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REVUE DE PRESSE CRIC 2016


ENCOURAGER L’INTÉGRATION DES PERSONNES ÉTRANGÈRES ET D’ORIGINE ÉTRANGÈRE L’objectif premier du CRIC est de promouvoir toute initiative encourageant l’intégration des personnes étrangères et d’origine étrangère. Le CRIC agit essentiellement en deuxième ligne en partenariat avec le milieu associatif et le secteur public des communes de Charleroi et alentour. Notre dispositif vise principalement à soutenir les organismes et les associations dans leurs démarches en faveur des personnes étrangères et d’origine étrangère.

Le Centre Régional d’Intégration de Charleroi est une asbl créée en 1997 dans le cadre du décret de la Région wallonne relatif à l’intégration des personnes étrangères ou d’origine étrangère.

NOS MISSIONS ll Développer, mettre en œuvre et organiser le parcours d’intégration des primoarrivants ; ll Accompagner les initiatives locales d’intégration ; ll Coordonner des activités d’intégration dans leur ressort territorial et coordonner des activités d’intégration dans le cadre des PLI ; ll Encourager la participation sociale, économique et politique des personnes étrangères et d’origine étrangère et les échanges interculturels ; ll Former les intervenants agissant dans le secteur de l’intégration des personnes étrangères et d’origine étrangère ; ll Récolter sur le plan local des données statistiques ; ll Se concerter avec les autres centres afin de mener des politiques cohérentes sur tout le territoire de la région de langue française. Nos actions sont menées grâce au soutien du Fonds Social Européen, de l’AMIF (Asylum, Migration and Integration Fund), de la Wallonie, de la Province de Hainaut, des Villes et Communes de Charleroi, Aiseau-Presles, Châtelet, Courcelles, Farciennes, Fontaine l’Evêque, Fleurus, Les Bons Villers, Pont-à-Celles.


REVUE DE PRESSE ET COUVERTURE MEDIATIQUE 2016

PRESSE EN LIGNE ll À Charleroi, la journée internationale des femmes dure un mois, RTBF.be, 7 mars 2016 ll « Bienvenu » : un ‘faux’ journal pour casser les préjugés sur les réfugiés, RTBF.be, 28 avril 2016

TV ET AUDIOVISUEL EN LIGNE ll « Les femmes de mars » : un mois entier de sensibilisation, Télé Sambre, 17 février 2016 http ://www.telesambre.be/-les-femmes-de-mars-un-mois-entier-de-sensibilisation_d_16671.html ll Le témoignage poignant de Nadima, excisée à 6 ans, Télé Sambre, 8 mars 2016 http ://www.telesambre.be/le-temoignage-poignant-de-nadima-excisee-a-6-ans_d_16953.html ll L’Afrique et les Manuscrits de Tombouctou (CRIC), Télé SPI, 21 avril 2016 https ://www.youtube.com/watch ?v=stlRlISIqQs ll Distribution du « Bienvenu » : pour en finir avec les préjugés sur les réfugiés, Télé Sambre, 28 avril 2016 http ://www.telesambre.be/-le-bienvenu-un-journal-qui-lutte-contre-les-prejugessur-les-refugies_d_17613.html ll Le débat : vivre ensemble, Télé Sambre, 16 juin 2016 http ://www.telesambre.be/le-debat-vivre-ensemble_d_18303.html ll Charleroi : une formation pour comprendre le radicalisme chez les jeunes, Télé Sambre, 8 novembre 2016 : http ://www.telesambre.be/-charleroi-une-formation-pour-comprendre-leradicalisme-chez-les-jeunes_d_19881.html ll Le festival Kino Carolo avec Claudia Cardinale, RTBF, JT de 13h, 27 novembre 2016 https ://www.rtbf.be/auvio/detail_le-festival-kino-carolo-avec-claudiacardinale ?id=2163038


PRESSE ECRITE ll Pour les femmes, en avant, mars !, l’Avenir, 18 février 2016 ll En mars, les femmes se donnent des « elles », La Nouvelle Gazette, 20 février 2016 ll En mars, les femmes se donnent des « elles », Le Soir, 22 février 2016 ll Le mois de mars sera féminin, La Dernière Heure, 22 février 2016 ll Une exposition photographique au CRIC pour rappeler le drame humain de l’excision, DISCRI pour les Centres régionaux d’intégration, 10 mars 2016 ll Réfugiés : après l’urgence, l’accompagnement, Alter Echos n° 419, 14 mars 2016 ll L’accompagnement des réfugiés : une nécessité ici pour répondre à une urgence là-bas, DISCRI pour les Centres Régionaux d’Intégration, 16 mars 2016 ll Impacts et enjeux du radicalisme – pour les acteurs de l’intégration, Revue l’Observatoire n°86, mars 2016 ll Sauver les manuscrits de Tombouctou, l’Avenir, 28 avril 2016 ll A-t-on dérapé dans la couverture médiatique de la crise des migrants ?, Le Soir, 29 avril 2016 ll Les manuscrits de Tombouctou : les témoins irremplaçables d’un Islam de savoir et de progrès, DISCRI pour les Centres Régionaux d’Intégration, 2 mai 2016 ll « L’accueil belge ? On dirait qu’on parle de gestion de stock ! », l’Avenir, 25 juin 2016 ll Quand « accueil » rime avec « porte close » !, Carte blanche, Le Vif, 5 juillet 2016 ll La notion de résilience sociale au secours des chercheurs confrontés au radicalisme, DISCRI pour les Centres Régionaux d’Intégration, 1er juin 2016 ll Le gala d’humour «Rions ensemble contre le racisme» va vivre sa 7e édition, l’Avenir, 7 septembre 2016 ll Exposition photos à voir au CRIC, la Nouvelle Gazette, 29 septembre 2016 ll Trois générations d’immigration masculine marocaine passées à la loupe d’une recherche sur ses valeurs, DISCRI pour les Centres Régionaux d’Intégration, 19 octobre 2016 ll Les « messagers de l’alpha » en escale à Charleroi avant de partir à la conquête ludique des écoles, DISCRI pour les Centres Régionaux d’Intégration, 24 novembre 2016 ll Claudia Cardinale, invitée de choix..., la Nouvelle Gazette, 28 novembre 2016 ll La «Cardinale» aux sources du souvenir, l’Avenir, 28 novembre 2016 ll Fermez, fermez la porte aux enfants venus d’ailleurs... , Carte Blanche, Le Vif, 12 décembre 2016


11/4/2016

A Charleroi, la journée internationale des femmes dure un mois

A Charleroi, la journée internationale des femmes dure un mois L S ·EM·

Cédric Loriaux

Publié le lundi 07 mars 2016 à 11h31

165 Les femmes sont à l'honneur durant tout le mois de mars à Charleroi. "Les Femmes de Mars", c'est le nom d'une série d'activités qui sont organisées ce mois-ci autour de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars. Si d'habitude, l'essentiel des activités se concentre autour de cette date, cette année le PAC (présence et actions culturelles), la Province de Hainaut et la Maison de la Laïcité ont décidé de consacrer tout le http://www.rtbf.be/info/regions/detail_a-charleroi-la-journee-internationale-des-femmes-dure-un-mois?id = 9233179&utm_source= rtbfinfo&utm_campaign= s... 1/5


Vers l'Avenir, 18/02/16

Revue de Presse du CRIC, du 1er au 29 fĂŠvrier 2016


Vers l'Avenir, 18/02/16

Revue de Presse du CRIC, du 1er au 29 fĂŠvrier 2016


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LUNDI 22 FÉVRIER 2016

TOUR D'HORIZON

RÉGION

SOUVRET

Cinq sociétés de gilles pour les Soumonces générales Du 5 au 8 mars, les festivités carnavalesques égaieront Souvret, avec comme moment fort la grande sortie du 6 mars, dès 5 heures du matin! Comme il est de tradition, quinze jours avant l'événement, les 5 sociétés de gilles: les Joyeux Gilles, les Bons Vivants, les Infatigables, les Copains sur les toits et les D'jins d'ailleurs, accompagnés des Dames et des Barons Vadrouilles, effectuaient les soumonces générales, depuis Forrière jusque la place Lagneau (place de l'église). Ensuite, un rondeau général se formait sur cette place. Parmi les déguisements, des lutins, des Minions, des Cow boys, des marquis vénitiens,... Si la joie était dans le

Un nom qui en dit long... © J.C. coeur des 200 personnes déguisées, par contre, le temps n'était pas de la partie... Il a plu tout au long de ces soumonces ! Une initiative de l'échevin des Fêtes et du Folk-

CHARLEROI

MARBAIX-LA-TOUR

Eden&Games: le plaisir de jouer !

Un long week-end de Grand feu

© J.C. Herin

La brasserie de l'Eden s'est transformée, en espace géant de jeux de société avec une cinquantaine de joueurs. Il y en avait pour tous les âges et tous les goûts: jeux d'ambiance, de plateau, d'observation, de stratégie, de collaboration... La soirée était animée par le magasin de jeux : « L'Ancre des Rêves » de Châtelet ( 071/57 24 48) . (J.C.H.) -

ABBAYE D’AULNE

Scène sur Sambre revient pour 3 jours Le festival Scène sur Sambre rempile pour une nouvelle édition, la sixième, déjà. Et les dates pour cette année 2016 sont déjà connues. Le festival des barges prendra ses quartiers à l’Abbaye d’Aulne les 26, 27 et 28 août 2016. -

lore, Joël Hasselin, avec le concours de la Bourgmestre, du Collège Communal et des comités des fêtes locaux. J.C.HERIN

CHARLEROI

ANDERLUES

CHARLEROI

Routes fermées pour tournage

Grand nettoyage de printemps !

Formation Linkedin au Switch coworking

Ce n’est pas la première fois que la ville de Charleroi sert de décor à des productions cinématographiques. Ce sera à nouveau le cas ce mardi 23 février pour le tournage d’un court-métrage, appelé Fugazi. Pour ce faire, deux rues seront temporairement fermées à la circulation automobile et il sera aussi impossible d’y stationner. Il s’agit de la rue des Rivages et du boulevard Rouillier. De 8h30 à 10h30, la rue des Rivages sera inaccessible. Le boulevard et le tunnel Rouillier seront quant à eux fermés au stationnement et à la circulation à partir de 7h pour le boulevard et de 10h à 15h pour le tunnel, dans les deux sens. Mieux vaut donc prendre ses précautions. -

On ramasse tout ! © TH.P.

Cette année, la commune d’Anderlues invite ses citoyens à participer à Be Wapp, Be happy, qui consiste en un grand nettoyage de Printemps au sein de la commune. Il s’agit d’une action de sensibilisation à la propreté publique lancée en 2015 par le Ministre wallon de l’Environnement. Le but : constituer une équipe afin d’effectuer une action de nettoyage ciblée, le tout avec des kits de ramassages gratuits. Inscriptions sur : moinsdedechets.wallonie.be. -

Vous voulez booster votre visibilité sur Linkedin ? Une formation est organisée au Switch Coworking, le 3 mars de 13h30 à 17h. On vous apprendra à vous inscrire, à améliorer votre réputation, à utiliser ce réseau pour booster votre activité. Il faut amener son PC portable. Tarif : 85 euros HTVA / personne. Inscription obligatoire par e-mail à hello@cygnum.be. -

THUIN

Rendez-vous au DicoThuin Le jeu des dictionnaires version thudinienne revient pour une nouvelle séance de définitions farfelues le 26 février prochain. Rendez-vous au Centre Culturel de Thuin, à Thuillies dès 20h00 pour un bon moment de franche rigolade. -

THUIN/SALON DES MANDATAIRES

Cette année, le Grand feu de Marbaix-la-Tour s’étalera sur deux jours. Ce samedi 27 février aura lieu le défilé des chars et personnes costumées ainsi que les gilles. Le cortège se terminera par le traditionnel Grand feu, le rondeau et le feu d’artifice. Mais la fête continue aussi le dimanche dès 12h au CCRL. Différentes animations sont organisées par le comité : bataille de confettis et musique seront au rendez-vous. -

RÉGION

Collectes de sang près de chez vous Trois collectes de sang sont organisées cette semaine dans notre région : cet aprèsmidi de 13 à 16 heures à la SABCA, à salle Russe, rue des Fusillés, 11 0 Gosselies ; le mercredi 24 février de 15 à 19 h à la salle de la Laïcité, rue Vandervelde 5 à Souvret ; et le vendredi 26 février de 12 h 30 à 16 h 30 dans le hall d'entrée de l'hôpital Vésale, rue de Gozée, 706 à Montigny-leTilleul. -

Quand le ministre Paul Furlan vante sa ville L’office du tourisme de Thuin a reçu un de ses meilleurs représentants sur son stand du salon des mandataires 2016 à Marche-en-Famenne. Paul Furlan, bourgmestre de Thuin et ministre wallon, est venu dire bonjour à ceux et celles qui redynamisent le tourisme dans la cité médiévale. Et, on le sait, Paul Furlan est un amoureux de sa ville. C’est donc tout naturellement qu’il s’est retrouvé de l’autre côté du comptoir du stand pour promouvoir les merveilles à décou-

vrir à Thuin. Et ce moment a, bien évidemment, été immortalisé. Ce n’est pas tous les jours d’un ministre devient guide touristique. « Pendant ce temps-là, nous travaillions sur le stand de Paul Furlan... Merci à lui! En plus, il a obtenu un contact!!!!! », a indiqué l’office du Tourisme sur son compte Facebook. Une belle surprise, donc. D.R.

La Nouvelle Gazette, 20/02/16 CHARLEROI

grâce à des audioguides mis à disposition. Ateliers de formation autour des femmes migrantes, conférence sur les femmes et le handicap, théâtre adulte et ado, rencontres, animations, ateliers, autres expos et enfin, cerise sur le gâteau, la première décentralisation belge du festival international « Les femmes s’en mêlent », à l’Eden. Depuis près de 20 ans, ce festival itinérant célèbre la scène féminine indépendante. Trois artistes à découvrir lors de cette édition le 26 mars en soirée, pour la clôture : la néozélandaise Aldous Harding, la rockeuse belge Liesa van der Aa et le duo psychédélique The Liminanas. De quoi mettre le feu au centre culturel ! Le 23, un débat sera consacré à la place de la femme sur les scènes musicales : interprètes, compositrices mais aussi programmatrices ou ingénieures du son. Programme complet auprès de PAC, CAL Charleroi ou la province de Hainaut. -

En mars, les femmes se donnent des « elles » Plutôt que d’organiser chacune de leur côté leur événement, 25 institutions socioculturelles ont décidé d’unir leurs forces pour proposer un programme diversifié et concerté d’activités autour du 8 mars, journée internationale des droits des femmes : du 4 au 26, « les femmes de mars » prendront leurs quartiers à Charleroi à travers 25 animations, rencontres, spectacles, concerts, ateliers, conférences, formations, projections et expos. Comme l’explique Margaux Joachim de Présence et Actions Culturelles (PAC) à la base de ce projet avec la Province de Hainaut et le centre d’action laïque, « la vo-

lonté était d’éviter les doublons et la concurrence. » Mission accomplie puisque pratiquement tous

les thèmes liés aux discriminations et aux problèmes du genre seront abordés dans la programmation. Qui s’adresse aux dos et aux adultes, aux femmes et aux hommes.

