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Ricky Romer

Des travailleurs municipaux déterrent des os d’Albertosaurus. Voir Scènes de la vie régionale. Page 4 La publication trimestrielle du SCFP

scfp.ca

Automne 2010

La Réplique Plus qu’un pique-nique…

des souvenirs mémorables et de nouveaux militants

Environ 3000 personnes, des enfants pour la plupart, ont participé au pique-nique annuel de la section locale 79 du SCFP à Centre Island, Toronto. Par Pat Daley Au mois d’août de l’un des étés les plus chauds jamais enregistrés, des milliers de membres de la section locale 79 du SCFP, accompagnés de leurs familles, ont pris le traversier pour se rendre à Centre Island à Toronto afin de prendre part au pique-nique annuel du syndicat. D’après Fred Taylor, membre du conseil exécutif de la section locale et organisateur de l’événement depuis 30 ans, le piquenique de cette année a été « l’un

des plus agréables » – et les lettres de remerciement le confirment. Environ 3000 personnes, pour la plupart des enfants, ont participé à cette activité de deux jours avec des tours de manège, courses à pied et repas en commun. « Ce pique-nique est doublement profitable, explique Fred Taylor. Parfois, c’est la seule activité syndicale à laquelle assistent les gens. Mais lorsqu’ils y vont, ils finissent par jouer une rôle actif au syndicat, souvent comme délégués syndicaux. Ça incite les

gens à s’engager. » De plus, ces activités contribuent à former une pépinière de futurs militants chez les enfants. Fred Taylor se souvient pour sa part d’avoir participé, dans son enfance, au pique-nique de la section locale 43 (devenue la section locale 416) du SCFP. « J’y étais illégalement », ajoute-t-il avec un sourire. Il était accompagné d’amis. « Je me souviens encore du plaisir que j’y ai eu, dit-il. Ça donne aux enfants une perception positive des syndicats. »

Le contrôle des salaires dans le secteur public : un enjeu politique Les membres du SCFP de tout le pays ont d’immenses défis à relever, tant sur la scène politique qu’aux tables de négociation. Les politiques de dépenses censées atténuer la récession ont produit des déficits. Beaucoup de gouvernements provinciaux réagissent maintenant en sabrant dans les dépenses des programmes et en faisant pression à divers degrés sur les travailleurs du secteur public pour qu’ils acceptent de limiter leurs salaires. Nous avons demandé à Paul Moist, président national du SCFP, quelle est, à son avis, l’ampleur de ces défis pour les membres du SCFP. « L’avenir des membres du SCFP ressemble à celui qui attendait les consœurs et confrères qui ont vécu les récessions des années 70 et du début des années 90. Les gouvernements imposeront des compressions, le climat des négociations sera plus dur et nous seront mis à rude épreuve. » Mais, comme le souligne M. Moist, il s’agit autant d’une lutte pour l’orientation de la politique gouvernementale que d’un défi en matière de négociations. « Dans la foulée de la crise financière d’octobre 2008, ce sont les gouvernements qui sont venus en aide aux institutions financières et à certaines entreprises, ce qui a permis d’éviter une dépression totale. Aucune solution privée n’a été mise de l’avant et c’est le public Suite à la page 6

Gagnez une caméra Flip Video! Page 7


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SCFP La Réplique, automne 2010

La Réplique La publication trimestrielle du SCFP ISSN imprimé 1920-2857 ISSN en ligne 1920-2865 La Réplique est publiée par le Syndicat canadien de la fonction publique. Adressez toutes lettres à la rédaction à: SCFP-Communications 1375, boul. Saint-Laurent Ottawa, ON, K1G 0Z7 Téléphone : 613-237-1590 Télécopieur : 613-237-5508 Convention Poste-publications Numéro 40005741 Retourner les envois canadiens non distribuables à : SCFP-Communications 1375, boul. Saint-Laurent Ottawa, ON, K1G 0Z7 Visitez le site Web du SCFP à scfp.ca ou communiquez avec nous à cupemail@cupe.ca Rédactrice en chef : Catherine Louli Directrice des communications : Stephen Howard Traduction : Louise O’Neill Graphisme : Marnie Thorp Adjointes à la rédaction : Marjorie Savoie, Hélène Bélanger et Manon Lajoie Collaborateurs : Alexandre Boulerice, Allison Gifford, Beth Smillie, Chris Watson, Christian Martel, Clay Suddaby, Colleen Reynolds, Dan Gawthrop, Danielle Savoie, Derrick Barrett, Ian Clysdale, James Chai, Janet Szliske, John McCracken, Kevin Wilson, Liam Martin, Lou Arab, Pat Daley, Pierre Ducasse, Robert Bellerose, Robert Lamoureux, Roseanne Moran, Sébastien Goulet, Wendy Forbes.

