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Actu : L'Edito • EN BREF

L'édito

En

Dupont de Ligonnès : les vertus du point d’interrogation

Sommaire

La fausse information de l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès réactive la méfiance envers les journalistes. Et l’impérieux devoir éthique qui s’impose à chaque confrère de redoubler de prudence, résister à l’emballement médiatique. Le 11 octobre, une source policièrefrançaiseaalertéprématurément le Parisien sur la foi d’informations de la police écossaise :« nous tenons votre homme ! ». Plusieurs sources policières françaises ont confirmé l’arrestation  : « tout le monde s’est trompé sans que personne ait menti » constatait Hervé Gattegno, le directeur de la rédaction du JDD. Ce fiasco policier et médiatique est un signal d’alarme pour notre profession. Le difficile et obligatoire retour à la prudence dans un contexte hyper

N°104 - Oct 2019

concurrentiel attisé par les réseaux sociaux. Seul de toute la presse, La Provence a titré :« Arrêté  ? »assorti d’un point d'interrogation. L’article, en pages intérieures, est entièrement rédigé au conditionnel. Dans la nuit du 11 au 12 octobre, passé minuit, Pierre Sennès, le procureur de la République de Nantes, a appelé à faire preuve de "prudence" après la publication des articles relatant l'arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès. Sa déclaration prémonitoire n’a pas été entendue Paul Barelli

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L'Édito / En bref / L'actu vue par Kristian ... 2 Culture : Germaine Richier / Arman..4 Côté livres : 19 tonnes.......................6 L'affaire St Aubin / Lagune..................7 Dossier :Quel avenir pour la presse écrite ? 9 Interview : Pascal Gaymard............... 10 Focus médias : Le Petit Niçois............. 11 Dossier :loi sur la distribution de la presse 12 Actu Club : Villa Cameline ............... 13 Focus Partenaire : CCI............14 Actu photo .............................................16

Directeur de la publication - Rédacteur en chef : Paul Barelli / Rédacteur en chef adjoint : Vincent-Xavier Morvan / Secrétaire de rédaction - Infographiste : Marion Guinochet Ont collaboré à ce numéro : Paul Barelli, Josselyne Belieu, Philippe Bellissent, Kristian, Nicole Laffont, Vincent-Xavier Morvan, Alexander Sandvoss, Jean-François Tealdi. Edition : Club de la Presse Méditerranée 06 / Maison des associaitons Comte de Falicon -52, avenue du Ray 06100 Nice 06 60 45 23 45 / info@ clubpresse06.com / www.clubpresse06.com / ISSN : 2107-7002

La Colle-surLoup remporte un prix Territoria de bronze pour le projet RéSonance Le projet RéSonance de notre partenaire, l’Office de tourisme et du commerce de La Colle sur Loup, a été mis en place afin de valoriser le commerce de proximité et l’activité de ses commerçants, en leur fournissant clé en main un vidéoclip de 60 secondes diffusé sur les réseaux sociaux. 8 clips ont été réalisés en 2018, 10 en 2019. Des vidéos courtes, percutantes et modernes, qui ont valu à La Colle sur Loup d’obtenir un prix Territoria de bronze. Ce prix a été créé en 1986 par l’Observatoire Territoria pour recueillir, valoriser et diffuser les initiatives des collectivités territoriales en France et, depuis 2006, en Europe. Cette année le jury du Prix Territoria 2019 a distingué 50 collectivités parmi 220 candidatures en décernant 21 Territoria Or, 20 Territoria Argent et 9 Territoria Bronze. Les trophées et diplômes seront remis aux lauréats le mercredi 13 novembre dans les Salons de Boffrand de la Présidence du Sénat

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Renseignements : Vincent Pomparat, directeur de l’OTC 06 50 88 27 09 v.pomparat@ot-lacollesurloup.com


Actu : EN BREF • L'ACTU VUE PAR KRISTIAN

bref... Toni Servillo star du cinéma italien à Nice

L'actu

vue par Kristian Retrouvez les dessins de Kristian sur : www.clubpresse06.com

Titre original : 5 è il numero perfetto. Réalisé par Igort Avec Toni Servillo, Valeria Golino, Carlo Buccirosso, Iaia Forte, Giovanni Ludeno Durée : 1h46. - Genre : Policier, thriller, drame

Thierry Duchêne, le directeur du cinéma Rialto qui œuvre beaucoup en faveur du septième art italien peut être fier d’avoir fait venir à Nice deux stars transalpines : Toni Servillo, accompagné d’Igort. Le 3 octobre, ils ont présenté en avant première « 5 est le chiffre parfait ». C’est l’adaptation du propre roman graphique à succès d’Igort, traduit dans vingt pays. Ce thriller décapant relate l’histoire de Peppino Lo Cicero (Toni Servillo), ex-tueur à gages de la Camorra. Il est fier de son fils qui gravit les échelons du crime organisé. Mais quand celui-ci est froidement abattu dans un guet-apens, il reprend du service accompagné de son ami Toto le boucher. Leur quête de vérité va déclencher une spirale de vengeances et de trahisons dans les clans mafieux du Naples des années 70. Le travail de l’image est excellent. Et renoue avec le cinéma de grande qualité. Présenté à la Mostra de Venise, le film connait un grand succès en Italie. En France, il est sur les écrans depuis le 1 er octobre

