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C S C

t r a n s p o r t

e t

c o m m u n i c a t i o n s

TRANSCOM

Avril 2011

04/ 2011

INFO

ans

1 Bruxelles X

Bureau de d茅p么t :

Abonnement postal


Sommaire Chemins de fer Les responsables de la SNCB Logistics s.a. ont annoncé le transfert d’activités dans le but de rationalisations

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Il y a un an environ, Réseau a présenté son projet de restructuration des cabines de signalisation

p. 5

Intersectoriel Help Heinrich : Manifestation du 24 mars dernier

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10 ans de Transcom, ce mois-ci Interview de Dirk Claeys

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Postes La régionale de Liège-Verviers souffre d’hyperactivité

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Adaptation d’indemnités pour frais funéraires

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Notre représentant du Hainaut en Tunisie

p. 7

Té l é c o m La crise ! Pas pour tout le monde chez Belgacom…

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Les valeurs

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Transport routier Séminaire européen

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Transport de produits pétroliers : L’UPTR diffuse des mensonges

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Quelques brèves du secteur

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Editorial

Avril 2011

Didier Smeyers, Vice-président

Marc Van Laethem, Président

L’Europe: le meilleur des mondes ?

Rédaction : Marc Scius

Mise en page : Jean-Pierre Martin Imprimerie G. Doneux et Fils, Mettet

Impression : Corelio Printing, Groot Bijgaarden

Distribution : Imprimerie G. Doneux et Fils, Mettet

Photos : Rédaction CSC-Transcom

Au cours de ces dernières semaines, j’ai repensé plusieurs fois à un livre que j’ai lu l’été passé. Dans «  Parmi les perdants du meilleur des mondes  », l’allemand Günther Wallraff se fait successivement passer pour un migrant noir et un sans-abri. En outre, il se déguise et va travailler dans un call center et auprès d’une boulangerie industrielle. Il s’informe aussi parmi des personnes directement concernées à propos du sort des membres du personnel de plusieurs grands restaurants, de ‘Starbucks’ et des chemins de fer allemands, pour conclure par un chapitre sur l’interdiction ou la neutralisation de conseils d’entreprise et de syndicats dans différentes entreprises. Un livre ne recherchant pas des situations extrêmes, mais visant à confronter le lecteur à des faits choquants se déroulant dans des circonstances – soi-disant – normales. Wallraff a écrit ce livre par frustration, parce que, contrairement à ses espérances nourries au début de sa carrière, le monde n’est absolument pas devenu plus humain ou plus équitable. Le message du livre est que nous nous vantons de vivre dans le meilleur des mondes, tandis que de plus en plus de gens se retrouvent en bas de l’échelle sociale. Non-respect des salaires minima, Davantage de travailleurs pauvres et d’intérimaires, Economies faites dans le secteur public, Age de la pension relevé, Modération des salaires, … Ceci sont des mesures hallucinantes que Mme A. Merkel veut transférer du livre de Wallraff vers l’Europe. A tout cela, notre réponse est très claire  : NON ! Nous n’avons pas mené notre lutte sociale durant 125 ans pour voir se dégrader l’ensemble de nos acquis. Les très bon chiffres présentés sur base de ce modèle allemand, glorifié par nos employeurs et par certains partis politiques, ne reposent que sur une énorme exportation. L’avantage concurrentiel des entrepreneurs allemands a uniquement été obtenu en modérant les salaires. La conséquence est que les pays atteints ont été cotés, voire montrés du doigt, par l’Allemagne. En regardant plus loin et en voyant clair dans ce jeu, l’on remarque que les chiffres du marché intérieur allemand sont nettement moins bons, que la demande des consommateurs est stagnante et qu’il y a une croissance des inégalités et de la pauvreté. Et c’est là que nous sommes pleinement confrontés à ce meilleur des mondes décrit par Wallraff dans son livre.


Chemins de fer

SNCB Logistics s.a. Les responsables de la SNCB Logistics s.a. ont annoncé le transfert d’activités dans le but de rationalisations. Le personnel vit la situation, à tort ou à raison, comme un transfert communautaire, et cela d’autant plus que le trafic glissera de l’Athus-Meuse (Sibelit) vers le corridor Cobra sur la rive droite du Rhin pour rejoindre la Suisse. L’encre d’un accord difficile n’a pas encore eu le temps de sécher que les gestionnaires de la filiale viennent déjà avec un plan de rationalisation drastique.

La CSC Transcom est doublement trahie dans ce dossier.

D’une part, le plan industriel est totalement métamorphosé. – « Le plan industriel est en perpétuel changement. On perd et on gagne des clients en permanence » : nous dit-on du côté de la filiale. Effectivement, nous pouvons le croire si la filiale chasse elle-même ses propres clients, desservis aujourd’hui au départ de la gare de Ronet. D’après les informations reçues de nos délégués locaux, il est prévu la fermeture du trafic diffus au départ de Ronet. Le schéma de desserte est revu avec le glissement de certains trains, d’autres abandonnés. Le trafic combiné « CORTAX » est quant à lui délocalisé vers Muizen et son acheminement vers la Suisse passerait du corridor Athus-Meuse sur celui de Cobra via l’Allemagne. Y a-t-il des raisons objectives à ce changement de cap ? D’autre part, les nouvelles activités promises pour la Wallonie avec Railion n’ont pas vu le jour. M. Pauwels avait annoncé un projet d’accord avec Railion, utilisant Monceau comme base de triage pour le trafic du nord de la France. Aujourd’hui, cette promesse est du vent. Un vent de désertification souffle sur le ferroviaire en Wallonie. N’était-ce pas là finalement une ruse pour soutenir un accord dans un dossier délicat et risqué à tous les points de vue ? La CSC-Transcom a pris contact avec le Président du C.A. de la filiale, Melchior Wathelet, pour tenter de modifier cette décision inéquitable. Le Conseil d’administration a appris qu’il s’agissait d’une étude en cours. Quel mensonge quand le plan de transport est déjà modifié pour certains trafics ! Qui ment ? Le management ? Le Président, sensibilisé aux arguments de la CSC, a reporté le point en mai pour décision. En outre, il a demandé : 1. Quels seraient les impacts financiers de ce nouveau plan ? 2. Quel est le personnel touché par cette mesure et la localisation de celui-ci ? 3. Quelles sont les possibilités de réaffectation du personnel supprimé d’emploi ? Là aussi le management déclare qu’il est impossible de faire déplacer un cheminot statutaire de plus de 200 mètres. Quel mépris quand on sait qu’il existe un

