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LES CAHIERS DE L’AUTONOMIE N° 16 • janvier 2010

Prendre soin

CHAQUE JOUR SE PRÉSENTE BIEN Esch/Alzette Port payé PS/610


SOMMAIRE Témoignage Madame Damjanovic

EDITORIAL

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Les soins aujourd'hui Sonia Sanna . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Le Prendre soin Catherine Gapenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 L'humanitude au sein des équipes soignantes

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Etre des créateurs de liens Institut Gineste-Marescotti Belgique-Luxembourg . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Que dire du management de l'équipe soignante Bernadette Theis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 L'accueil, première étape du prendre soin Régine Arnold . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

José Luxen coordinateur général du réseau Help

Vous accueillez chaque jour des soignants à votre domicile. Au-delà de leur attitude, essayons de voir sur quelle philosophie professionnelle repose leurs gestes et comportements. Ils vont tenter de vous informer sur leur mode de travail et de fonctionnement.

Service RBS Institut pour la formation continue et académie pour séniors . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

Depuis de nombreuses années, dans le champ des sciences infirmières, de multiples réflexions relatives au “prendre soin” ont été menées.

Le partenariat G4S et Help au service des personnes à domicile Une nouvelle fenêtre s'ouvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

Des auteurs ont développé des philosophies de soins contemporains axés sur la dimension relationnelle du prendre soin, l'importance du bien-être et de la qualité de vie, sur l'attention portée aux ressources de la personne et de son entourage, sur la vigilance quant aux abus de pouvoir.

Comité de rédaction: les collaborateurs du réseau Help Editeur responsable: José Luxen, coordinateur général du réseau Help Adresse de rédaction: 54, rue Emile Mayrisch L-4240 Esch-sur-Alzette tél. 26 70 26 Graphisme: Paprika+ • Bascharage • tél. 26 501 775 Imprimerie: Watgen • Luxembourg • tél. 43 84 86-1 Photos Mme Damjanovic, divers.

Les cahiers de l’autonomie paraîtront 4 fois par année. les textes transmis sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Tirage: 6.000 exemplaires

La dignité de l'homme rime aussi avec le “prendre soin”. Le médecin, le kinésithérapeute, l'ergothérapeute, l'éducateur, le psychologue, le diététicien, l'assistant social, l'orthophoniste peuvent s'associer à cette démarche mutidisciplinaire ou interdisciplinaire. Au quotidien, la situation peut apparaître bien différente et il n'est pas aisé de travailler les liens entre les principes et les pratiques. Le cadre des prestations est clairement défini et les attentes des personnes dépassent parfois celui-ci. Les sources de financement ne sont pas illimitées. Soigner, c'est prendre soin de l'homme dans sa globalité, inséré dans un contexte familial et social. Les proches et les familles sont associés à cette démarche. Ceux-ci vivent leur propre souffrance et nécessitent également un accompagnement et une aide. Un jour, la démotivation peut apparaître lorsque l'écart entre ce que nous pouvons faire et ce que nous voudrions réaliser augmente. Nous vous souhaitons une bonne lecture et attendons vos commentaires. José Luxen

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TEMOIGNAGE

Témoignage de Madame Damjanovic Madame Damjanovic, deux enfants âgés de 13 ans et de 14 ans

Madame Damjanovic psychologue

Habitat: en appartement, 1er + 2e étage, pas d'ascenseur Locomotion: véhicule automobile adapté, chaise roulante, cadre de marche

Aujourd'hui

Activité professionnelle: • psychologue à 1/2 temps

Un jour j'ai appelé le réseau d'aides et de soins à domicile et la cellule d'évaluation dans le cadre de l'assurance dépendance. Il n'est pas facile d'accepter les interventions du kinésithérapeute, de l'ergothérapeute à domicile.

Hier J'ai rencontré des difficultés dans la vie quotidienne voici déjà longtemps. Le diagnostic a été posé, mais je ne suis pas arrivé à admettre qu'il serait utile de demander de l'aide. C'est vrai, j’ai hésité et j’ai repoussé de jour en jour, de mois en mois, d’année en année. Le contact avec l'association ALAN a été un moment clé dans l'approche de mes difficultés. J'ai bien dû entendre d'autres mots, d'autres propos. Le contact régulier avec des personnes vivant une situation similaire, concernées par le même questionnement et qui font malgré tout, leur vie m'a permis de me positionner personnellement dans mon devenir. Et certains interlocuteurs ont abordé des thèmes comme le droit, le droit de demander de l'aide, le droit de vivre dans la société...

