andy Wuthrich, insistent sur la dimension humaine de leur entreprise. «Nous connaissons tous nos clients. Ils savent chez qui aller pour leurs réglages», disent-ils.

La station en deux roues La saga de Redalp vous a peut-être donné des fourmis dans les mollets. Il vous tarde de pédaler dans la région? Crans-Montana vous offre dans les 177 kilomètres de parcours balisés. Deux pistes de VTT Downhill (la Rouge du Mt-Lachaux et la Noire de Chetseron) délivrent les sensations fortes attendues par les pros comme les amateurs. Sur http://www.crans-montana. ch/ete/fr/vtt?Excursions_guidees_en_VTT, vous dénicherez tous les renseignements utiles. Avec détails et vidéos, vous saurez où louer vos deux-roues et quelle balade correspond à votre niveau physique. En bonus, vous avez les horaires des remontées mécaniques. JC

Depuis trois ans, Andy Wuthrich et Claudia Shade mettent tous les atouts de leur côté pour fournir du haut de gamme à leur clientèle. Quant au nom «Redalp», Andy et Claudia l’ont choisi en hommage aux couchers de soleil sur Bella-Lui, quand les montagnes et les cieux prennent des teintes flamboyantes. De cette start-up artisanale - dans le sens noble et soigné du terme - ils ne peuvent pas encore en vivre. Andy garde un emploi dans «une grande société américaine à Genève». À un moment, ils ont quand même décidé de franchir le cap. «Cela faisait des années que mes idées

FC Crans-Montana: nouveau départ FOOTBALL • D'origine portugaise mais de nationalité suisse, Parisien puis Valaisan d'adoption, responsable de ventes dans un magasin de sports de la place, David Antonio est le nouveau président du FC CransMontana. L'intéressé a toujours baigné dans les milieux du ballon rond, une passion en l'occurrence familiale. Il évolue également avec les vétérans du club depuis dix ans, tout en assumant la fonction d'entraîneur depuis cinq ans. Qu'est-ce qui vous a incité à succéder à Christian Ott à la tête du FC Crans-Montana? David Antonio: C'était en janvier dernier, à l'occasion de l'assemblée générale annuelle du FC. J'aime le foot, le club et les challenges. Lorsqu'on m'a sollicité dans ce sens, je n'ai pas hésité. Je voulais faire avancer les choses, contribuer au renouveau du club. À propos de renouveau, le FC Crans-Montana en a bien besoin... C'est vrai que la relégation de notre première équipe en 4e ligue, à la fin de la saison passée, ne laissera pas un souvenir impérissable dans

les annales du club. Il m'incombe donc d'enrayer cette spirale des défaites et de reconstruire. Concrètement, comment reconstruire? En travaillant à la base de la pyramide avec une ligne de conduite technique et tactique unifiée au niveau du mouvement juniors, un peu à l'instar du modèle espagnol. Notre nouveau directeur sportif Michel Mendicino œuvrera dans ce sens. Nous «bloquerons» également durant deux ans nos juniors A, de manière à ce qu'ils puissent rejoindre in corpore la première équipe.

et mes esquisses traînaient dans un tiroir. J’ai, en quelque sorte, allégé une moto pour en faire un vélo», résume Andy Wutrich, qui a œuvré comme ingénieur en chef et géré des équipes techniques dans le monde de la moto, justement. «Vers 2011, on s’est dit que c’était le moment ou jamais d’être fous!», enchaîne Claudia. Trois points de vente Andy se souvient avec une très

forte émotion du moment où il a effectué sa première descente sur «son» vélo. «Il est rentré à la maison en hurlant de joie», rigole Claudia. Ce test «en vrai» changeait du cadre en bois qu’il avait conçu pour valider les dimensions du mountain bike. Le couple a démarré avec ses économies, sans le soutien des banques ou des fabriquants de vélos. «On ne cherche pas le côté commercial à tout prix», dit Andy.

Nota bene: www.redalp.com

éQUITATION: Aurelia Loser brille dans le monde de l’équitation. Elle nous ouvre les portes des boxes de ses chevaux.

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David Antonio: «Je veux contribuer au renouveau du club».

D'autres ambitions? Le FC Crans-Montana n'est pas à sa place en 4e ligue. Nous revendiquons un retour à l'échelon supérieur. Si possible dans les meilleurs délais. Mais nous ne ferions pas un drame si cette promotion escomptée ne se concrétisait qu'à moyen terme. Il importe surtout de donner des assises solides et durables au club.

à Crans-Montana? À travers une meilleure information liée aux rencontres qui se disputent au stade de la Moubra et à travers des actions ponctuelles. En 2014, nous envisageons par exemple l'organisation d'un vaste tournoi populaire, ainsi que d'un match de gala. Les deux derniers repas de soutien et la collaboration avec le «Club des Cent» ont permis à nos joueurs de bénéficier d'un équipement sportif à des prix dérisoires. Nous devons intensifier ce genre d'opération. Le potentiel existe. À nous de le développer!