Imprimé par une entreprise syndiquée sur du papier recyclé à 50 % contenant 30% de matières recyclées après consommation, et libre de chlore élémentaire, certifié par le Forest Stewardship Council. Syndicat canadien de la fonction publique Conseil exécutif national Président national – Paul Moist Secrétaire-trésorier national – Claude Généreux Vice-présidences générales Daniel Légère Lucie Levasseur Fred Hahn Tom Graham Barry O’Neill Vice-présidences régionales Wayne Lucas – Terre-Neuve-etLabrador Danny Cavanagh – Nouvelle-Écosse Sandy Harding – Nouveau-Brunswick Milo Murray – Île-du-Prince-Édouard Charles Fleury – Québec Nathalie Stringer – Québec Candace Rennick – Ontario Michael Hurley – Ontario Henri Giroux – Nord de l’Ontario Mike Davidson – Manitoba Judy Henley – Saskatchewan Dennis Mol – Alberta Mark Hancock – Colombie-Britannique Ken Robinson – Colombie-Britannique Vice-présidences de la diversité Brian Barron Yolanda McClean

Le président national du SCFP Paul Moist avec le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, et Art Mauro, ancien président, président-directeur général et directeur des opérations de Investors Group.

Les ministres discutent de services publics vitaux Par Allison Gifford Lorsque les premiers ministres des provinces et des territoires se sont réunis en août à Winnipeg pour le Conseil de la Fédération, les services publics étaient au haut de la liste de leurs priorités. « Bon nombre d’enjeux clés à l’ordre du jour de la réunion des premiers ministres ont des répercussions importantes sur les services publics et, en bout de ligne, sur les membres du SCFP », a soutenu Paul Moist, président national du SCFP, qui était à Winnipeg pendant la réunion et qui a participé à différentes activités sociales avec les leaders politiques. « Les enjeux comme les paiements de péréquation, l’assurance-maladie et le financement des mesures de relance ont dominé la réunion, a observé M. Moist. Il était rassurant de constater que la majorité des premiers ministres semblait déterminée à maintenir la pression sur le

gouvernement fédéral afin qu’il assure un financement adéquat aux services publics. » Dans le dossier de la santé, les premiers ministres ont discuté du prix des médicaments sur ordonnance et de l’entente fédérale de financement négociée en 2004 entre le gouvernement libéral de Paul Martin et les provinces. « Le programme prend fin en 2013 et, peu importe ce qui le remplacera, l’entente ne sera ni aussi généreuse, ni à aussi long terme », a précisé Paul Moist. L’entente a été conclue à un moment où Ottawa et la plupart des provinces disposaient de surplus budgétaires. Les négociations pour un nouvel accord auront lieu alors que la plupart des provinces sont endettées et que l’économie peine encore à sortir de la récession. « Nous devons faire comprendre que l’assurancemaladie est très viable et ne représente que cinq ou six pour cent du produit intérieur brut

(PIB). Le système de soins de santé n’est pas en danger de s’effondrer et on ne doit pas essayer de faire croire cela à la population. Il faut le renforcer tout en gérant une reprise économique malgré un niveau de chômage important. Le moment est bien mal choisi pour imposer des baisses d’impôts insoutenables aux dépens de l’assurance-maladie. » « Chaque fois que les leaders du pays se réunissent, vous pouvez parier qu’ils parlent d’enjeux qui ont des répercussions sur les services publics et, en fin de compte, sur les membres du SCFP, a conclu Paul Moist. Il est essentiel que nos membres prennent la défense des services publics et rappellent sans cesse aux leaders communautaires et provinciaux que le travail que nous faisons est vital et que le financement des services doit être une priorité. »

Le 10 décembre, appuyez les syndicalistes en danger à travers le monde Joignez-vous au marathon d'écriture qu'organise Amnestie Internationale dans le cadre de la Journée internationale des droits de l'homme. L'an dernier, des milliers de gens au Canada et dans quelques 50 autres pays ont écrit plus de 700 000 lettres à diverses autorités gouvernementales pour exiger que les droits des personnes soient respectés, dont ceux de plusieurs syndicalistes et défenseurs des droits du travail.

Pour plus d'information et des outils gratuits, visiter www.amnistie.ca (français) www.writeathon.ca (en anglais).


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SCFP La Réplique, automne 2010

La section locale 1860 du SCFP de TerreNeuve s’associe à « Choices for Youth »

La section locale 1860 du SCFP entre dans le programme « Train for Trades » (Apprendre un métier) – une initiative d’une durée d’un an destinée aux jeunes à risque. Par Derrick Barrett Lorsque la section locale 1860 du SCFP, dont les membres travaillent à la Société de logement de Terre-Neuve-et-Labrador, a été invitée par « Choices for Youth » à participer à un projet de soutien aux jeunes « à risque » de la commu­ nauté, elle a accepté sans hésiter.