Expos, ciné, danses, concerts lors du vernissage le 4 mars La soirée de vernissage (le 4 mars) sera placée sous le signe de la diversité : expo photo, music session, travaux d’écriture, chorégraphie par la compagnie Tak Tak, ouverture du festival du film au féminin au ciné Le

Parc (avec la projection du documentaire Amy d’Asif Kapadia) avant un concert et un DJ set 100 % girly : voilà qui marquera le lancement d’un mois complet de sensibilisation. Plusieurs expos sont à l’affiche. Parmi elles, « Salope ! et autres noms d’oiselles », pour entamer une réflexion sur les libertés, les normes et les règles du vivre ensemble à partir d’une sélection subjective d’insultes sexistes. Du 5 au 27 mars, c’est dans le décor urbain de la ville basse que s’inviteront les portraits de « Charliequeen », une galerie de femmes de Charleroi mises à l’honneur par leurs proches. Un projet réalisé par les citoyens et l’asbl Urbanisa’son qui en feront une promenade sonore,

Les événements ont été coordonnés © D.A.

Revue de Presse du CRIC, du 1er au 29 février 2016

DIDIER ALBIN 10


Le Soir Lundi 22 février 2016

HAINAUT 13

Sous la baguette de Vladimir Cosma MUSIQUE

Concert d’ouverture au Festival du film d’amour de Mons

L’Orchestre royal de chambre de Wallonie offrait un concert à Mons. Il était dirigé par Vladimir Cosma, compositeur de 300 musiques de films. n a monté cette folie ensemble, André Ceuterick et moi. » La « folie » évoquée par Laurent Fack, directeur général de l’Orchestre royal de chambre de Wallonie (ORCW), était d’inviter Vladimir Cosma, monstre sacré du cinéma, à diriger l’orchestre pour le concert d’ouverture du 32e Festival international du film d’amour de Mons (Fifa). L’an dernier, la projection du film d’ouverture du Fifa avait été précédée, pour la première fois, d’un concert de prestige joué par l’ORCW. Cette année, Laurent Fack et André Ceuterick, délégué général du Fifa, ont voulu qu’il y ait un lien entre la musique jouée et un invité du festival. C’est Frank Braley, directeur musical de l’orchestre, qui a proposé que l’ORCW interprète une des dernières œuvres de Vladimir Cosma, le Concerto méditerranéen pour mandoline. Pour André Ceuterick, « en offrant de diriger l’orchestre lui-même, Vladimir Cosma s’est impliqué davantage que ce qu’on espérait, c’est vraiment un très beau ca-

deau et un événement dans l’événement, qui associe différentes disciplines culturelles. » Le compositeur d’origine roumaine a écrit 300 musiques de films et obtenu deux Césars dans cette catégorie. En 1982, pour la musique de Diva et, en 1984, pour celle du film Le Bal, d’Ettore Scola. Ce vendredi, il est monté sur la scène du Théâtre Royal de Mons pour rejoindre

les 12 instruments à cordes de l’ORCW et le mandoliniste Vincent Beer Demander, dédicataire de ses concertos pour mandoline. « Vladimir Cosma écrit d’abord une musique classique. Il ne fait pas juste du remplissage de film, juste du papier peint, s’enthousiasme Laurent Fack. Les musiciens de l’orchestre de chambre parlaient de sa musique avec énormément d’admi-

ration. Ils ont commencé à répéter le concerto écrit pour Vincent à 10 heures du matin, alors qu’ils le jouaient à 20 heures ! » Dans la salle, leur plaisir était visible… et audible. La musique joyeuse a captivé et transporté un public aussi conquis que les musiciens. Pour Anne Pingen, chef du pupitre alto, « Vladimir Cosma est une personne incontournable qui a marqué le ciné-

ma français de toute une époque. Sa musique donne un supplément d’âme aux films qui ne seraient pas les mêmes sans elle. Le rencontrer et jouer sa musique, c’est une sorte de symbole et c’est passionnant. Son concerto est magnifique et met la mandoline à l’honneur de façon virtuose. » Quant au compositeur luimême, à l’issue du concert, il a confié au public qu’il espérait

O

avoir l’occasion de retravailler avec l’ORCW. ■ CAROLINE DUNSKI

L’ORCW

« Une musique d’élite pour les peuples » Petit clin d’œil à Vladimir Cosma, né en Roumanie, l’Orchestre royal de chambre de Wallonie a été créé en 1958, par une Roumaine, Lola Bobesco, sous l’appellation « Les Solistes de Bruxelles ». Il est le premier orchestre européen à être allé dans la Cité interdite en Chine, a joué à Abu Dhabi, au Théâtre des Champs Elysées à Paris, à Bayreuth, Amsterdam... Chaque année, il effectue 80 concerts dans 30 villes différentes. Les producteurs le classent dans le Top 5 et il assurera l’ouverture des Francofolies de Spa cette année. Ouvert sur le monde, il joue toutes sortes de musiques sans se cantonner au classique et se produit aussi dans des écoles, des prisons… « L’objectif est de faire passer nos racines dans des milieux spécifiques, explique Laurent Fack. Une culture, une musique d’élite, interprétée par des élites, pour les peuples. Du beau dans un monde qui en a de plus en plus besoin. » C. DU.

Le compositeur d’origine roumaine a rejoint les 12 instruments à cordes de l’ORCW et le mandoliniste Vincent Beer Demander. © AVPRESS

Le Soir, 22/02/2016

En mars, les femmes se donnent des « elles »



CHARLEROI 25 institutions socioculturelles unissent leurs forces lutôt que d'organiser chaP cune de leur côté leur événement, 25 institutions socio-

« Les femmes de mars » prendront leurs quartiers à Charleroi, du 4 au 26. © D.A.

queen », une galerie de femmes de Charleroi mises à l'honneur par leurs proches. Un projet réalisé par les citoyens et l'ASBL Urbanisa'son qui en feront une promenade sonore, grâce à des audioguides mis à disposition. Ateliers de formation autour des femmes migrantes, conférence sur les femmes et le handicap, théâtre adulte et ado, rencontres, animations, ateliers, autres expos et enfin, cerise sur le gâteau, la première décentralisation belge du festival international « Les femmes s'en mêlent », à l'Eden. Depuis près de 20 ans, ce festival itinérant célèbre la scène féminine indépendante. Trois artistes à découvrir lors de cette édition le 26 mars en soirée, pour la clôture: la néozélandaise Aldous Harding, la rockeuse belge Liesa van der Aa et le duo psychédélique The Liminanas. De quoi mettre

Revue de Presse du CRIC, du 1er au 29 février 2016

le feu au centre culturel! Le 23, un débat sera consacré à la place de la femme sur les scènes musicales: interprètes, compositrices mais aussi programmatrices ou ingénieures du son. Programme complet auprès de PAC, CAL Charleroi ou la province de Hainaut. ■ DIDIER ALBIN

PU22110920/SJS-E

culturelles ont décidé d'unir leurs forces pour proposer un programme diversifié et concerté d'activités autour du 8 mars, journée internationale des droits des femmes : du 4 au 26, « les femmes de mars » prendront leurs quartiers à Charleroi à travers 25 animations, rencontres, spectacles, concerts, ateliers, conférences, formations, projections et expos. Comme l'explique Margaux Joachim de Présence et actions culturelles (PAC) -à la base de ce projet avec la Province de Hainaut et le centre d'action laïque, « la volonté était d'éviter les doublons et la concurrence ». Mission accomplie puisque pratiquement tous les thèmes liés aux discriminations et aux problèmes du genre seront abordés dans la programmation. Qui s'adresse au ados et aux adultes, aux femmes et aux hommes. La soirée de vernissage (le 4 mars) sera placée sous le signe de la diversité: expo photo, music session, travaux d'écriture, chorégraphie par la compagnie Tak Tak, ouverture du festival du film au féminin au ciné Le Parc (avec la projection du documentaire Amy d'Asif Kapadia) avant un concert et un DJ set 100% girly: voilà qui marquera le lancement d'un mois complet de sensibilisation. Plusieurs expos sont à l'affiche. Parmi elles, « Salope! et autres noms d'oiselles », pour entamer une réflexion sur les libertés, les normes et les règles du vivre ensemble à partir d'une sélection subjective d'insultes sexistes. Du 5 au 27 mars, c'est dans le décor urbain de la ville basse que s'inviteront les portraits de « Charlie-

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VOS FRÉQUENCES Comines > 91.7 Charleroi > 101.4 Mons > 107.2 La Louvière > 95.6 Tournai > 106.5

L’appel à candidatures en vue d’octroyer des budgets participatifs a rencontré un beau succès à Chimay : 18 dossiers ont été remis aux autorités.

ROI

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DANSE

CHARLEROI

“LE NOM DE CHARLEROI

a voyagé grâce à la danse” général de Charleroi Danses 8 L’intendant jette un regard satisfait sur son bilan A La dernière biennale de Charle-

roi Danses, organisée en novembre 2015, s’était ouverte sur une performance de cent danseurs amateurs carolos. Dix ans auparavant, ces citoyens n’auraient certainement jamais osé monter sur le plateau des Écuries. Cette ouverture de la danse à un public plus large est une des fiertés de Vincent Thirion, au moment de quitter son poste d’intendant général de l’unique centre chorégraphique de la Fédération WallonieBruxelles, implanté chez nous.

: L’intendant général de Charleroi Danses quittera ses fonctions en juin 2017. © D.R.

UN NOUVEL APPEL à candidature a été lancé pour changer l’équipe à la tête de l’institution à partir de juin 2017. Vincent Thirion en profite pour jeter un coup d’œil sur le travail réalisé en dix ans avec les trois chorégraphes belges Michèle Anne De

Mey, Thierry De Mey et Pierre Droulers. “Ça m’énerve quand j’entends certains dire que la danse est réservée à un public de niche. Nous avons prouvé que Charleroi Danses allait à la rencontre de différents publics via la participation citoyenne à la biennale, mais aussi grâce aux thés dansants”, souligne Vincent Thirion. “Nous collaborons, de plus, avec les écoles et les jeunes de Charleroi pour les sensibiliser.” Son autre grande fierté est la métamorphose complète des studios, situés au boulevard Pierre Mayence. “Aujourd’hui, les artistes bénéficient d’un outil impeccable dédié à la création. Nous avons d’ailleurs suivi et accompagné plusieurs d’entre eux pendant toutes ces années.” Depuis l’arrivée du quatuor à la tête de l’institution en 2015,

3.476 représentations ont été programmées à Charleroi, en Fédération Wallonie-Bruxelles et à l’étranger. “C’est autant de fois où l’étendard Charleroi Danses a été brandi, où le nom de Charleroi a voyagé. Je trouve qu’on a fait du bon boulot.” Les spectacles ont été suivis par 544.479 personnes. Le centre chorégraphique a également participé à 159 coproductions.

“Ça m’énerve d’entendre que la danse est réservée à un public de niche” Vincent Thirion reconnaît néanmoins que le bateau n’a pas toujours vogué tranquillement. “Nous avons traversé des moments difficiles d’un point de vue financier et, pourtant, il n’y aura pas un euro de déficit à mon départ. Nous avons redressé la situation au terme de gros efforts de gestion.” Les candidats à son poste doivent remettre leur projet artistique pour le 1er mars. Vincent Thirion espère que son successeur continuera à faire évoluer l’outil. “La danse doit rester utile.” M. Ad.

La Dernière Heure, 22/02/16 SOCIAL

ACCIDENT MORTEL

CHARLEROI

Le mois de mars

SERA FÉMININ socioculturel carolo combat 8 Leles secteur inégalités vécues par les femmes

tions pour les enfants, des rencontres. La condition des femmes sera également traitée à travers différentes expositions. Les rues de la ville basse seront, par exemple, décorées de portraits d’héroïnes. L’Espace P a, de son côté, recueilli des paroles de prostituées. D’autres s’intéressent aux femmes migrantes.

Le fils du maïeur se tue en voiture Depret a sectionné un poteau 8 Yves d’éclairage avec son 4X4 A Un dramatique accident de

droits des femmes approche. Le 8 mars, de nombreuses animations seront programmées un peu partout. À Charleroi, le public sera sensibilisé non pas une journée mais un mois entier. Pour la première fois, les institutions socioculturelles locales unissent leurs forces pour mieux se faire entendre. “Chaque année, la majorité des activités se concentre autour du 8 mars. Il n’est pas possible d’assister à tout. Nous avons donc décidé d’allonger la durée de la campagne, de mêler nos différents publics et de toucher un

plus grand nombre de personnes, femmes et hommes”, souligne Margaux Joachim, animatrice à PAC Charleroi. L’opération “Les femmes de mars” débutera le vendredi 4 mars sur une note festive avec une soirée d’ouverture prévue à la Maison du Hainaut et au Ciné Le Parc. Le cinéma d’art et essai inscrit d’ailleurs son traditionnel festival du film au féminin dans cette campagne. Du 4 au 8 mars, les spectateurs découvriront 20 films dont des avant-premières. Les organisateurs ont prévu des débats, des anima-

Revue de presse du CRIC, du 1 er au 29 février 2016

hommes de la Province de Hainaut s’adressera directement aux adolescentes via un atelier photos consacré aux rêves des jeunes filles. La réflexion sera également engagée lors de formations, de conférences et de rendez-vous théâtraux. Enfin, la campagne se clôturera le 26 mars en musique. L’Eden organisera la première édition du festival “Les femmes s’en mêlent”. Les trois artistes de la scène féminine indépendante, Aldous Harding, Liesa van der Aa et The Limiñanas se produiront pour l’occasion. M. Ad.

DR

LE SERVICE Égalité femmes-

A La journée internationale des

MOMIGNIES

la route a coûté la vie à l’un des enfants d’Albert Depret, bourgmestre de Momignies, ce dimanche soir. Yves Depret, boucher de profession comme son papa, circulait au volant de son 4X4 Pajero sur la route de Macon lorsqu’il a subitement perdu le contrôle de son véhicule, à hau: Yves teur du lieuDepret. dit “Gochenies”. La voiture a alors traversé la berme et percuté un poteau d’éclairage, le sectionnant net. Alors que le tout-terrain finissait sa course dans les champs, le mât dudit poteau est retombé sur l’habi-

tacle, écrasant celui-ci et ne laissant aucune chance au conducteur. AVERTIS DES FAITS, les pompiers de Chimay sont descendus immédiatement sur les lieux, suivis d’une ambulance et d’un véhicule médicalisé. Mais à leur arrivée, les secours n’ont pu que constater le décès de M. Yves Depret, tué sur le coup. Il était âgé de 46 ans. Descendue sur les lieux, la police locale de la zone Botha a instauré des déviations et averti le parquet de Charleroi de ce tragique accident. Les policiers ont également eu la lourde tâche d’annoncer la terrible nouvelle aux proches de la victime, à qui la rédaction de la DH présente ses sincères condoléances.

