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LE COURRIER DU PARLEMENT | HORS-SÉRIE - JUIN 2012 | LE MANS MÉTROPOLE

la Région des Pays de la Loire partenaire des 24 Heures du Mans

Fondé en 1960

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PARLEMENT La Nuit des Chimères, une création Skertzò pour la Ville du Mans, à partir du 3 juillet jusqu'au 2 septembre 2012, dès la nuit tombée

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© Région des Pays de la Loire / Ouest Médias

Le Mans Métropole Une métropole, culture nature voiture

Les dossiers Territoires


Depuis 1850, Les Etablissements DROUAULT sont synonymes d’excellence dans l’univers du sommeil. La pureté des garnissages de ses produits ainsi qu’une finition de qualité grâce à une fabrication française minutieuse font de DROUAULT une marque de couettes et d’oreillers reconnue. C’est aujourd’hui la seule à être présente dans tous les Grands Magasins de France (Bon Marché, Galeries Lafayette, BHV, Printemps) avec ses couettes, ses oreillers, ses surconfort de matelas et sa protection de literie. Depuis plus de 150 ans, DROUAULT se positionne comme la marque Haute Couture de l’univers du couchage. Entre artisanat et industrie, tous les produits sont réalisés à la main, leur donnant un cachet unique reconnaissable entre tous. L’expertise des ouvrières se retrouvent sur la qualité et la finition soignée des enveloppes utilisées. Avec le rachat de la société par le groupe familial Dodo en 2004 (550 salariés, 80millions €), la marque bénéficie d’un gage supplémentaire de sérieux auprès de tous les professionnels du secteur. A cela s’ajoutent de nombreux investissements industriels. Le dernier en date, en 2011, a permis avec l’aide de la ville du Mans et du Conseil Général de la Sarthe de finaliser au Mans une toute nouvelle unité de traitement de plumes et duvets de 2000m². Elle bénéficie des dernières innovations technologiques qui permettent d’améliorer à la fois la qualité des produits tout en intégrant la notion forte de « développement durable » pour un meilleur respect de l’environnement. Didier HANNAUX et Marc CERF, les dirigeants du groupe, ont eu à cœur de poursuivre le développement de la société à travers une production française de qualité. Un atelier de production slovaque hérité lors du rachat de la société Textiles Lasson a ainsi été fermé en 2008. Cette stratégie s’est avérée payante au vu de la croissance de l’activité et du nombre d’emplois créés ces dernières années. Si Drouault est une PME française aux valeurs familiales, la marque nourrit des ambitions internationales : promouvoir le savoir-faire français à l’export est maintenant un des axes principaux de développement.


©Ville du Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

ÉDITORIAL

Le sens du futur par Rémy Lazimi, directeur de la publication

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n inaugurant la gare TGV du Mans, le président de la République François Mitterrand avait dit des Manceaux qu'ils “avaient la réputation de comprendre les problèmes du futur avant les autres”. Les flatteries de circonstances présentent une caractéristique commune avec les critiques exagérées : elles contiennent souvent une part de vérité. Il fallait en effet une bonne dose de prescience pour vouloir à tout prix, au XIXe siècle, épouser le développement du chemin de fer quand tant d'autres villes et régions souhaitaient se tenir à l'écart des fumées de locomotives. Toute aussi prévoyante fut la création, aux débuts du sport automobile, d’une compétition mettant en lumière les qualités d'endurance – celles des hommes et des voitures – alors que partout étaient plébiscitées la vitesse et la virtuosité. On retrouve semblable preuve de discernement dans les perspectives qui s'offrent aujourd'hui aux fameuses rillettes. Associées pour toujours au nom de la ville, jamais écœurantes, elles partent aujourd'hui à la conquête de toutes les cultures grâce à leurs déclinaisons nouvelles à base de poulet ou de poisson... L équipe du Courrier du Parlement est donc particulièrement heureuse d'apporter aujourd'hui sa contribution à une meilleure information sur une métropole trouvant en elle-même les ressources de sa métamorphose. En transformation permanente et tranquille, Le Mans ne se contente pas de jouir de sa position géographique privilégiée, à une heure de Paris sur la route de l'Atlantique. Elle sait qu'elle peut devenir, notamment grâce à un grand savoir-faire en mécanique et en moteurs, le haut lieu de la maintenance des éoliennes et de tous les outils liés à la production des énergies de demain. Le plus étonnant, dans cette histoire en train de s'écrire, c'est la continuité. Les révolutions – celles du TGV et du tramway par exemple – n'ont pas fait du passé table rase. Les quartiers anciens, réhabilités, ont gardé leur charme – au premier rang d’entre eux la Cité Plantagenêt – et la vie culturelle n'est en rien perturbée par le souci du dynamisme économique. D'où l'impression, étrange et assez rare, que les défis de l'avenir (écologiques, sociaux et médicaux par exemple) sont déjà ici chez eux, comme s'ils étaient chevillés au corps et à l'âme de la cité ■

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PARLEMENT Hors-série - Juin 2012

SOMMAIRE :

Le Mans Métropole

Editorial : Le sens du futur

1

“Une métropole facile à vivre”

6

Un entretien avec Jean-Claude Boulard, maire du Mans, président de Le Mans Métropole

Une intercommunalité attractive Entre tradition et modernité, par Pauline Pouzankov

11

“Notre identité est respectée”

18

Un entretien avec Alain Delafoy, maire de Ruaudin et Philippe Lisembart, 1er adjoint

Une adhésion porteuse de bénéfices collatéraux

21

Un entretien avec Catherine Chevalier, maire de Champagné

“Une fiscalité modérée”

22

Un entretien avec Stéphane Le Foll, vice-président délégué aux Finances, nommé ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire

1972-2012 : 40 ans de communauté urbaine

25

Un entretien avec Gilles Leproust, vice-président délégué à l'Aménagement du territoire et à l'intercommunalité, maire d'Allonnes

Une ville tournée vers le développement durable

26

Un entretien avec Bernard Vétillard, vice-président délégué au Développement durable, aux Questions agricoles et à la Coopération interurbaine

7 trésors uniques au monde… Le Mans, Ville d’Art et d’Histoire

28

Une économie d’avenir Se préparer aux enjeux futurs

35

Un entretien avec Olivier Biencourt, vice-président délégué aux Affaires économiques

“Nos adhérents sont soudés par une véritable dynamique de synergie”

36

Un entretien avec Aude-Marie Bouyé, nouvelle présidente de l’association Le Mans Créapolis et Chantal Bastien, ancienne présidente de l’association Le Mans Créapolis.

“Les chefs d’entreprises ne sont pas seuls”

38

Un entretien avec Bernard Warain, président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mans et de la Sarthe

“Nous allons à la rencontre des artisans-chefs d’entreprise”

40

Un entretien avec Guy Deschoolmeester, président de la Chambre de métiers et de l'artisanat de la Sarthe

Le vent tourne au Mans, par Pauline Pouzankov

42

“L’impact du TGV sur l’immobilier d’entreprises est considérable”

45

Un entretien avec François Pillot, président-directeur général de Artprom

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©Ville du Mans

©Ville du Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

Une revolution urbaine “La première ligne de tram est l’épine dorsale de la ville”

50

Un entretien avec Maryse Berger, 1ère adjointe au maire déléguée à l’Urbanisme et à la Stratégie de développement

La nature dans la ville

54

Un entretien avec Isabelle Sévère, conseillère communautaire déléguée aux Espaces naturels périurbains

“Construire un tramway c’est redessiner la ville”

58

Un entretien avec Jean-François Soulard, vice-président de Le Mans Métropole délégué aux Transports en commun, président de la SETRAM

Cultiver les savoirs Un potentiel de développement extrêmement fort

64

Un entretien avec Patrice Perdereau, conseiller communautaire délégué à l'Enseignement supérieur (université du Maine, recherche, formation professionnelle)

Le Mans, université et recherche au service de l’innovation

65

“Il n’y a pas d’université sans recherche”

66

Un entretien avec Yves Guillotin, président de l’Université du Maine

“Développer l’innovation des entreprises”

68

Un entretien avec Hervé Pichon, directeur du Centre de transfert de technologie du Mans (CTTM)

“Répondre à des problèmes de société”

70

Un entretien avec Jean-Marc Greneche, directeur du Laboratoire de physique de l'état condensé (LPEC)

L’acoustique, un marqueur du territoire manceau

71

Un entretien avec Didier Larnac, directeur des Beaux-Arts du Mans

Un centre de ressources pour les métiers de la musique

72

Un entretien avec Franck Fumoleau, directeur de l’Institut technologique européen des métiers de la musique (ITEMM)

Un centre de compétence unique en science de l’acoustique

74

Un entretien avec Yves Aurégan, directeur du Laboratoire d’acoustique de l’université du Maine (LAUM)

Un pôle de santé référence Tribune

76

Par Hugues Bourgeois et Philippe Célérier, présidents des commissions médicales d’établissement de la clinique Victor Hugo et du centre hospitalier du Mans

Préparer l’hôpital du futur

77

Un entretien avec Isabelle Lesage, directrice générale du Centre hospitalier du Mans

Une recherche structurée et dynamique

81

Un entretien avec Philippe Célerier, président de la commission médicale d’établissement du centre hospitalier du Mans

“L’indépendance est fondamentale”

84

Un entretien avec Hugues Bourgeois, oncologue médical, Centre Jean Bernard-Clinique Victor Hugo (CJB-CVH)

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©DocMac 2011

©Ville du Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

Mettre en scène le patrimoine “Une offre culture-nature-voiture”

89

Un entretien avec Jean-Louis Prigent, adjoint au maire délégué au tourisme urbain et à l'animation du patrimoine historique

Le Mans, ville candidate au patrimoine mondial de l’Unesco

91

Skertzò met en scène la Cité Plantagenêt

92

Un entretien avec Hélène Richard, directrice artistique de Skertzò

“Grande Image” met en valeur les patrimoines

95

Un amour réciproque entre Le Mans et le cinéma

96

Une autre façon de découvrir le patrimoine

98

Un entretien avec Josiane Couasnon, fondatrice de l’association “Entre cours et jardins”

Alain Baraton et Jean-Pierre Coffe aiment Le Mans

101

Une ville de sport et de culture Puls’art souffle sa 20e bougie, par Pauline Pouzankov

104

Les peuples premiers au cœur de la 25 Heure du Livre

106

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Un entretien avec Philippe Delaroche, commissaire du salon généraliste de la 25e Heure du Livre, rédacteur en chef du magazine Lire

Le Mans fait son cirque

108

De très bonnes infrastructures pour les arts du cirque

109

Un entretien avec Bernard Delaire, membre de la compagnie de cirque “La Famille Morallès”

Une ville pour toutes les musiques

110

Bebop surprend le public

111

Un entretien avec Bruno Leroy, président et programmateur du festival Bebop

Teriaki, un show de la quatrième dimension, par Pauline Pouzankov

112

À la baguette de Claire Gibault, par Pauline Pouzankov

115

“Accompagner tout type d’évènements professionnels”

116

Un entretien avec Julien Raimbault, directeur du Centre des expositions du Mans

Un pôle d’excellence sportive, par Kévin Sampont

118

Un Manceau en pôle position, par Pauline Pouzankov

120

LE COURRIER DU PARLEMENT - Edité par Monde Edition S.A.S. - Siège : 3, rue Mornay, 75004 Paris - Téléphone : 01 44 54 05 50 - Fax : 01 44 54 05 55 E-mail : redaction@lecourrierduparlement.fr - www.lecourrierduparlement.fr ■ Directeur de la publication - Rémy Lazimi ■ Secrétaire de rédaction Julien Dreyfuss ■ Coordinateur éditorial - Louis Le Bris ■ Journalistes - Jean-François Bège, Louis Le Bris, Julien Dreyfuss, Damien Mesnier, Siegrid Pierard, Pauline Pouzankov, Kevin Sampont, Olivier Sourd, Charles Xavier ■ Maquette - Nina Hlacer ■ Directrice de la communication - Danielle Decaris ■ Directeur de la publicité - Gérard Slama ■ Régie publicitaire - GS Intermedia ■ Remerciements - Brigitte Glon ■ N° 06/12 ■ Numéro ISSN - 0045-8899 ■ Commission paritaire - 0214 T 91246 ■ Imprimé en France ■ Dépôt légal à parution ■ Photo de couverture - © Ville du Mans - Toute reproduction, même partielle, des articles publiés dans ce numéro, nécessite explicitement le consentement écrit de l’éditeur.

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | En alliant qualité de vie et compétitivité économique, Le Mans Métropole s’impose comme un pôle incontournable de l’Ouest de la France. Président de la Communauté urbaine depuis 1983, maire de la ville centre depuis 2001, Jean-Claude Boulard salue l’avènement d’une “métropole facile à vivre”.

Le regard le plus significatif est celui des collectivités environnantes du Mans qui souhaitent rejoindre notre métropole. Huit communes ont exprimé leur volonté d’intégrer la Communauté urbaine. C’est un signe objectif de notre attractivité. Pourquoi ? Parce que la Métropole s’est construite dans le respect profond de la légitimité des maires, les a soutenus sur les questions juridiques et financières et a conduit une politique équilibrée d’équipement sur tous les territoires. Quel projet Le Mans Métropole portet-il ? Se consolider comme un espace “facile à vivre” restant à l’échelle humaine. Il est rare de dire d’une personne qu’elle est facile à vivre. Je l'entends à propos de notre métropole. Qu’est-ce que cela suppose ? Nous appliquons le conseil d’Alphonse Allais “Construire les villes à la campagne pour qu’elles s’aèrent et les campagnes à la ville pour qu’elles se cultivent” en réconciliant culture urbaine et culture nature grâce à une superficie importante. L’Arche de la Nature offre 500 hectares de rivière, de forêt et de bocage accessibles en tramway depuis le centre-ville. L’espace métropolitain a été ressoudé grâce au tram. L’habitat individuel reste majoritaire tout en faisant une place significative au logement social.

La crise économique que subit l’économie européenne influence-t-elle votre gestion municipale et communautaire, notamment sur le plan financier ? Dans un monde de déficit public, Le Mans Métropole est en excédent. Les déficits de l’État interdisent d’attendre de lui la moindre ressource supplémentaire. Il faut par contre clarifier les rapports financiers avec lui, au moins sur deux questions. Mettre un terme au processus engagé depuis 40 ans de transformation des impôts locaux en dotations. Geler la production de normes impactant les finances locales et décréter un moratoire de trois ans sur certaines normes existantes génératrices de charges. Comment Le Mans traverse-t-il la crise ? Le tissu économique du Mans, bien que très industriel, a connu peu de fermetures de sites. Mais l’emploi n’a pas été ©Gilles Moussé - Ville du Mans

Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru par la Communauté urbaine depuis les années 1980 ?

©Ville du Mans

“Une métropole facile à vivre”

Chaque été, la Nuit des Chimères illumine la Cité Plantagenêt à l’aide d’hologrammes.

épargné pour autant : des milliers de postes intérimaires ont disparu. Aujourd’hui la situation se stabilise. Ce n’est pas le moment, au nom de la rigueur, de remettre en cause l’investissement. En lançant la deuxième ligne de tramway ou l’Espace culturel des Jacobins, nous défendons l’emploi dans le secteur du BTP. Nous cherchons à maintenir ainsi un bon niveau d'investissement tout en maîtrisant les dépenses de fonctionnement. ●●●

Jean-Claude Boulard Maire du Mans, président de Le Mans Métropole

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©Ville du Mans

●●● Quelles sont les filières les plus prometteuses du tissu économique manceau ?

• La filière automobile qui reste importante ; • l’agroalimentaire qui a l’avantage d’être moins délocalisable ; • l’assurance avec MMA ; • les activités relatives au BTP durable ; • la filière éolienne, plus particulièrement en matière de maintenance spécialisée, sans compter un seul parc éolien sur son sol ; • l’offshore profond, l’une des plus belles équipes de spécialistes est mancelle ; • le pôle d’excellence sportive avec un circuit automobile, un circuit moto, un vélodrome, une salle de basket, un hippodrome, un golf, un stade de foot. C’est le seul lieu en Europe qui concentre autant d’équipements sportifs de haut niveau. Avec l’Université, les centres de recherche ou les pôles de compétitivité, nous faisons comme les autres le pari de l’intelligence. Le Mans se forge-t-il une nouvelle image ? Pour dépasser une mono notoriété fondée sur les 24 Heures, nous avons développé deux images nouvelles : la culture (avec la Cité Plantagenêt et la candi-

dature à l’UNESCO) et la nature – avec l’Arche de la Nature, le boulevard Nature et la nature dans la ville). Avec la voiture, cela nous donne un trépied : culture-naturevoiture. Fidèles à une image traditionnelle, nos visiteurs souhaitent toujours repartir avec un pot de rillettes, qu’il s’agisse de Pierre Arditi et Romane Bohringer, de JeanPierre Coffe ou d’Alain Baraton. Catherine Pancol dans Les yeux jaunes des crocodiles, n’hésite pas à proclamer : “Moi j’aime autant les rillettes du Mans que le caviar d’Iran ! ” Et puis les Romains nous ont montré le chemin du développement durable en nous léguant un grand équipement durable : une magnifique muraille aussi importante que celles de Rome et de Constantinople Le Mans dispose de beaucoup d’atouts, tant en termes d’attractivité économique que de cadre de vie. Quels seront ses principaux défis à moyen/long terme ? Le Mans dispose d’une étoile autoroutière à sept branches, d’une des meilleures dessertes TGV de France, d’un lien fort avec Roissy, de centres de recherche reconnus et d’une université performante. Avec ses atouts, Le Mans doit renforcer sa place dans un contexte où la mode est aux mégalopoles, à la visibilité, au grossissement. Ce syndrome du dinosaure n'est pas sans danger, le gigantisme ne s’est pas toujours

©EDF-Marc Didier

Le tramway manceau est le moins cher de France (302 millions d’euros). Une seconde ligne est en construction.