avis qui encadre la mobilité (Avis 55H-HR/2004) ! A nouveau, la CSC plaide pour une réaffectation du personnel avant tout recrutement. Cette décision remet en cause les clés d’investissements et d’emplois à la SNCB qui sont calculées sur les Voy./ km favorables à la Flandre et les T/Km (via l’Athus Meuse) favorables à la Wallonie. Le compromis étant de 60/40 pour les investissements et de 52/48 pour l’emploi des cheminots. Pour la CSC-Transcom qui s’est battue pour les emplois publics au sein des gares de triage, si l’activité de fret ferroviaire publique désertifie notre région, il est normal d’accueillir les nouveaux opérateurs entrant sur le marché « Open Access » et les trafics abandonnés. Dans son approche du dossier de restructuration Cargo, la CSC-Transcom acceptait de travailler de manière équitable pour tous les opérateurs. C’est ce qui a permis à la Ministre Inge Vervotte de soutenir la CSC dans le maintien de près de 590 emplois publics pour les opérations non discriminatoires dans les plates-formes de triage. La CSC-Transcom mettra l’énergie nécessaire pour convaincre les clients délaissés, les industriels, les chargeurs et les politiques pour construire une gare de triage ultra moderne qui réponde aux besoins ferroviaires du 21éme siècle. Cette demande fut d’ailleurs déjà formulée par nous, dans le passé, en période électorale. Le livre blanc qui vient de sortir prévoit une réforme profonde des structures ferroviaires. Il recommande, entre autre, l’indépendance des sociétés de services par rapport au gestionnaire de l’infrastructure pour les services obligatoires à rendre à tous les opérateurs (diesel,…) . Cela signifie clairement une atomisation du groupe SNCB à terme. De cette situation est né un climat de méfiance totale qui va entraîner à court terme une rigidité et une inflexibilité pour tous les dossiers de restructuration à venir, et à commencer par la concentration des cabines.

SECURAIL Vu la croissance de la demande interne du groupe SNCB en vue d’assurer le gardiennage et la sécurité des installations ferroviaires, Securail recherche du personnel. Monsieur Vanderkimpen a proposé de réaffecter environ 45 personnes supprimées d’emploi dans le cadre de la restructuration du secteur « marchandises ». Pour rappel, la Loi Tobback prévoit que cette activité nécessite un casier judiciaire vierge. La CSC-Transcom soutient évidemment cette initiative de reclasser le personnel dans sa zone géographique ou à proximité de son domicile.


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Les cabines de signalisation Il y a un an environ, Réseau a présenté son projet de restructuration des cabines de signalisation. Vu la désertification de l’emploi en Wallonie, la CSC-Transcom rappelle sa position de maintien de 6 cabines sur notre vaste territoire. Au cours de la tournée régionale, le Directeur Général, M. Clement, s’est engagé vis-à-vis du personnel à revaloriser les métiers des cabines. Il devait faire face à une fuite des agents dans le cadre de la scission de la structure du Groupe SNCB. Il déclarait comprendre que les syndicats souhaitaient préserver une référence commune entre tous les sous-chefs de gare de réseau, de voyageurs ou de cargo. Il constatait objectivement que le contenu des métiers a profondément changé. « Aussi, face à cette pénurie de personnel qualifié qui s’est orienté vers d’autres branches d’activité, une amélioration du pouvoir d’achat se justifie » dit-il. Il s’est d’ailleurs engagé dans une communication au personnel, suite aux arrêts de travail du début avril, à payer un supplément de pouvoir d’achat avec effet rétroactif au 1er janvier de cette année. Mais sur quelle base chiffrée ? En tout cas votre serviteur n’en a pas idée.

Le personnel concerné motive ses actions comme suit :

« Le personnel Infrabel Réseau et particulièrement celui des cabines de signalisation en a assez des promesses non tenues et des déclarations de ses responsables. Dès lors, et bien qu’il  déplore devoir en arriver là, le personnel concerné (signaleurs, opérateurs, agents d’accueil, sous-chef de gare adjoint, sous-chef de gare, chef de gare adjoint) a décidé d’effectuer des arrêts de travail en ce début d’avril. Il revendique notamment : 1. le passage à de nouveaux grades avec l’augmentation salariale promise car il constate l’évolution différentes des métiers de leurs anciens collègues ; 2. le comblement des cadres suivant la situation réelle de terrain. 3. une réelle politique de prévision des départs (personnel à initier préalablement et plus 6 mois après le départ du titulaire) 4. une mise à jour de la situation en matière de retard des congés, CCP, repos et JC : - prioritairement par l’augmentation des effectifs sur les postes - ou à la demande des agents, par le paiement des jours de retard. » Le personnel des cabines réclame un traitement distinct de son dossier pour ne pas être noyé dans la discussion de la future convention collective dont on ne connaît même pas les contours. Contrairement à ce qu’affirme le Directeur général, il y a plusieurs opinions pour gérer ce dossier. Celle de gérer le dossier dans la convention collective, au risque de faire payer 2 fois les travailleurs et ne quasiment rien avoir. Or, ce dossier est indépendant de ladite convention et ne doit pas diminuer l’impact de la convention pour le reste du personnel.

