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Cotone Productions & The Red House Productions Présentent

Zydeco L’héritage Par Toumani Sangaré et Emmanuelle Hernandez


Dans un petit territoire de Louisiane au nord de Lafayette, entourant la Capitale mondiale du Zydeco, Opelousas, une communauté créole vit au rythme de ce courant musical teinté d'influences cajun et rythm n’blues. Héritage des noirs créoles francophones et d’un passé douloureux marqué par la ségrégation, cette musique a suivi l’histoire de la Louisiane. Né dans les années 30, le Zydeco s’est constamment réinventé et s’inspire aujourd’hui du reggae, du hip-hop et du Rn’B. Regards d’un Franco-malien sur ce mouvement afro-américain dont l’héritage est aujourd’hui essentiel à la préservation de la culture francophone créole. Portrait d’une communauté métissée, et de cette force fédératrice que la musique Zydeco continue à transmettre aujourd’hui.


La musique zydeco Cousine noire de la musique cajun, la musique Zarico ou Zydeco est également une musique de culture française apparue dans les années 1930 en Louisiane. Proche parent de la musique Cadienne, incluant de nombreuses influences Blues et Rythm’n’ Blues, elle trouve ses origines dans un vieux style de rythme appelé La-La. Le mot zarico viendrait de la perception anglo-américaine d'un morceau traditionnel Les haricots sont pas salés, devenu par la suite, Zarico : célébrant l'’omniprésence de ce légume dans la nourriture des populations pauvres. Le Zarico se dit Zydeco en anglais. Alors que vers le milieu du 20ème siècle, les cajuns blancs s'ouvrent à la musique country et au rock n'roll en même temps qu'à la société de consommation, les créoles noirs, eux, de plus en plus laissés pour compte socialement et soucieux d'affirmer leur identité ethnique face à l'intolérance raciale croissante des blancs, se tournent naturellement vers le blues, le rythm & blues et la soul, qu’ils intègrent à leur musique La-La pour créer le Zydeco. Aujourd'hui, ces deux écoles, qui sont plus que jamais d'’actualité, sont rejointes par une troisième, celle de Houston, Texas, où de jeunes artistes exclusivement anglophones produisent un Zydeco d'avant-garde, en n'hésitant pas à lorgner du côté du hip-hop et du rap. Portrait d’une musique créole aux influences afro-américaines, afro-antillaises et cajun. Zydéco l’Héritage parcourt ce courant musical pour comprendre ses racines et constater cette formidable énergie qu’elle continue à transmettre aujourd’hui.


Note d’intention Par Toumani Sangaré

A l’automne 2009, je découvre les États-Unis, avec Emma, mon amie. D’origine Cajun, elle me fait découvrir la Louisiane et sa culture francophone. Sa grand-mère, Miss Daisy-Belle, m’accueille chaleureusement en français. La présence du français un peu partout m’a tout de suite mis très à l’aise pour communiquer et donner l’impression d’être chez moi... La rue d’à coté s’appelle ‘Pont des Moutons’. Emma et sa tante Claire, disent vouloir me faire découvrir un aspect moins connu de la Louisiane. Elles m’emmènent au ‘Cow-Boy Club’. Je m’attends à une petite salle de concert avec de la musique country et des cowboys. Et là, à l’entrée un homme noir, d’un certain âge, habillé en cowboy, adresse à Claire d’une voix grave un ‘Hey, Madame!’ tout en soulevant son chapeau. J’ai l’impression d’être à l’entrée d’un saloon dans un western.

Je rentre, ‘Geno Delafosse and the french roocking boogie’ joue sur scène. La piste de danse est comble. Des blancs, des noirs se déchainent d’un pas effréné sur une musique très rythmé, plutôt rock, rhythm n’blues, une musique inattendue. Cette musique que je n’ai jamais entendue s’appelle le Zydeco. Elle est d’inspiration francophone et créole. Les instruments de base sont l’accordéon et le frottoir (comme une planche à laver d’autrefois), certaines chansons sont en français. Les pas de danse sont un mélange de salsa, rock, jitterbug.