F. D.

LA DERNIÈRE HEURE - LES SPORTS I LUNDI 22 FÉVRIER 2016 I www.dhPbe

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Une exposition photographique au CRIC pour rappeler le drame humain de l’excision Derrière l’abréviation MFG en usage chez les experts se cache une réalité dramatique, celle des mutilations génitales féminines dont la plus courante est l’excision. Cette pratique est un problème majeur de santé publique, mais aussi de société, qui concerne 130 millions de femmes réparties dans une trentaine de pays africains et dans quelques groupes ethniques d’Asie et du Moyen-Orient. Dans le cadre de sa participation au programme « Les femmes de mars » qu’il co-organise avec différents partenaires de la région, le CRIC (Centre Régional d’Intégration de Charleroi) accueille, jusqu’au 8 avril, une exposition de la photographe Virginie Limbourg qui redonne une visibilité indispensable à cette douloureuse question. « Nimse », le titre de l’exposition d’une vingtaine d’instantanés, pour la plupart des portraits de femmes au regard grave, signifie « regrets » en langue peul. C’est le sentiment que ressentent et expriment les anciennes exciseuses à la rencontre desquelles Virginie Limbourg est allée, dans plusieurs villages de Guinée Conakry, dont celui de Kindia. Le travail de la photographe a démarré en 2012 en Belgique et a abouti à une rencontre hors du commun avec des femmes et des fillettes victimes de cette tradition, mais aussi avec d’anciennes exciseuses, dans un pays où 96% des femmes sont excisées. « Déposer les couteaux » Guidée par l’asbl Femmes Africaines, une association active dans le domaine de l’éducation des femmes et des jeunes filles, Virginie Limbourg a pu prendre conscience sur place de la réalité du phénomène de l’excision. Cette mutilation fortement ancrée dans les mentalités locales perdure sous des prétextes très divers : le respect de la coutume ou du sacré, l’intégration sociale, l’accès au mariage, le souci de pureté et des superstitions diverses liées à la fécondité constituent autant d’obstacle à l’éradication de cette pratique ancestrale.

L’objectif avoué des associations qui luttent contre cette pratique est sa disparition. Mais la démarche est lente et les freins immenses. Pour l’heure, l’idée est donc 1


surtout d’informer, de sensibiliser, de convaincre de manière rationnelle les membres des communautés locales d’abandonner l’excision, un acte nuisible pour la santé (qui, rappelons-le, mène régulièrement des fillettes à la mort) et pour les droits humains fondamentaux. De persuader les exciseuses de « déposer les couteaux »… À Kindia, où la photographe s’est notamment rendue, des femmes ont déjà abandonné l’exercice de l’excision, un métier qu’elles avaient appris ensemble. Déclic de leur démarche, l’apprentissage d’un nouveau métier qui leur procure une autre source de revenus à travers une coopérative où elles s’adonnent à la teinture indigo.

De son propre aveu, Virginie Limbourg a mené une démarche esthétique, plus que documentaire. Pas de photos chocs donc dans son exposition, mais une série de portraits de femmes et de photographies d’objets, d’instants figés, de regards lourds et dignes, de morceaux de vie. Et, sous chacune de ces images chargées d’émotion et de tradition, un commentaire, sous forme de témoignage, pose une pièce au puzzle de la compréhension d’une pratique à l’enracinement très complexe. Comme ce propos touchant de Fanta, exciseuse reconvertie en teinturière : « Nimse… regrets… C’est le mot qui me hante quand je pense à mon ancien métier d’exciseuse. J’ai excisé un groupe de sept filles dans cette maison. L’une d’elles en est morte. C’est ce qui m’a motivé à arrêter. L’excision, c’est pas bon pour les filles. Je l’ai fait pendant plus de vingt ans. Je regrette. » Du drame au signe d’espoir…

L’exposition est visible dans les locaux du CRIC, 23 rue Hanoteau – 6060 Gilly. Elle est accessible sur rendez-vous (071/20 98 60), avec possibilité de visite guidée. Plus d’infos : http://www.cricharleroi.be/2016/03/vernissage-nimse-le-regret/

Dominique Watrin

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L’accompagnement des réfugiés : une nécessité ici pour répondre à une urgence là-bas Les Centres Régionaux d’Intégration de Wallonie figurent au premier rang des intervenants confrontés à l’arrivée massive de migrants dans notre pays. À Charleroi, le CRIC (Centre Régional d’Intégration de Charleroi) a choisi de réunir toutes les forces vives associatives et institutionnelles de la sa région autour de la question, pour réfléchir sur les enjeux de cette problématique et, in fine, créer une plateforme associative « Accompagnement des réfugiés ». L’initiative carolo ne manque pas d’ambition et tient en un axiome simple et bien connu en Belgique : l’union fait la force. Suite à l’afflux de demandeurs d’asile, le centre d’intégration souhaitait amorcer un débat pour dégager des pistes d’action communes

destinées

à

améliorer

l’accompagnement

de

ce

public

aux

caractéristiques très particulières. Réunir les acteurs associatifs et publics concernés par l’accueil et l’encadrement des réfugiés et primo-arrivants était la première étape d’un plan qui, outre ce premier temps d’information, visait à aborder les questions opérationnelles comme l’établissement d’une vision globale des demandes et des besoins, améliorer la cohérence du dispositif et anticiper les besoins liées à la première vague de personnes régularisées. Une feuille de route à la fois audacieuse, réaliste et pragmatique… Un « gros embouteillage d’entrée » Le premier rendez-vous fixé par le CRIC a été axé sur l’information, en partant de la situation mondiale pour en venir aux conséquences de celle-ci sur la Belgique, la Wallonie et la région de Charleroi. Appelée à décrire la problématique générale des réfugiés, Caroline Intrand, directrice adjointe du CIRÉ (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers), se refuse à parler de « crise des réfugiés » et préfère évoquer un « gros embouteillage d’entrée », étant donné notamment qu’il n’y a eu « que » 35000 demandes d’asiles en Belgique en 2015, un chiffre en-deçà des 42000 arrivées enregistrées en 2000, lors de la crise dite « du Kosovo ». Selon elle, cette arrivée importante, en provenance prioritairement de la Syrie, de l’Afghanistan et de l’Irak, a été provoquée par les conditions précaires et dégradées dans les camps

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limitrophes des pays concernés (de l’Irak notamment), à un renforcement des dispositifs de surveillance et de sauvetage en Méditerranée et à une facilitation des voies d’accès à l’Europe (avec, entre autres, l’autorisation par la Macédoine de la traversée de son territoire).

Cet afflux a entraîné une polarisation de la société avec, d’une part, une crispation d’une frange de l’opinion publique et, d’autre part, une mobilisation et une organisation d’une autre partie de la société afin d’ouvrir les portes de l’Europe à ces personnes en détresse. En ont découlé des politiques contrastées des États, caractérisées par un rétablissement de contrôles aux frontières à l’intérieur de l’espace Schengen et l’érection de murs physiques, y compris à l’intérieur du même espace Schengen. Ces mesures ont été accompagnées d’une crise politique majeure, marquée par des changements législatifs profonds dans certains pays de l’Union européenne (comme, par exemple, au Danemark avec la loi sur la confiscation des biens des réfugiés). Naissaient ainsi des dispositions incluant des atteintes graves à l’accueil des réfugiés, même si, de l’avis de la directrice adjointe du CIRÉ, il s’agissait généralement davantage d’effets d’annonce que d’une remise en cause du statut de réfugié. Un effort inéquitablement réparti Aujourd’hui, c’est la proposition, émanant de l’Union européenne, d’instaurer une solidarité forcée entre les États qui fait débat. Cette idée d’une répartition et d’une relocalisation des réfugiés dans les États se heurte à des recours (de la Slovaquie, par exemple) et s’assortit de mesures comme la redéfinition des prérogatives de l’agence Frontex chargée de la surveillance des frontières de l’Europe, avec la création de centres de « pré-accueil » dans les lieux d’entrée des migrants (en Grèce et en Sicile, notamment), et la demande adressée à la Turquie de gérer le flux important de migrants transitant par son territoire.

Face à cette urgence générale, la Belgique a doublé le nombre de personnes accueillies, passant de 17000 en 2014 à 35000 l’an dernier, une progression supérieure à celle de pays comme la France (+ 10000), mais bien inférieure à celle de la Suède (150000). Cette attitude s’est doublée d’une politique essentiellement

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dissuasive menée par le secrétaire d’État Théo Francken qui a multiplié les messages décourageants (via courriels, messages Facebook, etc.) à l’adresse des candidats réfugiés, des procédés flirtant avec les limites de la légalité. Ces campagnes ont diffusé des informations alarmistes pointant la faible chance d’un accueil, alors que la moyenne des dossiers acceptés avoisine les 60%, avec des pics de 76% pour les personnes provenant d’Irak et de 98% pour les Syriens. 15839 places en Wallonie Engagé dans le concret de l’accueil du flux des réfugiés, Samuel Escalier, directeur du centre FEDASIL de Jumet, a témoigné de la situation vécue sur le terrain. La loi sur l’accueil des demandeurs d’asile du 12 janvier 2007 confère à des institutions comme son centre la tâche d’un accueil comprenant une aide matérielle, une aide psychosociale, un accès aux soins médicaux et un appel à l’aide juridique, ainsi qu’une évaluation des besoins spécifiques des personnes accueillies. Les bénéficiaires de cette aide sont des demandeurs d’asile, parmi lesquels des MENA (mineurs étrangers non accompagnés), et certains sans-papiers... toutes des personnes en cours de démarche, en proie à un stress permanent.

La capacité d’accueil structurelle de notre pays est de 16200 places, auxquelles s’ajoutent environ 2000 places « tampons » (opérationnalisables rapidement) et 20000 places provisoires approuvées par le gouvernement, un total qui devrait permettre d’absorber les 35000 demandes qui ont afflué en 2015. En décembre 2015, 92 centres se répartissaient cette capacité d’accueil en Belgique.

En Wallonie, il existe 15839 places d’accueil. Dans la province de Hainaut, cinq centres (Binche, Jumet, Morlanwelz, Mouscron et Tournai) se partagent 3092 places. Le seul centre de Jumet a, pour sa part, vu sa capacité portée de 170 places au 1er août 2015 à 258 le 31 décembre, soit une augmentation de 52% pour absorber l’arrivée massive… qui ne pourra commencer à se résorber au plus tôt qu’en avril prochain, après la réception des premières réponses aux demandes d’asile. Reste que, comme le souligne Samuel Escalier, le plus grand défi sera l’après accueil ! La situation alarmante des MENA

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Le public des MENA est une problématique à part dans la question des réfugiés. Au nombre de 8175 en 2015, soit une proportion de plus d’un quart des personnes accueillies, ces mineurs étrangers non accompagnés – principalement originaires d’Afghanistan – voient leur profil et leur situation évoluer. Gaetano Bongiorno, coordinateur au centre FEDASIL de Jumet, souligne cette évolution marquante. « Leur nombre a tendance à augmenter, appuie-t-il. À Jumet, le nombre de places MENA est passé de 24 à 52 en huit mois et le taux d’occupation qui était de 33% en janvier 2015 est passé à 100% douze mois plus tard. Si on y ajoute les 30 mineurs répartis dans des places adultes, faute de disponibilité, cela donne une augmentation de population de 1000%. » Quant à la tranche d’âge concernée, alors qu’elle avait toujours été stable avec essentiellement des 15-18 ans, elle a tendance aujourd’hui à se rajeunir considérablement.

L’accompagnement des MENA est semblable à celui des adultes, mais il intègre une donne supplémentaire, la scolarité, un volet qui se heurte à un écueil de taille : la saturation du réseau scolaire. Pour le seul centre de Jumet, 18 jeunes sont, pour l’heure, en attente d’une scolarisation. Pour ces MENA, un accueil en trois phases est prévu avec le passage par un centre d’observation et d’orientation, suivi par le centre d’accueil et l’ILA (Initiative Locale d’Accueil). Par ailleurs, un nouvel acteur intervient désormais dans l’accueil du MENA : le tuteur. Cette personne (une par MENA) est chargée d’accompagner le jeune durant toute sa procédure et, tant que sa désignation n’a pas été faite, la procédure ne commence pas.

Une fois la procédure en cours, le mineur doit rester en Belgique jusqu’à 18 ans. Et, après le passage par les deux premières phases de la procédure, le jeune doit quitter le centre d’accueil pour le marché du logement traditionnel. Ce qui, vu le rajeunissement des MENA débarquant en Belgique, risque, à plus ou moins court terme, de jeter à la rue des mineurs n’ayant pas l’âge légal pour obtenir un logement. Une nouvelle épreuve traumatique majeure pour ceux-ci, si des mesures ne sont pas adoptées…

Dominique Watrin

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R A D I C A L I S A T I O N

Article extrait de la revue l'Observatoire, n°86, Radicalisme violent. Comprendre, prévenir... au-delà de l'urgence, mars 2016, éd. l'Observatoire asbl Plus d'infos: www.revueobservatoire.be

P R E V E N T I O N

Impacts et enjeux du radicalisme

Thierry TOURNOY Directeur du Centre Régional d'Intégration de Charleroi (CRIC) thierry.tournoy@cricharleroi.be

pour les acteurs de l'intégration Les attentats jihadistes et la vague de migrants impactent le travail des Centres régionaux d'intégration. Chaque jour, ils mesurent l'accentuation des difficultés du vivre ensemble que ces événements provoquent et, chaque jour, il leur est demandé des solutions "clé en main" qui n'existent pas. Seul un travail en profondeur soutenu par la conviction que l’avenir passe par le double-mouvement des uns vers les autres pourra aboutir à la construction d'une société interculturelle. Mots-clés: Centre régional d'intégration, migrants, inclusion sociale, radicalisme, prévention

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ans un contexte déjà complexe, l’année 2015 est venue transformer en profondeur la perception des migrants par les médias et la population. D’abord au travers des actes violents commis à Paris et Verviers, ensuite par la vague de demandeurs d’asile issus des régions en guerre, enfin par de nouveaux actes barbares en fin d’année à Paris. Ce «focus médiatique» a de nombreux effets sur les actions du Centre Régional d’Intégration de Charleroi (CRIC). L’intérêt soudain pour les personnes étrangères et d’origine étrangère a permis de mieux informer sur les réalités des personnes migrantes, tordant le cou au passage à nombre d’idées reçues. De nombreux partenaires ont surfé sur la vague médiatique pour promouvoir des actions d’information permettant de déconstruire des discours discriminants, proposant des outils et des actions pour mieux appréhender tout ou partie des problématiques liées. Les journalistes, quant à eux, ont essayé de mieux comprendre les enjeux et ont, pour une partie d’entre eux, fait un réel travail d’information objective du public. Il y a aussi, hélas, des effets négatifs. Ainsi, nous sommes sommés d’agir, ou plutôt de réagir, dans l’urgence car le monde d’aujourd’hui ne peut plus supporter de vivre sans réponse à ses

