Page 1


41

40

38

SOMMAIRE 38 40 41 42 43 44 46 47 48

MODE Interview exclusive de la Styliste Sofy Soga (Minoi) BEAUTE Sélection des meilleurs produits cosmétiques de la saison

42

CHEVEUX Huiles essentielles et soins pour les cheveux LITTERATURE Dieu n’habite pas la Havanne, un ouvrage de de Yasmina Khadra ART De l’art algérien dans l’air

44

CULTURE FESPACO, une fierté africaine INTERVIEW Maklor Babutulua, rencontre avec un homme des médias qui monte PEOPLE Entretien d’Halimata Fofana qui touche du doigt les réalités de l’excision FOODIE Plongez dans l’univers du Chef Anto

page 32 | issue #03

46


ENTRETIEN

7

Questions à HERVE DOUMOUYA

Merci pour l’insigne honneur que vous faites aux lecteurs du Magazine YAYA de présenter votre recueil de poèmes qui, d’ailleurs, est le premier. Nous vous en sommes très reconnaissants. Vous avez un parcours assez atypique et vous avez accepté de vous ouvrir à nous pour cette série de question sur vous, votre œuvre et bien évidemment vos ambitions en tant qu’écrivain. YAYA MAGAZINE : Tout d’abord, nous aimerions que vous vous présentez aux lecteurs de YAYA. Je voudrai déjà remercier Dieu et YAYA Mag pour cette tribune. Je peux vous assurer que vous êtes les premiers à m’accorder un entretien suite à la sortie de mon livre. Je tenais à vous remercier pour cette marque de considération et surtout d’accompagnement. Pour revenir à votre question, (Rire) je suis Hervé DOUMOUYA, homme de Communication dans mon pays (Côte d’Ivoire) passionné de culture, musique et littérature. Votre 1er ouvrage est un recueil de poèmes est intitulé ”L’AUTRE MOI”. Devons-nous comprendre qu’il y a deux HERVE DOUMOUYA ? (Rire) Oui il existe un véritable « autre moi » celui de mes démons intérieurs, de mes ressentis, de ma perception des choses et du monde. Un angle pas sombre, je dirai triste. En regardant votre parcours, vous étiez loin de prendre cette voie… Pouvez-vous nous en dire un peu sur ce changement de Cap ? J’ai toujours aimé le métier des arts et des lettres. J’avais tenté une aventure

page 34 | issue #03

dans le théâtre au lycée, ensuite j’ai même essayer la musique et la littérature. Si vous remarquez j’ai ajouté des poèmes de 2004 comme pour dire que c’est aussi un vieux rêve. Je pense que la voie était toute tracée, il restait les moyens de la parcourir. Nous avons coutume de penser que les jeunes africains n’aiment pas trop la lecture. Pensez-vous qu’avec votre publication, le taux de lecteurs en Afrique subsaharienne pourra se rehausser ? J’avoue que moi aussi je n’aimais pas lire mais j’ai été bien obligé par mes devanciers, par ma mère surtout de me plonger dans les livres. Après, j’ai été fasciné par des auteurs dont Sembene Ousmane, Senghor, Césaire ou en encore Amadou Kourouma du coup je ne me suis plus détaché de ce monde. J’ai écrit ce livre pour dire ce que j’avais au fond de moi, il ne pourra pas à lui seul relever ce défi, mais peutêtre y contribuer. Pourquoi ? parce que des personnes seront tentées de savoir ce que j’ai bien pu dire donc de lire au final ( rire). Nous sommes Africains et fort de notre culture, nous aimerions savoir ou connaître comment le « HERVE DOUMOUYA » écrivain a été reçu dans le cercle familial ? J’avoue que je n’ai pas encore dit à mon fils que j’ai écrit un livre (rire). Mon épouse l’a lu mais j’ai peur de lui demander son avis j’attends qu’elle en parle (rire). Mes parents n’ont pas encore leur exemplaire (le livre a été édité en France pour le moment). Dans l’ensemble, je peux dire pour tous mes proches qui ont déjà lu le

livre il a l’air de bien plaire. J’espère conquérir des lecteurs hors de mon cercle familial pour avoir aussi leur avis. D’où est venue cette inspiration et surtout comment avez-vous pu écrire malgré toute vos occupations? J’ai écrit tout ce que j’ai vu et tout ce que j’ai ressentis et surtout comme je l’ai ressenti. J’ai voulu écrire en vers libres pour dire exactement ce que je veux et comme je le veux. J’ai surtout écrit dans mes moments de spleen c’est là que j’ai pu avoir du temps pour le faire (rire). Vous avez certes une formation littéraire, pourquoi avoir choisi ce genre littéraire plutôt qu’un autre pour débuter ? J’ai été influencé par Senghor, par Césaire par la « vérité » des poèmes de la négritude. Je me suis dit que ce genre littéraire pouvait porter ce que je veux dire. Pour moi la prose imposait de l’habillage du cadrage des ajustements alors que la poésie me donnait le droit de tout dire.


ENTRETIEN Bien que ce n’est pas en sept questions que nous allons dresser votre profil mais que devraiton retenir sur « HERVE DOUMOUYA » et ses projets à venir? Avezvous un autre livre en vue d’édition? J’aimerai encore vous remercier. Je suis déjà sur mon nouveau recueil de poèmes et je pense à essayer la prose pour écrire une biographie sur une histoire particulière. Bon vent à cet magazine qui contribue à l’essor d’une Afrique nouvelle.

