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UFR Sciences, Espaces, Sociétés (SES) Département Sciences de l'éducation et de la formation LICENCE SCIENCES DE L'EDUCATION ET DE LA FORMATION

UE 19 A / ED0019X_SED

Accompagnement du projet de stage et d’insertion professionnelle

Observation d'un Conseiller en Insertion Professionnelle au sein d' un Institut Médico Professionnel

• Etudiant: Yann AMIL N° ETUDIANT : 0210020604861

• Enseignante: Sabrina LABBE


Sommaire

• Introduction

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1- L’ insertion et le métier de conseiller en insertion sociale et professionnelle

2à3

2- Méthodologie

4à7

2-1 L’ Institut Médico Professionnel Lamarck 2-2 L’outil de recueil 2-3 Le déroulement du recueil

3- Analyse des données

8à9

• Conclusion

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• Bibliographie

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• Annexes

12-24


Introduction

Ma présence en licence en Sciences de l'Education s'inscrit dans une période charnière de ma carrière professionnelle. Elle fait suite à l'exercice du métier de moniteur éducateur pendant près de dix ans avec de nombreuses expériences auprès de publics très différents tels que des adultes handicapés mentaux, des enfants en foyer d'urgence ou encore des toxicomanes au sein d’une association de lutte contre le VIH. Une première phase de ma reprise d'études a donné lieu à l'apprentissage de compétences techniques dans le domaine de l'audiovisuel. A l'heure actuelle je souhaite compléter ma formation et mettre à profit mon expérience et mes compétences avec un poste de cadre dans le champ du social et de l'insertion de jeunes. Le travail de réflexion présenté dans ce document est à la fois essentiel et indispensable pour m'assurer de choisir une formation et un métier futur qui me conviennent tout en évitant la prise de risque que ce même métier ne répond pas à mes attentes. Les différents points abordés dans ce document proviennent d'une réflexion sur le projet professionnel que je vise et la stratégie qui peut être mise en place pour l'atteindre. La démarche proposée pour mener cette réflexion débute avec les résultats d'un travail de recherche documentaire partant du champ du social, de l'insertion jusqu'à la présentation du métier de conseiller d'insertion professionnelle. A partir des informations obtenues, de mon parcours professionnel dans le domaine du handicap et mon intérêt pour les questions d'actualité, j'ai été amené à me poser cette question: est-il possible, pour le conseiller d'insertion professionnelle, d'offrir aux jeunes de l'IMPro un large champ d'application en tenant compte des recommandations d'orientations professionnelles et des désirs des jeunes accueillis ? Des éléments de réponse ont été obtenus grâce à un outil de recueil de données basé sur un questionnaire adressé à une spécialiste de l'insertion. J'ai côtoyé cette dernière sur son lieu de travail durant un remplacement professionnel de 11 semaines effectué dans un Institut Médico-Professionnel (IMPro).

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1- L'insertion et le métier de conseiller d'insertion sociale et professionnelle Mon choix de projet professionnel se porte vers le secteur socio-éducatif, domaine dans lequel s’inscrivent tous les métiers relevant de l’éducatif sous son aspect social. Les pratiques professionnelles relevant de ce secteur peuvent être issues de celles du social avec une prédominance plus ou moins importante de l'éducatif. Le travailleur socio-éducatif peut ainsi être amené à travailler dans des projets individuels ou collectifs de développement, d’animation et d’insertion. Les pratiques peuvent aussi porter sur la formation, l’éducation populaire et l’éducation non formelle. Elle peut aussi appartenir au domaine des ressources humaines. Quelques exemples de métiers pratiqués dans le champ socio-éducatif sont les suivants: conseillers en insertion sociale et professionnelle (CISP), conseiller d’orientation-psychologique (COP), assistant de service social, technicien de l’intervention sociale et familiale (TISF), conseiller professionnel. Pour tous ces métiers différentes formations peuvent être envisagées avec un niveau d'études allant de la licence au master. Les formations existantes offrent des spécialisations et des degrés différents d'ouvertures selon l'application. Une liste non exhaustive des masters proposés dans ce domaine sont: → Master éducation, formation, intervention sociale spécialité ingénierie des dispositifs d'insertion sur les territoires solidaires (Paris 13) ; → Master sociologie spécialité intervention sociale, conflits et développement (Strasbourg); → Master pro psychologie spécialité psychologie de l'orientation et de l'insertion (Aix-En-Provence) ; → Master pro psychologie spécialité psychologie sociale et de l'insertion professionnelle (Reims) → Master développement local, acteurs sociaux et dynamiques spatiales (Paris 1) ; → Master politiques sociales, territoires et stratégies de direction (Paris 13) ; → Master politiques de la ville (Paris 8). Le professionnel du secteur socio-éducatif doit maîtriser les mesures, plans et programmes concernant l'aide à la formation, à l’emploi et au soutien de personnes en difficulté. Il doit faire de la veille quant aux mesures proposées et aux aides suivant des critères de sélection précis pour répondre aux besoins du public avec efficacité. Il exerce dans des organismes à caractère public ou privé qui agissent avec un objectif de qualification et/ou d'insertion ou dans des entreprises, tous secteurs confondus. Il assure aussi un travail administratif: saisie de dossiers, formulation écrite de demandes d’aides ou de formation… Le travailleur social à finalité éducative requiert une grande part d'autonomie et un travail de responsabilité, en cohérence avec les objectifs fixés par les structures. Il peut aussi agir au sein d’une équipe et entretient des relations avec l’environnement socioéconomique et institutionnel.