Tout le monde a une bière à la main et une serviette au cou pour éponger la sueur. A cet instant, je comprends ce que veut dire le dicton de Louisiane ‘Laissez le bon temps rouler’. Etant métisse franco-malien, je suis immédiatement attiré par ce mélange des cultures surprenant. Je cherche à en découvrir plus. Le lendemain, Claire, une grande fan de Keith Franck, ‘The Zydeco Boss’ me dit qu’il joue le soir même, pour l’arrivée d’un trailride (randonnée à cheval). Elle appelle un ami danseur, Joe ‘The Wild Man’, et nous voilà partis. Après deux heures de route de nuit dans la campagne, on arrive sur un chemin de terre où des deux cotés sont garés des centaines de 4x4, pick-up trucks et remorques pour chevaux.

Dans un champ boueux, plus de deux mille personnes sont réunis, toutes générations confondus. Tout le monde danse, je regarde la foule, les seuls blancs sont Emma, sa Tante et les policiers. Sur scène Keith Franck joue avec un orchestre de huit personnes, ses chansons sont très modernes d’influence hip-hop, R’nB et reggae. Des effets pyrotechniques jaillissent de derrière la scène. Un show comme on en voit rarement se produit devant mes yeux. En partant, Joe ‘The Wild Man’, nous donne rendez vous le lendemain matin pour un ‘Zydeco breakfast’... 8h30, dimanche matin, la piste de danse du Café des Amis à Pont-Breaux est comble : il n'y a pas d'âge, ni d'heure pour se retrouver, danser, prendre du bon temps. Mais surtout, il y autant de blancs que de noirs, il y a encore quelques années, cela n’était pas aussi simple. Je suis retourné en France avec une immense envie d’en découvrir plus, et surtout de partager cette expérience, de la montrer en image. J’y suis donc retourné en 2011 avec l’envie d’aller à la rencontre des acteurs de cette culture, en voulant comprendre d’où vient cet héritage... Et je suis revenu avec ce qui constituera les images du documentaire Zydeco, véritable portrait de cette communauté au mélange si présent, à l’hospitalité débordante et si attachante.


Synopsis Nous sommes en Louisiane à Opelousas, la ville qui a vu grandir The King of Zydeco,

Très vite, nous comprenons que le Zydeco, c’est avant tout une histoire de

Clifton Chenier, l’un des créateurs. Miss Rosie Leday, d’origine créole, parlant bien le

famille. Geno Delafosse, nous recoit sur son ranch à Eunice. Digne héritier du Zydeco, il

français nous accueille dans le centre historique d’Opelousas. Elle nous parle du climat

nous explique l’origine du mot, son histoire, les influences Créole et Cajun. Un héritage

social de l‘époque, des relations difficile entre noirs et blancs. Elle nous raconte qu’en

transmis de génération en génération. Il nous explique l’histoire musicale de sa famille, à

commençant l’école primaire, elle ne parlait pas un seul mot d’anglais. C’est dans cette

travers son père, ses frères. Il a son propre groupe, «Geno Delafoose and the french

ambiance très particulière qu’est né le Zydeco, autrefois appelé Lala dans les années 1930,

rocking boogie », dans lequel il garde les influences traditionnelles et chante souvent en

ici même à Opelousas. Elle partage les souvenirs et photos qui témoignent de l’époque.

français. Geno est un cowboy, et ce n’est pas seulement un style vestimentaire pour lui.

En nous promenant dans les rues d’Opelousas avec Miss Rosie Leday,

nous

découvrons une ville rurale, la troisième ville la plus vieille de l’état. Les hommes sont coiffés d’un chapeau de cowboy, les jeunes arborent le style hip-hop et les rues sont

Il a toujours vécu à la campagne et possède même plusieurs troupeaux de vaches. Il se remémore l’ambiance des bals Zydeco de son enfance où les femmes étaient habillées de longues robes et les hommes étaient en costume.

majoritairement peuplées d’afro-américains. Miss Rosie Leday, nous invite à partager un gumbo (plat traditionnel de Louisiane) chez elle. Très fière, elle nous présente son petit fils Guyland Leday, un jeune prodige de 14 ans, qui a appris à jouer de l’accordéon à l’âge de 4 ans. Son histoire est aussi touchante que surprenante. Il raconte avoir fait un rêve dans lequel son arrière grand père lui apprend à jouer. Le lendemain matin en se réveillant, il demanda un accordéon. On lui apporta, et à la plus grande surprise de tous, il savait jouer. Depuis, Guyland a joué au Carnegie Hall à New York, a participé à l’Oprah Show et a même fait une publicité nationale pour du bacon. Il prend beaucoup de plaisir à être sur scène, mais surtout à rendre les gens heureux.