Merci d’avoir partagé ce moment littéraire avec nos lecteurs et nous espérons qu’ils pourront s’approprier ce recueil et en savourer le contenu. Le recueil de poèmes « L’AUTRE MOI » est édité par www. leseditionsdunet.com et rendu disponible en ligne et très prochainement chez vos libraires. Entretien réalisé par Modzanga Loetitia GAMBOLO OKOUNA. Copyright YAYA Magazine.

page 35 | issue #03


L’héritage Ce mot si simple et complexe à la fois se traduit par ce qui se transmet ou lègue au sein d’une famille de génération en génération. Mais très souvent, lorsque nous entendons le vocable “héritage,” nous pensons directement aux biens matériels et nous oublions que l’héritage revêt deux formes : la transmission du matériel et la transmission de l’immatériel

Le bien matériel, nul n’est bien ici de décrire le bien matériel car tous nous le connaissons, mais qu’entendons-nous par bien immatériel ? Le bien immatériel est : - Dans un premier temps l’éducation que nous donnons à notre descendance - Ensuite les valeurs sociales qui lorsqu’elles sont absentes entraînent une éducation et sans base. Et pour terminer : - La foi, peu importe en quoi, car il a été prouvé que l’homme a besoin de croyance pour accéder à une certaine stabilité. Ces trois caractères de l’héritage immatériel sont la base d’un humain accompli. Alors, quand je transpose cette définition qui est la mienne sur l’héritage de notre continent, je me pose la question qui suit: “Quelle Afrique souhaitons-nous léguer à nos enfants, à notre descendance ?” Quand j’observe autour de moi, le constat est amer. L’Afrique n’écrit plus, mais surtout l’Afrique ne lit plus… L’époque des griots et des contes autour du feu est terminée depuis très longtemps. ALors que la génération de nos pères a laissé une bibliothèque riche en poèmes et en littératures divers, et surtout en livres scientifique qui redonnes à l’Afrique la place dans cette confusion historique que l’on a toujours voulu nous faire avaler… L’Afrique est riche de sa musique mais où sont passés ses artistes musiciens qui, dans leurs chansons, donnaient des conseils, transmettaient des valeurs sociales aux jeunes générations et à tout leur auditoire; n’ont-ils pas fait des émules ? Et ses écrivains, Cheick Anta Diop, Soni Labou Tansi, Amadou Hampaté Ba pour ne citer que ceux-là... N’ont-ils pas eux aussi soulever des passions ? Il me peine de constater que nous acceptons facilement ce qui vient d’ailleurs, alors qu’un simple retour aux sources s’impose en cette ère. Il est temps, je pense, de préparer l’héritage que nous souhaitons laisser aux prochaines générations. Bonne Lecture! Loetitia Modzanga GAMBOLO OKOUNA Directrice de Publication Twitter : @YayaMagazine

page 38 | issue #03


MODE

SOFY SOGA (Minoi) REALISEE PAR STEVYNE N’ZABA

Apres avoir fait des études pour travailler dans le domaine des ressources humaines, Sofy Soga veut se reconvertir et faire de son rêve une réalité, en devenant d’abord pigiste spécialisée dans la mode, pour un magazine afro caribéen. En 2012, les choses se concrétisent pour l’autodidacte camerounaise qui se lance en créant Minoi. Une marque de vêtements qui allie l’élégance de l’Afrique, l’urbain de l’Occident, avec une pointe de chic tout en habillant les hommes, les femmes et les enfants. Une ligne d’accessoires (maillots de bains et autres) a aussi été créée par la mère de trente huit ans, qui pense à tout. Avec Minoi il y en a pour tous les goûts! “Faire de sa passion son métier c’est juste parfait ! » Quel est votre parcours? J’ai une maitrise dans les ressources humaines. Mais je n’ai jamais cherché à travailler dans ce domaine. Je voulais devenir journaliste. Alors j’ai commencé comme stagiaire chez Miss Ebène et je suis finalement devenue pigiste pendant plusieurs années là-bas. Je me suis spécialisée au fur et à mesure du temps, dans la mode. C’est comme ça que parallèlement j’ai développé une activité de styliste photo pour des pubs, chanteurs etc. Et en 2012 quand j’ai eu un enfant, j’ai voulu créer ma marque à moi! Que signifie Minoi ? Minoï signifie « chéri » en vietnamien et c’était le surnom de l’arrière grand-mère de mon fils. Je voulais réunir toutes les origines de mon fils dans cette marque. Les tissus sont principalement en wax et rappellent ses origines africaines, on a l’occident représenté dans le style très urbain et contemporains et le nom qui lui rappellera le Vietnam. La mode est pour vous une passion? J’aime la mode. Profondément. C’est un mode d’expression. On peut dire beaucoup de choses avec les vêtements. Et la mode c’est une histoire de famille. Ma mère nous a mis le nez dedans, je dirai même que c’est de sa faute ! Mes sœurs et moi sommes contaminées. Je n’aurais pas pu trouver un meilleur métier. Faire de sa passion son métier c’est juste parfait! En 2012 vous créez votre marque après la naissance de votre fils, c’est à ce moment là, que vous vous décidez à faire des vêtements pour tous?

page 40 | issue #03

Quand mon fils est né en 2012 je voulais lui faire des vêtements. La mode pour les petits garçons est tellement triste. Je voulais faire des vêtements avec du peps et une identité. Voilà comment est née Minoï. Je voulais aussi que les parents puissent s’habiller comme leurs enfants. C’est comme ça que Minoï est devenue une marque familiale. Combien de collections existent à ce jour? Je ne compte pas en collection, mais plutôt en pièces. Je fais des nouvelles pièces quasi tous les jours en ce moment ! Minoï est une marque avec des pièces qui ne varient pas d’une saison à l’autre mais qui voit juste son dressing s’agrandir ! Chacun y pioche selon ses envies. On m’achète encore des maillots de bain alors qu’on est en hiver!


MODE De quoi se composent vos pièces de cet hiver? J’ai fait pas mal de tenue de soirée. J’adore les robes et les combinaisons. J’ai fait une robe cape et une combi ainsi qu’une robe avec une épaule dénudée. Chez les hommes j’ai fait des chemises. Chez les petites filles, on reste classique avec des robes aux cols Claudine, et des gilets de costumes chez les garçons pour que toute la famille soit chic pendant l’hiver! Où achetez-vous vos tissus wax? Tous mes tissus viennent du Sénégal, de Dakar. Où sont faits vos vêtements? Tout est fait à Paris par une seule et même personne mon acolyte Srebra : sans elle Minoï n’existerait pas! Quels sont les In et Out de la mode de cette saison? Pour le coup j’ai vu que c’était le grand retour des cuissardes, c’est un peu un gros Out pour moi dans

l’absolu. Je trouve ça vulgaire. Mais ce que j’aime c’est quand je vois une femme avec trop de style en cuissardes et là je me dis que tout est une question d’association et d’attitude. Donc en vrai il n’y a ni In ni Out. On peut faire du beau avec du moche! Pouvez vous nous donner, un exemple de look d’enfer que l’on peut avoir avec vos vêtements, que l’on soit une femme, un homme, ou un enfant? J’ai adoré voir les filles avec mes maillots, les hommes avec mes bombers et les enfants avec mes teddys. C’est de la mode simple et facile à porter pour la plupart des pièces, avec un jeans, des baskets ou des talons et c’est parti! Stévyne N’ZABA. Minoi : 25 rue bichat 75010 paris. www.minoishop.com

page 41 | issue #03


BEAUTE La rédaction de Yaya Magazine vous a concocté une belle sélection des meilleurs produits de ce mois à ne pas rater!

