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LE COLLEGE S’IMPLIQUE DANS L’ENVIRONNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE

N° 34 Mai 2009 0,5 Euro

Journal du collège « Val de Charente » Papi'Ruf Journal du collège Val de Charente Ruffec Responsable de la publication Mme. P. Marque

TEXTES LIBRES :

Composition Alain Coulombel

Julie et ses baskets

Délivrance du château P. 2 P. 2

La baleine d’or

Comité de rédaction

P. 3

Les trois petits cochons de l’espace

Valérie Blandin Aurélie Chasseloup Florence Couty Béatrice Dedieu Laurent Delafoulhouze Françoise Demont Sophie Fouchaq Caroline Raoul

P. 3 et 4 RENCONTRES :

Deux élus rencontrent les sixièmes P. 5 et 6

Marie-Amélie Le Fur P. 10 et 11

ISSN 1248-1246

Luc Chambon

Imprimé par ZEROPHOT’ Angoulême Mis en page sur compatible PC et Publisher 07 du F.S.E. Collège Val de Charente R. Villebois-Mareuil B.P. 36 16700 RUFFEC

P. 12 CONCOURS :

Biodiversité P. 6

Bande dessinée

Marie-Amélie Le Fur rencontre avec la double médaillée d’argent à Pékin Pages 10 et 11

P. 9 VISITES :

Blanchisserie de Girac P. 9

Oradour P. 12


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La délivrance du château Le vaillant Sire Jean-Claude était en route pour le château de sa belle, Dame Viviane, quand soudain il aperçut, au loin, une colonne de fumée qui s’élevait à l’emplacement du fort. Il mit son fidèle destrier au galop pour rejoindre la demeure de Viviane au plus vite. Quand il arriva sur les lieux, il vit deux horribles monstres hideux. La belle damoiselle le pria du haut de la tour de pourfendre ces bêtes difformes qui assiégeaient le château depuis dix huit jours et dix huit nuits. Jean-Claude, hardi et téméraire, réajusta son heaume vermeil, son écu azur, tira son épée aux joyaux flamboyants et chargea les deux dragons. Quand la première bête aperçoit le preux chevalier, elle pousse un cri strident, Jean-Claude ne se décourage pas et frappe de la taille la bête au collier. Le monstre s’affale à terre mais n’est pas mort pour autant. Il crache un jet de flammes ardentes. D’un bond Jean-Claude attaque et lui tranche les pattes. Puis il saute et coupe du tranchant de la lame la tête du dragon difforme. Le monstre mort brûle aussitôt dans de noires flammes. Le combat n’est pas terminé. La seconde bête, alertée par le cri de la première, se jette sur le chevalier, mais il bondit et frappe d’estoc avec son arme qui s’enfonce dans son ventre. Le monstre rugit de douleur et tomba lourdement au sol, en manquant d’écraser Jean-Claude. Dame Viviane qui avait tout vu du duel fit abaisser le pont-levis et ouvrir les portes. Elle accourut et accueillit le chevalier. Le soir, ils dînèrent et Viviane, après le magnifique repas, offrit son amour

au chevalier en récompense de la mort des deux bêtes. Jean-Claude accepta son offre et lui répondit qu’il la servirait jusqu’à la fin des ses jours. Jules Nicot Dessin Quentin Boireau

Julie et ses baskets Il était une fois une petite fille banale, s’appelant Julie, elle portait des baskets Nike et des habits Adidas, elle achetait chaque jour son pain à la boulangerie de la ville. Un jour, la mère de Julie lui demanda, comme chaque jour, d’aller chercher deux baguettes de pain chez la boulangère. La petite fille y alla tranquillement sans savoir qu’un alien la surveillait de près. Cet alien venait de la planète Glork. Il était grand et de couleur foncée. Mais il pouvait prendre l’apparence de n’importe quel humain. L’extraterrestre pouvait se télétransporter et arriva donc à la boulangerie avant Julie. Il dévora la boulangère puis prit sa forme et son uniforme. Cependant il ne pouvait pas cacher ses tentacules, ses grandes oreilles et sa grande gueule baveuse. Julie s’étonna : « Que vous avez de grandes tentacules ! » La fausse boulangère répondit : « C’est pour mieux te servir mon enfant. »