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angoisses, qu’elles soient légitimes ou non. Le climat, anxiogène, pousse les intervenants sociaux à s’interroger sur la protection du secret professionnel et sur la nécessité ou le refus d’analyser un bénéficiaire en termes de dangerosité potentielle. Mais l’effet le plus inquiétant est sans doute lié au besoin de sécurité parce qu’il génère des actions urgentes et spécifiques qui dérogent aux principes de liberté de notre société et parce qu’il pousse chacun d’entre nous à tout faire pour que plus jamais de tels actes ne se répètent, quitte à y sacrifier provisoirement ou durablement un peu de sa liberté individuelle. D’un point de vue institutionnel, il nous est demandé d’apporter des formations éclairantes qui permettraient au personnel des institutions de mieux faire face aux nouveaux défis qu’engendrent les cas de radicalisation récents et fortement médiatisés. Il ne se passe pas une semaine sans que le CRIC ne soit sollicité pour apporter des solutions «clé en main» à des intervenants de première ligne, afin qu’ils puissent être rassurés quant aux nouvelles réalités auxquelles ils font face. Le CRIC accepte volontiers ces nouveaux défis et se réjouit de collaborer avec des acteurs sociaux qui jusqu’ici faisaient

peu appel à notre expertise. Mais notre réponse ne peut pas être de court terme. En effet, il n’y a pas de «clés» ni de solution miracle aux maux que vivent actuellement nos sociétés et il serait illusoire de le faire croire aux opérateurs de terrain ou au grand public. Certes, nous pouvons offrir les moyens de mieux comprendre, de mieux cerner les mécanismes qui mènent à la radicalisation. Nous pouvons également mettre en relation les différents acteurs sociaux afin qu’ils puissent co-construire des solutions efficaces mais le travail à réaliser est un travail de fond, ancré dans les valeurs sociales et le vivre-ensemble qui nous caractérisent. Un travail de conviction aussi qui doit dire, affirmer et répéter sans cesse que l’avenir passe par ce double-mouvement des uns vers les autres que se doit de promouvoir une société qui se veut interculturelle. La dernière décennie a été révélatrice de bien des difficultés et des obstacles à la construction d'une société égalitaire, tolérante, équitable et donc inclusive. Le processus d’intégration des personnes étrangères et d’origine étrangère est devenu progressivement plus complexe. Le CRIC constate à travers certains indicateurs comme l'enseignement, l'emploi, le logement, les bénéficiaires du RIS, les exclusions de l'ONEM et du CPAS,


D O S S I E R

la surpopulation carcérale, combien les populations d'origine étrangère (qu'elles soient installées de longue date ou primo arrivantes) sont négativement surreprésentées. A cet égard, la crise financière de 2008 et ses conséquences sur le marché du travail n’ont fait que rendre la situation de nos publics plus complexe encore, en leur rendant l’accès à l’emploi plus difficile; si la baisse des offres d’emploi (et particulièrement les emplois peu qualifiés) a limité mécaniquement les capacités d’insertion professionnelle des personnes étrangères, cette raréfaction de l’offre a remis en lumière des pratiques discriminatoires en matière d’embauche (une opinion publique plus «protectionniste» en temps de crise augmente la pression sur les dispositifs existants). Dès lors, les évènements violents de 2015 à Paris, Verviers mais aussi tout autour de la planète ont contribué à conduire à une crispation générale. Les conséquences des conflits internationaux qui imposent à des populations de venir chercher asile et protection en Belgique sont un élément majeur supplémentaire. Ces éléments et surtout les dérives, les amalgames, les analyses courtes et simplistes ne peuvent évidemment qu'affaiblir le processus d'intégration wallon. Le CRIC relève chaque jour des signes mesurables de difficultés liées au «vivre ensemble». Le climat de peur, de méfiance et parfois de défiance a pour résultat une extrême polarisation de la société. Cette polarisation autour d'une seule et unique partie visible de la population à savoir clairement les personnes "arabo-musulmanes", est un terrible accélérateur de replis communautaires de tous ordres et de toutes les populations, de discours haineux, d'un racisme revendiqué et de discriminations assumées. Le propos du CRIC n'est pas de victimiser une partie de la population mais d'objectiver le débat. Notre action est sans complaisance envers les auteurs d'attentats, les prédicateurs, les fraudeurs, les tricheurs,...mais notre position est de dire que ces personnes doivent être poursuivies et sanctionnées car elles ont commis des actes criminels et qu’elles adoptent des comportements asociaux et délictueux. Il est important de ne condamner ni une origine ni une pratique religieuse particulières.

Il en résulte que, depuis des années, le concept d'intégration est malmené, galvaudé, dénaturé à un point tel qu'il faut peut-être ne plus l'utiliser et lui préférer la notion d'inclusion sociale, moins connotée politiquement et symboliquement1. Dans ce contexte, les politiques d’intégration ont été remises en cause: sontelles efficaces, avons-nous raté l’intégration des dernières générations de migrants ou de leurs enfants nés chez nous? Ces interrogations – souvent peu en phase avec les subtilités des réalités de terrain – ont conduit les décideurs wallons à concevoir puis à mettre en place le Parcours d’Accueil des primoarrivants avec la notion d’obligation pour les personnes concernées de se soumettre à un Bilan Social et, dans un futur proche, de suivre un parcours d’intégration clairement délimité et comprenant au besoin l’apprentissage de la langue, un accompagnement socio-professionnel et une formation à la citoyenneté. Le CRIC, comme les autres Centres régionaux, est en charge de ce parcours, qui s’est successivement appelé «dispositif d’accueil», «parcours d’accueil» et à présent «parcours d’intégration». Les mots ont leur importance et traduisent l'évolution de la politique d'intégration. D'ailleurs, de façon assez symbolique, l'obligation avec sanction est ajoutée au dispositif en question. Cette notion d’obligation, assortie donc d’éventuelles sanctions, a fortement interrogé les acteurs sociaux tant au CRIC que chez ses partenaires de réseau. Il s’agit en effet d’un virage abrupt dans la politique d’intégration de notre région, et inévitablement, ceci jette le discrédit sur les actions antérieures et l’efficacité de nos dispositifs. La réalité de terrain nous a heureusement démontré que cette notion d’obligation ne semble être qu’un épiphénomène dans la mesure où les bénéficiaires sont demandeurs du Parcours d’Intégration et y voient une réelle opportunité de faire évoluer positivement leur situation dans notre pays. Plus généralement, que l'extrême majorité des personnes d'origine étrangère, primo-arrivantes ou non, est demandeuse d'apprentissage, demandeuse d'emploi et in fine d'intégration. Le discours laissant penser le contraire, en plus d'être un mensonge, est une injure faite à ces populations! Les évènements actuels ajoutés aux difficultés économiques réelles ou suppo-

sées des états européens (dont 1% détient 90 % des richesses), ont considérablement compliqué toutes les démarches d'intégration et toutes les actions du CRIC. Qu'il s'agisse de sensibilisation, de formation, de colloque, d'insertion sociale et professionnelle,..., le CRIC se heurte systématiquement à la mise en évidence des actes terroristes et de la vague migratoire... Comme si l'inclusion sociale ne se résumait qu’à cela. L'intégration est un phénomène aussi vieux que les migrations, de tout temps les sociétés ont accueilli des populations venues de tous les coins de la planète, et de tout temps, les Belges ont émigré. Ce mouvement social est continu et fait partie de la nature humaine. L'intégration est donc un concept vieux comme le monde mais visiblement toujours en question et toujours irrésolu. L'époque actuelle se singularise par une médiatisation extrême, un discours victimaire, un recours massif aux symboles. Tous ces éléments ont comme résultat une sorte de schisme social, un «eux et nous» exacerbé comme jamais dans une société moderne. Nous ne prétendons cependant pas faire ici l'analyse de cette crise profonde et complexe qui pourrait être une sorte de révolution complète du fonctionnement social. C’est pourquoi il nous paraît opportun de mettre en évidence les relations entre le radicalisme violent et le fonctionnement sociétal de notre époque. Le modèle de société auquel adhère le CRIC est construit sur l'interculturalité qui exige des actes autant d'intégration que d'accueil et ce, pour toutes les composantes de notre population. Cette vision fondée sur l'égalité évacue d'emblée la question du «eux et du nous» dont la relation «dominant-dominé» est le socle. Le CRIC continuera à participer à la construction d'une société inclusive interculturelle malgré ou à cause des événements violents actuels. Il s'agit d'un énorme défi auquel le CRIC veut quotidiennement apporter sa contribution.

1. Le concept d’intégration, tel qu’il est mobilisé notamment par nos responsables politique, tend à désigner un engagement unilatéral des personnes étrangères et d’origine étrangère, plutôt que comme une dynamique à double sens, qui implique donc l’ensemble de la société. Il (pré)suppose également que les personnes sont « en dehors » de la société et qu’il faut les y ramener.

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Le Soir Vendredi 29 avril 2016

24 FORUM la polémique

A-t-on dérapé dans la couverture médiatique de la crise des migrants ? Des associations épinglent Sudpresse dans un faux journal « Le Bienvenu ». Pour le Pr Heinderyckx dans le dossier « migrants », la presse a fait honnêtement son travail. ’est un franc succès, selon les organisateurs de l’opération. Les 50.000 premiers exemplaires du faux journal « Le Bienvenu » sont partis comme des petits pains, jeudi matin. Ils étaient distribués gratuitement dans les grandes gares du sud du pays. Cinquante mille autres ont été répartis entre les associations partenaires. L’un dans l’autre, les 100.000 journaux imprimés seront bientôt écoulés. Et l’idée de commander 50.000 nouvelles copies est déjà dans l’air… L’opération de sensibilisation « Le Bienvenu » a donc fonctionné. Ou du moins, si l’on suppose que les navetteurs qui ont reçu ce faux journal en ont lu le contenu… L’ensemble du numéro (huit pages, un édito et une dizaine d’autres articles) est consacré aux questions migratoires. Avec l’objectif de déconstruire les préjugés sur les réfugiés. « C’est aussi un outil pour apporter des arguments aux personnes convaincues qu’il faut accueillir des réfugiés en Belgique, mais qui ne savent pas comment l’expliquer », explique Alexis Deswaef, le président de la Ligue des droits de l’homme, qui distribuait jeudi matin des exemplaires à la gare de Bruxelles-Luxembourg. La LDH fait partie de la trentaine d’association derrière « Le Bienvenu », tout comme la section belge francophone d’Amnesty international, Oxfam Magasins du monde, le CNCD.11.11.11, Médecins du monde, Financité, la FGTB, la CSC, le Centre d’action laïque, les Scouts, etc.

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un faux Sudpresse. » Les ONG se sont directement inspirées du style des titres de la presse populaire. On trouve dans « Le Bienvenu » des points d’exclamation, des mots surlignés, des majuscules… Le contenu, par contre, est aux antipodes du genre : les articles sont un condensé des informations collectées et publiées récemment par lesdites ONG. Si la critique envers Sudpresse est à peine voilée, elle n’est pas adressée à l’ensemble de la presse belge, insiste Philippe Hensmans : « La majorité de la presse a bien fait son travail, sur la crise des réfugiés. Mais il y a pour certains une confusion entre leur opinion et la vérité. Dire que la Côte belge va être envahie, ce n’est pas vrai. » Alexis Deswaef ajoute que « la presse joue un rôle dans l’image que les citoyens se font de la réalité. Cette remarque vaut aussi pour les politiques. Quand ils

lâchent des petites phrases pour surfer sur la peur des gens plutôt que d’expliquer la réalité, c’est du populisme… ». Après la sortie du « Bienvenu », Pierre Leerschool, le directeur général de Sudpresse, a déclaré ne pas être ennuyé par ce faux journal, copie conforme visuelle des journaux de son groupe. Mais il a insisté sur le fait que Sudpresse est populaire, certes, mais pas populiste. « La limite entre les deux est difficile à tracer et c’est quelque chose auquel on doit faire attention, reconnaît-il. Les associations ont eu raison de relever la une sur les migrants et la Côte belge. Elle fait partie de nos quatre unes qui ont posé problème cette année. J’ai d’ailleurs demandé qu’on organise un débat autour de ces unes au sein de la rédaction, avec le chef d’édition et le rédacteur en chef. » ■ CATHERINE JOIE

HISTOIRE

Faux « Soir », vraie bravoure Le faux Soir, c’est un des hauts faits de la Résistance. Le 9 novembre 1943, les Bruxellois découvraient dans les kiosques une gazette extérieurement semblable au Soir volé (une feuille de propagande pro-hitlérienne publiée du 14 juin 1940 au 3 septembre 1944, après que le vrai Soir a été confisqué à ses propriétaires et sa rédaction) mais écrit, imprimé et livré par des résistants du Front de l’indépendance. Allemands et collabos furent ridiculisés. Mais le retour de bâton fut cruel. Marc Aubrion, à l’origine du projet, Ferdinand Wellens, Jean Plas et Théo Mullier, ouvriers du livre, furent arrêtés par la Gestapo, torturés et déportés. Seul le premier reviendra d’Allemagne, handicapé. W. B.

ENTRETIEN rançois Heinderyckx est professeur de journalisme à l’Université libre de Bruxelles.

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Certains titres de la presse belge ont-ils, par leur couverture de la crise des réfugiés, favorisé la haine de l’étranger ? C’est absolument impossible à déterminer. Il faut faire la part des choses entre les dérapages et les autres articles qui n’en sont pas un – ce qui est le rôle du Conseil de déontologie journalistique. C’est difficile à déterminer parce que les dérapages sont très isolés : ils ne proviennent pas de tous les médias, et ne sont pas commis François Heintous les jours. Et puis, per- deryckx. © D.R. sonne n’est en mesure de calculer les dégâts que ces dérapages provoquent sur l’opinion publique. Ce qui est sûr, c’est que la crise des réfugiés a créé un climat de tension. Et quand un journal donne un coup de pouce en utilisant des mots forts comme invasion (cf. la une polémique de Sudpresse, NDLR), ça peut faire ressortir des sentiments refoulés chez certains lecteurs. La presse a-t-elle fait de la désinformation ? Il y a eu de tout. Des choses absolument sans intérêt, de l’illustratif, mais aussi des choses très intéressantes. Les questions migratoires, c’est beaucoup de statistiques. Combien d’arrivées ? Combien de morts en mer ? Mais les médias belges ont réussi à humaniser ces chiffres. J’ai vu un travail très utile, délicat, raffiné. Sur les réfugiés, mais aussi sur les personnes qui vivent mal cette crise.

« La presse joue un rôle dans l’image que les citoyens se font de la réalité » ALEXIS DESWAEF Mais si « Le Bienvenu » a fait parler de lui, ce jeudi, c’est aussi (surtout ?) pour son aspect visuel : une copie flagrante des journaux populaires du groupe Sudpresse. Au-dessus du titre du journal « Le Bienvenu » figurent par exemple trois petits mots, dans un encadré noir identique à celui où l’on peut lire, chez Sudpresse, le nom du groupe. Mais ici, on lit : « La nouvelle presse »… L’idée, raconte Philippe Hensmans, le directeur de la section belge francophone d’Amnesty international, a fait son apparition le 28 février, lors d’une manifestation « Refugee welcome » à Bruxelles. « Sudpresse venait de sortir sa une : “Invasion de migrants, la Côte belge est menacée !” Des centaines de plaintes avaient déjà été introduites auprès du Conseil de déontologie journalistique. On s’est dit que l’on devait faire quelque chose… On a pensé au faux Soir, sorti durant la Seconde Guerre mondiale (lire cicontre). Et on s’est dit qu’on allait faire

l’expert « Les dérapages sont très isolés »

Et est-elle neutre dans sa couverture médiatique ? On n’a pas encore d’étude là-dessus. Mais dans un sujet comme la crise des réfugiés, l’objectif des médias n’est pas la neutralité. Pour des questions comme l’avortement, la liberté religieuse, etc., la presse a un devoir de neutralité. Elle doit laisser le champ à différents points de vue. Mais ici, c’est autre chose. Elle doit couvrir la nature même du phénomène : que se passe-t-il en Grèce ? A-t-on les moyens d’accueillir les réfugiés ? Etc. Le journaliste doit chercher la vérité dans un sujet comme ça, pas la neutralité. On en revient donc à la question de départ. C’était irresponsable et déplacé de parler « d’invasion » parce que c’était une représentation effrayante d’un phénomène qui n’en était pas un. Il n’y avait pas de risque d’invasion de migrants en Belgique. Le problème est donc la vérité du propos, pas sa neutralité. ■ Les 50.000 premiers exemplaires du faux journal « Le Bienvenu » sont partis comme des petits pains, jeudi matin.