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CPM06

Octobre rose. 02/12/14

Décès de Jacques Chirac

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En bref... EN BREF • Culture

Plaque commémorative en mémoire d’Anne de la Valette Le Conseil municipal de Nice a voté, le 27 octobre, la mise en place à Nice d’une plaque commémorative en mémoire d’Anne de la Valette, journaliste. Ainsi, a été validée la

demande du CPM06. Anne de la Valette, première présidente du Club de la presse, grande voix de RMC, reporter s’était illustrée le 24 octobre 1974 lors de la prise d’otage d’une

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hôtesse de l’air à l’aéroport de Nice. Courageuse, elle avait contribué au dénouement sans violence de cette prise d’otage

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Germaine Richier la magicienne chez Picasso, à Antibes Quatre vigies de bronze accueillent le visiteur au musée Picasso d’Antibes. La Feuille, La Vierge folle, Le Grain et La Forêt, posées sur la terrasse face à la mer, semblent les gardiennes du temple. Elles sont là depuis des années et font désormais partie intégrante du lieu. À l’occasion des soixante ans de la mort de leur « génitrice » le Château Grimaldi a décidé de rendre hommage à la sculpteure Germaine Richier dont la dernière exposition au musée d’Antibes avait d’ailleurs été organisée peu avant sa disparition, durant l’été 1959. A côté des magistrales pièces de bronze qui, en dépit de leur lourde masse, semblent légères, aériennes tant l’art de Germaine

Richier est subtil, on peut découvrir l’œuvre gravée et dessinée de l’artiste. Des compositions en étroite relation avec la sculpture mais moins connues. Celle à quoi Picasso aurait dit un jour : « On est de la même famille ! » trouve ici un écrin approprié. Une artiste marquante dans l’art sculptural de l’après-guerre. Germaine Richier a puisé dans la nature son inspiration et a donné naissance à des créatures hybrides à mi chemin entre le règne animal et l’humain. Elle a ouvert de nouvelles voies à la sculpture moderne Nicole Laffont

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Jusqu’au 26 janvier 2020 Musée Picasso. Place Mariejol. Antibes Juan les Pins Tel :+33 (0)4929 054 20


culture •5•

Culture

Arman au Musée de Vence pour un nouvel état des choses

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A sa façon, mâtinée de poésie et d’idéologie, Arman militait pour l’objet. Cet objet qu’il chérissait, dont il percevait l’esthétique à travers son utilité. Il estimait qu’il devait être chéri, réparé, conservé. C’était son « parti pris des choses » à lui dans le sillage du poète Francis Ponge. Une manière, avant l’heure, de lutter contre les excès de la société d’hyperconsommation et son obsolescence programmée.

La nouvelle exposition que consacre au maître du Nouveau Réalisme le Musée de Vence met judicieusement en exergue cette philosophie qui, sans dire son nom, a guidé l’artiste plasticien dans ses choix. « Nouvel état des choses », tel en est l’intitulé. Des « poubelles » aux légendaires « colères » destinées à tailler en pièces salons bourgeois et signes

ostentatoires de richesse (à la hache comme à la galerie John Gibson ou à bord d’un bulldozer comme au MAMAC à Nice), des instruments de musique ou meubles calcinés aux accumulations d’ustensiles de cuisine, nous voilà immergés dans l’univers du sculpteur, fils de brocanteur et amoureux fou des outils ou ustensiles de toutes sortes.

missaire de l’exposition. Dans le même esprit, la série « Atlantis », en référence à l’île mythique disparue, met en scène des pièces en bronze dotées d’une patine spéciale qui leur donne l’aspect d’épaves archéologiques repêchées dans les fonds marins. Une salle, dont l’agencement est particulièrement réussi, célèbre cette étape majeure dans le parcours d’Arman. Et l’on reste songeur devant l’acuité d’un propos qui, avant que chacun n’en soit convaincu, dénonçait dès les années soixante les excès d’une civilisation qui perd son être pour tomber dans l’accumulation des avoirs Nicole Laffont

Celui que l’on a qualifié de « blouson noir de l’art contemporain » a célébré aussi un piano détruit, épave d’un naufrage imaginaire. Cet « accord parfait » installé sur le parvis du Musée de Vence est un heureux prélude à la visite de l’exposition. « Incarnant le projet de l’artiste d’une « archéologie du futur », Accord Jusqu’au 15 décembre. Parfait fait l’éloge suprême du rebut, en Musée de Vence. transformant des débris en trésor ar- 2 place du Frêne chéologique » dit Jérôme Neutres, com-

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Côté livres

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Actu : CÔTÉ LIVRES

19 tonnes de « cacabouillette »

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La « cacabouillette », c’est l’expression touchante, enfantine, que Thierry Vimal, l’auteur de ce 19 tonnes, utilisait pour évoquer avec ses filles Amie et Laurette les situations difficiles, ennuyeuses auxquelles les grands, les adultes, peuvent être confrontés. Et question situation difficile, la famille Vimal, en ce mois de juillet 2016 de sinistre mémoire, va être servie au-delà du raisonnable. Amie, 12 ans, qui était allée avec la famille d’une copine regarder le feu d’artifice sur la Prom’, y perd la vie, heurtée par le 19 tonnes en question, l’arme par destination choisie par le tueur islamiste Mohamed Lahouaiej-Bouhlel