LA SELECTION DES MEILLEURS PRODUITS DE CE MOIS Hapsatou Sy, La femme d’affaire et chroniqueuse télé, ne s’arrête jamais même étant mère. Sa marque de cosmétiques propose tout un attirail de produits passant du maquillage, vernis, soins visages et corps, sans oublier les cheveux (tissages, extensions) et même la mode. Mais les produits indispensables de cette saison, sont sans aucun doute le gommage authentique et le masque insolemment purifiant. Le gommage authentique, exfolie, purifie les peaux dites à imperfections, asphyxiées ou encore réactives. Il enlève toutes les impuretés, apaise et assainit les pores. Utilisez-le une fois par semaine sur un visage légèrement humide, en faisant des mouvements circulaires pendant l’application et rincez abondamment. Apres le gommage, passez au masque. La continuité parfaite d’un soin visage. Le masque insolemment purifiant, raffermit la peau, resserre les pores, et régule le sébum. Le summum pour les peaux mixtes et grasses qui ont tendances à briller. Dés la première application, on a l’impression d ‘avoir fait un lifting naturel. Pour les peaux déshydratées, sèches et très sèches, optez plutôt pour le masque réconfortant! G o m m a g e authentique exfoliant et purifiant d’Hapsatou Sy 29.90 euros. Masque Insolemment Purifiant 29.90 euros. Masque réconfortant 29.90 euros. www.hapsatousy. com Une bonne routine capillaire est plus qu’indispensable pour nos cheveux, en ces temps de froid intense. La gamme Laura Sim’s répond parfaitement à nos besoins en matière de cheveux crépus, secs, et abimés. Son shampooing fortifiant enrichie à l’huile d’olive renforce et restructure rapidement la fibre capillaire. Appliquer le shampooing sur cheveux mouillés, massez bien, en réitérant l’opération afin que le produit mousse, puis rincez abondamment. Mettez l’après shampooing, laissez poser environ 2 minutes pour assouplir la chevelure. Passez ensuite au masque réparateur, réel bain de jouvence, qui finit le soin du cheveu, en lui apportant soin, volume et brillance. Place au coiffage avec le lait coiffant, sa formule légère nourrit le cheveu sans le dessécher. Peut s’utiliser sur cheveux mouillés, comme secs.

Les produits sont disponibles en grandes surfaces et parfumeries sélectives et spécialisées. contact@laura-sims.com En matière de make up comme vous avez pu le remarquer, la tendance est au mat, rouge à lèvres, gloss, fard à paupières, etc. Black up a donc sorti les crayons à lèvres mats. Une révolution qui vous apporte un côté chic et glamour. Très confortables ces crayons deux en 1 s’appliquent facilement et sont précis. De plus leurs formules enrichies aux huiles nourrissantes vous laissent des lèvres douces pendant 6 heures. Vous serez belle tout au long de la journée sans avoir à faire, dix mille retouches! Crayons à lèvres mats : 21euros. www.blackup.com La peau de notre corps est sèche, il est impératif de la nourrir et de la traiter en conséquence afin d’éviter tous les désagréments (sécheresses, tiraillements etc.) Topicrem et son émulsion onctueuse, riche en glycérine assure à notre épiderme, celui de nos bébés et de nos enfants une protection anti sécheresse qui dure 24h. Son odeur est très agréable, sa texture non collante permet de s’habiller tout de suite après. Appliquer en massage légers. Pour parfaire le soin vous pouvez utiliser le gel nettoyant corps et cheveux. Les produits sont disponibles en grandes surfaces et pharmacies. Lait corps Ultra hydratant de Topicrem 27.30E contact@topicrem.fr Stévyne N’ZABA.

page 42 | issue #03


CHEVEUX

Huiles essentielles et soins pour les cheveux Cheveux secs, gras, cassants, ternes, pellicules ou chute des cheveux, les huiles essentielles peuvent améliorer la santé des cheveux. Comment s’y prendre et quelles sont les huiles essentielles à employer ? Quelles sont les huiles essentielles recommandées pour la santé des cheveux ? De très nombreuses huiles essentielles sont recommandées pour la santé des cheveux. Faites votre choix. Cheveux secs : huile essentielle de bois de santal huile essentielle de sauge huile essentielle de lavande huile essentielle de géranium huile essentielle de romarin huile essentielle de ylang-ylang huile essentielle de palmarosa huile essentielle de bois de cade huile essentielle de cèdre Cheveux gras : huile essentielle de romarin huile essentielle de genévrier huile essentielle de sauge huile essentielle d’arbre à thé huile essentielle de pamplemousse huile essentielle de cyprès huile essentielle de cèdre huile essentielle de lemon-gras huile essentielle de petit grain

huile essentielle de citron huile essentielle de basilic huile essentielle de lavande huile essentielle de palmarosa huile essentielle de patchouli huile essentielle de menthe poivrée huile essentielle d’eucalyptus Pellicules : huile essentielle d’arbre à thé huile essentielle de santal huile essentielle de bergamote huile essentielle de lavande huile essentielle de romarin huile essentielle de petit grain huile essentielle de cèdre huile essentielle de sauge huile essentielle de patchouli Chute de cheveux : huile essentielle de romarin huile essentielle de citron huile essentielle de genièvre huile essentielle de géranium huile essentielle de gingembre Comment utiliser les huiles essentielles pour la beauté des cheveux ? 1. En shampoing Employez régulièrement un shampoing (doux et neutre) auquel vous aurez ajouté quelques gouttes de l’huile essentielle choisie dans

les listes ci-dessus (10 à 20 gouttes d’huile essentielle dans 10 cl de shampoing = dilution à 1%). 2. En massage Avant le shampoing, massez et frictionnez délicatement le cuir chevelu avec la préparation suivante : diluez l’huile essentielle choisie dans une huile de base (huile de pépin de raisin, d’amande douce, huile d’olive de première pression à froid) à raison d’une goutte d’huile essentielle par cuillère à soupe d’huile de base. 3. En application Comme pour le massage, diluez l’huile essentielle dans une huile de base (1 goutte d’huile essentielle dans une cuillère à soupe d’huile de base). Idéalement, préparez la dilution la veille, puis, le soir, mettez ce mélange dans le creux de votre main et appliquez longuement sur votre chevelure et le cuir chevelu. Laissez agir la nuit puis lavez-vous les cheveux le lendemain matin au shampoing. Vous pouvez également appliquer l’huile essentielle en mettant, en plusieurs fois, sur le bout de vos doigts, quelques gouttes d’huile non diluée, à condition de ne pas abuser.