Géré par Le Mans Métropole, l'Arche de la Nature offre aux visiteurs un vaste espace naturel.

très bien terminé. Grâce à une agglomération restée à l'échelle humaine, nous passons trois années de moins de notre temps de vie dans les transports qu’en région parisienne. Trois années de vie, ce n'est pas rien. Face aux mégalopoles, nous pouvons, avec nos 220 000 habitants, paraître “petits”, tout en assumant l’ensemble des fonctions d’une grande ville. Mais nous assumons notre taille, convaincus qu’un jour, à Shanghai ou ailleurs, on ne reconnaîtra que small is beautiful ■ Propos recueillis par Jean-François Bège et Louis Le Bris

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Publi-rédactionnel

“Le service public Haut Débit : un atout décisif pour le développement du territoire” Un entretien avec Stanislas Lobez, Directeur de SARTEL Pourriez-vous nous présenter la société SARTEL ?

Quel est l’état de la couverture Internet haut débit dans la communauté urbaine ?

En 2004, Le Mans Métropole et le Conseil général ont souhaité la création d’une structure capable de maitriser l’aménagement numérique de leurs territoires, qui dépendait à l’époque du seul bon vouloir des opérateurs privés. Le principe d’une délégation de service public a été adopté par les élus et cette ambition a donné naissance à la société SARTEL – filiale d’Axione Infrastructures (elle-même filiale du FIDEPPP Groupe Caisse d’Epargne) – chargée de gérer localement ce projet.

Deuxième atout : en ce qui concerne le marché grand public, le dégroupage total a été étendu à tout Le Mans Métropole par le déploiement du réseau public de SARTEL. SFR et Bouygues Télécom délivrent leurs offres sur les communes de la communauté urbaine en utilisant le réseau public, SARTEL ne commercialisant pas en direct au client final.

Quels sont les bénéfices d’une telle démarche ?

Non, SARTEL a désormais un rôle essentiel d’animation de ce réseau public. A nous de promouvoir son usage auprès des FAI nationaux et locaux. Nous informons aussi les acteurs économiques de la présence de cet atout différenciant, qu’il s’agisse des chambres consulaires, comités d’expansion et autres collectivités locales ou encore des entreprises. Internet est un atout décisif pour le développement du territoire.

Contact SARTEL 2, allée des Gémeaux Centre Novaxis 2 71100 Le Mans Tél. 0 810 72 00 72 Fax : 02 43 77 15 56 E-mail : s.lobez@axione.fr www.sartel.fr © Ville du Mans Gilles Moussé

Mettons en avant un premier atout majeur : sur le territoire de LMM, en ce qui concerne le marché télécom professionnel, le réseau public est à disposition de tous les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) pour raccorder facilement leurs clients. Ceci est fort utile notamment quand les FAI ne disposent pas d’infrastructures en propre, ce qui est le cas sur la grande majorité des zones d’activités, là où précisément le réseau public Très haut débit (fibre optique) a été déployé. C’est ainsi que sur les réseaux d’initiative publique (RIP) se développent souvent des FAI locaux très qualifiés pour répondre aux besoins du grand marché des TPE/PME. Les conditions d’accès au réseau public sont les mêmes, que l’on soit un “grand” ou un “petit” FAI, service public oblige. Par ailleurs, le recours à un réseau public s’accompagne d’un catalogue tarifaire approuvé par la collectivité et permet ainsi un positionnement compétitif.

Le rôle de la SARTEL se limite-t-il à celui de constructeur du réseau ?

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©Christophe Guérin, Balloïde

Juin 2012 | Le Mans Métropole

UNE INTERCOMMUNALITÉ AT TRACTIVE

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

©Ville du Mans

Le Mans Métropole

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

Entre tradition et modernité

©Ad’hoc

Place forte aux temps romains, capitale des comtes du Maine, Le Mans est aujourd’hui un point stratégique au carrefour de l’Ouest européen. Ville d’art et cité historique, la ville centre s’est associée aux communes voisines pour créer Le Mans Métropole.

Un patrimoine riche de plus de 10 000 ans d’histoire

L

e Mans Métropole réunit aujourd’hui neuf communes mutualisant leurs moyens financiers, matériels et d’ingénierie pour assurer l’efficacité des services dans l’ensemble de la communauté urbaine. Neuf communes seulement, mais porteuses de projets très ambitieux. À commencer par la candidature déposée au patrimoine mondial de l’Unesco qui repose d’une part sur l’“unique” – par l'addition de témoignages de quatre époques (Néolithique, Gauloise et Romaine, Moyen-Âge, Renaissance) – et d’autre part sur “l’universel” – par les valeurs qu'elle incarne (le syncrétisme religieux, l'histoire des libertés, l'unité européenne, etc.). Le Mans est reconnu comme le berceau de la dynastie des Plantagenêts, mais pas uniquement. Le célèbre menhir ainsi que les importants gisements de pierres taillées retrouvés sur son territoire témoignent d’une vie sédentaire dans la région pendant l’ère néolithique. De l’époque romaine subsistent les thermes (visibles au sein de la crypte archéologique située sous l’école supérieure des Beaux-Arts du Mans) et l’enceinte militaire construite dans les années 280. Avec celles des deux capitales impériales, Rome et Constantinople, il s’agit de la mieux conservée de tout l’ancien Empire romain.

gothiques, réunissant au sein de la cathédrale l’ensemble de l’héritage architectural du Moyen-Âge.

Une vie culturelle bouillonnante

Du Moyen-Âge, la cité mancelle conserve en son cœur la cathédrale de Saint-Julien, construite à la gloire des Plantagenêts au XIIe siècle et gardienne de nombreux trésors. Aux reliques, vitraux, tapisseries et objets d’orfèvrerie médiévaux vient s’ajouter l’orchestre céleste de quarante-sept anges musiciens peint sur les voûtes de la chapelle de la Vierge, sommet de la peinture gothique occidentale. Sans oublier l’alliance des styles romans et

Faubourgs d’époque et hôtels particuliers content quant à eux les anecdotes de la Renaissance dans une ville qui vit naitre la Pléiade. Le 5 mars 1543, Le Mans fut en effet le lieu de rencontre de Pierre de Ronsard, Jacques Peletier et sans doute Joachim du Bellay aux funérailles de Guillaume du Bellay, maréchal de France et vice-roi d’Italie. Sont venus se joindre à eux, Nicolas Denysot ainsi que Jacques Tahureau, deux poètes manceaux.

Un patrimoine mis à l’honneur au Carré Plantagenêt, musée d’archéologie et d’histoire du Mans, inauguré le 18 juin 2009. Son parcours muséographique, ponctué d’objets phares et de scénographies animées, retrace à travers de multiples collections le récit unique de cette ville, des premières occupations humaines à l’époque préhistorique jusqu’à la charte octroyée par Louis XI à la “bonne ville” du Mans en 1481. ●●●

Vue aérienne du Mans.

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©Gilles Moussé - Ville du Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

Tous les ans par une “Nuit des chimères”, la Cité Plantagenêt fait l’objet de mises en scènes visuelles et sonores originales qui prennent vie, telles des gargouilles, dès le déclin du jour. Ce parcours gratuit au sein de la ville médiévale est conçu pour laisser au public une entière liberté de mouvement et d’appropriation historique via les animations qui lui sont proposées. La Nuit des chimères est l’évènement phare de la vie culturelle mancelle, mais l’arbre cache la forêt : la 25e Heure du Livre, le Forum Le Monde-Le Mans, les Carrefours de la pensée ou encore le colloque Femmes d’Histoire ©Robert Doisneau

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invitent par exemple les Manceaux à débattre tout au long de la saison. Et pour les amateurs de musique, les festivals fleurissent : Le Mans Cité chanson, Europa Jazz, mais aussi le Festival de l’Epau, Les Automnales ou encore Bebop, la ville laisse s’exprimer tous les styles musicaux au travers de diverses manifestations, ne tenant compte d’un seul critère : la qualité. Qualité que le public retrouve y compris lors des évènements moins conventionnels, comme le très innovant festival Teriaki ou encore la manifestation d’art contemporain Puls’art.

Un territoire de performances Héritier chanceux d’un patrimoine d’exception, Le Mans Métropole n’oublie pas pour autant de se tourner vers l’avenir. Les synergies entre les différents acteurs du territoire permettent d’obtenir des résultats toujours plus efficaces. En témoigne le dynamisme croissant de nombreux pôles d’excellence, à commencer par l’enseignement supérieur et la recherche. Porté vers l’innovation par une figure phare en la matière, l’Université du Maine, la commu-

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©Gilles Moussé - Ville du Mans

Le festival "Entre cours et jardins" rassemble le temps d'un week-end tous les amoureux du monde végétal et du patrimoine historique.

Bien qu’immortalisé par Robert Doisneau (à gauche), le “vieux Mans” a fait l’objet d’une rénovation salutaire.

nauté urbaine accueille chaque année plus de 12 600 étudiants de 86 nationalités ! ●●●


Un succès jamais démenti depuis plus de cinquante ans !

lecourrierduparlement fr •


Juin 2012 | Le Mans Métropole

Les 375 enseignants chercheurs et 17 laboratoires universitaires proposent des formations pointues dans l’acoustique, les matériaux, l’informatique, la géographie sociale, l’assurance, les finances, etc.

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©Ville du Mans

Travaillant en synergie avec l’Université du Maine, le secteur médical et scientifique n’est pas en reste. Pendant que le Centre hospitalier du Mans (1er centre hospitalier français hors CHU pour la recherche clinique) renforce son dispositif de recherche ainsi

au Mans, stand dédié à la foire d’Husum) ainsi que par la naissance d’une filière régionale offshore. Côté sport, la communauté urbaine profite d’un dynamisme autour de quatre disciplines majeures : le basket, le football et les sports mécaniques (automobile et moto). Avec des ambassadeurs de renom comme le champion du monde de Champ Car Sébastien Bourdais (manceau de naissance) ainsi que le footballeur Didier Drogba (qui a commencé sa carrière au Mans avant de rejoindre Guingamp, Marseille puis Chelsea), la vivacité et l’excellence mancelle en la matière ne sont désormais plus à démontrer. Une excellence célébrée avec l’inauguration le 29 janvier 2011 du MMArena, complexe multidimensionnel qui vient compléter l’offre d’équipement sportif de la communauté urbaine qui comprenait déjà le circuit des 24 Heures, le circuit Bugatti, la piste de karting Alain-Prost, la salle Antarès dédiée au basket, la Pincenardière ainsi qu’un hippodrome, un vélodrome, un centre équestre et une piste de golf. Rien que ça.

Une ville facile à vivre

Les “Carrés Blancs” sont mises à la disposition de chercheurs ou de porteurs de projets du secteur médical.

que ses partenariats avec des institutions / structures locales, le CTTM développe des compétences nouvelles en microbiologie en lien avec la marque “Les Carrés Blancs” qui a vu le jour en 2010 et dont les cibles privilégiées sont les entreprises innovantes, les start’up capitalisées, ainsi que toute autre entreprise du secteur biomédical souhaitant étendre ses capacités de développement ou de production en salles propres. Au-delà de ce projet, c’est toute la filière santé qui s’organise et se structure pour voir émerger des axes forts de collaboration. Autre secteur de pointe dans lequel Le Mans entend exceller : l’éolien. La création de la société Net-Wind et l’émergence d’un pôle de formation aux métiers de l’éolien mis en place par le Greta au Mans (plus de 40 jeunes formés ayant trouvé un emploi dans ce secteur) a lancé un véritable pôle d’excellence. Son rayonnement à l’échelle internationale est renforcé par son partenariat avec l’Allemagne (séminaire organisé

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Forte du succès de sa première ligne de tramway et d’une augmentation de la fréquentation des transports en commun de plus de 40 % en trois ans, Le Mans Métropole renforce son action en faveur de l’amélioration du réseau avec, à l’horizon 2014, l’ouverture d’une deuxième ligne de tramway reliant le centre-ville à Coulaines. Cette initiative sera doublée d’une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) de la gare Nord à Allonnes. L’aménagement urbain est l’une des priorités de la Communauté urbaine. Le tram fut en effet l’occasion de modifier en profondeur Le Mans, et notamment sa place de la République. La création de l’Espace culturel des Jacobins sera une autre occasion d’améliorer le cadre de vie manceau. Son ouverture d’ici 2013 devrait redynamiser la vie culturelle et la rapprocher du cœur de ville. Il disposera notamment d’un théâtre de 832 places, d’un cinéma comprenant 11 salles réparties sur deux niveaux (soit 2 120 places), d’un café littéraire sur 210 m2 ainsi que de 330 m2 d’espaces dédiés aux conférences et aux réunions et de 320 m2 consacrés aux expositions d’art contemporain.

Enfin, Le Mans Métropole travaille actuellement à la réalisation du Boulevard Nature, dédié à la famille et à l’ensemble des véhicules non motorisés et reliant les communes périphériques à la ville centre. Avec déjà 18 km de voie mis en service en 2011, ce nouvel axe de 72 km, unique en France, sera consacré aux circulations douces entre ville et campagne et entre les différents équipements, parcs et monuments de la Communauté urbaine.

Prochainemans… Autre évènement majeur contribuant au dynamisme du territoire : l’arrivée du très haut débit sur l’ensemble des communes constituant la métropole mancelle. En plus de permettre le désenclavement de certaines zones de la communauté urbaine, l’implantation du réseau devrait contribuer au développement des services ainsi qu’au rayonnement économique du territoire. Par ailleurs, Le Mans Métropole s’est récemment engagée à réduire de 7 % ses déchets sur cinq ans, en vertu de l’accord passé avec l’ADEME. Recyclage, composte, réutilisation de matériaux usagés, autant d’alternatives qui seront prochainement développées en vue de mettre en place une politique plus respectueuse de l’environnement ■ Pauline Pouzankov

Les compétences de Le Mans Métropole • Urbanisme, réserves foncières, planification urbaine • Création et aménagement des Zac : zones d’habitation, zones d’activités, secteurs de la rénovation et de restructuration • Développement économique et promotion du territoire • Logement • Transports urbains collectifs • Eau, assainissement, • Traitement des déchets, collecte sélective • Voirie • Stationnement • Eclairage public • Stationnement des gens du voyage • Extension des cimetières


Juin 2012 | Le Mans Métropole

Vit-on plus heureux au Mans ? Toujours est-il que Le Mans apparaît comme le prototype d’une ville facile et agréable à vivre : à la fois calme et riche d’évènements sportifs, culturels, de plusieurs centaines d’associations ; avec les avantages d’une métropole pour la santé, l’enseignement, les transports, les équipements collectifs ; avec une proportion d’espaces verts et un coût de l’immobilier que lui envient bien des métropoles, et plus encore les citadins de la région parisienne toute proche. 1 technopole à 3 sites (statistiques 2009) • Novaxis-Gare TGV : 80 sociétés, 2 455 emplois, 120 000 m2 • Université : 185 sociétés, 5 186 emplois, 28 ha • Technoparc : 21 sociétés, 523 emplois, 23 ha

Le Mans Métropole représente

8 000 ha d'espaces naturels publics ou privés pour une superficie totale de 15 756 ha.

“Une ville que j'ai aimée par-dessus tout sur terre, où je suis né et où j'ai grandi, où mon père est enterré et une ville où le corps de Saint-Julien repose lui aussi”. Henri Plantagenêt Ils sont ambassadeurs de la Ville du Mans : ©Gilles Moussé - Ville du Mans

LE MANS Avec plus de 200 000 habitants, Le Mans Métropole représente 33 % de la population sarthoise.

©LSCOM

Pierre Arditi, acteur

©By Dirk kempen

■ 15 500 voyageurs/jour (SNCF) dont 6 900 pour le TER (Région Pays de la Loire) ■ 5,6 millions de voyageurs/an dont 1,2 million sur l’axe Le Mans-Paris Montparnasse (SNCF)

Sébastien Bourdais, pilote automobile ©MEDEF

©Ville du Mans

Didier Drogba, footballeur

■ 52 TGV et de 110 à 115 TER/jour (SNCF et Région Pays de la Loire) Yann Arthus-Bertrand, photographe

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 15


AUTO CHASSIS INTERNATIONAL LE MANS UN PÔLE DE CONCEPTION ET DE FABRICATION DE COMPOSANTS CHÂSSIS Implantée en 1920, l’usine ACI du Mans est la plus ancienne du Groupe Renault. Le savoir-faire des équipes industrielles conjugué à celles de l’ingénierie du Centre Technique Châssis font du Mans le pôle central de conception et fabrication châssis pour le Groupe Renault et son partenaire de l’Alliance, Nissan. L’établissement du Mans est le premier employeur industriel du bassin d’emploi.

