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                                                      Interview publiée le 21 janvier 2012       Avec un premier album intitulé Will the Guns Come Out, Hanni El Khatib, nous plonge dans un univers   fifties rempli de Rockabilly, de Blues et de Doo-Woop. Fils de parents philippino-palestiniens et natif de  San Francisco, ce monsieur aux cheveux gominés est surtout imprégné d’une grande culture américaine   nous en parle sans retenue. Il nous fait même partager la musique de ses potes. Un type cool, quoi. et          

HANNI EL

KHATIB

On peut voir des photos d’accidents de voiture sur les pochettes de tes albums, d’où t’es venue cette idée ? Cela a commencé après mes premiers enregistrements. J’ai photocopié des photos d’accidents en noir et blanc : des maisons brulées, des accidents de voiture. (Il nous sort un petit livre, et nous explique qu’il y avait des photos d’accidents, puis des trucs écrits, puis d’autres accidents). Voilà à quoi ressemblait mon album au début, avant que je signe sur mon label. Je le vendais tel quel après mes concerts ou le donnais simplement à mes amis. C’est marrant, parce qu’un an avant, Sarah de chez Colette (le célèbre concept-store parisien, ndlr) a acheté plusieurs copies de ce disque fait maison pour les vendre. Je voulais donner vie à une sorte de fanzine, un peu comme CRUMB, qui ressemble à l’esprit de ma musique. J’ai commencé par le vinyle, qui est bleu avec une scène d’accident. Il y en a une

autre, rouge, sur laquelle on aperçoit une voiture sur le flanc, criblée de balles. C’est comme ça qu’ils étaient aux États-Unis. Le concept, c’est de montrer que des objets qui ont l’air indestructibles peuvent se retrouver écrabouillés en un instant comme une boîte de conserve. Le titre de l’album vient de la chanson du même nom. J’ai toujours rêvé d’écrire des chansons de Gospel. Ça n’y ressemble pas vraiment mais c’est l’idée que je désirais faire passer. C’est assez personnel, en réalité. Ton album parle essentiellement d’amour. J’ai pris quelques morceaux de tes paroles : « You’re guilty / you’re a liar / you’re dead wrong / fuck you / You make me so lonely baby ». Tu nous expliques ? Hors contexte, cela peu sonner un peu débile, je te l’accorde (rires). En amour, tout le monde fait face à des problèmes relationnels, un jour où l’autre. Je

Crumb magazine 2010 2015  

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