Le quotidien est difficile, non seulement le lever mais aussi mon hygiène corporelle et toutes les activités qui vont du lever au couché. Je tiens à les réaliser seule. C'est mon intimité et pour ces tâches, je souhaite demander de l'aide le plus tard possible. Cela reste ma sphère personnelle. Auprès de ALAN, certains membres le signalent: «on n'est plus libre, l'heure de la visite est attendue et le rituel du passage s'installe». Les intervenants ont un timing précis, le temps du soin est limité. Et comment vais-je être perçue par les soignants: "Madame est toujours d'accord" "Madame s'oppose à tout" "Madame revendique"... Je reconnais qu'il sera bien utile de développer un climat de confiance car les interventions vont se dérouler sur du long terme. Le Luxembourg a développé l'assurance dépendance voilà 10 ans et l'apparition des réseaux datent de cette époque. Un point crucial dans cette évolution concerne l'approche de la perte d'autonomie. Les gens en parlent davantage et veulent exprimer leurs sentiments à ce sujet. Concernant l'adaptation de l'environnement, l'accompagnement par les ergothérapeutes du réseau repose sur un dialogue et les échanges m'ont permis de regarder l'avenir sous

Mais j'avoue que j'ai continué à surmonter mes craintes, et combien de fois n'ai-je pas répété ce geste comme monter mes courses, les ranger ou participer aux tâches domestiques alors que la souffrance était pénible.

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Les cahiers de l’autononomie - n° 16 - février 2010

Vie associative: • Membre de ALAN • Participation au téléthon


un autre angle: l'adaptation du domicile est en voie de réalisation et la question cruciale un jour se posera en terme de changement de logement.

A l'avenir, mes souhaits: J'espère pouvoir faire appel pour les soins d'hygiène le plus tard possible. Le secret professionnel doit être une réalité pour tous les intervenants à domicile que ce soit la femme de ménage, les aides familiales... Je soutiens l'idée du secret partagé: le patient doit marquer son accord pour que l'information soit partagée par d'autres professionnels ou intervenants J'espère que le nombre des intervenants soit limité et je souhaite avoir toujours la même personne. La toilette peut être réalisée par un professionnel qui a reçu une formation en ce sens et qui va reproduire le modèle enseigné. La vraie question est la suivante: «comment le patient souhaite-t-il recevoir ce soin, quel est son espace d'expression». Les interventions à domicile représentent non seulement une intrusion dans notre environnement mais également dans notre sphère familiale, les enfants sont présents. Nous partageons un moment de vie avec un visiteur. Soigner un patient ne peut être synonyme de routine. Chaque jour est différent et nous sommes en droit d'attendre du soignant une démarche avec un fort accent relationnel.

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Ma vie professionnelle soit préservée. Mes soucis de santé ne sont pas un sujet de discussion pendant les heures de travail. L'adaptation du temps de travail ou de l'environnement professionnel est nécessaire pour que notre activité professionnelle soit maintenue le plus longtemps possible. La mobilité en ville en chaise roulante est un défi à chaque sortie, celle-ci n'a pas été conçue pour les personnes à mobilité réduite: les trottoirs, le nombre d'obstacles à contourner dans chaque rue, malgré quelques efforts réalisés par les autorités. La communication de demain ne pourra se limiter aux nouvelles technologies telles l'informatique, internet. ...Je souhaite rester acteur dans une société à dimension humaine et vivre également à l'extérieur de mon domicile.

En conclusion Chaque lecteur a lu ce texte avec sa propre interprétation. Peut être l'aurai-je réalisé de façon identique voici quelques années. Et puis vous passez de l'autre côté de la barrière et là tout bascule: que de questions, que de suggestions, de réponses mais, malgré toutes les aides, je reste seule face à mon devenir. Interview réalisé par Pasquale Galasso, ergothérapeute Help Doheem versuergt et Jose Luxen, coordinateur général du réseau. Mme Damjanovic Luxembourg-ville


ASSOCIATION

LIEWESFREED SICHEN AN FANEN, DAT ASS ONST ZIL ! Afin d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies neuromusculaires et de maladies rares, ALAN asbl a créé un service assuré par des professionnels de santé et des bénévoles. Les maladies neuromusculaires font partie des maladies rares et touchent principalement l'unité motrice. De façon générale, toutes les maladies neuromusculaires, quelle que soit leur forme particulière, ont pour résultat de perturber le mouvement en produisant une faiblesse musculaire et en affectant l'équilibre ainsi que la coordination.

• soutenir, informer et conseiller les personnes atteintes de ces maladies et leurs familles; • aider à résoudre les diverses difficultés matérielles et morales causées par la maladie; • informer sur les maladies et orienter vers des professionnels compétents; • contribuer à l’intégration sociale et professionnelle des malades; • soutenir les relations avec les différentes institutions (Caisse de maladie, Sécurité Sociale, Assurance dépendance etc). Coordonnées: Tél: 00 352 266 112 1 Fax: 00 352 266 112 278 Info@alan.lu www.alan.lu

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Les objectifs de l'association sont:


Les soins aujourd’hui ainsi que la coopération et la coordination dans un réseau moderne Sonia Sanna-Marzona Chargée de direction Syrdall Heem asbl