« Nous avons sauté sur l’occasion », raconte le président de la section locale, Bill Wakeley. Après un exposé présenté par Rosalind Curran, coordonnatrice du projet, les membres ont appuyé l’idée à l’unanimité. En collaboration avec la société de logement, la section locale s’est

lancée dans le programme « Train for Trades » (Apprendre un métier). Cette initiative d’une durée d’un an consiste à rénover des logements subventionnés de St-John’s pour en améliorer l’efficacité énergétique et fournir une expérience précieuse aux jeunes participants. « Ces jeunes sont très

travaillants et très professionnels, affirme Bill Wakeley. Les commentaires de nos membres et des associations de locataires sont très positifs. » « Tout le monde a droit à sa chance dans la vie, conclut Bill Wakeley. Le seul fait de savoir qu’on aide des jeunes à avoir un bon départ est très gratifiant. »

Négociations intenses à venir dans l’ensemble du secteur aérien

D

es milliers de personnes de tout le Canada ont envahi la Colline du Parlement pour montrer leur appui à l’éducation des Autochtones. « Le SCFP doit persister à exiger des mesures pour contrer les injustices et les inégalités dans l’éducation chez les Premières nations et réclamer la garantie que les jeunes Autochtones du Canada puissent s’instruire », a souhaité Brian Barron, vice-président de la diversité au SCFP, devant les nombreux drapeaux du SCFP qui s’agitaient en arrière-plan. « Nous devons faire savoir sans équivoque qu’il est temps d’investir dans notre avenir. C’est le Canada qui en dépend. » Le chef des Premières nations (APN) Shawn A-in-chut Atleo, présent à l’événement, a rappelé la nécessité pour tous les membres des Premières nations de s’unir autour de la « poursuite » de l’éducation et de revendiquer l’accès à un système d’éducation axé sur des programmes et des services qui tiennent compte de la langue, des valeurs, des traditions et des savoirs des Premières nations. scfp.ca/autochtones

Par Pierre Ducasse Dans les prochains mois, les agents de bord membres de la Division du transport aérien du SCFP seront, pour la plupart, en négociations pour le renouvellement de leur convention collective. En particulier, la Composante d’Air Canada se prépare à faire face à un employeur dans un contexte difficile. Le régime de retraite à prestations déterminées, semble être dans la mire d’Air Canada, et le syndicat est fin prêt à le défendre. Il s’agit d’un des plus grands régimes de pension à prestations déterminées dans l’entreprise privée au pays. La convention collective avec la Composante d’Air Canada arrive à échéance en mars 2011. Les dirigeants des syndicats locaux d’Air Transat, de First Air, de CanJet et de Cathay Pacific seront également à la table de négociation car leurs conventions collectives expirent avant la fin de 2010. Le SCFP représente également les agents de bord de Calm Air et de Canadian North. Pour en savoir plus, voir scfp.ca/aerien.


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SCFP La Réplique, automne 2010

Scènes de la vie syndicale

Les travailleurs d’Hydro One se sont mobilisés et ont fait pression sur la ville pour que l’hydroélectricité demeure publique. Les membres du conseil municipal de Toronto ont écouté et ont voté en faveur du maintien de la propriété et de l’exploitation publiques de Toronto Hydro. Colombie-Britannique Les sections locales des secteurs de la maternelle à la 12e année, des collèges et des universités sont toutes aux tables de négociation et ont mis en place des initiatives de solidarité entre les membres et de sensibilisation du public. Dans le secteur des services sociaux communautaires, les négociations ont été frustrantes, l’association des employeurs insistant sur le fait que son mandat du gouvernement lui interdit de négocier toute clause de « coût ». Les ambulanciers paramédicaux, membres de la section locale 873 du SCFP, poursuivent leur lutte pour négocier une nouvelle convention collective, pendant que la section locale 1050 du SCFP (travailleurs municipaux de Quesnel) résiste à une menace de lock-out tout en se dirigeant vers une médiation au début de septembre. Le SCFP-C.-B. a participé à une efficace campagne provinciale de pétitions contre la taxe de vente harmonisée (TVH). La TVH fera maintenant l’objet d’un débat à la législature. À Victoria, les militants de la campagne sur les égouts du District de la capitale régionale (DCR) attendent que le gouvernement approuve la décision locale de se tourner vers la solution publique. scfp.ca/colombie-britannique

