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NATALIE

PRASS Interview publiée le 27 avril 2015

Après avoir conquis les États-Unis par un son venu d’un autre temps, Natalie Prass sort enfin son premier album éponyme en France. Intrigués par la capacité de ce disque à remettre au goût du jour une production orchestrale et subtile, nous sommes allés à sa rencontre. Elle évoque Austin, Nashville, Boston et sa figurine porte-bonheur, Godzilla devenue l’emblème de ses tournées. Un retard sur un planning d’interview peut parfois avoir du bon : c’est-à-dire arriver pile pour l’enregistrement d’une session live. Avant même de s’assoir pour discuter avec l’artiste, on comprend rapidement qu’elle a plus d’un tour dans son sac. Si l’album pourrait être une synthèse d’un certain folklore musical américain -soul, folk et une touche de bonne vieille comédie musicale de Broadwaylorsqu’il est interprété avec deux guitares, c’est un accent de blues brulant qui en ressort, contrasté par la voix mutine de Natalie Prass. Les deux titres nous font voyager dans le mythe d’un American Dream intemporel où les notes de guitare semblent résonner perpétuellement dans les grandes étendues désertiques de la Sun Belt. La plupart des chansons de Natalie Prass ont été écrites après une rupture. La prouesse du travail de son auteur réside dans sa capacité à éviter le risque de la plainte lourde et chargée de pathos. Natalie Prass offre plutôt un instant de volupté, qui n’a pas échappé aux médias américains criant au talent.

Crumb magazine 2010 2015  

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