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MNITHÈQUE


somm aire

Processus Définition Préambule Glossaire Branstorming

Diagnostic Typologies d'espaces de travail Comparaison BU/BM Benchmark

Observation Plan de recherche Immersion Récolte de données Synthèse anthropologique Personas

Préconisation Problématique Axes de réponse Analyse critique de l'existant

Idéation Six to one Omnithèque Storyboard Parcours utilisateur Identité Interface Recherches Tendances Implantation Spécificités techniques Espaces modulables Scénario d'usage De nouveaux échanges


Created by Icon Fair from the Noun Project

Pro ces sus

SOLUTION PROBLÈME

Exploration

thématique observations terrain observations usagers

DÉFINITION

analyse & synthèse construction de personas problématisation scenarii d’usages itération

expérimentation idéation prototypage itération

restitution approbation lancement évaluation feedback


Les bibliothèques apparaissent dans l’antiquité avec le besoin d’organiser la conservation et le travail des textes. Ces lieux dépendent des pouvoirs religieux et politiques. La plus célèbre bibliothèque antique est celle d’Alexandrie, en Égypte, créée au IIIème siècle avant Jésus Christ. À cette époque, il fallait recopier les ouvrages régulièrement puisqu’ils s’abîmaient rapidement. Les rois entretenaient également des esclaves lecteurs pour faciliter le travail des usagers de la bibliothèque. Des bibliothèques publiques voient rapidemment le jour pour diffuser le savoir. Le grand architecte Vitruve, qui s’était intéressé à la construction de ce genre d’édifice, recommandait qu’elles soient orientées vers l’est afin de capter la lumière du matin et de réduire l’humidité susceptible d’endommager les livres. Durant le Moyen-Âge, ce sont essentiellement les monastères qui entretiennent et enrichissent les bibliothèques. Dès leur création au XIIème siècle, les universités prennent le relais et complètent l’action des monastères. Les rois créent à leur tour leurs propres bibliothèques, qui prennent parfois une grande ampleur, comme celles de Saint-Louis ou de Charles V. Certaines d’entre elles sont à l’origine des bibliothèques actuelles, comme la Bibliothèque vaticane, fondée par Sixte IV. Au Moyen Âge, le mot « librairie » (issu du latin impérial) est utilisé en français dans le sens de bibliothèque, qui perdurera jusqu’à la Renaissance (exemple : la « librairie de Montaigne »). Le développement de l’Humanisme à partir du XIVème siècle entraîne, avec l’intérêt particulier porté à l’utilité publique, l’ouverture de bibliothèques publiques et le développement de bibliothèques privées. L’invention de l’imprimerie modifie, à partir du XVIème siècle, le contenu de ces bibliothèques. En France, François Ier institue le dépôt légal : obligation pour les imprimeurs libraires de déposer un exemplaire de chacune de leurs publications à la bibliothèque du roi. Les bibliothèques s’ouvrent progressivement au public à partir de la fin du XVIème siècle (à Salins en 1593), très timidement au début, assez largement au XVIIIème siècle. Aujourd’hui, les bibliothèques présentent une grande diversité. Ce sont tantôt des établissements à part entière, tantôt des services faisant partie d’un autre établissement. Certaines sont très largement ouvertes, d’autres accessibles à un public restreint. D'autres encore sont gérées par les pouvoirs publics, ou par des organismes de droit privé. Cependant, le critère principal dans la typologie des bibliothèques est celui de leur fonction.

mediathèque Très

souvent

public, ce lieu conserve différents types de médias.

Les premières médiathèques ont vu le jour dans les années 1980, en même temps que les contenus audiovisuels ont été considérés comme des témoignages culturels, au même titre que les ouvrages écrits. Les ressources étaient donc au début au format Betacam ou VHS. Puis dans les années 1990, les supports numériques ont fait leur apparition, CD audio, DVD vidéo. Dans les médiathèques, on écoute de la musique, on emprunte des DVD, on consulte des ressources audiovisuelles.


glossaire Livre Un livre est un document écrit formant une unité et conçu comme tel, composé de pages reliées les unes aux autres. Il a pour fonction d'être un support de l'écriture, permettant la diffusion et la conservation de textes de nature variée. Au plan matériel, un livre est un volume de pages reliées, présentant un ou des textes sous une page de titre commune. Sa forme induit une organisation linéaire (pagination, chapitres, etc). Un livre comporte généralement des outils favorisant l'accès à son contenu : table des matières, sommaire, index. Il existe une grande variété de livres selon le genre, les destinataires, ainsi que selon le mode de fabrication et les formats, ou selon les usages. Sauf exception, tel le livre d'artiste, un livre est publié en plusieurs exemplaires par un éditeur, comme en témoignent les éléments d'identification qu'il comporte obligatoirement. Œuvre de l'esprit conçue par un auteur, le livre sert d'interface avec un lecteur. Objet culturel lié à l'histoire humaine, il permet de transmettre du sens selon une forme matérielle particulière au-delà de l'espace et du temps.

bibliothèque universitaire Une bibliothèque universitaire (BU) est une bibliothèque rattachée à une université. Les documents et les services présents dans la bibliothèque universitaire peuvent ainsi servir à la double mission des universités : l'enseignement et la recherche.


NumérIsation Dématérialisation La numérisation est la conversion des informations d'un support (texte, image, audio, vidéo) ou d'un signal électrique en données numériques que des dispositifs informatiques ou d'électronique numérique pourront traiter. Les données numériques se définissent comme une suite de caractères et de nombres qui représentent des informations.

documentaliste Le métier de documentaliste est relativement récent. Il date d'un siècle et s'est construit par rapport aux métiers d'archiviste et de bibliothécaire eux-mêmes beaucoup plus anciens. Il a hérité partiellement de leur technicité et de leur fonctionnalité. Cela peut générer une certaine confusion quant à la perception de sa vocation réelle d'autant plus qu'aujourd'hui, l'image du documentaliste a du mal à se détacher de celle de ses disciplines fondatrices.

La numérisation construit une représentation discrète d'un objet, sous la forme d'une collection d'un nombre fini de signes pris dans un ensemble dénombrable de signes valides. ∙ Numérisation des textes : La numérisation d'un texte est sa transformation en une suite de caractères prise dans une liste de caractères existant dans la langue écrite, comme une dictée transforme les sons de la parole en une suite de mots existant dans le dictionnaire de la langue écrite. ∙ Numérisation des images : La numérisation d'une image la transforme en suite d'instructions permettant de la reconstituer. Ces instructions peuvent consister en un tableau des sensations visuelles pour chaque élément (pixels) ou avoir une organisation plus complexe (images comprimées, images vectorielles).


OBJETS

brainstorming SPÉCIFICITÉS bibliothèques spécialisées fréquentation socio-professionnelle sphère privée / publique pluridisciplinarité thématiques catégories domaines codage (numérotation, couleur) répertoriage stockage quantité étude transmission accès échange nombre d’exemplaires prêt archives / magasin salle de lecture salle d’étude salle informatique salle de visionnage comptoir d’emprunt toilettes espace d'accueil espace d’expo cafétéria signalétique box d’étude

REPRÉSENTATIONS lieu culte mémoire du monde sacré / symbolique strict / studieux lieu calme étude connaissance transmission accès échange bibliothèque d'Alexandrie

QUALITÉS SPATIALES & SENSATIONS lumière agencement (emplacement, disposition) optimisation physique et informatique bruit / silence odeurs rayonnages rapport aux autres rapport à l’espace rapport à l’impersonnel (les emprunts) retournement de l’intime rapport aux matières et aux matériaux atmosphère restriction comportementale

étagères livres tables ordinateurs chaises fauteuils éclairage papeterie bornes revues films CD diapositives ressources en ligne cartes géographiques documents numérisés ou archivés signalétique

USAGES & ACTEURS fréquentation coworking consultation travail de groupe / individuel étude transmission accès échange fonctionnaires techniciens doctorants étudiants professeurs lambda abonnement lecture rencontre partage


Télétravail

diag nos t i c

typologies d'espaces de travail

Open space Les open spaces sont des bureaux sans cloison. À l’inverse des bureaux individuels, tous les individus sont dans un même bureau. Les open spaces sont particulièrement appréciés pour le gain de place qu’ils génèrent et la meilleure communication entre les membres présents.

Le télétravail désigne une organisation du travail qui permet d'exercer une activité en dehors des locaux de son employeur ou de son client grâce aux technologies de l'information et de la communication (Internet, téléphonie mobile, fax, etc.). Le télétravail peut s'effectuer depuis le domicile, un télécentre ou de manière nomade (lieux de travail différents selon l'activité à réaliser).

Ils sont cependant décriés pour la difficulté à se concentrer qu’ils génèrent. De même, ils peuvent être considérés par certains comme une façon de surveiller ses collaborateurs plus facilement.

café librairie

“La zone du dehors“, Rue Victor Hugo, Bordeaux

Le café-librairie est une nouvelle génération de cafés qui allient la convivialité des échanges autour d'une boisson ou d'un plat avec le plaisir de la lecture et des relations avec les livres et l'écriture. Les cafés librairies sont plutôt des librairies que des cafés. Elles sont des lieux de livres où, en plus on peut consommer un café, voire déjeuner, manger des gâteaux. Mais leurs vocations premières sont la lecture et les rencontres.

Coworking Le coworking, cotravail ou parfois bureaux partagés est un type d'organisation du travail qui regroupe deux notions : un espace de travail partagé, mais aussi un réseau de travailleurs encourageant l'échange et l'ouverture.


comparaison BU/BM Bibliothèques universitaires Les BU sont des bibliothèques d’étude et de recherche. Le décret n° 2011996 du 23 août 2011 définit leurs missions (extraits): - 1° Mettre en œuvre la politique documentaire, coordonner les moyens et évaluer - 2° Accueillir les usagers et les personnels, ainsi que tout autre public dans des conditions précisées par le conseil d’administration de l’université - 3° Acquérir, signaler, gérer et communiquer les documents et ressources d’informations sur tout support. » Les BU sont des services de l’université et sont nancés par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et plus particulièrement de la mission de l’information scienti que et technique et du réseau documentaire (MISTERD). En 2008, 5 310 emplois sont affectés aux bibliothèques universitaires, soit plus de 3 agents pour 1000 étudiants. L’état répartit une dotation de fonctionnement selon le nombre d’étudiants inscrits. Le budget de fonctionnement atteint 167 M€ dont 102,4 M€ ont été consacrés à l’achat de documentation. Pour améliorer l’efficacité du fonctionnement et des services, les bibliothèques universitaires collaborent au niveau national avec plusieurs outils.

Le SYSTEME UNIVERSITAIRE DOCUMENTAIRE, SUDOC (www.sudoc.fr) est un catalogue collectif, un outil de catalogage partagé, un réservoir de notices, un service de gestion des prêts de document à distance. Les bibliothèques universitaires offrent à leurs lecteurs : - Plus de 29 millions de livres - 500 300 titres de périodiques - 141 000 abonnements en cours. - 92 500 documents numériques - 2 200 bases de données

Bibliothèques municipales Les bibliothèques municipales (BM) sont des services municipaux intègres à l’administration communale. Le maire et le conseil municipal xent le budget annuel, recrutent le personnel (fonctionnaires de collectivités territoriales) et établissent le règlement de la bibliothèque. Faciliter à tous l’accès à l’information, à la formation et à la culture. Et donc présenter en libre accès un fonds encyclopédique, sur toutes sortes de support à son public (celui-ci habitant, étudiant ou travaillant dans la ville ou dans sa banlieue). Parfois, ce fonds encyclopédique est complété d’un fonds spécialisé concernant soit : - L’histoire de la ville ou de la région - Une célébrité locale (dans la ville natale de J. Verne, ou de Pasteur) - Une spéci cité locale, artisanale, industrielle ou culinaire... Ces fonds locaux sont alors conservés et enrichis comme un fonds patrimonial. Le ministère de la Culture par l’Observatoire de la lecture publique rassemble les statistiques sur les bibliothèques municipales. Il dénombre plus de 15 000 établissements dont la moitié sont de simples points lectures. Il classe les bibliothèques municipales selon 4 niveaux qui dépendent des crédits d’acquisition, des horaires d’ouverture, du personnel et de la surface.