Alberta Deux employés municipaux se sont retrouvés au cœur d’une tempête médiatique après avoir découvert des os de dinosaures vieux de 70 millions d’années. Les os ont été trouvés en août, lorsque les employés creusaient une conduite d’égout dans un quartier huppé d’Edmonton ouest. Aaron Krywiak et Ryley Paul, tous deux au service des travaux publics d’Edmonton et membres de la section locale 30 du SCFP, creusaient un tunnel au marteau perforateur 100 pieds au-dessous du niveau de la rue lorsque le confrère Krywiak a vu quelque chose de brillant. L’objet, qui était une dent de dinosaure Albertosaurus, a été remis au contremaître, qui a appelé la police de même que des représentants de l’Université de l’Alberta. Les archéologues ont plus tard trouvé les os de deux autres dinosaures, dont l’un était en train de se faire dévorer par l’Albertosaurus lorsque tous deux ont été tués. scfp.ca/alberta Saskatchewan Avec son projet risqué de sous-traitance des chirurgies et des épreuves diagnostiques à des cliniques à but lucratif, le gouvernement de la Saskatchewan aggravera les problèmes de pénurie de personnel. Les faits

les plus irréfutables montrent que les cliniques à but lucratif détournent des professionnels de la santé déjà rares du système public, prolongent les délais d’attente et font grimper le coût des services de santé. Les délais d’attente en chirurgie avaient pourtant chuté radicalement au cours des cinq dernières années, grâce à une stratégie fédérale-provinciale bien coordonnée. Pourquoi changer une combinaison gagnante? Nous devons investir dans notre système de santé public et non dans les cliniques à but lucratif si nous voulons éviter de prolonger les délais d’attente et d’aggraver les pénuries de personnel. scfp.ca/saskatchewan Manitoba Au cours des mois d’été, les membres du SCFP participant à la campagne RESPECT ont travaillé avec des organismes communautaires pour attirer l’attention sur le peu de financement accordé aux services sociaux et aux garderies du Manitoba. Le SCFP a appuyé la Marche pour les refuges (Walk for the Shelters), une marche de 150 kilomètres organisée pour sensibiliser les gens à la nécessité d’accroître le financement destiné aux refuges pour femmes de toute la province. Les Manitobains se préparent à aller aux urnes pour élire leurs

conseillers municipaux et scolaires le 27 octobre. Le SCFP a déjà joué un rôle significatif dans les élections, car la candidate à la mairie de Winnipeg, Judy Wasylycia-Leis, a promis de mettre en place un programme de surveillance de la criminalité (Crime Watch) si elle est élue. Crime Watch fournit aux employés municipaux la formation et les outils nécessaires pour repérer et signaler des symptômes de criminalité dans les quartiers où ils travaillent. scfp.ca/manitoba Ontario Même si le gouvernement ontarien a déclaré qu’il avait l’intention de mettre en œuvre son gel salarial, les sections locales du SCFP continuent d’obtenir de meilleures conventions collectives, notamment pour les travailleurs de la ville de Sudbury, les travailleurs municipaux de York et les éboueurs de la ville d’Ottawa. D’autres sections locales, dont celles des travailleurs municipaux de Toronto, de Hamilton et de Guelph, et des travailleurs des conseils scolaires de Halton, ont intensifié leurs campagnes de communication pour améliorer l’image des travailleurs et des services publics auprès de la population. Les travailleurs des universités de l’Ontario maintiennent un front uni au sein de négociations


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SCFP La Réplique, automne 2010

Les militants du SCFP défilent à Halifax le jour de la Fierté gaie. Les militants du SCFP ont porté fièrement leurs couleurs à Vancouver, Surrey, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal, et dans d’autres villes à travers le pays. coordonnées. Le recrutement de nouveaux membres continue d’être une priorité en Ontario et des campagnes actives sont entreprises dans chaque secteur. scfp.ca/ontario Québec Le Front commun syndical du secteur public est parvenu à une entente le 25 juin avec le gouvernement du Québec. Il représente 475 000 salariés, dont quelque 32 000 membres du SCFP œuvrant dans la santé et l’éducation. Les assemblées de ratification se poursuivent jusqu’à la fin septembre. Environ 15 000 autres de nos membres sont touchés indirectement par cette entente. D’autres règlements ont été acceptés cet été par bon nombre de nos membres, notamment à TELUS (1000 membres), TVAMontréal (800 membres) et chez les cols blancs de Longueuil (900 membres). Enfin, grâce à leur discipline et à la maladresse de leur employeur, les débardeurs du port de Montréal sont sortis victorieux d’un lock-out de cinq jours à la fin juillet. scfp.ca/quebec Nouveau-Brunswick Le Conseil des syndicats d’hôpitaux du Nouveau-Brunswick et la section locale 1252 du SCFP ont mené une campagne cet été

