Page 35

                       

C’est l’un des plus attendus de l’année : Body Music, le (très bon) premier album du duo AlunaGeorge sort aujourd’hui dans les bacs. A l’occasion, nous avons donné rendez-vous au groupe, à Paris, pour leur poser quelques questions durant les quelques minutes qu’ils avaient à nous consacrer – les rares libres qu’ils restaient dans leur emploi du temps désormais quotidiennement surchargé. Révélation de l’été ? Sans aucun doute, préparez-vous, la bombe AlunaGeorge ne fait que s’allumer et est déjà prête – sur son passage – à tout ravager…

Si vous n’aviez pas fait de musique, vous en seriez où aujourd’hui ? Aluna : C’est difficile à dire. La musique a toujours fait partie intégrante de moi. Je ne sais vraiment pas ce que j’aurais fait d’autre. J’imagine que j’aurais travaillé dans un domaine artistique, quel qu’il soit. George : Idem. Depuis mes 13 ans, la musique est une certitude pour moi. Si je me souviens bien, c’est en commençant la guitare que je me suis dit que ce serait cool d’en faire mon métier. Si je n’avais pas fait ça, j’aurais probablement travaillé dans un secteur ennuyeux avec des chiffres… (Rires) Comment décririez-vous votre musique aux personnes qui ne vous connaissent pas ? Aluna regarde George : Tu es plus doué pour ce genre de questions ! George : Eh bien, disons que notre musique est éclectique. Ce sont des rythmes et des sons, et le tout mis ensemble donne des bruits agréables à l’oreille… Ce sont des chansons qui te ramènent à toi-même. Du moins, c’est ce qu’on essaie de faire. Parlez-nous de votre rencontre artistique… Aluna : On a commencé par remixer la musique d’autres groupes, pour voir ce que cela donnait. Puis on a commencé à écrire ensemble, juste pour le plaisir. George : Exactement ! On a commencé à faire des remix, et à enregistrer parce que ça nous amusait. On s’est mis à écrire et au bout de huit mois, on s’est retrouvé avec un nombre assez conséquent de chansons. Du coup, on s’est dit qu’on devrait essayer de réellement en faire quelque chose, quitte à faire n’importe quoi. Il fallait au moins qu’on prenne le risque. Ce fut notre point de départ et cela nous a amené jusqu’ici. Ca s’est avéré être un travail minutieux et de longue haleine ! Votre premier album, Body Music, sort aujourd’hui. Un mot à dire dessus ? George : Quand on a commencé le groupe, on ne pensait pas à faire un album. Tout ce qu’on avait en tête, c’était d’écrire des chansons. Et puis, un label nous a contacté et c’est devenu un objectif. Alors on a continué d’écrire, mais avec une exigence nouvelle, sans possibilité de reculer. On a créé, repris les projets qu’on avait laissé de côté, en essayant toujours de livrer quelque chose de neuf et d’original.

Ce fut un challenge permanent ! Où puisez-vous votre inspiration lorsque vous écrivez ou que vous composez ? George : Je ne dirais pas que j’ai des héros musicaux mais disons qu’il y a des musiques qui me suivent et qui m’inspirent. Si je devais en citer, je dirais Radiohead. Écouter de belles mélodies et prendre conscience du travail incroyable fait par d’autres personnes rend à la fois envieux et reconnaissant. Aluna : Exactement. Je suis très inspirée par l’histoire des autres. J’y suis plus sensible, et ça m’aide à écrire. Avec quels artistes, morts ou vivants, rêveriez-vous de collaborer ? George : J’adorerais faire quelque chose avec Pharrell Williams ! La voix d’Aluna se marierait incroyablement bien à la sienne ! Aluna : Moi, j’aurais adoré pouvoir collaborer avec Jimmy Hendrix. Quel est votre meilleur souvenir de concert ? Aluna : Hultsfred ! Celui de l’année dernière (Le Hultsfred Festival, en Suède, où ils ont joué le15 juin 2012, ndlr). C’était un de nos premiers concerts. Tout était là pour que cela se passe incroyablement bien. George : J’ai aussi adoré notre concert à Brixton. (Electric Brixton à Londres, le 20 juin 2013, ndlr). C’était un concert énorme, avec des tonnes de lumière et on avait vraiment la pression. On ne s’habitue pas encore vraiment au fait que monter sur scène est notre « métier ». On a vraiment de la chance. Y a-t-il une scène sur laquelle vous rêveriez de vous produire ? George : Je rêverais de jouer au Shepherds Bush Empire (A Londres, ndlr). Je crois que c’est là-bas que j’ai vu le premier concert qui m’a réellement marqué, j’avais quatorze ans, c’est vraiment un lieu incroyable. (La tournée anglaise du groupe a été annoncée depuis, AlunaGeorge jouera au Shepherds Bush Empire le 24 octobre 2013, ndlr) Aluna : Moi, je n’en ai aucune idée. Je crois que je n’ai pas encore fait assez de concerts pour pouvoir « rêver » d’une salle où jouer en particulier. Mais, quoi qu’il en soit, où que l’on se produise, le seul fait d’être sur scène a quelque chose d’incroyable en soi.

Crumb magazine 2010 2015  

Le meilleur du fanzine CRUMB, 2010-2015 dans un book digital. Fil rouge de 5 années d'aventures en 300 pages et 70 interviews, riches en pho...

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you