page 43 | issue #03


INTERVIEW

MAKLOR BABUTULUA REALISEE PAR STEVYNE N’ZABA

Le trentenaire Maklor Babutulua, originaire du Congo RDC, s’est toujours efforcé de travailler dur afin de réaliser ses ambitions professionnelles. Il ne s’est jamais fixé aucune limite. D’ailleurs de lui, il aime dire qu’il est un passionné de la vie. Rencontre avec le présentateur de la météo sur LCI, une des chaines de TF1. « Si ma potentielle nomination dérange les racistes tant mieux ! Je serai ravi d’être le caillou dans leur chaussure. » Vous travaillez dans l’audiovisuel en tant que présentateur météo depuis un moment, vous avez d’ailleurs fait vos armes dans plusieurs chaines ? En effet j’ai débuté à la présentation météo sur TV5 Monde, il s’agit du 3ème plus grand réseau national de télévisions qui réalise de très belles audiences notamment en Afrique, étant d’origine Kinoise j’étais d’autant plus fier de cette nomination. Qu’avez vous ressenti, lorsqu’on a parlé de vous, pour remplacer Catherine Laborde à la météo de Tf1? Mon nom a en effet circulé pour la remplacer, mais rien n’a été confirmé par la chaîne à ce jour.Je ne peux donc pas m’épancher sur le sujet. Mais le simple fait que TF1 soit intéressé par mon profil est une fierté. Pensiez vous que votre potentielle nomination, allez faire autant de bruit? Oui car Catherine Laborde est une sorte d’icône de la météo très appréciée du grand public , son départ a suscité beaucoup d’émois, donc je comprends que son remplacement en suscite tout autant. Je prends tout cela avec beaucoup de distance et d’humilité. Catherine Laborde est irremplaçable. Que pensez-vous des tweets racistes, de certains internautes vous concernant, comment arrivez-vous à gérer la situation? Je ne me rends pas sur twitter car sous couvert de l’anonymat beaucoup déversent leurs critiques souvent peu objectives et je ne suis pas maso. De plus je ne suis pas sûr que twitter soit représentatif des tendances générales. J’ai reçu beaucoup plus de messages bienveillants sur facebook notamment que d’insultes. Les propos racistes ne m’atteignent aucunement. Ce qui pourrait me peiner c’est qu’on remette en cause mon professionnalisme, le reste me passe au dessus de la tête. Je suis blindé, mais force est de constater qu’il existe un racisme latent en France et ailleurs, il s’est d’ailleurs également de nouveau manifesté lors de l’élection de Miss France 2017 originaire de Guyane. C’est déplorable. Justement à aucun moment votre travail n’a été remis en question, seul votre couleur de peau à dérangé, certains qui se disent vieille France. En 2017 c’est inconcevable et inadmissible ? J’ai aussi reçu de nombreux messages de soutien venant de personnes de tous bords et toutes origines, donc je ne peux pas vous dire que la couleur de ma peau dérange. On ne peut pas isoler

page 48 | issue #03

quelques commentaires racistes et en faire des généralités. Si ma potentielle nomination dérange les racistes tant mieux ! Je serai ravi d’être le caillou dans leur chaussure. Que fait la chaine pour remédier et stopper cela? Elle cherche des profils le plus varié possible, représentatif de la France2.0. Et vous, que pensez-vous faire? Je ne me sens ni égide ni porte drapeau. Je suis noir effectivement mais en l’occurrence on parle de mon métier et je suis Journaliste/présentateur. Ce que je vais faire c’est travailler le mieux que je peux. Et j’espère faire naître pourquoi pas quelques vocations car je connais l’importance de se sentir représenté pour se projeter. Stévyne N’ZABA.


PEOPLE

HALIMATA FOFANA REALISEE PAR STEVYNE N’ZABA

La sénégalaise Halimata Fofana touche du doigt un problème récurrent, une pratique qui ne cesse de perdurer malgré les années: L’excision. Victime de cet acte barbare qui vise à enlever une partie de la féminité surement pour mieux la dominer, la jeune femme de 35 ans ne s’est pas laissé abattre. Elle a prit le taureau par les cornes et a fait de cette partie sombre de sa vie, une force. Ecrire est devenu son exécutoire, le résultat : « Mariama l’écorchée vive ». Un récit poignant mi fiction, mi autobiographie, d’une innocence volée mais aussi d’une délivrance tardive savourée. “La sexualité féminine fait peur aux hommes, car ils ne maitrisent pas les mécanismes, ils ne la contrôlent pas. Elle est et sera toujours la grande des inconnues! » L’excision malgré de nombreuses initiatives et lois, existe encore aujourd’hui ? Oui malheureusement, cette pratique existe encore en 2017. Où se pratique-t-elle? En Afrique noire, Indonésie, et Egypte. Pourquoi n’arrive t’on pas à l’éradiquer une fois pour toute? Je pense que c’est à cause de l’inaccessibilité à la connaissance pour certains, au savoir donc à l’école et aussi et ça j’en suis certaine, une peur de la sexualité féminine. La sexualité féminine fait elle si peur que ça, elle dérange tant? Oui la sexualité féminine fait peur aux hommes, car ils ne maitrisent pas les mécanismes, ils ne la contrôle pas. La sexualité féminine est et sera toujours la grande des inconnues! A quel âge avez-vous subit cela? C’est à 5 ans que j’ai subit cette atroce pratique. Qu’est ce qui a changé dans votre vie à partir de ce moment là ? Et bien l’innocence de l’enfance a disparu. Tout simplement! En avez vous voulu à votre famille et plus précisément à votre mère qui est également une fem me? Non, on ne vit pas avec la haine dans le cœur. Et les mères répètent un schéma souvent parce qu’elles ne voient pas d’autres perspectives. Elles pensent bien faire. Ecrire c’est une manière pour vous, de vous exprimez, de vous déchargez, de laisser libre cour à vos pensées ? Ecrire me permet de donner à voir et donc à penser. Pensez-vous à une reconstruction vaginale comme l’a fait la star Inna Modja? Je l’ai déjà effectuée. Le plus difficile pour moi étant un travail psychique. Cela peut durer plusieurs années.Vous avez écrit un livre, vous faites des conférences à travers le monde, vous êtes vu à la télé qu’envisagez vous de plus, pour faire changer les choses? Continuer d’écrire et de mettre des mots sur des maux que de nombreuses femmes portent. Malgré tout cela comment voyez-vous l’avenir? Radieux et plein d’espoirs. « Mariama l’écorchée vive » Karthala. www.karthala.com Stévyne N’ZABA.

