Intermed n°108

Page 1


•2•

En

L'édito Actu : L'Edito • EN BREF

Smart

Qui a dit que le paysage médiatique de la Côte d’Azur était figé ? Outre l’arrivée d’une antenne locale de BFM à Nice, saluons l’initiative de notre confrère Jacques Therence qui, profitant du confinement, a lancé son agence de presse audio. Son ambition est de fournir aux radios locales, mais aussi nationales, des reportages et des flashes clés en mains. Smart Radio se positionne aussi sur le créneau porteur des podcasts, cette fois à destination des entreprises ou des institutions à la recherche de nouveaux modes d’expression. Longue vie à Smart Radio et à son équipe déjà forte d’une dizaine de journalistes.

Sommaire

Pour ce 108e numéro d’Intermed, nous revenons également sur la soirée de remise de l’annuaire au château Valrose, sur les dernières actualités culturelles de la région et sur les prochains rendez-vous à ne pas manquer sur la Côte, à commencer par la projection du documentaire consacré au roi Vietto réalisé

par notre camarade Julien Camy. Et, bien sûr, nous ne faisons pas l’impasse sur la question qui agite le Landerneau de la presse : Zemmour, or not Zemmour ? Faut-il couvrir celui qui apparaît désormais comme le troisième larron de la prochaine présidentielle, alors qu’il n’est même pas encore candidat ? Le censurer, pour éviter de le faire monter encore un peu plus dans les sondages ? Chacun se fera son opinion, mais permettez-moi une petite anecdote personnelle. Lors de sa venue récente à Nice, le polémiste avait, avant de tenir meeting à l’Acropolis, donné rendez-vous à la presse pour une déambulation cours Saleya. Las. Le trublion des urnes a posé un lapin aux plumitifs. Il devait retravailler son intervention de la soirée, d'après son entourage. Voilà qui n’est pas très… smart

.

Vincent-Xavier Morvan, président du Club de la Presse Méditerranée 06

L'Édito / En bref / ........................................... 2 Hommage : Jean-François Roubaud.............. 4 Culture : Quentin Spohn / UMAM / Rita Ackermann ...5-7 Dossier : Le nouveau PAF de la Côte d'Azur.....8 Billet : Zemmour..........................................13 Focus Partenaire : Palais des Festivals Cannes.14 N°108 Nov. 2021

Actu photo ....................................................16 Diaporama de la soirée MédiasCom'06........19

Directeur de la publication - Rédacteur en chef : Vincent-Xavier Morvan / Rédacteur en chef adjoint : / Secrétaire de rédaction - Infographiste : Marion Guinochet Ont collaboré à ce numéro : Abdellatif Azdine, Paul Barelli, Kristian, Nicole Laffont, Vincent-Xavier Morvan Edition : Club de la Presse Méditerranée 06 / Maison des associations Comte de Falicon 52, avenue du Ray 06100 Nice - 06 60 45 23 45 / info@ clubpresse06.com / www.clubpresse06.com / ISSN : 2107-7002

Lecture en fête : 27 & 28 novembre 2021 à Roquebrune Cap Martin Les 27 et 28 novembre se tiendra la nouvelle édition de Lecture en fête avec comme invité d’honneur Franz-Olivier Giesbert. Une nouvelle fois le Club de la Presse 06 est partenaire de cet évènement littéraire. Parmi les 80 auteurs, seront présents Bernard Werber, Edwige Antier, Gilles Kepel, Patricia Loison, Eric Fouassier, Jacques Ferrandez. La jeunesse et la BD seront à l'honneur : le vendredi 26 novembre, des auteurs rencontreront des élèves dans les établissements scolaires publics et privés, du primaire et du collège de Roquebrune Cap Martin. Des auteurs de BD seront également présents pour des rencontres avec le public et des séances de dédicaces

.


bref...

Actu : EN BREF

Le Roi Vietto passe par Nice

Julien Camy, ancien membre journaliste du Club de la Presse Méditerranée 06, présentera son documentaire « Le Roi mélancolique » à Nice au cinéma Mercury , le jeudi 25 novembre à 20h30. Le film, qui raconte la légende d’un homme particulier et évoque la question de la mélancolie convient à tous les

âges de 10 à 99 ans. Vous pouvez découvrir le teaser via ce lien : https://vimeo.com/ondemand/ renevietto/302224423

L'actu vue par Kristian...

« Le « Roi Mélancolique » est une perle d’intelligence et d’émotion. » L’Equipe « Un excellent documentaire qui raconte avec justesse et sensibilité la légende ce coureur. » Télérama

•3•


•4•

Hommage Hommage

Jean-François Roubaud, l’humanisme au quotidien Cette photo de Patrice Lapoirie reflète l’âme de Jean-François Roubaud, Jeff, décédé brutalement à 60 ans. Je n’oublierai jamais l’énergie, la combativité de cet éternel jeune homme qui illuminaient son regard quand il haranguait le personnel, réussissant à le fédérer pour traverser la période la plus difficile de Nice-Matin. « Leader charismatique du SNJ, il avait, comme l’écrit le quotidien, bien avant 2010, réuni les forces et rallié les cœurs des journalistes, des salariés et des amis de Nice-Matin pour lutter contre la prédation du groupe Hersant qui voulait dépouiller « son » journal ». En 2014, Jean-François Roubaud, porté ici par Guillaume Bertolino, lui-même disparu en 2017, était en première ligne dans le combat des salariés pour sauver Nice-Matin.