La petite fille remarqua ses oreilles : « Que vous avez de grandes oreilles. » L’alien répondit : « C’est pour mieux t’entendre mon enfant. » Julie murmura : « Que vous avez une grande bouche. » L’alien s’écria : « C’est pour mieux te manger mon enfant ! » et d’une seule bouchée, il avala la petite fille. Quand la mère de Julie, inquiète du retard de sa fille, entra dans la boulangerie, elle ne trouva que la paire de baskets de Julie. Nicolas Blasac


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La baleine d’or Un navigateur, dont les parents étaient morts, vivait avec sa grande sœur dans une modeste maison. Ce navigateur était capitaine d’un pétrolier. Un jour le navigateur qui transportait du pétrole vit une baleine en or ! Au début il n’en croyait pas ses yeux, mais le baleine s’approcha en lui disant d’une voix humaine : « Capitaine, pourriez-vous enlever ce harpon de tueur de baleine et en échange je pourrai exaucer un de vos vœux les plus chers. » La beine partit et le capitaine rentra chez lui. Là, il raconta toute son aventure à sa grande sœur, qui cria « Corne de mulot, mille mazoute ! Pourquoi n ‘as-tu pas fait exaucer un vœu comme avoir un chèque de cent mille Euros ! Dès demain, tu retourneras voir la baleine. » Dès que le capitaine repartit, il appela la baleine d’or : « Baleine je t’en supplie, ma grande sœur m’a grondé, elle veut un chèque de cent mille euros ». La baleine d’or répondit : « Oui dès que tu rentreras, tu verras ta sœur avec un grand chèque de cent mille euros dans les mains. » Le capitaine retourna chez lui et vit sa grande sœur avec un gros chèque

Les trois petits cochons de l’espace C’était en l’an 2000 et des poussières, trois petits cochons inventeurs essayaient de fabriquer une machine de télétransportation. Ils avaient déjà inventé le ballon carré qui ne roule pas sur les pentes et le vélo à roues carrées pour monter les escaliers. Mais là, ils s’attaquaient à une chose dangereuse. Quand ils eurent fini, ils prirent un rat, le mirent dans la

à la main. La méchante femme lui dit : « Tu aurais pu demander plus, comme un gisement de pétrole ! » Le lendemain le capitaine appela et supplia la baleine : « Je t’en prie baleine d’or, exauce le vœu de ma sœur. » La baleine arriva et dit « Oui, repars vers chez toi et tu verras un grand gisement de pétrole. » Le capitaine revint chez lui. Il vit un gisement de pétrole ; sa sœur lui cria : « Va encore supplier la baleine, maintenant je veux devenir reine du pétrole ! » Le lendemain matin, le capitaine repartit mais aussitôt une tempête se déclencha. Alors il supplia encore de toutes ses forces : « Je t’en prie, fais de ma sœur la reine du pétrole, je t’en prie ! » La baleine d’or réfléchit et de colère dit : « Oui, mais c’est

la dernière fois ! » Le capitaine revint à la maison, vit des milliers de gisements de pétrole. Sa sœur alla le chercher et lui dit d’une voix méchante : « Maintenant va dire à la baleine de me faire devenir dirigeante suprême de toutes les ressources de la planète. » Le capitaine retourna voir la baleine et la supplia, mais elle ne voulut point exaucer ce vœu et déclencha une marée noire qui dévasta leur maison et les gisements de pétrole de la sœur du capitaine. Depuis ce jour, le capitaine a quitté son navire, pour devenir protecteur des baleines et sa sœur est devenue membre d’une association écologiste.

machine et transportèrent le rat dans sa cage. - « Ca marche ! dit le premier cochon. - Ca marche ? dit le deuxième, je croyais que ça fonctionnait. - Allons montrer notre science aux habitants de la ville ! s’exclama le troisième petit cochon. - Non ! dirent en chœur les deux autres petits cochons, nous voulons l’essayer. - Très bien, en route pour l’espace. » Ils se retrouvèrent sur une planète et installèrent leur territoire dans

une petite clairière. Ils construisirent trois cabanes : l’une en herbe de météorite, l’autre en bois d’astéroïde et la dernière en pierres d’étoiles. Lorsque, embarqués dans leurs soucoupes tournantes (sorte d’hélicoptères de l’espace),