page 49 | issue #03


FOODIE

CHEF ANTO REALISEE PAR STEVYNE N’ZABA La Chef Anto est une femme déterminée, ambitieuse, qui n’a peur de rien. La jeune gabonaise exerce à domicile ce qui est pour elle, la combinaison parfaite, lui permettant d’allier la cuisine africaine de nos grands-mères, à la modernité de celle des grands chefs. Tout ceci en se renouvelant continuellement. «Je trouve que dans ce secteur, on demande beaucoup plus aux femmes de faire leurs preuves qu’aux hommes et ça c’est dommage». Quel est votre parcours? J’ai obtenu un bac général en Sciences éco à Libreville au Gabon. Après cela je me suis inscrite en lettres moderne à l’Université Omar Bongo, car mon père ne voulait pas entendre parler de cuisine. Heureusement pour moi cette année fut déclarée blanche et après avoir réussi à convaincre mes parents, ces derniers ont finalement accepté de me laisser venir en France pour faire des études d’hôtellerie restauration. Venant d’un cursus général, j’ai dû faire une mise à niveau pour apprendre en 1 an, ce que les autres apprennent en enseignement technique de la 3ème à la terminale. Par la suite j’ai intégré l’Ecole Hôtelière Lesdiguières à Grenoble, où j’ai préparé un BTS option arts culinaires, de la table et du service, comme j’étais passionnée par la restauration évènementielle, je suis venue à Paris pour intégrer ensuite l’Ecole supérieure de Cuisine Française Grégoire Ferrandi, où j’ai préparé un Bachelor restaurateur option Traiteur Organisateur de Réceptions. Après avoir fait de nombreux stages en France, aux USA, dans des établissements de renom et travaillé pendant 7ans, je me suis mise à mon propre compte comme chef à domicile et traiteur. Beaucoup de grands chefs sont

page 50 | issue #03

des hommes, pourquoi peu de femmes acquièrent ce titre? Aujourd’hui on compte plus d’hommes chefs que de femmes, parce que faire carrière dans la cuisine est en pratique plus facile pour un homme que pour une femme. Les conditions de travail sont difficiles, si vous êtes une femme et que souhaitez fonder une famille, on vous fait gentiment comprendre qu’il va falloir changer de métier, parce que vie de famille et grande carrière en cuisine ne sont pas compatible. Beaucoup de femmes passionnées, encore aujourd’hui, abandonnent leur rêve de Chef, parce qu’elles pensent qu’il n’est pas conciliable avec le style de vie auquel elles aspirent. Justement quelles sont les autres difficultés rencontrées par les femmes dans le monde de la cuisine? Un simple constat, regardez les femmes cheffes qui ont une certaines notoriété, la plupart n’ont pas d’enfant, ou ne se sont mises en couple que très tard. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans ce métier et je le répète, si vous êtes une femme, jeune et ambitieuse, on vous demande de tout sacrifier pour la carrière, et de ne vous concentrer que sur ça. Et un beau matin vous vous réveillez, vous avez la carrière mais plus l’âge, ni le temps de devenir mère. Je trouve que dans ce secteur, on demande beaucoup plus aux femmes de faire leurs preuves qu’aux hommes et c’est dommage.


FOODIE Vous êtes originaire du Gabon, quels sont les mets typiques de votre pays ? Les plats du Gabon que j’affectionne particulièrement : Le Sanglier à l’Odika, les Crabes farcis, le poisson salé aux aubergines, le bouillon de Carpe. Quels sont vos plats préférés? Vous allez rigoler, les coquillettes au beurre. C’est la seule chose que je peux manger tous les jours sans me fatiguer. Bizarre non? Comment définiriez-vous votre style culinaire? Ma cuisine est simple mais moderne. J’essaye de ne pas faire trop de chichis. Je pense toujours aux repas de ma mère, mes tantes ou ma grand-mère qui à chaque fois nous faisaient des mets simples mais succulents et efficaces. Par contre j’accorde une attention particulière au visuel, car on mange d’abord avec les yeux. Entre africains nous sommes habitués au volume, à l’assiette chargée. En Europe, pour faire découvrir notre cuisine à une certaine clientèle, je dois utiliser leurs codes, parler le même langage qu’eux, du coup les mets que je propose deviennent plus raffinés en termes de visuel tout en conservant leur identité gustative. Comment fait-on pour se renouveler sans cesse dans sa cuisine, amener de la nouveauté et de l’originalité? Pour se renouveler, il faut approfondir ses connaissances en apprenant les bases auprès de nos mères, grandmères, tantes. Il faut également voyager, regarder ce que font les autres. Et enfin tel un laborantin, il faut tester les plats sous diverses formes jusqu’à obtention de la recette parfaite. Vous êtes très sollicitée de part et d’autres (Rfi, Trace Tv, Afro cooking) à quoi est du votre succès selon vous ?Je pense que cet engouement, est dû au fait que je sois l’une des rares femmes africaines à vivre de cette passion dans un milieu réputé professionnellement macho et presque misogyne. Envisagez vous d’avoir votre propre restaurant, ou êtes vous plus à l’aise en tant que chef à domicile? Tout Chef qui se respecte, rêve secrètement d’avoir un restaurant. Pour l’instant, être Chef à domicile est la meilleure formule pour moi. Cela me permet d’aller à la rencontre d’une clientèle qui à cause de certains a priori, n’osera jamais franchir le pas de porte d’un restaurant africain. Cette formule me permet aussi de vendre avant de produire et donc de mieux gérer mon emploi du temps professionnel, mes charges et ma vie de famille. Quels sont vos projets? Je veux vivre de ma passion et j’aimerai aussi participer à la formation de jeunes africains aux métiers de la restauration. Quelle est la recette que vous allez partager avec nous?