Avis important ! Un résumé de la dernière sous-commission paritaire du 6 avril 2011 est consultable sur le site de la CSC-Transcom :

www.csc-transcom.be


Postes La Régionale Postes Liège-Ver viers souffre d’hyperactivité depuis 2 mois ! Février :

Mars :

Le mois de février a été chargé en actualité syndicale au niveau de bpost. Dans ce cadre, les militants liégeois ont mené une large campagne d’information dans de nombreux bureaux de poste de la province. Le sujet était la vision d’avenir du management pour le tri et la distribution du courrier à l’horizon 2020 et ses conséquences sur l’emploi et les conditions de travail. Cette campagne précédait l’appel à la grève nationale lancé au niveau de toute l’entreprise par le front commun en date du 11 février. Le résultat de ces multiples assemblées fut une participation massive des affiliés de la CSC-Transcom à cette grève. Il fut d’ailleurs inutile de tenir des piquets devant les bureaux tellement l’action était bien suivie. Seul le piquet devant le CTI d’Awans fut maintenu. Le passage de nombreux militants d’autres bureaux et des amis de la délégation de chez TNT fut un soutien pour les travailleurs de ce site. Ceux-ci avaient opté pour une prolongation du mouvement sur le W-E puisque l’information circulait que « bpost » avait jugé opportun d’aligner des renforts en nombre le dimanche en vue d’atténuer l’impact de la grève. La motivation ainsi gardée intacte permit à nos délégués de maintenir ce piquet jusqu’au lundi midi.

Tout comme février, mars a été chargé en actions syndicales. Ce mois, l’actualité portait largement sur des problématiques interprofessionnelles. Les velléités de certains pays membres de l’Union Européenne (principalement la France et l’Allemagne) sur notre système d’indexation des salaires et les mesures d’austérité envisagées pour le monde du travail ont mené la CSC à lancer divers rassemblements. Le comité régional poste de Liège-Verviers voulait rester résolument actif dans ces actions. Suite à l’appel lancé par la confédération pour une mobilisation la plus large possible pour le rassemblement du 24 mars au pied de l’Atomium, les postiers se sont joints en nombre aux collègues de TNT et d’autres entreprises de l’aéroport de Liège pour affréter un car Transcom au départ de la base de Bierset. Au lendemain de cette action sur Bruxelles, la fédération de la CSC Verviers-Eupen appelait à une action transfrontalière entre la Belgique et l’Allemagne. La journée débutait par une opération « escargot » sur l’autoroute Aachen-Liège pour se terminer par un rassemblement de sensibilisation tenu à Aachen en présence d’une délégation du DGB ( syndicat allemand). Toujours aussi motivés, les postiers allaient grossir un cortège de plus de cent voitures avec plusieurs véhicules visiblement estampillé aux couleurs de Transcom. Le bureau de la Régionale tient à remercier chaleureusement les délégués et militants qui ont contribué à la réussite de ces diverses mobilisations. Au vu de ces élans de participation, nous sommes convaincus que nous serons encore plus nombreux pour les actions futures que nous devrons encore mener pour défendre les intérêts de nos affiliés dont les rangs grandissent encore chaque mois. La CSC-Transcom Poste Liège-Verviers : S’aider pour ne pas céder !


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Quelques brèves du secteur Réquisitoires pour billets de train (personnel actif) : la taxe prélevée sur l’allocation de fin d’année A dater de cette année, le montant de la taxe sera prélevé automatiquement sur l’allocation de fin d’année payée au mois de novembre. Les membres du personnel recevront sans aucune autre démarche leurs réquisitoires avant le 31 décembre à leur adresse de résidence. Les membres du personnel ayant droit, dont la taxe n’a pu être prélevée sur le traitement du mois de novembre, peuvent introduire une demande au HRCC en vue d’obtenir leurs réquisitoires.

Adaptation du règlement accordant une indemnité pour frais funéraires Le règlement accordant une indemnité pour frais funéraires est repris dans le statut pécuniaire des agents de La Poste (C.D. 327). L’indemnité pour frais funéraires ne peut s’élever à plus du douzième du montant fixé en application de l’article 39, premier, troisième et quatrième alinéas de la loi du 10 avril 1971 sur les accidents du travail. Depuis le 1er janvier 2011, le montant maximum a été fixé à 3.128,83 EUR. L’indemnité pour frais funéraires ne peut s’élever à plus du douzième du montant fixé en application de l’article 39, premier, troisième et quatrième alinéas de la loi du 10 avril 1971 sur les accidents du travail. Ce montant est adapté chaque année en fonction de l’indexation des plafonds des rémunérations. L’indemnité pour frais funéraires n’est pas diminuée en cas de prestations à temps partiel ou réduites de l’agent décédé. 