Frédéric BERTRAND

Soucoupe volante de Vénusien A suivre page 4


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P API ’ R UF Les latinistes de cinquième sur le terrain Le 25 septembre 2009, les latinistes de cinquième ont pris la direction du Limousin. Ils ont visité la belle ville de Rochechouart et les thermes Gallo-romains de Chassenon. Première étape : Rochechouart Nous commençons notre visite par le musée de Rochechouart. Il décrit le conditions de l’impact de la météorite qui s’est écrasée il y a 200 millions d’années. Puis c’est la découverte des roches métamorphiques et l’étude de l’impact. Une vidéo pédagogique termine la visite. Nous poursuivons par une étude des pierres utilisées en ville pour les cons-

aussi un théâtre, un grand temple et des citernes. Un circuit de salles et de bassins de différentes températures : très chaud (tepidarium), chaud (caldarium) et froid (frigidarium) formaient un parcours thermal qui permettait de se soigner et de se détendre.

Cette falaise, seul reste de l’impact Chauffage des eaux par hypocauste (chauffage sous-terrain) Nous avons terminé notre visite par une expédition dans les fameux égouts romains.

Des roches métamorphiques ont été utilisées pour la construction

Observation des roches utilisées pour la construction Seconde étape : Chassenon

Ce crash de météorite est le plus important en France. Il a complètement volatilisé la météorite qui s’est mêlée aux roches du milieu. Il ne reste plus, actuellement, qu’une falaise.

Notre visite commence par les ruines des thermes Galloromains de Cassinomagus. Cet emplacement religieux possède non seulement des thermes mais

Les égouts des thermes

une troupe de Vénusiens apparut. Avec un rayon laser, ils désintégrèrent la cabane en herbe puis ils écrasèrent la maison en bois grâce à une météorite. Les deux petits cochons se réfugièrent chez leur

frère : les pierres d’étoiles étaient incassables. Pendant que les Vénusiens essayaient de détruire la cabane en pierres, les trois petits cochons construisirent une machine de télétransportation. Grâce à

cette machine, les trois petits cochons revinrent sur Terre et racontèrent leurs aventures aux habitants de la ville puis ils décidèrent de prendre leur retraite.

Alexis BLANDIN Razvan BURCEA Benjamin RESTOUX

De temps en temps, on voit ces trois petits cochons jouer avec la grande ourse, celui qui les verra pourra se faire cuire un gros gigot. Clément Ardouin


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LES SIXIEMES RENCONTRENT DES ELUS Le collège Val de Charente s’engage dans l’Education à l’Environnement et au Développement Durable Pour cette année scolaire 20082009, les deux classes de sixième sont impliquées dans un projet qui porte le titre « Notre collège - Notre planète. Les différentes actions menées seront régulièrement publiées dans Papi’Ruf. Première action : rencontre avec deux élus du Conseil municipal de Ruffec.

Le vendredi 13 mars 2009, les élèves de 6ème A et de 6ème B ont rencontré deux membres du Conseil municipal de Ruffec. Monsieur Jean-Marie Villessot, chargé de l’environnement et Monsieur Christian Lépine, chargé de l’urbanisme, sont tous deux adjoints au Maire de Ruffec. Ils ont d'abord rappelé les différents niveaux de prise de décision pour bien comprendre que les décisions concernant Ruffec ne sont pas prises que par la commune. On part ainsi de l'Union Européenne dont les directives indiquent les grandes lignes à suivre par tous les Etats membres (il y en a aujourd'hui 27 ! ). Puis ils ont rappelé la place de l'Etat avec les lois applicables à la totalité de la France. Ensuite, certaines fonctions sont en partie délocalisées (comme l’environnement) et la responsabilité en revient notamment à la Région et au département (pour nous, le PoitouCharentes et la Charente). Enfin, d'autres secteurs (comme l’urbanisme) se trouvent sous la responsabilité plus particulière de la commune, et donc du Conseil municipal. Monsieur Villessot a évoqué des actions concernant le cadre de vie et l’environnement, qui touchent tous les secteurs. Que faire dans la ville ? Réussir à

améliorer le cadre de vie demande la participation de chacun de nous. Il faut donc faire participer les citoyens et les responsabiliser. Par exemple pour la collecte des sacs jaunes : il faut convaincre les citoyens de sortir les poches jaunes au moment du ramassage et non plusieurs jours avant ce qui laisse le temps aux chiens de les éventrer et donc de salir la ville. Autre exemple : motiver les propriétaires de chiens pour qu’ils ramassent les déchets de leurs animaux. Tout cela entraîne des

dans certains ronds-points de la ville. Améliorer le cadre de vie par le fleurissement de la ville est également un objectif de la municipalité auquel chaque citoyen peut adhérer. Les élus souhaitent aussi rendre la ville plus conviviale en rendant accessible à tous, par différents aménagements, certains lieux comme le cinéma, les commerces, les établissements scolaires, les bords de Charente…. Rendre la ville plus conviviale passe aussi par le développement du respect de chacun. Il