Pour mieux comprendre cette période de ségrégation et les relations entre musique Cajun et Zydeco, nous allons à la rencontre d’un vieux musicien cajun, Hadley Castille. Il nous apprend que l’un des plus grand joueur de musique Cajun fut un noir de Mamou du nom d’Amédé Ardoin. La musique a eu une influence très positive qui a permit le mélange des noirs et des blancs. Puis nous faisons la connaissance de Claire, une des premières personnes blanches à aller dans les dance hall à la fin de la période de ségrégation. Elle nous parle de son expérience dans cette communauté, ce qui l’attire dans le Zydeco, et nous donne son point de vue sur l’évolution des relations blancs/noirs dans le monde d’aujourd’hui.


La danse a une place très importante, les gens vont à un concert Zydeco pour prendre du bon temps et pour danser. Rencontrer Joe, « The Wild Man » est inévitable. Joe, mécanicien, est avant tout un grand danseur. Le Zydeco fait partie de sa vie depuis qu’il est tout petit. Il danse trois à quatre fois par semaine, minimum. Issu d’une famille de 12 enfants, son père lui a appris très jeune à se faire de l’argent en dansant afin d’aider financièrement la famille. Naturellement, de là est né sa passion pour la danse. A 54 ans, Joe est de tous les concerts, trailrides, festivals, concours de danse, barbecues... Il nous explique tout ce qu’il faut savoir  sur la danse Zydeco : la manière de danser et surtout l’esprit joyeux. Sur son temps libre, il donne des cours de danse et nous invite à y participer.

Afin de vivre pleinement la Zydeco et après avoir appris les basiques pas de danse, il est temps de se rendre dans un dance hall. Rendez vous avec Joe, dans l’un des plus mythiques et populaire, « Slim’s Y Ki Ki ». Nous découvrons une salle comble  où plus d’une centaine de personnes dansent en couple dans une ambiance très électrique et festive. Une énergie folle se dégage. Durant plus de quatre heures, par deux, tous se déchainent sur la piste, une serviette autour du coup pour éponger leur sueur et une bière dans la main pour ne pas se déshydrater. En les regardant danser, on retrouve des pas du rock, de la salsa… Le mélange est explosif. « Labor Day » week end est l’un des grands rendez vous de l’année pour tout fan de Zydeco. Premier arrêt au « Piney Woods Trailride », organisé par l’ancien shérif, Joe Fontenot. C’est une randonnée équestre ou pendant 3 jours des centaines de personnes campent sur un ranch, et se retrouvent avec leurs chevaux. Malgré la grande chaleur, tous sont habillés en cowboy. Certains font des acrobaties sur leurs chevaux, d’autres tirent des charrettes avec des enfants, le Zydeco les suit partout en fond sonore. Toute la journée, ils traverseront la campagne de Louisiane pour se retrouver ensemble en fin de journée autour d’un grand concert dans un champ. Nous allons à la rencontre des familles avec enfants, des vrais fans. Le Zydeco Trailride se déroule dans un esprit de convivialité, c’est un rendez-vous festif et familial.