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Le Conseiller en Insertion Sociale et Professionnelle (CISP) doit se tenir informé continuellement des mesures, plans et programmes d’aide à la formation, à l’emploi et au soutien des jeunes en difficulté. Il contribue à la professionnalisation, à l’insertion, au maintien et à l’évolution dans l’emploi des publics dont il a la charge. Son activité s'adresse à un public entre 16 et 25 ans avec lequel il aborde des sujets sur l'emploi, la santé, le logement, des problèmes familiaux,... Pour accomplir pleinement son action il est en contact permanent avec les associations, les services sociaux, Pôle Emploi, les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), les centres de formation et les Centres d’Animation et de Ressources d’Information sur la Formation (CARIF). C'est au cours d'une première entrevue avec le jeune que le CISP dresse un bilan complet (niveau de formation, expérience professionnelle, centres d'intérêt, revenus, accès aux soins...) avec un plan d'actions personnalisé à accomplir. Un suivi individuel ou global est mis en place pour constater de l'évolution du projet d'un jeune et rendre des comptes en tant que référent. En complément de cette approche, des réunions informatives et des ateliers collectifs (par exemple sur les techniques de recherche d'emploi ou la rédaction d'un CV) sont organisés. En parallèle et tout au long de sa carrière il intervient auprès des entreprises (recherche d'offres d'emploi, de stages) pour cibler les recruteurs et faciliter l'insertion des jeunes en créant son propre réseau. Pour aider à résoudre les problèmes qui lui sont exposés, il doit avoir avant toute chose une grande capacité d’écoute. Il suit leur situation pendant toute la durée du parcours d’insertion, qu’il s’agisse d’un projet professionnel, d’une formation, d’une aide spécifique, de la préparation d’un entretien d’embauche, de la rédaction d’un CV ou d’une lettre de motivation. Il doit savoir s'adapter à différentes situations, être réactif, dynamique et transmettre ce dynamisme. Pour autant, et comme de nombreux métiers dans le social, le CISP ne doit pas être affecté personnellement par certaines situations très difficiles de certains jeunes et il doit aussi accepter que toutes les réinsertions n'aboutissent pas. La structure où le CISP agit est la Mission locale ou la Permanence d'Accueil d'Information et d'Orientation (PAIO). D’après des chiffres du Conseil National des Missions Locales (2009), environ 11000 personnes dont les ¾ sont conseillers d'insertion, travaillent dans ces structures. Plus de 500 centres sont répartis sur le plan national par zones communales ou intercommunales de 100 000 habitants. Chaque mission locale est composée de 71% de salariés à temps plein sous la responsabilité d'un directeur. Les horaires de travail sont fixes et les déplacements sont rares et locaux. Le salaire brut d'un CISP est de 1600 à 1700 euros bruts en début de carrière. Les emplois dans les Missions Locales sont en légère hausse ces dernières années mais ce constat est contrebalancé par une certaine précarité du métier en général (Fiche métier CR Bourgogne, 2011). Le code ROME associé au métier de Conseiller Emploi en Insertion Professionnelle est K1801 (annexe 3). Une dizaine d’années d’expérience seront nécessaires au CISP pour évoluer vers un poste de chargé de projet (insertion, logement, santé, citoyenneté...). Il occupera alors la majorité de son temps au montage de projets en relation avec des partenaires locaux. Il peut aussi espérer devenir chef de secteur pour diriger une antenne de la Mission Locale (encadrement d'une équipe). Le CISP peut enfin évoluer vers les métiers de Pôle Emploi, la gestion de structures associatives, la formation...

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2- Méthodologie 2-1 L’Institut Médico-Professionnel Lamarck L’IMpro Lamarck est géré par l’association APAJH. Elle est présente au niveau national et regroupe 600 établissements dans le secteur médico-social. Les Instituts Médico-Pofessionnels sont régis par l'annexe XXIV au décret n°89-798 du 27 octobre 1989 et la circulaire n°89-17 du 30 octobre 1989. Leur financement est désormais devenu majoritairement public après l'agrément des ARS (Agences Régionales de Santé). L’Institut Médico-Professionnel Lamarck acueille des adolescents déficients intellectuels légers et moyens avec ou sans troubles associés, âgés de 13 à 20 ans. Cet institut a pour objectif d’apporter aux jeunes des connaissances professionnelles au moyen d’ateliers professionnels: espaces verts, entretien des surfaces et locaux, mécanique, hôtellerie et restauration. Autour de ces ateliers sont organisés des temps de scolarité et de socialisation. Un projet individuel et professionnel est réalisé à l’entrée du jeune au sein . de l’établissement. Des mises en situation de stage en entreprise ou auprès de professionnels en établissement spécialisé sont proposés au jeune. Il sera évalué tout au long de son parcours en IMpro dans le cadre des ateliers profesionnels et des stages. L’IMpro est financé par un forfait « prix de journée » s’élevant à 107,29 €. Il est fixé par arrêté préfectoral, opposable aux ayants droits de la sécurité Sociale. .

L’IMpro LAMARCK fonctionne avec de multiples professionnels issus de secteurs différents et d‘intervenants extérieurs à l’ institut.

► Une équipe pluridisciplinaire intervient quotidiennement au sein de l’IMpro L’IMpro LAMARCK fonctionne exclusivement en semi-internat et comprend 3 unités pré-professionnelles: hôtellerie, mécanique, blanchisserie et espaces verts. A partir des différentes activités, des spécialistes proposent aux adolescents un moyen de socialisation et d’épanouissement afin de les préparer à une vie professionnelle en milieu protégé ou ordinaire. Au sein de chaque secteur des éducateurs techniques spécialisés, des éducateurs spécialisés, des moniteurs-éducateurs et des accompagnateurs d’insertion interviennent auprès des adolescents. Si l’apprentissage est nécessaire, il ne peut se réduire à la seule option technique, c’est pourquoi l’IMpro propose également une approche pédagogique centrée sur le sujet en essayant de relier les techniques proposées à un projet personnalisé. Ce dernier prend en compte les différents aspects du développement de l’adolescent. Les enseignements spécialisés dépendent directement de l’Education Nationale.

