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JAMES VINCENT

MCMORROW Interview publiée le 13 janvier 2014

On retrouve dans le nouvel album de James Vincent McMorrow, Post Tropical, un aspect très envoûtant, un je-ne-sais-quoi d’orchestration qui rend le tout particulièrement puissant. L’idée de ce nouvel opus lui est venue alors qu’il était encore en tournée. Il y a là-dedans, une envie de faire quelque chose de nouveau chez lui…

Vous semblez attacher une importance primordiale à l’orchestration, avez-vous réalisé vos propres arrangements ? Oui, j’avais une idée assez précise du rendu que je souhaitais avoir. J’ai essayé d’aller plus loin dans le travail autour de l’orchestration, en cherchant de nouveaux instruments qui pouvaient illustrer certains sons. Par exemple dans une des chansons, j’ai essayé de reproduire d’un point de vue musical le son d’une cascade, ce qui fonctionne plutôt bien. Avez vous ressenti le besoin de vous retirer pour composer comme pour votre précédent album ? Oui. Il est étrange de se retrouver seul face à soimême, surtout après avoir passé plusieurs mois entouré d’une équipe et après avoir voyagé un peu partout mais c’est le seul moyen que je connaisse pour composer. Parlez nous de ces voyages. Que vous ont-­ils apporté ?

Tous les endroits que j’ai visité ou découvert m’ont apporté quelque chose au niveau culturel et m’ont ouvert l’esprit. J’ai particulièrement aimé passer du temps au Texas où il y avait un vrai côté exotique. C’est aux États-Unis que tout arrive, c’est le pays de la musique moderne. Il y a eu quelques désillusions, bien sûr, mais c’est comme un rêve d’enfant de pouvoir aller jouer là bas. Pratiquement tous les artistes que j’admire viennent de là. Vous serez en concert à Paris le 20 février prochain, à La Maroquinerie. Comment abordez-vous votre relation avec le public ? Tout dépend du pays et c’est assez déroutant d’ailleurs. Par exemple, la première fois que j’ai donné un concert à Paris, les gens étaient beaucoup plus silencieux, à l’écoute. Je n’attache pas cependant pas trop d’importance à la réaction du public. C’est même assez marrant de se dire que certaines personnes vont détester ce que tu fais ou y être complètement impassibles dans un premier temps.

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