Jean-Marie Villessot chargé de l’environnement et Christian Lépine chargé de l’urbanisme frais de fonctionnement supplémentaires pour la commune, qui pourraient se répercuter sur les impôts des citoyens. Il faut aussi associer la population aux décisions. Ainsi, sur proposition du premier Conseil municipal des jeunes, la ville avait choisi un slogan : « RUFFEC IMPEC » ; elle a maintenant adopté la rose comme logo. La rose que l’on retrouve au parking des Ambassadeurs et

faut donc encourager en plus de la citoyenneté, la civilité. Par exemple, en évitant la tonte des pelouses à n'importe quelle heure. Un arrêté préfectoral réglemente d'ailleurs les horaires auxquels l'utilisation de la tondeuse est autorisée. Enfin, la municipalité travaille également avec divers partenaires locaux ou nationaux comme lors de l’opération « Nettoyons la Nature ». Celle-ci


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a lieu chaque année en Septembre ; peut-être pourrions-nous y participer cette année... La municipalité doit aussi gérer notre environnement dans le cadre du développement durable. C’est ainsi qu’il existe un projet de chaufferie centrale au bois, implantée sur un terrain proche du LEP Louise Michel. Ce projet à l’étude depuis quatre ans prévoit de chauffer le LEP, le collège, la piscine, le gymnase, l’hôpital, le tribunal, les écoles… De la même façon, une campagne de remplacement des ampoules par des ampoules à faible consommation d'énergie est en cours de réalisation. Les ampoules des lampadaires sont progressivement remplacées dans l’éclairage public. Celui-ci est maintenant commandé par une cellule qui mesure l’intensité lumineuse en fonction du temps qu’il fait. Ceci permet des économies de consommation électrique et permet donc indirectement d'avoir un effet moindre sur l'environnement. Une autre réalisation d'importance est la construction d’une nouvelle station de traitement des eaux usées qui va commencer cette année pour être inaugurée en 2011. L’ancienne station est devenue obsolète, elle rejette dans le Lien des produits néfastes. La nouvelle station utilisera la technique des membranes, technique innovante en Poitou-Charentes. Elle sera de plus, équipée d’un parcours pédagogique. Ce chantier est en même temps l'illustration des difficultés pour mettre en œuvre de tels projets : M. Lépine

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a en effet précisé qu'entre l'idée du projet, les différentes études de faisabilité, les recherches de financement, etc... et le début des travaux, il se sera écoulé 10 ans ! Dans le cadre du respect du patri-

va dans le sens de l'agenda 21, ne peut se faire que s'il respecte les impératifs définis dans le P.O.S. (Plan d'Occupation des Sols). Celui-ci est un document qui précise entre autres les zones constructi-

Les élus exposent le projet de Plan Local d’Urbanisme (PLU) moine naturel, le syndicat du Val de Péruse prévoit d’aménager la rivière en la nettoyant, en la recreusant et en consolidant ses berges en plantant des arbres. L’aménagement a déjà commencé sur Sausé-Vaussé et Londigny. L’origine des décisions actuelles vient des décisions du sommet de la Terre de Rio de Janeiro qui s’est déroulé du 3 au 14 juin 1992 au Brésil. A ce sommet a été proposée l’idée de l’Agenda 21. Il s'agissait de s'imposer alors des objectifs communs en matière de développement durable pour le XXIème siècle. Cependant, tout nouvel aménagement dans la commune, même s'il

bles et les zones non constructibles de Ruffec. M. Lépine nous a montré un exemplaire du P.O.S., mais nous a expliqué qu'il est devenu obsolète ; il sera prochainement remplacé par un P.L.U. (Plan local d’urbanisme). Le nouveau schéma de référence est étudié par un cabinet spécialisé qui prévoit comment Ruffec va évoluer. IL y a trois ans de travail. Le P.L.U. sera voté par le Conseil municipal après concertation et enquête publique. Lara Demont et Lou Orkwiszenski ont tenu le secrétariat de ce travail collectif des 6éme A. Les quatre gagnants du concours « biodiversité »