Deuxieme arrêt, le «  Plaisance Zydeco Festival  ». Il réunit plus de dix mille personnes chaque année sur 2 jours. Noirs et blancs se réunissent autour de la musique et la danse. Un des chanteurs phare du festival est Chris Ardoin. Petit fils d’Amédé Ardoin, il est un des représentant de la nouvelle génération. Il est très populaire auprès des jeunes car il apporte une nouvelle touche très hip hop et r’n’b. Il explique qu’il y a même un nouveau style appelé «  Zydesoul  » que des jeunes comme Leon Chavis et Lil Nate on commencé à développer. C’est un doux mélange entre ballade et Zydeco. Lui aussi, nous raconte son histoire, et comment il fait évoluer le Zydeco pour continuer à toucher les jeunes. Il partage, ému, l’histoire tragique de la mort de son grand-père. Pendant un concert, une femme blanche lui a tendu un mouchoir pour s’essuyer le front. Il l’a accepté. Certaines personnes blanches n’auraient pas apprécié le geste... et l’ont roué de coups à la sortie. Il est décédé à l’hôpital des suites de ses blessures... La prestation du Zydeco Boss, « Keith Franck and the Soileau Zydeco Band » est très attendue. Chaque représentation est un véritable show à l’américaine. Il représente également la nouvelle génération en mélangeant hip hop, reggae et r’n‘b. Nous le rencontrons avant son show, il nous raconte son parcours, ses espoirs pour le futur, à quelques mois d’une possible réélection de Barack Obama, ses débuts alors qu’il était encore très jeune et comment il a impliqué toute sa famille dans l’aventure  : sa sœur est à la basse, son cousin est manager, ses frères à la batterie… Soudain, c’est à son tour de rentrer en scène, c’est le moment du show. Ce soir, il a prévu un spectacle pyrotechnique. Le Zydeco va encore plus loin que ça, même s’il est très populaire et très présent dans sa région d’origine, il s’exporte hors de la Louisiane et même hors du pays. Au Texas, en Californie, en Europe, en Angleterre jusqu’au Japon, il y a des fans de Zydeco. Depuis 2007, il y a une catégorie aux Grammy Awards «  for best Zydeco band or Cajun music album », on retrouve les musiques dans certaines publicités et même dans le jeu vidéo Sim’s. Pour illustrer cela et terminer notre aventure, nous partons en Californie rencontrer Bryson Bernard, « Cupid ». Né à Lafayette, il est devenu très célèbre aux Etats-Unis avec sa chanson et danse « Cupid shuffle » dans laquelle on retrouve le beat caractéristique du Zydeco et des pas de danse du « line dancing ». Allons donc danser et laisser les bon temps rouler....


Voix Off off Par Edgar Sekloka du groupe Milk Coffeeand Sugar

Edgar Sekloka n’est autre que Suga l’acolyte de Picaflore, Gaël Faye. MC dans le groupe Milk Coffee and Sugar. Avec ses deux romans Coffee en 2008 et Adulte à présent en 2011, l’écriture d’Edgar Sekloka se révèle au grand jour, dévoilant une une simplicité séduisante qui ravira tout amateur d’art littéraire. Entre sourire, pincement au coeur et sensation charnelle, il nous fera naviguer, voguer au gré du documentaire et de ses émotions.

Lorsqu’on est sourd aux bagatelles du monde

Créole, Créole

Aux statues des grands hommes Aux lieux saints des petits peuples Aux bières blondes, brunes ou rousses qu’on se partage Aux ponts qu’on se construit Aux bateaux à roues increvables

De génération en descendance

Aux tramways qui nous transportent Lorsqu’on est sourd aux bagatelles du monde Aux voitures que l’on conduit Dans des rues royales ou dépéries Bordées de drapeaux inattendues Où nous autres, quidams, Galopons sur des trottinettes Pour faire la course aux calèches touristiques Sous des gratte-ciels à contre-jour Lorsqu’on est sourd aux bagatelles du monde On n’entend pas les détails de l’humanité Mais en Louisiane On reste à l’écoute des vétilles On en fait des chansons Créole, Créole En Louisiane On tatoue les oreilles d’une musique cadienne Que l’on transmet comme un heritage

Créole, Créole Pour la pérennité d’une culture Créole, Créole Et l’on danse nos furies, nos joies, nos colères Et l’on danse nos peines, nos amours, nos plenitudes

Et l’on danse à vide parfois, jusqu’à ce que le sang remonte la trachée Sous le violon, l’accordéon et le frottoir des musiciens cadiens Se cache la beauté d’une nature Agitée comme les ailes d’un oiseau au moment de l’envol Et calme comme les crocodiles repus qui sillonnent les eaux douces  Concert héritage d’une manière de vivre Musique créole, musique créole Comme la ferme n’est pas loin, même le bétail s’enivre Musique créole, musique créole les États-Unis ont leurs Zaïko Musique créole, musique créole Noirs, Blancs ou autres sous leur chapeau Zarico Musique créole, musique créole Rodéo des corps sur de la country Musique créole, musique créole Le Far West a migré dans le sud du pays