En 2014, il s’était de nouveau battu pour épargner au personnel un massacre social. Il avait initié avec d’autres membres du personnel une aventure inédite dans l’histoire de la presse régionale en France : la reprise d’un quotidien régional, issu de la Résistance, par ses propres salariés. Jeff laisse un vide immense dans la rédaction de Nice-Matin. Le destin a voulu que je fasse sa connaissance quand, il y a plus de trente ans, il travaillait à la locale de Nice-Matin. J’avais été sensible à sa singularité et à son ouverture d’esprit. Journaliste, chef d’agence, syndicaliste et même président du conseil de surveillance du groupe Nice-Matin toutes ces années, le grand reporter, revendiquant avec humour sa

© Photo PQR/NICE MATIN/ Patrice LAPOIRIE

•4•

Hommage

« nissartitude », n’a jamais cédé aux sirènes de ceux qui se prennent au sérieux. Eternel « adulescent », il traitait tous les sujets. Avec éthique et intransigeance. Jeff laisse une forte empreinte dont devront s’inspirer les jeunes journalistes. L’exercice humain d’une profession qui demeure le meilleur garde-fou contre les fake news

.

Paul Barelli, vice-président du Club de la presse 06 NDLR. À ses trois filles, Coline, Lisa et Thélénia, à Marjorie, son épouse, à ses sœurs ainsi qu’à ses parents, à ses amis et à ses proches, le Club de la presse 06 présente ses plus sincères condoléances.


Culture

Culture

•5•

Le délire labyrinthique de Quentin Spohn au Narcissio, à Nice Une sorte de comédie inhumaine. Je connais Quentin Spohn dont les fresques au « Dojo » puis dans la galerie « Espace à vendre » m’avaient scotchée sur place. Ce jeune artiste issu de la villa Arson impressionne et fascine par son talent de dessinateur, sa méticulosité et sa frénésie du détail. Il franchit aujourd’hui une autre étape en exposant au Narcissio à Nice, un lieu culturel qui mérite vraiment le détour, une accumulation de personnages quasi monstrueux, souvent burlesques, toujours inquiétants. Comment ce jeune homme au visage lisse et engageant peut-il avoir cette fourmilière parasite dans la tête ? Où trouve-t-il l’énergie pour accomplir un tel travail ? Comment peut-il ainsi traquer le moindre trait sur des visages tous semblables et tous différents ? L’œuvre interroge à tous points de vue. Politique certes mais aussi psychanalytique. « La preuve du pire, c’est la foule ». Sénèque avait vu juste. Et cette preuve prend ici les allures d’un groupe débridé, fellinien par endroits, grimaçant et armé. On le devine ce groupe pétri de certitudes, gras de bêtise, galvanisé par quelque hâbleur frustré et ivre de pouvoir. Quentin Spohn avait commencé ce projet à la suite des élections américaines de 2016. La crise sanitaire a étiré le temps et la caricature de la présidence Trump s’est peu à peu enrichie de la montée d’autres populismes dans le monde. « Tracts, salves, flammes entre fiel et terre », une

installation qui grâce aux jeux lumineux imaginés par Matthieu, le frère de l’artiste, devient théâtre de l’absurde. Plus le visiteur élève la voix, plus le rouge clignote. On devine les bains de sang que les ténors de la haine peuvent engendrer. Si cette œuvre ne laisse évidemment pas indifférent, j’avoue avoir été encore davantage bouleversée par le personnage quasi beckettien qui s’accroche à un roc que l’on devine glissant et semble regarder tout cela avec l’indifférence douloureuse qu’impose la conscience de la finitude humaine. Les masques exposés dans une petite salle au fond du « Narcissio » sont également saisissants. Décidément nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec cet artiste qui pourfend la mode du minimalisme en suivant

simplement son processus créatif. Une nécessité et une sincérité. Un seul mot s’impose. Bravo

.

Jusqu’au 29 janvier 2022. Le Narcissio. Association Del’Art. 16 rue Parmentier. Nice. Tel 04 93 84 81 30 Nicole Laffont


Culture

• 6 • Culture

« MOI JE », les artistes de l’UMAM déclinent le narcissisme au Château de Cagnes-sur-Mer

Il y a tant et tant de façons de se regarder et d’affirmer son ego, ses idées, ses convictions, sa personnalité… Depuis la nuit des temps les artistes sont pris dans ce piège : l’introspection ou l’ouverture à l’autre ? Comme le dit Simone DiboCohent, commissaire de la Biennale de l’UMAM (Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne) qui se tient au ChâteauMusée de Cagnes-sur-Mer " « Moi, Je » est une figure de style du langage écrit et parlé par chacun d’entre nous. Une boursouflure du moi, de l’identité. Un thème récurrent de l’histoire de l’art ". Choisir ce thème était donc astucieux comme le montre la diversité de cette exposition pour laquelle une quarantaine d’artistes ont titillé leur penchant

narcissique. Certains comme Jacky Ananou qui présente « Le noeud narcissique »,Jérôme Borel qui s’est approprié « La confusion de Narcisse » ou encore Pierre et Gilles qui ont pris le modèle Matthieu Charmeau pour incarner « Narcisse » collent à la lettre de l’intitulé. D’autres comme Philippe Cognée, Mick ou Cedric Tanguy ont choisi l’autoportrait pour crier « Moi je ». D’autres ont utilisé des métaphores comme Bernard et Gérard Taride ou Gérard Haton-Gauthier pour illustrer l’egocentrisme. Certains ont donné dans les « vanités » comme un contrepoint qui relativise toute forme d’ego… Tous les artistes en tout cas ont joué le jeu et donné le meilleur d’eux-mêmes

pour faire de cette exposition une vraie réussite. A noter également l’accrochage de quelques œuvres de notoriété internationale signées Gérard Garouste, Damien Hirst ou Jeff Koons

.