à gauche, de 6ème A : Amine Benmoulai premier, Guillaume Vergez second. à droite, de 6ème B : Frédéric Bertrand premier, François Fétis second


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L’HOMME ET LA BIODIVERSITE Seconde action dans le cadre du projet « Notre collège - Notre planète », une étude de l’exposition de photographies concernant la biodiversité « Tout est vivant, tout est lié » de Yann-Arthus Betrand. A cette occasion un concours était organisé, des questions posées sur les photographies. Les deux premiers du concours dans les deux classes de sixièmes ont été récompensés. (Voir page 6) LA VIE : La vie est partout, on trouve des traces de vie jusqu'à 4000 mètres de profondeur dans les océans. La vie se transforme sans cesse. Les chimpanzés sont nos proches cousins parce que nous avons un ancêtre commun et que nous avons 98% de nos gènes identiques aux leurs. La vie a une histoire, elle est apparue il y a 3,8 milliards d'années. En comparant l'histoire de la vie à une semaine, les plantes sont apparues le dimanche à 4 h 10, les reptiles à 8 h 31 et l'Homme moderne toujours le dimanche à minuit moins 32 secondes. La vie a une géographie. L'Homme serait né en Afrique il y a 6 millions d'années. Le plus grand nombre d'espèces différentes se trouve dans les forêts tropicales humides parce que la nourriture et l'énergie y sont plus abondantes et qu'il y fait chaud et humide.

La vie a une histoire orchidées, les cactus. C'est ainsi que les caméléons sont aussi en voie de disparition. Un quart des espèces de mammifères est menacé. Le tigre du Bengal est une espèce difficile à préserver car son espace de vie est vaste et qu'il faut des milliers de tigres pour assurer la survie de l'espèce. L'ours des Pyrénées n'est plus chassé depuis 1957. Eteindre les lumières protège les ours polaires car les gaz à effet de serre réchauffent la planète et la banquise où chasse l'ours fond. La température moyenne du globe pourrait augmenter de 1,8 à 4°C avant 2100. La disparition des faucons et des renards dans les campagnes a eu pour conséquence l'augmentation du nombre de rongeurs qui dévastent les cultures. Certaines espèces ont fait de grands voyages. L'Homme est responsable de la disparition de la moi-

LES ESPECES : Le nombre d'espèces sur Terre n'est pas connu. En France on dénombre par exemple près de 34 600 espèces d'insectes. Nous sommes tous semblables mais tous différents et chacun reconnaît les siens : les parents manchots reconnaissent leurs petits grâce à leur cri. Chez les végétaux, le pistil femelle reconnaît le pollen de son espèce. Le commerce illégal menace certaines espèces comme les tortues pour leurs écailles, le perroquet, les

Le sol est vivant

tié des espèces d'oiseaux en Nouvelle Zélande parce qu'il y a importé les rats. Des espèces de plantes ont traversé l'Atlantique. La tomate, le maïs et la pomme de terre ont été rapportés d'Amérique du Sud. Toutes les espèces sont utiles. Il est important de conserver une grande diversité d'espèces d'animaux pour faire des croisements ou trouver des variétés résistantes aux maladies.

LA NATURE : Le pillage de la Nature s'organise. Les quantités de poissons pêchées augmentent depuis quelques années parce que les équipements deviennent de plus en plus efficaces et que les hommes sont de plus en plus nombreux. En Amazonie, l'équivalent d'un terrain de football disparaît chaque minute. La Nature nous alimente. Les trois plantes principales qui nourrissent les hommes sont le blé, le riz, le maïs. Le sol est vivant. L'humus provient de la décomposition des végétaux, il apporte des éléments nutritifs aux plantes. Certaines plantes produisent des substances utiles à l'Homme comme la Reine des prés et le Saule blanc qui sont à l'origine de l'aspirine. Les algues fournissent 70% de l'oxygène que nous respirons. Les coraux sont indispensables à l’Homme, 90 % des espèces marines en dépendent, l'Homme se nourrit de ses poissons. L'Australie possède la plus grande barrière de corail. La pollution, la surpêche, le tourisme, le réchauffement climatique expliquent la destruction des récifs coralliens. L'Homme dispose de 0,3 % de l'eau douce. L'augmentation de la population humaine risque d'entraîner un manque d'eau en 2050.