Propos recueillis par C. J.

© CAMILLE VERSCHAEVE (ST.)

le mot

Bonjour epuis plusieurs mois, c’est presque devenu un running D gag, un gimmick, si les circonstances n’étaient pas aussi terribles. Après les attentats, qu’ils aient eu lieu à Paris ou à Bruxelles, les médias se sont précipités chez les voisins des terroristes pour recueillir leur témoignage : « Est-ce que vous soupçonniez quelque chose ? Est-ce que vous êtes surpris ? » Et dans un

bel ensemble, ces quidams interrogés sur le pas de leur porte de répondre que non, ils ne se doutaient de rien, que ces garçons, les Abdeslam, Abaaoud et autres El Bakraoui, étaient bien gentils. « D’ailleurs, ils disaient toujours bonjour », ont assuré nos témoins avec aplomb. Comprenez : celui qui vous salue quand vous le croisez sur le trottoir ne peut être que quel-

qu’un de bien. Car la politesse, c’est bien cet « ensemble de comportements sociaux entre individus visant à exprimer la reconnaissance d’autrui et à être traité en tant que personne ayant des sentiments ». Seuls les goujats sont des méchants, non ? Eh bien non, justement : Najim Laachraoui a probablement dit bonjour au taximan qui les a emmenés, lui et ses deux complices, à

Zaventem pour y semer la mort. Cette semaine, dans des circonstances certes différentes, mais non moins tragiques (une femme qui semble avoir tué sa fille lourdement handicapée avant de se donner la mort à Lonzée), on n’a pas entendu autre chose. Interviewée par nos confrères de RTL-TVI, une voisine se retranchait derrière la même formule pour masquer son

incrédulité : comment imaginer un tel acte de la part d’une mère qui, elle aussi, « disait toujours bonjour ». Pour cette femme, il y a probablement longtemps que les jours n’étaient plus « bons ». Mais elle n’en a pas moins continué à saluer ses voisins. Et, rassurés par ce simple mot, ceux-ci ne se sont jamais doutés du drame qui se jouait à quelques mètres de chez eux.

En tirera-t-on une vérité ? Evidemment non. Tout au plus cela nous amène-t-il à réaliser que les âmes les plus noires (celles des terroristes), ou les plus désespérées (celle de cette mère infanticide), peuvent si facilement se cacher derrière le vernis d’une politesse qui ne relève bien souvent plus que d’un simple automatisme. ■ BERNARD PADOAN 24


Les manuscrits de Tombouctou : les témoins irremplaçables d’un Islam de savoir et de progrès L’Islam a été fortement mis à mal, jusque dans ses fondements, suite à tous les attentats terroristes et exactions commises en son nom dans différents points de la planète. Puissant contrepied à ces attaques évoquant une religion barbare contenant, en son sein, les germes des actes inqualifiables perpétrés aujourd’hui, une conférence (doublée d’une exposition temporaire) organisée, il y a peu, par le CRIC (Centre Régional d’Intégration de Charleroi) a remis au centre des attentions une religion de connaissance, d’érudition et de civilisation. Une vision qui bat en brèche la thèse d’une religion de destruction. Au centre des exposés présentés à Charleroi, les célèbres manuscrits de Tombouctou constituent une mine d’or, tant par leur contenu que par la symbolique qu’ils représentent. Le CRIC a réalisé un véritable coup de maître en parvenant à faire venir, pendant quelques jours, sur son territoire une série de ces documents à la valeur inestimable, accompagnés du responsable de la bibliothèque qui les abrite à Tombouctou. Ces véritables œuvres d’art manuscrites sorties tout droit de l’histoire, exhumés parfois des tréfonds du huitième siècle, attestent d’une double réalité : la culture africaine n’est pas qu’oralité et la ville de Tombouctou a été naguère un centre mondial de culture qui a vu converger nombre de savants et d’érudits, avant d’essaimer des savoirs aux quatre coins du monde, jusqu’en Amérique. Les témoins d’un islam d’ouverture Même les plus farouches détracteurs de l’Islam doivent en convenir : Tombouctou, aujourd’hui petite ville du Mali d’un peu plus de 50.000 habitants, a été un carrefour de commerce et de savoir à la jonction de l’Afrique noire et de l’Afrique du Nord. Au cœur des 15ème et 16ème siècles, sa période d’apogée, plusieurs milliers de livres rédigés à Tombouctou ont parcouru le monde pour enrichir les bibliothèques de villes comme Fès, Le Caire ou Cordoue. Ces manuscrits commentés par d’éminents savants noirs africains constituaient un savoir original qui faisait autorité bien au-delà des frontières du Mali. Au 15ème siècle, époque de l’âge d’or de son université,

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Tombouctou comptait 15.000 habitants, dont un quart d’étudiants attirés par ce pôle intellectuel.

Et la dispersion du savoir élaboré à Tombouctou a été à la mesure de l’enrichissement apporté aux connaissances de l’époque. La copie d’un manuscrit de Tombouctou a, par exemple, été retrouvée en Jamaïque en 1823. D’autres manuscrits ont été trouvés dans les poches d’esclaves révoltés à Salvador de Bahia en 1835. Selon Mohamed Lahmidi, chercheur qui a servi de relais entre le CRIC et Abdoul Wahid Haidara, responsable d’une bibliothèque de Tombouctou, « ces manuscrits ont préservé des héritages connus oubliés, comme ceux de Socrate, Platon, Aristote et Ptolémée qu’on y étudiait ». Un traité pédagogique, dressant notamment les qualités du bon élève, se révèle, dans un autre registre, comme un manuel d’éducation aux préceptes encore résolument modernes aujourd’hui. On trouvait aussi sur place des traités de droit, d’astronomie, de littérature…, un ensemble de connaissances élaborées, conservées et diffusées au départ d’un véritable pôle culturel islamique.

« Dans la région de Tombouctou, on peut trouver 100.000 manuscrits », assure Abdoul Wahid Haidara. Dans sa bibliothèque, l’homme et son équipe ont pu répertorier récemment 2613 manuscrits, ainsi que des milliers d’imprimés anciens. Malheureusement, entre 2012 à 2013, les islamistes ont pris possession de la ville, faisant régner la terreur et procédant à la destruction, et parfois au vol pour financer leurs troupes, de quantités énormes de documents abrités dans les bibliothèques de Tombouctou. « Chez nous, on a perdu plus de 4800 manuscrits, déplore Abdoul Wahid Haidara. Beaucoup ont été brûlés. D’autres ont pu être cachés par les bibliothécaires, souvent au péril de leur vie. Moi, j’ai pu mettre une partie de mes manuscrits à l’abri et je suis parti vivre à 800 km de Tombouctou pendant la période de terreur. De nombreux manuscrits – on estime leur nombre à 80.000 – ont été déplacés durant cette période de chaos, majoritairement à Bamako. »

Les manuscrits de Tombouctou sont aujourd’hui entrés dans une phase d’urgence. Ces livres objets, réalisés par des calligraphes exceptionnels, sont en proie à l’usure du temps. La préoccupation obsessionnelle d’Abdoul Wahid Haidara et de ses collègues est de deux ordres : traduire ces manuscrits – dont le propos est 2


généralement encore éminemment d’actualité – pour restaurer leur dispersion mondiale, mais surtout les cataloguer et les numériser pour assurer leur survie pure et simple. Les plus menacés, selon le bibliothécaire malien, sont ceux déplacés à Bamako. « Le climat là-bas est tout à fait différent de celui de Tombouctou, témoigne-t-il. Il y fait beaucoup plus humide et de nombreux livres ont déjà leurs pages collées et donc illisibles. C’est un véritable désastre ! Mais, pour les sauver, il faut des fonds que nous n’avons pas. L’aide internationale est indispensable. Elle peut être financière, ou simplement logistique ou humaine : par exemple, en formant le personnel local aux techniques de numérisation des documents. » Un défi important car, de l’avis général des intervenants appelés à s’exprimer à Charleroi, le message de ces manuscrits est celui d’un islam d’ouverture dont on parle peu actuellement, loin de l’islam réducteur et « littéraliste » (c’est-à-dire procédant d’une vision étriquée du Coran) qui fait en permanence la « une » des médias. Une circulation de savoirs Pour Xavier Luffin, chercheur et professeur à l’ULB, expert en littérature arabe, les manuscrits de Tombouctou ont été au cœur et à la base d’une véritable circulation de savoirs. Passant en revue les différents types de livres nés sur place, le chercheur évoquent d’abord les ouvrages religieux, majoritaires selon lui. Parmi ceux-ci figurent notamment des textes écrits au Proche-Orient, mais lus et commentés à Tombouctou. Mais d’autres, tout aussi importants, relèvent d’une histoire de l’Afrique écrite par les Africains eux-mêmes. Sans oublier ceux qui incarnent la propagation de la civilisation et de l’écriture arabe dans le monde. « Les colonisateurs, explique-t-il, vont comprendre l’importance de l’écriture arabe dans certaines régions. Il existe, par exemple, en Afrique du Sud, des manuscrits Afrikaans… en caractères arabes. Et, inversement, des langues arabes comme le haoussa s’écrivent en caractères latins. En fait, n’importe quel alphabet est adaptable à n’importe quelle langue. C’est juste un choix politique. » Un renversement de perspectives qui ne peut qu’induire une approche nuancée de l’islam…

Dominique Watrin

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Quand "accueil" rime avec "porte close" ! - Belgique - LeVif.be

Carte blanche Opinion 05/07/16 à 10:03 - Mise à jour à 10:05 Quand "accueil" rime avec "porte close" ! Le Gouvernement a décidé de fermer, d'ici fin 2016, 10 000 places d'accueil pour les demandeurs d'asile. Les 8 centres régionaux pour l'intégration (CRI) et le CIRÉ ne peuvent rester silencieux face à pareille décision !

© Belga Les demandeurs d'asile et les réfugiés ne sont pas des "accessoires automobiles" que l'on gère comme des stocks, pas plus que les travailleurs sociaux qui les encadrent ne sont des "kleenex" que l'on jette après usage. La décision du Gouvernement de fermer 10 000 places d'accueil pour demandeurs d'asile démontre à elle seule aussi bien la méconnaissance, voire le mépris, du travail social dans son ensemble, que la dévalorisation du sens même de l'accueil et l'hypothèque fondamentale que cela fait peser sur l'intégration à court, moyen et long terme de ces populations. En effet, les conséquences de cette décision seront multiples. Pour les réfugiés, elle entrainera une précipitation de leur sortie des centres d'accueil pour se retrouver sur le marché saturé et discriminant du logement. Elle provoquera des déplacements de demandeurs d'asile d'un centre vers un autre, avec des effets négatifs sur les acquis en termes de réseau, d'insertion et d'apprentissage de la langue. Quant aux travailleurs sociaux, les fermetures de places sont synonymes, pour eux, de suppressions d'emploi et d'éventuelles délocalisations. http://www.levif.be/actualitelbelgique/quand-accueil-rime-avec-porte-close/article-opinion-520015.html

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Quand "accueil" rime avec "porte close"! - Belgique - LeVif.be

Partager Pour le Gouvernement, les réfugiés et les travailleurs sociaux qui s'en occupent ne sont que des vulgaires stocks de marchandise dont on gère le flux Bref, ceci démontre que pour le Gouvernement, les réfugiés, les demandeurs d'asile et les travailleurs sociaux qui s'en occupent ne sont que des vulgaires stocks de marchandise dont on gère le flux. Aucun lien n'est fait entre accueil et inclusion sociale... Et pourtant c'est bien de cela dont il est question : l'accueil d'aujourd'hui conditionne l'intégration de demain. De plus, ceci intervient dans un contexte international où les mouvements migratoires ne sont évidemment pas à l'arrêt. Les places d'accueil "libres" ou "vides" en Belgique sont la conséquence de la fermeture honteuse et meurtrière des frontières européennes. Qui peut croire que cette situation est définitivement figée? Il doit être clairement entendu que cette décision s'ajoute à une campagne de mesures de dissuasion organisée de longue date par le Secrétaire d'État à l'asile et à la migration (visites dans les "pays à risque", page Facebook, courriers de dissuasion envoyés aux demandeurs d'asile...) et sous-entend un sens très particulier de l'accueil qui pourrait se résumer ainsi : ''Amis migrants, soyez les bienvenus... surtout ailleurs". C'est à dessein que cette politique de gestion de stocks est organisée, mettant à mal l'intégration même des réfugiés. Et ce seront probablement les mêmes qui crieront bientôt haut et fort que "l'intégration est un échec" et que tous les dangers et ennuis viennent des populations étrangères, de ces fameux "migrants" qu'il faut éviter de "nourrir" de peur qu'ils ne s'installent durablement. Les CRI et le CIRÉ s'indignent de cette gestion chaotique de l'accueil des demandeurs d'asile et de ses répercussions sur les travailleurs sociaux. Une autre politique d'accueil, en lien plus étroit avec les acteurs de l'intégration et avec une vision à long terme est tout à fait réalisable et souhaitable. Notre vision de l'inclusion sociale ne comporte ni cynisme, ni a priori, ni angélisme. Cependant, nous considérons, à l'appui de dizaines d'études, qu'au-delà de ce que réclame notre devoir de solidarité, les apports des populations étrangères à nos sociétés européennes sont indispensables. Nous demandons à ce que les politiques d'accueil soient concertées avec le secteur de l'intégration et les réseaux locaux d'inclusion, dans le respect des demandeurs d'asile, des réfugiés, des associations et des travailleurs sociaux qui les encadrent. Thierry Tournoy, directeur du CRIC/ Président du DSCRI Daniel Martin, directeur du CRVI Benoite Dessicy, directrice du CAi Régis Simon, directeur du CRIPEL Michline Liebin, directrice du CERAIC Piera Micciche, directrice du CIMB Nicolas Contor, directeur du CRILUX Patrick Monjoie, directeur du CRIBW Malou Gay, co-directrice, Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers (CIRÉ)

Carte Blanche http://www.levif.be/actualite/belgique/quand-accueil-rime-avec-porte-close/article-opinion-520015.html

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La notion de résilience sociale au secours des chercheurs confrontés au radicalisme 1.06.16