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Les unités pré-professionnelles et les temps scolaires sont animés par un Chef de Service Educatif, cadre hiérarchique, responsable du fonctionnement, garant des projets individualisés et de leur mise en oeuvre. Suivant les indications médicales ou selon les besoins repérés par l’équipe pluridisciplinaire, les adolescents peuvent bénéficier soit d’une rééducation, soit d’un accompagnement psychologique interne ou en profitant de réseaux extérieurs : kinésithérapie, orthophonie, entretiens psychothérapeutiques, surveillance médicale et soins infirmiers. Enfin l’établissement comporte un service administratif et généraux avec un secrétariat et un service comptable qui sont les lieux privilégiés entre l’établissement et ses différents partenaires par sa qualité de l’accueil, de la permanence téléphonique, des écrits et courriers transmis, en particulier aux familles et aux usagers et des codes de procédures associatifs. La prestation restauration est réalisé par l’institut, de l’achat des denrées alimentaires jusqu’à l’élaboration des repas. ► Les intervenants extérieurs à l’IMpro: La vie sociale de l’adolescent ne s’arrête pas aux portes de l’établissement. Les différents professionnels s’attachent à proposer des activités diversifiées avec des intervenants extérieurs (centres sociaux, médiathèques, associations de préventions...). En vue d’une intégration professionnelle, certains jeunes ont la possibilité de réaliser des stages en entreprise ou dans les collectivités de la région toulousaine. L’IMpro est en étroite relation avec les centres de formations professionnels (CFA et CFAS). Pour certains jeunes présentant des troubles du comportement sévères, un accueil leur est réservé en Hôpital de Jour.

2-2 L’outil de recueil: La question suivante est soulevée face aux possibilités d’insertion des jeunes handicapés: est-il possible, pour le conseiller d'insertion professionnelle, d'offrir aux jeunes de l'IMPro un large champ d'application en tenant compte des recommandations d'orientations professionnelles et des désirs des jeunes accueillis ? . Pour répondre à cette problématique et en tenant compte du contexte d’observation servant à répondre à cette question, j’ai décidé de mettre en place un questionnaire comme outil de recueil. Le stage est en effet un terrain d’observation intéressant et les premiers jours de mon implication professionnelle ont permis de fixer plus précisément les questions qui seront présentées dans la troisième partie de ce document.

2-3 Le déroulement du recueil: .

Le déroulement retenu pour exposer le questionnaire est un entretien semi directif. Ce mode de présentation des questions a été retenu dans le cadre de ce stage car mon expérience du milieu du social et mon aptitude à réagir rapidement m’ont permis d’approfondir plus précisément certains points qui me paraissaient intéressants. Pour faciliter le déroulement du questionnaire j’ai utilisé un dictaphone qui m’a permis de retranscrire fidèlement les propos de la conseillère d’insertion. 5


- Pouvez-vous vous présenter? Je m’appelle Odile, j’ai 46 ans et je suis employée par l’ IMpro LAMARCK depuis 22 ans en tant que chargée d’insertion en qualité d’éducatrice spécialisée. - Pouvez-vous préciser les termes «en qualité d’éducatrice spécialisée» ? Le métier de chargé d’insertion professionnelle n’existe pas dans les conventions collectives des établissements à caractère sanitaire et social (cc 51 et cc 66). A ce jour seulement quelques associations (voir annexe 9) proposent des améliorations afin d’inscrire le métier de chargé d’insertion professionnelle dans les conventions collectives. J’ai obtenu mon diplôme d’éducatrice spécialisée par la validation des acquis de l’expérience en 2006. Avant j’exerçais la profession de monitrice-éducatrice depuis 2000. En 2008 grâce au congés individuels de formation, j’ai été admise à la formation de chargé d’insertion professionnelle à l’AFPA de la région Midi-Pyrénées. Voilà, ça explique le fait que je sois embauchés en qualité d’éducatrice spécialisée mais j’occupe aussi le poste de chargé d’insertion professionnelle au sein de la structure. - Cette double casquette ne pose-t-elle pas problème sur le terrain? En effet, l’IMpro LAMARCK n’a pas de pôle d’insertion. Je suis directement rattachée au pôle éducatif bien que dans l’organigramme de la structure le métier de chargé d’insertion n’existe pas. J’occupe un poste fantôme ! Par contre la direction tient à ce que mon activité soit celle d’une chargée d’insertion. J’ai en ma possession un bureau qui fait parti de l’étage de la direction et non pas du pôle éducatif. Pour certains collègues avec qui j’ai travaillé en tant qu’éducatrice il leur a été un peu difficile au début d’accepter que je n’occupe plus ce poste. L’adaptation a aussi été un peu délicate pour certains résidents au moment de la transition. - Pouvez vous me décrire vos activités en tant que chargé d’insertion ? Je suis la personne qui va accompagner le jeune handicapé dans son futur parcours professionnel et servir de lien avec l'entreprise. Mon premier travail est, avec l’aide des autres travailleurs, d’analyser la demande et diagnostiquer les besoins des jeunes acceuillis. Ensuite nous devons veuiller particulièrement à évaluer l’écart entre la demande du jeune, de la famille de l’institution et proposer une démarche en adéquation avec les envies et les possbilitiés des différents acteurs du projet. Je dois mettre en place des actions pertinentes, elles peuvent être individuelles ou collectives, pour faciliter l'insertion. J’organise des ateliers pré-profesionnels avec par exemple l’aide à la recherche d’un stage ou des simulations d’entretien. Lorsque les jeunes ont signé un engagement, que ce soit un stage ou un contrat, je suis la relation entre la structure ou l’entreprise d’accueil et le jeune. Cela passe par des visites plus ou moins régulières sur le lieu de formation.