Trois ans après, l’écrivain niçois Thierry Vimal livre son récit de l’attentat du 14 juillet à Nice au cours duquel il a perdu sa fille de 12 ans.

pour faire le maximum de victimes en ce jour de fête nationale à Nice. En mille pages lumineuses, ce journal de bord, reconstitué après coup à partir notamment de milliers d’échanges SMS dont une partie est retranscrite ici, invite à la découverte du véritable parcours du combattant post-attentat vécu par l’auteur pendant cinq mois, jusqu’au départ des trois rescapés de la famille (lui, sa compagne et sa fille cadette) pour le Japon. Ce récit haletant, il faut le dire, mène le lecteur dans les détails les plus sordides, les plus tristes mais aussi parfois les plus drôles de cette « cacabouillette », en même temps qu’il invite à l’exploration de l’âme humaine, celle de l’auteur, jusque dans ses tréfonds

les plus sombres, à l’occasion d’une épreuve aussi terrible que la perte d’un enfant. Choisir le cercueil de la petite, commencer les démarches pour se faire indemniser, soutenir ses proches alors qu’on est soi-même au fond du trou, essayer de travailler tant bien que mal (Thierry Vimal est écrivain mais aussi concepteur-rédacteur), se raccrocher au lancement d’une association de victimes, Promenade des Anges, dont la gestion devient vite chaotique, se confronter aux autres, aux journalistes, à la fois menace pour son intimité et opportunité pour faire passer des messages, rencontrer les pouvoirs publics, chercher un avocat, aller voir le Pape au Vatican… Tout y passe, avec des passages parfois très


Côté livres

Actu : CÔTÉ LIVRES

crus, très personnels même s’ils ne sont jamais impudiques, et des moments intenses, notamment quand le père entre en communication avec sa fille défunte. Un livre écrit d’abord pour survivre, pour sur-vivre, même si l’auteur ne doute pas une seconde que sa vie ne sera jamais plus comme avant. Un livre nécessaire pour lui, sûrement, dans sa quête spirituelle, mais aussi pour nous, assurément

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VX. Morvan

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19 tonnes, Thierry Vimal, éditions du Cherche-Midi, 1 000 pages, 25 euros.

L’affaire Saint Aubin Denis Langlois « Le mystère du camion fantôme. » Ce titre du Monde traduit avec justesse la singulière énigme que décrypte Denis Langlois, ancien avocat, dans l’Affaire Saint Aubin (Editions de La Différence).C’est le récit d’un combat de toute une famille de Dijon, persuadés que leur fils qui avait 23 ans a été tué à la suite d’une tragique méprise par les services secrets français en 1964. Juillet 1964. La famille Saint-Aubin s'apprête à partir en vacances à Fréjus. La voiture du fils aîné, Jean Claude qui est accompagné de son amie n'arrivera jamais à destination. La voiture s'écrase contre un arbre, à Puget, non loin de Fréjus, les deux passagers meurent sur le coup. Aujourd'hui, cinquante-trois ans après les faits, on ignore ce qui s'est réellement passé. Mais cet ouvrage a le mérite d’examiner toutes les pistes. Il ouvre les plus troublantes grâce à une rigueur exemplaire.

Accident ? Telle est la conclusion du procureur de Draguignan qui classe le dossier le 16 juillet 1964. Attentat  ? Bavure

des services secrets gaullistes en lutte contre les anciens membres de l'OAS ? Andrée Saint-Aubin, la mère du jeune homme tué n’a jamais cru à la thèse de l’accident. Aidée de son mari elle mène sa propre enquête et découvre un témoin qui se trouvait sur les lieux. Il affirme qu’un camion militaire a provoqué l’accident et a pris la fuite. Les époux Saint-Aubin finissent par être convaincus que leur fils a pu être victime d'une

bavure des services secrets, alors occupés à traquer les anciens de l'OAS (Organisation de l'armée secrète) après la guerre d'Algérie : la voiture de Jean-Claude aurait été confondue avec celle d'un avocat membre de l'OAS, propriétaire d'une Volvo. Denis Langlois fait état de nombreux autres témoignages recueillis au fil des années qui accréditent cette piste. Inlassablement, les Saint-Aubin ont lancé toutes les procédures judiciaires possibles. Elles sont rejetées les unes après les autres - 26 décisions rendues entre 1964 et 1990. Un magistrat affirme en 1992, avoir reçu des confidences d'un officier supérieur validant la thèse d'un accident volontaire. Le ministère de la défense dément. Jean Saint-Aubin est mort en 1994, son épouse, Andrée, en 2003, dévastés par la mort de leur fils et la Raison d’ Etat