Notre représentant du Hainaut, émissaire de la CSC Mons – La Louvière en Tunisie : Après la révolution, le climat politique reste difficile en Tunisie et la recherche d’un équilibre démocratique est un exercice périlleux. Le peuple Tunisien, toujours aussi accueillant, a reçu un émissaire de la fédération Mons La Louvière, en mission de « préexploration » en vue d’étudier l’éventualité d’établir des contacts bilatéraux entre la CSC Mons La Louvière et les acteurs sociaux, associatifs et syndicaux Tunisiens. Rencontre avec l’UGTT-PTT Monsieur Mongi Ben M’Barek, Secrétaire Général de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens, a présenté La Poste Tunisienne : - Malgré un projet de privatisation, La Poste Tunisienne est restée une entreprise 100% publique avec un contrat de gestion. - 97% des postiers sont statutaires. - Ils travaillent sous régime de 6 jours (39 heures par semaine) - La Poste traite le mail et le Retail. - Les bureaux Retail ressemblent aux nôtres avec ticketing et Western Union. - Les services de distribution du courrier se font en vélo électrique, piéton ou voiture. - Le courrier est trié mécaniquement par tournées. Visite au Centre de tri de Carthage Le directeur du centre de tri de Carthage nous explique que La Poste n’enregistre que peu de baisse de volume. Les nouveaux produits, tels que le courrier hybride (imprimé, mis sous enveloppe et distribué par La Poste) ont fait augmenter le volume. L’e-commerce, peu implanté en Tunisie, est un marché énorme qui intéresse La Poste mais il faut que les Tunisiens acceptent d’acheter un produit sans l’avoir touché, et ce n’est pas encore gagné confie le responsable Tunisien. M. Ben M’Barek explique que, malgré le contrat de gestion qui tant à maintenir 35% de bureaux Retail non rentables, La Poste Tunisienne atteint l’équilibre financier et depuis quelques années, apporte un bénéfice substantiel de plus de 3 millions de dinars à l’état. Après la visite du centre de tri, une photo souvenir est effectuée avec les syndicalistes de l’UGTT et le directeur du CT.


Transport routier Séminaire européen : dialogue social, échange d’expér ience s Le 31 mars et 1er avril 2011, 72 participants de 4 pays (Belgique, France, Espagne et Bulgarie), se sont réunis à Sofia, en séminaire, organisé par la CSC-Transcom, soutenu et cofinancé par la Commission européenne. L’idée principale de ce séminaire était de se faire rencontrer divers acteurs des secteurs du transport routier et de la logistique et d’échanger leurs expériences du dialogue et de la concertation sociale. C’est déjà une réussite de mettre autour de la table, dans un esprit constructif, des employeurs de pays différents, des experts, des délégués de terrain des organisations syndicales représentatives des quatre pays participants ainsi que les plus hauts représentants des organisations européennes ETF et IRU (représentant les travailleurs et les entreprises des secteurs du transport routier et de la logistique). Sans oublier, bien évidement, la Commission européenne. L’approche de ce séminaire était de partir de l’entreprise et des différents mécanismes qui régissent le dialogue


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social pour ensuite passer au niveau régional, national et européen. Pour cela 2 entreprises par pays ont été choisies dans le transport routier et la logistique. Pendant ces 2 journées, les différents témoignages de terrain nous ont aidés à mieux comprendre les différentes dynamiques de dialogue social et de concertation sociale pour ensuite mieux appréhender l’approche européenne. Depuis le mois de septembre 2010, une délégation bulgare représentant 2 entreprises du transport et de la logistique, a visité 2 entreprises en Belgique, en France et en Espagne. Ce séminaire a été un moment fort de mise en commun et d’échanges d’expériences. Dans les prochaines semaines, un rapport final sera rédigé et un résumé sera publié dans le Transcom-Info. C’est en organisant des séminaires et des rencontres avec les organisations syndicales des pays d’Europe Centrale et de l’Est que nous réussirons à faire avancer une Europe plus sociale dans le respect des uns et des autres.


Transport routier

Tr a n s p o r t d e produits pétroliers : L’UPTR plante un couteau dans le dos des chauffeurs ! Suite aux discussions sur la compétence des commissions paritaires pour ce qui concerne le transport de combustibles et leurs dérivés, la fédération patronale UPTR ne diffuse pas seulement des mensonges, elle fait déjà sauter la concertation sociale avant que celle-ci n’ait même commencé. Dans son flash du 23 mars dernier, intitulé «Transport de produits pétroliers : un couteau dans le dos des transporteurs», l’UPTR prend position dans ce dossier.  Les autres fédérations patronales en font de même, nous des organisations syndicales en faisons de même. Toutefois nous ne pouvons pas accepter qu’on utilise n’importe quel moyen qu’il soit pour faire pression sur les chauffeurs et leurs syndicats.

L’UPTR diffuse des mensonges Comme syndicats nous n’avons jamais demandé qu’une commission paritaire bien déterminée soit compétente pour cette activité. La seule chose qui nous intéresse, c’est le statut du chauffeur. Nous avons toujours plaidé pour la sauvegarde et l’amélioration des conditions de travail des chauffeurs. On peut vérifier les PV de la Commission paritaire 140. Avec ses assertions, l’UPTR diffuse donc consciemment des fausses informations parmi les employeurs du secteur du transport.