pour régler le problème de la sous-capitalisation de leur régime de retraite. Leur campagne vise à sensibiliser les candidats qui se présentent aux élections provinciales du 27 septembre. La section locale 1252 du SCFP se bat depuis trois ans pour renflouer sa caisse de retraite, sans grand succès, et la campagne électorale est le moment idéal pour obtenir un engagement dans ce dossier. La province ne cotise plus au régime de retraite depuis plusieurs années et, sans hausse des cotisations, il y aura des conséquences pour ceux qui sont à la retraite ou qui se préparent à la prendre. Le régime de retraite compte plus de 5000 membres et 2500 retraités. scfp.ca/nouveau-brunswick Île-du-Prince-Édouard Presque 18 mois après avoir signé leurs cartes de membre du SCFP, les employés de la Ville de Kensington sont enfin à la table pour négocier leur première convention collective. Il en aura fallu du temps pour ces 13 employés, mais les membres de la section locale 4893 du SCFP espèrent terminer les négociations cet automne. La section locale représente les policiers et les travailleurs municipaux. scfp.ca/ipe

Terre-Neuve-et-Labrador Le SCFP-T.-N.-L. joue toujours un rôle actif dans les efforts de lobbying entrepris auprès des élus fédéraux et provinciaux pour qu’ils appuient de très nécessaires changements au régime de pensions du Canada. Des rencontres ont eu lieu avec le caucus libéral fédéral et avec le député provincial Jack Harris. Le SCFP les a incités à appuyer ses efforts et à maintenir la pression sur les conservateurs de Stephen Harper afin qu’ils adoptent les modifications voulues. Le message et clair : il est temps d’améliorer le filet de sécurité sociale du Canada. C’est l’avenir des travailleurs et de leurs familles qui est en jeu. scfp.ca/terre-neuve Nouvelle-Écosse En juin, le SCFP-NouvelleÉcosse a lancé le premier numéro de son journal « Services publics ». La publication vise à créer un lien entre les 17 000 membres de la province et le public. Envoyé par publipostage à plus de 48 000 ménages, le journal aborde des sujets comme la réforme des régimes de retraite, les garderies et les dangers des PPP. Les employés municipaux de la section locale 2618 du SCFP à County of Kings ont remporté une grande victoire dans leurs négociations collectives. En effet, la

section locale est devenue le premier groupe de la Nouvelle-Écosse à adhérer au Régime de retraite multisectoriel. Le SCFP-NouvelleÉcosse veut miser sur ce gain et obtenir la même couverture de retraite pour d’autres petits groupes de la province. scfp.ca/nouvelle-ecosse Syndicat des employés d’hôpitaux Le commissaire à la vie privée de la Colombie-Britannique a rendu une décision charnière en faveur du Syndicat des employés d’hôpitaux (SEH). En effet, la décision pourrait ouvrir à l’examen public des contrats de privatisation valant des milliards de dollars. Le 16 août, la régie de la santé de Vancouver Coastal a reçu l’ordre de fournir au SEH les détails complets de ses contrats commerciaux avec Compass, Sodexo et K-Bro Linen Systems. Le SEH avait demandé l’examen lorsque la régie de la santé, répondant à une demande d’information déposée en 2007, avait fourni des documents lourdement censurés. Les entreprises n’ont pas encore fait savoir si elles demanderont un examen judiciaire de la décision du commissaire à la vie privée. heu.org


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SCFP La Réplique, automne 2010

Le gouvernement ontarien veut imposer un gel salarial au secteur public Les mesures de gel salarial ne permettent pas de récupérer ce qui est donné en baisses d'impôts des sociétés 3,0 $ 2,5 $ (milliards)

Par Chris Watson Au moment où le présent numéro de La Réplique est mis sous presse, les dirigeants du SCFP de l’Ontario sont en discussion avec le gouvernement ontarien pour proposer différentes solutions à un projet de gel salarial, des solutions qui permettront d’atténuer les effets du ralentissement économique et les inquiétudes relatives au déficit budgétaire. Ces réunions arrivent dans la foulée d’une assemblée, tenue en août, à laquelle près de 1000 dirigeants de sections locales du SCFP ont assisté pour discuter du gel salarial. À cette assemblée, une résolution de solidarité et un plan d’action ont été adoptés et les membres ont reconnu que c’est aux sections locales du SCFP que revient la responsabilité des négociations collectives. « Le gel salarial n’est bon ni pour les travailleurs, ni pour l’économie, affirme Fred Hahn, président du SCFP-Ontario. Il cible injustement les travailleurs du secteur public, qui n’ont pourtant pas créé le déficit du gouvernement. Nous ne sommes pas non plus responsables du ralentissement économique. » À la fin mars, le gouvernement McGuinty dévoilait dans son budget un gel de deux ans imposé à la rémunération de tous les travailleurs du secteur public non syndiqués. À ce moment, les membres syndiqués régis par des conventions collectives étaient exemptés de la loi. Mais en juillet, le ministre des Finances Dwight Duncan annonçait des consultations avec les