Comment comptez-vous valoriser l'image du football

Propos recueillis par Blaise Craviolini

déroulera les 28 et 29 septembre prochains sur le parking de la télécabine de Crans-Cry d'Er et... par n'importe quel temps. Les amateurs de Willys, CJ5, CJ7, Cherokee, Wrangler et autres modèles de la marque Jeep y trouveront bonheur et sensation au rythme d'un programme varié et intense. Jeeping, concours d'esthétisme

Joël Cerutti

Une volonté de fer ette jolie jeune femme déterminée (il le faut, dans le sport de haut niveau) va bien au teint de ses chevaux. Ou est-ce l’inverse? Son entraîneur, Laurent Fasel, dit d’elle qu’elle est très à l’écoute des chevaux et de son entraîneur, que c’est une élève modèle et appliquée. «Le travail sert son talent. Elle a une ligne et elle s’y tient», ajoute-t-il. Quant à sa mère, qui est également son groom, elle est aussi admirative: «Aurelia est gentille avec les chevaux, elle est toujours calme. Quand elle commet une faute, elle s’en attribue toujours l’échec». Poussons donc la porte du manège de Granges et allons voir ce qui bout dans la marmite d’Aurelia Loser, 18 ans, cavalière au palmarès déjà bien étoffé. Si on la cherche, elle est toujours là. Sept jours sur sept, elle vient monter ses deux chevaux. Travail et balades sont indispensables à leur équilibre. Tous les jours, même pendant les examens

de fin de quatrième année du collège. Il lui reste une année en anglais et italien, une dernière année aux Creusets à Sion avant la Matu. Après, elle ira apprendre auprès de grands cavaliers en Hollande et en Allemagne, pendant un an. Et puis, sage, elle reviendra en Suisse pour suivre des études de médecine vétérinaire. Sans lâcher un pouce de sa détermination de gagner. Virus maternel Le virus, certainement inoculé par sa maman Christine Loser, cavalière elle aussi, l’a prise à 6 ans, sous les auspices du manège de Crans-Montana, où la famille Loser habite encore aujourd’hui. Premier poney à 8 ans, Bebek’s Aaron, suivi de Melina de Cougny, un autre poney, avec lequel Aurelia passe sa licence. Et puis elle grandit, la jeune fille, il lui faut bientôt passer aux chevaux. Son premier cheval, qu’elle héberge à Granges, sous l’aile de Laurent Fasel, s’appelle

Le «Jeep-Heep-Heep» fait toujours recette AUTO • Plus de trois cents véhicules – chiffre en constante augmentation depuis la création de la manifestation en 1997 – en provenance de toute la Suisse, de France, de Belgique, d'Italie, d'Allemagne et même d'Angleterre: le «JeepHeep-Heep» de Crans-Montana suscite toujours passion et intérêt. Son édition 2013 se

De fait, leur production se loue ou se vend uniquement dans trois magasins: à Crans-Montana, Gland ou Sallanches. Ou alors il faut passer directement par eux. Claudia et Andy occupent tous leurs week-ends dans différentes stations pour promouvoir Redalp et soutenir leurs co-factory riders. Dès que leurs vélos sont présentés sur le Web, la fameuse «tuerie » se poursuit! «Un site canadien a parlé de Redalp et ils se sont retrouvés avec trente mille visites. Ce qui constitue un très bon score…» Pour l’instant, Redalp perce sur les marchés suisses et français. L’Allemagne se montre plus protectioniste. La firme possède aussi un ambassadeur de taille, Derek Wedge, le champion du monde en titre du Red Bull Crashed Ice. Dans les perspectives futures, Andy et Claudia aimeraient collaborer avec des écoles de VTT. «Il existe, à Crans, des pistes magnifiques et je tire mon chapeau à ceux qui les entretiennent, commente Andy. Je pense que ce potentiel peut être encore plus développé dans la station.»

et d'agilité, démonstrations en tous genres et animations parallèles rythmeront ces deux jours particulièrement prisés dans le microcosme spécialisé européen. Le site www.jeepheep-heep.ch vous fournira le programme détaillé, ainsi que toutes les informations pratiques pour y participer. CRAB

