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THE DODOZ Interview publiée le 25 novembre 2011

14h10. Vincent s’approche de nous, l’air penaud. « C’est vous Crumb ? – C’est nous. ». Voix grave, cernes prolongés, la nuit a été visiblement longue. Quelques bières plus tard, le reste du groupe nous rejoint. Géraldine, Jules, Adrien et Vincent sont les Dodoz. Depuis leur passage très remarqué sur la compil CQFD (Ce Qu’il Faut Découvrir) des Inrocks en 2008 et après un premier album éponyme applaudi par la critique, les toulousains ont le vent en poupe.

Vous vous appelez les Dodoz, un poulet sans aile qui s’est fait bouffé par tous les autres prédateurs, ce n’est pas un peu contradictoire avec l’envol de votre carrière ? Vincent : (Rires) On essaie justement de le faire revivre, de le réhabiliter. Sorte de clin d’œil ! Vous avez commencé avec le festival des Inrocks, puis des premières parties prestigieuses. Difficile de ne pas perdre les pédales ? Géraldine : Tout n’a pas été si rapide. La plupart des gens ne nous ont découvert que récemment mais cela faisait déjà 4 ans que l’on travaillait sur le projet. Nous avons fait nos premiers concerts comme on a pu, seuls sur les routes, en dormant chez des fans de la première heure qui nous hébergeaient. Quand la médiatisation est arrivée, nous n’avons fait que profiter, sans jamais nous demander si ça allait continuer… Vincent : A Toulouse, dans notre cocon familial, c’est beaucoup plus simple de garder les pieds sur terre. Votre nouvel album Forever I Can Purr a été mixé par Mike Crossey – qui a travaillée, entre autres, avec Arctic Monkeys, Foals, Razorlight, ndlr)… Géraldine : Oui. Mais nous n’avons pas directement

enregistré avec lui. Le tout s’est fait au Vega Studio, avec notre producteur, Peter Murray et notre ingénieur du son Bertrand Montandon. Une fois le travail prêt, nous lui avons tout envoyé. Le mixage s’est fait à Liverpool et nous avons déjà eu de très bons retours. Vincent : Ce nouvel album sera plus « réverbéré », c’est à dire qu’on a voulu que le disque soit plus large, que les sons soient enregistrés comme dans une pièce plus vaste avec des échos. Plus nuancé aussi mais toujours tourné vers le live. L’an dernier, les anglais disaient de vous que vous étiez un groupe plein de « jeunesse dans sa forme la plus pure ». Vous l’avez pris comment ? Géraldine : Tant que c’est le bon côté de la jeunesse qui est exposé : la fraicheur, la naïveté, l’énergie, c’est génial, on est très fiers. C’est ce que l’on essaie de transmettre modestement à travers notre musique et en live. Propos recueillis par Paul Bousquet et Théo Moncassin, à Toulouse. Photographies : Alexis Pech Pour les besoins de la mise en page, l’interview a pu être raccourcie ou écourtée de certains passages.

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