2,0 $ 1,5 $ 1,0 $ 0,5 $ 0$ 2010

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Total enlevé aux salaires publics

syndicats du secteur public pour étudier la possibilité d’étendre le gel aux travailleurs de première ligne. M. Hahn soutient que le SCFP s’est engagé à discuter avec le gouvernement et avec les employeurs de moyens à prendre pour protéger et renforcer les services publics. Nous pourrons ainsi faire part aux libéraux provinciaux des connaissances et de l’expérience des travailleurs des premières lignes pour trouver des façons de dépenser intelligemment l’argent des contribuables. « Par exemple, souligne Fred Hahn, nous avons présenté au

2012

2013

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Total donné en baisses d'impôts

gouvernement un éventail de propositions—éviter les PPP coûteux, régler les problèmes de recrutement et de maintien en poste dans le secteur des services sociaux et consolider 22 régimes de retraite du réseau universitaire administrés séparément en un seul—qui pourront renforcer les services et aider à réduire le déficit. » M. Hahn soutient que si le gouvernement veut vraiment réduire le déficit, il peut reporter à plus tard les baisses d’impôts de 4,6 milliards de dollars promises aux grandes sociétés. « Chaque dollar qui va aux baisses d’impôts ne peut pas servir à protéger les

services et à réduire le déficit », explique Fred Hahn. « N’est-il pas temps que nous demandions aux PDG, aux banquiers et aux dirigeants d’entreprises de payer leur part du coût de la crise économique qu’ils ont eux-mêmes causée et qui est loin d’être terminée ? » Fred Hahn a promis que le SCFP tiendrait les membres au courant des derniers développements.

Les membres du SCFP de tout le pays ont d’immenses défis à relever sur la scène politique Suite de la page 1 qui a proposé des solutions publiques en temps de crise », poursuit Paul Moist. M. Moist croit aussi que c’est le secteur public qui assurera la stabilité économique et sociale nécessaire pour passer à travers la récession actuelle. « La demande grandit pour l’assurance-emploi, les établissements d’enseignement publics et les services sociaux pendant les récessions. Sabrer dans ces services au moment où les gens en ont le plus besoin montre un manque de vision à long terme, en plus d’être une très mauvaise politique gouvernementale. » « Autrement dit, si la récession mondiale était un feu, on pourrait soutenir que les mesures de relance économique instaurées

en 2009-2010 ont réussi à l’arroser avec un certain succès. Mais réclamer maintenant des restrictions gouvernementales équivaut à demander qu’on verse de l’essence sur un feu qui couve. Cela ne profitera à personne. » Mais Paul Moist est convaincu que c’est une lutte que nous pouvons gagner. « Comme les membres qui nous ont précédés, nous pouvons nous soutenir les uns les autres, nous unir derrière nos comités de négociation et lutter avec force pour protéger les services publics que nous fournissons et auxquels nous tenons. Ainsi, bien que nous ayons des défis à surmonter, nous n’avons pas à les craindre. Nous devons plutôt renforcer notre détermination collective et être

« C’est le secteur public qui assurera la stabilité économique et sociale nécessaire pour passer à travers la récession actuelle. » Paul Moist, président national du SCFP

à l’écoute de nos membres qui nous appuieront et qui méritent ce que nous pouvons leur donner de mieux. » Et pendant que les gouvernements prêchent les vertus de la frugalité, les Canadiens veulent que leurs services publics soient protégés. « Tous les sondages nous disent que les Canadiens veulent plus de services publics et non le contraire. Notre défi, que nous relèverons sans hésiter comme syndicat, sera de nous engager dans l’action politique sous toutes ses formes et de ne pas laisser le champ libre aux néolibéraux qui veulent tout simplement la diminution de l’État. Ils n’ont jamais incarné les valeurs des Canadiens moyens, et ils ne les incarneront jamais », conclut Paul Moist.


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SCFP La Réplique, automne 2010

Des travailleurs obtiennent le rapatriement à l’interne des services de réadaptation professionnelle

Signature d’une entente historique entre le SCFP et la Nation Métis de la Saskatchewan Par Allison Gifford Cet été, la Nation Métis de la Saskatchewan (NM-S) a signé une entente historique avec le SCFP. L’accord porte sur une collaboration visant à faciliter l’emploi des Métis dans le secteur public et à aborder d’autres dossiers d’intérêt mutuel. Le protocole d’accord a été signé au festival « Retour à Batoche », plus imposant cette année puisqu’il s’agissait du 125e anniversaire de la résistance des Métis à Batoche. « Le peuple Métis et notre culture viennent d’un mélange de différentes origines, a expliqué Robert Doucette, président de la NM-S. Ainsi, la Nation Métis