200 g de beurre 200 g de sucre glace 60 g de farine et 20 g de fécule de maïs 80 g de cacahuètes grillées non salées réduites en poudre 1 cuillère à soupe de Beurre de Cacahuètes Etapes : 1 Préchauffez le four à 180 °C (th. 6) 2 Faire fondre le beurre jusqu’à ce qu’il prenne une couleur noisette. Le laisser tiédir. 3 Battre les blancs d’œufs au fouet à main jusqu’à ce qu’ils moussent. Ajouter le sucre glace et bien mélanger. Incorporer la poudre de cacahuètes, la farine de riz, la fécule de maïs et le beurre de cacahuètes. Verser le beurre noisette dans la préparation au travers d’une passoire. Fouetter jusqu’à obtention d’une pâte lisse. 4 Beurrer et fariner des petits moules à financier, les remplir de pâte. 5 Enfourner pour 15 minutes jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Sortir les financiers du four, et les démouler sur une grille. Servir tièdes ou froids.

Les Financiers à la Cacahuètes. Liste ingrédients pour 20 financiers 6 blancs d’œufs

page 51 | issue #03


For the African Elites

issue no.4

THE BUZZ

Beyonce pledging for safe water in Burundi

LEADERS

Ngozi Opara, the lady manufacturing hair for celebrities

FASHION

ZAMASWAZI at South Africa Fashion Week

COSMETICS Urban Decay illuminates your face

DIASPORA Imbolo Mbue, the

9

772519

564007

Cental Africa 2 500 FCFA • West Africa 2 000 FCFA • Southern Africa R 30 • Euro Zone € 3,00 • United Kingdom £ 2,55

www.yayamagazine.com

ISSN 2519-5646

one who ‘beholds her dreams’

Fadumo Dayib

Meeting Future Madam President


10

06 09

CONTENTS 06 09 10 11 12 13 14 15 16 18 19 20 22 24

COVERSTORY Fadumo Dayib, a one-time refugee aiming high THE BUZZ Beyonce partners with Unicef to pledge for clean water in Burundi LEADERS Joel Macharia, 29 years old and founded a financial services company in Abacus LEADERS Ngozi Opara, the lady who manufactures hair for celebrities FASHION RUNWAY Relive ZAMASWAZI brand’s runway at the South African Fashion Week SANTE Croquezla pomme à belles dents avec un bon sourire HEALTH 10 ways to get sugar out of your diet BOOKS 4 classics Zadie Smith books everyone should read COSMETICS The latest beauty trends from Urban Decay for black skin BEAUTY Did you know your skin is a reflection of your eating habits? BEAUTY Oamobu Naturals, the all-natural handmade skin and hair care range HAIR CARE How to use apple cider vinegar for gorgeous healthy hair DIASPORA Imbolo Mbue, the one who “beholds her dream” EVASION Experience and sense nature with a view of Lesotho Kingdom’s mountains

12

15

20


Le Groupe SAPRO a décidé depuis plus d’une dizaine d’années de se diversifier et évoluer dans plusieurs secteurs d’activités tels que : Le pétrole, L’industrie, Les services La régie publicitaire. Historique du Business 55 Immeuble SAPRO Avenue Edith-Bongo Z.I. M’PILA BP: 205 Brazzaville - Congo E-mail : saprosa2000@yahoo.fr

Le Groupe SAPRO s’est d’abord développé dans l’industrie (SAPRO Savons, SAPRO Plastiques) pour ensuite s’orienter vers la construction (ITALGET/GETRAB) et la domaine de la régie publicitaire. Le Groupe SAPRO est également présent depuis une vingtaine d’années dans le domaine pétrolier avec sa filiale SAPRO Oil, basée à Brazzaville, et Congo Oil, société de distribution de produits pétroliers, située à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC) dont le Groupe SAPRO détient 50 % des parts sociales.

régie puBlicitaire : Media international - Panneaux déroulants - Panneaux géants - Panneaux sucettes - Panneaux standards - Panneaux trivisions - Imprimerie numérique et offset - Impression sur tous supports (bâches, papier vinyle, supports microperforés)

Imprimerie

Filiales Siège de l’ARC réalisé par ITALGET.

SOLUPAC : Société de fabrication des Lubrifiants et Produits agricoles chimiques - Lubrifiants pour moteurs - Huiles de transmisson boîtes automatiques - Huiles de freins synthétiques - Huiles industrielles et marines TRANSLO : Société spécialisée dans les Transit, Transport, Consignation, Location d’engins et Déménagement. Congo Color industrie, Congo Oil énergie, Getrab BTP, Italget BTP, Media International, Sapro Boissons industrie, Sapro Plastiques industrie, Sapro Savons industrie, SCI 2000 services, Solupac Industrie, Sopadi, Translo et Ufalu industrie.

projets Futurs Le Groupe SAPRO SA vise un renforcement de sa position dans le domaine de la logistique pétrolière et s’intéresse au raffinage des produits pétroliers pour aboutir à un développement harmonieux et rapide de SAPRO Oil et Congo Oil. Autres projets en voie de finalisation : l’implantation d’une unité industrielle dans le secteur agroalimentaire et d’une industrie dans le domaine du mobilier urbain en Chine, pour bénéficier de la formidable croissance que connaît ce pays.


COVERSTORY

Fadumo Dayib

A onetime refugee aims high

When she graduates from the Kennedy School, Fadumo Dayib plans to run for president of Somalia For Fadumo Dayib, the notion of home is a complicated one. A Mason Fellow in the Mid-Career Master in Public Administration program at the Harvard Kennedy School (HKS), Dayib was born in Kenya, the daughter of uneducated Somali parents. Her father, a truck driver, and her mother, a “nomad,” had left Somalia to start their new life together in neighboring Kenya.