Toumani Sangaré Réalisateur, metteur en scène

Artiste métisse franco-malien, Toumani Sangaré est à l’origine de Kourtrajmé Productions qu’il crée en 1995 avec Romain Gavras et Kim Chapiron. Assistant des productions du célèbre Souleymane Cissé, il développe ses projets aussi bien à Paris qu’à Bamako où il s’installe en 2000 pour développer la filiale africaine Kourtrajmé Africa. Une première au Mali qui a permis de faire émerger de nombreux artistes. Révélant au grand jour le potentiel de nouveaux talents et techniciens. Ils ont notamment réalisé de nombreux clips pour Salif Keïta, Tata Pound et Mokobé ainsi que les campagnes de publicité pour la marque Max Havelaar. Il réalise en 2009 une série de documentaire fiction pour la chaine câblée 13ème Rue intitulé « Kourtrajmé Stories » avec la participation de Vincent Cassel. Concerné par l’histoire de son pays, il produit en 2012, 365 Jours au Mali. La chronologie d’une guerre annoncée signée par Ladj Ly et Benkoro Sangaré. En 2013, il réalise Quand deux fleuves se rencontrent, parcours d’un trentenaire au cœur écartelé entre le Burundi et l’Ile-de-France. Un portrait poignant de l’artiste FrancoRwandais Gaël Faye diffusé sur la chaine France O. Toumani continue dans cette démarche documentaire avec Zydéco héritage en offrant le tableau fascinant de cette culture Cajun francophone à travers son Histoire, son énergie, et surtout : sa musique.


Curriculum Vitae 2013 : Réalisation de “Quand deux fleuves se rencontrent”, 52’, France Ô 2013 : Réalisation du clip "Pourvu que tu viennes" pour Ycare 2012 : Réalisation du clip "Une vie" pour Ycare 2012 : Tournage du documentaire "Zydeco l’héritage" 2012 : Production du documentaire "365 Jours au Mali" réalisé par Ladj Ly et Benkoro Sangaré 2011 : Réalisation du clip "Aiguise moi ça" pour Casey et Zone Libre 2010-2011 : Réalisation du making of pour la publicité Addidas "Addidas all in", réalisateur Romain Gavras 2009 : Réalisation "Success Story Kourtrajmé" pour 13ème Rue

2005 : Réalisation du court-métrage « Marakani » au Mali, pour Max Havelaar France 2004 : Réalisation d’un publi-reportage pour les Grands Moulins du Mal 2003 : Réalisation d’un spot publicitaire CAN 2002 pour Malitel, opérateur GSM, Mali

2008 : Réalisation du clip "Masta" pour Nouvel Air

2003 : Réalisation du vidéo-clip « Boomba » de Diatasya

2006 : Réalisation du court-métrage « Guerrier Manding » au Mali

2002 : Réalisation du vidéo-clip « Madan » de Salif Keita au Mali

2006 : Réalisation du making of du film « Sheitan » (1H30)

2002 : Réalisation de deux génériques d’émission pour l’ORTM (Office de radiodiffusion et télévision du Mali) « Génération 21 » et « Samedi Loisirs » 2002 : Réalisation du making of de la cérémonie d’ouverture CAN 2002 au Mali 2001 : Réalisation du court-métrage « Ma chienne » pour Kourtrajmé Prod 2000 - 2006: Création de la branche Kourtrajmé Afrika Production au Mali, qui comporte aujourd’hui plus d’une trentaine de talents. Production et Réalisation de 27 clips vidéo d’artiste Maliens - Production et Réalisation de théâtre vidéo comique «  Kanté & Konaté  » - Production de l’album «  Jekafo  » du groupe Diatasya (hip-hop Malien) - Diffusion de films Kourtrajmé et de clips malien sur écran géant dans les quartiers populaire de Bamako - Production et programmation du 1er Festival des Courts et Très Courts Métrage de Bamako parrainé par Souleymane Cissé 1998-1999 : Réalisation de l’émission Greg Frite sur Canalweb, la première télévision française sur Internet