BU Usagers

Horaires de mise à disposition des services Fonds

Financement

Consultation et emprunt Espace

Encadrement

Accès Normes

Prêt

Temporalité

BM

Etudiants / thésards / enseignants chercheurs, toute personne ayant un lien avec le milieu universitaire

Habitant étudiant ou travaillant dans la ville ou dans sa banlieue

Moyenne de 57 heures par semaine et 345 jours /an

20 heures par semaine en moyenne

Fonds encyclopédique et spécifique : patrimonial et spécificité locale, artisanale, industrielle ou culinaire

Services de l’université, financés par le Ministère de l’enseignement supérieur

Des services municipaux intégrés à l’administration communale

Gratuit à condition d’avoir la carte étudiante.

Consultation gratuite, emprunt payant sous forme forfaitaire

Nombre de places disponibles supérieur à une bibliothèque municipale (740 places pour la BU de Bordeaux Montaigne)

Nombre de places restreint

3 agents pour 1000 étudiants

En moyenne et suivant son classement : 1 agent qualifié ou un bénévole pour 5000 habitants

Essentiellement sur les campus universitaires

Proche des villes et des périphéries

- Norme répondant aux réglementations des ERP - Norme concernant l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite espace diversifié et places diversifiées

- Norme répondant aux réglementations des ERP - Norme concernant l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite - Suivant le budget, les BM peuvent être plus attrayantes d’un point de vue visuel - Plusieurs espaces de lecture non diversifiés par spécialité

Plus de 15 600 000 documents, soit 13 par lecteur

Nombre moyen de prêts par établissement : 53 346 documents soit 35 prêts par adhérant

Plus de 4500 entrées par jours

Nettement plus faible pour les BM


benchmark Bibliothèque de Gorlitz en Allemagne

Bibliothèque de l'Abbaye d'admont en Autriche La grande salle est une merveille pour les yeux. Des centaines de milliers de livres forment des arcades couvertes de marqueterie et créent une atmosphère unique, presque sacrée.

L’abbaye d'Admont est un monastère bénédictin fondé en 1074 et situé au centre de l'Autriche, près des monts de Styrie dans les Alpes autrichiennes. L'abbaye fait partie de la congrégation bénédictine d'Autriche. C'est le lieu où est hébergé la plus grande bibliothèque monastique du monde, initiée au milieu du XVIIIème siècle et terminée en 1776.

Bibliothèque Nationale de Pékin La plus grande bibliothèque d'Asie avec plus de 26 millions de volumes, dont plus de 30 000 livres rares contemporains. Elle contient la plus grande collection sur la littérature chinoise et l'histoire du pays, dont plus de 270 000 anciens livres chinois rares et plus de 200 000 atlas chinois anciens et récents.

Bibliothèque Mazarine à Paris Communémement appelée la Mazarine, c'est la plus ancienne bibliothèque publique de France. Ses fonds, complétés au fil du temps, sont à l'origine issus de la bibliothèque personnelle du cardinal Mazarin (1602-1661).

inspiration ∙ le cadre de travail ∙ le foisonnement des ressources documentaires

modification ∙ l’austérité et l’ambiance peu attirantes de ces institutions ∙ la rigidité de leur fonctionnement et de leurs conventions


siège bibliothèque Thomas Mills Une fois dans la bibliothèque, vous serez bercé d’avant en arrière, et pas d’inquiétude quant à la quantité de bouquins que vous pourrez emporter dans votre voyage, car cette bibliothèque peut contenir son propre poids en livres. De quoi sans doute y rester quelques jours sans manquer de lecture.

Bibliothèque universitaire de tokyo La bibliothèque d’une université de Tokyo permet à ses étudiants de lire ou de réviser en toute tranquillité, dans des bulles insonorisées.

Kiosques à livres Les kiosques à livres montrent uniquement les couvertures des ouvrages qui sont disponibles dans la bibliothèque. Le livre que vous souhaitez est récupéré automatiquement. Il est également possible de trouver des renseignements sur un livre précis et de faire des suggestions sur les ouvrages.

inspiration

Bibliothèque mobile à séoul Grâce à ce projet lancé par la société Spacetong (Archiworkshop), quatre petites bibliothèques mobiles ont été installées au Social Innovation Park de Séoul. Étrangement appelées Bloc, Flûte, Mirage et Membrane, elles sont accessibles à n’importe quel passant en quête d’un refuge littéraire.

∙ le tiers-lieu ∙ lieu de travail différent ∙ l’intimité ∙ l’espace investissable ∙ travailler autrement ∙ la notion de confort ∙ la numérisation

modification ∙ l’architecture ∙ l’accès aux ressources ∙ la cohérence avec les attentes des usagers

folie organique de Javier Senosiain Aguilar Le projet de Javier Senosiain Aguilar ? Construire un univers adapté au corps humain, la bibliothèque épouse ainsi la courbe du mur et débouche sur une large fenêtre-hublot.


espaces à créer Au regard du recueil des besoins effectué auprès des différents utilisateurs, les 7 typologies d’espaces suivantes émergent du projet : ∙ accueil, amphithéâtre ∙ espaces de recherche de la MdE (dont une bibliothèque d’environ 400m2) ∙ espaces tertiaire des administrations des facultés ∙ locaux de formation ∙ logement ∙ espaces supports ∙ espaces extérieurs

la maison de l'économie grandes lignes de l'opération Le projet H1 sera une construction neuve d’environ 4 870m2 SU. Il se composera d’un accueil comprenant un amphithéâtre, d’une Maison de l’Economie, des administrations des facultés de droit-science politique et économie, gestion AES, ainsi que des locaux de formation et un PCSI. Le bâtiment H1 sera construit sur un terrain situé au sein du Campus de Talence-Pessac-Gradignan d’une superficie d’environ 3 900 m2 (emprise du bâti y compris espaces extérieurs). Des bâtiments préfabriqués sont positionnés actuellement sur l’emprise du terrain allouée à l’opération, leur dépose est comprise dans le projet (cf. limites de prestation). objectifs Plusieurs objectifs ont été mis en avant par la maîtrise d’ouvrage pour ce projet. Ils sont présentés ci-dessous : ∙ La construction du bâtiment H1 vise avant tout à disposer d’un outil moderne permettant de développer le potentiel de recherche et de formation en économie sur l’Université de Bordeaux. ∙ Elle permettra également d’offrir des espaces de travail aux administrations des facultés, ainsi que des espaces d’accueil et de formation aux étudiants. ∙ Ce nouveau bâtiment renforcera la diffusion des savoirs économiques auprès de la communauté non académique. ∙ De plus, l’Université de Bordeaux souhaite inscrire ce projet dans la politique d’exemplarité de l’État en matière de développement durable.

Ces fonctions sont définies selon la nature des activités prévues dans les espaces. démarche environnementale Une démarche exemplaire en matière de développement durable est à mener avec en objectif une certification NF HQETM, certification multicritères de la Haute Qualité Environnementale, complété du label réglementaire Bâtiment Biosourcé et du label « BEPOSEffinergie 2013 ».


QUESTION BUSINESS

obser vation Plan de recherche

RAISONS POUR FAIRE CETTE ÉTUDE - optimiser la qualité (utilisation ou non de certains espaces, la place qu’occupent les livres) des espaces de travail - résoudre un problème quantitatif (nombre de place et d’exemplaires d’ouvrages)

THÉMATIQUE - redéfinition de l’organisation des espaces et des usages - redéfinition des outils (emprunt et consultation) - simplification des processus d’usage - optimisation des ressources - “re-sacralisation” de la bibliothèque

- améliorer les services proposés par les bibliothèques afin de convenir aux nouveaux besoins des usagers - diversifier un modèle qui fonctionne afin de satisfaire l’individualité de chacun

- minimiser les contraintes liées aux qualités spatiales, aux spécificités du lieu et à ses usages - améliorer les conditions des usagers - proposer de nouveaux services compatibles avec la notion “classique” de bibliothèque pour viser un public plus large d’usagers

ATTENTES - ne pas écraser la notion classique de la bibliothèque - se servir des avantages de chaque “forme” parallèle (librairie etc...) pour combler ses manques tout en optimisant l’intégration des nouvelles formes / nouveaux usages (nouvelles technologie, dématérialisation)

MOYENS & MÉTHODES - observer : les usagers (à différents horaires), les lieux (BU, BM, caféslibrairies, librairies en ligne - Amazon -, librairies alternatives (Fnac, Cultura), les usages (appropriation d’un livre) et comportements (les interactions), les différents moyens de lecture ou de documentation (liseuses, tablette, ordinateur, livre) - s’entretenir : avec les non-usagers, les usagers, les employés par tranche d’âge et profession (définir les différents cadres de vie qui peuvent influer sur des usages et des comportements particuliers)

- notre choix se porte sur les bibliothèques universitaires, mais pour une analyse optimale nous prendrons en compte les bibliothèques municipales, librairies en ligne et alternatives (par souci d’enrichir au maximum notre analyse des points forts et points faibles de chacun)

QUESTION HUMAINE - que recherchent les usagers d’une bibliothèque universitaire ? - quelle représentations les usagers ou non-usagers ont-il de la BU ?

- comparer BU et BM pour définir différences et similitudes, ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas

est-ce que la notion de dématérialisation correspond plus à la vision actuelle de transmettre le savoir et d’étudier ?

- rechercher ce qui différencie une bibliothèque d’une médiathèque / ce qui les empêche de fusionner

- les usagers sont-ils prêts à concevoir une transmission plus universelle ? (dématérielle, collective)


KWHL

Know - pas de problème de fréquentation - manque de places - pas de problème de notoriété - pas assez d’exemplaires pour tous - problème de stockage des ouvrages - restructuration immobilière - focus groupe réalisés - BU Montaigne 2500m2 de surface - BU Montaigne est la seule structurée par niveaux (au RDC, et par filières aux étages supérieurs) - salles de travail les plus demandées, mais pas assez nombreuses - l’agencement déjà optimisé (carrélisation des tables) - dynamique de groupe importante - 85 000 prêts/an mais beaucoup n’empruntent pas - ce modèle avec filtrages symboliques permet de garder une atmosphère institutionnelle - les horaires ne sont pas toujours compatibles avec la vie des étudiants

Want - Quel rapport entre la représentation historique / l’imaginaire de la bibliothèque et l’attirance ou la répulsion de cet établissement ? - La question de l’emprunt / de ne pas pouvoir garder / de l’appropriation individuelle d’un ouvrage qui appartient à tout le monde - La question de la disponibilité d’un espace de travail ou pas - La question de la proxémie entre les usagers d’un même espace (de travail ou de consultation) - La question des restrictions - Quel rapport entre l’intelligibilité des méthodes de classification et leur appréhension par l’usager - La question de la dématérialisation - La question de la pluridisciplinarité - La bibliothèque est-elle un espace de consultation ou de travail ?