LE CHÂSSIS : DES COMPOSANTS MÉCANIQUES AU CŒUR DU PRODUIT AUTOMOBILE Les organes châssis produits sur le site du Mans équipent les véhicules de la marque Renault, mais aussi des véhicules des marques Dacia et Nissan fabriqués en Europe. Les 2350 collaborateurs de l’Etablissement s’emploient chaque jour à répondre aux exigences de qualité, délai, coût, sécurité, et à les faire progresser.

LE MANS, À L’HEURE DU VÉHICULE ÉLECTRIQUE Le site du Mans fabriquera l’ensemble des composants châssis de la future Zoé.

LES CLIENTS DU SITE : DE L’EUROPE VERS L’INTERNATIONAL Les composants fabriqués au Mans sont expédiés vers les usines de l’Alliance Renault-Nissan en Europe, mais aussi vers des régions plus lointaines pour certains composants : Turquie, Maroc, Brésil.

LES CHIFRES CLÉS 2011

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Les salariés de l’établissement du Mans ont bénéficié de 62 000 heures de formation en 2011, soit 26,4 heures en moyenne par personne sur une année. Pour le développement des compétences individuelles et collectives, la formation a pour objectif d’améliorer l’employabilité des salariés, d’optimiser la securité des personnes au travail et de soutenir les performances de l’établissement.

LA POLITIQUE JEUNE : UNE DYNAMIQUE D’INTÉGRATION Depuis quelques années, l’Etablissement du Mans mène une politique dynamique en matière d’alternance confortée par de bons taux de réussite aux examens (90 % en 2011). Fin 2011, l’établissement a accueilli 119 alternants en contrats d’apprentissage ou de professionnalisation. L’établissement accueille des jeunes, entre 16 et 25 ans, au sein des différents secteurs de l’établissement : Ingénierie, Maintenance, Outillage, Usinage, Logistique, Gestion ou Ressources Humaines.

L’ENGAGEMENT ENVIRONNEMENTAL DU SITE : UNE RÉALITÉ AU QUOTIDIEN L’établissement du Mans s’inscrit pleinement dans la politique de développement durable du Groupe Renault et poursuit une démarche d’amélioration continue afin de réduire les impacts environnementaux de son activité. En 10 ans, les résultats obtenus, certifiés par les commissaires aux comptes, sont significatifs : Réduire l’empreinte carbone : réduction de 47 % des émissions de CO2 Préserver les ressources en eau : réduction de 62 % du prélèvement en eau sur les ressources naturelles Améliorer la qualité d’air : réduction de 30 % des émissions atmosphériques autres que CO2 Economiser l’énergie : réduction de 35 % de la consommation énergétique Réduire et recycler les déchets : 86 % de nos déchets sont valorisés Maintenir le management de l’environnement à son meilleur niveau : Site certifié ISO 14001 depuis 2000

DES ACTIONS POUR PRÉSERVER NOS RESSOURCES La fonderie réutilise chaque année 100 % des copeaux métalliques des lignes d’usinage et des chutes de tôle provenant des presses d’emboutissage, ce qui a représenté plus de 38 500 tonnes en 2011. Cette matière première secondaire est exploitée, après fusion, pour le moulage de rotors de freinage (disques, tambours). Le séquencement des appels de puissance des fours permet de réduire la consommation électrique Le management quotidien du tri des déchets permet d’en recycler la quasi-totalité. L’investissement dans des chaudières à gaz en remplacement des chaudières fioul a permis de supprimer les émissions atmosphériques de dioxyde de souffre.

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LE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES : UN ENJEU MAJEUR


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Le Conseil Municipal de Ruaudin (3 300 habitants) a validé son orientation vers Le Mans Métropole. Un choix d'avenir crucial pour une commune qui entend garder son identité et contribuer au développement de l’aire urbaine mancelle.

“Notre identité est respectée”

Alain Delafoy : Le premier janvier 2013. Initialement, notre intention n’était pas d’intégrer une intercommunalité mais la réforme territoriale nous y a obligés. Deux directions étaient alors possibles : la Communauté de communes du Sud-Est du Pays Manceau (16 000 habitants) ou Le Mans Métropole. Nous avons commandé une étude poussée pour déterminer le meilleur choix, puis avons négocié directement avec les EPCI concernés. Finalement, le Conseil municipal a tranché en faveur de la Communauté urbaine du Mans. Philippe Lisembart : En toute honnêteté, si nous avions pu, nous serions restés hors de toute intercommunalité. Mais c’eût été une erreur. Aujourd’hui, nous avons installé un dialogue constructif avec Le Mans Métropole et notre identité est respectée. Nous avons fait le choix de l’avenir. Outre Le Mans Métropole, Ruaudin pouvait également rejoindre la Communauté de communes du Sud-Est du Pays Manceau. Quels éléments ont été décisifs dans votre choix ? Alain Delafoy : Notre adhésion à l’un ou l’autre EPCI ne devait pas se ressentir sur la feuille d’impôts des Ruaudinois. Nous l’avions exigé dès l’entame des négociations et la convention le garantira. Deuxième aspect central : les compétences des intercommunalités. Or, qu’il s’agisse de l’urbanisme, de zones d’aménagement concertées, de voiries, de l’assainissement ou des ordures ménagères, les services proposés par Le Mans Métropole étaient plus étendus, moins coûteux pour notre municipalité. Enfin, la perspective de voir les bus de la SETRAM desservir Ruaudin, à

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partir de janvier 2013, n’était pas neutre. L’accès au Mans sera beaucoup plus facile qu’aujourd’hui.

aux Conseillers municipaux de poser par écrit toutes leurs questions et inquiétudes, avant de venir en personne y répondre. Des engagements forts ont été pris par le maire, notamment la garantie pour Ruaudin d’être représentée par deux délégués titulaires et un suppléant à la Communauté urbaine. Surtout, rien ne se fera sur notre commune sans notre accord.

Inversement, qu’apporte votre commune à la Communauté urbaine ? Philippe Lisembart : D’abord notre dynamisme économique. La zone d’activités commerciales (ZAC) des Hunaudières est en plein développement. Elle constitue une rentrée fiscale importante et emploiera à terme, plus de 1 000 personnes. De plus, Ruaudin représente plus de 3 000 habitants supplémentaires pour Le Mans Métropole.

Philippe Lisembart : Nous sommes très heureux d’unir notre destin à celui de Le Mans Métropole. Une écoute et un dialogue de qualité se sont installés avec JeanClaude Boulard et ses services, qui ont été, je crois, agréablement surpris par la qualité de notre travail en amont, notamment au travers de l’étude menée par le Cabinet KPMG. Le sérieux affiché par Ruaudin tout au long de ce processus a été décisif dans la bonne conduite des négociations.

Comment se sont déroulées les négociations avec Le Mans Métropole ? Alain Delafoy : Notre Conseil municipal était divisé entre les partisans de la Communauté de communes du Sud-Est du Pays Manceau et ceux de Le Mans Métropole. Il fut compliqué de convaincre les plus réticents en raison de l’aspect technique du dossier. Afin d’emporter l’adhésion, Jean-Claude Boulard a proposé

Quelles possibilités de développement attendez-vous de ce rapprochement ?

©DR

Quand Ruaudin rejoindra-t-elle Le Mans Métropole ?

Philippe Lisembart : Ruaudin s’inscrit dans le développement d’un espace plus large que celui de sa commune, à savoir celui du Pays du Mans. Elle est la porte d’entrée sud de l’aire urbaine mancelle et constitue à ce titre un pôle économique majeur, au même titre que l’accès nord et le cœur de ville. Intégrer Le Mans Métropole relève d’une logique de territoire et renforcer la Communauté urbaine est un projet ambitieux mais nécessaire si nous voulons à terme constituer un pôle comparable à Lille, Lyon ou Rennes ■ Propos recueillis par Louis Le Bris

Philippe Lisembart, 1 adjoint et Alain Delafoy, Maire de Ruaudin er


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CLAAS Tractor, acteur de la modernisation de l’agriculture Une stratégie de développement durable Que de discours pessimistes sur l'avenir de l'agriculture. Et pourtant : la demande alimentaire mondiale ne cesse de croitre alors que la disponibilité des surfaces cultivables diminue. La pénurie prochaine des énergies fossiles nécessite de cultiver des terres à des fins autres qu'alimentaires. Cultiver la terre va durablement rester d'actualité et CLAAS n’hésite pas à fonder toute sa stratégie sur ce marché qui a vocation à assurer tout particulièrement la sécurité alimentaire. Et pour répondre à ces défis, elle parie sur la hausse de la productivité et sur ses produits dont la puissance et les capacités permettent de récolter de manière efficiente. Grâce à l’investissement dans la recherche et le développement de nouveaux produits – notamment pour se positionner sur les nouveaux marchés et répondre aux normes de dépollution des moteurs – l’entreprise a pris une nouvelle dimension. Depuis son rachat par le Groupe CLAAS il y a moins de 10 ans, elle est devenue exportatrice à 75 %.

Changement de culture et culture du changement C’est une véritable révolution culturelle qu’a vécu CLAAS Tractor. Intégrée dans un Groupe allemand où prime avant tout la satisfaction des clients de produit “haut de gamme”, elle s'est lancée dans un vaste programme de modernisation. Le développement de l'activité du Mans a été soutenu par des investissements majeurs dans l'outil de travail :

D'autres challenges attendent encore CLAAS Tractor pour parfaire sa stratégie de produit “haut de gamme” et de satisfaction des clients. Mais pour l’aider dans son développement à l’international, elle sait qu’elle peut compter sur le soutien des collectivités locales. Carte d'identité

■ un nouvel atelier de peinture – plus performant et beaucoup plus respectueux de l'environnement – inauguré en 2010 (10 millions d’euros) ;

Le Groupe CLAAS est l'un des acteurs majeurs du secteur des machines agricoles. 1er producteur de moissonneuses-batteuses et d’ensileuses du continent, le groupe a élargi son périmètre d'activité au tracteur agricole depuis 2003 avec le rachat de Renault Agriculture, devenue depuis CLAAS Tractor SAS. CLAAS Tractor SAS emploie 900 salariés dont 250 au siège social et au centre de recherche et développement de Vélizy-Villacoublay (Yvelines) et 650 sur le site du Mans qui recouvre les lignes de montage et de finition des tracteurs et le centre de logistique des pièces de rechange.

■ un nouveau centre de validation et d'essais qui ouvrira ses portes en 2012 à Trangé, une commune voisine du Mans (10 millions d’euros).

Président-directeur général : Lothar Kriszun Directeur général adjoint industriel : Pierre Grondin

■ une nouvelle chaine d'assemblage des cabines ouverte en 2008 (5 millions d’euros) ;

La construction, économe en énergie, a été pensée pour répondre aux enjeux de qualité et fiabilité des produits CLAAS mais aussi pour s'intégrer à l'environnement paysager. Etre un fabricant de produits haut de gamme est un état d'esprit : le souci de la qualité doit être permanent, à tous les égards et dans tous les domaines, ce à quoi CLAAS Tractor s'attache.

Un acteur local incontournable CLAAS Tractor a les yeux rivés sur un marché mondial mais est consciente de ce qu'elle génère au niveau local. Source d'emplois directs et induits chez ses fournisseurs locaux, elle est ouverte sur son environnement. L’usine reçoit chaque année près de 5 000 visiteurs, français et étrangers, bénéficiant d'une accessibilité reconnue (TGV, autoroute...) et d'une infrastructure hôtelière satisfaisante. Le Mans doit une large partie de son attraction et de sa renommée au sport automobile. C’est pourquoi CLAAS Tractor est présente chaque année sur le circuit des “24 Heures”, dans un stand souscrit auprès de l’Automobile club de l'ouest (ACO), organisateur de la course. Salariés et clients s'y retrouvent en toute convivialité pour partager leur passion de la mécanique.

Contact CLAAS Tractor SAS - Usine du Mans 31 avenue Pierre Piffault - 72 027 Le Mans Cedex Tél. 02 43 86 53 53 - Fax : +33 2 43 86 50 60 E-mail : agnes.pokorny@claas.com www.claas.com

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 19


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DECATHLON FAIT RENAITRE

TOUS LES SPORTS

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La Chapelle St Aubin Zone Nord av. des frères Renault

02 43 77 08 08 Un entretien avec Paul Nicholls, Head of Asset Management, Herald (Europe) Pourriez-vous commencer par nous présenter la société Henderson ? Leader dans la gestion de fonds d’investissements, la société Henderson est présente en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. Notre équipe de gestion est composée d’environ 200 collaborateurs et administrait près de 15,5 milliards d’euros d’actifs au 31 décembre 2011. Implantée dans de nombreuses métropoles (Pékin, Chicago, Francfort, Hartford, à Hong Kong, Londres, etc.), la société gère en parallèle d’autres capitaux à travers une joint-venture située à Hambourg. Nos nombreux services d’études et marketing nous permettent de toujours mieux répondre aux besoins spécifiques de notre activité. Quels services proposez-vous et à qui s’adressent-ils ? Fondée en 1934, Henderson Global Investors est une entreprise indépendante spécialisée dans la gestion d’actifs. Elle offre à ses clients institutionnels l’accès à une large gamme d’investissements sur différents types de ressources, comprenant les actions, les titres à revenu fixe, les biens et les capitaux privés. Les 80,5 milliards d’euros d’actifs gérés au 31 décembre 2011 et les 900 employés d’Henderson à travers le monde font de cette société l’une des plus importantes de son domaine ! 20 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

Pourquoi avoir choisi de vous implanter au Mans ? Quels atouts ce territoire présente-t-il pour une entreprise comme la vôtre ? Henderson a choisi d’investir sur Le Mans car elle est convaincue du fort potentiel de cette ville. Toute l’Europe étant affectée par la situation économique actuelle, l’acquisition de Centre Sud s’est intégrée dans une logique de croissance et de développement. L’investissement supplémentaire de plus d’un demi million d’euros visant à mettre à jour la signalétique et la charte graphique est l’exemple même de cette volonté. Considérant la relation avec ses locataires comme une priorité, Henderson s’efforce toujours d’avancer avec eux vers un but commun, notamment en augmentant les visites pour accroître leurs ventes. Pour 2012, l’accent va être mis sur le marketing, en attendant de pouvoir annoncer la signature avec de nouvelles enseignes qui viendront renforcer l’offre commerciale.

Contacts: Henderson Global Investors Ltd 201 Bishopgate - EC2M 3AE Londres Tél.: 44(0)20 7818 5091 - Fax: 44(0)20 7818 7314 www.henderson.com

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Herald propriétaire de “Centre Sud” au Mans


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Déjà membre du Pays du Mans, Champagné (3 600 habitants) est en phase d'intégrer Le Mans Métropole. Elle sera ainsi rattachée au réseau de transports en commun manceau, facilitant ainsi l'accès de ses habitants à la ville-centre.

Une adhésion porteuse de bénéfices collatéraux

Bien que Champagné ait eu le choix entre trois intercommunalités, rejoindre Le Mans Métropole s’est imposé comme une évidence : la plupart des Champagnéens s’y rendent quotidiennement, que ce soit pour travailler ou étudier. Notre appartenance au Pays du Mans n’a fait que conforter cette décision, d’autant plus que Le Mans possède des compétences que les Pays des Brières et du Gesnois et du Sud-est du Pays Manceau n’ont pas, notamment en ce qui concerne la voirie, l’urbanisme, l’éclairage public et l’assainissement.

“Le principal bénéfice attendu est l’accès aux transports en commun et au réseau SETRAM.“ Quels bénéfices attendez-vous de cette adhésion ? Le principal bénéfice attendu est l’accès aux transports en commun et au réseau SETRAM. Dès l’adhésion à la Communauté urbaine, un bus partira de Champagné pour Le Mans toutes les 40 minutes. Car bien que Champagné ne se trouve qu’à une douzaine de kilomètres de la cathédrale Saint-Julien, elle est très mal reliée à la ville-centre. Disposant uniquement d’un train et d’un bus matin et soir, les lycéens ne peuvent moduler leur emploi du temps de la semaine. Et le week-end, aucune rame n’est prévue ! Les habitants de Champagné se réjouissent

d’avance de rejoindre le réseau de transports en commun, notamment les retraités qui vont réinvestir la vie culturelle et les loisirs manceaux. Quant aux jeunes – qui représentent une grande partie de notre population – ils pourront enfin profiter des distractions offertes par la ville-centre.

s’acquitteront d’un versement transport qui servira à l’amélioration de la voirie et des transports en commun sur l’ensemble de l’agglomération. Quelles sont les priorités de votre commune à l’horizon de son intégration à Le Mans Métropole ?

“Les jeunes […] pourront enfin profiter des distractions offertes par la ville-centre.“

L’adhésion à Le Mans Métropole (comme à toute agglomération) apporte un certain nombre de taxes supplémentaires, dédiées notamment à l’intercommunalité ou encore à la collecte des ordures ménagères. Les impôts à Champagné ayant toujours été très bas, la commune s’est longtemps suffit à elle-même. Dans une démarche de compromis, nous avons décidé, conjointement avec la Communauté urbaine, un lissage des taux d’imposition sur 12 ans afin de proposer aux habitants une transition en douceur, progressive. Ces différents accords font l’objet d’une convention qui est en passe d’être signée avec Le Mans Métropole.