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Chacune des deux parties doit s’engager l’une envers l’autre et respecter un contrat et un engagement moral. Parfois je joue le rôle de médiatrice pour désamorcer rapidement un conflit, dans d’autres cas la situation peut devenir complexe et la tentative d’insertion n’aboutit pas. Quelle que soit l’issue du projet d’un jeune, il fait l’objet d’un rapport que je suis en charge de rédiger. - Votre statut s’inscrit-il bien dans la strucuture qu’est l’IMpro? La mission qui m’est confiée est d'une grande complexité, puisqu'il faut à la fois être en lien avec les éducateurs techniques spécialisés, pour choisir le bon moment d'un stage ou d'un emploi, et avec les entreprises ou les centres de formation pour informer, rassurer, tout en suivant les jeunes. Nous devons aussi nous entretenir avec le médecin du travail, les tutelles et les familles. Il me semble très important de connaître le handicap, pour apprécier les aptitudes des futurs travailleurs, et le monde de l'entreprise, pour savoir répondre à ses attentes. - Quels sont les problèmes que vous rencontrez sur le terrain ? Les entreprises privilégient surtout la polyvalence et l'autonomie. Les jeunes que l’on acceuillait il y a 15 ans étaient jugés apte pour entrer en Centre d’ Aide par le Travail, ce qui doit aujourd’hui être nommé ESAT pour Etablissement et Service d'Aide par le Travail. Ces structures de travail adapté deviennent de plus en plus compétitives et accueillent dorénavant des jeunes présentant une réelle autonomie. Il en va de même avec les critères de sélection des CFA et des CFAS. Ces centres de formation sélectionnent les jeunes les plus autonomes. Nous nous retrouvons donc chaque année face à des situations critiques et nous accueillons des jeunes en foyer de vie alors que ceux ci 15 ans plus tôt relevaient d’entreprises ordinaire. Il y a aussi le rapport avec les parents, lesquels se trouvent inquiétés de voir leur enfant quitter le milieu protégé quand celui-ci est considéré présenter les qualités necessaire à travailler dans un milieu ordinaire. De plus dans le cadre de la formation professionnelle, les jeunes acceuillis en IMpro ont depuis longtemps été amenés à utiliser des machines qualifiées de « dangereuses » (voir annexe 8). Mais l’utilisation de ces machines est désormais interdite par la loi française pour les jeunes de moins de 18 ans. Cette réglementation, bien que sans doute nécessaire, constitue un frein à l’embauche des personnes handicapées et favorise l’emploi de ces personnes en milieu ordinaire. Nous faisons face à un problème de manque de compétences chez le jeune handicapé d’aujourd’hui. Comment tenter d’insérer un jeune lorsque celui-ci manque de compétences et que nous ne pouvons pas y répondre convenablement? Enfin comme je l’ai évoqué, le chargé d'insertion n'a pas de reconnaissance officielle dans les conventions collectives. Il existe une grande disparité dans les rémunérations et les statuts. Le profil d'éducateur spécialisé reste le plus courant, avec sa double dimension professionnelle et éducative. Mais même lorsque le chargé d'insertion a un diplôme de chargé de projets d'insertion professionnelle des travailleurs handicapés, et une formation certifiée de niveau II, il accède rarement à ce niveau.

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3- Interprétation des données Le travail de recherche bibliographique m’a permis de recenser les activités associées au secteur de l’insertion et du social. Je n’ai pas appris beaucoup de cette étape car ma formation de moniteur éducateur et surtout mon expérience professionnelle dans de nombreuses structures pendant près de 10 ans avaient déjà contribué à bien me rendre compte du métier de travailleur social. C’est en confrontant plus précisément mes centres d’intérêts actuels, mes compétences et mes envies que j’ai pu cibler des métiers pour lesquels je ne connaissais pas la dénomination exacte. Le métier de Conseiller d’Insertion Sociale Professionnelle est celui qui me correspond sans doute le plus à l’heure actuelle. Je me retrouve très bien dans les quatre missions qui lui sont confiées (Froissard, 2004): accueillir des personnes en difficulté d’insertion et analyser la demande pour favoriser la démarche d’accompagnement, accompagner les personnes dans leur parcours d’insertion sociale et professionnelle, mettre en œuvre des relations avec les employeurs en matière d’insertion, participer au montage et à la conduite de projets dans le champ de l’insertion. J'ai réalisé que recevoir une personne dans un contexte de vie défavorable, lui apporter des outils et mon aide nécessaires à son insertion lui sont véritablement profitables et c’est ce qui me motive. Mon intérêt se porte particulièrement sur le fait de mener une démarche de projet individualisé, ciblé et organisé. Le fait d’être un acteur direct de l’insertion d’un jeune est stimulant, en particulier la responsablité portée par le CISP de préparer un projet pour jalonner les étapes de cette insertion. Tout le travail relationnel avec les différents acteurs économiques et sociaux me correspond bien car j’ai cette envie de ne pas rester enfermé dans le giron des seuls acteurs sociaux mais de prendre contact avec d’autre personnes. Les différents témoignages d’un rapport financé par le conseil regional de Bourgogne (2011) m’ont confirmé cette ouverture du métier. Je sais également que je pourrai mettre à profit mes compétences dans le domaine de l’audiovisuel et des TIC (Techniques Interactives et Communicantes) car ce sont des outils profitables dans le cadre d’un projet d’insertion et par expérience j’ai pu constater que les jeunes portent un grand intérêt pour ces outils. Les diplômes requis pour être CISP partent du niveau licence et vont jusqu’au niveau master. Mon ambition personnelle et l’aspiration à devenir chargé d’études ou gérer un centre d’une Mission Locale me motivent à tenter un master qui accélèrera mon éventuelle accession à un poste de direction. Je sais toutefois qu’en cas d’échec ou d’impossibilité à réaliser le master je pourrai postuler à une offre de CISP avec une licence. Concernant les difficultés liées au métier, le risque d’être touché émotivement par les parcours des jeunes est souvent mentionné. Avec mon expérience dans le secteur du social j'ai appris à prendre le recul nécessaire pour ne pas être affecté personnellement par des situations difficiles et des parcours de vie chaotique.

