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                                            Interview publiée le 15 janvier 2011         “Tout dire en très peu de mots…” Une rencontre, un destin ont fait de La fiancée ce qu’elle est : une   chanteuse à la fois touchante et enivrante. Pas vraiment le hasard. Petite, déjà, elle s’amusait à faire des   vocalises devant ses frères et soeurs excédés. De cette enfance, elle a gardé quelques traces de sublime   enfouies quelque part dans sa rêverie amoureuse…              

LA FIANCÉE

Tu baignes dans la musique depuis toute petite. Or il a fallu attendre la rencontre avec Edgar Ficat et Florent Marchet pour qu’un univers et des chansons se mettent en place. Tu y pensais avant ou bien ces rencontres ont créent le déclic ? Je n’y ai jamais pensé une seule seconde ! Si on m’avait dit que j’aurais un jour mes chansons sur un CD, j’aurais certainement rigolé. Mais il est vrai que je baigne là-dedans depuis toute petite. Mes parents se sont rencontrés en faisant de la musique et cela a toujours complétement fait parti de ma vie même si j’ai arrêté après le lycée parce que j’avais juste autre chose à faire. Edgar m’a mis devant un micro un soir. Il cherchait justement une chanteuse. Sans cela je n’aurais jamais essayé. Il avait des mélodies libres, sans trop de paroles dessus. Moi je venais de me faire larguer donc j’avais beaucoup de choses à dire (rires). On a fait une première chanson, on l’a mise sur Myspace et très vite on a été contactés par un producteur.

Quel souvenir gardes tu de ton rapport à la musique pendant l’enfance ? Quelque chose de très apaisant. Ma maman me chantait tout le temps quelques chansons pour m’endormir, des titres de Joan Baez et de choses comme cela, que j’adorais. Et puis je faisais de la danse classique, donc j’avais en même temps une ouverture sur le Folk par mes parents et sur la musique classique par la danse. J’en garde un grand plaisir, celui des souvenirs de vacances où l’on chantait en voiture, un peu comme tout le monde, mais mon grand bonheur c’était surtout de faire des harmonies vocales avec mes parents, de chanter à deux, trois voix. On rigolait bien et j’emmerdais énormément mes frères et sœurs qui détestaient cela. Et ton rapport aux sixties ? Car on t’en parle beaucoup… Oui ! On m’en parle énormément et finalement je n’en ai pas tant que cela. Je suis plutôt seventies dans

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