Quels avantages votre adhésion représente-t-elle pour Le Mans Métropole ? Concentrant une cinquantaine d’entreprises sur son territoire (dont des grands noms comme Bordeau Chesnel, Souriau et Socamaine), la commune de Champagné représente près de 2 500 emplois. De plus, les acteurs économiques ©Gilles Moussé - Ville du Mans

La loi du 16 décembre 2010 oblige les communes isolées à rejoindre une intercommunalité avant le 1er juin 2013. Pourquoi avoir choisi Le Mans Métropole ?

Des projets, des pistes de réflexion ont-ils déjà été lancés ? L’aménagement de voiries permettra le passage du bus tout en sécurisant les piétons. En parallèle, nous projetons de créer un écoquartier avec la construction d’environ 70 logements ■ Propos recueillis par Pauline Pouzankov

Catherine Chevalier Maire de Champagné

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 21


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Malgré la crise, Le Mans Métropole fait le choix d’une fiscalité modérée, privilégiant ainsi le soutien de l’économie locale par l’investissement.

“Une fiscalité modérée” La crise économique a mis en lumière les difficultés budgétaires des collectivités locales et notamment leurs dettes. Quelle est la situation du Mans Métropole en la matière ?

• le développement des infrastructures de transport ;

Nous n'avons aucun emprunt toxique. La répartition entre les taux fixes et les taux variables est équilibrée. Le Mans Métropole s'est désendetté sur deux ans de 70 millions d'euros. Les dépenses de fonctionnement sont maitrisées.

Après la première ligne de tramway qui a été une grande réussite, une deuxième est en cours de construction avec, en complément, sur la partie sud de la Communauté urbaine, un bus à haut niveau de service.

Nous faisons évoluer les taux de manière modérée avec une moyenne d'1,5 % sur les cinq dernières années. Cette maîtrise est le fruit de la politique conduite depuis 27 ans par le président Jean-Claude Boulard qui s'inscrit dans une stratégie de longue durée. Nous entendons poursuivre sur cette voie malgré la crise, ou plutôt à cause de la crise. En soutenant l'investissement tout en maintenant une fiscalité modérée, nous réunissons les conditions nécessaires au soutien de l'économie locale. Quelle part du budget est dédiée aux investissements ? Quelles sont vos priorités d’action pour la Communauté urbaine ? Le Mans Métropole est une collectivité dédiée à l’investissement. Depuis plusieurs années, nos priorités sont :

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• la solidarité entre les communes.

L’introduction de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) ainsi que la dotation versée par l’État ne compensent ni la perte d'autonomie ni la perte de produit. La perte d’autonomie financière est un frein à l’initiative et aux stratégies d’investissement pour les collectivités ■

L’année 2011 a-t-elle permis d’évaluer les conséquences de la suppression de la taxe professionnelle ? Quelles conclusions en avez-vous tiré pour le budget 2012 ?

Propos recueillis par Louis Le Bris

La réforme a eu trois conséquences : ©Ad’hoc

La fiscalité locale est très modérée par rapport aux autres communautés urbaines. Pourquoi ce choix ? Allez-vous continuer sur cette voie malgré la crise ?

• le logement ;

■ la réduction de l'effet richesse fiscale, le produit de la taxe professionnelle étant pour partie remplacée par des dotations gelées ; ■ la réduction de l'autonomie fiscale, le produit des impôts avec taux choisis par les collectivités ne représentant plus que 41 % des ressources ; ©Gilles Moussé - Ville du Mans

“Le Mans Métropole s'est désendetté sur deux ans de 70 millions d'euros.“

■ le transfert de la fiscalité des entreprises vers les ménages : aujourd'hui 72 % des recettes fiscales proviennent des taxes payées par les ménages contre 40 % auparavant.

Le tram est l’un des principaux investissements de la Communauté urbaine.

Stéphane Le Foll Vice-président délégué aux Finances, nommé ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire le 16 mai 2012


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McDonald’s, plus qu’un restaurant, un lieu de vie !

Un entretien avec Francis Canal, Franchisé de McDonald’s Le Mans Quelle est votre implantation sur le Mans Métropole ? Il existe trois restaurants McDonald’s au Mans. Deux sont localisés dans le centre ville, près des magasins Leclerc Bonnetable et Carrefour. Ils proposent un service Drive In pour les automobilistes. Le troisième établissement se situe Place de la République et bénéficie de kiosques pour la prise de commandes. Ainsi, environ 140 employés officient pour McDonald’s Le Mans. A l’avenir, nous avons un projet d’ouverture d’un nouveau restaurant à l’est de la ville pour lequel nous sommes toujours dans l’attente du permis de construire. La qualité des produits et la sécurité alimentaire sont capitales pour vos clients. Comment McDonald’s les garantit-il ? D’une manière simple, en suivant un socle commun de qualité agricole reposant sur 5 principes : ■ La traçabilité ; ■ la maitrise de la sécurité du produit ; ■ le respect de l’environnement ; ■ le bien-être animal, ■ l’écoute du consommateur. En outre, McDonald’s demande à ses fournisseurs de ne pas utiliser de produits OGM.

McDonald’s a fait du développement durable une priorité ces dernières années. Comment cela se traduit-il dans votre restaurant ? Depuis le 1er janvier 2010, nos restaurants sont alimentés à 100 % en électricité verte renouvelable. Cela s’est traduit par une réduction, en un an, de 8 % d’émissions de gaz à effet de serre. Pas ailleurs, les huiles de fritures usagées sont collectées et valorisées en biodiesel. Enfin, dans chaque restaurant est responsabilisé un manager du suivi des bonnes pratiques de protection de l’environnement. Les restaurants McDonald’s se sont métamorphosés ces dernières années pour devenir plus “design” et chaleureux. Accueillir le client comme il se doit est pour vous une priorité ? Nous avons renouvelé les décors intérieurs et extérieurs des restaurants pour une meilleure intégration dans nos villes. McDonald’s est plus qu’un restaurant, c’est un lieu de vie ! Ainsi, pour notre décoration, nous utilisons des matières nobles telles que le bois, le cuir, le verre etc. Enfin, nous proposons de nouveaux services tels que le wifi gratuit et illimité, le double drive, la formation continue pour que chaque repas soit un moment privilégié. Contact 64, rue Barbier - 72000 Le Mans Tél. : 02 43 24 52 88 - Fax : 02 43 24 55 25 E-mail : tjns@wanadoo.fr - www.mcdonalds.fr

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 23


Un entretien avec Stéphane Gélin, Directeur de Flowserve Pompes Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ? Quel est votre cœur d’activité ? Flowserve Pompes SAS est une société industrielle du groupe américain Flowserve Corporation basée à Arnage. Notre activité consiste à étudier et à réaliser les solutions optimisées aux problématiques de pompage de nos clients dans les domaines de l’eau, de l’industrie générale, de la chimie, de la pétrochimie, du pétrole et de l’énergie. Nous sommes pourvoyeurs de solutions à valeur ajoutée sur l’ensemble de ces marchés, tant au niveau des équipements neufs que de la maintenance ou l’amélioration d’installations existantes. L’hydraulique, la mécanique et l’électromécanique sont nos disciplines de base. Nous mobilisons sur notre site d’Arnage 300 collaborateurs qui exercent leur expertise dans les métiers de conception, de support à la vente, de management de projets, de production, de logistique et de gestion pour réaliser un chiffre d’affaire annuel moyen de 95 millions d’euros. Notre production est majoritairement exportée mondialement, nous évoluons dans un environnement très international.

“Modernisation de l’usine des eaux”, nous avons réhabilité les pompes de lavage de filtre à sable et les pompes de prise d’eau brute de l’usine des Eaux de l’Epau du Mans via VEOLIA. Notre proximité et notre flexibilité ont contribué à mener à bien cet investissement majeur pour l’agglomération tout en assurant la continuité de service en eau potable. Flowserve est reconnu pour le haut niveau de qualité de ses produits et services, c’est en recherchant systématiquement la satisfaction de nos clients que nous pouvons les fidéliser et accéder à des parts de marché supplémentaires.

Quelle est la place de Flowserve Pompes dans Flowserve Corporation ?

Quels sont les challenges de demain pour Flowserve Pompes ?

Flowserve Corporation est un groupe multinational américain dont le siège se situe au Texas. Flowserve développe trois types d’activités complémentaires, la robinetterie, les joints d’étanchéité dynamiques et les pompes, pour lesquelles il est un des leaders mondiaux. Le groupe déploie un réseau de 65 usines et 171 centres de réparation répartis mondialement. Notre site d’Arnage est pluridisciplinaire au sens où nous servons l’’ensemble des marchés cibles du groupe (Pétrole, Energie, Eau, Chimie et Industrie générale). Nous bénéficions d’une gamme de produits large et diversifiée enrichie par la collaboration directe avec les autres sites du groupe qui permet de compléter nos offres en bénéficiant d’un éventail de solutions élargi. Au sein de Flowserve Corporation Flowserve Pompes Arnage a la particularité d’être qualifiée dans le domaine du nucléaire et développe les organisations et compétences requises dans ce domaine. Notre position nous permet de bénéficier d’une force globale pour affirmer un engagement local et international.

Nous évoluons dans un environnement technique et commercial de plus en plus exigeant, nous sommes confrontés à une concurrence mondialisée. Notre positionnement s’est déplacé vers des réalisations techniquement et contractuellement complexes (nucléaire, offshore,…). Dans ce cadre notre performance est très étroitement liée au professionnalisme de nos collaborateurs et à l’adéquation des compétences, sur l’ensemble de nos métiers, à tous les niveaux de notre organisation. Notre challenge est de capter, développer et fidéliser les ressources d’expertise industrielle, technique, gestionnaire et managériale qui nous permettront de toujours renforcer notre vocation de pourvoyeur de solutions à forte valeur ajoutée. Ceci est d’autant plus important que notre pyramide des âges laisse entrevoir un besoin de renouvellement significatif dans les mois et années qui viennent. Le monde du pompage est très varié et propose un cadre stimulant pour exercer les différentes spécialités. Flowserve Pompes porte une attention particulière au développement de carrière avec des possibilités d’évolution, notamment à l’international, au sein du groupe. Flowserve Pompes bénéficie aussi des atouts de la ville du Mans et de son agglomération pour constituer une offre globale attractive pour les meilleurs talents. L’enjeu est clair, il est aussi économique, il s’agit de réunir les conditions de réussite à court terme pour projeter un développement local à moyen terme.

Qui sont vos clients et pourquoi vous choisissent-ils ? Travaillez-vous directement avec les services de l’agglomération ? Les principaux acteurs des marchés du pétrole, de l’énergie, de l’eau, de la chimie et de l’industrie générale sont nos clients. Nous participons aux projets industriels mondiaux au travers des sociétés d’ingénierie (comme TECHNIP en France), nous sommes également en permanence au service des utilisateurs finaux comme TOTAL et EDF. Nous travaillons régulièrement directement ou indirectement pour les collectivités locales dans le domaine de l’eau. Ainsi en 2011, dans le cadre du projet de

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Contacts : Flowserve Pompes 13, rue Maurice Trintignant - 72234 Arnage CEDEX. Tél. 02 43 40 57 57 - Fax : 02 43 40 57 10 Site : www.flowserve.com

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“Des solutions optimisées aux problématiques de pompage”


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Forte d’un développement considérable de ses communes pendant les 30 Glorieuses, Le Mans Métropole compte encore s’agrandir. L’Antonnière, Ruaudin, Champagné et Téloché, toutes rejoindront l’agglomération d’ici 2013.

1972-2012 : 40 ans de communauté urbaine

Fin 1971, Le Mans et les villes alentours ont fait naitre la huitième communauté urbaine française. Trois présidents se sont succédés : Jacques Maury de 1972 à 1977, Roland Becdelièvre entre 1977 à 1983 et Jean-Claude Boulard depuis. Quelles ont été depuis la création de la communauté urbaine, les extensions de périmètre et de compétences et l’évolution du statut fiscal ? Aux huit communes fondatrices – Allonnes, Arnage, Coulaines, La Chapelle Saint-Aubin, Le Mans, Rouillon, Sargé-lèsle-Mans, et Yvré-l’Evêque – s'est ajoutée, en 2005, Mulsanne. Cette même année, la Communauté urbaine du Mans (CUM) est devenue “Le Mans Métropole, Communauté urbaine”. Elle compte dès lors 182 000 habitants. Quelles sont les grandes infrastructures mises en place par Le Mans Métropole depuis sa création ? Il s’agit principalement d’infrastructures de transports. Depuis 2007, le tramway est réapparu. Les travaux d'une deuxième ligne ont même débuté ! Citons par ailleurs : • l'incinérateur thermique des ordures ménagères ; • les zones économiques ;

Dans ma propre ville, Allonnes (11 000 habitants), Le Mans Métropole a accompagné tous les projets de rénovation urbaine, notamment le réaménagement en espace vert du Mail dans le quartier du Chaoué et ou encore celui à venir des rues Gounot et Bizet. La déconstruction d'un immeuble doit également ouvrir le quartier sur la ville. En matière économique, la Communauté urbaine a contribué à améliorer accès et sécurité de l'espace commercial de la zone d'aménagement concerté (ZAC) du Vivier. Les ZAC du Monné et de la Bussonnière sont elles en cours de développement. Et la société NTN transmissions est venue s'installer à Allonnes sur une zone communautaire.

de la consommation d’espaces et la solidarité dans l’accueil de logements publics. Le contrat d’agglomération est en accord avec les politiques régionales : aide à l’économie et à l’emploi, développement de l’environnement, des énergies renouvelables et des transports en commun, solidarités humaines et territoriales. L’idée est que chaque commune puisse bénéficier d’une opération financée sur ces politiques.

“Le périmètre du SCOT […] embrasse tout le Pays du Mans.“

Quels sont les différents documents contractuels conclus par Le Mans Métropole ?

Quelles sont chez vous les conclusions du Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) et de la réforme intercommunale ?

Le périmètre du SCOT dépasse la communauté urbaine et embrasse tout le Pays du Mans soit 256 000 habitants et 48 communes. Ses lignes directrices sont la maitrise ©Gilles Moussé - Ville du Mans

Quelles sont les origines du Mans Métropole ?

Le département de la Sarthe n’a pas été beaucoup impacté par la réforme de l’intercommunalité. Deux communes vont adhérer à Le Mans Métropole : Champagné (265 habitants) et Ruaudin (3 300 habitants). Et une communauté de communes, celle de l’Antonnière, est en phase de rejoindre Le Mans Métropole. Grâce à ces arrivées, le périmètre de la communauté urbaine s’agrandit : deux grands centres commerciaux la rejoignent et les réseaux de transports collectifs communautaires s’accroissent ■ Propos recueillis par Olivier Sourd

• le logement social et la requalification des quartiers d‘habitat social, etc. ; • la rénovation urbaine, des espaces publics, de l’habitat et des zones d’activités économiques.

Gilles Leproust 1er vice-président délégué à l'Aménagement du territoire et à l'intercommunalité, maire d'Allonnes

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 25


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Pour la Communauté urbaine Le Mans Métropole, la protection de l’environnement est un thème qui doit se développer de façon globale et efficace. De l’éclairage public à l’emploi, tous les secteurs sont concernés.

L’intérêt du Mans Métropole pour le développement durable est explicite et se traduit naturellement par des actions concrètes. D’abord concernant nos détritus, Le Mans Métropole a contractualisé avec l’Agence de maitrise de l’énergie un plan de réduction du tonnage des déchets ménagers de 7 % en cinq ans. Cette thématique sera au centre de la “semaine du développement durable 2012” avec des animations, un séminaire élus/techniciens et une conférence qui permettront d’informer la population sur les objectifs de la collectivité et la poussera à agir à son niveau. Ensuite un plan “éclairage public” a été sélectionné suite à un appel à projet européen “LIFE +”. Deux objectifs : réduire de 40 % l’énergie liée à l’éclairage public et diminuer la pollution lumineuse. Du matériel plus performant, moins énergivore, et des variateurs de puissance seront installés sur le territoire de la métropole. Par ailleurs, dans le cadre d’un plan “biodiversité”, le service “nature dans la ville” réalise un inventaire des espèces animales et végétales vivant dans le milieu urbain tout en développant une gestion différenciée des espaces verts plus respectueuse de l’homme et de son environnement. Afin de mieux préserver les espaces agricoles et de limiter les réseaux urbains, nous avons également pris des mesures pour limiter l’étalement urbain. L’approche environnementale et urbanisme, votée

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dernièrement, stipule par exemple que les terrains des habitations individuelles mancelles ne devront pas dépasser une superficie d’environ 300 m2. Notre politique de transports en commun a été saluée en 2007 et 2009 par les prix Palmarès ville rail et transport qui récompensent la première ligne de tramway et le pôle d’échange multimodal. En 2014, seront inaugurées une deuxième ligne de tramway et une ligne de bus à haut niveau de service. Enfin l’emploi, a fortiori quand il prend en compte les problématiques sociales et environnementales, est aussi une préoccupation majeure de la Métropole. Deux exemples : en partenariat avec le secteur économique, une filière de formation en maintenance de parc éolien a été mise en place, et des clauses sociales et environnementales sont progressivement introduites dans nos marchés publics.

Les voies réservées à l'usage des cyclistes se développent dans Le Mans Métropole.

Quels sont les grands enjeux dans le domaine agricole ? Le respect de l’environnement est-il pris en compte ?

©Gilles Moussé - Ville du Mans

Quelle politique mène Le Mans métropole en termes de développement durable ?