Emma Hernandez Photographe, Producteur

Emma Hernandez, photographe franco-américaine, diplômée de Gobelins, l’Ecole de l’Image, trouve sa passion dans la photographie. Elle permet les rencontres, l’échange, c’est une autre manière de parler, de regarder. Ses premiers travaux furent une série de portraits de photographes avec leur boitier favori. Son travail s’élargit, créer ses projets, les mettre en place, les produire est devenu une évidence, The Red House Productions est donc l’aboutissement de ce travail. www.lauraetemma.com

2012-2013: Studio manager, assistante de production pour la photographe Dominique Issermann. 2010-2011: Studio Manager du studio photo TOZF à Paris Mai 2009: Participation au projet ‘Le Mali en Vert, Jaune, Rouge’. Exposition au Musée National du Mali en septembre 2009. Avril 2009: Mise en place d’un échange entre des étudiants de Gobelins, l’Ecole de l’image et l’Institut National des Arts à Bamako. Le but étant de former des élèves maliens à la conservation et numérisation d’un fond photographique ancien. Août 2007-Février 2008: Réalisation d’un reportage photographique sur la scène hip hop malienne. Mars 2007: Participation au projet ‘Mali, Vis-à-Vie’. Rencontres entre des photographes maliens et français, au Mali et en France. 2006-2010: Assistante d’Olivier Foulon, still life photographe. 2005-2007: Réalisation d’un travail sur une maison d’accueil pour enfants des rues ‘Sinjiya-Ton à Bamako, ‘Gestes retrouvés’. Octobre 2006: Réalisation d’un reportage photographique sur la scène hip hop japonaise, ‘Hip Hop, made in Japan’. Lauréate de la bourse de l’aventure de la Mairie de Paris et des jeunes du conseil général des Hautsde-Seine. 2005: Réalisation d’une série de portraits de photographes avec leur boîtier favori


Cotone Productions est une société de production audiovisuelle indépendante créée en 2006 par le producteur et programmateur musical Yann Girard. C’est en 2012, avec la réalisation du premier épisode d’Okéanos réalisé par Fabrice Begotti et co-produit par la fondation Albert II pour Planète Thalassa, que Cotone Productions se tourne vers le documentaire. En 2013, elle s’inscrit dans la production de documentaires musicaux avec le très remarqué Un jour peut-être, une autre histoire du rap français. Portrait exclusif d’un mouvement alternatif débridé marqué par les débuts d’internet, ce film a emporté son public et l’engouement des médias pour faire aujourd’hui le tour des festivals et cinémas d’art et d’essai de l’hexagone. En 2014, Cotone productions signe un nouveau film musical avec Zydeco l’héritage, de Toumani Sangaré. Toujours dans l’ambition d'amener le spectateur à la découverte de courants musicaux méconnus, ce film promet de révéler l’énergie et la force exceptionnelle de la culture francophone Cajun, fruit musical du métissage des cultures noires d’Haïti avec les immigrés français du Québec. Fédérant des talents venus d’horizons divers, Cotone productions compte plus d’une vingtaine de collaborateurs et a l’ambition de proposer pour l’ensemble de ses projets, une exigence cinématographique fondée sur la qualité de l’image et du contenu.


Issu de la photographie, de la production, du cinéma, Emma Hernandez et Toumani Sangaré ont créé The Red House Productions en 2013. Leur désir est d’aller à la recherche d’images inédites et authentiques, d’histoires vraies, sans concession. Emma Hernandez a longtemps travaillé dans le milieu de la photo avec de grands photographes-réalisateurs, tels que Dominique Issermann. Toumani Sangaré, réalisateur et producteur, est membre fondateur du collectif Koutrajmé. Cette alliance de cultures, franco-américano-africaines, ces regards vifs et précis, permettent à The Red House de produire des documentaires, vidéoclips et films institutionnels en présentant une vision sincère et réaliste du monde qui nous entoure. The Red House Productions réalise en France, au Mali, aux Etats-Unis, et possède une antenne au Mali à Bamako Kourtrajmé Afrika.


P.A.D prĂŠvu : juin 2014


Un documentaire réalisé par Toumani Sangaré

CONTACT Yann Girard Producteur yann.girard@cotoneprod.com + 33 6 61 33 47 95

Cynthia Rambaud cynthia@cotoneprod.com +33 6 85 27 49 58

258 rue Marcadet 75 018 Paris www.cotoneprod.com


Zydeco l'Héritage