Nicole Laffont Château-Musée Grimaldi. 6 Place. du Château. Cagnes-sur-Mer. Tel (+33) 4 93 08 67 12


Culture

Culture

Rita Ackermann chez Hauser & Wirth à Monaco : éblouissant ! Pour sa deuxième exposition en Principauté la galerie Hauser & Wirth nous offre un véritable enchantement en présentant une artiste d’origine hongroise installée à New-York, Rita Ackermann . Comment décrire l’émotion que le spectateur ressent devant ces toiles inclassables, bousculant les lignes et ruisselantes de couleurs ? Il y a ici de la magie, celle qui vient du cœur. La série de grands formats conçue spécialement pour cet espace immaculé, où un puits de lumière tombe du plafond, s’appelle « Mama ». Peut-être est ce une clé pour comprendre cette sensibilité à fleur de peau qui préside à l’élaboration des peintures… Il faut creuser, aller

dans l’au-delà de la couleur, pénétrer les strates qui s’entrechoquent pour mieux révéler le dessin qui apparaît comme malgré lui, tel un mirage. Chaque jour l’artiste parle à sa mère au téléphone. Tandis qu’elle se penche pour recouvrir d’huile et d’acrylique les grandes toiles posées au sol, elle ressent comme une aura de protection. Au pinceau ou avec les doigts, en accumulant la matière ou à l’inverse en ôtant le surplus, Rita Ackermann prend la peinture dans ses mains. Il y a comme un combat et aussi une oscillation entre figuration et abstraction. Et lorsqu’apparaît le graphisme sous les couches de couleur la délicatesse du trait contraste

avec la puissance de ces grands à-plats. « Le tableau garde tout bien caché, entouré d’un grand secret…La sophistication est inutile. La peinture ne requiert pas une pensée complexe mais de la sincérité ». Avec ces quelques mots de l’artiste tout est dit. Pas d’artifice ni de concession au goût du jour. Forcément sublime

.

Nicole Laffont Hauser&Wirth. One Monte-Carlo. Place du casino. Monaco Tel (+377) 02 00 04 20

•7•


DOSSIER •8•

DOSSIER

Le nouveau PAF de la Côte d'Azur BFM TV NICE CÔTE D’AZUR : démarrage réussi BFM Nice Côte d’Azur, la dernière-née des antennes locales de BFM, s’inspire de sa grande sœur nationale leader de l’information continue. Le résultat est probant. Le public azuréen semble bien accueillir cette chaîne d’infos locale qui affiche une vive réactivité face à une actualité propre à cette région riche en faits divers, vie politique et sportive.


DOSSIER • 9 •

Canal 31 C’est mercredi 27 octobre que ce nouveau média a lancé sa propre grille de programme locale sur le canal 31 de la TNT régionale, sur les box opérateurs, sur bfmnice.com et son application dédiée. La nouvelle chaîne est portée par une rédaction d’une vingtaine de journalistes et traitera de la politique locale, des résultats sportifs, des sorties, des loisirs et apportera également une information locale de service, conditions de circulation, météo, qualité de l'air, indicateurs de niveaux d'allergie… Ce lancement spécifique à la Côte d’Azur fait suite à l’ouverture le 5 juillet dernier de BFM TV en PACA à travers trois nouvelles chaînes (BFM Marseille Provence, BFM Toulon Var et BFM Nice Côte d’Azur). La création de cette dernière s’est faite en deux temps : une antenne commune pour les trois chaînes, puis, depuis le 27 octobre, trois antennes et trois grilles distinctes. Le premier direct en extérieur du Palais Masséna s’est déroulé avec une émission spéciale de 17 à 19 heures présentée par Céline Moncel en compagnie des grands acteurs de la métropole niçoise.

Témoignage du premier correspondant de BFM sur la Côte d’Azur Benoit Ruiz, vous êtes depuis janvier 2011 correspondant. Quel est votre rôle désormais ?

Les points forts de l'antenne « Bonjour la Côte d’Azur » (6h30-9h30) du lundi au vendredi, présenté par Laurie Canac, c’est le rendez-vous info en direct pour démarrer la journée avec un tour de l’actualité locale, la météo, les conditions de circulation, un journal dédié à la métropole niçoise et une mise en avant des titres de la presse locale en compagnie d’invités pour mieux comprendre le territoire. « Bonsoir la Côte d’Azur » (17h-19h) du lundi au vendredi, présenté par Céline Moncel, revient sur les temps forts de l’actualité de la journée et aborde les grands événements du lendemain. Et permet de tout savoir sur les conditions de circulation, transports et météo pour se déplacer dans Nice et sa métropole. « Azur Week-end » (à partir de 8h) le samedi et le dimanche, présenté par Pauline Renoir, c’est le moment clé pour connaître l’agenda du week-end, les temps forts de l’actualité locale, le sport, la météo… Chaque week-end, le magazine « Azur & Riviera » fait découvrir les activités, lieux culturels et bonnes adresses dans Nice et sa métropole. « Azur Politiques » : l'émission politique locale. Chaque jeudi, BFM Nice Côte d’Azur propose une interview politique sur un thème d’actualité, en partenariat avec Nice Matin. De 18h30 à 19h. Interviewée par Denis Carreaux, directeur Je reste le correspondant de BFMTV, je travaille donc essentiellement pour l’antenne nationale. Il m’arrive bien évidemment d’aider la rédaction locale sur des sujets à résonance nationale (inondations graves, faits divers importants), je peux intervenir à l’antenne ou tourner des images

des rédactions du groupe Nice-Matin et Céline Moncel, journaliste et présentatrice de BFM, une personnalité politique locale reviendra chaque semaine sans détour sur un sujet d’actualité. « Kop Aiglons ». BFM Nice Côte d'Azur met l’accent sur le sport niçois. Chaque lundi soir est diffusée de 19h à 19h30 une chronique dédiée à l’actualité de l’OGC Nice. Tout au long de la saison, l’actualité sportive est à suivre sur BFM Nice Côte d’Azur : une bande de journalistes, anciens joueurs, supporters, passionnés, débattront de toute l'actualité de l'OGC Nice.