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De manière plus spécifique je me suis intéressé aux possibilités offertes aux jeunes travailleurs handicapés car c'est un public avec lequel j'ai beaucoup travaillé et pour lequel je porte un fort intérêt. Je me suis questionné sur l'étendue des possibilités d'insertion offertes aux jeunes travailleurs handicapés, un sujet qui a déjà fait l’objet d’études (Gayraud, 2008). Les données collectées m'ont permis d'avancer sur ma réflexion initiale avec le point de vue d'une travailleuse sur le terrain. De l'entretien obtenu avec cette personne, j'ai pu a priori mettre en évidence une contradiction entre les directives et les possibilités sur le milieu de travail, un constat également mentionné dans les travaux d’Angotti et al. en 2007. En effet il se trouve que la tendance actuelle des directives politiques est d'obtenir une insertion maximum des travailleurs handicapés dans le milieu ordinaire. A la lueur des réponses de l'entretien, cette démarche semble trouver sa limite pour un certain nombre de handicaps. En effet, pour des raisons de sécurité, les activités proposées dans les centres de formation pour les handicapés sont de plus en plus limitées pour des raisons de capacités physiques et/ou intellectuelles. L'effet immédiat est la sous-qualification des jeunes travailleurs handicapés sur un marché de l'emploi de plus en plus concurrentiel (Lachaud, 2009). D’un autre côté un nombre accru de classifications et de normes dans le milieu professionnel font devenir handicapées des personnes qui n’étaient pas considérées commes telles auparavant (Gaspard, 2009). Ces constats ne remettent pas en cause le rôle du CISP ni sa légitimité mais il est essentiel que j’ai à ma connaissance les obstacles du métier dans sa réalité quotidienne.

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• Conclusion La recherche bibliographique, les chiffres-clés constatés dans des rapports et les tendances actuelles sur les métiers de l'insertion m'ont conforté sur mon projet professionnel. J'ai en effet pu confirmer au cours de cette étude mon envie d'aider les autres et de le faire par un moyen aussi intéressant que le rôle joué par le conseiller d’insertion sociale et professionnelle. Mon passage au sein de l’IMpro et le recueil de données ont été très enrichissants pour répondre à des questionnements personnels sur le métier de CISP. Cet éclairage m’est profitable pour mieux connaître aujourd’hui les contours du métier envisagé et ne fait que confirmer ma motivation à vouloir le pratiquer.

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• Bibliographie Angotti, M., & Alberola, E. (2007). Entreprises ordinaires, entreprises solidaires ? L'implication des entreprises dans l'insertion des publics éloignés de l'emploi. Récupéré le 22 décembre 2011 du site du Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie: http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C234.pdf Brun, G, & Crocco, M. (2009). Insertion, formation, emploi - Analyse critique des outils conceptuels des professionnels. Récupéré le 18 décembre 2011 du site du Centre d’ Études et de Recherches sur les Qualifications : http://www.cereq.fr/index.php/content/download/703/11156/file/relief32.pdf Castra, D. (2003). L'insertion professionnelle des publics précaires. Paris: PRESSE UNIVERSITAIRE DE FRANCE. Conseil National des Missions Locales (France). (2009). Chiffres d’activité 2009. Récupéré le 18 décembre 2011 du site du Conseil National des Missions Locales : http://www.cnml.gouv.fr/IMG/pdf_Chiffres_2009_Activite_ML.pdf Conseil Régional de Bougogne (France). (2011). Fiche métier de Conseiller Emploi Formation et Insertion. Récupéré le 18 décembre 2011 du site de la Mission d‘ Information Professionnelle de la Bresse Louhannaise: http://www.miplouhans.asso.fr/parties/metier/sous_parties/FM/Conseiller%20Emploi/Conseiller%20Emploi%20Formation%20Insertion.p df Froissard, M. (2004). Conseiller(ère) en Insertion Professionnelle - Référentiel Emploi, Activités et Compétences. Récupéré le 17 décembre 2011 du site de l’ Association Nationale pour la Formation Frofessionnelle des Adultes Ministère chargé de l'emploi: http://www.banque.di.afpa.fr/Commun/GetFile.aspx?i=%7B125F044B-CB8D-4084-93C7-6F8A17D4DEE4%7D Gayraud, L., & Labruyère, C. (2008). Nouvelles activités liées à la politique d’intégration des personnes handicapées en milieu de vie ordinaire. Récupéré le 18 décembre 2011 du site du Centre d’ Études et de Recherches sur les Qualifications : http://www.cereq.fr/index.php/content/download/548/7943/file/netdoc45.pdf