©Ville du Mans

Une ville tournée vers le développement durable

Nous souhaitons développer, dans une démarche globale et concertée avec le Pays du Mans, une agriculture périurbaine. Elle devra répondre notamment à une demande croissante de produits agricoles de qualité et voire biologiques de la part des citoyens mais aussi de la restauration collective. Des filières courtes de distribution existent déjà, l’objectif est de les développer et de les structurer avec, à la clé, la création d’emplois durables ■ Propos recueillis par Damien Mesnier

Bernard Vétillard 7ème vice-président délégué au Développement durable, aux Questions agricoles et à la Coopération interurbaine


RACINE ELAGAGE Des voltigeurs au soins de vos arbres Entreprise installée dans la Sarthe depuis 1998. Pour vos travaux : u D’élagage et entretien des arbres sur corde et nacelle u D’abattage délicat d’arbres u D’évacuation des résidus de taille u D’éssouchage au moyen d’une rogneuse u Vente de copeaux pour bio-énergie et paillage Nous travaillons essentiellement dans la Sarthe et alentours pour : u Les collectivités u Les particuliers u Les entreprises Personnel diplômé (CS Elagage), ayant fait ses preuves pour réaliser des travaux dans les règles de l’art. Devis et conseils gratuits pour intervention raisonnée.

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Le Double six 72370 Soulitré - Tél./Fax : 02 43 89 70 31 - mail : contact@racine-elagage.com

Les Eleveurs Régionaux Le succès de la viande régionale Entreprise du Pays de la Loire, Les Eleveurs Régionaux fournit de la viande bovine, d’origine régionale, sur le département de la Sarthe. Depuis quelque temps, son activité se développe et 6 nouveaux salariés ont pu être recrutés en 2011 afin de répondre à la demande.

Pouvez-vous nous présenter Les Eleveurs Régionaux ainsi que les différentes activités de l’entreprise ? La SARL Les Eleveurs Régionaux est une société d’envergure régionale. Elle est issue de la volonté de promouvoir la viande de qualité de la région. La société possède un atelier de 700m2 réfrigéré, conforme à l’agrément européen 72 181 017, ainsi qu’une salle spécifique à la fabrication de steaks hachés. La viande bovine provient de la région et est issue dun abattage de type traditionnel. Une première partie découle d’un partenariat avec le syndicat Charolais de la Sarthe, où nous pouvons acheter directement auprès des éleveurs. L’autre partie provient d’entreprises du Pays de la Loire, qui nous garantissent le type de race et l’origine locale. Les commandes arrivent dans l’atelier sous forme de carcasses et notre contrôle de maturation permet de la distribuer avec une saveur optimale.

Vos clients sont-ils seulement locaux ou fournissez-vous ailleurs en France ? La viande bovine est distribuée en Sarthe vers près de 80 collectivités. En provenance directe de l’atelier de découpe basé au Mans, nos produits alimentent régulièrement des restaurants scolaires, des collèges ou autres lycées et maisons de retraite. Nous fournissons aussi les magasins de proximité, les boucheries, les restaurants et les particuliers. Votre avenir est-t-il encourageant ? Oui, car en 2011, 6 nouveaux emplois ont été créés afin de répondre à l’accroissement des ventes aux particuliers et aux collectivités de la Sarthe. Cela devrait se poursuivre en 2012 puisque de nouveaux débouchés sont prévus avec 3 nouvelles livraisons possibles par semaine à la clé. Contact : Les Eleveurs Régionaux - Régis Froger 39, Boulevard Pierre Lefaucheux - 72100 Le Mans Tél. : 02 43 75 75 72 - Fax : 02 43 72 89 75 E-mail : leseleveursdumaine@orange.fr Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 27


Juin 2012 | Le Mans Métropole

7 trésors uniques au monde… ©Ville du Mans

©Musée du Mans

Le Mans, Ville d’Art et d’Histoire Les Anges Musiciens

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a Chapelle de la Vierge abrite le seul orchestre d’anges en représentation. Ces 47 anges musiciens et chanteurs ont été peints à la fin du XIVe siècle (à voir dans la Cathédrale de Saint-Julien).

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es Cénomans ont caché au Mans l’un des plus beaux trésors celtiques (à voir au Carré Plantagenêt).

Le Vitrail de l’Ascension. e plus ancien vitrail resté sur son site d’origine : la cathédrale Saint-Julien (XIe siècle).

©Ville du Mans

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©Musée du Mans

©Gilles Moussé - Ville du Mans

La monnaie cénomane

Le menhir-cathédrale Le plus grand Sablier du monde

e seul “menhir-cathédrale”, 6000 an avant JC, ou lorsqu'une cathédrale s'appuie sur un menhir...

©Ville du Mans

emps imparti Éclipse”, sculpture de verre de Jean-Bernard Métais, créée pour l’an 2000 (à voir au parc de Tessé).

©Musée du Mans

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L’Émail Plantagenêt

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e plus grand émail champlevé jamais réalisé au Moyen-Âge. Cette pièce unique, à l’effigie de Geoffroy V, fondateur de la dynastie Plantagenêt, ornait autrefois son tombeau (à voir au Carré Plantagenêt).

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La Muraille romaine

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ette enceinte est une des mieux conservée de tout l’ancien empire romain. Construite dans les années 280, elle est l’écrin de la Cité Plantagenêt.


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“Dans le cochon tout est bon… à condition d’avoir un bon cochon !” Un entretien avec Joël Cosme, Président directeur général de la Charcuterie Cosme La Charcuterie Cosme est reconnue, par les plus grands professionnels des métiers de bouche, comme l'une des meilleures enseignes de charcuterie Sarthoise. Quelles sont les composantes de cette notoriété ? En premier lieu le savoir-faire. Depuis plus d’une vingtaine d’année, la Charcuterie Cosme travaille en s’inspirant de méthodes artisanales. Mais contrairement à ses concurrents, elle s’appuie sur une filière compétente. Aujourd’hui, pour faire de la bonne charcuterie, il faut avant tout du bon cochon. Trop de professionnels estiment que leur savoir-faire suffit ; ils se trompent. Dans les années 1990, le porc n’était généralement pas de très bonne qualité. En choisissant les meilleurs cochons, nous avons fait la différence. Cosme met en avant une agriculture raisonnable. Qu’entendez-vous par là ? Nos produits ne bénéficient pas du label “Agriculture biologique”. Mais cela n’empêche pas de faire de la très bonne charcuterie. Je me méfie du 100 % bio comme de son contraire, je leur préfère un compromis de bon sens. Lorsque vous raisonnez à moyen et long terme, ménager les terres agricoles et économiser l’énergie deviennent des évidences. Il en est de même pour la dimension locale de notre activité. Les fermes avec lesquelles nous travaillons sont toutes situées dans la Sarthe ou dans un département limitrophe. Quant à la charcuterie produite, elle n’est que très peu consommée en dehors de la région. Cosme participe au développement durable sous toutes ses coutures (écologique, économique et sociale). Pourquoi et comment ? Nous insistons beaucoup sur la gestion des déchets. Par exemple, en ne produisant aucun “double emballage”, nous parvenons à exclure le recours au cartonnage décoratif et utiliser que le strict nécessaire, notamment pour le transport des produits. Le traitement des eaux et les économies d’énergies sont également très importants à nos yeux. Cette politique génère bien sûr quelques coûts mais le retour sur investissement reste intéressant. L’ancrage local de la Charcuterie Cosme est un trait essentiel de votre identité… Le Mans est bien entendu très fier de nous avoir sur son territoire. En effet, jusqu’à notre création, il n’y avait pas de producteur des fameuses rillettes sur le territoire – à l’exception des artisans qui vendent directement leurs produits aux consommateurs. Je regrette à ce propos que nous n’ayons su obtenir l'indication géographique protégée (IGP) “Rillettes du Mans”, si bien que des producteurs non-sarthois peuvent utiliser cette appellation sans pour autant que leurs rillettes soient originaires de notre département. Il a manqué du bon sens pour que ce dossier puisse aboutir et c’est dommageable pour les producteurs locaux.

Les consommateurs sont de plus en plus regardants sur les questions de qualité et de traçabilité. Comment rassurer sur ces aspects ? Mon métier d’origine est celui de boucher. Notre profession a été la première – suite à la crise de la “vache folle” – à travailler sur la traçabilité. Depuis une quinzaine d’années, les animaux sont suivis par lot, de leur naissance à l’assiette du consommateur, afin de pouvoir répondre efficacement à d’éventuels problèmes sanitaires. A propos de la qualité, j’aime préciser que dans le cochon tout est bon… à condition d’avoir un bon cochon ! Autre adage que je fais mien : “rappelle-toi d’où tu viens, tu sauras où tu vas”. La Charcuterie Cosme emploie aujourd’hui 125 personnes mais je n’oublie pas la famille à laquelle j’appartiens, celle des artisans. Une des clés de notre succès est d’avoir su garder l’authenticité et l’état d’esprit qui la caractérisent. Contact Charcuterie Cosme Z.I.S - 88, avenue Pierre Piffault Tél. : 02 43 85 75 15 - Fax : 02 43 86 23 61 contact@charcuterie-cosme.com - www.charcuterie-cosme.fr

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 29


“Un mariage d’amour et de raison avec Le Mans et la Sarthe ! ” Un entretien avec Claude Hervé, PDG du centre E. Leclerc, figure emblématique du Mans 1970 ! Voilà plus de quarante ans que Claude Hervé à implanté un centre distributeur E. Leclerc en Sarthe, sur la commune de Saint-Pavace. En 1973, il ouvre, à Allonnes, un deuxième centre qu’il cèdera en 2002 à son ancien collaborateur et filleul, M. François Ginies, et en 1996, au Mans, il ouvre un centre commercial comprenant une galerie marchande et un hypermarché de dix mille mètres carrés. Dans l’intervalle, en 1976, le président de la Socamaine, M. André Jaud lui a aussi confié le projet d’implanter une centrale d’achats régionale dans la Sarthe, à Champagné, de quatre vingt douze mille mètres carrés d’entrepôt, qui aujourd’hui approvisionne trente huit hypermarchés E. Leclerc. Mais là ne s’arrête pas l’aventure de ce chef d’entreprise hors norme qui préside depuis 12 ans le conseil de surveillance du MSB, grand club régional de basket de Pro A, champion de France en 2006 après avoir obtenu la coupe de France en 2004 et 2009 et vainqueur de la semaine des As en 2006 et 2009. En 2011 il implante un “Leclerc Drive” route d’Alençon au Mans et la même année il réalise la création dans le même secteur d’une zone d’activité comprenant dix surfaces commerciales. Cette volonté d’entreprendre d’un manager régional reconnu pour son dynamisme va se poursuivre avec la réalisation, dans le courant de cette année, au Sud du Mans, d’une autre zone commerciale comprenant notamment un Leclerc Drive. Il faut ajouter à cette liste déjà longue le parrainage d’une douzaine de “filleuls” créateurs de centres E.Leclerc.

Il est également de notoriété publique que vous avez à l’étude un important projet qui s’étend sur deux communes, Le Mans et Yvré l’Evêque. Pouvez-vous nous communiquer en exclusivité des informations ? Nous envisageons la réalisation d’un projet du deuxième millénaire, de cinquante mille mètres carrés de surface, offrant une grande diversité d’activités commerciales et artisanales avec l’ambition de remettre à l’honneur des vieux métiers en voie de disparition. Cet ensemble va s’inscrire dans un strict respect de l’environnement durable et comprendra diverses structures d’accueil : Espace loisirs, pôles de restauration, espace santé beauté, etc. La première pierre devrait être posée, si tout se passe selon nos prévisions, fin 2013, début 2014. Un tel projet ne peut se réaliser qu’avec le soutien du maire du Mans, M. Jean-Claude Boulard et de celui d’Yvré l’Evêque, M. Jean-Luc Fontaine.

©Guy Durand

La crise économique et financière que traverse notre pays ne semble pas vous arrêter. Comment expliquez-vous cette confiance en l’avenir ? A l’heure ou chacun rivalise de pessimisme et semble douter des chances de reprise de la croissance, c’est à nous chefs d’entreprise qu’il revient de tirer l’économie par le haut. Les PME, PMI françaises constituent un gisement de créativité et de richesse humaine et tout doit être fait pour encourager leurs initiatives. J’espère pour ma part avec ces différents projets y contribuer modestement. Ainsi ce nouveau pôle commercial, pour lequel l’investissement sera de l’ordre de quatre vingt millions d’euros, sollicitera l’intervention d’une centaine d’entreprises locales, procurera près de un million heures de travail à leurs salariés et génèrera une fois terminé quelques six cents emplois. Pouvez-vous nous dire dans quelles conditions s’est effectuée votre rencontre avec Le Mans et le département de la Sarthe ? Il se trouve que je suis attaché viscéralement à la ville et au département qui m’ont vu naître et que j’aurais difficilement imaginé vivre ailleurs. Rien ne me destinait au métier de chef d’entreprise, avec pour seul diplôme un certificat d’études primaires et un CAP d’électricien. J’ai en effet commencé à travailler dès l’âge de 17 ans et demi à l’entreprise Carel et Fouché et par la suite comme ouvrier à l’usine Renault du Mans. J’ai eu cependant très tôt l’envie d’entreprendre. Au cours des années soixante, alors qu’on évoquait l’arrivée prochaine de la télévision en Sarthe, j’ai quitté la RNUR pour monter une petite entreprise d’installation d’antennes. Il faut dire qu’avec le développement de la télévision à cette époque le marché des antennes était florissant. Il y avait une opportunité à saisir et je l’ai saisie. Et puis

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©Guy Durand

Publi-rédactionnel Leclerc à Allonnes Président M. François Ginies

un jour de 1968, à l’époque où l’on commençait à parler de grandes surfaces, l’idée m’est venue de construire un entrepôt sur la commune de Saint-Pavace dans lequel j’ai aménagé un magasin où le consommateur pouvait trouver toutes sortes d’articles et de produits, à prix d’usine, à l’exception de l’alimentation. C’est alors que j’ai eu la chance de rencontrer André Jaud adhérent Leclerc à Laval qui m’a fait connaître le mouvement Leclerc et m’a parrainé. C’est ainsi que je suis rentré dans la grande famille des E. Leclerc où j’ai eu la chance de participer à de nombreux combats aux côtés de son fondateur Edouard Leclerc, un personnage de légende. C’est ainsi qu’à démarré pour moi et mon épouse l’aventure de la grande distribution. Depuis, son fils Michel-Edouard lui a succédé à la présidence du mouvement avec la réussite que l’on sait, une réussite enviée par tous nos concurrents et dont nous, adhérents, lui sommes redevables. Quel regard porte un chef d’entreprise tel que vous sur la ville du Mans et son agglomération en terme d’accueil des entreprises ? A la base de tout il y a une relation humaine, confiante entre des hommes, à Saint-Pavace avec Jean Boutier maire à cette époque, à Allonnes avec son ancien maire Yvon Luby et Gilles Leproust maire actuel, ensuite au Mans avec son ancien maire Robert Jarry et aujourd’hui M. Jean-Claude Boulard, ainsi qu’à Champagné où est implantée la Socamaine avec J-C Laude, maire de la commune. Avec ces différentes personnalités j’ai eu la chance d’avoir des interlocuteurs attentifs, compétents et à l’écoute de mes projets. La seule chose qui comptait était de bâtir un partenariat authentique sur des bases claires. Implanter une grande surface commerciale, dont le slogan, vérifié tous les jours est de “lutter contre la vie chère”, ne peut pas laisser indifférent le premier magistrat de la commune. Pas plus que la création d’emplois générée par une telle installation, ainsi que la contribution économique qui en découle au profit de la collectivité. Avec les uns et les autres nous avons su créer un dialogue et noué durant toutes ces années des relations de confiance”. Est-ce la chose essentielle à vos yeux, et au-delà de cet aspect quels sont les atouts selon vous que présente la ville du Mans pour un investisseur, un entrepreneur désireux de s’installer en Sarthe ? Très clairement ce sens de l’écoute de la part des responsables des collectivités territoriales comme Jacques Auxiette président du conseil régional des Pays-de-Loire, MM. Roland du Luart et Jean-Marie Geveaux ancien et actuel président du conseil général,

E. Leclerc dans la Sarthe en quelques chiffres : ■ 2 200 salariés, dont 1000 sur Le Mans métropole ■ 250 000 mètres carrés couverts ■ Chiffre d’affaires : 1 milliard six cent millions d’euros. et Jean-Claude Boulard, maire du Mans et président de Le Mans Métropole, est capital. Au-delà, il y a bien sûr la proximité de notre ville et du département par rapport à Paris. Avec le TGV nous ne sommes qu’à 55 minutes de la capitale ce qui facilite considérablement les relations économiques et humaines. Nous avons aussi la chance d’être situé au cœur d’un véritable nœud autoroutier avec des axes Est-Ouest et Nord-Sud. La notoriété des 24 Heures, la mise en valeur de la Cité Plantagenet et de l’enceinte Gallo-romaine, une des plus belle d’Europe, mais aussi la Nuit des Chimères, la 25e Heure du livre, la parade des pilotes, pour ne citer que quelques exemples qui participent au rayonnement de la ville. De plus l’implantation en centre ville d’un Espace culturel regroupant un multiplex cinématographique et un théâtre contribue à séduire de nouvelles populations pour inciter des cadres d’entreprises à choisir Le Mans par préférence à d’autres villes. La création d’un “pôle d’excellence sportif” réunissant les différentes disciplines, les 24 Heures du Mans automobiles, motos et camions, le basket avec le club du MSB, le foot avec Le Mans F.C, etc. participe à cette volonté de dynamiser l’agglomération. Enfin la présence d’une université constitue un centre d’intérêt essentiel pour le monde industriel en agissant comme une passerelle entre la recherche et la production. J’ajoute que la desserte de la ville par un tramway a rapproché les différents quartiers et les populations. A vous entendre, vous faites un excellent ambassadeur de la ville du Mans et du département de la Sarthe ? Quant on aime sa région ce n’est pas très difficile. Celle-ci à surtout la chance d’avoir des “ambassadeurs”. Je pense en particulier au pilote automobile Sébastien Bourdais ou au tennisman à J.W Tsonga. Je conclurai en disant que si je n’avais pas eu le soutien des élus, tant communaux que départementaux, je n’aurais jamais pu réaliser l’ensemble de tous ces projets. Vous me permettrez d’avoir également une pensée particulière pour M. François Fillon qui a joué un rôle particulièrement actif, avec M. Robert Jarry, pour l’existence du club Le Mans Sarthe Basket à un moment critique de son histoire.