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Côté livres

• 8 • Actu : côté livres

Lagune, un polar-enquête journalistique d'André Baudin*

Patrick, journaliste. Il fait des cauchemars. Ressent un sentiment d'impuissance quand un article lui semble trop compliqué. Et justement un de ses articles lui pose problème. Il est stressé par rapport à sa rédaction. Il doit partir en reportage à Venise et pressent que le dossier sur la venisation, ces villes qui se vident de leurs habitants pour laisser place aux touristes ou à la bourgeoisie, va être compliqué. Certains faits étranges se produiraient dans la cité des Doges. Le jour de son arrivée un enième cadavre est découvert dans la lagune. Ainsi commence Lagune d'André Baudin, qui, au-delà de l'intrigue, revisite Venise et ses coutumes ancestrales. Au hasard des rencontres avec les protagonistes, le récit nous balade dans les quartiers de la Serenissima, Canareggio, Zattere, Giudecca, Dorsoduro, Castello, devenus annexes de ce parc des loisirs mondialisé. Bienvenue à Veniseland ! Nonobstant l'angle de son enquête, Patrick découvre que le marché de l'art à Venise est gangréné par des émissaires d'Arabie Saoudite et des émirats qui se livrent à un véritable trafic d'armes au bénéfice de Daech. Le sujet initial vire au roman noir. Patrick est sollicité par un confrère italien pour révéler le scandale qu'aucun media italien n’ose traiter. Il rencontre pour ce faire le juge Di Mario, un de ces juges « rouges » qui se sont illustrés dans l'opération mani pulite, et on revisite les années de plomb qui ensanglantèrent l'Italie. Mais le roman ne saurait répondre aux critères du genre sans rencontres amoureuses. Au Caffe Florian avec la belle Julia, femme d'un ami, c'est l'occasion pour Patrick de raviver une vieille coutume vénitienne de la noblesse du XVIIIe siècle. Il devient sigisbée, amant de cœur d'une dame mariée, cheva-

lier servant officiel que choisissait l'époux. Il arpente les couloirs de la Villa Leone, palais style Renaissance, où Casanova donnait ses rendez-vous. Aux murs, des Titien, des Veronese, des Giorgione, car s'y rencontrent marchands d'art, émiratis et politiciens italiens corrompus ; mais aussi Veronica et Cristina, descendantes des courtisanes ambassadrices des Doges, immortalisées par Le Tintoret. Ce polar est l'occasion pour l'auteur de stigmatiser les dérives de la profession. Ces journalistes qui vendent leur âme et préfèrent répondre aux attentes du patron plutôt que de creuser pour savoir la vérité, qui banalisent les scandales, esprit de résistance en berne, panurgisme, pleuterie, informant sur les conséquences plutôt que sur les causes, sensationnalisme, relais de la doxa du pouvoir sous peine de voir leur carrière dirigée vers une impasse ou de la terminer... au fond de la lagune ! Mais peut-il en être autrement quand les grands patrons de presse sont pour la plupart banquiers ou marchands d'armes ? Comment croire un instant qu'ils puissent condamner ce qu'ils adorent ? Un monde médiatique tenu en laisse. Quand on connait André, on comprend qu'en fait, Patrick, c'est... lui ! Jean-François Téaldi

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*Publilivre Editions - Ancien journaliste au Provençal, Nice-Matin, Var-Matin, Radio Maritima, Art Sud. 230 pages, 19 euros.

DO

Quel avenir pour la presse écrite locale sur la Côte d'Azur ?


SSIER

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Une presse locale foisonnante

Ce qui frappe dans le paysage azuréen de la presse locale, c’est son extraordinaire foisonnement. À croire que la révolution du numérique et la dématérialisation des titres qui s’en est ensuivie n’ont pas eu de prise sur les éditeurs locaux. Rien qu’autour du palais de justice de Nice sont nichés trois fleurons de la presse économique et juridique, avec L’Avenir Côte d’Azur, Les Petites Affiches des Alpes-Maritimes et Tribune Bulletin Côte d’Azur, autant de vénérables institutions qui ont réussi à prendre le train de la modernité, comme en atteste leur présence sur les réseaux sociaux, pour certaines d’entre elles. À côté des éditions locales de 20 Minutes et de C News Matin, ou encore du gratuit culturel La Strada et

de Nouvelle Vague, sur la musique, survit également, parfois avec des difficultés, une presse d’opinion, à l’instar du Patriote, sorte d’Huma à l’échelle locale. Dans un tout autre registre, il faut compter aussi avec Côte Magazine qui opère une sélection des meilleures adresses de la Riviera. Il y a de quoi faire, dans une région qui a peu de rivales en matière de tourisme. Signe du caractère cosmopolite de la Côte d’Azur, Anglo-Saxons ou Allemands installés sur les rives de la Grande Bleue ont aussi leurs magazines, Riviera Insider et Riviera Zeit. La Principauté constitue de son côté, à elle seule, un véritable écosystème de presse, à son échelle, avec des titres économiques, des masculins, des féminins, des gazettes,

des titres sur le sport ou les actualités générales. La presse régionaliste, comme le magazine Lou Sourgentin, n’est pas non plus absente du paysage, de même que des revues ciblées sur le haut et le moyen pays niçois, telle Vie Villages, qui comble un vide depuis l’arrêt de Pays des Alpes-Maritimes, tourné vers la ruralité. Voilà, et encore, l’on a évoqué ici que la presse écrite ! On l’aura compris, Nice-Matin n’a qu’à bien se tenir. V.-X. M.