Lachaud, Y. (2009). Favoriser l’insertion professionnelle des jeunes handicapés. Récupéré le 23 décembre 2011

du

site

de

Agence

Nationale

pour

l'amélioration

des

Conditions

de

Travail:

http://digitalcommons.ilr.cornell.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1484&context=gladnetcollect

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     

Chargé / Chargée d'emploi en entreprise de travail temporaire

Conseiller / Conseillère à l'emploi

Conseiller / Conseillère de pôle emploi

Conseiller / Conseillère des métiers

Conseiller / Conseillère emploi formation

Conseiller / Conseillère en insertion professionnelle

Coordonnateur / Coordonnatrice emploi formation

Consultant / Consultante emploi formation

Conseiller/consultant / Conseillère/consultante en création d'entreprise

Conseiller référent / Conseillère référente emploi

Conseiller professionnel / Conseillère professionnelle

Conseiller chargé / Conseillère chargée de projet emploi

Pôle emploi - Direction Générale - Direction Service Clients © Copyright 2011 Pôle Emploi. Reproduction et diffusion interdites sans l'accord de Pôle emploi

Fiche ROME K1801 Octobre 2011

 : Eléments non sélectionnables pour renseigner une offre ou un dossier demandeur

L'activité varie selon la structure (mission locale, entreprise de travail temporaire, ...), le type de prestation (placement, recrutement, ...) et le public (cadres, jeunes, travailleurs handicapés, ...).

formation, ...).

L'activité de cet emploi/métier s'exerce au sein d'organismes publics, consulaires, d'entreprises privées, d'associations, ... en contact avec le public et en relation avec différents intervenants (partenaires, organismes de

Conditions d'exercice de l'activité

Des formations complémentaires (gestion de l'emploi, ...) peuvent être requises.

La connaissance de l'entreprise ou une expérience professionnelle peut être requise.

Cet emploi/métier est accessible à partir d'un diplôme de niveau Bac+2 (BTS, DUT, L2, ...) en sciences humaines, économiques, sociales, ...

Accès à l'emploi métier

Peut vendre des prestations (de travail temporaire, d'outplacement, ...) à des entreprises.

Conseille et propose des actions d'accompagnement professionnel afin de favoriser l'emploi et l'insertion professionnelle des personnes.

Définition

Conseiller / Conseillère responsable point emploi

 Conseiller / Conseillère en stratégie d'emploi

Chargé / Chargée de relations entreprises

Conseiller / Conseillère en reclassement professionnel

Chargé / Chargée de projet d'insertion professionnelle

Conseiller / Conseillère en recherche d'emploi

Chargé / Chargée de projet emploi

Chargé / Chargée de mission emploi formation

Conseiller / Conseillère en outplacement

Accompagnateur / Accompagnatrice reconversion professionnelle

Appellations

K1801 - Conseil en emploi et insertion socioprofessionnelle

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• ANNEXES

Annexe 1: Fiche métier rome Pôle Emploi

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Activités

Activités

Pôle emploi - Direction Générale - Direction Service Clients © Copyright 2011 Pôle Emploi. Reproduction et diffusion interdites sans l'accord de Pôle emploi

Concevoir et mettre en place des plans d'action et en évaluer les résultats

Fiche ROME K1801 Octobre 2011

Effectuer la gestion de dossiers de demandeurs d'emploi (inscription, contrôle des démarches de recherche d'emploi, calcul des droits, ...)

Présélection de candidats lors de recrutements

Orientation professionnelle

Information sur l'offre de formation

Prospection d'entreprises

Mener des actions :

Bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active -RSA-

Jeunes (16-25 ans)

Bénéficiaires du Revenu Minimum d'Insertion -RMI-

Travailleurs handicapés

Cadres

Demandeurs d'emploi

Salariés

Intervenir auprès d'un type de public :

Activités et compétences spécifiques

Identifier la nature de la demande et analyser les besoins de la personne (évolution professionnelle, formation, insertion, ...)

Actualiser la documentation professionnelle (évolutions réglementaires, lieux ressources, ...) et la mettre à disposition du public

Identifier les besoins et attentes d'employeur en matière de recrutement, gestion des compétences, formation, ... et définir des modalités de collaboration

Concevoir et animer des actions collectives sur des thèmes liées à la formation, l'emploi, l'indemnisation

Conseiller la personne dans ses démarches, effectuer le suivi des actions et lui proposer des axes d'évolution

Définir le projet individuel avec la personne (emploi, création d'entreprise, formation, ...) et proposer des actions (réunions thématiques, offres d'emploi, ...)

Accueillir le public et le renseigner selon sa demande (mesures pour l'emploi, indemnisation, dispositifs de formation, ...)

Activités et compétences de base

: Eléments non sélectionnables pour renseigner une offre ou un dossier demandeur

Conduite de projet

Savoirs théoriques et procéduraux

Législation sociale

Savoirs théoriques et procéduraux

Compétences

Utilisation d'outils bureautiques (traitement de texte, tableur,...)

Analyse de poste de travail

Savoirs de l'action

Techniques commerciales

Techniques de conduite d'entretien

Législation de la formation continue

Méthodes d'élaboration de projet professionnel

Eléments de base en droit du travail

Caractéristiques socioculturelles des publics

Savoirs théoriques et procéduraux

Compétences

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Annexe 2: Descriptif de la certification Chargé de projet d’insertion professionnelle du RNCP

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Annexe 3: Curriculum Vitae Yann Amil

5 impasse Delfour, Bât A 31400 Toulouse 06 87 27 54 76 yannamil@msn.com Site web: www.yannamil.fr Né à Brest le 18/11/1980, célibataire Permis B, véhicule personnel

COMPETENCES TECHNIQUES -

Mise en place d’ateliers audiovisuels et multimédias . Maîtrise des caméras d’épaule (Sony HVR-HD 1000E et Panasonic AG-HPX17) . Réalisation de vidéos institutionnelles (Final Cut, Première Pro, Avid, After Effects, Flash). Création de site internet (Flash, Javascript, Html) et illustrations publicitaires (Illustrator, Indesign).