HoW cf. moyens & méthodes

Learn - mieux comprendre et définir les représentations actuelles par les usagers et non-usagers - les avantages et les souffrances des autres modèles - connaître les besoins latents - la dématérialisation est-elle vraiment la réponse à une facilité d’obtention des ouvrages - est-ce que re-sacraliser la bibliothèque peut apporter une meilleure redéfinition de cette institution - comment appréhender les besoins pour les simplifier sans que cela gêne les usagers actuels - a-t-on vraiment besoin de faire venir les non-usagers ? (si l’on propose des usages adjacents à la bibliothèque tels que des espaces de travails adéquats, les nouveaux usagers de ces espaces resteront non-usagers de la bibliothèque)


Secondes impressions On se demande si c’est une question d’horaire, de jour ou d’humeur, mais l’atmosphère est plus légère. On se sent plus à l’aise en déambulant entre les tables et les rayonnages. Le bruit non plus n’est pas le même. On a tenté de poser des questions à une bibliothécaire, qui nous a immédiatement re-dirigés vers la directrice adjointe, qui nous a ellemême re-dirigés dans le bureau du directeur de la bibliothèque... Il nous informe qu’en effet, si les bibliothécaires sont confrontés à des questions qui ne sont pas d’ordre pratique, concernant les mesures d’usages de la bibliothèque, n’étant pas en mesure d’y répondre, ils ont comme consigne de rediriger la personne vers la directriceadjointe.

immersion premières impressions RDC — DROIT L’atmosphère est pesante. On ressent une certaine lourdeur. On à l’impression de se faire remarquer si on ne sait pas où l’on va. L’endroit n’est pas chaleureux, il est froid. L’ambiance est au travail, au silence et à la retenue. Les gens qui sont assis sont vraisemblablement des habitués et semblent à l’aise. On ressent le besoin de se cacher. Des repères visuels poussent à se taire. La signalétique impose des interdits « accès strictement interdit », « silence total ». Les regards sont pesants et veulent tout dire.

R+1 — HISTOIRE / GÉOGRAPHIE / RELIGION / LETTRES CLASSIQUES Il y a beaucoup moins de monde et c’est beaucoup plus silencieux. La chaleur est étou ante. On se sent moins mal à l’aise car l’espace est plus resserré à cause du mobilier, on est moins « au vu de tous ». R+2 — ART / PHILOSOPHIE / COMMUNICATION / SOCIOLOGIE / SALLE AUDIOVISUELLE

Mobilier : les panneaux séparateurs s’arrêtent à vu d’œil, les tables sont grandes et les gens cherchent à s’espacer les uns des autres le plus possible.

Il y a comme une immense tristesse à parcourir les rayonnages poussiéreux dans le silence et la chaleur étouffante. Tout est dit.

Salle A : plus de monde, atmosphère plus détendue.

R+3 — LANGUE / LITTÉRATURE

Salle B : nettement moins de bruit.

On entend le bruit des stylos sur le papier. Vite, il faut sortir.


agencem ents Bibliothèque universitaire Montaigne montesquieu

R+

tous niveaux confondus

tables

type 1 doctorants

type 2 masters

bureaux magasin

type 3 licences

entrĂŠe

masters

rdc


flux de personnes

ĂŠtage tous niveaux confondus

ordinateurs entrĂŠe

tables livres revues usagers


?

questionnements ∙ quel rapport entre la représentation historique / l’imaginaire de la bibliothèque et l’attirance ou la répulsion de cet établissement ? (atmosphère bienveillante ou malveillante) ∙ question de l’emprunt / de ne pas pouvoir garder / de l’appropriation individuelle d’un ouvrage qui appartient à tout le monde ∙ question de la disponibilité d’un espace de travail ou pas

∙ question de la proxémie entre les usagers d’un même espace (de travail ou de consultation) ∙ quel rapport entre la représentation personnelle (et vécu) qu’on se fait de la bibliothèque et sa fréquentation ? ∙ quel rapport entre le ressenti / l’atmosphère et la fréquentation ? ∙ question des restrictions ∙ quel rapport entre l’intelligibilité des méthodes de classification et leur appréhension par l’usager ∙ la question de la dématérialisation ∙ la question de la pluridisciplinarité ∙ la bibliothèque est-elle un espace de consultation ou de travail ?


rencontre Pierre gravier

directeur de la bibliothèque universitaire de droit 1/2 Rencontrez-vous un manque de fréquentation au sein de la BU ? Il n’y a pas de problématique de fréquentation, il y a plutôt un problème de places disponibles (740 places). Finalement, il est compliqué de faire venir des non-usagers dans les bibliothèques car le nombre de place est limité est ne permet pas d’accueillir plus de monde. Le problème de salle vide ne se pose pas, et il n’y a pas de problème de notoriété liée aux BU (par exemple à la BU de droit pendant les périodes de rush elle peut compter 4500 entrées par jour.) L’autre axe sur lequel il y a un problème majeur est le fait qu’il n’y a pas assez d’exemplaires pour tous les usagers, mais il y a en parallèle là aussi un problème de place pour stocker tous les ouvrages arrivants (la BU de Bordeaux Montaigne compte 85000 prêts d’ouvrages par an). Donc les questions sur la fréquentation/utilisation ne sont pas au cœur du problème. C’est un problème d’espace. - 2500m2 de surface disponible à la BU de Bordeaux Montaigne - 3000m2 sont couverts par les bureaux dont 400m2 sont dédiés aux espaces techniques et aux magasins (espace non ré-aménageables). La BU de Bordeaux Montaigne est au cœur d’un projet qui vise une restructuration immobilière : « l’Opération Campus ». D’ici 2020, ils souhaitent réorganiser les espaces pour qu’ils soient plus adéquats aux demandes des Focus Groups réalisés au sein de l’université (objectif : +100 places).

Quel est le service le plus demandé : la consultation de documents ou les espaces dédiés au travail ? Il faut savoir que les salles de travail sont nalement les plus demandées mais elles ne peuvent être o ertes, par faute d’emplacement et de super cie disponibles. Elles sont très demandées car elles permettent d’être concentré sans avoir les distractions que nous pouvons avoir chez nous (télé). C’est la dynamique de groupe qui dissuade des distractions quelconques. Ces espaces sont également demandés car ils diminuent l’aspect du cadre contraignant dans le sens où certains étudiants peuvent habiter loin du campus, ont des plages horaires de libres dans leur emploi du temps, et plutôt que de chercher un espace de travail et perdre du temps, ils se dirigent à la BU, mais c’est aussi pour échapper à des contraintes familiales, ou parce que leur logement n’est pas adéquat. De plus, les salles de groupe permettent une appropriation des lieux dans une certaine limite. Une grande partie des étudiants qui se rendent en BU n’emprunte pas de livre, ils sont juste à la recherche d’un lieu où il peuvent étudier tranquillement.


Comment les étages du bâtiment sont-ils optimisés ? La BU de Bordeaux Montaigne est la dernière à être conçue avec des spécialités par niveau, les autres bibliothèques les ont confondus (instruction ministérielle de 1962). On retrouvera par exemple aux étages supérieurs de plus en plus d’ouvrages. Cela permet de gérer les di érents usages, mais c’est surtout car suivant les lières respectives de chacun, les niveaux de silence et de concentration ne sont pas identiques. Au premier niveau, on trouvera de nombreuses tables dédiées à l’étude, avec plus ou moins de séparateurs (le premier niveau demande le plus de travail en groupe).

2/2 Comment agencez-vous ces usages et le bruit qui est généré ? L’agencement des BUs est analysé du début à la fin, dans le sens ou on prévoit des places diversi ées pour des usages diversi és, ce qui signi e tout simplement que les espaces sont conçus pour différentes usages (on va graduer, par espace, les zones de travail bruyant vers les lieux générateurs de bruit pour qu’ils n’empiètent pas sur les espace qui nécessitent du silence). Le but n’est donc pas d’avoir uniquement des espaces silencieux comme on peut le penser, mais de regrouper des espaces identiques a n que chacun retrouve le confort qu’il souhaite. (voir schémas) La répartition des espaces est prévue pour être gérée au mieux. Il y a même des « filtrages symboliques » qui séparent certain espaces entre eux.

Finalement les étudiants usagers des BUs sont là pour trouver de la concentration et du silence, mais toutefois relatif, c’est-à-dire qu’il doit être en lien avec leurs pratiques.


non

sondages

oui

oui

muni cipale

médiathèque

Votre utilisation d'internet a-t-elle réduit votre fréquentation de la bibliothèque et votre rapport aux livres ?

non

non

Est-ce un milieu difficile à pénétrer ?

universitaire

Allez-vous à la bibliothèque...

Durée des sessions d'étude non

espace de lecture

oui espace de travail

autre

une fois par mois

2H

4H

une fois par semaine

tous les jours

les deux

Vous utilisez ce lieu comme... Fréquentations

Les méthodes de classification sont-elles intelligibles ?


Thomas 19 ans - éco gestion

dorian 18 / gaël 17 / Théo 17 / Hugo 18 - Licence aes 1ère année

Marion et Lisa 20 ans Licence de droit judiciaire

Estelle 22 ans Laure 21 ans Master 1 art plastique

Pourquoi venez vous en bibliothèque ? Fréquence ?

- Avoir accès aux manuels - Pour la connexion internet - Pratique, évite de rentrer chez lui quand il a du temps libres dans son emploi du temps. - Dès qu’il a du temps libre

Ils n’ont pas la motivation de bosser chez eux, c’est plus facile de se motiver en groupe dans ce lieu - Les distractions qu’ils peuvent avoir chez eux sont réduites dans cet espace de travail - Plus concentrés - Pratique s’ils ont besoin d’un livre ou de documentation Gaël 1 à 2 fois par semaine Hugo 1 fois par semaine Dorian 1ère fois Théo 2 fois par semaine

- Elles ont souvent des trous au milieu de la journée et c’est plus facile de venir bosser à la BU plutôt que de perdre du temps dans les trajets.

- Elles ne viennent pas très souvent, uniquement par contrainte scolaire - Estelle : préfère acheter ses propres livres elle se sent plus tranquille - Laure : elle n’y va pas à cause de l’ambiance, elle se sent mieux chez elle pour travailler, car la BU pour elle est trop calme

Comment percevez-vous le fait de ne pas être seul ? Cela ne vous gêne- t-il pas qu’il y ait du monde autour de vous ?

- Ça dépend, si il y a trop de bruit, c’est gênant, si le bruit est minime, le monde autour ne gêne pas

- Ne gêne pas beaucoup - Non général - Il viennent pour être concentré sur ce qu’ils font (interruption d’une bibliothécaire pour que l’on parle moins fort, et nous dit que nous sommes trop sur la table)

- Non, ça peut aider à travailler car tout le monde travail donc ça motive.

- Cela est gênant, elles ont l’impression de se sentir observer

Est-ce un endroit vers lequel vous allez facilement ? Ou est-ce un endroit facile a pénétrer ? (l’atmosphère pesante et studieuse vous restreintelle ?)

- L’atmosphère n’est pas pesante, c’est un endroit vers lequel il va facilement.

- Oui Général - Hugo : simplement la 1 ère visite est étrange car il vient d’une petite ville et n’avait pas l’habitude de voir autant de monde. - Gaël : le cadre reste agréable pour bien se concentrer et être productif, donc oui.

- Non pas du tout

- Non, elles ne s’y sentent pas à l’aise - Laure : Endroit qui n’encourage pas à y aller, pour elle les salles devraient être plus fermées avec d’autres espaces où l’on puisse aller chercher des livres, pour ne pas avoir la sensation de déranger. - Estelle : Ils faudrait des salles où l’on peu travailler en groupe.

Quelles sont vos habitudes à la BU ? Vous comportezvous dans ce lieu comme chez vous ?