Focus médias Le nouveau défi du Petit Niçois

Le plus ancien journal des Alpes-Maritimes, le Petit Niçois renaît en publiant sept éditions d’un mensuel papier. Dans sa longue histoire, ce titre est mort plusieurs fois et a repris vie. Il est né le 29 septembre 1879 par la volonté du député-maire de Nice de l’époque Alfred Borriglione. Il paraît quotidiennement jusqu’ à la fin de la deuxième guerre. Son histoire mouvementée témoigne de la difficulté de publier et financer des journaux de proximité laissant une large place à la vie politique. 140 ans et toujours vivant !

Après maintes péripéties, le 4 juin 1997, Le Petit Niçois devient hebdomadaire. En décembre 1999, Robert Verdoia, photographe du journal le reprend et

le gèrera jusqu’à 2008 où il est racheté par Stéphane Cherki, maire d’Eze qui le gardera jusqu’en 2011. Ce dernier le cède aux éditions Entrevue. Depuis juillet 2017, Pascal Gaymard, le directeur de la rédaction, Pierre Yves Menard,

Andy Calascione, Véronique Larosa et des pigistes réalisent un mensuel papier appuyé sur un site internet. Ils parviennent à sortir 4 journaux mensuels : le Petit Niçois, Le Cannois, l’Antibois et le Villeneuvois.


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(voir photo). De nombreux élus, des chefs d’entreprises, des personnalités diverses ont témoigné par leur présence de l’intérêt que suscite cette relance d’un titre ancré dans l’histoire du terroir des AlpesMaritimes. Gilbert Grisoni, amoureux de la Côte d’Azur et de son patrimoine culturel, se lance, à titre bénévole, dans ce pari éditorial : « je souhaite fédérer autour de ce mensuel le plus grand nombre d’institutions publiques, de La relance du Niçois sociétés d’acteurs culturels et sportifs. favorisée par de C’est un défi journalistique et finannouveaux financeurs ? cier ». Véronique Larosa directrice adIls sont réunis au sein d’une association ministrative et financière indique  : « déNice Actus, gestionnaire de tous les sormais, nous aurons avec l’arrivée de titres qui est présidée par Gilbert Gri- nouveaux collaborateurs, les moyens soni, ex directeur des Editions Gilletta. de notre développement. Nous aurons Cette association est destinée à consti- des journaux au plus prés des habitants tuer d’ici un ou deux ans un groupe de du département ». presse. Mercredi 18 octobre, l’équipe Quant aux partenaires institutionnels du mensuel a dévoilé son projet au Gar- figurent plusieurs municipalités désiden Beach Hôtel à Antibes lors d’une reuses que le journal traite plus largesoirée où se côtoyait le tout Côte d’Azur ment leur actualité. Ils tiennent à conserSeulement, Le Niçois qui a redressé sa situation avait besoin de plus de moyens financiers (voir entretien de Pascal Gaymard). Pour assurer l’avenir de ce journal, il fallait trouver un partenaire et associé. Pascal Gaymard et Véronique Larosa (responsable administrative et financière) ont travaillé dans ce sens depuis deux ans. Ils ont déniché de nouveaux partenaires privés.

ver un certain anonymat de même que les partenaires privés, issus du milieu économique, socioprofessionnel. Cette discrétion trouve en partie son origine dans le contexte des élections municipales. De nombreux combats politiques s’annoncent très disputés. Des rumeurs persistantes sous-entendent que le Niçois soutiendrait Eric Ciotti dans l’hypothèse où ce dernier se présenterait à Nice. Mais cela n’est pas encore à l’ordre du jour. Paul Barelli

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Interview

Pascal Gaymard, directeur de la rédaction du Petit Niçois : nous serons ouverts à tous les partis CPM06  : Pourquoi relancer le Niçois en édition papier  ?. P G : Il y a deux ans quand les ex-gestionnaires parisiens ont quitté la maison, le journal était voué à disparaître. Donc, je l'ai repris avec une responsable administrative et financière, Véronique Larosa, Pierre-Yves Ménard et Andy Calascione, les deux journa-

listes de la rédaction. Avec quelques pigistes, nous avons fait tourner le journal. La première année s'est avérée assez difficile. Le concept de reprise s’appuyait sur un constat : la formule d’un hebdomadaire ne pourrait pas fonctionner parce qu’on payait 4000 euros d'invendus chaque mois. Le modèle

économique de la presse payante hebdomadaire était impossible. Des lors, nous avons décidé de privilégier un autre modèle : un gratuit mensuel assorti d’un site internet sur lequel nous insérons, quotidiennement des infos et la version net du mensuel. Des élus ont-ils souhaité un journal  ?


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Jean Leonetti voulait, depuis très longtemps, que je fasse un journal sur Antibes, Lionnel Luca espérait également un journal sur Villeneuve Loubet, Jean Bernard Mion sur la Colle-sur-Loup. Nous avons couvert le bassin Villeneuve-Loubet, Saint Paul, la Colle et le bassin Antibois (avec la Casa), le Cannois et le Niçois. Ce modèle, aujourd'hui a vécu deux ans. La première année a été un peu dure : il nous manquait 20 000 euros. Le modèle s'équilibre autour de 140 000 euros. La deuxième année de septembre à septembre. Là, aujourd'hui on serait à l'équilibre à 140 000 euros mais avec une trésorerie qui est toujours à flux tendu. Dans ce contexte, un groupe de financeurs m'a fait une proposition de racheter le journal. Qui finance ?