- Réalisation d’un documentaire sur le milieu du cirque - Le Nez Rouge, Bordeaux, stage de 2 mois.

2011

Maison d’édition

Post Cure - Accompagnement social et administratif de personnes toxicomanes. - Association ARPADE, Toulouse, CDD.

- Accueil d'adultes handicapés physiques - Les Papillons Blancs, Brest, CDI.

- Soutien de personnes malades du V.I.H et toxicomanes. - Réduction des risques en milieu festif. - Pôle de Brest, volontariat pendant 4 ans.

Serveur 1998

2000

Patronage Laïque - Coordination de l’aide aux devoirs - Mise en place de formations auprès de bénévoles. - Kérangoff, Brest, CDD.

- Accueil d'enfants et d‘adolescents âgés de 3 à 16 ans. - CDEF, Toulouse, CDD.

Association AIDES

Assocation d’alphabétisation - Accompagnement de personnes immigrées. - «Association Brestoise d’ Apprentissage et d‘Alphabétisation du Français pour les Etrangers», Brest, stage de 4 mois.

- Mise en place de séances audio-décrites et en langue des signes. - Association Côte Ouest, Brest, stage de 4 mois.

Foyer d’ accueil 2003 - 2006

Institut Médico Educatif - Accueil d'enfants autistes - CDEF, Toulouse, CDD.

- Tournages, montages vidéos. - Prodigima Films, Toulouse, stage de 1 mois.

Foyer d’ urgence 2008

- Graphisme. - Tournage, montage vidéo. - Hippocampe, Brest, stage de 6 mois.

Production audiovisuelle

Festival Européen du Film Court 2010

Agence de communication

2000

2003

2008

2009

2010

2011

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES

- Serveur en salle de restauration - Brittany Ferries, Roscoff, CDD.

DEUST T-MIC Multimédia UBO Brest

Certificat Informatique et Internet (C2i) UBO Brest

2006

Université Rennes 2

2000

Licence professionnelle TAIS-CIAN

2000

2008

2008

2010

FORMATIONS Licence 2 Psychologie Mirail Toulouse

Diplôme d’ Etat Moniteur Educteur ITES Brest

BAC SMS Fénélon Brest

CENTRE D’INTÉRÊTS - Natation, cinéma, lecture.

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Annexe 4: Lettre de motivation

Yann Amil 5 impasse Jean Delfour

Le 20/09/2011,

31400 Toulouse

A Toulouse,

06 87 27 54 76 IMPRO LAMARCK 41 rue des 36 ponts 31400 Toulouse

Objet: Candidature pour un poste de moniteur éducateur. Monsieur le Directeur, Fort d’une solide expérience dans le domaine éducatif et de compétences récemment acquise dans le domaine du multimédia, je souhaite vous faire profiter de ma double compétence . Moniteur Educateur depuis 2003, l’essentiel de mes expériences professionnelles s’est dirigé vers des mineurs et des adultes confrontés à des difficultés sociales. Au cours de mes diverses expériences professionnelles j'ai appris à travailler dans le domaine de la prévention, à perfectionner mes méthodes éducatives mais aussi à gérer des situations d'urgences, conflictuelles ou agressives. Depuis 2008 je complète mon cursus avec le suivi d’une formation à distance de Technicien des Médias Interactifs et Communicants à l’Université de Bretagne Occidentale . Je suis actuellement inscrit à la licence Sciences de l’Education et de la Formation par la biais du Service d’Etudes à Distance de l’université de Mirail à Toulouse. Très organisé et soucieux du respect de l’individu, je souhaiterais développer au sein de votre association un accompagnement individuel ou collectif donnant lieu à une expression la plus libre grâce à des outils modernes et interactifs. Je resterai attentif au maintien d’une qualité d’accueil et d’accompagnement. Dans l’attente de votre réponse veuillez recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations respectueuses.

Yann Amil

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Annexe 5: Contrat de travail

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Annexe 6: Organigramme de l’ IMpro Lamarck

Fédération des APAJH 33 avenue du Maine 75 755 Paris Cedex 15 Tel : 01.44.10.23.40 Président : Michel Salines Directeur Général : Didier Arnal

IMPRO LAMARCK 41 rue des 36 ponts 31400 Toulouse Tel :05.61.14.89.20 Directeur : Michel Salines

SECTEUR HÔTELLERIE ET RESTAURATION

SECTEUR MÉCANIQUE

SECTEUR ESPACE VERT

SECTEUR BLANCHISSERIE

Au service du projet de l’adolescent

Service Social

Service Enseignement

4 Educateurs spécialisés 4 Moniteur Educateurs 1 Assistant Social 1 accompagnateur d’insersion profesionnelle

5 Enseignants Spécialisés ( mis à disposition par l’ Education Nationale)

Service Médical Psychologique Médico Psychologique 1 médecin psychiatre 1 psychologue 1 infirmière 1 kinésithérapeute 1 orthophoniste

Service Administratif 1 secrétaire 1 comptable 1 chargé des transport 2 agents d’entretien

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Annexe 7: Article 5 de la loi d’orientation en faveur des personnes handicapées de 1975

Loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées Chapitre Ier : Dispositions relatives aux enfants et adolescents handicapés Paragraphe I : Dispositions relatives à l'éducation spéciale.