Florence Nightingale (1820-1910) a posé les jalons des soins et de la formation des soignants en visant une qualification structurée de ces derniers. “La formation des soignants préconisée par Florence Nightingale se basait sur le développement de la personnalité et une attitude obéissante plutôt qu’une réflexion logique“ (Ersser, Tutton 2000:43). Cette citation décrit en bref l’image directrice des soins et l’attitude des soignants, don de soi, maîtrise de soi et loyauté étaient les valeurs dominantes. Les soins s’orientaient sur les indications et actions médicales, l’indépendance et la psychologie n’y avaient pas de place. L’évolution dans ce domaine exige aujourd’hui des soins indépendants basés sur une discipline aux fondements scientifiques et des connaissances spécifiques. Les images directrices doivent donc s’adapter aux nouveaux systèmes de soins en donnant ainsi la possibilité de promouvoir ce changement de paradigme, c.-à-d., de ne pas seulement considérer les aspects médicaux mais d’intégrer également les soins qui tiennent compte des besoins et des clients afin de mettre en œuvre des conseils et un accompagnement individuels de manière professionnelle et compétente. Le conseil, l’accompa-

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gnement et les soins de personnes doivent promouvoir l’intégrité, la continuité et des processus innovants. Le processus de soins est une approche systématique pour réaliser les soins – en accord avec une planification et un concept – de manière déterminée. Les étapes du processus de soins comportent l’analyse de la situation du patient et de sa dépendance, la planification et les mesures de soins, la mise en œuvre, la documentation et l’évaluation. L’équipe soignante devrait être à même de déterminer la meilleure stratégie possible pour son intervention et de mettre en œuvre celle-ci. Un modèle de soins appliqué de manières systématique, adapté à la situation structurelle est un moyen d’aide professionnel pour reconnaître la dépendance et y répondre avec un accompagnement et des conseils adaptés. Afin d’assurer la qualité des soins décrite, des efforts sont à faire dans tous les domaines qui ont trait à l’action soignante. Ainsi, les formations et formations continues dans les domaines gérontologie, de gériatrie et de soins sont des défis politiques, culturels et professionnels qui permettent de répondre aux exigences spécifiques.

Le personnel du secteur de la santé peut promouvoir ses compétences par une participation active à ces mesures de qualification afin de créer les conditions nécessaires pour dispenser des soins optimaux. Des soins qualifiés nécessitent une collaboration multidisciplinaire avec d’autres groupes professionnels. En collaboration avec d’autres réseaux, des médecins, des médecins spécialistes, des assistants sociaux, l’assurance dépendance et les ministères en charge des domaines de la santé et du social, des mesures d’intervention supplémentaires sont planifiées pour permettre de promouvoir et de mettre en œuvre des actions thérapeutiques, éducatives et préventives. Un exemple pour cette collaboration est le plan d’intervention au niveau national lors de canicules. La coordination et la coopération entre des approches multidisciplinaires, la transmission d’information au sein et en-dehors des hôpitaux, les soins, les conseils et l’accompagnement innovants et individuels sont planifiés et mis en œuvre de manière ciblée au sein du réseau Help. La communication axée sur les processus interactifs avec les clients en y faisant participer les proches, permet de mobiliser des forces pour assurer la continuité et le succès des soins.


“Tous ensemble vers le même but”

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CADRE INFIRMIER


Prendre Soin, une attention particulière, personnalisée et empreinte de professionnalisme!

Catherine Gapenne Responsable du département des soins de Help - Doheem-versuergt, infirmière diplômée d’état. Master en gérontologie de l’Université de Luxembourg

Depuis les premiers fondements théoriques établis par Florence Nightingale en 1859, aux définitions élaborées pas d'autres théoriciens en soins infirmiers contemporains, les soins se sont définis comme une pratique à part entière, une science mais également un art moral.

Tels que définis par le Conseil International des Infirmiers, les soins infirmiers représentent les soins prodigués, de manière autonome ou en collaboration, aux individus de tous âges, aux familles, aux groupes et aux communautés malades ou bien-portants - quel que soit le cadre.

Les soins sont définis au sens large comme «une attention, une application envers quelqu'un». Le mot soin prend alors le sens de « moyens par lesquels on s'efforce de rendre la santé à une personne malade ».

La mission des soins dans la société est d'aider les individus, les familles et les groupes à déterminer et réaliser leur plein potentiel physique, mental et social et à y parvenir dans le contexte et l'environnement dans lequel ils vivent et travaillent. Ceci exige que les donneurs de soins apprennent et assurent des fonctions ayant trait au maintien et à la promotion de la santé aussi bien qu'à la prévention de la maladie. Ils englobent également la planification et la mise en œuvre des soins curatifs et de réadaptation, et concernent les aspects physiques, mentaux et sociaux de la vie en ce qu'ils affectent la santé, la maladie, le handicap et la fin de vie.

Les concepts centraux des soins se sont structurés au fil du temps au travers de l'histoire des soins infirmiers et se sont axés autour de concepts tant philosophiques que scientifiques issus des réflexions portées sur la pratique clinique infirmière. Ils prennent leurs sources dans une approche humaniste et holistique qui ont pu apporter différents éclairages, notamment sur les concepts de santé, de personne, d'environnement et de soin. En 1960, Virginia Henderson décrit les soins comme une réponse aux besoins fondamentaux de chaque individu. Est entendu par besoin fondamental, la nécessité vitale propre à tout être humain sain ou malade. Dans les années 1990, Jean Watson et Martha Rogers conceptualisent les soins infirmiers comme une science faisant appel au savoir disciplinaire (connaissances) propre aux infirmières, mais également un art puisque le soin touche également aux savoirs esthétiques aussi bien qu'éthiques: «l'art infirmier est en fait l'utilisation créatrice de la science infirmière qui est en pleine croissance».

