Issuu on Google+

n peut estimer entre 12 à 15 000 le nombre de structures de l’économie sociale et solidaire en Limousin. Plus des 9/10e de ces structures sont des associations. Elles couvrent des activités extrêmement diverses.

O

L'économie sociale et solidaire, une force économique et sociale pour le Limousin. Un emploi sur dix en Limousin Les structures de l’économie sociale emploient 25 000 salariés dans 2 700 établissements, soit 11 % de l’emploi salarié en Limousin. La région se situe ainsi un peu au-dessus de la moyenne nationale (10 %).

Les coopératives emploient 5 500 salariés. La moitié d’entre eux le sont dans les établissements bancaires. Les coopératives agricoles (commerce de gros) emploient un peu plus de 1 000 salariés. Les autres établissements coopératifs se partagent entre des coopératives de production (scop) et des magasins d’alimentation. Les mutuelles emploient près de 1 500 salariés dans la complémentaire santé et l’assurance des biens

Coopératives : un salarié sur deux dans un établissement de crédit

Répartition des effectifs salariés des coopératives limousines Source : Insee - CLAP 2005

Avec 18 500 salariés, les associations sont de très loin le Associations : essentiellement dans le secteur sanitaire et social premier employeur de l’économie sociale. Mais c’est un emploi plus dispersé avec une forte proportion de temps partiels, voire très partiels. Le secteur de l’action sociale se taille la part du lion puisqu’il représente 60 % de ces emplois (3 000 pour l’accueil des personnes handicapées, 3 000 pour Répartition des effectifs salariés par secteur dans les associations limousines l’aide à domicile et 1 300 pour l’aide par le travail). Loin derSource : Insee - CLAP 2005 rière, le secteur de l’éducation représente 2 600 emplois salariés. Enfin, les loisirs, le sport et la culture ne salarient que 1 200 personnes.


Un rôle social indispensable La palette des secteurs d'activités couverts par l'économie sociale et solidaire et la diversité des statuts juridiques témoigne de la possibilité d'incarner les valeurs de solidarité et de démocratie dans l'entreprise quelle que soit l'activité principale exercée. En plus de jouer un rôle économique, l'économie sociale et solidaire a un rôle de développement local en faisant contrepoids à la désertion des services dans les zones rurales. On évalue le bénévolat effectué dans les structures de l’économie sociale et solidaire à l’équivalent du travail salarié (Le paysage associatif français, Viviane Tchernonog). Les bénévoles réaliseraient ainsi 25 000 équivalents temps plein en Limousin. Une création de richesse sociale et citoyenne qu’il convient de soutenir efficacement.

Un tiers secteur menacé ? Cependant, si le Limousin est un terrain favorable à l'expansion de l'économie sociale et solidaire, celle-ci n'est pas présente de manière uniforme sur l'ensemble du territoire. Certains pays manquent, en effet, cruellement de structures d'économie sociale et solidaire qui ne viennent donc pas pallier le manque d'équipements. Il semble donc important de réactiver la création de structures dans ces pays et de conforter les structures existantes. Un autre enjeu est la sauvegarde des statuts juridiques de l'économie sociale et solidaire et des avantages qui incombent à ces statuts. Les statuts coopératifs et mutualistes sont ainsi en danger et discutés fermement à Bruxelles avec une pression de certains lobbys qui souhaiteraient voir disparaître l'économie sociale et solidaire car elle est jugée non concurrentielle. Derrière ces tractations, se cache vivement l'envie, pour ces lobbys, de voir disparaître des entreprises où le capital n'occupe pas la première place et donc loin des mouvements spéculatifs qui animent le reste de l'économie. (Source, carte et graphiques : INSEE Limousin)

Réalisé par La Navette et la Cres dans le cadre du Mois de l’économie sociale et solidaire Imprimé par la Scoop DPS - Novembre 2008


800x1090