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NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT Dans le cadre de l’éducation à l’environnement et au développement durable, les élèves de sixième ont assisté à la projection du fil « Nos enfants nous accuseront ». A l’issue de cette projection, un agriculteur traditionnel et deux agriculteurs bios sont venus débattre avec les élèves. Les élèves de 6ème A livrent leurs impressions. Le film se déroule à Barjac, commune du Gard, où le maire a obligé les cantines des deux écoles, publiques et privées, à préparer des repas « bio » pour les élèves. Le film raconte que 40 % des cancers constatés dans la commune sont provoqués par les produits chimiques dont les pesticides employés par les agriculteurs. Il explique que pour qu’un agriculteur qui le souhaite puisse se reconvertir dans les cultures bio, il faut qu’il cultive au moins trois ans sans pesticides. Le film était intéressant. J’ai découvert que l’utilisation de produits chimiques en agriculture pouvait avoir de graves conséquences et notamment provoquer des cancers. J’ai appris que le sol devient

solide et cassant sous l’action des produits chimiques alors que lorsqu’il est cultivé bio, il est souple, plein de nourriture pour les êtres vivants et qu’il contient beaucoup de vers de terre. J’ai aimé l’alternance de passages drôles avec des passages très tristes comme celui qui concerne le cancer de la petite fille. Ce film était plutôt un reportage. La musique évoquait trop de tristesse et faisait parfois peur. J’ai retenu que les élèves, les parents, les professeurs, le personnel se soutiennent pour manger bio. J’ai beaucoup aimé les séquences où apparaissent des aliments avec les produits dangereux qu’ils contiennent. Le film était un peu trop long. J’ai trouvé que le titre du film était particulièrement bien choisi. J’ai bien aimé l’intervention des agriculteurs à la fin du film. Il est dur d’être agriculteur car beaucoup sont atteints par des maladies causées par les produits qu’ils utilisent pour les traitements des cultures. Les agriculteurs bio sont des hommes courageux car pour produire du bio il faut travailler beaucoup et savoir être patient.

SEMAINE DU DEVELOPPEMENT DURABLE Du 1er au 7 avril 2009 a eu lieu la 7ème édition de la « semaine du développement durable ». A l’occasion de cet événement, d’anciens élèves du collège actuellement en BTS, ont organisé dans le cadre de leur formation un concours de dessin sur ce thème. Le concours était ouvert à tous les élèves de sixième de Ruffec. Le vendredi 10 avril, les participants au concours ont été conviés à la remise des prix en présence de Monsieur Charbonneau, Maire de Ruffec. De nombreux lots ont récompensé les meilleures œuvres : des billets d’entrée pour la vallée des singes, le zoo de la Palmyre, des activités avec l’araignée… Un goûter a été offert à tous les lauréats. Il convient de féliciter nos élèves de sixième et tout particulièrement Mathieu Giraud, Adeline Violet, Pauline Picaud, Lara Demont,

Lou Orkwiszenski, François Fétis, Kelly Escalona, Clothilde Gauchon, Frédéric Bertrand, Léa Métier, Coraline Provost. Bravo à tous. Florence COUTY


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DES COQUILLES DANS LES BULLES !?! A l’occasion du festival de la BD d’Angoulême, le CDI a décidé de mettre à l’honneur la BD avec un concours et une exposition. L’objectif était de faire découvrir à tous l’histoire de la BD, son vocabulaire ainsi que ses différents genres. Le concours consistait à répondre à des petits questionnaires sur des BD du CDI pour gagner une BD. Voici quelques titres : Troll de Troy, Le voyage de Chihiro, Astérix, Le collège invisible, Il fera beau demain, Iznogoud, Fullmetal Alchemist… La première semaine, le questionnaire portait sur le vocabulaire de la BD et les gagnants sont : Léo Mercier pour le niveau 6ème – 5ème Jordan Berthet pour le niveau 4ème – 3ème La deuxième semaine, les questions incitaient un peu plus à la lecture des bd sélectionnées. En effet, il fallait répondre à des questions portant sur les évènements se déroulant dans les différentes BD. Les gagnants sont : Floriane Schurr pour le niveau 6ème – 5ème Fabien Herpin pour le niveau 4ème – 3ème La dernière semaine, il fallait quelques facultés d’observation