- Lecture de journaux, quand il a du temps libre sans travail - Sinon il fait les TD ou recopie les cours

- Ils se comportent différemment car c’est une ambiance de concentration, alors ils font attention

- Marion vient quasiment tous les jours, elle ne fait pas comme chez elle, car elle n’est pas aussi - l’aise mais cela impose un cadre donc ce n’est pas plus mal. - Lisa est d’accord avec Marion, elle vient même le samedi matin


Thomas 19 ans - éco gestion Toutes les Pourquoi restrictions venez vous en mises en place?à bibliothèque la BU vous Fréquence ? permettentelles de travailler efficacement dans ce lieu ?

- -Les restrictions nemanuels le gênent pas car Avoir accès aux pour lui la il considère BU comme un - Pour connexionlainternet espace de travail. - Pratique, évite de rentrer chez lui quand il a du temps libres dans son emploi du temps. - Dès qu’il a du temps libre

Venez-vous seul? - La plupart du temps seul Accompagné ? - De temps en temps accompagné Est-ilComment facile de travailler en percevez-vous groupe ? le fait de ne

pas être seul ? Cela ne vous gêne- t-il pas qu’il y ait du monde autour Les méthodes de vous ? de classification sont-elle facile à Est-ce un comprendre endroit vers pour vous ? lequel vous

allez Quelle? facilement Oucontrainte est-ce un rencontrez-vous endroit facile ena venant à la? pénétrer (l’atmosphère BU ? pesante et studieuse vous restreintelle ?) Quelles sont

Est-ce plus facile vos habitudes pour vous à la BU ? que Vousla BU se situe sur le comportezcampus ? Si non, vous dans ce allez-vous à une lieu comme bibliothèque chez vous ? municipale proche de chez vous ?

- -Oui en groupe problème, Ça dépend, si ilaucun y a trop de bruit,c’est juste qu’il pense qu’ils font de bruit c’est gênant, si le bruit estplus minime, le etmonde que çaautour peut gêner les autres usagers ne gêne pas

- Oui il suffit de regarder les panneaux, il trouve facilement ce qu’il veux. - L’atmosphère n’est pas pesante, c’est un endroit vers lequel il va facilement. - Aucune

- Lecture de journaux, quand il a du libre sans travail - temps Oui beaucoup plus facile, il habite à - Sinonetil pour fait les ounettement recopie lesplus Pessac luiTD c’est cours pratique.

dorian 18 / gaël 17 / Théo 17 / Hugo 18 - Licence aes 1ère année - Ils Certaines pénible, n’ont pascontraintes la motivationsont de bosser comme sortir dehors pour manger. chez eux, c’est plus facile de se

motiver en groupe dans ce lieu - Les distractions qu’ils peuvent avoir chez eux sont réduites dans cet espace de travail - Plus concentrés - Pratique s’ils ont besoin d’un livre ou de documentation - Théo vient parfois seul (pour charger Gaël 1 à 2 fois par semaine sont ordinateur mais aussi travailler seul) Hugo 1 fois par semaine Dorian 1ère fois Théo 2 fois par - Les autres toujours accompagné semaine - -Oui même si il faut faire Neplutôt, gêne pas beaucoup attention - Non général - Il viennent pour être concentré sur ce qu’ils font (interruption d’une bibliothécaire pour que l’on parle moins fort, et nous dit que nous sommes trop sur la table) - Oui Général - Hugo : simplement la 1 ère visite est étrange car il vient d’une petite ville et n’avait - pas connexion internet l’habitude de voir autant de monde. - Gaël : le cadre reste agréable pour bien se concentrer et être productif, donc oui.

- Ils se comportent différemment car - Super pratique, de toute façon si elle ne c’est une ambiance de concentration, ils font attention sealors situait pas sur le campus ils n’y mettraient même pas les pieds. - Ils ne perdent pas de temps à rentrer chez eux puis repartir pour juste 2 heures

Marion et Lisa 20 ans Licence de droit judiciaire - Oui elles car elles - Elles ontpréfèrent souvent des troustravaillent au milieu mieux comme ça de la journée et c’est plus facile de venir bosser à la BU plutôt que de perdre du temps dans les trajets.

- Lisa vient la plupart du temps seule

Estelle 22 ans Laure 21 ans Master 1 art plastique - -Non se sentent plussouvent, efficaces à Elles elles ne viennent pas très bosser chez elle. uniquement par contrainte scolaire - Estelle : préfère acheter ses propres livres elle se sent plus tranquille - Laure : elle n’y va pas à cause de l’ambiance, elle se sent mieux chez elle pour travailler, car la BU pour elle est trop calme

- Accompagnées

- Marion vient la plupart du temps accompagnée. - -Non de travailler en car groupe, Non,pas ça facile peut aider à travailler surtout en bas de la BU car les tables sont tout le monde travail juste l’entrée et on peut plus doncvers ça motive. facilement hausser le ton alors elles préfèrent aller à des étages supérieurs pour trouver du silence.

- Pas tellement vu qu’elles ne peuvent - Cela est gênant, elles ont pas parler l’impression de se sentir observer

- Elles ne cherchent pas grand chose donc elles ne savent pas trop

- ça dépend, elles ont eu une formation avec une bibliothécaire pour comprendre en licence, mais parfois même avec ce - Non, elles ne s’y sentent pas à l’aise qu’elles ont appris elles ne trouvent pas - Laure : Endroit qui n’encourage pas ceà qu’elles cherchent y aller, pour elle les salles devraient

- Non pas du tout

- Lisa : quand elles vient de chez elle il faut qu’elle se déplace et c’est un peu loin. - Les horaires : Il faudrait que ça ferme plus tard pour les périodes de partiels. - Il n’y a pas assez de place pendant certaines périodes de l’année (notamment les périodes d’examen) - Marion vient quasiment tous les jours, fait pas comme chez - Oui etelle nonne suivant d’où elles viennent elle, car elle n’est pas aussi - l’aise mais cela impose un cadre donc ce n’est pas plus mal. - Lisa est d’accord avec Marion, elle vient même le samedi matin

être plus fermées avec d’autres espaces où l’on puisse aller chercher des livres, pour ne pas avoir la sensation de déranger. - Estelle : Ils faudrait des salles où l’on peu travailler en groupe.


Thomas 19 ans - éco gestion ous ?Venez-vous

Pourquoi la plus part du venez vous en temps de votre bibliothèque ? plein gré ou estFréquence ? ce une obligation scolaire ?

- La plus accès part du temps il vient de son - Avoir aux manuels plein grélapour combler ses heures - Pour connexion internet

Que pensez-vous de Comment l’agencement de percevez-vous ce lieu ? (Espace le fait de ne de pas être travail, seul ? luminosité, Cela ne vous mobilier, gêne- odeur?) t-il pas qu’il y ait du monde autour de vous ?

- Rien à dire

Est-ce un endroit vers lequel vous Qu’amélioreriezallez vous dans ce facilement ? service proposé Ou est-ce un par l’université ? endroit facile a pénétrer ? (l’atmosphère pesante et studieuse vous restreintelle ?)

- L’atmosphère n’est pas pesante, c’est un endroit vers lequel il va - facilement. Connexion internet trop lente

Quelles sont

Etes vous déjà allé vos habitudes dans une à labibliothèque BU ? Vous comportezmunicipale ?

vous dans ce lieu comme chez vous ?

- Pratique, évite de rentrer chez lui quand il a du temps libres dans son emploi du temps. - Dès qu’il a du temps libre

dorian 18 / gaël 17 / Théo 17 / Hugo 18 - Licence aes 1ère année - De leur plein gré, ils pourraient faire Ils n’ont pas la motivation de bosser leur TDeux, chacun mais chez c’estchez plussoi facile deilssepensent que c’est en mieux de travailler dans- une motiver groupe dans ce lieu Les BU. distractions qu’ils peuvent avoir chez

eux sont réduites dans cet espace de - travail C’est d’après eux la méthode la plus efficace - Plus concentrés - Pratique s’ils ont besoin d’un livre ou - Ils que c’est une sorte de pensent documentation d’autocontrainte, n’est pas le plaisir Gaël 1 à 2 fois parcesemaine d’être la mais savent que Hugo 1 fois par semaine c’est ce qu’il y a de meilleur pour Dorian 1ère foiseux. Théo 2 fois par semaine - Rien à dire - Ne gêne pas beaucoup - Non général - Il viennent pour être concentré sur ce qu’ils font (interruption d’une bibliothécaire pour que l’on parle moins fort, et nous dit que nous sommes trop sur la table) - Oui Général - Hugo : 1 ère visite étrange - simplement Espace plus la restreint pourest séparer, la car il vient d’une petite ville et n’avait salle est peu être trop grande et ça donne pas l’habitude de voir autant de parfois un coté oppressant. monde. - Gaël : le cadre reste agréable pour bien se concentrer et être productif, donc oui.

Marion et Lisa 20 ans Licence de droit judiciaire - Tout leont temps de leur gré - Elles souvent desplein trous au milieu de la journée et c’est plus facile de venir bosser à la BU plutôt que de perdre du temps dans les trajets.

- Les tables sont trop basses, impression d’être en deux - Non,plié ça peut aider à travailler car tout le monde travail - donc Quand y a du monde, elle se sent trop çailmotive. serré

- Non pas du tout - Les horaires - Plus d’espaces - Les systèmes informatiques

Estelle 22 ans Laure 21 ans Master 1 art plastique - obligation scolaire pas très souvent, - Elles ne viennent

uniquement par contrainte scolaire - Estelle : préfère acheter ses propres livres elle se sent plus tranquille - Laure : elle n’y va pas à cause de l’ambiance, elle se sent mieux chez elle pour travailler, car la BU pour elle est trop calme

- La BU est trop écrasée - Manque de liens, de contact avec - Cela est gênant, elles ontLe tout est l’extérieur visuellement. l’impression de se sentirenfermé. observerS’il y a conçu pour que tu sois avait moyen d’avoir un point avec l’extérieur ce serait mieux - Toutes les fenêtres sont en hauteur c’est logique pour placer les livres, mais elle trouve, que c’est trop élitiste dans la façon dont c’est conçu - Pour elle la BU donne la sensation de « boite à machine » surtout au premier étage sont tous côte à - Non,où elleslesneétudiants s’y sentent pas à l’aise côte. - Laure : Endroit qui n’encourage pas à y aller, pourplus elledécontractée, les salles devraient - Atmosphère des être plus fermées avec d’autres canapés ? espaces où l’on puisse aller chercher des livres, ou pour nesepas avoir la chez - Ambiance l’on sent comme sensation de déranger. soi. - Estelle : Ils faudrait des salles où l’on peu travailler en groupe. - Le fait d’avoir la table et la chaise représente trop l’école. - Créer des espaces un peu plus studieux et un plus décontractés.

- Lecture de journaux, quand il a du - temps Non il va uniquement libre sans travailà la BU - Sinon il fait les TD ou recopie les cours

- Ils se comportent différemment car - Ils ne vont qu’en BU c’est une ambiance de concentration, alors ils font attention

- Marion vient quasiment tous les Lisa : oui, elle va pas même fréquemment. jours, elle neyfait comme chez elle, car elle n’est pas aussi - l’aise mais cela impose un cadre donc ce n’est pas plus mal. - Lisa est d’accord avec Marion, elle vient même le samedi matin

- Oui , plus jeunes, d’ailleurs elle préféraient l’ambiance des BM par rapport à celle des BU - Laure : elle n’y vas plus parce que c’était avec l’école, elle préfère être chez elle


Thomas 19 ans - éco gestion Pensez-vous Pourquoi qu’avec les sites venez vous en tels que Amazon bibliothèque ? et les nouvelles Fréquence ? technologies numériques vos visites en bibliothèque ont été réduites ? Autre

Comment percevez-vous le fait de ne pas être seul ? Cela ne vous gêne- t-il pas qu’il y ait du monde autour de vous ? Est-ce un endroit vers lequel vous allez facilement ? Ou est-ce un endroit facile a pénétrer ? (l’atmosphère pesante et studieuse vous restreintelle ?) Quelles sont vos habitudes à la BU ? Vous comportezvous dans ce lieu comme chez vous ?