Gilbert Grisoni (ex directeur des Editions Gilletta) est le président de Nice Actus, association qui regroupe divers actionnaires privés issus des milieux socio-professionnels. On maintient la structure associative : Nice Actus gère le journal et la publicité. En attendant de créer l'an prochain une société de presse. On sera financé par la publicité.

repris les journaux, de voir que cette périodicité est très bien perçue : de nombreux lecteurs m’appellent favorables à cette formule. La presse papier a encore un avenir. Nombreux sont ceux qui détestent lire sur Internet. Les lecteurs auront le choix : une semaine après la parution les sept éditions seront sur internet. Aujourd'hui, il n'y a plus de journaux d'information générale à part Nice Matin et …nous ! Le concept du journal, celui que j'ai toujours soutenu, c’est d’offrir un autre regard sur l'actualité qui peut tendre vers l'impartialité. Ou non  ! L'objectivité en matière de presse cela n'existe pas. On sait que je ne suis pas de gauche où je compte de nombreux CPM 06  : des rumeurs prétendent amis. Je ne veux pas que le mensuel que vous allez soutenir Eric Ciotti  : soit étiqueté politiquement. Nous donPG : Rires. On peut murmurer ce que nerons la parole à tout le monde. l’on veut. Notre objectif rédactionnel Pour les municipales il est fort possible c'est de continuer de faire ce que nous que nous prenions des partis pris si on faisions. Couvrir l’actualité politique estime que tel candidat est meilleur qu' plus fortement dans le contexte des un autre. Ce sera la liberté de la rédacmunicipales mais également les sports, tion. On sera ouvert à tous les partis » la culture, l’économie. CPM06 Par ailleurs, en tant qu'association on peut recevoir des dons. Actuellement c’est un tournant. Nous avons créé trois nouveaux titres le Mentonnais, le Villefranchois qui reparait et Le Grassois. Le tirage évolue également passant de 50 000 exemplaires à plus de 150 000. La distribution se fait presque à 90 % en boîtes aux lettres par AM Distribution. Donc notre association sort 7 journaux mensuels gratuits* au total. Nous allons publier des dossiers d’actualité assez forts, exclusifs qui vont créer quelques remous. Dans chaque édition, nous ferons l’analyse des élections municipales et des forces en présence.

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Existe-t-il un lectorat pour un men- *Le Niçois, Le Cannois, L’Antibois, Le suel version papier ? Villefranchois , Le Grassois, Le Men«Oui, j'ai été très surpris quand on a tonnais, Le Villeneuvois.

De gauche à droite : Pascal Gaymard, Gilbert Grisoni, Véronique Larosa, à la soirée de présentation du Petit Niçois, le 18 octobre au Garden Beach Hôtel à Antibes


DOSSIER Loi sur la distribution de la

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DOSSIER

presse : chronique d'une mort annoncée du système coopératif ?

Le 8 octobre, le Parlement a défini-

tivement adopté le projet de loi sur « la modernisation de la distribution de la presse  » (ont voté pour LaREM, Modem, LR UDI ; contre communistes et Insoumis ; le PS s'est abstenu). Cette loi réforme la Loi Bichet de 1947, issue du Conseil National de la Résistance, qui privilégiait le système coopératif de diffusion. Elle prévoit désormais l'ouverture à la concurrence de la diffusion au 1er janvier 2023. Un actionnaire extra-communautaire pourra détenir jusqu'à 20% des parts de ces sociétés de distribution. Or, la concurrence conduit à vendre des services en deçà des coûts réels de distribution. Afin de limiter les invendus, la loi prévoit de donner aux marchands de journaux une marge de manœuvre négociée avec la filière pour la vente des titres, hormis ceux de la presse d’Information politique et générale (IGP). L'ARCEP, gendarme des télécoms, deviendra le seul régulateur à la place des deux organes actuels (Conseil Supérieur des Messageries de Presse et Autorité de Régulation de la Distribution de la Presse) y compris pour le numérique dont les kiosques (ePresse, LeKiosk...). Plus qu'un droit à être distribué, la coopérative et son principe « 1 éditeur », «  1 voix  », permettait aux plus petits éditeurs de disposer de moyens légaux pour faire entendre leurs intérêts face aux grands groupes de presse. L'Article 2 de la loi Bichet précisait : « Le