La stratégie d’Altice, la maison-mère de BFM Le secteur des télévisions locales est déficitaire depuis des années. Alticemaison-mère de BFM - a mené une stratégie à contre-courant. Elle s’est inspirée du modèle américain, notamment de News 12 (région de New York), dans le giron d’Altice US. Le groupe compte désormais huit chaînes (avec Paris depuis 2016, puis Lille et sa région, Lyon et les Alpes du Sud - Haute Provence). « Au total, nous avons recruté 150 journalistes en région. Nous sommes les seuls acteurs à lancer de nouvelles chaînes avec succès », se félicite Arthur Dreyfuss, PDG d’Altice Media dans un entretien à Challenges. Le lancement de BFM Côte d’Azur s’est fait grâce au rachat d’Azur TV

.

en plus pour fournir des reportages plus localisés. Dans certains cas il est possible aussi pour l’antenne locale de récupérer mes duplex diffusés sur l’antenne nationale. Mon bureau est installé au sein de la rédaction de BFM Nice . Et je suis salarié d’Altice depuis septembre dernier, après avoir été dans


DOSSIER • 10 •

DOSSIER

une agence de presse pendant quinze ans. Comment fonctionne la rédaction ?

Il y a un chef de bureau rédacteur en chef Nicolas Galup et une cheffe info, Manon Hamiot. Ils reçoivent, trient les demandes et donnent les lignes directrices. Les présentatrices : Céline Moncel , Laurie Canac et Pauline Renoir sont également aux avantspostes pour décider des sujets à produire pour leurs journaux respectifs. C’est un vrai travail d’équipe, tout le monde propose des sujets chaque jour. Quel est votre équipement ?

Ce sont des iPhone 12 avec possibilité d’envoyer des images en direct, de faire des duplex. Ensuite les images sont envoyées sur notre logiciel de montage en réseau, on peut récupérer toutes les images de BFM TV, RMC et les autres locales, tout est accessible. C’est fluide et très pratique mais cela demande une dextérité pour nos

journalistes. Ils ont suivi une formation. et peuvent maintenant monter, diffuser les reportages, faire les titres. C’est très enrichissant de toucher à tout ! Notre rédaction est composée de jeunes journalistes encadrés par des plus anciens. Cela se traduit par une véritable émulation et une très bonne ambiance dans ces nouveaux bureaux flambants neufs à l’ouest de Nice. En tant que JRI, je suis le seul à continuer à filmer avec une caméra ou un boîtier photo pour le national. Mais en local, il arrive que certains journalistes sachent manier le drone ou les boîtiers photos, les jeunes sont très à l’aise avec ces nouveaux moyens de tournage, c’est impressionnant de voir à quelle vitesse ils apprennent. Ils progressent chaque jour. Votre travail est devenu collectif ?

Pour moi c’est un véritable changement d’être avec une vingtaine de collègues au quotidien, c’est très motivant, mes sujets sont valorisés en national et en local, parfois l’actualité étant trop riche

sur BFM TV, les éléments de tournage sont diffusés sur l’antenne locale, ce qui satisfait mes interlocuteurs, c’est pour moi un plaisir de travailler sur l’aspect local, j’ai commencé en local et j’adore cette proximité avec le public, sur le terrain ça se ressent , on est très bien accueillis. Comment vous situez par rapport à la concurrence ?

L’histoire ne fait que commencer. Pour moi la concurrence avec France 3 Côte d’Azur est saine et va tirer tout le monde vers le haut, sans inimitié, avec respect, j’adore mes collègues de France 3, on essaie chacun de faire pour le mieux chaque jour, ce n’est pas facile dans le contexte actuel, et deux antennes rivales, ça ne peut être que bénéfique pour les téléspectateurs

.

Paul Barelli

Smart Radio, une agence de presse audio à Nice Journaliste pour Virgin Radio, ancien également de la radio Europe 1 pour laquelle il a travaillé pendant dix ans, Jacques Therence a lancé en 2020 Smart Radio. Son idée initiale était de créer un nouveau média en ligne, avec une application qui propose une nouvelle façon, non linéaire, d’écouter la radio. Mais cela nécessite du contenu, et de là est venue l’idée d’en créer au préalable pour les autres. Smart Radio, qui a démarré le 17 mars 2020, premier jour du confinement, était

née… « C’est une agence de presse radio qui est reconnue en tant que telle depuis le mois de juillet dernier », se félicite le dirigeant, qui a installé ses bureaux et son équipe rue de Paris, à Nice. L’idée n’est pas totalement nouvelle puisqu’il existe déjà une agence de ce type, basée à Toulouse, A2PRL (ex-AFP Audio), leader du marché national. Autour de Jacques Therence, une dizaine de journalistes, dont Matthias Galante, rédacteur en chef du matin, ainsi qu’une rédactrice

en chef du soir basée à Paris. Trois journalistes le matin, deux l’après-midi ainsi que deux pigistes complètent l’équipe. Smart Radio, c’est d’abord de l’information locale, avec des reporters basés à Nice ou Toulon qui vont sur le terrain pour couvrir la région Paca. L’agence crée ainsi ses propres sujets. « C’est la principale différence avec les autres agences de presse radio. Nous, on va vraiment sur le terrain, et on est


DOSSIER • 11 •

les seuls à y aller pour du reportage quotidien », note Jacques Therence. Smart Radio crée du contenu sous forme de reportages mais également de flashes radio. Tout est enregistré à demeure. Smart Radio livre ainsi à ses clients, des radios dépourvues de rédaction, des fichiers contenant des flashes d’information. L’agence travaille désormais, localement, pour Kiss FM, Radio Émotion, Radio As, Nice Radio ou encore Radio Monaco. « Aujourd’hui, on pèse 160 000 auditeurs dans les Alpes-Maritimes, soit un habitant sur cinq qui chaque matin écoute, selon Médiamétrie, Smart Radio », se félicite Jacques Therence. Smart Radio assure également de la correspondance pour une radio nationale, RMC.