- -Non ça accès n’y change rien Avoir aux manuels

- Pour la connexion internet - Pratique, évite de rentrer chez lui quand il a du temps libres dans son emploi du temps. - Dès qu’il a du temps libre

dorian 18 / gaël 17 / Théo 17 / Hugo 18 - Licence aes 1ère année - Non ça n’y change rien pour eux Ils n’ont pas la motivation de bosser chez eux, c’est plus facile de se motiver en groupe dans ce lieu - Les distractions qu’ils peuvent avoir chez eux sont réduites dans cet espace de travail - Plus concentrés - Pratique s’ils ont besoin d’un livre ou de documentation Gaël 1 à 2 fois par semaine - Hugo horaire pratique/pas de 1 fois plutôt par semaine contrainte par rapport Dorian 1ère fois Théo à2 ça fois par - certains d’entre eux n’arrivent pas à semaine bosser tout seul dans leur lieu de vie. - Ils se demandaient d’ailleurs pourquoi gêne pas ils- Ne n’allaient pasbeaucoup travailler dehors alors qu’il faisait beau mais ils reviennent - Non général sur leurs envies car pour eux l - Il viennent pour être concentré sur a bibliothèque met une b a r rière ce qu’ils font aux (interruptionilsd’une distractions, sont bibliothécaire trop tentés de faire pour que l’on parle d’autres choses. moins fort, et nous dit que nous sommes trop sur la table)

Marion et Lisa 20 ans Licence de droit judiciaire

Estelle 22 ans Laure 21 ans Master 1 art plastique

- Non pas du tout - Elles ont souvent des trous au milieu de la journée et c’est plus facile de venir bosser à la BU plutôt que de perdre du temps dans les trajets.

- Oui - Elles ne viennent pas très souvent, uniquement par contrainte scolaire - -Laure car finalement Estelle: :oui préfère acheter ses toutes propresles informations cherche pour mon livres elle se que sent je plus tranquille mémoire sont essentiellement - Laure : elle n’y va pas à cause de sur internet. l’ambiance, elle se sent mieux chez elle pour travailler, car la BU pour elle est trop calme

- Cela ne les gênent pas de ne pas pouvoir prendre leur café dans la Bu. - Si elles souhaitent un lieu clos, elles partent travailler dans une autre BU du campus qui propose des salles pour des - Non, ça peut -aider à travailler car petits groupes. Marion : elle n’arrive pas à bosser chez elle donc c’est vrai tout le monde travail que lesça horaires donc motive. d’ouverture et de fermeture sont une grosse contrainte. - En périodes de révisions ce n’est pas du tout agréable. - Même si ça ne la gêne pas qu’il y ait du monde autour elle essaie toujours de s’éloigner des autres pour être tranquille. Non pas essentiellement du tout - -Lisa vient à la BU pour travailler, et se rend en bibliothèque municipale pour ses loisirs, elle différencie les deux, pour elle la BM est réservé aux loisirs. Et c’est plus près de chez elle.

- Laure, contrairement a sa coloc, arrive à travailler chez elle même quand il y a un peu de monde et du bruit, mais sa coloc est obligée de venir en BU car elle se sent incapable de travailler chez elle. Elle besoin elles d’un ont environnement - Cela esta gênant, calme. l’impression de se sentir observer - Pense que le fait d’aimer ou non travailler en bibliothèque dépend vraiment de la personnalité de chacun. Car elle est consciente que pour certaines personnes cela leur impose un cadre - Elles préfèrent les box de travail comme elles avaient au lycée


?

hypothèses - Redéfinir l’organisation des espaces et des usages, redéfinir les outils (emprunt, consultation...), en somme : peut-on simplifier les processus d’usages et de consultation ?

- La question de la disponibilité des ouvrages : peut-elle être réglée par la dématérialisation ?

- La question des usagers et des espaces est fortement prégnante dans les BU. Peut être que si certains ne s’y rendent pas, c’est pour cause de places indisponibles et de salles trop pleines ?


synthèse anthropologique

archétypeS comportementaux & Variables descriptives communes paradoxe Le cadre collectif est complaisant, mais les usagers recherchent quand même une certaine isolation.

contre-vérité Les usagers disent que cela ne les gêne pas de partager un espace, mais ces propos sont tenus lorsque peu de monde se trouve autour. En effet, ils reconnaissent ne plus être à l’aise lorsqu’il y a trop de monde.

Contradiction « Je n’ai pas le sentiment de partager ce lieu, pour moi, un partage implique une communication avec l’autre, et j’ai du mal à communiquer dans une bibliothèque. » « Je ne le vois pas comme espace intimiste, l’enjeu c’est justement de recréer de l’intime dans cet espace collectif »

∙ Pas de problème de fréquentation mais un problème de places disponibles. ∙ La bibliothèque est principalement utilisée comme un espace de travail. ∙ Pas assez d’exemplaires à cause d’un manque d’espace de stockage. ∙ Peu d’emprunt de livre si l’on compare à la demande d’utilisation des salles de travail. ∙ L’espace est optimisé : des places diversifiées pour des usages multiples ∙ Il faut une connaissance du système pour comprendre la méthode de classification des ressources, ce qui la rend hermétique. ∙ De la même façon qu’ils intègrent des restrictions pour profiter de ce lieu et s’en servir à bon escient, les usagers intègrent des incohérences spatiales qu’ils n’accepteraient pas dans un autre contexte. ∙ Présence forte de conventions et de filtrages symboliques. ∙ Les conventions font qu’ils ne rejettent pas ce qui ne fonctionne pas aux yeux des non-usagers de la BU. ∙ De manière générale, Internet vient résoudre tous les problèmes relevés par les non-usagers. ∙ La plupart ne perçoivent pas de manque en terme de service, mais ne seraient pas contre une offre plus large. ∙ Symbolique et représentation du lieu : certains y vont pour trouver des pépites.


personas ∙ usager volontaire : utilise la bibliothèque purement comme un espace de travail ∙ usager polyvalent : utilise la bibliothèque comme un espace de travail dans lequel il a accès à des ressources ∙ non usager : n’utilise pas la bibliothèque pour de multiples raisons

gauthier 19 ans licence droit judiciaire

Caractéristique : n’arrive pas à travailler chez lui. La dynamique de groupe est indispensable à sa concentration. Gauthier est arrivé sur le Campus de Bordeaux Montaigne en septembre 2016. C’est un jeune étudiant qui se rend régulièrement à la bibliothèque universitaire afin de rester dans un cadre scolaire pour réussir à travailler. Sans les restrictions mises en place à la BU, il serait incapable de fournir un quelconque effort de travail. C’est un jeune homme brillant, mais il reconnaît que trop de choses à l’extérieur de ce lieu pourraient susciter des distractions. On ne peut pas dire qu’il soit « abonné » à la bibliothèque car il utilise ce lieu uniquement pour y travailler : il travaille sur ses documents personnels et ne consulte pas, ni n’emprunte de livre.

Les usagers Impossibilité, incapacité de travailler à domicile : ∙ pression familiale ∙ logement trop étroit ∙ besoin d’un cadre particulier (restrictif)

les non-usagers Impossibilité de travailler à la BU : ∙ rejet d’une atmosphère particulière ∙ manque d’intimité (besoin de réintimiser la spatialité de la BU) ∙ besoin de se libérer de la temporalité (contrainte horaire)

Gauthier se rend à la BU parfois seul, parfois accompagné d’étudiants de sa promotion, cela le motive. Cependant, bien que l’ambiance de la bibliothèque le force à être studieux et concentré, il trouve parfois le contexte un peu limitatif lorsqu’il souhaite échanger avec ses collègues, et éprouve alors une certaine gêne. But : il aimerait pouvoir travailler en groupe ou bien seul, sans se sentir épié et contraint par une ambiance pesante.


léna 23 ans

baptiste 24 ans

étudiante droit éco

étudiant en arts plastiques

Caractéristique : organisée, chacune des heures de sa journée est importante. Léna est sur le campus de bordeaux Montaigne depuis plusieurs années. Elle va très régulièrement à la BU, essentiellement par gain de temps : habitant loin du campus, travailler à la bibliothèque lui permet d’utiliser les heures libres de son emploi du temps à bon escient. Elle apprécie particulièrement le fait de pouvoir trouver des ressources physiques qu’elle ne pourrait pas trouver ailleurs. Elle emprunte donc très souvent des ouvrages. La plupart du temps, Léna s’y rend de son plein gré, car l’atmosphère est propice au travail et facilite sa concentration dans un cadre silencieux. Mais il arrive que des enseignants la contraignent à s’y rendre, car cela fait partie d’un exercice d’assimilation des ressources disponibles et de méthodologie. Elle consulte, par nécessité et pour des raisons évidentes liées aux formalités de rendu de son travail ou des échanges avec ses camarades de classe, presque systématiquement internet en étant à la BU. Léna fréquente également les bibliothèques municipales où elle apprécie particulièrement l’ambiance moins « scolaire » qui y règne. En effet, elle s’y rend surtout pour le plaisir, mais aussi parce que le samedi matin il est difficile pour elle de se rendre sur le campus.

Caractéristique : apprécie particulièrement travailler dans une ambiance légère qui le sort du contexte scolaire. Il travaille essentiellement le soir après les cours, seul ou entre amis, chez les uns ou les autres. Le fait de se sentir à l’aise pour être efficace et créatif est primordial pour lui. Baptiste est étudiant sur Bordeaux depuis deux ans, il a déjà fréquenté d’autres universités avant de venir dans cette région. Il puise sa capacité de concentration dans son univers. Il a besoins de se sentir “chez lui” pour être créer comme il le souhaite, mais surtout afin de faire plus ou moins ce qu’il veut et quand il veut. Il ne fréquente pas la BU parce qu’il ne retrouve pas l’ambiance qu’il s’est construite dans son appartement. Il préfère d’ailleurs travailler dans un café avec ses amis plutôt que dans une bibliothèque où il trouve l’atmosphère bien trop lourde et surtout trop studieuse et silencieuse. Il a la sensation de devoir se confiner en lui-même pour ne pas faire de bruit ou déranger les autres. Par ailleurs, il ne trouve aucun intérêt à s’y rendre, car finalement il préfère acheter ses propres livres, ou bien les consulter sur internet. Il gagne beaucoup plus de temps grâce au système numérique : il obtient l’information dont il a besoin quasi instantanément, ce qu’il ne retrouve pas dans l’emprunt où l’acquisition d’information reste temporaire et limitée.

L’espace partagé n’est pas une contrainte pour elle, mais elle reconnaît quand même essayer de s’isoler comme elle peut.

Bien qu’il ait suivi des formations pour comprendre les méthodologies de classification des ouvrages, au début de ses études supérieures, il n’a jamais vraiment compris le principe...

But : elle aimerait que la BU ait des horaires d’ouverture plus souples.

But : il voudrait être chez lui partout.