Les recherches ne manquent pas pour tenter d’expliquer le phénomène du radicalisme et de la violence qui en découle. Le CRIC (Centre Régional d’Intégration de Charleroi) a récemment invité le chercheur indépendant Hacène Belmessous à développer sa thèse sur le sujet, appuyé par Hassan Bousetta, sociologue et professeur à l’ULg (Université de Liège). Au centre des débats, le processus de résilience sociale et d’affirmation de soi qui pose un nouvel éclairage sur la question. L’étude menée par Hacène Belmessous, spécialiste des questions de la violence urbaine et des révoltes sociales, s’est concentrée sur la commune française de Vaulx-en-Velin dont les habitants, parmi lesquels de nombreux jeunes, souffrent d’une multitude de difficultés (discriminations, ségrégations, relégation, racisme, etc.). C’est dans ce contexte que s’enracine le glissement qui mène certains à se radicaliser, puis à passer à l’acte violent que tous les observateurs peinent à expliquer, une fois celui-ci perpétré. Le chercheur pose comme postulat que le travail sur la notion de résilience, à laquelle il accole la qualification de « sociale », peut aider à apporter des clés de compréhension sur le contexte d’émergence de cette problématique. Interroger le contexte social C’est au psychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik que Hacène Belmessous emprunte la notion de résilience dans laquelle il détermine qu’un individu confronté à des traumatismes partagés par d’autres (parents, amis, etc.) peut briser l’enchaînement qui semble inéluctable, en adoptant une attitude active et en concevant différemment son attitude personnelle. Lors des attentats de janvier 2015, le passage à l’acte d’une personne d’un quartier étudié s’est heurté à l’absence d’explication de ce comportement. La thèse privilégiée sur la question a été celle de « loups solitaires » appartenant à des petits groupes très structurés et peu identifiables, disposant de peu de matériel et de technologie, dont il est très compliqué d’anticiper les actes. 1


Face à ce « vide », la démarche de Hacène Belmessous est d’interroger la société, le contexte social, pour cerner ce qui pousse ces individus au passage à l’acte. Sa vision est que la société se trouve dans une situation d’échec. Depuis le début des années 2000, les États (de type « providence ») en situation d’échec social ont instauré des politiques d’accompagnement (logement, santé, etc.), ce qui induit que la notion de réussite sociale a été remplacée par celle d’égalité des chances qui consiste à mettre tout le monde dans les conditions d’accès aux choses. Selon ce principe, si les individus « veulent réussir », l’État les aidera ; ce dernier n’est, dès lors, plus responsable des situations d’inégalité. Le postulat de départ est, par conséquent, renversé. La question de la reconnaissance La résilience sociale induit que l’individu peut rompre un enchaînement d’événements, comme l’enfant battu qui arrête le cycle de la maltraitance en ne devenant pas un parent maltraitant. Pour le public âgé approximativement de 18 à 30 ans concerné par l’étude de Hacène Belmessous, l’importance du rapport au territoire (la rue, le quartier) est d’abord primordial. L’individu qui y vit s’aperçoit qu’il est fragilisé, qu’il est piégé dans sa trajectoire. Certains vont alors s’engager dans un processus de résilience sociale, en créant, par exemple, leur propre entreprise pour se donner du travail, devenant en quelque sorte un entrepreneur « par défaut ». Autre voie : à Vaulx-en-Velin, parmi les « engagés » politiques, 40% sont issus des quartiers populaires. Mais ces trajectoires se heurtent à une question de reconnaissance. Le jeune entrepreneur connaît la réussite sociale, mais ne reçoit pas la reconnaissance attendue. Tantôt à cause de sa couleur de peau, tantôt parce qu’il ne se reconnaît pas comme français… parce qu’on ne le reconnaît pas comme français.

Selon Hacène Belmessous, cette situation provient du fait que l’État ne remplit plus son rôle, induisant que les individus se sentent seuls. Son idée est donc de faire le lien entre ces personnes qui connaissent la réussite sociale et les exclus qui ont décroché. Pour ce faire, il faut, à ses yeux, trouver un lieu où ils pourraient se rencontrer, mais ce lieu n’existe pas, parce qu’il n’y a plus de vraie politique publique.

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« En fait, analyse-t-il, l’État social propose juste des figures emblématiques pour vanter son système, sa machine. Et la religiosité crée peut-être le processus de résilience, alors que l’État n’a érigé que des « mauvaises figures » dans ce domaine. » Le désarroi des chercheurs Pour Hassan Bousetta, le djihadisme et sa violence engendrent le désarroi chez les chercheurs qui doivent les expliquer. Ce désarroi s’enracine dans plusieurs difficultés. La première est de définir un objet indéterminé et fuyant : la notion de radicalisme religieux violent. En théorie, le radicalisme n’est pas un phénomène interdit mais le devient lorsqu’il conduit à un comportement violent. De même, les idéologies des groupes (wahabisme, salafisme,…) sont des concepts peu précis. Enfin, il y a des conditions contextuelles qui permettent à des groupes de développer leurs actions violentes sur des terrains particuliers.

La deuxième difficulté avancée par le chercheur est celle de dresser une typologie des personnes radicalisées. On en est aujourd’hui à la troisième génération de combattants djihadistes, ceux qui partent en Irak, en Syrie et en Libye. Avant eux, il y avait ceux qui avaient rejoint l’Afghanistan et, ensuite, ceux qui étaient partis en Algérie et en ex-Yougoslavie. Au sein de cette troisième génération, on retrouve des garçons et des filles, des jeunes éduqués et pas éduqués, issus de familles pauvres et de familles aisées, nés ici et nés là-bas. La seule constante au bout du compte est qu’ils sont tous assez jeunes et sont, de ce fait, en disponibilité géographique, c’està-dire matériellement prêts à partir via les réseaux.

La troisième difficulté est de construire une ou des méthodologie(s) d’enquête. On ne peut pas réfléchir la question uniquement à l’échelle d’un seul État nation. Les matrices de compréhension sont différentes les unes des autres. À cette difficulté s’ajoute une quatrième et dernière difficulté qui est le danger de simplification en émettant des hypothèses englobantes. C’est le cas de l’idée d’une radicalisation verticale (produit du discours religieux musulman), alors qu’il est acquis qu’il n’y a pas d’idéologisation par une instance centrale et qu’il y a des trajectoires de sécularisation et d’individualisation des Musulmans qui sont fort nuancées et variées.

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Et c’est le cas également de l’hypothèse d’une radicalisation horizontale (islamisation de la radicalité) qui fait de l’exceptionnel une généralité. Le malaise identitaire peut engendrer la radicalisation, mais il existe des cas de parcours de jeunes qui s’effectuent en dehors des lieux de culte (avec notamment des trajectoires criminelles), comme il existe des démarches idéologiquement construites, souvent symptôme d’une modernité mal gérée.

Pour Hassan Bousetta, il faut, en outre, prendre en compte les effets de la géopolitique mondiale dont les enjeux ne sont pas assez compris par notre opinion publique et dont les éléments de contexte sont mal mesurés. Et une des conséquences les plus dramatiques de la radicalisation violente est qu’elle sert de prétexte à une série de mesures, comme la remise en cause du cadre légal et des libertés publiques. Le chercheur le martèle : « La radicalisation est un échec du multiculturalisme. Une grande vigilance démocratique s’impose donc. »

Dominique Watrin

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Vers l'Avenir, ĂŠdition Sambre et Meuse 07/09/2016

Revue de Presse du CRIC, du 1er au 30 septembre 2016


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JEUDI 29 SEPTEMBRE 2016

SERVICES / NÉCROLOGIES

La Nouvelle Gazette,29/09/2016

AGENDA SORTIES RÉGIONS

collaboration avec Charleroi Astronomie, le Cercle des Astronomes Amateurs du Pays de Charleroi et l’Institut d’Astronomie et d’Astrophysique de l’ULB. Infos: 071/600.300 - www.ulb.ac.be/ ccsccsinfo@ulb.ac.be

GILLY

Exposition photos à voir au CRIC

2 LE 08.10 DÈS 17H00, CENTRE DE CULTURE SCIENTIFIQUE CAMPUS DE PARENTVILLE, RUE DE VILLERS, 227.

[ ACOZ

52e exposition canine CAC - CACIB « Wallonia Dog Show ». Un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs de l’espèce canine.

Soirée bavaroise de la fanfare d’Acoz. Au menu : apéro, choucroute ou assiette ardennaise, dessert. Tarif: adulte, 18 € - 12 € (enfants). Réservations et paiement pour le 15 octobre sur le compte de FRA: BE08 00173976 4213. Renseignements: S. Mahy, 0477/ 17.76.21 - S. Garcia 0496/50.61.79. Entrée gratuite.

2 LES 08 ET 09.10, À CHARLEROI EXPO, HALLS 3 ET 4 (GÉODE).

[ AISEAU

2 LE 09.10 DÈS 10H00, FERME DES CASTORS, RUE DU FAUBOURG, 16-18.

[ ANDERLUES

Balade en famille organisée par la Maison Mutualiste d'Anderlues, Binche, Courcelles. Parcours de 5km accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite avec activités famille. Parcours d’orientation de 8km à suivre avec une carte parking disponible. Selon l’heure à laquelle vous démarrez, pensez à vous munir d’une lampe de poche ! Participation gratuite mais inscription souhaitée sur www.mc.be 2 LE 08.10, DÉPART DE 16H À 20H DE LA MUTUALITÉ DU HAINAUT ORIENTAL, RUE DU DOUAIRE, 40.

[ CHARLEROI

Visite guidée des grands chantiers La maison du tourisme organise des circuits à la découverte des grands chantiers guidés par des anciens ingénieurs et architectes, passionnés par Charleroi. Au programme: Phénix, Rive Gauche, la porte des Arts, le projet nautique, Charleroi DC, la placerelle. Circuit ville basse : le samedi 1 octobre à 14h. Circuit ville haute : le samedi 22 octobre à 14h. Prix : 5 € ; gratuit/- 12 ans. Réservations au 071/86.14.14. 2 JUSQU’AU 22.10, MAISON DU TOURISME, PLACE CHARLES II, 20.

Agenda des activités de la Salle boursière de Charleroi pour le mois d’o ctobre 2016 : - Mardi 04.10 à 18h00 : M. Philippe Ledent, Economiste chez ING Thème : « Perspectives économiques et financières : 2016, une année perdue ? 2017, une année gagnante ? » - Mardi 11.10 à 18h00 : M. Alex Calabrese, SBC Thème : « Comment gagner 9%, soit 16% annualisés, en 2016, tout en prenant moins de risques Choix stratégiques à appliquer » - Mardi 18.10 à 18h00 : M. Roger Lecut, Professeur de cyclologie boursière Thème : « Revue des marchés par l’analyse technique » - Mardi 25.10 à 18h00 : M. Ludovic Leclerc, Belgian-investor.be Thème : « Perspectives des marchés à moyen terme » Infos : 071/32.22.84 - www.salleboursiere.com/newsb 2 JUSQU’AU 25.10, LOCAUX DE LA BRASSERIE « LA TERRASSE » SITUÉE À L'ANGLE DU BOULEVARD J. BERTRAND ET DE L'AVENUE DE L'EUROPE.

Salon artistique Venez découvrir le plus grand salon artistique de Belgique. Entrée gratuite, parking ouvert. Infos : www.exposac.be 2 LES 01 ET 02.10, DE 10H00 À 18H00, CHARLEROI EXPO, ENTRÉE GÉODE.

© J-C. HERIN

> Bénévoles à « Un toit pour Dominique » C'est pour retracer le parcours d'un bénéficiaire à l'asbl « Un toit pour Dominique », et mettre en valeur le travail formidable réalisé par une trentaine de bénévoles que la photographe carolo Isabelle Daché a monté une exposition: « Le volontariat face à l'exclusion sociale ». La tâche de ces bénévoles consiste à accueillir les bénéficiaires, récolter, stocker et distribuer les colis vestimentaires. Ceux-ci offrent également une présence, une écoute et un réconfort aux bénéficiaires en les entourant d'une présence bienveillante. D'autres bénévoles prêtent main forte à l'organisation d'événements ponctuels comme le repas d'anniversaire de l'asbl, la journée des bénéficiaires, ... Chacun en fonction de ses possibilités, compétences et disponibilités. L'association « Un toit pour Dominique » est né en 2012, d'un élan du cœur... celui d'une passante, Sylvie, qui, lorsqu'elle rencontra Dominique assis sur un trottoir, reconnaît en lui son ancien compagnon de classe. Elle décide de l'héberger. Consciente que cette situation ne peut être que provisoire, elle entame les recherches pour « trouver un toit à Dominique ». Le parcours du combattant commence... Sylvie interpelle son entourage et ses amis. Le groupe Facebook « Un toit pour Dominique » est créé. Dans cette asbl, chaque personnage qui s'y implique ne compte ni le temps qu'il y passe, ni l'énergie déployée. J.C.HERIN à noter L'expo est voir au CRIC, Centre Régional d'Intégration de Charleroi, 23, rue Hanoteau à Gilly, jusqu'au 30 septembre. Visites sur rendez-vous: 071/20 98 60.

Revue de Presse du CRIC,

1er 2016 tiques entre la société civile et un 3 foires sous le mêmedutoit à au 30 septembre représentants politique local. Charleroi Expo 10h00 : Les impacts du TTIP au Foire Du Disque - Foire de la Photographie - La Foire de l’informatique. quotidien sur l’agriculture, la démocratie, la culture, la santé, - La Foire du Disque l’environnement, l’économie. Les foires aux disques et CD organi12h00 : Monique Goyens, directrice sées par KDX FAIRS c’est plus de 20 ans d’expérience en Belgique ! Nous du BEUC, tirera les conclusions de cette matinée en insistant sur les visitons régulièrement les plus risques de dérive démocratique de grands parcs d’expositions de Belce traité. gique comme à GAND - COURTRAI - ANVERS - BRUGES ou CHARLEROI Madame Monique GOYENS, directrice du BEUC, tirera les conclusions pour y organiser nos manifestade cette matinée en insistant sur les tions. L'accent sera mis sur les risques de dérive démocratique de objets de collection tels que les disques vinyles (78 - 45- et 33 tours), ce traité. 12h30 : Rassemblement citoyen à le matériel promotionnel, les iml'Avenue de L'Europe pour un portations, les souvenirs de fangrand pique-nique « Le pique-nique club, des pochettes de disques, CD au TTIP ». (albums, simples et maxi), parti13h00 : Ensemble contre le TTIP. tions, cartes postales, DVD (films et Après une intervention de la Rémusique), des affiches et des Tgion Wallonne et d'une commune shirts. flamande, nous lirons ensemble la - La foire de la Photographie déclaration de Barcelone, qui sera Déjà plus de vingt-cinq ans que la suivie d'une photo de famille. foire de la photographie existe en Belgique. De la photographie analo- Réservation indispensable pour la matinée à l’UT : ttipcharlegique au digitale mais aussi des roi@gmail.com lentilles, caméras, projecteurs, Entrée gratuite. Une initiative du trépieds, matériel de collection, vieilles photos, magazines, livres, ... Collectif d’Associations et citoyens de Charleroi avec la participation neuf et occasion. de la ville de Charleroi. - La foire de l'Informatique 2 LE 04.10 DE 09H00 À 13H00, À L'AUDITOOrdinateurs (hardware, software et RIUM DE L'UT, RUE LEBEAU. accessoires) - smartphones - tablettes - photos - téléphonie - jeux 17e Nuit des Étoiles films - musique - électronique Parentville sera le théâtre de la jouets électroniques - gadgets électraditionnelle Nuit des Étoiles. Une troniques. soirée pour public familial pour Prix : 5 € - en dessous de 12 ans/ explorer les beautés du ciel, de la gratuit. Lune en particulier, et les plaisirs de Infos : www.dipro.be - www.kdxl'infini, mais aussi pour sensibiliser fairs.be le public aux méfaits de la pollu2 LE 02.10 DE 10H00 À 17H00, CHARLEROI tion lumineuse. Au programme, EXPO. séances de planétarium, observations astronomiques et accès au Le collectif « C'est qui ce TTIP » de grand télescope de Parentville (si le Charleroi en collaboration avec la temps le permet), conférence sur les ville de Charleroi, organise une missions lunaires habitées, contes, rencontre des communes ayant ateliers et bricolages, spectacle pour votées une motion contre le TTIP. enfants, exposition de matériel Programme : d'observation, contrôle à distance 09h00 : Accueil 09h30 : Introduction par le Collectif d'un télescope. Entrée et animations gratuites. Bar et petite restau« C’est qui ce TTIP ». Prise de parole ration. de Monsieur Paul Magnette, bourgUn événement organisé par le mestre en titre de Charleroi, un Centre de Culture Scientifique en échange sera organisé sur 6 théma-

2 LE 15.10 DÈS 18H30, SALLE DU STADE YERNAUX, RUE DU POIRIER, 226.

[ SOLRE-SAINT-GÉRY

[ FORCHIES-LA-MARCHE

« Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? » Rencontre avec le groupe Imago. Des francs-maçons répondent à vos questions. Rencontre suivie d’un repas. Uniquement sur réservations au 071/54.25.56. Renseignements : M. Michel Tortolano, 0476/730.359 - maison-laicite@skynet.be 2 LE 29.09 À 19H, RESTAURANT « IL VESUVIO », RUE CHAUSSÉE, 137.