La véritable intention de l’UPTR : démolir le statut du chauffeur Dans son bulletin d’information du 23 mars, l’UPTR lance une attaque aux employeurs de la Commission paritaire du Commerce de Combustibles (traduction du néerlandais) : «Le seul argument apporté par cette fédération à ce sujet, concerne les ‘meilleures’ (= plus chères) conditions de travail et de salaire dans la CP 127 vis-à-vis de celles appliquées dans la CP 140.  Un argument qu’on attendrait plutôt être apporté par un syndicat que par une fédération patronale. Désormais, cette fédération a réussi - et cela pour des raisons

évidentes - à laisser les syndicats formuler avec elle un avis selon lequel le transport pour le compte de tiers de pareils produits ressort dorénavant de la CP 127. Etant donné que les syndicats représentés au sein de cette dernière CP sont les mêmes que ceux représentés au sein de la CP 140 et étant donné que ceux-ci ont déjà, dans le passé, collaboré à l’approbation d’un avis contradictoire, l’UPTR est d’avis que cela rend impossible toute concertation ultérieure  au sujet des conditions de travail et de salaire au sein de la CP 140.» Selon le front commun syndical, la véritable intention d’UPTR est la suivante : démolir le statut des chauffeurs ! Comme syndicats, représentés à la Commission paritaire du Transport, comme à la Commission paritaire du Commerce de Combustibles, nous ne sommes concernés  que par les intérêts des chauffeurs. Notre priorité, c’est la sauvegarde des conditions de travail et de salaire de ces chauffeurs, quelle que soit la commission paritaire dont ils relèvent. Il est d’espérer que lors du début des négociations sectorielles les négociateurs témoigneront leur sens commun et qu’une concertation raisonnable soit possible.


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Quelques brèves du secteur Les chauffeurs du commerce des combustibles font un geste chaleureux Le mazout domestique a augmenté considérablement. Les personnes à faibles revenus risquent de ne pas pouvoir assumer le paiement. C’est pour cette raison que l’ASBL « Fonds de chauffage social » a été créée. Elle interviendra partiellement (du 1/1/2011 au 31/12/2011) dans le paiement de la facture de chauffage des personnes qui se trouvent dans une situation difficile. Cette initiative émane du gouvernement, des CPAS et du secteur du pétrole. Le fonds de chauffage social fonctionne par une contribution de solidarité sur tous les produits pétroliers qui sont destinés au chauffage (mazout domestique, lampes à pétrole type c,…). Étant donné que les chauffeurs du secteur combustibles entrent en contact régulièrement (par les livraisons quotidiennes) avec des ayants droit éventuels, ils doivent être, le plus possible au courant des possibilités et de l’accompagnement autour de ces interventions. Pour cette raison le Fonds de chauffage social organise une action « geste chaleureux ». Les chauffeurs du secteur auront

CP 127.00 - COMMERCE DE COMBUSTIBLES Indexation de l’indemnité de séjour à partir du 01.04.2011 En vertu de la CCT du 27 juin 2007, l’indemnité de séjour dans le secteur du commerce des combustibles est liée à l’évolution de l’indice santé et adaptée anuellement le 1er avril. A partir du 01.04.2011, cette indemnité s’élève à : Indemnité de séjour forfaitaire par tranche commencée de 24 heures lorsqu’elles sont prises, par suite de nécessité de travail en dehors du domicile ou du lieu du travail 33,255 € Pour le premier repos journalier lorsque les temps de travail et de disponibilité cumulés sont inférieurs à 24 heures ou lorsque l’absence du domicile est inférieure à 24 heureset qu’il s’agit d’un seul repos journalier 13,376 €

une formation de 2 heures au sujet du volet préventif du Fonds de chauffage social. Les employeurs du secteur se sont engagés à ce que tous les chauffeurs puissent suivre la formation et à payer ces heures en tant qu’heures de travail. La CSC-Transcom soutient cet engagement social et s’occupe, avec l’UBOT de la location des salles. Ces formations sont organisées par province (de 15h à 17h) : • 28/4/2011 : Bruxelles / Brabant Wallon : CSC-Transcom, Galerie Agora, Rue du Marché aux Herbes, 105 - 1000 Bruxelles (2ième étage). • 03/05/2011 : Namur Rue de Namur 47, 5000 Beez • 12/05/2011 : Luxembourg : Centre Culturel, Rue du Sablon 195 - 6600 Bastogne • 31/05/2011 : Liège : Place Saint-Paul 9 - 4000 Liège (14h30 à 16h30) • 16/06/2011 : Hainaut : CSC Mons-La Louvière, Place Maugrétout 17 - 7100 La Louvière (salle 1-2)

Chèque-cadeau pour les chauffeurs du secteur des Taxis Le protocole d’accord du 25 septembre 2009, prévoit un chèque de cadeau pour les chauffeurs de taxi en décembre 2010. Les conditions sont les suivantes : Chèque-cadeau de 35 euros pour : - les travailleurs ayant, au 1er décembre 2010, une ancienneté de 3 ans dans l’entreprise - travaillant dans un régime de + 50% (selon le contrat de travail) vis-à-vis d’un travailleur à temps plein - avoir presté, en 2010, au moins 1 journée de travail effectif. Chèque-cadeau de 17 euros pour : - les travailleurs ayant, au 1er décembre 2010, une ancienneté de 3 ans dans l’entreprise - travaillant dans un régime de 50% ou moins (selon le contrat de travail) vis-à-vis d’un travailleur à temps plein - avoir presté, en 2010, au moins 1 journée de travail effectif Votre employeur doit vous payer le chèque-cadeau lui-même et vous le remettre en décembre 2010. Si vous n’avez pas encore reçu votre chèque, demandez-le ! L’employeur peut réclamer le montant au Fonds social du taxi, cela ne lui coûte donc rien.