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 31


Un entretien avec Jacques Bellanger, Gérant de la société Chocolaterie Bellanger Pouvez-vous nous présenter la Chocolaterie BELLANGER et revenir sur son historique ?

Quels types de chocolats fabriquez-vous ? Avez-vous une spécialité ?

La Chocolaterie Bellanger a été créée en 1967 par la famille Beline. Nous avons repris cette société en 1998 et possédons désormais deux magasins sur Le Mans et une concession de marque à Sainte-Geneviève-des-Bois.

Nous confectionnons toutes sortes de chocolat haut de gamme. Nos deux spécialités sont les Bugattises (chocolat avec praliné croustillant et caramel à la fleur de sel, servi dans des boites à l’effigie de la marque de voiture Bugatti) et le Pavé de la Cathédrale (praliné aux noisettes enfermé par deux carrés de nougatine et recouvert de poudre d’amande et de sucre coloré vert). Les citrons confits et la bûche Pom’Pom sont réalisés à partir de produits régionaux. Les fruits proviennent de Menton et de mon propre verger. Toute l’année sont aussi préparés le gâteau des macarons et chaque fête est rythmée par des présentations en chocolat.

Nous sommes très présents sur les salons en région parisienne : ■ le Salon du Chocolat ; ■ le Salon des Saveurs ; ■ un salon à l’hôtel Pullman, Porte de Versailles, organisé par le Guide des Gourmands ; ■ sur la péniche Maxim’s mi-décembre et au mois de mars.

Comment se porte votre entreprise ?

Nous disposons de trois revendeurs. Deux à Paris, “Mococha” (89, rue Mouffetard) et “Les Caféeries” (201, rue de la Convention), ainsi qu’un autre à Munster en Allemagne, “Aux Chocolats”.

Très bien puisqu’actuellement nous enregistrons une croissance à deux chiffres. Concernant l’emploi, nous avons atteint un palier de 16 salariés et 4 apprentis. Toute nouvelle progression passera d’abord par une amélioration des résultats. Tous nos magasins tentent d’accroître leur activité.

Sur Le Mans, l’entreprise est présente au marché de Noël, place de la République, et lors de différentes manifestations (“Cours et Jardins”, “la Chasse à l’œuf”, “la Braderie”. Enfin, deux jours par an je propose nos glaces maison au Château du Lude. La vente aux particuliers constitue notre principale activité.

Contact 158 rue de Beaugé - 72000 Le Mans -Tél. : 02 43 87 62 90 Fax : 02 43 87 62 85 - E-mail : beline@wanadoo.fr - www.beline.eu

Nous sommes à votre service pour tous vos travaux de : ■ Elagage, Abattage, taille des arbres ■ Taille de haie au lamier ■ Rognage de souches ■ Broyage de branches et de troncs ■ Gyrobroyage, débroussaillage de la végétation ■ Traitement de la chenille processionnaire du pin Pour soutenir le développement durable, nous transformons une partie des déchets verts en broyant les troncs et les branchages afin d’obtenir des copeaux de bois pour pailler les plantations que nous réalisons ou bien pour faire des plaquettes de chauffage pour vos chaudières, livrés après leur séchage avec notre caisson souffleur. Nous vous proposons encore plus de services alors n’hésitez pas à consulter notre site internet. 32 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

Contact Sarl GC SERVICE FORESTIER Le haut d’Aglet - 72600 Saint-Longis Tél. : 02 43 97 73 48 - Port. : 06 80 07 32 20 gc.service.forestier@wanadoo.fr - www.gc-service-forestier.fr

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Sarl GC SERVICE FORESTIER Installée depuis 1991, GC Service Forestier est une entreprise d’une trentaine de personnes spécialisée dans la taille, l’élagage et l’abattage des arbres.

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Jacques Bellanger, la passion du chocolat


©Ville du Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

UNE ÉCONOMIE D’AVENIR

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 33


Juin 2012

Une offre pour toutes les étapes de vie de l’entreprise • 47 zones d’activité, dont 13 en projet, 1 zone franche urbaine, 3 zones de redynamisation urbaine • 1 incubateur • 12 pépinières d’entreprises • 34 villas d’entreprises –

2 projets • plus de 80 ateliers relais réalisés • 92 hectares de foncier immédiatement disponibles • bâtiments d’activité, ateliers artisanaux, villas d’entreprises disponibles.

©kytalpa - Fotolia.com

Un territoire pour entreprendre Le Mans profite de sa situation géographique entre la Bretagne, les Pays de la Loire et la région Centre pour créer un centre de formation aux métiers liés à l'éolien. Les résultats récents de l'appel d'offres pour l'installation de parcs d'éoliennes au large des côtes françaises valident cette stratégie : plus de 7 milliards d'euros devraient être investis par les vainqueurs, notamment EDF et Alstom.

François Mitterrand, le 16 mai 1989 au Mans

■ Le pôle technologique et d’enseignement supérieur

■ Le pôle santé

■ Le pôle innovation et créativité

■ Le pôle développement durable

■ Le pôle tertiaire international

■ Le pôle d’excellence sportive

■ Le pôle agroalimentaire

■ Le pôle de compétitivité

■ Le pôle logistique

9 pôles d'excellence

“C’est le train de votre époque. Ça bouge au Mans, vous avez fait vos preuves, ses habitants ont la réputation de comprendre les besoins du futur avant les autres”.

Créées en 1828 au Mans par Louis Basse, futur maire du Mans et député de la Sarthe, les Mutuelles du Mans Assurance emploient aujourd’hui 7200 salariés en France (hors agents généraux et collaborateurs d'agents) et comptent 1 864 points ©Isaxar - Fotolia.com

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de vente pour 3,3 millions de sociétaires et 7,5 millions de contrat.


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Bien que touchée par la crise, l’aire urbaine mancelle reste attractive. Surtout, les acteurs locaux ont fait de l’innovation l’axe central du développement économique.

Se préparer aux enjeux futurs

Le Mans a d’abord une excellente desserte. Grâce au TGV, nous sommes aux portes de Paris. Citons également, en vrac, le foncier disponible ; la facilité de collaboration avec les acteurs locaux de la recherche ; l’écosystème favorable – avec de nombreuses structures d’aide aux entreprises et au développement économique habituées à unir leurs forces – et, enfin, mais ce n’est pas le moindre des atouts, le cadre de vie.

“De nouveau, des entreprises souhaitent s’implanter sur notre territoire. “ Le Mans investit beaucoup sur son image pour attirer les regards des investisseurs (notamment avec l’entité “Le Mans, une marque”). Pourquoi ce choix ? En tirez-vous déjà des bénéfices ? Oui, nous souhaitons que le regard des investisseurs se tourne, davantage encore, vers le territoire de la Métropole. Le contexte environnant oblige les entreprises à se poser de nouvelles questions sur leur modèle de développement. Dans leur calcul économique, les postes budgétaires font l’objet d’encore plus d’attention. Un territoire comme le nôtre, qui propose une main d’œuvre qualifiée disponible, des coûts de foncier abordables et des compétences et des énergies facilement mobilisables offre donc de réelles opportunités. “Le Mans, une marque”, campagne de long terme, met en avant les expériences réussies d’entrepreneurs et d’industriels qui

ont choisi notre ville. Puis notre agence de développement économique, Le Mans Développement, noue des premiers contacts pour faciliter l’implantation d’entreprises sur le territoire.

parc éolien en mer du pays). Le Mans suit-il ce mouvement ? Le Mans fait mieux que suivre ce mouvement. Vous prenez l’exemple de l’éolien. Le Mans Développement a parfaitement anticipé et a été avec d’autres acteurs – dont le Conseil régional des Pays de la Loire – un moteur de l’émergence à Arnage d’une filière éolienne centrée sur la maintenance. Il fallait se positionner sur ce créneau, nous l’avons fait. Même la formation à l’éolien off shore se fera au Mans !

Dans quelle mesure la crise économique touche-t-elle les entreprises mancelles ? Bien entendu, Le Mans Métropole n’est pas un îlot protégé du reste du monde. Nous avons connu des difficultés mais le ciel s’éclaircit peu à peu. De nouveau, des entreprises souhaitent s’implanter sur notre territoire. Par ailleurs, la crise a convaincu certaines entreprises de s’engager dans des démarches collaboratives ou d’innovation pour affronter les mutations de l’économie. Nous les accompagnons à travers des structures adaptées. C’est une façon de se tourner vers l’avenir.

Quels sont les autres axes de développement économique de la Communauté urbaine ?

De nombreux territoires français appuient aujourd’hui leur développement économique sur la filière verte (par exemple la Seine-Maritime qui accueillera le premier ©Gilles Moussé - Ville du Mans

Quels atouts mettriez-vous en avant pour convaincre un chef d’entreprise envisageant de s’installer dans la Communauté urbaine ?

Nous comptons sur nos points forts que sont l’agroalimentaire, l’industrie – notamment automobile – et les services (le développement du quartier d’affaires en gare se poursuit). Le Mans Métropole accompagne ces secteurs dans leurs nécessaires mutations pour qu’ils restent compétitifs et les prépare aux enjeux futurs en soutenant la R&D et l’innovation dans tous les domaines. Le succès de l’association Créapolis, qui met en relation les entreprises et le monde créatif (notamment le design) est à ce titre remarquable. Nous adaptons le territoire aux besoins de demain, par exemple par le biais du numérique et de la fibre optique, et sommes toujours à l’affut et à l’écoute des évolutions et des projets ! ■ Propos recueillis par Louis Le Bris

Olivier Biencourt Vice-président délégué aux Affaires économiques, conseiller municipal du Mans, conseiller régional des Pays de la Loire.

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN CROISÉ | Le Mans Créapolis entend stimuler l'activité économique grâce à des liens plus étroits entre le monde créatif et le monde de l'entreprise.

“Nos adhérents sont soudés par une véritable dynamique de synergie !”

Chantal Bastien : Avant-gardiste depuis sa naissance (l’association a fêté ses 10 ans en décembre dernier), Créapolis se donne pour but de mettre en relation les entreprises avec le milieu créatif : métiers du design industriel, du design produit, du graphisme, de l’architecture, du webdesign, de la photographie, du stylisme, de la conception rédaction, etc. L’idée est née du constat que ces deux mondes appelés à travailler ensemble se connaissaient finalement assez mal, nourrissant même un certain nombre de préjugés vis-à-vis de l’autre. Dès lors, l’objectif de l’association a été de tisser des liens plus étroits pour stimuler l’innovation. Nos adhérents sont par définition des créatifs (à plus de 60 %), la priorité étant de rassembler l’offre pour stimuler la demande. Les 40 % restants sont constitués d’entreprises industrielles (qui font souvent appel à des designers), de sociétés de conseil (gestion, marketing, etc.), de partenaires économiques et institutionnels (Le Mans Métropole, le Conseil général de la Sarthe, la Chambre de commerce et d’industrie, Le Mans Développement, Sarthe Expansion, Carrefour Entreprise...), d’écoles spécialisées ainsi que de quelques particuliers. La mise en réseau et la promotion des métiers de la création est le service prioritaire de l’association. Ceci au travers de réunions avec des clubs d’entrepreneurs, de tables rondes et de conférences mais aussi d’évènements. Le dernier en date étant un forum sur le thème de l’avantage concurrentiel via la créativité qui s’est tenu au

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Palais des Congrès du Mans. Opportunité pour accélérer des échanges fructueux entre décideurs et créatifs. Mais le réseau est aussi interne à l’association, par la synergie essentielle qui s’établit entre nos adhérents. Cultivant constamment la complémentarité de leurs branches professionnelles, ils réalisent des projets qu’ils auraient pu difficilement mener à bien tous seuls.

comme la Région Pays de la Loire deviennent des partenaires de plus en plus présents et impliqués. Cette volonté de promouvoir le milieu créatif fait la force et la distinction de la région, qui quelle que soit la couleur politique, travaille pour l’intérêt général d’une manière extrêmement constructive.

“Créapolis a gagné sa légitimité auprès des structures de promotion du design.“

Aude-Marie Bouyé : Cette dynamique interne entre les adhérents semble aujourd’hui acquise, d’autant plus que le territoire déploie beaucoup d’énergie à l’épanouissement des carrières créatives. N’oublions pas que l’association Créapolis est née par la volonté de Jean-Claude Boulard, maire de la ville et président de Le Mans Métropole, qui apporte encore aujourd’hui un soutien de taille à notre structure. Comme le développement de la créativité profite à l’innovation et au développement économique des entreprises du territoire, le Conseil général de la Sarthe

Quel bilan dressez-vous de vos six années de présidence de Le Mans Créapolis ? Quels sont les projets déjà en cours ? De nouvelles pistes de réflexion sont-elles lancées ?

©Ville du Mans

Avant toute chose, pouvez-vous présenter brièvement la structure Le Mans Créapolis ainsi que ses missions ?

Chantal Bastien : En plus de s’être fortement développée (Créapolis rassemble à ce jour plus d’une centaine d’adhérents, soit dix fois plus qu’à sa naissance), l’association est aujourd’hui reconnue à deux niveaux : localement et nationalement. Il a fallu du temps localement pour expliquer aux entreprises en quoi consistait véritablement l’association et la variété des services que ses adhérents pouvaient leur proposer. Nationalement, Créapolis a gagné sa légitimité auprès des structures de promotion du design, comme par exemple l’APCI (Agence pour la promotion de la création industrielle), l’Institut français du design, le Lieu du design, ainsi que les structures représentatives ●●●

Aude-Marie Bouyé Nouvelle présidente de l’association Le Mans Créapolis


Aude-Marie Bouyé : Beaucoup de chantiers sont déjà en cours pour l’année 2012. À commencer par “Les mercredis de la couleur”, des soirées de rencontres avec des spécialistes et des professionnels de l’art, qui vont être poursuivies deux fois par an. Par ailleurs, après avoir mis en place deux forums au Palais des Congrès du Mans, nous sommes en train de réfléchir à l’organisation d’un nouvel évènement de ce genre. Le tout étant de savoir à quelle fréquence et dans quelles conditions aura lieu cette manifestation. Notre ambition première est aujourd’hui de savoir si Créapolis a les moyens de se projeter dans une dimension nouvelle. En fédérant les entreprises dans le

©waap.fr

Chantal Bastien Ancienne présidente de l’association Le Mans Créapolis

domaine de la créativité et en s’entourant de formations, l’idée à terme serait d’initier un véritable pôle de compétitivité qui intéresserait de nombreux acteurs économiques locaux, une occasion de donner davantage de visibilité à Créapolis ainsi qu’à ses adhérents. Des groupes de travail se lancent dans ce chantier d’étude… La passation de pouvoir vient d’avoir lieu. Que pouvez-vous souhaiter à la nouvelle présidente ? Quels sont, d’après vous, les prochains défis à relever ?

structure mais aussi pour le développement du tissu économique local dont les entreprises seraient les premières à profiter.

Chantal Bastien : De l’ambition, de l’audace, mais aussi le pouvoir de fédérer tous les membres de l’association car notre structure travaille en équipe. Le principal défi étant de faire connaître les avantages du pôle Créapolis ainsi que de sa pépinière. Ce pôle doit s’ouvrir sur l’extérieur pour devenir un véritable lieu d’échange, non seulement entre adhérents mais aussi avec les sociétés et les acteurs économiques invités. Le défi est important à la fois pour la

Aude-Marie Bouyé : Cette transitionlà est un peu particulière, l’association Le Mans Créapolis vient de fêter ses 10 ans et rentre dans l’âge de la maturité. La première présidente Dominique Boucly a défini les plans et les fondations de la maison, Chantal Bastien l’a construit et à mon tour maintenant de lui donner une direction nouvelle. Maintenant que la structure a fait preuve de son expérience et de sa crédibilité il faut aller au-delà des acquis et contribuer à sa notoriété au-delà du territoire, pour que le nom “Créapolis” soit immédiatement identifiable.