Le modèle économique repose sur l’abonnement. Dans la région Paca, les radios s’abonnent aux flashes locaux de Smart Radio. Celle-ci peut aussi fournir des flashes nationaux, avec des modules de 2’30. « Par exemple, une radio locale basée à Lyon ou Nevers peut très bien diffuser notre flash national d’actualité générale », explique Jacques Therence. « Comme pour toute entreprise, le démarrage est toujours un peu difficile, mais je suis content, ça prend plutôt bien », explique le journaliste, qui a investi de sa poche dans le projet. Smart Radio compte aujourd’hui une trentaine d’abonnés et développe en parallèle son site Internet, « Ecoutez l’info », pour l’instant hébergé à l’adresse

Matthias Galante et Jacques Therence © Vincent-Xavier Morvan

smartradio.fr. Le site propose du son, des podcasts, des infos… Il y a de l’écrit, des photos, mais l’idée est avant tout de le consommer en audio sur son smartphone. C’est une étape vers le projet initial, et ambitieux, que Jacques Therence n’a pas abandonné, celui de créer à terme une application audio qui remplace la radio. Enfin, Smart Radio s’adresse également aux entreprises, aux institutions ou encore aux collectivités en leur proposant de la production maison de podcasts. Avis aux amateurs

...

V.-X. M.


DOSSIER DOSSIER

• 12 •

Du côté de la presse en ligne

La presse numérique ne manque pas d'énergie. Elle déborde même d'imagination en proposant aux lecteurs des expériences très ciblées. L’effervescence d’Internet a fait émerger une nouvelle forme de médias d'information : la presse en ligne. Des rédactions, des organisations, des pratiques du journalisme s'expérimentent. Toutes vont à la rencontre de publics dont les usages tranchent avec ceux des moyens d'information traditionnels, en mêlant rôles du récepteur et du producteur de contenu. Voilà ce que dit l'association Acrimed sur le sujet : "Cependant, l'existence de milliers de sites de presse en ligne aux audiences substantielles ne suffit pas à dégager un modèle économique viable. C'est pourquoi la recherche concernant les

ressources, l'éditorial, le journalisme et la relation aux publics se poursuit. La presse en ligne est-elle une ou se décline-t-elle en plusieurs formes (d'actualité généraliste, spécialisée, magazine) ? Pourrait-elle préserver son indépendance, tant économique

Entretien avec Clément Avarguès

C. A. : Il y avait une vraie place à prendre sur le numérique, une forte actualité, et une demande, avec des seniors connectés, des étudiants et de jeunes actifs qui arrivent dans les nouveaux quartiers.

Propos recueillis par Abdellatif Azdine

et éditoriale vis-à-vis des agrégateurs et fournisseurs d'accès ? Doit-on la penser comme diversification de médias préexistants ou comme média à part entière ? Trouvera-t-elle, par la place qu'elle donne au public, la voie d'une confiance retrouvée auprès du corps

social ?" Aujourd'hui, chaque mois, ce sont 51,1 millions de lecteurs qui sont comptabilisés par l'Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias (ACPM). 54 % des lectures de marques de presse se font désormais sur un support numérique (téléphone mobile, ordinateur, tablette). Malgré les obstacles, Clément Avarguès, journaliste formé à Nice, a lancé fin 2019 Nice-Presse, un média en ligne proposant une forte actualité accompagnée de reportages multimédias et immersifs. Intermed est allé à sa rencontre

.

de Nice-Presse compte cinq journalistes, un comptable, un commercial et une chargée de développement. Quelle est votre audience ?

C. A. : Le titre, sur un an, a touché 750 000 lecteurs uniques avec 1,2 million de visites. C’est une vitrine pour Quand l’idée de travailler sur la Quel est votre contenu ? le territoire et son dynamisme réunissant création d’un média en ligne vous C. A. : Nice-Presse, avec une ligne plus de 100 000 lecteurs chaque mois, est-elle venue ? éditoriale exigeante, est axé sur des avec près de 30 % de 55 ans et plus, thématiques d’utilité locale et des Clément Avarguès : J’ai fait un 60 % de 25-45 ans, et une parité entre solutions durables et inspirantes telles Bachelor en journalisme - informations générales à l’EDJ Nice promotion Marc- que la transition écologique, les débats les hommes et les femmes. Au total, c’est plus d’un Niçois sur trois qui a Olivier Fogiel. Passionné par les médias, de société, l’Europe, l’économie, déjà lu Nice-Presse, soit 25 % des l’inclusion et le handicap, l’égalité j’avais lancé un petit journal papier en habitants de la métropole Nice Côte CE2, pour la présidentielle 2007 (rires), femmes-hommes, la jeunesse, les d’Azur. L’équipe du média travaille aussi d’autres ont suivi… Et ensuite j’ai voulu initiatives citoyennes. sur un projet : le lancement de deux créer un média généraliste gratuit. » suppléments, l’un sur le développement Comment se compose votre durable et l’autre sur la culture, d’ici au Pourquoi un média en ligne, plutôt équipe ? qu’un journal papier ? C. A. : Au bout de deux années, l’équipe 15 novembre

.


Billet

• 13 •

Billet

Zemmour : les journalistes complices ?

La plupart des rédactions ont contribué à l’émergence du phénomène Zemmour. Cela s’inscrit dans la logique mercantile du « buzz » médiatique, amplifiée de manière exponentielle par les réseaux sociaux. La gigantesque boutique des médias se nourrit avec voracité des polémiques. Rusé, Éric Zemmour l’a parfaitement compris. Je le soupçonne de prendre des positions auxquelles il n’adhère pas en privé pour le simple plaisir de semer le trouble ! Procès d’intention, rétorquera-t-il, à juste titre. Surmédiatisation

Une chose est sûre. Désormais, il se révèle impérieux au sein de chaque rédaction de s'interroger sur la responsabilité éditoriale quant à la sur-couverture des meetings et autres réunions du chroniqueur du Figaro. Il ne s’agit pas de censurer Éric Zemmour. Mais d’analyser les facteurs qui l’ont porté sur le devant de la scène politique. Et par voie de conséquence traiter avec mesure ses actions. Le 25 octobre, plus de 160 journalistes ont signé une tribune dans Mediapart. Au nom d’un collectif intitulé « Journalistes pas complices de la haine », ces confrères se décrivent comme des journalistes « respectueux des valeurs démocratiques ». Ils assument de vouloir « invisibiliser » et même « combattre » certaines personnalités politiques. Sans jamais le nommer, ils visent Éric Zemmour. ls estiment que les journalistes qui traitent « avec jubilation » des

idées du polémiste sont « complices de la pire des idéologies » : le « fascisme ». Cette incitation à effacer le personnage Zemmour du paysage politique peut s’apparenter à une certaine forme de censure. Ce qui le conduira à se présenter comme « victime » du système médiatique. Brèche dans laquelle il risque de s’engouffrer.