groupage et la distribution de plusieurs journaux et publications périodiques ne peuvent être assurés que par des sociétés coopératives de messageries de presse soumises aux dispositions de la présente loi ». La loi Bichet avait déjà été réformée par la loi du 20 juillet 2011 qui, article 18-6-3, permettait aux éditeurs de contourner le système coopératif en stipulant que « les entreprises de presse peuvent, dans des zones géographiques déterminées, sans adhésion à une société coopérative de messageries de presse commune, recourir à des réseaux locaux de distribution aux points de vente et homologue les contrats de distribution conclus dans ces conditions ». Durant les mois qui ont précédé ce vote, la CGT avait proposé que l'outil de distribution puisse bénéficier du versement direct des aides (comme l'opérateur postal), et non plus les éditeurs qui, pour certains, bien qu'actionnaires de Presstalis, favorisent souvent leurs propres structures de distribution. C'est le cas du Groupe LVMH avec Proximy ou du Figaro avec Promoporte, qui se posent en concurrents de l'opérateur Presstalis. Les différents canaux de diffusion de la presse (vente au numéro, abonnement et portage), bénéficient chacun d'aides publiques spécifiques. Aujourd'hui, si des opérations de couplage vente au numéro-portage sont réalisées pour le compte des éditeurs grâce aux moyens techniques (véhicules...) de la

messagerie, elles ne sont pas systématisées et pas toujours rémunérées au juste niveau. Pourtant Presstalis est un opérateur qui dispose des moyens pour assurer 364 jours par an un service de diffusion à l'échelle du territoire national. Faire de Presstalis un pôle de distribution de la presse permettrait de généraliser, partout où cela est possible, des synergies vente au numéro/abonnement portage, tant en presse quotidienne nationale qu'en presse quotidienne départementale. Il en résulterait pour les pouvoirs publics des économies (limitant les aides multi-canaux) et pour Presstalis cela permettrait d'optimiser le réseau tout en bénéficiant d'une partie des aides au portage (montant total de 35 millions d'euros en 2016). Le 27 février 2013 les députés communistes déposaient à l'Assemblée Nationale une proposition de loi « visant au redressement du secteur de la presse et de sa distribution au service du pluralisme et de l’intérêt général ». Cette proposition, qui n'a jamais été mise à l'ordre du jour par les gouvernements, conserve six ans après toute son actualité Jean-François Tealdi

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Lien : http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0757.asp


Actu Club

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ACTU CLUB

Dans les murs de la « maison abandonnée » à Nice

Il existe tant de maisons abandonnées, réinvesties ou pas. Celle-ci vaut vraiment le détour. Le 23 mai dernier, le Club de la Presse 06 participait à la Villa Cameline au vernissage de la dernière exposition de Kristof Everart, initiée par Botox(s), le réseau d’art contemporain Alpes & Riviera. L’occasion pour l’association de journalistes de se replonger dans l’histoire peu commune de ces murs si bien habités.

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Né au début du siècle dernier dans le quartier Valrose, ce bijou Belle-Epoque appartint à l’un des plus grands pâtissiers de la place avant de sombrer dans l’oubli durant une bonne quinzaine d’années… Taguée, squattée, détériorée, elle renaît en 2003 entre les mains d’Hélène et François Fincker. « L’idée m’était venue du quartier berlinois de Kreutzberg que j’avais découvert à dix-huit ans ! », raconte Hélène. Le couple conservera l’exacte architecture des lieux, les tapisseries peintes, cheminées de marbre et moulures fleuries… Et aussi ces restes de peintures originales, turquoise ou corail, et bien sûr sa verrière juste audessus de l’escalier central, véritable puits de lumière pour transcender le lien conservé avec plus d’un siècle d’existence. Face aux traces du temps, Hélène a choisi non pas d’opposer mais de faire vivre des œuvres remplies de sens qui font écho au double état de la Villa Cameline. D’avril à octobre, selon un rythme réfléchi et serein, se succèdent des expositions d’art contemporain variées qui génèrent inconditionnellement l’échange autour du vivant et

de l’inanimé. Grandes monographies, projets collectifs, Hélène accueillait aussi en 2018 un thème atomique, l’occasion pour elle de fédérer des scientifiques. Car croiser comme interpeller constitue bien l’essence même de cette singulière demeure.

Une nouvelle géographie de l’espace relationnel Contrat rempli une nouvelle fois avec l’artiste Kristof Everart en ce mois de

mai, autour d’une « géographie intime  ». Artiste quinquagénaire connu depuis les Ateliers Spada, à Nice, Everart proposait sa vision de la Villa à travers la coupe tout entière du quartier, soit une construction parfaitement intégrée au paysage dans ses fondations les plus profondes. «  J’analyse les flux et j’en propose des modélisations immersives, dit-il. La géographie de l’espace, la dimension spatiale est une composante essentielle de la conscience. Mon travail consiste à traduire visuellement, non seulement les différents courants d’énergies communs à la situation d’un site, ainsi que les différentes incidences des flux, mais aussi à donner une lecture nouvelle de l’intimité à découvrir »… Une visite suivie dès le lendemain d’une performance dans le cadre « Projet Golem Dartha », un happening sonore et visuel autour de l’œuvre en 3D. « Considérer la relation à l’espace et au vivant comme un système d’interdépendances complexes  »… Nul doute que le Club de la Presse 06 aura partagé ce point de vue avec sincérité

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Kristof Everart à gauche et Hélène Fincker à droite ©Josselyne Belieu

Josselyne Bélieu


PARTENAIRE • 14 •

Focus Partenaire

Le Club de la Presse 06 remercie ses partenaires 2019

Le Campus Sud des Métiers, un objectif majeur de la CCI pour la mandature du président Saravino