et moi-même considérons cette entente comme une occasion de regrouper et de mélanger les forces et l’expérience de nos deux organisations. Je crois que les communautés Métis et l’ensemble de la province en profiteront. » Le SCFP-Saskatchewan a été un leader dans l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies relatives à la main-d’œuvre dans le secteur public. Depuis 2003, le syndicat organise un voyage en canot annuel intitulé « Retour à Batoche », une activité pouvant comprendre jusqu’à 20 canots qui franchissent plus de 70 kilomètres en trois jours pour se terminer au festival annuel à Batoche. Selon Tom Graham, président

du SCFP-Saskatchewan, les divisions provinciales des deux organisations sont faites pour s’entendre. « Nous avons bien sûr discuté des moyens à prendre pour que le peuple Métis ait pleinement accès aux occasions d’emploi dans le secteur public, a déclaré M. Graham. Mais le SCFP et la Nation Métis ont aussi beaucoup d’autres enjeux en commun, comme notre détermination à régler le problème de l’accès à une eau potable salubre, notre intérêt à l’égard des possibilités d’éducation et de formation, et le fait que nos membres souhaitent que nous nous fassions entendre dans le dossier de l’environnement. »

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Nick J Webb

Par Wendy Forbes Après une longue lutte, la section locale 1750 du SCFP, dont les membres sont au service de la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail (CSPAAT), ont réussi à obtenir le rapatriement à l’interne des services de réadaptation professionnelle. Les services de réintégration au marché du travail (RMT) avaient été donnés en soustraitance sous le régime conservateur ontarien. La bataille pour le retour des services de RMT à la CSPAAT a commencé avec la défaite des conservateurs et l’arrivée de Harry Goslin à la présidence de la section locale. Le SCFP national a appuyé la lutte de la section locale en partageant certains coûts, ce qui a permis d’embaucher l’économiste Hugh Mackenzie. Ce dernier a constaté que les intervenants en réadaptation professionnelle n’avaient aucun incitatif à limiter les coûts, mais avaient plutôt une motivation intrinsèque à allonger la durée du traitement des demandes. M. Mackenzie a par la suite soutenu que la prestation directe des services par la CSPAAT pouvait diminuer les coûts des services de RMT, améliorer les services aux travailleurs accidentés et aux employeurs et réduire la durée du traitement des demandes. Lorsque c’était la CSPAAT qui administrait le programme, le traitement d’une demande pouvait prendre de 21 à 26 mois, de son dépôt à la décision finale. Mais avec l’impartition du programme, le temps de traitement d’une demande avait doublé, variant de 40 à 47 mois. « J’applaudis à la décision de la CSPAAT d’annuler la privatisation de ces services amorcée par le gouvernement conservateur, affirme M. Goslin. Les études effectuées par KPGM et l’économiste Hugh Mackenzie révèlent que l’impartition a entraîné une augmentation du coût de ces services. » « Les données montrent clairement que l’augmentation significative des délais de retour au travail coïncide avec l’impartition des services de réadaptation, ce qui a nui aux travailleurs et aux employeurs de l’Ontario. » Une centaine d’emplois seront rapatriés à l’interne; les postes sont affichés et la sélection des candidats a commencé.

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SCFP La Réplique, automne 2010

Entrevue avec Claude Généreux, secrétaire-trésorier national du SCFP Par Pierre Ducasse Pierre Ducasse : Une des priorités du SCFP touche l’amélioration des régimes de retraite publics. Quelles sont nos revendications principales? Claude Généreux : Nous voulons mettre l’accent sur les régimes publics. Tout le monde qui travaille devrait avoir une meilleure couverture. Présentement, une majorité des travailleurs au Canada n’a pas un régime de retraite au travail. Pire même, un tiers de tous les travailleurs au Canada n’a pas un sous de côté pour faire face aux dépenses courantes. Aussi, avec la crise financière de 2008, les régimes à cotisation déterminée et les REÉR ont été de vraies montagnes russes. Le gouvernement Harper propose simplement des solutions individuelles à un problème collectif. Il nous dit simplement d’épargner plus et d’acheter des REÉR : mais les gens n’ont pas assez d’argent pour épargner ainsi. Par exemple, seulement cinq pour cent des gens atteignent le plafond de contribution de leur REÉR. Il faut donc améliorer les régimes de retraite publics, ce qui aide tous les travailleurs, syndiqués ou non. Les régimes publics sont beaucoup plus stables et prévisibles que les autres formules. Nous proposons, sur une période de sept ans, de doubler les prestations du Régime de pensions du Canada (RPC). Ceci est tout à fait possible, en augmentant de 4,95 pour cent à 7,8 pour cent la contribution tant du travailleur que de l’employeur. Ceci pourrait nous ramener à des bénéfices comparables aux autres pays développés. PD : Certains pourraient se demander pourquoi nous investissons dans cette campagne