Té l é c o m

Quelques nouvelles … La crise ! Pas pour tout le monde chez Belgacom… Sur base du bilan financier de Belgacom pour l’année 2010, la presse a annoncé une augmentation de 36% des rémunérations de l’ensemble des membres du comité de direction de Belgacom S.A. La CSC-Transcom constate que la direction de l’entreprise ne suit pas les mêmes règles que celles appliquées à ses travailleurs. Depuis la crise financière, on nous annonce une période économique difficile. Les travailleurs se voient imposer de plus en plus de contraintes et de restrictions quant à l’évolution de leur salaire. La dernière Convention Collective de Travail (2011-2012) n’a pas pu aboutir à une amélioration salariale pour l’ensemble du personnel. La CSCTranscom n’a donc pas pu donner un accord sur son contenu. Que dire des travailleurs de la division câble, des calls center, des points de ventes etc.. pour qui les contraintes deviennent totalement inacceptables? Flexibilité, productivité, mobilité, plans de crise, outsourcing, etc.. contribuent à détériorer considérablement les conditions de travail. Pourtant, Belgacom engendre de plantureux bénéfices et ravit ainsi ses actionnaires, tandis que les travailleurs qui contribuent à cette bonne santé de l’entreprise ne se voient pas recevoir les fruits de leur travail. La CSC-Transcom a pris acte de cette situation peu respectueuse des travailleurs et entreprendra les actions nécessaires afin de les défendre.

Les valeurs

Suite au résultat de l’enquête effectuée par la CSC-Transcom en février, il ressort des thèmes qui retiennent particulièrement notre attention. Ci-dessous, nous vous présentons un de ces thèmes. Nous vous avons entendu et nous avons besoin de vous! Chèr(e) collègue, Nous voici avec un nouveau chapitre. Cette semaine-ci nous voulons vous parler des Valeurs. Le sondage nous confirme que les valeurs de l’entreprise sont très bien connues dans toutes les divisions. Mais plus de la moitié des employés nous fait savoir que ces valeurs ne sont pas respectées. Ce qui est le plus choquant, c’est  que la valeur« RESPECT» a reçu un très mauvais score. Il nous semble pourtant évident, qu’il faille se respecter les uns les autres, et ceci au sens le plus large. La CSC-Transcom estime que chaque employé a le droit au RESPECT, quel que soit son grade, son sexe, son âge, ses convictions politiques, philosophique ou religieuses… Besoin de plus de respect dans votre département, alors, appuyez la CSC-Transcom dans sa revendication. Renvoyez-nous la souche ci-dessous signée ! (par mail, boîte aux lettres ou via votre délégué local). Rendez-vous la semaine prochaine pour plus de nouvelles sur un nouveau sujet. Votre Team Telecom


Intersectoriel

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Help Heinrich, Hélène, Henr y,… Pourquoi l’Europe sociale a besoin d’ac tions ! Mme Merkel et M. Sarkozy ont ébranlé les citoyens européens avec leurs propositions dans les matières « sociales ». En septembre les discussions au «Sommet Economique européen» ont lancé clairement le débat, mais sans doute dans des orientations qui ne sont pas favorables aux travailleurs.

67 ans. Les textes qui sont actuellement sur la table ne sont évidemment pas conformes à l’idée que les syndicats s’en font. Les prochains mois seront cruciaux pour l’avenir de notre modèle social, puisqu’il semble généralement considéré que le modèle allemand apparait comme un exemple, ce que nous contestons en tant que syndicats.

Petite explication :

Qu’en est-il du modèle allemand?

On retrouve la cause de ses propositions (de ce plan ?) dans la situation d’un certain nombre de pays appartenant à la zone euro. Explicitement, la Grèce a dépensé plus que ce qu’elle a obtenu dans ses recettes fiscales. Pour couvrir son déficit, cet état a du emprunté auprès des banques. Son niveau de dette et son déficit a donc été supérieur aux normes prévues au sein de l’UE. De plus, les agences de cotation ont considéré que la fiabilité de la Grèce était détériorée et cela a obligé cet état à emprunter plus cher sur le marché des capitaux. Lorsque les banques ont compris que les prêts qu’elles avaient octroyés présentaient un risque plus important suite à un endettement excessif, ils ont limité leur propension à prêter ce pays. D’autres pays ont été dans cette situation et l’UE a dû octroyé un prêt d’urgence de 110 milliards en considérant que les pays devraient respecter leur engagements. En retour donc, il fallait mettre en place des mesures d’économies importantes. Dans la foulée,l’Irlande s’est aussi trouvé en difficultéset l’avenir de l’euro a été mis en jeu, c’était donc un fonds d’urgence qui a été mis en place pour aider les pays dans le besoin. Le Portugal a également, et récemment, demandé l’aide de ce Fonds. Les dirigeants européens semblent s’être mis d’accord sur les causes profondes de la crise : pour eux, il y a un déséquilibre économique dans l’économie européenne, et il y a les dépenses publiques induites par les gouvernements pour financer leurs dépenses, qui seraient les causes principales de la dette. Par conséquent, les décisions de l’UE devraient, selon une logique purement libérale, porter sur le développement d’une « gouvernance économique européenne ». Cela représente un ensemble d’accords portant sur la coordination des politiques économiques entreprises dans la zone euro. Heureusement, le Président européen M. Van Rompuy a écouté nos préoccupations fin mars quant aux propositions du front « Merkozy ». Il s’agit notamment de la question de l’index et de l’âge de la mise à la retraite qui pourrait être porté à

Dans l’éditorial de cette édition du Transcom-Info, nous avons fait référence au livre de Günther Walraff « Parmi les perdants du meilleur des mondes » (La Découverte, Paris, 2010). Et la réponse est non ! Le modèle allemand répond parfaitement aux exigences des employeurs et des détenteurs de capitaux, mais il est impitoyable pour les plus pauvres de la société. Le seuil de pauvreté augmente rapidement et la proportion de «travailleurs pauvres» augmente de façon alarmante . Tout ceci est dû à la réforme du marché du travail en 2002 lorsqu’il est devenu évident que l’unification allemande n’est toujours pas digérée et qu’elle a généré du chômage.

