Page 181

                                        Rencontre/Texte publiée le 22 décembre 2013       Notre coup de cœur aux cheveux longs que nous suivons de près, déjà, depuis trois ans (avant même le   buzz provoqué sur les internets cette année) : le charmant trio des sœurs Haim, auteur d’un premier   album respirant le soleil et la bonne humeur, était de passage à Paris au début du mois pour un concert à   guichets fermés à la Gaîté Lyrique. On n’a pas pu s’empêcher de sauter sur l’occasion pour enfin leur   poser quelques questions.        

HAIM

D’emblée, dès notre rencontre, les HAIM admettent sans concession leur admiration pour la culture française. “Il y a quelque chose de très charmant, que ce soit avec la chanson ou la mode, en France. Je crois que ça séduit encore plus quand on vient de Californie. Gainsbourg, Piaf, Françoise Hardy ou Brigitte Bardot ont vraiment écrit des titres magnifiques”. Il se pourrait aussi que Phoenix ait participé à renforcer leur culte, puisque les demoiselles ont ouvert leurs concerts dans toute l’Europe. Este, chanteuse et guitariste, rappelle qu’elle avait rencontré le groupe lorsqu’elle accompagnait Julian Casablancas sur scène puis, “Il y a trois ans, on s’est faufilées dans les backstages après leur concert à Santa Barbara. Je ne pensais pas qu’ils me reconnaîtraient, je ne leur avais d’ailleurs jamais dit avoir un groupe et dès qu’ils nous ont aperçues, ils m’ont accueillie à bras ouverts. Je suis triste qu’ils soient encore en

tournée, j’aurais voulu faire la fête avec eux, on n’a jamais fait de vraie soirée à Paris”. Leur attachement pour le groupe date… Tout comme leur amour pour les Vampire Weekend (lire interview page 14) ou encore The Strokes, ce qui explique en l’occurence pourquoi elles ne réalisent toujours pas avoir partagé de si beaux moments avec chacun d’entre eux. Un de leurs plus beaux souvenirs était un concert de Florence and The Machine, “devant des milliers de personnes, Florence a la capacité de rendre ces shows toujours plus intimes, on avait l’impression d’être vingt, on a beaucoup appris en l’observant”. Avec Days are Gone, leur année 2013 fut un véritable tourbillon d’expériences nouvelles. Este se rappelle qu’elles ont toutes les trois pleuré sur scène la première fois qu’elles ont entendu la foule chanter les paroles de leurs chansons. “Glastonbury était un moment vraiment intense.

Crumb magazine 2010 2015  

Le meilleur du fanzine CRUMB, 2010-2015 dans un book digital. Fil rouge de 5 années d'aventures en 300 pages et 70 interviews, riches en pho...

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you