But the history of political and ethnic tensions between the two countries meant she and her family were never accepted by Kenyan society, said Dayib. In 1989, they were arrested and deported amid the spread of civil war in Somalia. “One of my earliest memories of being a second-class citizen, an unwanted person, a displaced person, was when they handed me a small card that said, ‘Go home,’” Dayib recalled. “And that was the boarding pass that I used to get on Somali Airlines to leave Kenya.” Finland offered asylum to Dayib’s family, as it did to thousands of Somali refugees. But she felt that the refugee community was largely marginalized, tolerated but never truly wanted. Still, Dayib built a life there. She got married, had children, and found work as a nurse. Although she didn’t learn to read and write until age 14, she went on to get a master’s degree in health care sciences, and later a master’s in public health. Still, she felt unfulfilled. A deep desire to help those suffering in Somalia gnawed at her. “I have to be there,” she told her husband. So in 2005, she left her family in Finland, taking only her breastfeeding baby along, and joined the United Nations and headed to Puntland, Somalia. “The first night I slept soundly. I felt I was at home. I was on a mattress, but that was the best thing I ever could have ever done in my life,” Dayib said. “And I never looked back.” With the U.N., she worked on maternal health issues and motherto-child HIV transmission prevention, setting up clinics across Somalia. But security concerns prompted the U.N. to evacuate her to Nairobi six months later. More troubling, she said, was the hostility and distrust Dayib felt from Somalis, the very people she was trying to aid. “It was very similar to what the Finns were telling me: ‘Leave this country, you’re taking over our jobs,’” said Dayib. “So I’m like, ‘Where am I going to go?’ I left Finland because I felt unwanted, and page 6 | issue #03


COVERSTORY I thought I can help you, and I really think I can help you.’ So, where do I belong?” Reunited with her family, Dayib went to Fiji and Liberia, where she helped set up HIV prevention offices and trained health care providers for the U.N. over the next several years. Seeing Liberia, which had recently emerged from its own long-term strife, brought Dayib’s thoughts once again to her ancestral land. “Why can’t Somalia be like this? I want to be in an environment like this where you don’t hear gunfire, girls are going to school, women are working, people feel happy,” she said. So in 2013, she began work on a Ph.D. at the University of Helsinki on women’s governmental participation and empowerment in post-conflict societies. After taking a break to attend HKS starting last fall, Dayib has high goals. She is preparing to run for president of Somalia in 2016. She is quite clear about the difficulties she faces, particularly as a woman. “Of course, I think about the instability, I think about the insecurity, I think about the challenges that lie ahead, but I think these challenges face women wherever they are,” she said. “But the ultimate challenge really is: How far am I willing to go with my convictions?” “It almost belittles what she’s trying to do to say she’s attempting to make history,” said Steve Jarding, a lecturer in public policy at HKS who teaches campaign management and political strategy. “It’s a bit more than that. I think it’s a profile in courage” for Dayib to seek office in a place where there are such “huge personal risks involved.” But with her “charisma,” “drive” and “remarkable” sense of public service, Jarding said Dayib has the power to unite the Somali diaspora and perhaps stir real change regardless of the election outcome. “I think in so many ways, Somalia and the world are already better.” “Coming here was really to see how far I could push the envelope. I’ve always wanted to see how far I could go even when people tell me it’s impossible to do,” said Dayib. “My mother always told me, ‘You hold all the possibilities in your palms.’ And it’s true.” Written by Christina Pazzanese, Harvard Staff Writer

page 7 | issue #03


COSMETICS

URBAN DECAY

FIREBALL NAKED ILLUMINATED

SHIMMERING POWDER

Urban Decay Fireball Naked Illuminated Shimmering Powder ($32.00 for 0.20 oz.) is a medium, peachy orange with warm, reddish undertones and a fine, pink and gold sparkle. It had sheer color payoff in a single layer, which was buildable to medium coverage with three layers. The formula is supposed to be a “smooth, silky powder” that adds “an instant peachy-pink glow” with “light-reflecting particles.” It’s a thin, dusty powder that has a very firm, dry texture to it, though the powder itself did not appear dry applied to the skin. I did, however, find that it did not blend out as easily as I expected as it seemed to absorb the natural oils on my face and adhere very strongly wherever it was initially applied. There were noticeable sparkles in the highlighter, so I would not recommend it for someone who did not like their sparkle or glitter. It wore well for six and a half hours on me before fading. page 16 | issue #03


COSMETICS

page 17 | issue #03


THE BUZZ

Beyoncé Partners With Unicef to Bring Safe Water to Burundi

N

ew Orleans — Global entertainer and humanitarian Beyoncé has teamed up with UNICEF through her BeyGOOD philanthropic arm to announce the launch of BEYGOOD4BURUNDI, a multi-year partnership to provide safe water to the most vulnerable children in Burundi. The partnership will support programmes to improve water, sanitation and basic hygiene practices in the hardest-to-reach areas of the landlocked East African nation. The water crisis in Burundi is a crisis for children. When children have to rely on unsafe water, they become weak, malnourished and susceptible to waterborne diseases, which are among the leading causes of death in children under five. The lack of water also forces children to miss out on school to walk for miles in search of wells. The burden of fetching water falls disproportionately on girls, who risk attacks along their journeys.