alors que nos membres, pour la plupart, ont déjà des régimes privés avec l’employeur négociés par le syndicat. Que répondre à cela? CG : Deux choses à dire làdessus, et il ne faudrait pas croire que notre prise de position est simplement de la philanthropie. Premièrement, notons que parmi nos propres membres, il y en a autour de 25 pour cent (150 000 personnes) qui n’ont pas de régimes avec l’employeur. Deuxièmement, nous croyons que nous avons des responsabilités comme syndicat envers tous les travailleurs. La crise financière a montré que le renforcement des régimes publics est la meilleure chose parce qu’ils sont universels et plus stables. Les régimes de retraite publics, c’est au bénéfice de tout le monde, nous inclus! PD : Que dire aux jeunes qui pensent que, publics comme privés, les coffres seront vides au moment de leur propre retraite? CG : Il est important de souligner que nos régimes publics actuels sont viables. L’actuaire en chef du RPC, comme d’autres, a confirmé que le RPC est pleinement financé pour remplir ses engagements pour les prochains 70 ans. Ceci étant dit, les bénéfices du RPC sont insuffisants, ce qui justifie notre position de les doubler. Nous pourrions considérablement améliorer et sécuriser le système avec une augmentation moindre que celle que nous avons connue dans les années 90. Cette solution aide les jeunes, les moins jeunes… tous les travailleurs. Beaucoup plus de détails dans l’entrevue complète, disponible en baladodiffusion. scfp.ca/baladodiffusion

Faits saillants de la réunion du Conseil exécutif national Résolution du SCFP – Opposition à la vente de la Société de potasse de la Saskatchewan Les membres du Conseil ont approuvé à l’unanimité une résolution exigeant du gouvernement Harper qu’il rejette la prise de contrôle par des intérêts étrangers de la Société de potasse de la Saskatchewan. La potasse est une ressource importante pour l’économie de la Saskatchewan et du Canada dans son ensemble. À l’heure actuelle, la Société de la potasse est menacée par une prise de contrôle hostile de la multinationale BHP Billiton. En même temps, le gouvernement chinois attend dans les coulisses pour mettre la main sur l’entreprise canadienne. La résolution du Conseil exécutif demande au gouvernement Harper d’inclure des audiences publiques et une divulgation complète dans tout processus d’examen des propositions de prise de contrôle étrangère; de préciser les avantages pour les Canadiens; et de modifier la loi pour permettre à Investissement Canada de faire enquête sur les ententes avec des sociétés multinationales avant toute approbation de prise de contrôle. Ces exigences visent à faire en sorte que les décisions sur l’avenir des industries primaires canadiennes soient prises au Canada par des Canadiens.

Climat économique pour les négociations Le confrère Toby Sanger, économiste principal du SCFP, a présenté son rapport trimestriel sur l’économie. Il a fourni une analyse montrant que les craintes au sujet du déficit, de la dette et de la démographie servent à justifier les compressions dans le secteur public et que les menaces qui pèseraient sur le système de santé et les régimes de retraite publics sont très exagérées. Dans les faits, les coûts de l’emprunt public ont continué à diminuer et les niveaux d’endettement demeurent raisonnables. Ensemble, ces facteurs ajouteront l’équivalent de deux points de pourcentage du PIB aux dépenses publiques au cours des 20 prochaines années. Pourtant, les négociations dans le secteur public sont plus difficiles, car les gouvernements provinciaux tentent d’imposer aux tables de négociation le coût des déficits et des baisses d’impôt. L’augmentation salariale moyenne au cours du deuxième trimestre de 2010 se situait à 1,8 pour cent pour les travailleurs du secteur public, comparativement à 2,5 pour cent pour ceux du secteur privé. En même temps, l’inflation s’est accélérée avec l’instauration de la TVH en Ontario et en ColombieBritannique et les hausses des prix de l’énergie. Pour de plus amples détails, consultez le rapport trimestriel à www.scfp.ca.

Darryl Darwent

Notre campagne pour renforcer les régimes de retraite publics

Des membres auront droit à des prestations d’appoint pour leur congé de maternité Par Roseanne Moran Cet été, la section locale 15 du SCFP et le Conseil scolaire de Vancouver (CSV) ont conclu une entente grâce à laquelle plus de 20 membres se partageront une somme de 55 000 $. Pour le syndicat, les employées au service

du CSV depuis plus de dix mois et qui étaient en congé de maternité avaient droit à un supplément de prestations pour les mois d’été. Paul Faoro, président de la section locale 15 du SCFP, est ravi que le syndicat ait pu régler le grief sans arbitrage. « Grâce à

notre intervention, l’employeur devra payer des suppléments rétroactifs aux membres qui ont pris des congés de maternité depuis le 1er juillet 2007. » La section locale 15 du SCFP avait déposé le grief en janvier 2008.

La Réplique - automne 2010  

Publication national du SCFP.

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