Akan du Courils CH. «C’est le cheval de ma vie, celui qui m’a fait entrer dans la compétition». Avec Akan, la cavalière entre dans l’équipe de Suisse en 2010. Malheureusement, le merveilleux compagnon meurt en quelques heures d’une colique. Avec lui, elle est devenue championne valaisanne en 2009, en catégorie R. «J’étais étonnée qu’il aille jusque-là». Quelques jours avant la mort d’Akan, elle devient même vice-championne romande, à l’automne 2011. Et puis quand il est mort, Aurelia pense tout envoyer valser. «Mais j’ai tenu une semaine sans cheval», sourit-elle aujourd’hui. Maestro et Quinette Bien lui en a pris, car le cheval suivant, Maestro du Gonge, animal très compliqué mais très expérimenté (il avait déjà sauté 145 cm en concours), est une perle et elle l’adore. Il fait la paire avec une jument, Quinette Theod. «On prend un deuxième cheval pour ménager le premier». Avec Maestro, elle a été sélectionnée pour les championnats d’Europe, mais le sympathique bai s’est blessé, ôtant à Aurelia ses espoirs de briller au niveau européen… en junior. Mais ni elle ni Maestro n’ont dit leur dernier mot. Ils ont tous les deux la rage au cœur, et savent tous deux que leur carrière ne fait que commencer. Sonia Bellemare

Aurelia Loser en toute simplicité sur le dos de Maestro du Gonge, sous l’œil un brin jaloux de Quinette Theod. Ce trio fait trembler ses concurrents.

Nota bene: Plus d’info en visitant www.aurelialoser.ch


Sports & Loisirs

Numéro 53 • Août 2013 •

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Pour le plus grand plaisir des yeux et du jeu GOLF: Des améliorations ont été apportées au parcours Severiano Ballesteros. Joueurs et spectateurs apprécieront ces changements qui touchent essentiellement les trous 10, 12, 13 et 17.

L

es abondantes précipitations de cet hiver n’ont en rien altéré ni fragilisé le parcours Severiano Ballesteros. Au contraire, la masse de neige a servi de protection aux greens et aux fairways. «Je ne reçois que des compliments sur la qualité de notre tracé. Nous avons vécu une bonne sortie d’hiver et nous avons retrouvé les lieux en très bon état», relève Eric Besse, nouveau directeur du Golf Club Crans-sur-Sierre. Par la suite, la météo n’a plus vraiment été une alliée. «Nous avons ouvert le premier week-end de mai. Cependant, nous avons dû annuler toutes les compétitions de la première quinzaine de mai. Le chiffre d’affaires de cette période a été exécrable.» Tout est rentré dans l’ordre dès le mois de juin. Grâce à l’OEM La fréquentation a été dopée non seulement par l’impatience des joueurs après

un printemps humide, mais également par l’intérêt que suscitent les nouveaux travaux effectués sur les trous numéros 10, 12, 13 et 17. Ils ont débuté en automne, viennent de se terminer et ont coûté 3 millions de francs. «Nous avons de la chance d’avoir une manifestation telle que l’Omega European Masters. Elle nous permet de financer les projets. Sans elle, le club n’aurait pas pu entreprendre tout cela», poursuit Eric Besse. Contrairement à un terrain de football ou à un court de tennis, un parcours de golf doit constamment être amélioré afin de rester à la page et de ce fait compétitif. Les modifications apportées au cœur même du site sont cette fois-ci visuellement très impressionnantes. Une nouvelle arène pouvant contenir plus de deux mille personnes a été créée. Des lacs et des cascades ont vu le

Une dotation de 2,2 millions d’euros En 2013, l’Omega European Masters se déroulera du 5 au 8 septembre. En accord avec le bureau d’architecture Severiano Ballesteros, concepteur du tracé de Crans-Montana, et la PGA, le parcours a été embelli et modifié (voir ci-contre). Afin de rester attractif les organisateurs valaisans, qui ne travaillent plus avec la société IMG, ont également décidé d’augmenter la dotation du tournoi qui atteindra 2,2 millions d’euros. En ce qui concerne la participation, les anciens vainqueurs Thomas Björn, Richie Ramsay et Brett Rumford avaient déjà (à mi-juillet) annoncé leur présence. Matteo Manassero, Thongchai Jaidee, Paul Lawrie, Branden Grace, Edoardo Molinari ou encore Darren Clarke seront également de la partie à Crans-Montana, du 5 au 8 septembre. C.-A. Z.

«Je ne reçois que des compliments sur la qualité de notre tracé», relève Eric Besse, nouveau directeur du Golf Club Crans-sur-Sierre, photographié ici devant la nouvelle tribune en gazon. jour et donnent au lieu un tout nouveau visage. L’effet est tout simplement bluffant. Retour au plaisir du jeu Le Golf Club Crans-sur-Sierre a également entrepris d’autres travaux, afin de rendre son tracé plus intéressant pour les professionnels et plus facile pour les joueurs amateurs.