[ GOZÈE

32e week-end artistique organisé par l’ordre des Chevaliers d’Aulne Tout le week-end des artisans exposeront et développeront leur art. Exposition ouverte : Samedi 08 octobre de 14h à 18h - Dimanche 09 octobre de 14h à 19h. Vernissage le vendredi 07 octobre à 19h00. Infos : 0474/94.86.17. 2 DU 07 AU 09.10, ÉGLISE SAINT-JOSEPH, SUR LE SITE DE L’ABBAYE D’AULNE.

Commémoration Willy Bal à Jamioulx le 1er octobre 2016 Le 1er octobre 2016 aura lieu la commémoration du centenaire de la naissance de Willy Bal, dialectologue, linguiste et poète wallon. Né en 1916 et décédé en 2013 dans sa maison natale de Jamioulx, il est une figure emblématique de la commune. A cette occasion, la Société de langue et de littérature wallonnes organise sa journée de décentralisation à Jamioulx, dans l’Espace Jean Hainaut. L’accueil aura lieu dès 9h30. Après les mots de bienvenue de l’échevine de Ham-sur-HeureNalinnes et du président de la SLLW, quatre conférenciers aborderont quelques aspects de l’œuvre de Willy Bal. Une exposition proposera des panneaux retraçant sa vie et son œuvre ainsi que des manuscrits et divers objets. Une nouvelle édition du « Dictionnaire du parler wallon de Jamioulx » de Willy Bal sera présentée et mise en vente. Ensuite, un repas réunira les membres de la SLLW, la famille et toute autre personne qui le désire au restaurant Villa Castelli (40 € ; réservation indispensable). Enfin, l’après-midi sera consacrée à la bibliothèque de Jamioulx qui portera désormais le nom de Bibliothèque Willy Bal. A 16 h00, une lecture-spectacle de ses œuvres en wallon par des membres de la famille et des écrivains dialectaux de la région sera suivie à 17h15 de l’inauguration de la plaque officielle par le Bourgmestre. Un verre de l’amitié clôturera cette journée. La participation est gratuite en dehors du repas. Invitation à tous. Renseignements et réservations : Jean Germain, rue du Bois Henrard 27, 5590 Sovet - jean.germain@skynet.be - 083/69.95.66.

Réunion d’informations sur les 48e féeries lumineuses de Jamioulx Au programme : - Présentation du projet « White is

Conférence horticole organisée par le cercle horticole « Nature - Loisirs » Beaumont sur le thème « Les haies fruitières en remplacement des haies résineuses » par Mr Rubay. Infos : 071/53.30.27.

Grand Concert Latino Lime par l’Harmonie Royale « Les Montagnards » sous la direction musicale de Rudy Wynants. Réservations : 0495/50.83.96 (après 18h00). Entrée : 5 € - 3 € (Réductions et préventes).

2 LE 06.10 À 19H À LA BIBLIOTHÈQUE DE FONTAINE-L'EVÊQUE, PLACE DE WALLONIE, 15.

2 LE 01.10 À PARTIR DE 9H30, À L’ESPACE JEAN HAINAUT, ANCIENNE GARE DE JAMIOULX.

[ LEUGNIES

[ MONTIGNIES-SUR-SAMBRE

Parcours d’auteurs. Le Centre culturel et la bibliothèque de Fontaine-l’Évêque ont le plaisir de vous convier à leur quatrième café littéraire. De l'intime à l'ultime, de l'écriture au livre: venez découvrir le monde de l'édition à travers le parcours de deux auteurs (Pascal Feyaerts et EricCharles Noël) et de leur maison d'édition (Le Coudrier et Poussière de lune). Rendez-vous le jeudi 6 octobre à 19h à la bibliothèque de Fontainel'Evêque, où, en plus de goûter aux mots, une délicieuse soupe d'automne vous sera offerte. Tarif : 3 € - 2 € pour les lecteurs. Réservation souhaitable au 071/ 523193 ou par mail: centre.culturel@villedefontaine.be

[ JAMIOULX

2 LE 16.10 DE 16H À 17H AU LOCAL DU SYNDICAT D’INITIATIVE, PLACE DE JAMIOULX.

2 LE 30.09 À 19H30, SALLE DES FÊTES DE LEUGNIES.

[ FONTAINE-L’ÉVÊQUE

2 LE 22.10 À 19H30, SALLE POULEUR, RUE DES ECOLES.

Fête de la Saint-Hubert, bénédiction des animaux Programme : 10h00 : Accueil des cavaliers (et des parents). 10h30 : Départ de la balade, défilé des cavaliers dans les rues du village. 11h45 : Bénédiction des chevaux et des animaux de compagnie. 11h45 : Remise des souvenirs. 12h00 : Barbecue : pain saucisse ou pain brochette - Petite restauration + Buvette. 13h00 : Spectacle équestre. Spectacle équestre présenté par les cavaliers et animatrices équestres du Manège des Castors. De 08h00 à 12h00. : Petits déjeuners Oxfam salle « La Grange » organisé dans le cadre de la semaine du commerce équitable. Tarif : Enfant 3 €. - Adulte 5 €. Renseignements et inscriptions : inf@castor.be - 071/76.03.22.

white ». - Partage d’idées, trucs et astuces afin de décorer vos maisons. - Discussions autour de tartes et d’un bon café pour les pus gourmands.

2e marche nocturne mise sur pied par l’école communale de Solre-Saint-Géry. Départ de la « Bergerie / Réfectoire de l’école » (Bâtiment de l’école situé dans le virage, au fond de la rue Plagne et au bout de la place). Nouveau : Cette marche de +/- 5 km 500 se présentera sous la forme d’un rallye touristique pédestre. Ce rallye pédestre peut se faire seul(e) ou en équipe de maximum 8 personnes. Il faudra résoudre quelques énigmes au détour d’un bois, d’une ruelle ou d’un chemin. PAF : 3 €/pers - Gratuit pour les enfants de l’école. Un ravitaillement est prévu en cours de route, une boisson est offerte à l’arrivée. Un prix récompensera les vainqueurs. Equipement : Une lampe de poche, de bonnes chaussures de marche, poussettes non conseillées. A l’arrivée : Buvette couverte et chauffée, hamburgers et boissons chaudes.

(Neuss-Düsseldorf) le 17 juin 2017. C'est un des plus beaux musée d'Art Contemporain à ciel ouvert, que Pierre-Jean Foulon nous fera découvrir. Bienvenue à tous. P.A.F. : 5 €. 2 LE 07.10 À 20H00, AU CENTRE CULTUREL DE THUIN, RUE DES NOBLES, 32.

[ VIESVILLE

Journée de découverte de champignons Viesville 2016. La Régionale Natagora Entre Sambre et Terrils, les Naturalistes de Charleroi et Jeunes et Nature asbl s’unissent pour organiser le 16 octobre 2016 à Viesville une grande journée de découverte des champignons. Au programme : des visites guidées à 10h00, 11h00, 13h00 et 14h00 par des mycologues avertis, deux balades animées pour un public familial à 10h00 et 13h00, une exposition de champignons, une conférence à 14h, une exposition interactive, des parcours balisés dans la réserve naturelle Natagora « Les Sarts » ainsi que la possibilité de se restaurer. Le public sera sensibilisé à la préservation de notre environnement proche et des actions que Natagora entreprend. Possibilité de venir avec des champignons pour la détermination. Bar et petites restaurations prévus sur place. Entrée gratuite. Visites guidées et balades animées à 3 €. Réservation des visites guidées à la Maison du Tourisme de Charleroi au 071/86.14.14 et des balades animées sur place. Renseignements : 0492/05.21.09 www.natagora.be/ entresambreetterrils www.lesnaturalistesdecharleroi.be www.jeunesetnature.be 2 LE 16.10 DE 9H À 17H, SALLE POLYVALENTE DE VIESVILLE, PLACE DES RÉSISTANTS. PARKING VIA LA RUE DES PETITS SARTS.

2 LE 01.10 DE 19H00 À 21H00, ÉCOLE COMMUNALE DE SOLRE-SAINT-GÉRY.

CONTRÔLES RADAR

[ THUIN

ENTITÉ DE CHARLEROI

Soirée Quatuor Les Artistes de Thudinie vous convient à une soirée culturelle en 4 temps qu'ils ont intitulée « Quatuor ». Quatre volets donc de plus ou moins 20 minutes chacun. Au programme : - Laurence Bouvin nous interprétera quelques airs de musique à la vielle à roue. - Bénédicte Scohier et Alain Roly nous parleront du livre d'artistes réalisé par les Artistes à l'initiative d'Anne-Sophie Georges. - Hommage à Willy Bal par quelques lectures en wallon de Thierry Haumont; quelques textes seront récités par Bénédicte Rasseaux. - Invitation au voyage avec les Artistes au musée Insel Hombroich

Jeudi 29 septembre Contrôles radar et contrôles délinquance routière (vitesse excessive, non port de la ceinture, alcoolémie, défaut de permis, d’assurance ou contrôle technique) - Gosselies : N5 (à hauteur de la SONACA) et rue de Courcelles - Jumet : rue Louis Lambert et rue des Fusillers - Marcinelle : rue des Closières - Mont-sur-Marchienne : rue du Beau Site - Ransart : chaussée de Gilly - Roux : rue de la Victoire

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INFO DECES Madame Sonia CRANSQUINT (46 ans) de Bourlers, décédée le 27/09/2016. Pompes Funèbres L. Dumay-Canard & Fils - 071 64 42 50 Madame Rosaria PATERNO (81 ans) de Wanfercée-Baulet, décédée le 27/09/2016. Pompes Funèbres Lardinois - 071 81 11 75 Monsieur Michel RIVEZ (49 ans) de Gilly, décédé le 27/09/2016. Le centre funéraire Zammattio & Fils - 071 35 13 42 Madame Giardina SANTA (90 ans) de Leernes, décédée le 26/09/2016. Funérailles Fontainoises - 071 52 68 39 Madame Anna «Anita» TOMIO (95 ans) de Gilly, décédée le 27/09/2016. Pompes Funèbres Donati & Associes - 071 50 16 06 Monsieur Jean-François WOUE (66 ans) de Tamines, décédé le 28/09/2016. Pompes Funèbres Moraux - 071 77 28 86

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Trois générations d’immigration masculine marocaine passées à la loupe d’une recherche sur ses valeurs 19.10.16 Trois années de travail se cachent derrière la recherche de Rim Arara qui a scruté la communauté marocaine de Belgique. À l’invitation du CRIC (Centre Régional d’Intégration de Charleroi), la doctorante a récemment présenté l’état d’avancement de ses travaux consacrés au rôle des pères dans cette communauté. Avec un titre qui a éveillé l’attention et les souvenirs d’un parterre

d’auditeurs

au

sein

desquels

se

côtoyaient

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la

communauté, chercheurs et représentants associatifs : « Trois générations masculines marocaines installées en Belgique : entre l’engagement de proximité et la transmission intergénérationnelle ». L’arrivée de l’immigration marocaine en Belgique correspond à la convergence de deux réalités politico-économiques. Au cœur des années 50, dans le Rif, au nord du Maroc, quelque trente mille Marocains franchissaient la frontière pour suppléer les travailleurs algériens qui refusaient de travailler pour les Français. Cette situation devint explosive et décision fut prise de fermer la frontière entre les deux pays en 1956. Pour calmer les tensions sociales qui en découlèrent, les autorités marocaines dévièrent l’itinéraire migratoire de ces travailleurs refoulés d’Algérie vers l’Europe.

En Belgique, à la même époque, l’heure était à la reconstruction d’après-guerre qui réclamait de la main-d’œuvre en abondance. Cette main-d’œuvre fut d’abord intraeuropéenne (à partir de 1952), puis, suite au refus de ces immigrés européens de descendre dans les mines, notamment après la catastrophe du Bois du Cazier, appel fut fait à une main-d’œuvre extra-européenne non-congolaise, les Congolais étant nécessaires pour les plantations de café de ce qui était encore le Congo belge. C’est dans ce contexte général qu’à partir de 1964, débarque en Belgique une vague de migrants marocains composée, en grande partie, de paysans illettrés, ne parlant pas ou très peu le français, mais précédés d’une réputation de gens travailleurs et très résistants. Trois trajectoires générationnelles

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Les trois générations d’homme sur lesquelles s’est penchée Rim Arara sont la première génération débarquée dans les années qui ont suivi 1964, la deuxième génération arrivée ensuite par le processus de regroupement familial et la troisième génération née ici en Belgique. Chacune de ces générations possèdent ses attributs sociaux particuliers, mais elles possèdent en commun un fort lien de parenté sociale, un lien fraternel entre collatéraux et, naturellement, un lien de filiation entre les générations.

Si l’on considère qu’il faut 25 ans pour un renouvellement de génération et que la première génération arrivée en 1964 avait entre 20 et 40 ans, on peut considérer, comme le postule Rim Arara, que ces trois générations ont aujourd’hui entre 72 et 92 ans pour ce qui concerne la première génération, entre 47 et 67 ans pour la deuxième et entre 22 et 42 pour la troisième. Ces trois catégories, correspondant à trois trajectoires générationnelles en Belgique, peuvent être regroupées sous trois étiquettes distinctes : les exilés volontaires (première génération), les regroupés familiaux (deuxième génération) et les transnationaux (troisième génération). Une première génération de la fraternité La première génération de la communauté marocaine de Belgique a connu la sédentarisation dans notre pays dans les années 70. Cette période a conjugué la vulnérabilité économique de la Belgique, consécutive au choc pétrolier, et l’instabilité politique du Maroc, matérialisée par deux coups d’État survenus en 1970 et 1971. Ces derniers événements ont à la fois barré la perspective d’un retour au Maroc de cette population immigrée et entraîné l’arrivée d’étudiants et politiciens marocains fuyant les remous politiques.