Article 5 I - Sans préjudice de l'application des dispositions relatives aux mineurs, délinquants ou en danger, relevant de l'autorité judiciaire, l'Etat prend en charge les dépenses d'enseignement et de première formation professionnelle des enfants et adolescents handicapés : 1° Soit, de préférence, en accueillant dans des classes ordinaires ou dans les classes, sections d'établissements, établissements ou services relevant du ministère de l'éducation ou de l'agriculture, dans lesquels la gratuité de l'éducation est assurée, tous les enfants susceptibles d'y être admis malgré leur handicap ; 2° Soit en mettant du personnel qualifié relevant du ministère de l'éducation à la disposition d'établissements ou services créés et entretenus par d'autres départements ministériels, par des personnes morales de droit public, ou par des groupements ou organismes à but non lucratif conventionnés à cet effet ; dans ce cas, le ministère de l'éducation participe au contrôle de l'enseignement dispensé dans ces établissements ou services ; 3° Soit en passant avec les établissements privés, selon des modalités particulières, déterminées par décret en Conseil d'Etat, les contrats prévus par la loi n. 59-1557 modifiée du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l'Etat et les établissements d'enseignement privés, soit en accordant la reconnaissance à des établissements d'enseignement agricole privés selon les dispositions de l'article 7 de la loi n. 60-791 du 2 août 1960 relative à l'enseignement et à la formation professionnelle agricole.

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Annexe 8: Question posée au sénat: Utilisation de machines dangereuses dans les instituts médico-éducatifs Voir la circulaire: http://issuu.com/yann01/docs/tre_20070009_0110_0001_6_ Question écrite n° 03114 de M. Philippe Richert (Bas-Rhin - UMP) publiée dans le JO Sénat du 17/01/2008 - page 90 M. Philippe Richert attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité sur les conséquences de la circulaire du 1er février 2007 publiée par le ministère du travail et transposant une directive européenne du 22 juin 1994 sur l'utilisation de machines dangereuses pour des travaux indispensables à la formation professionnelle. En effet, celle-ci interdit dorénavant toute dérogation à cette utilisation pour les élèves handicapés âgés de 16 à 18 ans accueillis en instituts médico-éducatifs (IME) dès lors que leur formation professionnelle ne s'inscrit pas dans une formation qualifiante. En conséquence, cette circulaire compromet gravement le projet développé par ces structures ainsi que l'insertion future des jeunes qui y sont accueillis. Par ailleurs, cette interdiction s'oppose à la réalisation des objectifs fixés par la loi d'orientation n° 2005-102 du 11 février 2005 en matière d'emploi des personnes handicapées en milieu ordinaire. Aussi, afin d'éviter de créer une nouvelle source d'inégalité pour les jeunes en situation de handicap, il lui demande s'il n'y aurait pas lieu d'abroger cette circulaire.

Réponse du Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité publiée dans le JO Sénat du 27/03/2008 - page 630 L'attention de M. le ministre du travail des relations sociales et de la solidarité a été appelée sur les conséquences de la circulaire du 1er février 2007 relative à l'utilisation des machines dangereuses et des restrictions de délivrance des dérogations prévues par l'article R. 234-22 du code du travail pour les jeunes de moins de dix-huit ans inscrits en cursus de préformation professionnelle au sein de ces établissements. Il est confirmé que seuls les jeunes en formation professionnelle inscrits dans ces différents instituts peuvent bénéficier de ces dérogations. En effet, l'article R. 234-22 du code du travail édicte que cette dérogation ne peut être délivrée aux établissements d'enseignement technique, y compris les établissements d'enseignement technique agricoles et les instituts médico-éducatifs, que pour les besoins de la formation professionnelle des élèves. Or, les enseignements dispensés dans les IME correspondent non pas à un enseignement professionnel mais à un enseignement préprofessionnel dont l'objectif est de faire découvrir à ces élèves les métiers en vue de leur future orientation professionnelle. La circulaire du ministère de l'éducation nationale n° 2006-139 du 29 août 2006 précise que dans ce cas, les élèves ne peuvent travailler dans les ateliers sur les machines ou appareils que dans la mesure où leur usage n'est pas proscrit aux mineurs par le code du travail. En effet, s'il est fondamental que les élèves accueillis dans les établissements médicosociaux puissent découvrir les métiers en réalisant une production proche de celle vers laquelle ils sont susceptibles de s'orienter, leur vulnérabilité conduit à leur faire effectuer des travaux légers durant des années de préformation professionnelle et à réserver leur affectation aux travaux les plus dangereux prohibés par le code du travail après leur orientation en formation professionnelle. Il peut être relevé qu'actuellement de nombreuses sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) proposent des activités aménagées pour que les élèves participent à toutes les étapes de la réalisation du projet technique, tout en tenant compte de ces dispositions. Des aménagements similaires peuvent être envisagés dans les instituts médico-professionnels (IMPro). Ainsi, l'application des dispositions de l'article R. 234-22 du code du travail, et de la circulaire du 1er février 2007 n'entrave pas le cursus de formation des jeunes accueillis dans les établissements médicosociaux. Elle permet, dans le cadre de la progression pédagogique, de les préparer à l'utilisation des machines les plus dangereuses dans les meilleures conditions de sécurité. À ce titre, la période de préformation professionnelle peut être mise à profit pour initier les jeunes aux questions de sécurité au travail.

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Annexe 9: Proposition de rĂŠnovation de la convention collective 51

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dossier