Quelques exemples d’erreurs à rechercher dans les BD proposées : Dans la bulle ci-dessus, il manque un mot, quel est-il ? Dans Astérix et les Normands, Goudurix change d’aspect entre la couverture et les planches de l’album, rechercher au moins deux erreurs. pour retrouver les différentes erreurs commises par les auteurs et les illustrateurs dans les albums. Les gagnants sont : Maïky Bertrand pour le niveau 6ème – 5ème Marion Picaud pour le niveau 4ème – 3ème Tous les gagnants ont reçu la BD de leur choix.

Les plus assidus, les élèves ayant participé aux 3 semaines du concours, ont également été récompensés avec un prix de consolation : Samuel Durand - Pauline Picaud Adeline violet - Océane Bonnet Alexis Gallard C.R.

VISITE DE LA BLANCHISSERIE DE GIRAC Mardi 8 avril 2009, les élèves de 3ème SEGPA de l’atelier cuisine sont allés à l'hôpital de Girac pour visiter la blanchisserie. Cet établissement assure l'entretien du linge de nombreuses structures (hôpital de Girac, hôpital de Ruffec, maisons de retraite...). Six à sept tonnes de linge sont lavées chaque jour. Nous avons dû mettre une tenue (blouse, gants, sur-chaussures) pour

nous protéger des microbes lors de la visite des salles de tri et de lavage du linge sale. Nous avons de nouveau changé de tenue pour traverser les zones de séchage, pliage du linge propre ainsi que la zone de préparation des expéditions. Le métier est dur car il fait chaud et c'est très bruyant. Il faut avoir de préférence un CAP pour y travailler. Vêtements adaptés à la visite

Les élèves de 3ème SEGPA


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Marie Amélie Le Fur : portrait d’une championne lat et s’offrir de temps en temps un fast-food. Elle aime faire la fête avec les amis, elle se permet à l’occasion un peu d’alcool. Marie-Amélie ne consomme pas de boissons énergisantes, car elles sont souvent très sucrées. Pendant les compétitions, elle supprime le thé car il attaque le fer. Le fer est un constituant important des globules rouges et joue un rôle primordial dans le transport de l’oxygène de la respiration. Elle boit de l’eau de Saint Yorre qui lui apporte beaucoup de minéraux. Dans le cadre du projet BBMM (Bien Bouger Mieux Manger) une rencontre avec un sportif de haut niveau était programmée. Nous ne pensions pas avoir la chance de rencontrer une sportive aussi titrée. C’est grâce à Bertrand Dedieu, ancien élève du collège qui étudie à l’université de Poitiers avec Marie-Amélie que nous avons eu le plaisir de recevoir tout un après-midi, cette championne handisport double médaillée d’argent aux Jeux Olympiques de Pékin 2008. Nous avons découvert une jeune championne, très mignonne, qui s’exprime très bien et qui ne fait aucun complexe de son handicap. Beaucoup de sujets ont été abordés pendant ces trois heures de rencontre, ce qui nous a permis de découvrir cette sportive.

Son accident : Le 31 mars 2004, Marie Amélie se rend en scooter à la caserne de pompiers où elle suit une formation de sapeur-pompier volontaire. Un chauffeur fait une mauvaise estimation de la manœuvre qu’il entreprend, Ma-

rie Amélie freine de toutes ses forces, les jambes à l’extérieur du scooter et c’est le choc, la jambe gauche est atteinte. Très rapidement, elle est informée que l’amputation est envisagée car le pied gauche n’est plus irrigué. Trois mois après l’opération, elle remarche et envisage de reprendre une activité sportive. Marie Amélie connaît celui qui l’a blessée mais elle ne lui en veut pas. « Etre responsable d’un accident peut arriver à tout le monde, je peux sortir tout à l’heure du collège et causer avec ma voiture le même type d’accident ».