La nécessaire autocritique de la profession Face à la « Zemmourisation » médiatique, il est temps de se livrer à une lucide autocritique de notre profession. Comme l’avait initié depuis de nombreuses années Jean-François Kahn. Il s’est insurgé contre une vieille pratique journalistique, le « panurgisme ». Les médias, tels les moutons de Panurge, traitent des mêmes sujets, se copient les

uns les autres. À la moindre intervention d’Éric Zemmour, ils couvrent . Hantés par la crainte de rater un scoop, ils contribuent à amplifier le poids réel politique du probable candidat. Rares sont les rédactions qui ont fait le choix de ne pas traiter ce qui concerne le chroniqueur. Informer, c’est faire des choix, sans partipris idéologique. Et même celui de filmer Éric Zemmour, braquant au salon international de la sécurité un fusil d’assaut en direction des journalistes !

.

Paul Barelli


"

PARTENAIRE • 14 •

Focus Partenaire

Jean-Michel Arnaud : « Le Festival de Cannes a été une aubaine pour la reprise » Président du Palais des festivals et des congrès de Cannes depuis juin 2020, Jean-Michel Arnaud revient, pour Intermed, sur la reprise des événements sur la Croisette depuis l’été dernier. Entretien avec Jean-Michel Arnaud Propos recueillis par Vincent-Xavier Morvan

Quel bilan tirez-vous de ces dernières semaines s’agissant de l’activité du Palais des festivals ? Jean-Michel Arnaud : Les événements ont repris principalement au moment du Festival de Cannes début juillet. Ce festival a été une véritable aubaine car on a pu démontrer au monde entier que nous étions capables, à Cannes, en plein redémarrage des événements, d’accueillir les congressistes dans les meilleures conditions de sécurité physique ou sanitaire et de sérénité. C’est l’événement culturel le plus médiatisé au monde et il a été le point de départ du redémarrage de la machine. Le Festival a-t-il attiré beaucoup de monde ? J.-M. A. : Le marché du film a été réduit car beaucoup d’Américains ou d’Asiatiques n’ont pas pu venir, mais en termes de festivaliers, il y a eu une très forte affluence, de l’ordre de 10 000 personnes chaque jour, entre les séances

et les visites. Vu de l’extérieur, c’était comparable à un Festival traditionnel. Comment l’activité s’est-elle poursuivie à la rentrée ? J.-M. A. : Derrière, on a enchaîné avec des salons du groupe Weyou, un partenaire important du palais, qui a organisé un salon fin aoûtdébut septembre, puis il y a eu le Yachting Festival, avec 54 000 visiteurs, une édition quasiment identique à celle de 2019 avec beaucoup d’Européens. En même temps, le groupe RX a organisé, sur deux jours, un Mipim (marché de l’immobilier, NDLR) en profitant du salon du yachting. Il a accueilli 5 000 personnes et il a constitué un véritable succès. Qu’avez-vous mis en œuvre pendant le confinement et l’arrêt des manifestations ? J.-M. A. : Nous avons énormément travaillé pour sortir meilleur de cette crise, sur l’équipement du palais, et sur l’hybridation, avec la création d’un nouveau studio qui a été fait pour permettre le distanciel. Les salons vont continuer à accueillir des gens en présentiel mais l’évolution fait, et la digitalisation aussi, qu’il faut mettre du contenu en ligne dans les meilleures

conditions possibles. C’est l’objectif de ce studio multiactivités dans une salle de 350 personnes particulièrement adaptée. Cela permet de professionnaliser la diffusion en ligne par le biais de conférences, d’un JT, de débats… Un organisateur de congrès peut diffuser dans les meilleures conditions tout le contenu qu’il veut en distanciel. Nous avons travaillé aussi avec les socioprofessionnels sur un meilleur accueil des congressistes pour sortir plus compétitifs de cette crise et, aujourd’hui, on peut dire sans prétention qu’après un an de travail, on a une offre meilleure qu’avant. Avez-vous, pendant la crise, été contraint à prendre des mesures sociales ? J.-M. A. : Certains contrats à durée déterminée n’ont pas été renouvelés, nous avons accompagné un certain nombre de personnes dans leur départ à la retraite, nous avons également optimisé un certain nombre de postes. Nous sommes plus de 200 personnes aujourd’hui. Grâce aux aides de l’État en matière d’activité partielle mais aussi au soutien de la ville qui a aidé la Semec (la société d’économie mixte qui gère le palais,


FOCUS PARTENAIRE

on aura peut-être des baisses de fréquentation. C’est pour ça que c’est aussi important de développer des technologies pour offrir ce contenu à distance. Le distanciel, c’est complémentaire du présentiel, c’est un levier d’audience pour permettre à des gens de découvrir, et peut-être de venir l’année suivante, mais dans tous les cas le but est d’accroître l’audience, pas de remplacer le présentiel. Il y aura toujours des gens présents, les congrès vont continuer à attirer les visiteurs dans d’autres conditions et d’autres formats, et c’est pour ça qu’on a beaucoup travaillé làdessus. Et on a la chance d’être en centre-ville, dans un cadre magnifique, avec des jauges pas trop gigantesques. C’est l’évolution des congrès de demain.

