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                                  Interview publiée le 16 juillet 2011       Récit d’une rencontre entre The Shoes et Crumb par un beau matin de Juillet, place de la République, à   Paris.            

THE SHOES

Au delà du travail studio, vous êtes surtout un groupe de scène… Benjamin : Oui ! En live, nous sommes quatre, avec la plupart du temps deux batteurs qui jouent debout pendant que nous nous occupons de la basse et du clavier. C’est assez tribal et rythmique. Guillaume : Nous ne sommes pas de grands chanteurs mais avons de la force physique à revendre. Nous avons un rapport assez intime au son et la scène se joue à l’énergie. Et puis, évidemment on s’amuse beaucoup à réinterpréter ou réinventer nos compositions. Benjamin : Nos chansons sur scène prennent une tournure rock’n’roll. Et pourtant, il n’y a pas une seule note de guitare ! Ni sur l’album, ni en live… Guillaume : C’est vrai. On a pourtant essayé mais ce n’est pas un instrument qui colle à notre univers et à notre esthétique. Je ne sais pas pourquoi. Comme votre nom de scène d’ailleurs, personne ne sait… Benjamin : Nous avons fait une liste de tous les jeux de mots que les journalistes ont réalisés sur notre nom. Essayez-donc, CRUMB ! En réalité on s’appelle The Shoes par un concours de circonstances. Cela n’a pas plus de sens que ça pour nous. J’ai vu que vous aviez quand même réalisé une interview, exclusivement sur le thème des chaussures…

Benjamin : Imagine que l’on se soit appelé«The Slips» Guillaume : À la base, « The Shoes » était un nom provisoire. A l’époque, nous avions un MySpace. On a mis une photo d’une paire de chaussures dessus et le buzz est parti. On ne pouvait plus la retirer ni abandonner le concept. On a été dépassé par la chose en elle- même ! Aujourd’hui que vous accès à tout, au succès et aux lives, que vous avez collaboré, travaillé avec et produit une pléiade d’artistes, y a t’il une personne en particulier avec qui vous aimeriez collaborer ? Guillaume : Osmar Souleymane, sans hésitation ! C’est un chanteur syrien complètement incroyable. On essaie de faire en sorte que cela soit possible. Nous aimerions continuer à travailler avec Esser aussi, sur un prochain disque, parce que c’est un super pote et que ça marche plutôt pas mal entre nous. Maintenant, les gens qui nous accompagnent sont des proches, des personnes que l’on connaît. Il n’y a pas de superstar, ce n’est pas l’intérêt. Nous aimons les gens de notre génération, être sur un même pied d’égalité. Une paire mais deux mêmes pieds ! (Rires).

Propos recueillis par Bastien Internicola Photographie : Diane Sagnier Cette interview et les photographies qui l’accompagnent ont fait l’objet de la couverture du numéro 9 de Crumb magazine, première version, alors qu’il était une revue digitale, à feuilleter. Il fut mis en ligne le 16 juillet 2011.

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