“Devenir un lieu d’échange, entre adhérents mais aussi avec les acteurs économiques invités.“ ©DR

●●● du milieu créatif. Preuve en est : la présidente de l’APCI, Madame Anne-Marie Boutin, a accepté d’être la marraine du Forum de l’automne 2011 et Madame Sargueil, présidente de l’Institut français du design, a présidé le jury du concours national de design organisé par Créapolis dont les prix ont été remis fin mars 2012. Enfin, un grand pas a été franchi en 2005 (sous la première présidence de Dominique Boucly) avec l’ouverture de la pépinière dédiée aux métiers de la création dans les locaux du pôle Créapolis. En plus de donner aux jeunes entreprises les moyens de leur développement, la spécificité de notre structure est de les inclure dans le réseau de l’association tout en communiquant sur leurs réalisations. C’est l’unique pépinière de ce genre dans les Pays de la Loire et l’une des seules sur l’ensemble du territoire français.

Par quels moyens comptez-vous donner encore plus d’ampleur à Créapolis et ses adhérents ? Et comment l’association peut-elle renforcer le lien déjà existant entre les créatifs et les entreprises ? Aude-Marie Bouyé : Il faut communiquer autrement et davantage. Notre but est désormais d’aller à la rencontre des présidents de clubs professionnels et d’entreprises pour les inviter dans les locaux du pôle design de Créapolis (en cours de rénovation grâce à “Le Mans Métropole”). Maintenant que le lien entre les créatifs et les sociétés a été établi, il est impératif de donner plus de visibilité aux adhérents, en valorisant leurs activités, leurs compétences ainsi que les missions de l’association en elle-même. Notre commission de communication travaille actuellement à la réalisation de nouveaux supports ainsi qu’à l’amélioration des existants en vue de cet objectif. Par exemple, une vidéo animée ou des plaquettes plus attractives ■ Propos recueillis par Pauline Pouzankov

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Le Mans est une ville clé de l’entreprenariat. Son coût de la vie abordable et sa proximité avec Paris en font un eldorado pour les entrepreneurs.

La mission de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) consiste à soutenir les entreprises. Par exemple, si un entrepreneur désire s’implanter dans la région, un comptable est automatiquement mis à sa disposition. Ensuite, il peut être orienté vers 19 organismes partenaires allant des services fiscaux aux avocats. Parmi eux se trouve “Entreprendre en France”, un organisme rattaché à la CCI qui offre les meilleurs conseils pour démarrer son activité. Enfin, nous collaborons à la réalisation des dossiers de financement destinés aux créanciers. En ces temps de crise, comment soutenir les petites entreprises en difficulté ? Les mesures nécessaires ont été mises en place afin de résister le mieux possible à la crise. Chaque mois, le Conseil général, la Banque de France, la Préfecture, le trésorier payeur général et la Chambre de commerce se réunissent pour étudier les dossiers difficiles. Des cellules de crise gérées par la CCI permettent d’aider les organismes qui peuvent encore être sauvés. Par ailleurs, les aides financières aux acteurs privés instaurées par le gouvernement – à travers la banque publique OSEO – ont été d’une grande aide. Le Mans reste-t-il attractif pour les entrepreneurs ? Oui, Le Mans reste attractif. En 2011, pour cinq sociétés installées, seulement deux disparaissaient. Son emplacement

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géographique est un atout majeur. La ville se trouve à 55 minutes de Paris en TGV et à 1h15 de Nantes, une ville en plein boum économique actuellement. De plus, les loyers sont beaucoup moins élevés que dans la capitale. Il est donc extrêmement avantageux pour un entrepreneur de venir s’installer au Mans. Quels dispositifs la CCI a-t-elle mis à disposition des entreprises pour favoriser l’ouverture vers l’international ?

Les locaux de la CCI au Mans.

Nous avons créé, il y a deux ans, une “Maison de l’international”. Elle regroupe l’ensemble des partenaires susceptibles de faciliter l’évolution des sociétés vers l’étranger. En effet, de temps en temps, il faut booster les patrons ! Chaque projet est longuement étudié afin de cibler les pays potentiellement intéressés par les produits. Nous encourageons également le recours au Volontariat international en entreprise (VIE). Ce dispositif envoie des jeunes à

l’étranger, sous l’égide du Conseil régional et de différentes sociétés, afin de faire le repérage préalable à une implantation. Quels sont les bénéfices attendus pour les entreprises et donc pour l’économie locale ?

©CCI de la Sarthe

Quelles aides apportez-vous aux entreprises qui souhaiteraient s’implanter dans votre région ?

©CCI de la Sarthe

“Les chefs d’entreprises ne sont pas seuls”

L’avantage direct pour les entreprises est d’obtenir une croissance à deux chiffres au lieu d’être dans le négatif. Une entreprise qui avance embauche et se développe, si bien qu’au bout du compte toute la ville en bénéficie. Beaucoup de sociétés sont tentées de délocaliser une partie de leur production pour des pays où le coût du travail est moins élevé. Mais les régions esteuropéennes ou asiatiques étant de moins en moins compétitives, les délocalisations se font de plus en plus rares, contrairement aux idées reçues ■ Propos recueillis par Damien Mesnier

Bernard Warain Président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mans et de la Sarthe


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“Accompagner les chefs d’entreprise” Un entretien avec Monsieur Pascal Poitevin, Directeur général de CERFRANCE Mayenne - Sarthe CERFRANCE est le premier réseau associatif de conseil et d'expertise comptable en France. Quelle est sa vocation ? Créé il y a une cinquantaine d’années par et pour les chefs d'entreprise, CERFRANCE est un réseau indépendant d’expertise comptable, de conseil et d'accompagnement aux chefs d'entreprises, qui a su cultiver sa différence en privilégiant sa politique de proximité. En effet, son statut associatif et ses valeurs originelles placent l'humain au cœur de son système et se traduit par un fonctionnement mutualiste dont la vocation est d’être un acteur primordial du développement des hommes dans leur territoire. Ainsi, au-delà de l'expertise comptable, notre métier est d'accompagner les chefs d’entreprises, artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs (etc.) de la création à la transmission. Nous les guidons dans leurs fonctions stratégiques et managériales, la compréhension de leur environnement marché, la recherche de nouvelles voies d’innovation ou globalement dans la dimension humaine de leurs projets afin de pérenniser leur activité. Le réseau CERFRANCE compte 71 associations de gestion et de comptabilité (AGC) indépendantes, organisées en 700 agences de proximité et 11 000 salariés pour satisfaire ses 320 000 clients sur l’ensemble de l'Hexagone. Comment est-il organisé ? Il s’agit d’un réseau fédératif : ce modèle associatif se traduit par un fonctionnement mutualiste au niveau national (qui passe par une identité visuelle commune) tout en tenant compte des particularités de chaque territoire. Ainsi, chacun des 71 CERFRANCE possède une vraie marge de manœuvre quant aux prestations proposées. Par ailleurs, chaque AGC est administrée par un conseil d’administration élu par ses adhérents, eux-mêmes clients de l'AGC. Ces derniers sont donc placés au cœur des orientations de l'entreprise, de manière à être en prise réelle avec l'activité économique du moment. Par conséquent, nos clients sont aussi nos dirigeants : nous parlons le même langage, ce qui nous garantit une proximité culturelle.

intervient auprès de l'AFPA (Association Nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes) lors de formations sur le conseil en entreprise mais encore auprès de l'Université du Mans lors de formations juridiques et fiscales. Par ailleurs, l'entreprise est présente au Club d'entreprise ATU (Association Technopole Université) de la zone technopole du Mans. Enfin, l'entreprise participe chaque année à des évènements et salons tels que la Caravane des Entrepreneurs (Carrefour des Entreprises), la Foire du Mans etc. Autant d'actions qui font de CERFRANCE Mayenne - Sarthe un acteur de premier plan sur le territoire manceau. Quelles prestations proposez-vous à vos clients ? Nous proposons deux grandes familles de prestations : la comptabilité et le conseil. Cette seconde activité nous différencie de nos concurrents. En effet, notre force repose sur des équipes pluridisciplinaires qui proposent aux entreprises clientes le service le plus adapté à leurs besoins ; ceci explique que notre offre soit aujourd’hui si large et dépasse la comptabilité, avec les domaines de la stratégie, du droit, de la fiscalité, du social et des ressources humaines, de la gestion financière et patrimoniale, de l’environnement ou du web. Une charte CERFRANCE a été rédigée. Quelles valeurs promeut-elle ? Quatre grandes valeurs sont mises en avant : le respect et la formation des hommes, l’éthique et indépendance du conseil, le professionnalisme et la qualité des prestations et la priorité au long terme, dans une économie au service de l’homme.

Quels sont vos liens avec le territoire manceau et son tissu économique ? CERFRANCE est très impliqué au niveau territorial. Ainsi, sur la Sarthe et la Mayenne, nous comptons près de 450 salariés et 18 agences pour 7 500 clients. Nous axons notre organisation sur une proximité géographique avec nos clients. Pour servir au mieux les projets de ces derniers, nous avons établi des partenariats privilégiés. A titre d'exemple, cela se traduit par un partenariat avec la Maison de la Création et Transmission d'Entreprises (CCI du Mans) où CERFRANCE Mayenne - Sarthe assure une réunion hebdomadaire pour les créateurs d'entreprises ; mais également avec la Chambre des Métiers lors d'actions de formations. En outre, CERFRANCE

Contact : CERFRANCE Mayenne - Sarthe Philippe GENDRON - Directeur de Marché Rue Albert Einstein - Parc technopole de Changé BP 26116 - 53061 Laval CEDEX 9 Tél. 02 43 49 84 00 - Fax : 02 43 49 84 01 contact@53-72.cerfrance.fr - www.53-72.cerfrance.fr

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | La Chambre de métiers et de l’artisanat de la Sarthe accompagne les artisans du territoire. Malgré certaines inquiétudes, ce secteur reste très sollicité.

La Sarthe compte 7 400 entreprises artisanales (dont 27 % sur Le Mans Métropole), soit 1 000 de moins que la moyenne nationale. 38 % exercent dans le secteur du bâtiment, 33 % dans la réparation et les services, 16 % dans la production et 13 % dans l’alimentaire. Le secteur fait vivre 27 000 personnes, chefs d’entreprises et salariés, plus 2 200 apprentis. La crise économique touche de plein fouet l’économie nationale. Dans quel état d’esprit sont les artisans sarthois et manceaux ? Dans quelle mesure subissent-ils la crise actuelle ? Comme tout le monde, les artisans sont attentifs à l’évolution de la conjoncture. Malgré la crise, en 2011, 600 entreprises ont été créées et 150 reprises. La situation n’est donc pas complètement défavorable. Dans les métiers alimentaires par exemple, le dernier trimestre 2011 est équivalent à celui de 2010. Dans le bâtiment, les carnets de commande restent corrects même si la visibilité a baissé. Les artisans capables de réaliser des travaux très pointus à destination des particuliers (par exemple la taille de pierre) sont encore très sollicités. Finalement la crise touche plus les grosses structures que l’artisan qui travaille avec un ou deux compagnons ou apprentis. En effet, ce dernier peut partager le travail plus facilement qu’une entreprise de 10 ou 15 salariés qui peut moins se permettre de naviguer à vue. Plus globalement enfin, certains éléments inquiètent, en particulier la hausse du prix des matières premières.

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Comment la Chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) les accompagne-telle pour faire face aux difficultés actuelles ? Notre apport n’est pas financier mais informatif et technique. Nous allons à la rencontre des artisans-chefs d’entreprise. Une statistique étonnante à ce sujet : les agents du service d’appui aux entreprises de la CMA ont parcouru une distance équivalente à une fois et demie le tour du monde cette année ! Depuis le 1er janvier 2011, les artisans peuvent bénéficier du statut d’Entre preneur individuel à responsabilité limitée (EIRL), une revendication vieille de 20 ans. En quoi est-ce une révolution ? Ce statut est à mi-chemin entre l’entreprise individuelle traditionnelle et la société à responsabilité limitée (SARL). Il s’adresse plus aux futurs créateurs dans la mesure où les chefs d’entreprise déjà installés ont peu ©Patrick Oudin

Que représente le secteur artisanal dans la Sarthe ?

©Studio Photo JM2

“Nous allons à la rencontre des artisans-chefs d’entreprise”

Le nouveau siège de la CMA a été inauguré par François Fillon, alors Premier ministre.

intérêt à bouleverser leur fonctionnement, même pour passer, par exemple, de la SARL à l’EIRL. Depuis la fin de l’année 2011, tous les décrets sont publiés si bien qu’il n’y a aucun frein pour les artisans désireux de se lancer. En créant une EIRL, ils protègent leur patrimoine personnel. De plus, les contraintes en termes de gestion sont moins importantes que dans une SARL (pas d’assemblée générale, etc.) si bien que l’expertise des comptables n’est plus indispensable. Cela devrait vivement encourager la création d’entreprises artisanales. Les chambres de métiers ont un rôle crucial à jouer pour inciter les futurs artisans à adopter ce statut. L’année 2012 fera office de test car toutes les conditions sont réunies pour que les créateurs d’entreprises fassent le choix de ce statut ■ Propos recueillis par Louis Le Bris

Guy Deschoolmeester Président de la Chambre de métiers et de l'artisanat de la Sarthe


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Pro Duo : distributeur européen de produits professionnels pour les coiffeurs et les esthéticiennes Un entretien avec Fabrice Perrocheau, Directeur général de Pro-Duo FRANCE Pro-Duo est une entreprise jeune, mais qui a déjà une histoire très riche. Pouvez-vous la raconter ?

Pro Duo défend les vertus du “capital humain” et du “plaisir au travail”. Comment cette démarche se ressent-elle au quotidien ?

Pro-Duo a en effet la chance d’avoir une histoire peu banale. D’origine belge, la société est née en 1999 de la vision et l’expérience de son fondateur Peter Van Speybroeck. Il avait anticipé que ce marché de la coiffure allait connaître de profondes mutations : parmi elles, le rachat des grandes marques de l’époque par les multinationales et la multiplication des salons de coiffure…Ce qui s’est passé aux Etats-Unis dans les années 80-90 se répète aujourd’hui en Europe, la crise ne faisant qu’accélérer le mouvement. La vision du fondateur étant européenne, la petite société Belge s’est très rapidement tournée vers la France pour assoir son développement. En rachetant en novembre 2001 une société basée au Mans qui avait un modèle similaire à celui de Pro-Duo, ce fut la première étape de l’internationalisation de l’entreprise.

La philosophie se résume dans ce que nous appelons “la spirale du succès” : Plaisir – Energie – Résultats – Reconnaissance. Etant avant tout des commerçants, nous considérons que si nos équipes se sentent à l’aise et motivées dans leur travail, les clients le ressentent. A cela s’ajoute un système de rémunération motivant, un management très professionnel et des formations permanentes qui permettent à nos salariés de se tenir informés en permanence des nouveautés produits, des nouvelles techniques, etc…

En 2008, la société souhaitant accélérer son développement à l’échelle européenne, elle est reprise par un groupe américain Sally Beauty Holding (N° 1 mondial du secteur) qui souhaitait s’étendre en Europe continentale. Leader en Belgique avec environ 35 points de vente, Pro-Duo s’implante dans de nouveaux pays, comme l’Allemagne, l’Espagne et la Hollande, ce qui fait environ 130 Cash & Carry à travers l’Europe, dont 42 C&C et 170 collaborateurs en France.

Enfin, une alchimie est savamment entretenue entre les équipes en magasin et des animateurs de région issus du monde de la distribution. Des valeurs communes et un management par l’exemple font de tout cela un cocktail détonnant connu et reconnu. C’est la clé de notre succès. Le monde du travail est en perpétuelle évolution : comment adaptez-vous les formations que vous proposez ? Nous déployons énormément d’énergie dans la formation des employés, avec beaucoup “d’apprentissage terrain” mais aussi en dehors des points de vente. Toutes les équipes sont constituées de coiffeurs et d’esthéticiennes professionnels qui par définition n’ont initialement pas ou peu de connaissances des métiers de la distribution.

Quels services proposez-vous et à qui s’adressent-ils ? Notre mission principale est de permettre aux coiffeurs et aux esthéticiennes de pratiquer leur métier de manière créative et rentable. Pro-Duo fait le lien entre les grandes multinationales et les artisans, le tout dans un esprit “gagnant-gagnant” ! Cette philosophie s’illustre dans l’appellation même de l’entreprise, “duo” renvoyant à la double vision que nous avons du partenariat. Le “cash and carry” fait toute l’originalité de la démarche. Chaque magasin représente entre 250 et 300 m2 de surface de vente et se distingue des concurrents par une séparation en deux espaces bien distincts :

• Programme de formation et d’intégration de 2 semaines, dont 1 au siège ; • Parcours de formation destinés aux responsables, leur permettant d’adapter l’évolution de leurs compétences avec celle du chiffre d’affaires de leur point de vente ; • Réunions périodiques de formation et d’information sur l’évolution du groupe, des produits et des opérations commerciales ; • Stages de formation destinés aux clients afin qu’ils découvrent de nouvelles techniques. Celui de prothésiste ongulaire rencontre un véritable succès.

■ d’une part un espace pro qui fournit les produits techniques aux professionnels de la coiffure et de l’esthétique ; ■ d’autre part un espace revente, dans lequel les clients retrouvent les produits vendus par les coiffeurs à leurs propres clients. Enfin, un mailing est envoyé tous les mois à nos clients professionnels pour les tenir informés des différentes offres promotionnelles disponibles en magasin.