Ci-contre, le foyer de l'auditorium Louis Lumière rénové et ci-dessous, l'auditorium Louis Lumière rénové ©Semec-Fabre Jean-Michel Arnaud, Président du Palais des festivals et des congrès de Cannes (DR)

NDLR), on a pu maintenir l’activité et l’emploi alors que pendant cette période, il y a eu un an d’inactivité en termes d’événements. C’est pendant cette période qu’on a travaillé pour sortir meilleur de la crise en profitant du temps qu’on avait. Le palais des festivals fait vivre 12 000 personnes, en emplois directs, indirects et induits, c’est un milliard d’euros de retombées économiques. Vous voyez ce que représente cette machine quand elle fonctionne, c’est le poumon économique de Cannes. Quel est votre chiffre d’affaires, habituellement ?

J.-M. A. : En 2019, on faisait un peu plus de 45 millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est le deuxième palais des congrès en France après celui de Paris. En 2020, on a fait 12 millions d’euros. Et en 2021, on espère doubler cela, être aux alentours de 25 millions d’euros. Comment voyez-vous la suite ? J.-M. A. : On est très optimistes. Ce qu’il faut bien saisir aujourd’hui, c’est que les salons redémarrent mais que pendant deux ou trois ans, parce que les voyages seront un peu réduits et que les entreprises vont vouloir faire des économies sur les déplacements de leurs cadres,

Quels sont vos projets ? J.-M. A. : On a les plus grandes manifestations par secteur et il faut aller en chercher d’autres sur des secteurs nouveaux, c’est ce que nous faisons sur l’intelligence artificielle avec le lancement d’un nouveau salon en février prochain sur ce thème. Il va accueillir plusieurs milliers de personnes, et c’est un salon qu’on co-organise. Mais il faut le faire aussi sur la transition énergétique ou la cybersécurité, par exemple, en développant là aussi de nouveaux produits

.

• 15 •


ACTUPHOTO

CI-CONTRE : 13 octobre 2021 : le 75e anniversaire de l’édition française du livre Le Petit Prince d’Antoine de SaintExupéry. © Matthias Galante CI-DESSOUS : 27 octobre 2021 : l'hommage aux victimes de l'attentat islamiste du 29 octobre 2020, deux jours avant sa commémoration, dans la basilique NotreDame de l'Assomption (Nice). © Vincent-Xavier Morvan 15 juin 2021 : Débordements quai des ÉtatsUnis (Nice) après la victoire de la France contre l'Allemagne lors de l'Euro de football. © Vincent-Xavier Morvan


CI-CONTRE : 11 septembre 2021 : manifestation contre le pass sanitaire à Monaco CI-DESSOUS : 24 août 2021 : les habitants du Val de Gilly, à Grimaud, dans le Var, devant les dégâts de l'incendie quia ravagé les Maures une semaine avant

La page Actu Photo d'Intermed est née en 2008. Elle a pour but de présenter une petite partie du travail du photojournalisme en montrant les deux faces d’une photo : l’image et sa légende originale. Sélectionnées par le photographe et traitant d’un évènement du département ayant une portée nationale, ces photos n’ont pas pour autant vocation à être un résumé de l’actualité locale

.


REMERCIE SES PARTENAIRES 2021

Retrouvez l'actu de nos partenaires sur www.clubpresse06.com


l’album de la soirée de lancement du médiascom’06 2021

Le Club de la Presse Méditerranée 06 remercie les annonceurs du Médias Com’06 2021 : la Ville de Nice / la Métropole Nice Côte d’Azur, le Conseil Départemental 06, la Caisse d’Épargne Côte d’Azur, L'Office de Tourisme et du Commerce de la Colle-sur-Loup / Côte d'Azur France


2021

Soirée de lancement du

Le Club de la Presse Méditerranée 06 présentait, ce mardi 14 septembre, l’édition 2021 du Médias Com’06, son annuaire des médias et de la communication dans les AlpesMaritimes et Monaco.

Vincent-Xavier Morvan a remercié le personnel d’Université Côte d’Azur et son président Jeanick Brisswalter d’accueillir le Club de la Presse 06 au château Valrose. Environ quatre-vingts invités ont participé, le 14 septembre, au lancement du MédiasCom’06, l’annuaire des médias et de la communication. Illustrée par le dessinateur de presse Kristian, la couverture de l’annuaire n’est pas sans rappeler les deux années difficiles entrecoupées de confinements qui viennent de s’écouler. « Dans ces circonstances, explique Vincent-Xavier Morvan, vous ne vous étonnerez pas que nos activités aient été

drastiquement réduites. La crise sanitaire nous a obligés à revoir nos modes de fonctionnement. De nombreuses activités, de celles qui font tout le sel d’un organe tel qu’un club de la presse regroupant à la fois des journalistes et des communicants, ont été annulées. Mais dans la difficulté, et avec l’aide de notre coordinatrice Marion Guinochet, nous avons maintenu autant que faire se peut tout ce qui était possible de maintenir : réunions de conseil d’administration, participation à des colloques, visites culturelles… Espérons que les mois qui viennent nous permettent de reprendre normalement nos activités. À un moment où nous éprouvons tous le besoin de retrouver une vie sociale, de renouer le contact, jamais le Club de la presse n’aura été aussi important. » Le président précise que l’année 2021, pour le Club de la Presse Méditerranée, est celle du changement. Vincent-Xavier Morvan a été élu Président lors de la dernière assemblée générale le 02 juin dernier. « Changement, aussi, parce que le club, plus que jamais, doit se mobiliser et grossir ses rangs pour continuer de défendre notre

profession. Jamais aussi, depuis ces derniers mois, elle n’a été aussi attaquée. Parfois même physiquement. Les équipes de télévision de plusieurs médias, privés ou publics, en ont fait la cruelle expérience, et dans notre région-même. Jamais la parole des journalistes n’a été aussi mise en cause, nous obligeant certes à un examen de conscience mais aussi à nous serrer les coudes pour défendre notre déontologie. Voilà le défi, nouveau, qui nous attend dans les années à venir, et qui rend notre Club, à côté de sa mission de convivialité, si je puis dire, indispensable. Changement, mais aussi continuité, car au-delà du changement de tête à la présidence du Club, le conseil d’administration demeure inchangé. Paul Barelli, après avoir tenu à bout de bras le Club pendant des années, a souhaité passer la main, mais il demeure vice-président. Et, même si chaque nouvelle figure souhaite bien évidemment faire souffler un vent nouveau, c’est dans les traces de ses pas que, pour ma part, je veux inscrire les miens. » Représentant du collège des communicants, Philippe Bellissent, après avoir accompli