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Les soignants permettent la participation active de la personne, de sa famille et de ses amis, du groupe social et de la communauté, de façon appropriée dans tous les aspects des soins de santé, et encouragent ainsi l'indépendance et l'autodétermination. Les soignants travaillent en partenariat, interdisciplinarité avec les membres des autres professions impliquées dans la prestation des services de santé. En gériatrie, les soins de suppléance sont omniprésents et ne peuvent bien sûr pas être limités à une dimension curative éducative ou préventive. Les soins prodigués auprès de personnes âgées participent au confort et au bien-être de la personne et ceci jusqu'à la fin de vie. Ils font appel à différentes techniques de communication, notamment l'écoute


CADRE INFIRMIER

Selon Walter Hesbeen: «une pratique soignante de qualité est celle qui prend du sens dans la situation de vie de la personne soignée et qui a pour perspective le déploiement de la santé pour elle et pour son entourage. Elle relève d'une attention particulière aux personnes et est animée par le souci du respect de celle-ci. Elle procède de la mise en œuvre cohérente et complémentaire des res-

sources diverses dont dispose une équipe de professionnels et témoigne des talents de ceux-ci. Elle s'inscrit dans un contexte politique, économique et organisationnel aux orientations, moyens et limites pertinentes et clairement identifiés». La qualité des soins, dans le sens d'amélioration continue des prestations par la gestion des processus, tel qu'il est défini par le système d'autorégulation propre à William Edwards Deming fait partie intégrante de la culture soignante. Florence Nightingale, en 1872 déclarait: «Pour nous qui soignons, nos soins sont ainsi faits que, à moins que nous ne fassions des progrès chaque année, chaque mois, chaque semaine, croyez-moi nous reculons».

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active, la relation d'aide, la reformulation, et l'empathie. La communication avec la personne âgée, dépendante ou non, a comme objectif de créer un lien avec son passé, son identité et ses aspirations. Les soins ont également vocation à participer à l'animation de groupe ou individuelle au sein de la structure d'accompagnement (institution ou domicile) et se focalisent sur l'estime de soi de la personne âgée. Ils s'étendent également au tissu social de la personne.


L’humanitude au sein des équipes soignantes contact avec ses proches. Nous côtoyons des familles en souffrance et qui ne trouvent plus la force lors de l'accompagnement du proche. Que de questionnements? Et combien de réponses adaptées à la situation? L'accompagnement porte sur plusieurs pôles de réflexion et d'actions. Nous travaillons en équipe, le soignant n'est pas seul. La compétence et le dynamisme de tous les professionnels de l'équipe va permettre d'enclencher une approche individualisée et professionnelle.

Madame Catherine Girault Aide soignante Help-Doheem versuergt, antenne de Differdange La connaissance de l'histoire de vie est fondamentale pour les professionnels de santé. Celle-ci va nous permettre de nous adapter notre façon de prester les soins.

La communication n'est pas seulement verbale. Soulignons l'importance de nos gestes et tout particulièrement du toucher, du ton de nos paroles et de la recherche du regard de l'autre. La formation "humanitude" a permis de me remettre en question et de poser un regard différent de l'accompagnement des personnes à domicile. La particularité des interventions du domicile est la durée de l'accompagnement: des mois et le plus souvent des années, d'où l'importance du regard à moyen et long terme.

met de ne pas rester sur une position "avec mon expérience, je sais". Pour conclure: Posons-nous cette question. "Un jour dans la situation de ce patient, quelles seraient mes attentes, quels seraient mes souhaits face aux soins?"

Madame Sophie Mangin Aide soignante Help Doheem versuergt, antenne de Pétange "Prendre soin" Que signifie ces mots? La visite à domicile est un partage du temps avec le patient. Les proches partagent la démarche soignante et sont associés à celle-ci. Il est important pour moi que chacun soit au "clair" avant de débuter l'accompagnement à domicile et puisse clarifier ses attentes. La communication ne se limite pas seulement au verbal, la partie non verbale est importante. Le premier contact avec le patient, c'est un moment à privilégier. Il ne peut entrer dans la routine pour les soignants.

Mais je souhaite ajouter un point essentiel: j'insiste pour que cette démarche se réalise dans un respect de son intimité.

La plus value porte sur le bien être du patient, de ses proches mais aussi celui des soignants.

Nous laissons le temps au patient de s'exprimer concernant ses attentes, ses soucis et parfois ses peurs.

L'intimité touche également la sphère de son environnement à domicile, le

La formation continue est incontournable dans notre carrière, elle nous per-

Nous nous devons de soutenir son autonomie et de garder sa place d'acteur.