Created by ArtWorkLeaf


remarques particulières

De manière générale, l’utilisation d’Internet (recherche et dictionnaire en ligne, achat de livre express...) a-t-elle réduit votre fréquentation de la bibliothèque et votre rapport aux livres ? ∙ Je ne lis plus. ∙ Plus simple, rapide, moins de déplacement et de perte de temps. ∙ Internet permet de trouver de l'info quasi instantanément. Plus besoin de se déplacer vers l'information. ∙ Je lis beaucoup plus sur écran, mais je continue d’acheter des livres. ∙ Recherche et consultation des livres sur les sites dédiés. Pas de contraintes horaires.

Allez-vous à la bibliothèque ? Si oui, pourquoi ? ∙ Pour tomber sur des pépites.

∙ L’avantage de rester chez soi. ∙ Je lis beaucoup moins de livres. ∙ Je commande mes livres directement soit en version papier soit sur Kindle.

Avez-vous des habitudes à la bibliothèque, si oui lesquelles ?

∙ Tout est à portée de main avec internet, il est clair que pour une définition simple le téléphone est devenu un outil de prédilection. Pour les choses un peu plus poussées on a besoin de livres.

∙ Oui, être à coté d'une fenêtre.

∙ C’est dit : Google, Wikipedia et Amazon sont redoutables, le gain de temps et le savoir universel rendent le lieu obsolète. Son attrait ne réside que dans la proximité du lieu, du conseil et de certains ouvrages.

Vous utilisez ce lieu pour ? ∙ Chercher des idées. Des conseils parfois. Feuilleter. Et repartir assez vite.


Comment vivez-vous le fait que cet espace « intimiste » soit partagé ? ∙ C’est parfois difficile quand il y a des enfants ou de jeunes adolescents qui n'ont pas forcément les "codes" de conduite. ∙ Je n’ai pas le sentiment de partage, pour moi un partage implique la communication avec des autres, et j'ai du mal à communiquer dans une bibliothèque.

Avez-vous des idées ou des suggestions afin d’améliorer les services et les usages proposés par les bibliothèques ?

∙ Ça me dérange et me stresse. On se sent observé et on doit contrôler tous nos faits et gestes.

∙ Extension des horaires d’ouverture. ∙ Améliorer la signalétique, la transmission des informations, le service client (enlever l'image du bibliothécaire méchant auquel on ne peut pas demander des choses), accès WiFi, trouver plus facilement mes livres, suggestion des livres qui puissent m'intéresser, faciliter l'emprunt ∙ Repenser les zones de travail, le mobilier, l'atmosphère, les zones de détentes (manger, boire)…

∙ Je ne le vois pas comme un espace intimiste, l'enjeu c'est justement de recréer de l'intime dans cet espace collectif. ∙ Mal. L'ambiance n'y est pas intimiste.

∙ Plus d'espace de travail en groupe. Les méthodes de classification des ouvrages sont-elles facilement intelligibles ? ∙ Codification professionnelle, compréhensible uniquement lorsque l'on consulte la fiche d'un ouvrage et qui permet de le retrouver plus facilement dans les rayonnages. ∙ Il faut des clefs pour le comprendre. ∙ Système compris des bibliothécaires mais pas forcément des étudiants.

∙ Il faudrait revoir les méthodes de classification pour les rendre intelligibles, et propose une compartimentation des espaces selon l’usage afin de définir des ambiances qui peuvent convenir à tous. ∙ Améliorer la recherche d'un livre pour une consultation rapide. ∙ Canapé ! Espaces de convivialité. Brainstorming room... ateliers interactifs.


préc onisa tion

analyse critique de l'existant bibliothèque de la maison de l'économie

problématique "Comment repenser la multiplicité des usages en bibliothèques universitaires, à travers le prisme des technologiques numériques actuelles, dans l'optique de respecter l'individualité de chacun ?"

axes de réponse ∙ les conventions (comportementales) / la symbolique ∙ la multiplicité des usages / libérer les usages / les multi-potentialités ∙ le décloisonnement de l’espace / l’éclatement / le parcellement / la décentration ∙ l’intégration des interfaces numériques actuelles dans le système de recherche des bibliothèques

Vis à vis de l’implantation du patio qui s'insère au cœur de l’espace de documentation du premier étage, un problème de taille s’impose. Ce patio est ouvert des deux côtés. Il donne à la fois sur la bibliothèque et sur un couloir qui longe des bureaux: on a deux entrées et deux sorties. La surveillance de la personne qui veut aller lire son livre dans le patio est donc impossible, c’est avec une grande facilité que l’individu peut sortir de l’autre côté. Le patio ne peut pas être privatisé pour la biblothèque ou pour le couloir. Ce problème ne permet pas à un étudians de venir s’installer ou il veut et comment il veut, ses faits et gestes sont vite restreints. De plus cet espace de documentation ne sera réservé qu’aux étudiants des filières “Économie“ et “Droit“ car le fonds de documentation de la bibliothèque ne disposera pas des ouvrages de toutes les formations de l’université.


mini-bibliothèques mobiles

Quatre mini-bibliothèques mobiles ont été installées dans un parc à Séoul. Une initiative originale qui ne manquera pas de séduire les amateurs de livres imprimés. Parfois, on a l’impression que les iPad et les liseuses ont éclipsé les livres papier. Cependant, à Séoul, en Corée du Sud, une nouvelle initiative promet d’offrir un refuge aux amoureux des bons vieux bouquins, loin de l’univers du numérique. Le Mobile Library Project propose un ensemble de quatre mini-bibliothèques mobiles, originales et colorées. Dernièrement, de nombreuses bibliothèques alternatives ont vu le jour. Amazon a même créé une librairie à Seattle. Alors que beaucoup de pays subissent des coupes dans le budget alloué au service public, les bibliothèques sont constamment menacées de restrictions budgétaires voire de fermeture. Grâce à ce projet lancé par la société Spacetong (Archiworkshop), quatre petites bibliothèques mobiles ont été installées au Social Innovation Park de Séoul. Étrangement appelées Bloc, Flûte, Mirage et Membrane, elles sont accessibles à n’importe quel passant en quête d’un refuge littéraire. Les visiteurs peuvent s’asseoir pour lire ou emprunter des ouvrages. De même que pour les vinyles, malgré la popularité des appareils électroniques, nous ne risquons pas de voir notre bon vieux papier disparaître de sitôt. Ces mini-bibliothèques le prouveront sans doute.

Les ressources papier restent incontournables, même si l’essort du numérique implique un rapport différent vis à vis des écrits, il est important de garder un lien avec le livre et de proposer des alternatives : une consultation de ce support dans des lieux ou des atmosphères différents. Il faut aussi prévoir et anticiper les mutations et l’importance que prend le numérique afin de proposer des modalités de consultation, d'emprunt, ... appropriées.


Université de Seikei, Tokyo

Ce tiers-lieu garde un rapport au livre très commun. en effet, l’usagers doit toujours aller chercher sont livre dans la multitude d’allées et d’étagères que comprend la bibliothèque. Il y a toujours se déplacement et cette recherche fastidieuse et peu compréhensible par la plupart des gens.

La bibliothèque d’une université de Tokyo permet à ses étudiants de lire ou de réviser en toute tranquillité, dans des bulles insonorisées. Quoi de mieux que de pouvoir s’isoler dans une bulle pour réviser ses cours ou lire son livre favori ? C’est ce que propose l’Université de Seikei, située à Tokyo. En effet, l’établissement est doté d’une bibliothèque futuriste composée de « bulles flottantes » complètement insonorisées. Disposant de tables, chaises et tableaux, ces bulles sont également idéales pour le coworking. Avoir enfin des espace de travail privatisable, dans lesquelle on peut s’exprimer sans déranger les autres usagers, où on peut travailler à plusieurs, tout en étant au coeur des ressources documentaire, c’est une avancée très pertinente. Ce type de lieu serait à adapter aux universités, les étudiants sont à la recherches de ce type de lieux mixant ressources et espace de travail de groupe. Cet espace à l’avantage de rester dans un univers bien défini et donc implique des comportements et des attitude de sérieux et de travail, nécessaire à la réussite des étudiants. Néanmoins, ce dispositif permet de s’isoler et donc d’être plus à l’aise.


signalétique La signalétique du lieu a été repensée pour hiérarchiser les flux et donc les usages dans les différents étages de la BU. Les qualités et fonctions des espaces sont maintenant clairement visibles et le travail des documentalistes s’en voit allégé, n’intervenant plus à cet endroit. Les étudiants savent où aller et pourquoi. Ils savent aussi où et comment trouver facilement les ouvrages qu’ils veulent

idéa tion

+ meilleure gestion des flux

- ne propose qu'une amélioration superficielle

SIX TO ONE

retour aux sources

tribord + La méthodologie de classification du fonds disponible à la BU a été repensée, l’organisation des ouvrages au sein de l’espace a donc été revue. Je peux maintenant consulter, sur une nouvelle plateforme en ligne ergonomique et optimisée, un extrait du livre ou du document que je recherche, pour ensuite aller le chercher facilement et rapidement dans les rayonnages.

+ facilité

d'utilisation par les étudiants

- juste une

évolution de Babord

Le rôle des documentalistes a évolué. Grâce à des formations optionnelles qui leur sont proposées, ils peuvent maintenant interagir de façon optimale avec les usagers, élargir leur champ d’action afin de satisfaire des demandes qui se déplacent de plus en plus vers des champs disciplinaires différents de celui du cadre hermétique qu’est la bibliothèque.

+ le rapport entre

étudiants et bibliothécaires est amélioré

- n'offre aucune évolution de qualité de travail


répartition par typologie Les étages ne sont plus répartis en fonction des domaines d’études mais en fonction des typologies de travail. À un étage on retrouve des tables dédiées au travail indi- viduel, sur un autre niveau ce sont des volumes permettant le travail de groupe… Ainsi l’espace est optimisé. Les différentes typologies d’étudiants trouvent une réponse adaptée à leurs besoins de travail.

ROBOOK Les ouvrages ne sont plus dans les espaces publics de la Bibliothèque Universitaire, ils sont tous dans la réserve. L’étudiant consulte les références et résumés des ouvrages sur une plateforme dédiée disponible aux bornes disposées en des points stratégiques de la BU. Il commande ceux qu’il veut consulter. Un système robotisé achemine les ouvrages jusqu’à la borne.

+ meilleure répartition des usagers

+ plus pratique pour

- ne répond que

les étudiants

partiellement à notre problématique

- irréalisable

carte d'occupation

+ pas de perte de temps à

rechercher une place

- l'espace de la B.U. n'évolue pas et ne répond pas aux nouveaux enjeux

Un outil informatisé via une application mobile, permet de visualiser l’occupation actuelle de la B.U. L’étudiant, avant d’arriver à la bibliothèque, va ouvrir son application et va consulter sur un plan en deux dimensions les endroits où de la place est disponible afin de gagner du temps.

lire parterre L’architecture de la B.U, que ce soit intérieure comme exté- rieure est repensée. Le but est de proposer des espaces plus conviviaux, avec des supports de travail différents afin que tous les étudiants se sentent comme chez eux. Ils peuvent travailler seuls ou en groupe, assis ou avachis et ils peuvent considérer la biblio- thèque universitaire comme un tiers-lieu.

+ l'idée de "tiers-lieu" est intéressante ce qui peut amener des typologies d'étudiants bien différentes

- le but n'est pas de créer une nouvelle bibliothèque universitaire

Phase 0

Découverte


borne d'information bulle d'étude + utilisation d'une technologie innovante

- irréalisable

L’ensemble des ouvrages qui se situent à la bibliothèque universitaire est numérisé. Des bornes permettent d’avoir accès au résu- mé de chacun d’entre eux et elles permettent aussi de trouver les livres plus facilement grâce à un nouveau système de classement. Tous les ouvrages sont présents dans les réserves de la B.U. et sont désormais accessibles.