Médias Com’06 2021 un travail remarquable, a passé par ailleurs le témoin à Valérie Pérotti, de chez Orange. Vincent-Xavier Morvan a remercié les partenaires du CPM06 : la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nice, la région Sud, le Palais des Festivals et des Congrès de Cannes, les Offices de Tourisme de la Colle-sur-Loup et de Théoule-Sur-Mer, l’Université Côte d’Azur, la ville d’AntibesJuan les Pins, la ville de Nice et la métropole Nice Côte d’Azur. Les annonceurs ont été également remerciés par le président : le département des Alpes-Maritimes, la ville de Nice/ Métropole Nice Côte d’Azur, la Caisse d’Epargne, et l’Office de Tourisme et du Commerce de la Colle-sur-Loup. CPM06

Photos ci-dessus : Le discours de Vincent-Xavier Morvan, président du Club et correspondant Le Figaro et Les Echos.

Photo ci-dessous : Philippe Déjardin à gauche, journaliste, suivi d’une partie du conseil d’administration du Club : Paul Barelli, vice-président ; Jean-François Téaldi, journaliste honoraire ; Robert Kudelka, Radio France ; Vincent-Xavier Morvan ; Tanja Stojanov, journaliste indépendante ; Nicole Laffont, journaliste indépendante ; Abdellatif Azdine, Patriote Côte d’Azur.


2021 5 1

2

3 4

6

7

1 - Vincent-Xavier Morvan, Président du Club de la Presse. 2 et 3- Le discours de Jeanick Brisswalter, Président d’Université Côte d’Azur. 4 - Jeanick Brisswalter, et Vincent-Xavier Morvan. 5, 6, 7 - Le public. 8,9 - L’accueil. 10 - Jean-François Tealdi, journaliste honoraire, et Philippe Tallois, ancien Président du Club de la Presse. 11 - Guy Cassouto, journaliste Vins & Gastronomie, Bernadette Barelli et François Sittler, communicant. 12 - Philippe Perret, rédacteur en chef Nouvelle Vague, Tanja Stojanov, journaliste indépendante art et culture, et Alexandre Larose, 20Minutes. 13 - Benjamin Martelli, Collaborateur parlementaire de Dominique Estrosi Sassone, Valérie Perotti, responsable communication Orange, et John Pusceddu, responsable communication CNRS. 14 - Alexandre Chavance, journaliste Nice Presse, et Clément Avarguès, directeur de Nice-Presse. 15 - Aila Stöckmann, rédactrice en chef Riviera Zeit, et Nicole Ruskell, rédactrice en chef Riviera Insider.


8

9

10

11

12

13

14

15

Photos © Yann Coatsaliou


1

2

3

4

5

6

7


8

9

10

12

11

13

1 - François Sittler, communicant, Gilles Bertaux, Président de l’office de tourisme de La Colle sur Loup et Paul Barelli, vice-président du Club de la Presse 06. 2 - Carole Lessard, secrétaire Air France Centre Informatique Sophia Antipolis, Philippe Bellissent, conseil en communication et RP, et Anne Sophie Peyran, directrice communication et marque à Université Côte d’Azur. 3 - Philippe Continsouza, responsable des études de l’Ecole de journalisme de Cannes, et Marianne Denuelle, cheffe du département InformationCommunication de l’IUT NCA. 4 - Abdellatif Azdine, journaliste Le Patriote Côte d’Azur, Marylene Iapichino, journaliste Nice Actus, Leo Keraudren, ingénieur agronome Astredhor, et Jérôme Delclos, Principal Collège Valeri. 5 - Kristian, dessinateur de presse, Jean Mas, artiste niçois, Christian Passuello, cinéaste documentariste, et Alain Amiel, critique d’art. 6 - Evelyne Pampini, Image Publique, Olivier Marro, journaliste Art Côte d’Azur (Les Petites Affiches), et Fabrizio Bianconi, journaliste L’excès magasine. 7 - Vincent-Xavier Morvan, Emmanuel Hennegraeve, Les Clés de la Culture, et Philippe Déjardin. 8 - Philippe Déjardin et Stephanka Strouhalova, correspondante National Geographic Traveler. 9 - Philippe Continsouza, Marianne Denuelle, et Jacques Araszkiewiez, directeur de l’Ecole de Journalisme de Cannes 10 - Morad Hadjaner, journaliste, Sabrina Gotlib, journaliste, et Philippe Tallois. 11 - Abdellatif Azdine et Jérôme Delclos. 12 - Isabelle Battarel, responsable relations médias CHU Nice, Vincent-Xavier Morvan, Marion Guinochet, coordinatrice CPM06, Valérie Perotti et Laure-Hélène Courpron, responsable communication SUEZ. 13 - Vincent-Xavier Morvan et Jacques Pugnaire, rédacteur en chef Nice Rendez-Vous.


1

2

1 - Joel Glutron, communicant, Michel Bounous, éditions Baie des Anges, Kristian et Philippe Déjardin. 2 - Jean-François Téaldi et Sanya Maignal, journaliste EcomNews. 3 - Auguste Vérola, conseiller départemental LR de Nice, JeanFrançois Téaldi, Laurence Badon, journaliste honoraire, Patrick Allemand, Membre du conseil national du Parti socialiste, et Sabine Delabassé, communicante.

3

En commande sur www.clubpresse06.com


Millions discover their favorite reads on issuu every month.

Give your content the digital home it deserves. Get it to any device in seconds.