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L’AVIS DES SOIGNANTS

Pour vous un patient satisfait, cela signifie quoi? Le patient exprime ses envies et participe aux soins en fonction de ses capacités. Il est à même de se positionner par rapport aux soins et de s'exprimer par rapport à ceux-ci. Le soin est un moment relationnel privilégié. La formation continue nous donne l'occasion d'échanger sur les pratiques quotidiennes et nous permettent d'apprendre en cours d'emploi. Je me suis inscrite à la formation humanitude. Un moment fort dans ma carrière et j'ai eu l'occasion de repenser mon métier, de me remettre en question. Certaines facettes n'avaient pas été enseignées durant ma formation. Le lecteur aura l'occasion de lire un article dans le cahier à ce sujet.

mais je pense que je ferais à nouveau ce choix. Le résultat du prendre soin, ce sont des patients satisfaits. L'évolution des soins les dernières années a été positive. Je soulignerais les points importants comme l'humanité et notre attitude d'écoute. Prenons l'exemple de la tenue vestimentaire. A l'école il y a 20 ans, on nous parlait d'uniforme, c'était un deux pièces. Celui-ci pouvait être une barrière au dialogue. Aujourd'hui, à domicile nous portons une veste, je crois que c'est plus gai. Prendre soin fait partie de la dynamique de l'ensemble de l'équipe soignante. Ensemble avec le patient et les proches, nous élaborons une démarche commune. Ce n'est pas toujours simple de rassembler chaque acteur autour de celle-ci. Le dialogue et la formation continue sont des axes essentiels dans l'évolution de notre profession.

Pour conclure, travailler à domicile est un choix que j'ai fait voilà quelques années et je suis épanouie dans ce métier.

Pour terminer, je soulignerai que la lecture peut nous aider dans notre profession.

Mme Françoise Scholtus,

Mme Laurence Menoli

infirmière responsable adjoint, Help-Doheem versuergt antenne de Steinfort

Aide soignant, Help-Doheem versuergt antenne de Steinfort

"Je suis infirmière et je travaille depuis quelques années dans les soins à domicile. D'abord en Belgique et puis maintenant au Luxembourg. L'accompagnement à domicile se réalise sur du long terme. C'est une bonne leçon de vie.

"Depuis mon enfance, j'ai voulu travailler dans le domaine social et aider les personnes fragilisées. J'ai suivi une formation d'aide soignante, c'était un enseignement plutôt technique.

C'est un métier quelques fois difficile, la charge de travail est conséquente

Après de nombreuses années de travail comme aide soignante dans une maison de retraite, j'ai souhaité vivre une expérience de soins au domicile. L'apprentissage et la formation est bien utile durant toute notre carrière. J'estime que soigner dans l'environnement de la personne nous permet davantage de comprendre ses habitudes de vie. Prendre soin, c'est être à l'écoute du patient. C'est un moment de partage. Les premiers contacts sont essentiels: nous allons avec le patient et les proches : aborder les besoins, le schéma de vie et essayer de définir ensemble une démarche commune. Les proches accompagnent leur parent depuis un certain temps et tentent de faire face à cette nouvelle situation. Quelques semaines plus tard, le dialogue s'est instauré et nous avons la possibilité d'adapter les soins à la demande du patient et des proches. Nous sommes des êtres humains au service d'autres personnes. Nous sommes à même d'améliorer nos aptitudes relationnelles La formation "humanitude" a duré 4 jours et elle m'a permis de me remettre en question. Nous pouvons apporter davantage que des "soins". En deux mots, je pense souvent à la réponse comme "je n'ai pas le temps". La motivation, la formation continue et une réflexion professionnelle entre les membres de l'équipe nous ont permis de développer des soins à dimension humaine.

Le cadre était celui du pouvoir du soignant. Et au fil du temps, cette approche a changé.

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Il est combien important de lui laisser le temps de s'adapter".


FORMATION CONTINUE

Être des créateurs de liens ! parle de façon incohérente ou qui ne parle plus, il faut l'apprendre. Parce qu'il n'est pas facile, lorsque l'on est un professionnel soignant de toucher de façon autre que strictement utilitaire, il faut l'apprendre...

Dire que les choses sont en constante évolution dans le domaine de l'informatique par exemple n'étonnera personne. Par contre, dire qu'énormément d'évolutions voient le jour dans le domaine du “Prendre Soin” et des accompagnements soignants en étonnera peut-être plus d'uns. Et pourtant!... Beaucoup de soignants réfléchissent, se questionnent et développent des réponses innovantes aux défis modernes qui apparaissent dans le domaine des soins de santé. Yves Gineste et Rosette Marescotti sont de ces “soignants-chercheurs”. Comme d'autres, ils ont interrogé leurs pratiques et ont essayé d'y donner sens. Ils ont également cherché des solutions aux problèmes récurrents qu'ils rencontraient dans les services de soins, que ce soit en institution ou à domicile. La rédaction de la Philosophie de soin de l'Humanitude® s'inscrit dans cette démarche. Elle interroge la mission des professionnels soignants en les invitant à être des "créateurs de liens". Mais les Gineste-Marescotti, à travers cette philosophie de soin, souligne également toute l'importance et la difficulté