“Access to water is a fundamental right. When you give children clean and safe water, you don’t just give them life, you give them health, and education, and a brighter future. I am committed to helping drive lasting solutions to the water crisis in Burundi,” said Beyoncé. “Addressing the global water crisis is one of the defining challenges of our time, and the children of Burundi are among the most vulnerable,” said Caryl M. Stern, President and CEO of UNICEF USA. “This unique partnership combines UNICEF’s decades of expertise in providing clean water to children in Burundi and around the world with the power and influence of the entertainment world to bring about social change. We are grateful to Beyoncé and BeyGOOD for joining forces with UNICEF, to highlight this critical issue to new audiences.”

page 9 | issue #03


HAIR CARE

How to use apple cider vinegar for gorgeous healthy hair

sing apple cider vinegar (ACV) for your hair is about as educes itchy scalp and dandruff (especially as a result of simple as you can get. Really! If your hair is as dull and Rdry, winter air). U dreary as the gray winter skies, this apple cider vinegar hair revents split ends. That’s why it’s great to treat your hair rinse may be just the super shine treatment you need. with ACV when you’re getting close to your next hair cut P As a conscious consumer, you’re probably an old pro at and are beginning to have split ends. eating a clean diet filled with (delicious!) unprocessed and etangles the hair. As it smooths out the cuticles, it organic foods. Unfortunately, choosing chemical-free beauty products isn’t quite as easy, as a lack of federal regulation Ddetangles the hair and can be a good alternative to hair makes finding clean beauty products a challenge. But here’s conditioner. the deal: just as simpler food is often better for you, the same ncourages hair growth. It treats clogged hair follicles is also true of your beauty regimen. and stimulates better circulation on the head which may E stimulate hair growth or stop hair loss. Why Use Apple Cider Vinegar for Hair? ACV has long been the ideal home remedy for everything acked with nutrients. ACV contains nutrients beneficial to from DIY facial toner to treating seasonal allergies. Research the hair including B vitamins, vitamin C, and potassium. P has shown that ACV has a number of proven health benefits including disinfectant qualities as well as cardiovascular t’s anti-inflammatory which can prevent scalp-related benefits, anti-tumor benefits, and blood glucose control. In terms of beauty remedies, like adding vibrancy to your hair Iconditions like dandruff or other conditions that cause dry flaky scalp. and skin, ACV has also been shown to be beneficial–although little formal research has been done. But that doesn’t mean you can’t see results. Here’s why apple cider vinegar may just be your new hair bestie: The hair is composed of follicles and shafts. The follicles are located below the skin’s surface and the hair shaft grows above the skin’s surface. Glands below the skin’s surface secrete oils that keep the hair shiny and healthy. On a microscopic level, the hair is composed of overlapping scales. When the hair is healthy, the scales lay flat creating hair that’s shiny and smooth. This can be disrupted when the scales of the hair become less healthy and no longer lay flat on the head. ACV can help keep the microscopic scales of the hair, healthy.

alances the hair’s pH. Certain hair products disrupt the hair’s pH. ACV can bring the hair’s pH back to optimal B levels because it naturally has the same pH as healthy hair. ejuvenates the hair with its cleansing and clarifying properties. ACV removes clumpy residue from hair R product build up. shine to the hair. ACV closes the hair cuticle, which helps it to reflect light and makes hair shiny. Adds frizz. Again, when the scales of the hair don’t lay flat, the hair begins to dry out and become frizzy. Reduces

page 20 | issue #03


BEAUTY

Your Skin Is a Reflection of Your Eating Habits

N

o matter how many skin care products you apply to the outside of your skin, if you aren’t eating healthy food to nourish your skin from within, your skin will look dull, unhealthy and undernourished. If you are loading up on sugary drinks, junk food and processed snacks, you are very likely to have acne prone, dull looking skin. Remember the famous quote, “You are what you eat”? Whoever said that wasn’t kidding. Eating these top 10 fruits for glowing skin everyday will make your skin healthier and more radiant.

papaya, fresh and cheap! Eat papaya regularly. You can also mash it and apply to skin for a youthful bright glow. Papaya contains a large amount of Vitamin A/ Beta Carotene and an important enzyme, Papain. Papain is not only an important digestive aid that breaks down inactive proteins, it also a powerful antioxidant. It counters free radical damage on skin and also helps heal damaged skin by speeding up cell regeneration.

1. Avocados

A

vocados are a highly nutritious fruit, hyped in the health world as a superfood and often used to make vegan mayonnaise. Not only do they taste great, but they also offer amazing benefits for skin when consumed, as well as when applied topically. Avocados contain biotin, also known as vitamin B7. Biotin promotes cell regeneration and growth, resulting in faster growing hair and nails. Avocados also contain Vitamin E, known as “the Protector of Skin”. The fatty acids in this naturally fatty fruit help to provide skin with essential lubrications, which promotes youthful, glowing skin.

3. Pineapple

E

ver heard of bromelain, the anti-inflammatory enzyme, which is used widely for its numerous health benefits? Well, pineapple contains an large content of natural bromelain. This enzyme has special benefits for skin as a gentle exfoliant. Use pineapple juice or pulp topically to help clear off dead skin and reveal beautiful, glowing skin. Pineapple also contains antioxidants that neutralize free-radical damage. Pineapple hydrates and softens skin from the inside out and lightens blemishes, resulting in clearer-looking skin.

2. Papaya

P

apaya extracts are widely used in the skin care industry in the form of facial peels, soaps, cleansers, and lotions. But why go after chemical treatments when you can enjoy the goodness of

page 18 | issue #03


Oamobu Naturals

BEAUTY

the all-natural handmade skin and hair care range

O

amobu Naturals is an all-natural handmade skin and hair care product range created by a trio of South African entrepreneurs, Getty, Mark and Mel. “We believe that the products used on our skin and hair should always be pure, simple, and effective” they stated. At Oamobu, the founders pride themselves in their efforts to design, formulate and produce products that do not (and will never) contain synthetic chemicals, mineral oils, or artificial fragrances and colourants.

“Oa mobu” is a Sepedi phrase which translates to “of the soil”. As a company, “Oamobu” perfectly encapsulates the founder’s identity and inspiration. Oamobu was born from a collective frustration of not being able to easily find allnatural high quality reputable ingredients and products that are non-chemically enhanced.

“Our flagship product is our range of unrefined shea body and hair butters that are whipped with carrier and essential oils for your convenience. To supplement the use of our shea butter based The company’s mission is to products, we also offer African provide nourishing products black soap. All our imported from ingredients in their most ingredients are sourced from natural form, that are always Fairtrade certified producers.” of exceptional quality and Shop online at https://oamobu. competitive in price. co.za/

page 19 | issue #03


YAYA MAGAZINE (English/Francais - No.4)  

Achetez la version PDF du magazine via Paypal / Buy the full PDF version via Paypal : http://bit.ly/2kh06FF • The YAYA MAGAZINE issue takes...

YAYA MAGAZINE (English/Francais - No.4)  

Achetez la version PDF du magazine via Paypal / Buy the full PDF version via Paypal : http://bit.ly/2kh06FF • The YAYA MAGAZINE issue takes...

Advertisement