Jean-Pierre Savarino


FOCUS PARTENAIRE

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La CCI Nice Côte d’AZUR s’est investie depuis longtemps dans la formation tant sur le plan universitaire avec le SKEMA que dans la formation professionnelle avec par exemple l’IFA pour les métiers de l’automobile. Aujourd’hui c’est avec le Campus Sud des Métiers, que la CCI lance un projet partenarial pour positionner l’apprentissage comme la voie de référence pour les jeunes et les entreprises. La CCI Nice Côte d’Azur, acteur historique en matière de formation au service du développement des compétences et de la compétitivité des entreprises, a placé ce projet d’un montant de 84 Millions d’Euros comme l’un des axes forts de la mandature. Labellisé Programme Investissement d’Avenir, le Campus Sud des Métiers a su fédérer les partenaires (Etat, Région, Département et Métropole) autour d’une ambition commune : Former les jeunes pour répondre aux nouveaux besoins des entreprises. Implanté au cœur de l’Eco-Vallée et doté d’une desserte optimale, le campus dispose d’une offre diversifiée d’hébergements de courtes et longues durées à prix compétitifs (100 studios et 48 logements familiaux du T2 au T4). Le projet architectural ambitieux a su associer un complexe sportif, un espace de restauration et un équipement évènementiel créant ainsi un lieu de vie et d’apprentissage idéal. Sur 24 000m², le campus proposera une offre de formations du CAP au diplôme d’ingénieur, centrées sur les métiers d’avenir et construite avec les professionnels. Pour le Président de la CCI Nice Côte d’Azur, Jean-Pierre Savarino : « le Campus Sud des Métiers

est un investissement qui concrétise l’un des axes forts du projet de mandature de la CCI : former les salariés de demain. Notre territoire a un besoin vital de compétences et de talents pour réussir son développement actuel et futur. Le Campus Sud des Métiers sera une référence dans le monde de l'apprentissage. Il proposera une expérience pédagogique nouvelle pour que nos apprentis aient un métier, des qualifications, et s’insèrent dans la vie active. A l’horizon 2020/2021, le Campus pourra accueillir 2500 alternants, doublant ainsi la capacité de formation de la CCI et du CESI, première école d’ingénieurs par alternance. Notre offre, dans les domaines de l’écomobilité, la banque, le commerce, la vente et la

relation client, le numérique, le maritime et le nautisme, l’ingénierie et la performance énergétique, la pharmacie-santé, les services à la personne, la cuisine et la restauration, évoluera et sera complétée en intégrant les besoins nouveaux des entreprises sur les métiers et compétences d’avenir. La CCI installera aussi une offre de services aux entreprises et commerces : espace dédié à la création d’entreprise, boutique connectée, accompagnement des compétences, ingénierie, formation, support à la formation… Le campus facilitera le maillage entre les entreprises, les jeunes et la recherche. Le 9 septembre 2019, la pose de la 1ère pierre réunissant l’ensemble des partenaires a signé le démarrage officiel des travaux d’un centre d’apprentissage novateur, au service des étudiants, des entreprises et des acteurs du développement économique

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Philippe Bellissent


ACTUPHOTO • 16 •

ACTU PHOTO

Cannes, France - October 15, 2019 : MIPCOM, the World's Entertainment Content Market with Actor Patrick Dempsey receiving the Canneseries Excellence Award, a Reed MIDEM Event, Television Trade Fair. © Mandoga Media / Alexander Sandvoss Le marché international des contenus audiovisuels avec l'acteur Patrick Dempsey recevant le Prix d'excellence Canneseries, un événement Reed MIDEM, salon de la télévision.

La page Actu Photo d'Intermed est née en 2008. Elle a pour but de présenter une petite partie du travail du photojournalisme en montrant les deux faces d’une photo : l’image et sa légende originale. Sélectionnées par le photographe et traitant d’un évènement du département ayant une portée nationale, ces photos n’ont pas pour autant vocation à être un résumé de l’actualité locale

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Cannes, France - October 15, 2019 : MIPCOM - The World's Entertainment Content Market with general Atmosphere of the Palais des Festivals, a Reed MIDEM Event, Television Trade Fair / © Mandoga Media / Alexander Sandvoss Le Palais des Festivals, lors du MIPCOM, marché mondial des contenus audiovisuels.


Cannes, France - October 15, 2019: MIPCOM - The World's Entertainment Content Market with Agent Hamilton Cast from Beta Film: Nina Zanjani; Katia Winter, a Reed MIDEM Event, Television Trade Fair © Mandoga Media / Alexander Sandvoss Le casting de l'Agent Hamilton Cast (Beta Film) : Nina Zanjani et Katia Winter, lors du MIPCOM 2019 à Cannes.


CANNABIS / ALCOOL

ça t’éclate ! LA SANTÉ, L’AVENIR, LE CERVEAU...

# jytouchepas Campagne primée aux Palmes de la Communication 2018

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INTERMED N°104 - Octobre 2019  

Edito : Dupont de Ligonnes : les vertus du point d’interrogation
 En bref : La Colle-sur-Loup remporte un prix Territoria de bronze pour le...

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