Quels sont les ingrédients du modèle allemand ?

Tout d’abord : une activation dure des travailleurs et une politique forte sur la flexibilité. Il n’ya pas de salaire minimum en Allemagne, cela occasionne l’existence de personnes qui travaillent pour 3 EUR par heure. Lorsque des emplois sont créés, les bénéficiaires de prestations sociales (les chômeurs autrement dit) doivent prester des travaux d’entretien ou de prestations de services aux personnes sur le compte des autorités publiques. Et cela, pour gagner un euro par heure de plus que leur allocation de chômage. S’ils refusent, ils perdent leurs avantages. Parce que chaque petit geste compte, ont été également des mini-emplois créés à partir de plusieurs heures par semaine, généralement en vertu d’un contrat temporaire. Deuxièmement, le modèle met l’accent sur ​​la modération salariale. Ainsi, les entreprises ont la possibilité d’appliquer des clauses de conventions collectives sectorielles pour reporter des acquis. Une part croissante du gâteau des richesses va pour les entrepreneurs et les actionnaires. Troisièmement, l’Allemagne préfère tenir le doigt sur les cordons de la bourse dans les investissements en matière d’énergies renouvelables et d’éducation.


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Et maintenant ?

Nous ne devons pas nous laisser endormir par les premiers changements quant pacte sur l’Euro. Nous devons rester vigilants pour empêcher toute atteinte à notre modèle social. Nous ne pouvons pas chasser les importations allemandes. Mais nous devons nous assurer que ces exportations ne soient pas conditionner à une détérioration des conditions de travail et de salaire en Allemagne. La justice sociale doit restée, dans ce pays, une réalité. Alors, nous pourrons Heinrich, Hélène et Heidi. En tant que syndicat, et dans tous les cas devons rester critiques et offensifs et mettre toutes les énergies possibles de notre côté pour obtenir. Nous ne pouvons pas laisser faire les eurocrates. Pour rappel, nous nous sommes mobilisés contre la directive Bolkestein, et cela a représenté une longue période d’action, des manifestations et du lobbying, et nous sommes effectivement arrivé à un résultat probant ? La CSC-Transcom a aussi réalisé, avec le soutien de la CSC, des avancées importantes dans le dossier du Port Package et nous avons pu contré le projet de la directive portuaire. Parce que notre prospérité et notre modèle social sont en jeu, la population doit être informée des conséquences de certaines décisions européennes. Nous exhortons donc nos membres et des militants à diffuser ce message et nous mettrons en œuvre toute notre capacité dans ce but. Le 22 Mars s’est tenue une réunion élargie du Conseil général de la CSC. Avec un débat politique, 600 militants et permanents ont pu intervenir. Pour Luc Cortebeeck, le Président de la CSC, le message est simple à résumer : « Soit nous choisissons un cimetière à la mode de l’Allemagne, soit on va vers un modèle économique où le travailleur peut bénéficier de la croissance ». Le Pr. Hendrik Vos a souligné que le pacte, qui a été écrit par Mrs Van Rompuy et Barroso est moins fort que le texte initial de Mme Merkel et de M.Sarkozy, mais en pratique beaucoup de choses sont les mêmes : la modération salariale, des règles de travail plus difficiles et des possibilités de fin de contrat plus souples pour les entreprises. Et … il n’y a pas de sanctions !!! Les marchés financiers ont aussi reçu un mauvais rapport, et notamment l’action néfaste des spéculateurs. Le débat politique, entre M. Ivo Belet, M. Van Brempt, et M. Meryem Almaci, et trois députés français, a montré que les politiciens sont de plus en plus persuadés que le modèle allemand est loin d’être une panacée.

Le 24 mars sera, dans nos esprits, un jour où une action collective européenne a été mise à mal par une rupture du front commun syndical en Belgique. Le syndicat socialiste ayant choisi un forme d’action différente et incompatible avec le point de vue de la CSC. Cela n’a pas empêché la CSC de réunir 10 000 affiliés et militants au Heysel.Écouter Lire phonétiquement Pourtant, nous pouvons montrer notre poing. Luc Cortebeeck, Claude Rolin, des représentants de la CES et des organisations syndicales européennes ont pris la parole, de même que les dirigeants des centrales de la CSC. Notre Président CSC Transcom, Marc Van Laethem, s’est demandé ce que l’Europe avait fait pour le secteur public, … mis à part la mise en œuvre d’idées néolibérales avec une volonté de libéralisation. Ce qui est négatif pour des services optima aux citoyens. Et notre vice-président, Didier Smeyers, a mis en évidence des dangers quant à la libéralisation totale du marché sur la circulation des camions à partir de 2014. Leurs discours intégraux peuvent être examinés sur notre compte YouTube.


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Le 7 avril, nous avons organisé, en collaboration, avec la Fédération CSC des Services Publics, une kermesse européenne du travail à la gare de Bruxelles Nord. L’intention était d’attirer les gens à un barbecue gratuit, et de les faire participer à diverses attractions éducatives afin de souligner les dangers du modèle de gouvernance économique que l’Europe veut nous imposer. Ainsi, on a pu voir une diseuse de bonne aventure qui nous prédisait un avenir sombre, une roue de la fortune, qui nous informait de nos futures pertes de salaire. On pouvait également lancer des balles à la tête de Mme Merkel, de M. Sarkozy et de M.Barroso. Il y avait aussi un petit marché avec des prix de fous pour les divers produits. Nous avons reçu les réactions positives des personnes quant à la manière ludique mais efficace dans laquelle cette campagne de sensibilisation a été organisée. Pas de manifestation qui aurait paralysé Bruxelles, pas de longs discours, mais simplement rassembler des gens autour d’un barbecue militant et leur remettre des prospectus et un message.