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en même temps de créer des liens, d'entrer en relation avec certains malades. En effet, entrer en relation avec quelqu'un, c'est généralement le regarder, échanger des paroles et parfois le toucher (à travers une poignée de main par exemple). Ces échanges spontanés nous valident les uns les autres en tant qu'êtres humains. Or, ce que nous faisons naturellement entre êtres humains, certaines personnes, du fait de leur pathologie, ne savent plus "bien" le faire; c'est particulièrement le cas de personnes souffrant de maladies neuro-dégénératives comme la maladie d'Alzheimer ou d'autres maladies apparentées. Rester créateurs de lien, continuer à confirmer ces clients comme des êtres humains nécessitent bien plus que du bon cœur et un profond humanisme. Nous savons aujourd'hui, grâce aux travaux des Gineste-Marescotti et d'autres, que cela nécessite également une “haute technicité relationnelle”. Parce qu'il n'est pas toujours facile d'offrir des regards à quelqu'un qui ne vient plus chercher les nôtres, il faut l'apprendre. Parce qu'il n'est pas facile d'offrir des paroles à quelqu'un qui

C'est aujourd'hui un des grands défis lancé aux professionnels de la santé car prendre soin, c'est accompagner. Accompagner cet autre être humain dans ce qu'il a d'universel et de spécifique. Accompagner cet autre être humain à travers sa pathologie mais surtout en s'appuyant encore sur ses capacités et sa force de vie! Anne-Sophie Hubaux

IGM Institut Gineste-Marescotti Belgique-Luxembourg Organisme de formation continue 3, Rue du Bailli B-5600 Fagnolle (Belgique) Tél.: 0032 60/34 71 21 www.igmbelux.be igmbelux@skynet.be


CADRE INFIRMIER

Et que dire du management de l'équipe soignante...? Bernadette Theis Infirmière graduée, chargée de direction de la Maison de Soins de Steinfort

Il n’est pas demandé au cadre d’être hyper-affectif, mais bien d’être là pour aider chaque personne à développer encore et toujours ses compétences tant personnelles que professionnelles afin de prester un travail de qualité. Il sera aussi présent pour aider certaines personnes à traverser des moments professionnels plus difficiles. Un jour, une aide-soignante est venue me dire: «il serait temps que vous veniez mettre un peu d’esprit d’équipe parmi nous …». Je lui ai répondu que je n’avais pas de baguette magique, mais que j’étais là pour les aider dans cette recherche de «bien-être» au travail leur permettant de fournir un travail de qualité, efficient, mais aussi leur permettant de se réaliser personnellement (besoins de Maslow). Le cadre de santé a ce rôle dynamique majeur de fédérer l’équipe. Travailler ensemble sur la définition du projet de service et en faire un outil formidable aidera à remplir cette mission. Mais qui dit équipe, dit un nombre plus ou moins important de personnalités

différentes, de nationalités différentes et donc de cultures différentes. Définir ensemble les valeurs que l’on veut défendre est donc une étape faisant ressortir toute la richesse de ses membres et le moment où chacun apprend à connaître ses collègues: cela permet de développer la culture d’entreprise.

L’enjeu du management est donc d’utiliser efficacement les ressources de l’entreprise, en tenant compte de toutes les parties prenantes, avec comme objectif l’optimisation organisationnelle et la satisfaction de tous.

La formation continue est un autre outil qui vient soutenir ce développement de projet et de compétences. Car qui dit équipe, dit somme de compétences, mobilisation de savoirs afin de remplir notre mission qui est l’accueil et l’accompagnement de la personne âgée au quotidien. Accompagner l’équipe et l’amener à une organisation optimale reste une préoccupation constante pour le cadre et n’est pas une tâche facile, car manager entend aussi planifier, contrôler, gérer les conflits… Soigner est un métier d’aide et l’équipe est un réseau de liens vivants. Elle s’arrête là où l’équipier ne la suit plus, ne la perçoit plus, se reconnaît incapable d’y exercer une action.

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Quand on parle d’équipe, derrière le mot «équipe» se cache une multitude d’individus. Il revient au cadre de reconnaître chacun de ses membres en qualité de sujet à part entière et d’établir avec eux une véritable (authentique) relation humaine.


L'accueil, la première étape du «prendre soin» Régine Arnold, psychologue, coordinatrice-psychologue au Centre Psycho-Gériatrique à Steinfort

Le premier accueil est primordial Devant une situation inconnue, chacun d'entre nous ressent de l'appréhension, de la méfiance voire de la peur. Le s��nior qui va fréquenter pour la première fois un Centre de Jour, a besoin d'être rassuré (surtout si ce n'est pas son choix de venir au Centre).

Prendre le temps d'accueillir un senior lors de sa toute première visite dans un Centre de Jour permet de faciliter son épanouissement dans le groupe.