Un dispositif permet de créer une bulle isolante autour du ou des usagers. Le ou les étudiants utilisant ce dispositif occupe(nt) un es- pace existant de la B.U actuelle et en activant le dispositif ils peuvent travailler plus ou moins bruyam- ment selon leur besoin sans dé- ranger les autres ni être dérangés.

+ la recherche de l'ouvrage dans les rayons est améliorée - rien ne permet de les emprunter numériquement

BOOK BOOK GO Une application mobile pour la bibliothèque universitaire, téléchargeable sur le site de l’uni- versité, permet à l’étudiant de rechercher plus facilement le livre qui l’intéresse et de le guider dans les rayons jusqu’à l’ouvrage. Il n’y aura plus de perte de temps ni d’abandon dans la recherche de documents.

+ gain de temps

et facilité de la recherche

- cela ne

favorise pas l'interaction avec le personnel de la bibliothèque

signalétique lumineuse La signalétique de la B.U. est réinventée. Des jeux de lumière et d’éclairage vont déterminer les différents espaces de la bi- bliothèque mais aussi différentes typologies de travail. Ces lumières sont le reflet des conventions que nous connaissons, que nous avons apprises au fil de notre existence où qui nous sont innées...

+ permet de réinventer les espaces sans devoir les ré-agencer.

- les usages de la B.U. ne sont pas pour autant améliorés

Phase 0

Découverte


La Bibliothèque Universitaire est un lieu essentiel à la réussite des étudiants. Ces derniers sont demandeurs d’espaces de travail, lieux qui sont plébiscités et rapidement investis. Il est agréable et pratique pour un étudiant de disposer de ressources quasi inépuisables sous la main. Malheureusement, ces lieux sont souvent saturés de monde et cela nuit au bon fonctionnement et à la qualité de leurs études.

Le projet Omnithèque fait face à cette surpopulation, la bibliothèque se démultiplie, se décentre et se polarise au cœur du campus. Sous la forme de nouveaux pôles disséminés, des omnithèques, le bâtiment de la bibliothèque est désengorgé et les étudiants ont accès à des espaces de travail ou de lecture à deux pas des salles de cours où ils se trouvent. La démarche de se rendre dans un lieu dédié à l’étude, au travail de groupe ou à la recherche devient un phénomène réflexe, instinctif et constitutif de la vie universitaire. Dans ces pôles connectés, à la fois matériellement et immatériellement, la potentialité d’usage est illimitée. Les étudiants ont la possibilité de venir étudier seuls ou en groupe, de se connecter à une plateforme via leur ordinateur, leur tablette ou leur smartphone pour avoir accès à toutes les ressources disponibles. Ainsi lorsque qu’un groupe d’étudiants doit travailler ensemble, ils peuvent se rendre dans ces nouveaux espaces.


L’ambiance et les conventions propres à la Bibliothèque Universitaire empêchent parfois les étudiants de travailler efficacement, ces nouveaux espaces modulables leur permettent de s’approprier le lieu, et donc d’être plus à l’aise et efficace. L’espace disponible est également plus important, ce qui permet d’offrir aux étudiants qui ont besoin de place, un espace adéquat qui reste en lien avec les ressources de la B.U. Grâce aux omnithèques, chacun trouve une typologie de lieu de travail lui correspondant. On répartit également les utilisateurs, la qualité de travail est donc améliorée. L’étudiant a ainsi plus de chance de trouver une place pour s’installer. Les omnithèques étant ouvertes 24h/24, ils peuvent jouir d’un espace de travail confortable et sans contraintes de temps. Pour entrer et sortir de ces omnithèques, un système électronique reconnaît la carte étudiante lorsque l’étudiant entre, et lui permet d’avoir accès à une plateforme de consultation dédiée. Une fois qu’il sort, le système reconnaît sa carte et désactive en partie son accès à la plateforme.

Avec ces nouveaux espaces de travails, le projet Omnithèque propose aussi une nouvelle interface web. Celle-ci permet d’avoir des renseignements sur l’ensemble des ouvrages de la bibliothèque, ainsi l'étudiant peut facilement cibler ceux qui l’intéressent. Il peut aussi avoir les avis des personnes ayant consulté ces livres, le consulter en ligne lorsqu’il se trouve dans une omnithèque, le commander pour le retirer, aller le chercher dans les rayons de la B.U. à l’aide d’un plan détaillé de son positionnement, le ranger dans sa bibliothèque virtuelle pour le retrouver facilement ou encore le noter. Sur cette plateforme il peut aussi dialoguer sous forme de tchat avec les bibliothécaires afin d’avoir des renseignements qu’il n’a pas trouvés en ligne. Lorsque l’étudiant se connecte sur la plateforme sans être physiquement dans une des omnithèques, il a quand même accès à la plateforme pour rechercher les ouvrages qui peuvent l’intéresser. Il peut en voir le résumé, les avis, le placer sur son étagère virtuelle et le réserver. Mais il ne peut pas le consulter.

Le but du projet Omnithèque n’est pas d'intervenir directement sur la Bibliothèque Universitaire existante, car celle-ci convient à une certaine typologie d’étudiants. En revanche, son ambition est d’élargir le champ d’action de la B.U. en proposant d’autre configurations d’espaces de travail pour permettre à tous les étudiants et leurs besoins respectifs d’être satisfaits. Il s'agit aussi d'intégrer et d'accompagner la transition numérique. De plus, nous mettons un point d’honneur à valoriser la fonction du bibliothécaire, et voulons renouer le lien qui devrait unir l’étudiant et ce conseiller.

Dans ces optiques-là, Omnithèque va plus loin que les exemples étudiés, qui ne présentent que des solutions partielles ou focalisées seulement sur une partie du problème. Le projet Omnithèque est une solution globale, qui peut être appliquée à toutes les bibliothèques universitaires à travers le monde.


étudier à l’université

1 Où étudier ? Solution OMNIThèQUE

3 ma façon d'étudier

La bibliothèque se démultiplie, se décentre et se polarise au cœur du campus. Sous la forme de nouveaux pôles disséminés, des omnithèques.

conventions B.U.

B.U : Surpopulation d’usagers Omni : Décentralisation

appropriation propres conventions

Solution OMNIThèQUE

2 Comment étudier ?

Les conventions de la Bibliothèque Universitaire m’empêchent de travailler efficacement. Je préfère me rendre dans ces nouveaux espaces que je peux m’approprier. Grâce aux Omnithèques, chacun trouve une typologie de lieu de travail lui correspondant. On répartit également les utilisateurs, la qualité de travail est donc améliorée. L’étudiant a plus de chance de trouver une place pour s’installer.

On bosse où ?

travail de groupe

Solution OMNIThèQUE Pôles connectés : matériel / immatériel

La potentialité d’usage est illimitée. Les étudiants ont la possibilité de venir étudier seuls ou en groupe, de se connecter à une plateforme via leur ordinateur, leur tablette ou leur smartphone pour avoir accès à toutes les ressources disponibles


5 4 agréablement étudier

étudier sur le campus

Solution OMNIThèQUE Les espaces de travail de la Bibliothèque Universitaire, le flux de personnes et le regard des autres étudiants ne me permettent pas de travailler. L’isolement possible au sien de ces nouveaux espaces de travail me permet de me sentir bien pour travailler.

ressources

Solution OMNIThèQUE

mal à l'aise

Les Omnithèques me permettent d’avoir suffisamment de place et de jouir des ressources de la B.U.

à l'aise

7 6

étudier sans contrainte

Entrer/sortir Solution OMNIThèQUE Un système électronique reconnait ma carte étudiante lorsque je rentre dans l’espace de travail et me permet d’avoir accès à la nouvelle plateforme de consultation. Une fois que je sors, le système reconnait ma carte et désactive mon accès à la plateforme.

Solution OMNIThèQUE Grâce aux Omnithèques, je peux travailler sans horaire de fermeture.

carte étudiant

espace de travail


Solution OMNIThèQUE

8

La ressource numérique que je consulte me plait beaucoup mais je dois rentrer chez moi. Je peux soit télécharger les extraits qui m’intéressent, soit l’emprunter en physique dans le bâtiment principal de la Bibliothèque Universitaire.

rechercher autrement

9

faciliter la recherche

emprunt

plateforme

Solution OMNIThèQUE La nouvelle plateforme me permet d’avoir des renseignements sur l’ensemble des ouvrages de la Bibliothèque, ainsi je peux facilement cibler ceux qui m’intéressent. Je peux aussi avoir les avis des personnes ayant consulté ces livres.

telechargement

11 10

rechercher partout

faciliter l'échange Solution OMNIThèQUE Sur l’Omnithèque en ligne, je peux dialoguer sous forme de tchat avec les bibliothécaires afin d’avoir des renseignements que je n’ai pas trouvés sur la plateforme.

accéder partout

Solution OMNIThèQUE messagerie

En dehors des espaces de travail j’ai quand même accès à la plateforme pour rechercher les ouvrages qui peuvent m’intéresser. Je peux en voir le résumé, les avis, et le réserver. Mais je ne peux pas le consulter.


parcours utilisateur

Plateforme

supriMmer un livre choisir un livre

mon étagère Plan campus dispo omni

Tchat

poser une question aux biblio

lire le résumé, la préface et le sommaire

travail et recherche habituels

lire le livre (disponnible seulement en omni)

réserver le livre

B.u.

disponnibilité du livre

récupération à la borne

récupération à la borne

récupération en rayon

emprunt

mettre sur mon étagère

départ du campus

critiquer

salle de cours

vec la c ie a a t r

tudiante eé rt

Entrée et s o

Recherche livre

omnithèque

appropriation de l'espace

travail


Identité omnithèque Nous voulions garder la racine grecque « thèque », qui signifie « où l’on range les choses » issue du mot Bibliothèque. Médiathèque, Biliothèque, audiothèque, vidéothèque, ..., cette racine a aussi dans le savoir commun un lien avec le savoir, la connaissance, les ressources. Le projet permet la décentralisation des lieux d’étude, du savoir et la dématérialisation, il s'agissait également de faire ressentir l’expansion du savoir. La racine grècque « omni » signifie « tous, partout ». Ainsi, Omnithèque, évoque un tout qui rassemble tout le savoir et le diffuse partout.

Le projet étant basé sur la décentralisation de la Bibliothèque Universitaire et la dématérialisation, plusieurs choses nous sont venues en tête : l’infini, les atomes, le système solaire. Nous avons donc synthétisé cela, en gardant en tête que la base de notre projet est la décentralisation avec des éléments qui gravitent autour du bâtiment principal de la Bibliothèque Universitaire.

Au niveau des couleurs, il fallait une palette qui soit à la fois moderne et en lien avec notre projet, tout en ayant une accroche avec le savoir, et le côté ancestral des bibliothèques.


plateforme web La connexion à la plateforme web Omnithèque se fait grâce à l’identifiant et au mot de passe personnel de l’étudiant. Cette connexion peut se faire depuis n’importe où grâce au wi-fi, seul le contenu changera en fonction de l’endroit où l’on se connecte. En effet, une connexion hors omnithèque permettra à l’usager de rechercher des ouvrages disponibles à la bibliothèque universitaire grâce à des mots clefs, puis de lire le résumé, la préface et le sommaire. Il pourra aussi directement noter, critiquer, garder ou encore réserver un ouvrage. Il aura la possibilité aussi de poser des questions au personnel de la bibliothèque, de gérer son étagère et de consulter les places disponibles dans les différentes omnithèques.