Le 9 avril, une délégation forte de deux cent personnes de la CSC dont 10 de la CSC Transcom, à participé à la manifestation européenne dans la capitale hongroise Budapest afin d’infléchir le débat quant au plan d’économies et de réformes économiques en UE. Cette manifestation a réuni, sous l’égide de la Confédération européenne des syndicats (CES), autour de 40.000 à 50.000 personnes. 45 syndicats de 22 pays étaient représentés. «La meilleure façon de voler une banque aujourd’hui, est d’en être le directeur général.» Cela a été dit par John Monks, secrétaire général de la CES, après l’événement. Une parfaite illustration de la cupidité de plus en plus effrénée dans le secteur financier. Quelques jours auparavant, était connu le fait que le PDG de Dexia recevrait 600 000 EUR de bonus et qu’il avait reçu une prime en Amérique pourrait atteindre ainsi 23 millions de dollars US. En tant que syndicat, nous devons continuer a dénoncer cela et a pousser les politiciens continuent à légiférer en la matière. Nous sommes clairement ici dans des excès du système capitaliste.

Vacances pour nos affiliés.

Jusqu’en 2010, nos affiliés de la CSC-Transcom pouvaient bénéficier d’une réduction en réservant un séjour au centre de vacances « Eurovillage LES FOURCHES » à Herbeumont. Malheureusement, ceci n’est plus possible, étant donné que l’ensemble du centre sera désormais destiné à l’hébergement de réfugiés. Veuillez donc ne pas tenir compte de l’annonce publiée dans notre agenda de 2011.

Le MOC lance sa nouvelle campagne : « La santé, un droit pour tous ! » A l’occasion de la Journée mondiale de la santé, ce jeudi 7 avril, Solidarité Mondiale, l’ONG du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), lance sa nouvelle campagne : « La santé, un droit pour TOUS ! ». Une campagne nationale d’envergure, menée en partenariat avec la Mutualité chrétienne, Altéo, l’UCP (mouvement social des aînés), Jeunesse et Santé, et le CIEP, ainsi que leurs équivalents néerlandophones. A Bruxelles, dans 5 villes en Wallonie et 7 villes en Flandre, les animateurs de la campagne ont investi une série de lieux publics pour interpeller la population sur les inégalités mondiales en matière de santé. L’objectif de « la santé pour tous » est donc un combat quotidien, ici et partout dans le monde. Il repose sur une vision transversale de la société et du monde, où santé publique, justice sociale et économique sont étroitement reliées.

Pour plus d’infos sur la campagne : www.solmond.be


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ans

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10 ans C S C -Tr a n s c o m !

Ce mois-ci : Les jeunes et le syndicat

En 2011, la CSC-Transcom peut passer en revue 10 ans de syndicalisme enthousiaste et constructif. A l’occasion de cette année jubilaire, le Transcom info s’est plongé dans les riches archives photographiques de notre Centrale, suite à quoi nous vous montrerons mensuellement une image unique, issue de l’histoire récente de la CSC-Transcom.

Un ancien permanent témoigne : ‘Chaque fois que la CSC-Transcom se manifeste, par exemple via une campagne de sensibilisation ou une action quelconque, il y a beaucoup de matériel de propagande disponible. Ici, certains jeunes avaient remarqué des casquettes portant notre logo. Nous leur avions dit qu’ils pouvaient en emporter quelques-unes sans se faire de soucis, ceci en échange d’une photo. Ce jour-là, nous sommes parvenus à inciter plusieurs jeunes à s’intéresser à l’affiliation ‘Enter’ (l’affiliation gratuite à la CSC pour les étudiants et les jeunes arrivant sur la marché du travail, ndlr.). Lors de telles actions, il est facile d’aborder les jeunes. Souvent, l’on constate rapidement qu’ils ne connaissent pas vraiment le fonctionnement d’un syndicat. En leur donnant des explications de façon informelle, ils sont, bien des fois, vite intéressés. Voilà pourquoi je suis convaincu qu’il est important pour un syndicat de s’adresser aux jeunes. Dans le passé, je me suis rendu quelques fois à des écoles pour parler de la transition vers le marché du travail et de la nécessité d’un syndicat. C’est là que j’ai compris que les jeunes ignorent vraiment le monde de l’économie et les structures sociales. Il faut leur apprendre en quoi consiste notre monde pour créer des liens sociaux, tellement importants, entre nos jeunes. Il est, en effet, clair que la génération actuelle des personnes entre vingt et trente ans est moins solidaire qu’auparavant. A ce moment-là, il faut voir qui les a éduqués. Nous avons appris à nos enfants qu’ils doivent surtout prendre soin d’eux-mêmes. Ce n’est pas étonnant, car après deux guerres mondiales et la crise pétrolière des années 70, le sentiment de devoir se battre ensemble pour pouvoir sortir de la crise a disparu. Les parents des années 90 ont créé l’impression auprès de leurs enfants que plus rien ne vaut la peine de se battre. Mais j’ai tout de même l’impression que les jeunes de vingt ans, de maintenant, sont un peu plus solidaires que ceux de trente ans. Il ne reste plus qu’à s’attaquer au ‘je m’en foutisme’ présent.

Editeur responsable : Marc Van Laethem - Galerie Agora - Rue du Marché aux Herbes 105 40 - 1000 Bruxelles - www.csc-transcom.be Mise en page et distribution : sa Doneux, Mettet • Impression Corelio Printing, Groot-Bijgaarden


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