L'inconnu fait peur: mettons des mots sur ce qui se passe La première rencontre avec le sénior et ses proches est très importante: elle

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permet de mettre des mots sur des appréhensions, des peurs, des colères liées à cette situation inhabituelle. Le sénior doit quitter une situation familière pour aller vers des personnes et peut-être même des habitudes qui lui sont étrangères. Il va «falloir» faire confiance, oser vivre ou revivre des expériences et, peut-être, s'ouvrir à autre chose. Parler ensemble permet de tisser des liens entre les personnes, de créer la confiance et ainsi d'apaiser les peurs. Ce premier accueil permet de mettre un nom sur des voix, des visages, de connaître les habitudes du sénior, les «détails» importants pour se sentir en sécurité, c'est le moment également pour expliquer le déroulement d'une journée,...

L'aventure peut commencer ! Ainsi, les repères sont fixés: chaque personne qui se trouve au Centre de Jour est présentée, les locaux sont connus et ce qu'on y fait aussi. La confiance se noue, les cœurs s'ouvrent et les liens se font. Les émotions s'expriment et l'apaisement apparaît. L'aventure peut commencer !

le Centre de Jour est: • Un endroit de vie où toute personne apporte un peu de soi; • Un lieu où des êtres humains vivent ensemble quelques heures et se mettent au même diapason.

En conséquence, la première rencontre est primordiale: elle donne le ton, elle ouvre la porte du prendre soin; elle met l'accent sur les personnes et pose le cadre pour permettre l'apaisement.

Une rencontre singulière Je voudrais partager avec vous ce moment fabuleux que j'ai eu avec Mme Y.


PSYCHOLOGUE

J'en profite pour me glisser sur le divan et passer un instant avec elle. Je voudrais connaître ses impressions sur l'accueil que nous lui réservons au Centre de Jour, comment elle s'est senti la première fois, ce qui avait été difficile et, ce qui l'avait aidée. Je vous livre ces quelques lignes: “Tout ne va plus comme avant, me dit-elle. Mais il faut dire que je vais avoir 90 ans! Il faut accepter la situation et s'accepter comme on est devenu.

Je ne sortais plus autant qu'avant. Alors, ma fille m'a proposé de venir au Centre de Jour pour que je ne sois pas trop seule. Je me suis dit que j'allais aller voir ce que c'est un Centre de Jour. De toute façon, si cela ne me plaît pas, je n'y retourne pas... J'ai tout de suite adoré! C'est l'ambiance que j'aime le plus. J'apprécie aussi la douche parce que la jeune fille me frotte le dos comme j'aime! J'aime les repas. Je me sens libre! Je viens depuis plus d'un an; au début, je venais 3 fois par semaine, puis rapidement, je suis venue tous les jours. C'est très pratique, le chauffeur vient me chercher et me raccompagne le soir jusque dans mon appartement. Et oui, j'ai besoin d'aide, il faut l'accepter, ne pas s'accrocher à ce qu'on

n'est plus et surtout, il faut soigner son corps.» Un membre de l'équipe vient l'inviter pour participer à un atelier de mobilisation assise. Je la remercie pour ce beau moment et elle me quitte avec des yeux remplis de malice.

Quelle rencontre, quelle belle leçon de vie !

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Les cahiers de l’autononomie - n° 16 - février 2010

Mme Y. apprécie se trouver entourée de personnes. Elle affectionne tout particulièrement se promener dans le Centre de Jour et s'asseoir sur un canapé, dans le couloir. Elle regarde les personnes qui passent. Fréquemment, quelqu'un se joint à elle. Ils entament alors une conversation sur le temps qu'il fait. Petit à petit, des confidences apparaissent et des souvenirs circulent.


Le Service RBS Institut de formation continue et académie du troisième âge „Altsein ist ein herrlich Ding, wenn man nicht verlernt hat, was Anfangen heißt,“ (La vieillesse est une chose merveilleuse aussi longtemps qu’on n’oublie pas ce que signifie débuter). Cette citation du philosophe social et religieux autrichien Martin Buber est le leitmotiv du Service RBS asbl.

Les projets d’écriture biographique qui impliquent la collecte d’informations historiques auprès des personnes âgées favorisent l’entente entre les générations. Ces publications sont utilisées avec grand succès dans les institutions de soins, afin de créer des liens entre le personnel plus jeune et les habitants.

A une époque où de plus en plus de personnes contemplent une longue période de vieillesse, il convient d’adopter une attitude positive envers cette phase de la vie. Afin de promouvoir une telle pensée positive, le Service RBS, une association sans but lucratif, a été créé en 1989 sur initiative du Ministère de la Famille luxembourgeois.

Les mesures de formation continue, qui sont organisées par le Service RBS pour les professionnels et dirigeants des soins ambulatoires et stationnaires, sont fortement orientées sur la pratique. Les séminaires s’étendent des nouvelles théories de soins aux approches d’accompagnement en passant par le développement de capacités dans la gestion social jusqu’aux cours d’informatique. Le rôle de partenaire dans le projet pilote E-Qalin®, du programme “Leonardo da Vinci” pour l’assurance qualité dans les soins aux personnes âgées est également très important pour Service RBS.