Son alimentation : Elle peut manger de tout sauf avant les compétitions où il lui faut retrouver un poids de forme et donc perdre quelques kilos. Pendant les compétitions, elle consomme des sucres lents. Selon les horaires des compétitions, elle doit adapter son alimentation. Un concours de saut en longueur peut parfois durer plusieurs heures, il faut alors compenser par des barres de céréales ou équivalents pour retrouver de l’énergie. Elle est gourmande elle aime le choco-

Son entraînement : Il se fait avec les valides deux heures par jour de façon régulière, cinq fois par semaine. Pour l’année des prochains Jeux Olympiques de Londres, elle envisage de s’entraîner neuf fois par semaine.

Son coach : Il est basé à Vendôme, dans sa région d’origine. Elle suit le programme qu’il lui envoie. Elle reconnaît qu’il est parfois difficile de partir à l’entraînement quand on est toute seule.

Ses sponsors : Un pour les vêtements et un pour les lames des prothèses. Vu le prix de revient des prothèses, elle a créé une association : « Fais de ta vie un rêve » qui récolte des fonds auprès de grandes entreprises pour aider les sportifs handicapés à acheter leur matériel.

Son site officiel : marie-amelie-lefur.fr Site où l’on retrouve

« Fais de ta vie un rêve »


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Ses prothèses :

Ses médailles :

Elle en a pratiquement une pour chaque type d’activité : vie courante, natation, ski, entraînement, course, saut… Les prothèses valent entre 5000 et 10 000 euros. Leur durée de vie, notamment pour les activités sportives, est de six mois d’où le rôle important des sponsors.

Gagner une médaille aux Jeux Olympiques donne droit à une prime de la fédération d’athlétisme. 20 000 € pour une médaille d’or, 15 000 € pour une médaille d’argent et 13 000 € pour la médaille de bronze. Avec les primes de Pékin elle a pu s’offrir une voiture automatique toute neuve.

L’une de deux médailles d’argent des J.O. de Pékin 2009 Marie-Amélie possède une prothèse adaptée à chaque activité

Sa santé : Quand elle est malade, elle se soigne à l’homéopathie mais ne prend pas de médicaments de peur que ceux-ci ne contiennent des substances dopantes.

Ses projets : Elle prépare les jeux olympiques de Londres. Ensuite elle souhaite faire une pause dans sa carrière sportive pour faire un bé-

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bé. Professionnellement elle suit des études pour devenir enseignante chercheuse et travailler dans le domaine de la physiologie des sportifs handicapés.

Son seul regret : Elle rêvait de devenir pompier professionnel. Suite à l’amputation elle ne peut plus envisager cette carrière car elle est automatiquement déclarée inapte par la commission médicale.

A la fin de la rencontre, MarieAmélie a bien volontiers signé des autographes. La journée s’est terminée par un goûter offert aux participants à cette animation organisée dans le cadre de BBMM.

Son suivi antidopage : Elle est suivie comme tous les sportifs par l’agence de lutte contre le dopage. Elle a pour obligation de signaler où elle se trouve à une heure bien précise au cas où les services de l’agence souhaiteraient faire des prélèvements. Nous attendions donc en cet après-midi l’arrivée éventuelle des contrôleurs.

Ses titres : Ils sont très nombreux, une consultation de son site internet s’impose.

Un petit souvenir a été remis à Marie-Amélie avant sont départ. Compte-rendu de Flore Bardeaux avec les élèves de 4ème B


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Mercredi 8 avril 2009, le comédien metteur en scène Luc CHAMBON est venu en cours de français avec les élèves de 3ème B pour présenter « Les Mandibules ». Cette pièce de Louis CALAFERTE, jouée ce printemps sur les planches de la Canopée, par la Compagnie Les Insomniaques, a été écrite il y a 35 ans mais elle résonne avec une étonnante réalité. Luc CHAMBON devant les 3ème B Autour du thème de la surconsommation alimentaire, se greffent les questions liées au gaspillage des ressources. A force de dévorer tout ce que lui procure la planète, l’être humain ne met-il pas sa propre existence en jeu ? Les élèves de troisième ont donc ensuite assisté à la représentation des Mandibules le vendredi 10 avril. V.B.

ORADOUR - GUERNICA : TRAVAIL DE MÉMOIRE POUR LES 3ème 12 mars 2009

SUPPLEMENTS A CE NUMERO - TRAVAUX DES CLASSES DE TROISIEME Poèmes contre le racisme : Journée internationale de lutte contre le racisme : 21 mars 2009 Unes de journaux : Semaine de la presse du 23 au 28 mars 2009 d’après les dépêches AFP du jeudi 26 mars.


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