Il aura la liberté de consulter les meilleures notes, les nouveautés, les critiques récentes ainsi que les tweets de l’université. Si un inidividu se connecte à la plateforme web Omnithèque dans l’une de celle-ci, il aura la possiblité d’utiliser tout le site et pourra en plus, consulter entièrement les ouvrages qu’il souhaite. Le contenu de la plateforme change en fonction de l’endroit où l’on se connecte. Il n’est pas possible de consulter les livres entiè- rement en dehors des Omnithèques. Le but est d’amener de nou- veaux usagers et donc si tout le contenu était ouvert, il n’y aurait plus de raison à venir sur le campus pour les consulter.


Afin d’avoir un contenu maîtrisé, il n’y a pas de forum sur la plateforme web. Cette typologie d’échange en ligne est le reflet d’une liberté trop vite acquise lors de l’expansion du web 2.0, cette forme de publication existe déjà sur des sites tels qu’Allociné, bel exemple de la démocratie d’internet, où tout le monde à son mot à dire, mais où la quantité prend le pas sur la qualité, et où l’on se retrouve avec des films dont les notes ne veulent plus rien dire. Nous avons préconisé le tchat pour garder le côté intimiste de la discussion instantanée, tout en ouvrant la liste des destinataires possibles à tous les bibliothécaires, ainsi revalorisés par une parole maîtrisée et professionnelle.


RechercheS

FORME CUBIQUE GÉOMÉTRIQUE Afin de ne pas les engor ger, l’accès aux Omnithèques est autorisé à six personnes maximum. Cela permet de garder un certain confort de travail afin que les usagers ne se retrouvent pas les uns sur les autres. La dimension de ces espaces découle du nombre de personnes autorisées car ce sont des cubes qui mesurent 25m2. Le choix de cette forme n’est pas un hasard, le cube est une forme géométrique simple, neutre, qui symbolise le monde matériel et l’ensemble des quatres éléments. Il symbolise aussi la stabilité .


5

ST ABILITÉ

5M

M

5M

Recherche

UNE FAÇADE EN VERRE la façade permet d’avoir une certaine proximité avec l’extérieur et de la lumière naturelle.


Recherche

L’inspiration de ces arches vient en premier lieu de l’architecture antique avec les péristyles qui sont des galeries de c o l o n n e s faisant le tour extérieur ou intérieur d’un édifi ce, en dehors de son mur d’enceinte.

UNE COMPOSITION D’ARCHES.

Nous avons donc décidé de reprendre ce style de construction et d’y apporter une touche contemporaine en supprimant les colonnes entre les arches. La seconde référence serait la maison de la recher che qui a été construit depuis peu sur le campus


Recherche

Chaque Omnithèque propose une ambiance de travail différente suivant son endroit d’implantation. L’usager va pouvoir, en fonction de l’ambiance de travail qu’il souhaite, choisir une Omnithèque qui lui correspond. L’Omnithèque qui se trouve près de la bibliothèque universitair e sera certainement plus bruyante que celle tout au bout de la MDA, car il y a beaucoup de flux d’étudiants dans cette partie du campus.

PAROIS / JEU LUMIÈRE MOUCHARABIEH

/


Recherche

MOBILIER MODULABLE.

Les tables sont rangées dans les parois periferiques du lieu ce qui permet un gain de place, ainsi que de ne pas bloquer les espaces neccessair es. Cette modularité permet a chacun d’entre nous de s’adapter l’espace a notre envie et celon nos convention. Rien n’est laisser au hasard. La modularité est cependant limité dans sont aspect et ses propositions afin de restreindre inconciament le choix de l’usage, car trop de liberté ferai de cette espaces un endroit comme un autre inadéquate aux conventions de chaqu’un


INSPIRATION

Esprit Neutre Une alliance sobre et épurée, un apaisement spatial au profit d’une appropriation personnelle.


INSPIRATION

Esprit Lumineux

jeu lumineux et ballet de lumières au service d’un espace de travail en mouvement


INSPIRATION

Esprit Moucharabieh

plein, vide, lumière, ombre, ouverture, fermeture, jeu de lumière etde dissimulation du visible, rehausseur de confort et de mystère


INSPIRATION

Esprit matières

force et contraste de l'assemblage de matières insufflent des ondes positives aux étudiants


INSPIRATION

Esprit Urbain

Quand les créations de l’homme et la nature sont en osmose, la nature englobe et délivre sa force aux structures et ses usagers


INSPIRATION

Esprit Modulable

La modularité de l’espace, évocation de la pluralité d’étudiant. Modularité et adaptabilité, appropriation et confort, personalisation et efficacité.


implantation Les différents lieux d’implantation des omnithèques sur le campus n’a pas été décidé au hasard. En effet, afin de convenir de leurs emplacements, nous avons placé un quadrillage sur la vue aérienne du campus. Chaque croix de la grille correspondait à un emplacement éventuel. Nous avons par la suite réalisé une sélection possible des emplacements (les endroits qui n’étaient pas sur les bâtiments existants). Enfin, nous avons fait le choix des emplacements les plus pertinents en fonction du flux d’étudiants, des espaces verts, de la proximité avec les autres services qui sont proposés sur le campus.


Les Omnithèques sont des cubes de 5m de côté, ce qui nous donne un espace de 25m2 idéal pour 6 personnes.

Les moucharabieh sont modulable afin de pouvoir se protéger du soleil ou de la pluie. En se pliant ils offrent une zone protégée en dessous d’eux.

des bancs sont disposés tout autour de l’Omnithèque afin de permettre aux étudiants de jouir de la connexion WIFI est des services de la plateforme, sans être obligés d’enter dans celle-ci et d’occuper une place inutilement.

La porte d’entrée est une porte coulissante afin de ne pas risquer d’accident lors de l’ouverture, pas de risque qu’un étudiant ouvre la porte en percutant un autre étudiant de l’autre côté de celle-ci.

Pour entrer dans les omnithèques, l’étudiant passe sa carte devant un boitier qui relève son identité. Lorsqu’il s’en va, il rebadge sa carte pour indiquer au système qu’il n’est plus présent.


À l'intérieur on retrouve une sobriété élégante nécessaire au confort de chacun et à l'apprpriation. Un espace modulaire dans son mobilier et son cloisonnement. On retrouve des chaises pliables qui peuvent être disposées n'importe où afin de s'installer comme on le souhaite. Les tables se déplient du mur afin de proposer un support de travail modulaire. 80cm de large et une longueur variable entre 85cm et 2m50. Les lais sont aussi modulables. Sortant des murs, ils permettent de cloisonner l'espace de travail créé à l'intérieur de l'omnithèque afin de pouvoir s'isoler si on le souhaite.


Espace modulable Les espaces créés sont pensés pour être modulables et s’adapter aux différents besoins des étudiants. Travail de groupe, réunions d’association, travail individuel, co-working... les tables s’assemblent, se déplient ou se privatisent. L’espace se cloisonne avec les lais. L’espace de l’omnithèque est pensé pour optimiser et rendre confortables les diférentes situations qu’il peut accueillir.


L’espace dispose de lais en tissus reprenant les motifs du moucharabieh extérieur. Sortant des murs, ils font toute la hauteur du lieu. Ainsi, on peut aisément se créer un espace intime. Les lais se déplaçent suivant un quadrillage au plafond qui les guide.


CLAC!!!

CLiC!!!

Badgage récupération de la chaise

1/ Attrapez une table et tirez jusqu’à sentir et entendre un clac. Puis poussez vers le mur jusqu’à entendre un clic.

.

CLAC!!!

POUSSE R LACHER!!!

3

. .

POUSSE R LACHER!!!

2/ Sous la table poussez et relachez les pieds pour qu’ils se positionnent. 3/ Soulevez le plateau pour le désenclencher puis tirez la table pour l’allonger jusqu’à entendre un clac.

1

.

2

4

4/ Sous la table poussez et relachez les pieds pour qu’ils se positionnent.

CLAC!!!

installation de la table

5/ Tirez le panneau vertical situé à l’extrémité de la table pour désenclencher le dispositif, pivotez le plateau et poussez-le vers le mur afin de l’enclencher. 6/ Sous la table poussez et relachez les pieds pour qu’ils se positionnent.

POUSSE R LACHER!!!

Déploiement des lais

CLAC!!!


rapport bibliothécaire / étudiant Le projet Omnithèque ré-instaure un lien entre le bibliothécaire et l’étudiant. Aujourd’hui, les seuls échanges qui existent entre ces deux parties prenantes ont lieu lorsqu’un étudiant emprunte un livre : il donne sa carte au bibliothécaire, qui la scanne et lui rend avec le livre. Cette monotonie et ce manque de convivialité ont éloitné le bibliothécaire de sa profession d’origine. Omnithèque intervient sur plusieurs points stratégiques pour rétablir ce contact primordial. Premièrement, sur la plateforme en ligne, un tchat permet d’avoir un premier échange, souvent le plus compliqué, avec les bibliothécaires. En effet, il est plus simple pour l’étudiant de poser sa question derrière son ordinateur, et le bibliothécaire peut répondre pertinemment dès qu’il le peut. Deuxièmement, si besoin, les étudiants peuvent approfondir leurs questionnements en face à face. L’échange étant entamé, la suite est alors plus aisée.

Troisièmement, les étudiants ne comprennant pas le fonctionnement de la B.U. seront aidés grâce à la plateforme. Ainsi, les bibliothécaire passeront moins de temps à indiquer où se situe un livre, ou ranger les ouvrages déposés ça et là. Ils pourront donc se consacrer pleinement à leur vrai métier : le conseil, la culture. Pour finir, la remise de livre réservé par l’étudiant sur la plateforme peut être source de conseil ou d’échange en tout genre.


Freins

partenaires

L’Université Bordeaux Montaigne est directement impliqué étant donné que ce projet s’inscrit au coeur de son territoire et est destiné à ses étudiants

le coût Effectivement, le coût induit par notre projet est assez conséquant. L’ensemble des actions à mener engendre un coût import qui est cependant nécessaire.

La dématérialisation La dématérialisation pose différents problèmes. Il y a le facteur temps, cela risque d’être très long de disposer de l’ensemble des ressources documentaires dématé- rialisé. le stockage de ces informations implique aussi de disposer de serveur dédiés.

La ville de Pessac est un acteur important du fait de l’implentation de la Bilbiothèque Universitaire sur son territoire.

Université de Bordeaux, bien que détaché de l’Université de Bordeaux Montaigne, reste impliqué dans ce projet du fais que des Omnithèques sont prévues pour Bordeaux IV, et le dispositif est pensé également pour les étudiants de Bordeaux IV.

Les autorisations Il est obligatoire de disposer de droit de construction pour l’ensemble des Omnithèques. Il faut aussi modifier et ajuster les autorisations pour faire évoluer les droits d’auteur et de la propriété intellectuelle afin que cela soit en accord avec les nouvelles modalités de consulta- tions induitent par notre projet.

L’agence nationale de la recherche porte un intêret fort à ce projet du fait qu’il favorise et encourage le travail de recherche.

Le ministère de l’éducation nationale constitue un partenaire majeur de ce projet étant donné qu’il touche directement le domaine qu’il encadre.

La région Nouvelle Aquitaine fait partie des acteurs majeurs des projets concernant les Universités bordelaises.

Bordeaux Métropole est un partenaire important du fait que les universités bordelaise sont une des vitrines du dynamisme et de la formation de Bordeaux.


grĂŠgory berg damien duriez victoria fialon ĂŠtienne jeanneau

Omnithèque  

Le projet Omnithèque fait face à la surpopulation des bibliothèques universitaires. La bibliothèque peut alors se démultiplier, se décentrer...

Omnithèque  

Le projet Omnithèque fait face à la surpopulation des bibliothèques universitaires. La bibliothèque peut alors se démultiplier, se décentrer...

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