Depuis, le Service RBS propose, grâce à ses nombreuses activités et publications, de nouvelles perspectives au niveau des soins aux personnes âgées et du travail avec les séniors. Une particularité du service est que les deux domaines de prédilection, l’institut de formation continue pour le personnel soignant et l’académie du troisième âge se trouvent sous un même toit, de sorte que l’équipe composée de 13 personnes arrive à combiner de manière idéale ces deux activités. Les jours où des activités sont proposées dans les deux domaines, l’atmosphère dans les locaux de formation est animée et sans aucune distinction de génération.

L’équipe du service RBS

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Dans le cadre de l’initiative „Faktor Mensch“ le RBS organise depuis 2006 de nombreux événements qui traitent du contact humain dans le domaine des soins et de l’accompagnement (www.faktormensch.lu). Dans l’académie pour séniors, le Service RBS propose pour des personnes de 50 ans et plus une multitude d’activités de


INVITE

loisir intellectuelles, culturelles et créatives avec un programme étendu adapté aux besoins des participants. L’offre comprend des cours de relaxation, des cours d’informatique ou de téléphone mobile, des cours de littérature et de philosophie, des excursions culturelles et des randonnées ainsi que des représentations de chant et de musique interculturelles. Les personnes qui désirent s’engager davantage peuvent suivre une formation pour devenir des «multiplicateurs bénévoles» pour retrouver un défi ou même un nouveau départ dans une activité qui les comble. En tant que partenaire de projets de formation européens (GRUNDTVIG) , le Service RBS propose aux bénévoles de s’engager au niveau européen et d’établir ou d’approfondir des contacts avec des séniors dans d’autres pays européens. La publication RBS „Aktiv am Liewen“ paraît quatre fois par an avec une multitude d’informations pour les séniors ainsi que des contributions d’auteurs bénévoles.

„Et war een deemools net méisseg“ - Al Beruffer a Broutverdéngschter Tome 1 Ce nouveau livre du groupe biographique de l’RBS traite de professions et de métiers qui n’existent plus ou ont fondamentalement changé à travers le temps. Ces professions sont décrites et illustrées par des commentaires et souvenirs personnels. Avec de nombreuses photos, cet ouvrage comporte 240 pages et est une véritable source d’informations sur l’histoire de la vie quotidienne au Luxembourg. Le „Wegweiser für Alterfragen“ est disponible au prix de 20 € (+ frais de port) auprès du Service RBS. Le livre: „Et war een deemools net méisseg - Tome 1“ coûte 28 € (+ frais de port). Les titulaires d’une carte „aktiv 60+” bénéficient d’une réduction de 10%. Vibeke Walter

La publication spécialisée „RBS-Bulletin“ pour le personnel et les dirigeants dans le domaine des soins aux personnes âgées paraît trois fois par an avec des articles plus spécifiques dans les domaines gérontologie, gériatrie, gestion sociale et politique des soins et social. Elle contient également une liste avec les séminaires proposés par l’institut de formation continue.

Nouvelles parutions du Service RBS Senioren in Luxemburg - aktiv 60+ Un guide pour les questions des séniors La nouvelle parution du guide „aktiv 60+ Senioren in Luxemburg“ offre une panoplie d’informations au sujet du troisième âge. Sur 200 pages, des experts de renommée nationale et internationale ainsi que des auteurs bénévoles donnent des informations et des conseils pour bien vivre la troisième phase de vie.

Service RBS asbl 20, rue de Contern • L-5559 Itzig Tel.: 36 04 78 27 • Fax: 36 02 64 Internet: www.rbs.lu www.internetsenioren.lu E-Mail: akademie@rbs.lu fortbildung@rbs.lu

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D’autres informations importantes sont disponibles sur le site internet “www.internetsenioren.lu”, permettant également à des personnes à mobilité réduite de pouvoir échanger avec d’autres. L’offre complète du Service RBS se trouve sur le nouveau site web “www.rbs.lu”


G4S - HELP Le partenariat G4S et Help au service des personnes à domicile

Une nouvelle fenêtre s'ouvre Les solutions retenues a. Sécuryphone b. Caméra c. Serrure électronique

Et demain De nouvelles applications vous seront proposées dans les prochains mois. Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à nous les transmettre en appelant le 26 70 26.

Sécuryphone

Ces 3 solutions sont visibles à la plateforme info-éducative à Esch/Alzette entrée du Centre Hospitalier Emile Mayrisch ancienne maison du concierge rue Emile Mayrisch L-4240 Esch/Alzette N'hésitez pas à prendre rendez-vous au 26 70 26.

Vivez en autonomie, vivez en sécurité ! Ajoutons la plus value de la vie, et plus spécifiquement de la qualité de vie en reposant sur les compétences de structures professionnelles. L’apport de nouvelles solutions s’intègre dans une réflexion globale concernant la liberté et la dignité humaine au sein des deux structures.

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Caméra

Serrure électronique


Cahiers de l'autonomie n16 - Prendre soins