«Le leitmotiv actuel est de prendre du plaisir en jouant. Nous sommes donc revenus en arrière par rapport à il y a quelques années. Pour satisfaire notre clientèle, nous avons par exemple modifié les départs des dames et des amateurs. Le fait d’avoir rendu les dix-huit trous plus faciles améliore également la fluidité

du jeu. C’est un vrai avantage de pouvoir boucler un parcours en quatre heures ou quatre heures et demie au lieu de six heures», souligne le directeur. Sur le Haut-Plateau, les travaux ne sont pas terminés. Une deuxième phase va débuter dès cet automne et touchera les neuf premiers trous – les plus anciens – qui sont encore

à l’état naturel. Une rénovation de cette partie du Severiano Ballesteros, surtout en ce qui concerne le drainage, devrait permettre d’ouvrir le parcours beaucoup plus rapidement dans la saison. Le coût de ces travaux a été estimé à 3 millions de francs. Claude-Alain Zufferey

Le garçon qui voulait un skatepark dans son village MONTANA-VILLAGE: Aurélien Cordonier est en 6e primaire. Son rêve: avoir un skatepark dans son village. Alors il a écrit à sa Commune, Montana, pour en avoir un. Une jolie lettre, accompagnée d’une photo prise sur internet. Comme une lettre au Père Noël.

U

n skatepark, il y en avait bien un pour la station à Crans-Montana: l’été, il prenait ses quartiers sur le parking des remontées mécaniques à Cry d’Err. Mais cette année, il ne pouvait pas emménager là, notamment à cause de la compétition équestre organisée au mois d’août. Il ne pouvait pas non

plus s’installer comme l’été dernier sur la patinoire d’Ycoor, prévue pour d’autres activités. Ainsi: à ma gauche, un garçon qui voulait un skatepark; à ma droite, un skatepark qui cherchait un emplacement. Celle qui les a réunis s’appelle Florence Salamin De Ieso, déléguée à la Jeunesse de son état. Elle s’est donc

arrangée avec Crans-Montana Exploitation (CME), propriétaire du parc, pour qu’il aille passer l’été à Montana-Village. Les jeunes peuvent donc en profiter depuis le 26 juin. Florence Salamin De Ieso leur a demandé d’établir un règlement. Celui-ci précise par exemple que le casque est obligatoire, qu’à 22 heures

CONCOURS Participez au concours de Sixième Dimension et vous pourrez gagner l'ouvrage "Les bisses du Valais", éditions Monographic. Remplissez la grille, découvrez le mot caché, inscrivez-le sur une carte postale à envoyer avec vos coordonnées à Sixième Dimension , Route du Village 17, 1977 Icogne, jusqu’au 13 septembre 2013. La gagnante du tirage Nº 52 est M. Pierre Zutter à Oberwangen. Toutes nos félicitations!

Grille Nº53

on arrête tout et que les enfants de moins de 8 ans doivent être accompagnés. La bande d’enfants signataires de la lettre à la Commune a organisé une inauguration à la mi-juillet pour les parents. Ils se sont occupés de tout: de la rédaction et la distribution des papillons d’invitation à la démonstration de prouesses

à roulettes. Quand on est en 4e, 5e et 6e primaire, ce n’est pas rien. Le tout sous la supervision de la déléguée à la Jeunesse. Sur place, derrière le centre scolaire, sur le terrain de basket, on peut s’entraîner sur deux rampes, un module et une barre. Le skatepark ne sera démonté qu’à la rentrée scolaire. Ce

sera le moment de faire un bilan et, pour la Commune de Montana, d’envisager d’en acquérir un pour sa population. Car le destin du parc hébergé cet été à Montana-Village est de remonter en station, où les touristes peuvent aussi en bénéficier. Sonia Bellemare

Solution grille Nº 52 Juin 2013 réponse: FILLES par Paulette Berguerand

Horizontalement: A. Prénom sans pépins; B. Alternative – Aliboron – Pour manger à l’anglaise; C. Mariés – A moi – Existence; D. Voltage – Village sierrois; E. Tout pareil – Elle fait grimper le pois; F. Pote – Tronçonne; G. Possessif – Poussif; H. Compris – Etoffe de laine; I. Autre textile – Vieux paraphe; J. Palmipède – A l’avant du canard – Sport qui habille; K. Note – Essieu – Sélectionnée; L. Quittance – Paroi. Verticalement: 1. Le suisse est multifonctions – Donjon; 2. Ses quartiers nous éclairent – Elle peut être nuptiale; 3. Titre; 4. Multitude – Bout de peau; 5. Indique la matière – Personnel – Eclairages; 6. Il commanda le Nautilus – Solution – Ancien navire; 7. Jalouse; 8. Pronom – Revenu – Fin de missel; 9. Lettre grecque – Négation – Multiplia; 10. Essors – Indescriptible; 11. Sorte de bleu – Griffes; 12. Théories.

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Sixième Dimension Crans-Montana - N. 53 - Août 2013  

Edition du 6 août 2013 du bimestriel de Crans-Montana