L’engagement en Belgique de ces hommes marocains de la première génération s’est opéré dans un but de rassemblement de convivialité et de fraternité. Leur orientation et leur investissement extérieurs portaient sur des associations à tendance religieuse et ils se doublaient d’un investissement dans les familles autour de l’idée d’une installation définitive. Sur le plan des stratégies communautaires, la contribution à des projets de solidarité visaient l’ancrage dans la société d’installation, la reconnaissance comme membre actif de la communauté, la 2


construction d’une communauté de valeurs, la participation au bien-être de la communauté et la volonté d’assurer une visibilité dans le pays d’accueil, générant une estime sociale.

Cette première génération est donc initiatrice d’un mouvement créatif de volonté de solidarité collective et précurseur de la voie de l’entraide familiale et communautaire. Elle reste un exemple et un modèle pour les générations suivantes. Sur le plan de la transmission, elle joue un rôle majeur dans le registre des apprentissages linguistiques (elle communique avec la famille au pays, ce qui lui procure une fierté), dans la transmission des traditions et coutumes (elle assure le lien de continuité avec le pays d’origine), dans la transmission des valeurs éthiques (telle que celle du travail, conçu comme une valeur de sécurité) et dans le registre de la solidarité vécue selon les préceptes de l’islam. Cette génération est, dès lors, traversée par les principes de la continuité, de la sécurité et de la conformité et les valeurs reçues sur lesquelles elle s’est bâtie est son éducation religieuse traditionnelle. Une deuxième génération de l’indépendance La deuxième génération est celle qui connaît le passage de la famille étendue à la famille nucléaire, la rencontre avec une nouvelle culture (celle du pays d’accueil), les difficultés de scolarisation et l’insuffisance linguistique qui la conduit à une préparation précoce au monde du travail. Sa responsabilisation est précoce, mais volontaire et elle consiste à aider le chef de famille, même si certains de ses membres ont connu une réorientation scolaire. L’intégration de cette génération dans le pays d’accueil s’opère néanmoins majoritairement par le travail.

À côté de son engagement familial, cette deuxième génération développe un investissement plus large dans les associations religieuses et dans les activités des associations (écoles de devoirs, activités sportives, etc.). La caractéristique majeure de ces hommes est leur sacrifice par le travail pour aider les aînés et l’acquisition de leur indépendance et de leur autosuffisance. Leurs valeurs prédominantes sont l’autonomie et l’ouverture au changement. Les principales valeurs dont ils ont hérité de la première génération sont l’amour du travail et le respect des autres. Une troisième génération de l’accomplissement de soi 3


La troisième génération enfin se construit également sur les valeurs transmises par ses aînés, à savoir le respect, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la communication et la réussite scolaire et professionnelle. Les hommes qui la composent connaissent une scolarité normale, sont polyglottes et affichent des compétences diverses. Ils se considèrent néanmoins comme « immigrés » et vivent le sentiment commun d’être étrangers aussi bien ici dans leur pays que là-bas dans le pays de leurs racines.

L’engagement de cette génération se focalise sur la famille nucléaire, au détriment de la famille au pays avec laquelle les contacts se limitent à des visites vacancières et la solidarité est quasi-absente. Ses autres engagements portent sur les valeurs religieuses, avec l’élément neuf que celles-ci s’expriment à travers une dimension de citoyenneté.

Quant au facteur de la transmission, cette génération connaît une plus grande dépendance des parents, et, concomitamment, un plus grand contrôle de ceux-ci, en raison de la plus grande longueur des études qu’elle poursuit. Les hommes de cette troisième génération sont aussi majoritairement orientés vers des projets visant des objectifs communautaires, mais portant sur des valeurs d’universalisme et d’accomplissement de soi. Ces dernières, au même titre que le dépassement de soi, sont les valeurs essentielles pour cette génération.

Le travail de Rim Arara qui a abouti à l’ensemble des conclusions développées succinctement ci-dessus repose sur une trentaine d’interviews qui ont permis à la doctorante d’affiner une série d’hypothèses. Les trois thèmes qu’elle développe en parallèle (la masculinité, l’engagement et la transmission intergénérationnelle) sont des sujets rarement abordés dans les recherches. Gageons, dès lors, qu’une fois terminée, son étude révélera les contours méconnus d’un volet de l’immigration marocaine en Belgique.

Dominique Watrin

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24.11.16

Les « messagers de l’alpha » en escale à Charleroi avant de partir à la conquête ludique des écoles Sensibiliser à l’analphabétisme, à ses causes et à l’alphabétisation, tel est le défi d’ampleur que s’est assigné l’asbl Cultures & Santé en mettant au point un kit d’animation ludique baptisé « Les messagers de l’alpha ». Ce jeu faisait récemment ses premiers pas publics lors d’une présentation organisée par le CRIC (Centre Régional d’Intégration de Charleroi) à l’intention de ses partenaires actifs dans le domaine. Particularité de ce nouvel outil pédagogique : il a été élaboré à l’initiative d’apprenants de Lire et Écrire. Analphabète, alphabétisation, deux notions qui prennent un sens concret, au même titre que d’autres, à travers le kit ludique de Cultures & Santé. Sans compter les questions qui trouvent réponse comme : combien y-a-t-il d’analphabètes en Belgique ? Pourquoi le sont-ils ? Que peut-on faire ensemble pour changer la situation ? Les « messagers de l’alpha » a été élaboré au départ de la démarche d’un groupe d’apprenants de Lire et Écrire Namur qui parcouraient les écoles afin de témoigner de leurs difficultés face au défi majeur de trouver leur place dans une société où l’écrit est omniprésent. Ce groupe a pris conscience qu’il lui manquait un outil pour capter et maintenir l’attention des jeunes, majoritairement constitués de classes, auquel il s’adressait. L’idée du kit disponible aujourd’hui était sur les rails. Une démarche de deux ans Il a fallu deux ans aux apprenants regroupés sous le nom de « Y’a pas d’âge », soutenus par Lire et Écrire Namur et Cultures & Santé, pour mettre au point leur outil de travail. L’idée était de créer un espace ludique d’échanges, de réflexion et de mise en situation qui puisse être un soutien permettant à des apprenants ou anciens apprenants de faire part de leur expérience. Mais l’objectif du jeu créé était aussi de soutenir les formateurs et opérateurs en alphabétisation soucieux de mettre en place un projet de sensibilisation à l’analphabétisme et à l’alphabétisation dans les écoles.

Durant une première année, la tâche de Cultures & Santé a donc été de rencontrer les initiateurs du projet, de comprendre ce que ces personnes vivaient au quotidien, comme les difficultés de faire des courses, de prendre un ticket de métro, etc. Cette 1


démarche a permis de découvrir les trésors d’astuce et de débrouillardise, mais aussi les masses de compétences, déployés par ces interlocuteurs pour contourner et contrer le « handicap » de l’analphabétisme. L’idée de la création d’un jeu apparaissant rapidement comme une évidence, les apprenants acteurs du projet sont ensuite passés par une phase d’exploration au cours de laquelle ils ont sillonné des ludothèques à la recherche de jeux, afin de découvrir les ressorts et principes de ce type d’outil pédagogique.

Cette première phase terminée, les apprenants impliqués dans la démarche, toujours épaulés par les asbl partenaires, sont passés à la phase concrète de la réalisation de leur propre jeu. Cette deuxième partie de la démarche a également duré un an pour déboucher sur la dernière phase, celle de la diffusion de l’outil qui démarre aujourd’hui, après les étapes de la réalisation de l’objet et du « testing » de celui-ci. Trois axes de travail Le jeu des « messagers de l’alpha » s’adresse à un public scolaire âgé de 10 ans et plus, mais il peut être utilisé dans des animations extra-scolaires. Il est composé de multiples activités ludiques mêlant découvertes de mots, recherches d’informations et récits de témoignages qui suscitent inévitablement l’échange, la réflexion et le débat. Son utilisation associe donc trois axes complémentaires d’animation : faire des actions, prendre connaissance de témoignages, et réfléchir individuellement et en groupe. L’ensemble est conçu pour couvrir une animation de quatre heures, mais cette dernière peut être réduite à deux heures, voire adaptée en tranches horaires pour s’adapter aux contraintes d’une organisation scolaire.

Ce kit pédagogique qui stimule l’envie de parler de soi, mais incite aussi à se mettre à l’écoute des autres, repose sur un jeu de 18 cartes auquel, outre le dé et le sablier classiques pour ce type de jeu, s’ajoute un carnet intitulé « L’éventail » qui propose à la fois différentes actions et plusieurs supports d’échange (d’abord en sous-groupes, ensuite en groupe complet). Ce matériel est complété par un guide d’utilisation qui reprend successivement les règles du jeu, des ressources et des pistes pour aller plus loin que le simple jeu, ainsi qu’une présentation du groupe « Y’a pas d’âge », à l’origine de l’initiative, mais qui peut aussi accompagner la démarche, en apportant

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un témoignage simple, vivant et éclairé sur la thématique abordée. Enfin, un manuel destiné aux formateurs et aux relais en alphabétisation souhaitant soutenir la mise en place d’un projet de sensibilisation est également joint au kit. Il a pour but de leur fournir des repères leur permettant d’accompagner leurs apprenants à témoigner et à co-animer le jeu.

Le kit « Les messagers de l’alpha » est disponible auprès de Culture & Santé, via son site Internet http://www.cultures-sante.be/ et une version entièrement réalisable soi-même sera téléchargeable sous peu.

Dominique Watrin

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LUNDI 28 NOVEMBRE 2016

La Nouvelle Gazette, 28/11/2016 MARCINELLE - BOIS DU CAZIER

COUILLET – CENTRE CULTUREL

Claudia Cardinale, invitĂŠe de choix...

Une pièce pour une bonne œuvre‌

 Les Italiens sont une grande famille  dit-elle nvitÊe exceptionnelle au Bois du Cazier, Claudia Cardinale a fait forte impression ! L'actrice est venue prÊsenter son nouveau film en première nationale " Signora Enrica", en prÊsence du rÊalisateur Ali Ilhan.

I

milles en difficultĂŠ. Ă€ cette occasion, sera jouĂŠe la pièce ÂŤ Ăˆl Bourjwès djintilome Âť, une nouvelle adaptation en wallon, très libre et dĂŠjantĂŠe, de l’œuvre de Molière ÂŤ Le Bourgeois Gentilhomme Âť. Bref, voilĂ une occasion de passer un bon moment entre amis ou en famille pour la bonne cause, tout en ayant l’opportunitĂŠ d’entendre parler wallon ! -

Il s’implique Š DG 

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ATHÉNÉE ROYAL

JOURDAN DE FLEURUS

L ’excellence au service de l’humain...

Village de NoÍl Une belle ambiance pour une belle rencontre Š JCH

organisateurs. Paul Magnette, le bourgmestre de Charleroi a pris ensuite la parole: ÂŤ Nous sommes

sur le site Paul Pastur Ă WanfercĂŠe Baulet

Chanel Agura. Après quoi, Claudia Cardinale s'est livrÊe à une sÊance de dÊdicaces. Très rapidement, la star a ÊtÊ poursuivie par des dizaines de photographes, fans, journalistes,... Et parmi eux, bien sÝr, des Italiens !  Quel

vraiment heureux de vous accueillir en nos murs. Qui d'autre, mieux que vous, reprÊsente l'immigration, à travers votre parcours personnel ? Je vous admire que soit l'endroit oÚ je me trouve, beaucoup. Un des films que je prÊ- je suis toujours entourÊe par des compatriotes. Les Italiens sont fère ? Le GuÊpard!  La soirÊe s'est poursuivie par la vraiment une grande famille!  projection de courts-mÊtrages soulignait-elle. Les spectateurs rÊalisÊs dans le cadre du festival ont assistÊ enfin à la projection Kino Carolo, mis sur pied par de "Signora Enrica" en prÊsence l'association culturelle carolo du rÊalisateur Ali Ilhan. JEAN-CLAUDE HERIN C.Productions Artist, fondÊe par

Les 22 et 23/12 Vous y serez surpris par le savoir faire de vos enfants ! Comme une fĂŞte avant la FĂŞte dans un dĂŠcor rĂŠalisĂŠ par nos sections

Revue de Presse du CRIC, du 1er au 30 novembre 2016



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JournÊe bien chargÊe pour Claudia Cardinale, samedi ! Après avoir pris le repas de midi au restaurant italien "Zio Franco" à Monceau-sur-Sambre, en compagnie de sa fille Claudia et de son petit-fils Milo, l'actrice italienne participait à l'Êmission de la RTBF  Hep Taxi! . Direction ensuite: le Bois du Cazier, oÚ l'attendaient des dizaines de fans. Claudia Cardinale Êtait reçue dans le cadre du 70ème anniversaire de la signature de la Convention de 1946 entre la Belgique et l'Italie. L'occasion pour le CRIC, le Centre rÊgional d'IntÊgration de Charleroi, de proposer une vision documentÊe, positive et constructive des migrations. Dans le forum, la sÊance commençait par quelques extraits de films dans lesquels l'actrice a tournÊ.  Mais oÚ êtes-vous aller chercher toutes ces images?  a demandÊ la diva très souriante aux

Le 10 dÊcembre prochain, à 18 heures au Centre Culturel de Couillet, se tiendra une soirÊe 100 % solidaire. De quoi s’agit-il exactement ? L’ASBL SolidaritÊ Montagnarde et son prÊsident, Philippe Van Cauwenberghe, organisent une pièce de thÊâtre dont l’intÊgralitÊ des bÊnÊfices sera reversÊe à l’ASBL  Un toit pour Dominique , qui vient en aide aux fa-

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Revue de Presse du CRIC, du 1er au 30 novembre 2016


N'est-il pas envisageable de repenser notre politique d'accueil en misant sur les apports intellectuels, culturels, professionnels que représentent aussi les migrations? Est-on si sûr que cela coûterait plus cher d'accueillir que de refouler? Ou sommes-nous simplement dans une guerre idéologique bien en deçà des exigences humanitaires? Est-on si convaincu que le délitement de notre corps social est sans coût, sans conséquences autant humaines que financières? Quelles sont les études économiques probantes qui établissent cela alors que l'apport financier des migrants a été maintes fois prouvé? C'est de cela qu'il s'agit, de réfléchir avant d'exclure d'être humaniste et respectueux des déclarations universelles en la matière avant d'être l'étendard du cynisme et du repli. Les Centre Régionaux d'intégration mesurent avec leurs réseaux associatifs locaux et régionaux à quels points les fondations de notre corps social se fissurent et sentent bien la société vaciller sous leurs pieds... Dire qu'on ne savait pas ne suffira plus ! À quand une réflexion éclairée, digne et courageuse autour d'une politique d'accueil? Thierry Tournoy, directeur du CRIC Daniel Martin, directeur du CRVI Benoite Dessicy, directrice du CAi Régis Simon, directeur du CRIPEL Micheline Liebin, directrice du CERAIC Piera Micciche, directrice du CIMB Nicolas Cantor, directeur du CRILUX Patrick Monjoie, directeur du CRIBW

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