Contact : Pro-Duo France 10, rue Jacques Offenbach 72000 Le Mans Tél. : 02 43 51 24 24 Fax : 02 43 51 11 41 www.pro-duo.fr

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 41


Juin 2012 | Le Mans Métropole

Le vent tourne au Mans Pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement, la France doit construire chaque année 1 000 éoliennes nouvelles, et ce jusqu’en 2020. Dans ces conditions, pas étonnant que les initiatives locales pour structurer la filière et profiter de la croissance verte se multiplient. Au Mans, c’est une filière centrée sur la maintenance qui a vu le jour.

L

'éolien a le vent en poupe : début janvier, le parc français est parvenu à assurer 6 % de la production électrique nationale, soit l’équivalent de cinq réacteurs nucléaires. Un nouveau record. Cette performance intervient après une année 2011 déjà encourageante : l'éolien avait couvert 2,5 % de la demande, ce qui correspond à la consommation domestique de près de 5 millions de Français. Second gisement éolien d'Europe (en termes de ressources en vent) après le Royaume-Uni, la France entend exploiter son potentiel en la matière. Et les perspectives de développement sont excellentes. En effet, selon l’ADEME, le vent devrait fournir 10 % de l’électricité européenne à l’horizon 2020.

LE MANS

Max. 402 MW Moy. 54 MW

“Le vent devrait fournir 10 % de l’électricité européenne à l’horizon 2020.“ Valoriser ses atouts industriels Au Mans, une filière de parcs éoliens, incluant les pôles formation, maintenance et R&D a vu le jour en 2009 sous l’impulsion de l’agence de développement économique, Le Mans Développement. Cette initiative a créé une dynamique étonnante lorsque l’on sait que le territoire ne compte aucun parc éolien. Mais sa position est idéale par rapport aux régions du Grand Ouest, fortement équipées en la matière.

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Puissance éolienne raccordée par département (SER 2009) Source: Rapport sur l'industrie des énergies décarbonnées en 2010 (Minitère du Développement drable)

Le projet en lui-même est né d’une réflexion menée par Pôle Emploi : face à la crise économique, il faut diversifier les domaines d’activité du territoire en faisant jouer ses atouts. “La Communauté urbaine comptait 17 % de salariés dans l’industrie, dont la moitié dans le seul domaine automobile. Or l’éolien, requiert des compétences identiques – à savoir l’électrotechnique, l’électromécanique – et offrait donc des perspectives de diversification des plans de charge industriels pour les salariés de la région, après une formation adaptée” explique Denis Pagniez, délégué général de Le Mans Développement.

posé la première brique de la filière en développant une formation de techniciens de maintenance en partenariat avec l’organisme de formation allemand BZEE, reconnu sur un plan international par les constructeurs de parcs éoliens et les exploitants. Les chiffres parlent d’euxmêmes. À l’issue des deux premières sessions de formation organisées au Mans en 2010-2011, l’ensemble des 83 stagiaires demandeurs d’emploi sortants a pu trouver un poste dans le secteur éolien.

Le Greta, organisme de formation dépendant de l’Éducation nationale, a

Rapidement, le vent tourne en faveur du projet. En témoigne la création d’une ●●●

La naissance d’une filière d’excellence


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La nouvelle filière éolienne mancelle rayonnera sur l'ensemble du grand Ouest.

société de maintenance, Net-Wind, destinée à la maintenance d’éoliennes. Selon Denis Pagniez, elle compte à ce jour dix salariés et devrait doubler ses effectifs d’ici deux ans. Et ce n’est pas son moindre atout. L’ensemble est soutenu par un pôle de recherche et de développement dans les domaines de l’acoustique, des matériaux composites, de l’électromécanique et des systèmes embarqués. Un capteur incendie mis au point par l’ENSIM, l’École nationale supérieure des ingénieurs du Mans, pourrait bientôt être commercialisé par la société Net-Wind. “En parallèle, des échanges sont

“En trois ans à peine, le projet manceau semble déjà caresser des ambitions d’excellence.“ en cours avec une société américaine et le Laboratoire universitaire du Maine, reconnu en Europe pour sa compétence en acoustique, afin de réaliser des tests sur des nanomatériaux pour renforcer les pales des éoliennes déjà installées ” précise Denis Pagniez.

©EDF-Marc Didier

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La Bretagne, les Pays-de-la-Loire et la région Centre concentrent une majeure partie des éoliennes françaises.

En trois ans à peine, le projet manceau semble déjà caresser des ambitions d’excellence. Pour Denis Pagniez, “le statut de référence est déjà une réalité. Sur l’ensemble du territoire national, la région est la seule à avoir une filière opérationnelle dans ce domaine, regroupant formation, société de maintenance et R&D ”. Une initiative qui n’aurait pu voir le jour sans la confiance des collectivités territoriales qui ont financé la très grande partie du projet, en particulier la Région Pays de la Loire. Le projet a d’ailleurs été salué au Conseil économique, social et environnemental, qui a remis au Pôle Emploi du Mans le trophée “Entreprendre autrement”, en présence de Le Mans Développement et du Greta. Et la filière mancelle ne compte pas en rester là puisqu’elle va prochainement annoncer le lancement de la première maintenance offshore en France. Avec l’entretien prévu des 2 400 éoliennes déjà présentes sur le sol français, le marché de la maintenance pèserait actuellement entre 100 et 200 milliards d’euros à lui seul. Le développement du secteur quant à lui pourrait atteindre les 30 milliards d’euros d’investissement à l’horizon 2020 – sans compter le marché offshore. Des sommes qui promettent de faire tourner bien plus que les têtes ■ Pauline Pouzankov

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Entretien avec Franck DUPRAT Directeur de l'agence Maine Val de Loire

nature friendly * Présentez nous votre activité : Cofely conçoit, met en œuvre et exploite des solutions qui permettent aux collectivités et aux entreprises de mieux utiliser les énergies et de réduire leur impact environnemental. Quelle est votre activité ?

COFELY conçoit, installe et entretien des équipements thermiques dans les bâtiments publics et privés (habitat collectif, hôpitaux, sites industriels, universités, etc…) et dans de nombreux cas nous étendons nos services au travers de contrats multitechniques, multiservices et également de Facility Management. Notre but est d'offrir le meilleur ww.cofely-gdfsuez.fr service à nos clients pour répondre le plus précisément possible à leurs besoins en optimisant leur consommation énergétique.

Quel est votre lien avec la ville du Mans ? COFELY est présent depuis plus de vingt ans sur la ville du MANS. En 2010, nous avons ouvert une nouvelle structure sur la commune voisine d'Arnage nous permettant d'offrir à nos 50 collaborateurs sarthois une base de travail de proximité. Conscients des enjeux décisifs propres à notre secteur d'activité, nous sommes un partenaire local pour la ville du Mans pour l'accompagner dans son développement en conjuguant expertise technique, innovation et éthique professionnelle.

Quels sont vos atouts ? COFELY est fortement engagé sur le territoire pour promouvoir la sobriété énergétique, les démarches éco responsables, le soutien aux initiatives locales dans le cadre de sa responsabilité sociétale de notre société. COFELY fait partie du groupe GDF SUEZ, l'un des premiers énergéticiens mondiaux. Bénéficiant de cette dimension, COFELY s'intègre au tissu économique local pour y apporter son expertise dans un véritable esprit de partenariat.

Au Mans, plus qu'ailleurs, le développement 0³IJÞGEGMXqqRIVKqXMUYIIXIRZMVSRRIQIRXEPIIREGXMSR durable, la préservation du patrimoine, le

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L’énergie est notre avenir,Arnage économisons-la ! * agir en harmonie avec la nature bien vivre ensemble sont des valeurs Cofely fortes. Faire appel à COFELY c'est témoigner 79 route du Chêne - Villa F – 72230 Arnage un attachement à ces valeurs. Tél. : 02 43 86 09 83 - Fax : 02 43 78 19 20


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN L’arrivée du TGV au Mans a encouragé les entreprises à s’y installer, en particulier dans le quartier Novaxud. Aujourd’hui, de nouveaux projets immobiliers sont en gestation...

©Artprom

“L’impact du TGV sur l’immobilier d’entreprises est considérable“ François Pillot Président-directeur général de Artprom

En 1989, le TGV a mis la ville du Mans à moins d’une heure de Paris et favorisé son développement économique. Quel impact a eu l’arrivée du TGV sur l’immobilier d’entreprises du Mans ? La création du Centre Novaxis en 1988 avait pour ambition de réaliser un quartier d’affaires sur la gare où n’existaient que des voies ferrées et aucunes constructions. Le projet a commencé à prendre son essor en 1989 avec la réalisation d’un hôtelrestaurant, d’une gare et d’un ensemble de deux bâtiments. La totalité s’est remplie avant fin 1990, ce qui a permis d’enchainer sur la construction d’une 2e tranche sur dix ans. Au début des années 2000, le site regroupait déjà 60 000 m2 de bureaux. Dans la décennie suivante, ce chiffre a doublé pour atteindre 120 000 m2, soit un développement d’environ 6 000 m2 par an depuis l’origine. L’impact du TGV sur l’immobilier d’entreprises est donc considérable car il a permis de créer, maintenir et déplacer plus de 3 500 emplois et 80 entreprises environ. Des sièges sociaux et de grosses décentralisations ont été opérés. Le quartier d’affaires Novaxud s’étend sur le site de l’ancien hôpital psychiatrique. Quelles sont les perspectives de développement pour l’écoquartier ? Fort de l’expérience des 20 premières années, il est envisagé de développer sur les

Novaxud constituera, à terme, un ensemble d'immeubles qui totaliseront 70 000 m2..

terrains libérés de l’ancien hôpital psychiatrique un projet qui reprenne les rythmes constructifs constatés. Le programme comportera donc des bureaux sur un ensemble de 45 300 m2 SHON réalisables sur 9 ou 10 ans. Pour améliorer la vie du quartier en lui rendant une véritable mixité, ont été adjoints des logements (environ 24 000 m2 SHON), un ensemble de commerce (environ 5 800 m2 SHON) et une réhabilitation (9 000 m2 SHON). Cette mixité bureaux/logements/commerces va permettre de redonner une vie plus importante au quartier. L’étude de foisonnement des besoins énergétiques nous a amenés à étudier un quartier totalement autonome en énergie. Nous y ajouterons un environnement entièrement protégé des véhicules et en particulier équipé d’une collecte pneumatique des ordures. Ce qui permet la qualification de ce quartier en écoquartier, s’inscrivant très précisément dans les thèmes du Grenelle de l’environnement.

Comment s’inscrit ce projet dans un objectif de développement durable visant à réduire l’empreinte écologique ? Ce projet, par un apport en énergie solaire voltaïque et géothermique, permet de produire l’ensemble des besoins du quartier par des énergies renouvelables. À ce titre, il réduira considérablement l’emprunte écologique, tant en émission de CO2 qu’en utilisation d’énergie non renouvelable. La proximité de ce site avec tous les transports en commun du pôle d’échanges multimodal (train, tramway, car, bus, taxi, etc.) permet de diminuer les distances de trajets entre bureaux, logements et commerces et en même temps de réduire les impacts écologiques. La proximité d’un parc de huit hectares en bord de rivière ajoute à la qualité environnementale. Ce quartier se veut être un modèle de développement pour la ville ■ Propos recueillis par Julien Dreyfuss

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ERDF au cœur des territoires Un entretien avec Philippe Macaire, Directeur ERDF Sarthe Pouvez-nous présenter Electricité Réseau Distribution France (ERDF) ? Électricité Réseau Distribution France (ERDF), filiale du groupe EDF créée en 2008, est le gestionnaire des réseaux de distribution d’électricité pour 95 % du territoire métropolitain. Elle emploie 36 000 salariés. Sa principale mission est d'assurer pour le compte des collectivités locales, propriétaires des réseaux, l’exploitation, le développement et l’entretien des 1 274 000 kilomètres de réseau électrique au service de 33 millions de clients. Et plus particulièrement sur la Sarthe, ERDF gère 20 000 kilomètres de réseau électrique concédés par la ville du Mans et le Conseil général. Nous comptons sur le département plus de 304 000 clients et emploie plus de 280 salariés. En tant qu’opérateur industriel responsable, investi d’une mission de service public, j’engage toutes les forces d’ERDF en Sarthe sur trois axes majeurs :

Vous parlez d’une dimension supplémentaire dans l’exploitation des réseaux, pouvez-vous nous éclairer sur le sujet ?

■ la qualité de fourniture par des investissements ciblés, en faisant appel à des nouvelles technologies associant la performance du système de maintenance, de conduite et de dépannage de nos réseaux ;

Nous assistons à de nombreuses évolutions sur le réseau électrique. Face à des phénomènes majeurs comme l’augmentation de la production décentralisée à partir d’énergies renouvelables ou le développement de nouveaux usages tels que les véhicules électriques, le réseau doit s’adapter et passer à l’ère des smart grids, les réseaux intelligents. Il est indispensable de mettre en œuvre des systèmes capables d’optimiser en permanence l’équilibre entre l’offre et la demande en corrélation avec les producteurs et consommateurs afin de garantir un approvisionnement optimum dans ce nouveau contexte. C’est pourquoi ERDF prépare d’ores et déjà le réseau de demain avec l’alliance des Nouvelles Technologies de l'information et de la communication (NTIC). À ce titre le système communicant Linky constitue la première brique des réseaux intelligents.

■ le dynamisme socio-économique du territoire en agissant aux côtés des élus et parties prenantes.

Assurer un service public c’est aussi garantir sa continuité, notamment lorsque la nature se déchaine…

■ la satisfaction de nos clients en facilitant les démarches, en réduisant les délais de raccordement et en développant de nouveaux services en réponse à leurs attentes ;

ERDF travaille donc pour tous les clients et avec tous les fournisseurs ? Vous avez raison, ERDF est au cœur du marché ouvert de l’électricité. Nous nous employons au quotidien à assurer le bon fonctionnement du marché en garantissant à nos clients, utilisateurs du réseau qu’ils soient producteurs, fournisseurs, clients résidentiels, professionnels ou entreprises, le respect des principes d’accès au réseau. À savoir : la transparence, l’objectivité , la non-discrimination et la confidentialité des données. À titre d’exemple nous réalisons dans la Sarthe plus de 3 000 raccordements par an au réseau électrique quel que soit le fournisseur. Côté producteur, ERDF Sarthe compte à ce jour plus de 3 800 installations de production photovoltaïque raccordées pour une puissance de 25 000 Kwatts, ce qui implique une dimension supplémentaire dans l’exploitation et la gestion des flux énergétique.

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Pour cela ERDF améliore sans cesse sa gestion de crise. Une veille permanente a été mise en place pour anticiper les aléas climatiques. Depuis les tempêtes de fin décembre 1999, ERDF a mis en place une “Force d’intervention rapide Electricité” (FIRE) capable de mobiliser en permanence 2 000 personnes ainsi que des moyens techniques sur toute la France pour rétablir au plus vite l’alimentation électrique. Toutes les crises font l’objet d’une analyse qui enrichit peu à peu ce dispositif. Et cela fonctionne : par exemple lorsque la tempête Joachim a touché le nord-ouest du pays en décembre 2011, il a suffi de 48 heures pour rétablir l’électricité des 15 000 foyers touchés dans la Sarthe. Quels grands chantiers, sur Le Mans et sur la Sarthe, mobilisent vos compétences ? ERDF se doit d’être au cœur des territoires. Pour ce faire, un dialogue permanent avec les collectivités locales est instauré via la mise en place d’interlocuteurs dédiés et bien sûr toutes les équipes d’ERDF y travaillent au quotidien. Cela permet bien entendu d’être réactif sur leurs attentes pour mieux les satisfaire et surtout d’anticiper les


sur la performance au service de l’ensemble des clients et parties prenantes. À ce titre, ERDF défend des valeurs fortes contre la discrimination et d’intégration sociale sur le long terme, en complément des 1 716 embauches réalisées cette année, qui génèrent un réel rôle social, ERDF a recruté plus de cinquante travailleurs handicapés et veille en permanence à l’intégration et l’accompagnement des 900 salariés en situation de handicap grâce à une politique de ressources humaines volontariste et innovante.

Compte tenu des responsabilités d’ERDF, est-il juste d’affirmer que sa mission dépasse la distribution d’électricité ?

Contacts : ERDF Direction territoriale de la Sarthe 2, rue Ambroise Paré - 72052 Le Mans CEDEX 02 Tél. 02 43 47 51 01 - Fax : 02 43 47 51 11 www.erdfdistribution.fr

C’est la résultante des actions liées aux valeurs d’ERDF et l’implication, la motivation des hommes et des femmes qui conduisent l’entreprise

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ERDF en Sarthe soutient des engagements vis-à-vis du secteur protégé par la matérialisation de contrats de prestations et soutient sous forme de partenariat des engagements sociétaux. Je citerai notre soutien dans le domaine handisport, vers les associations d’insertion multigénérationnelles et les actions à forte implication sociétale comme “Le Mans fait son cirque”, “le forum jeune et son square des métiers”, club handisport, partenariat avec divers ESEAT, etc. À titre personnel, je suis président du Centre de transfert de technologie du Mans (CTTM), membre du club FACE et de plusieurs structures de développement territorial au service des élus et du territoire.

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travaux à mener sur le réseau pour répondre aux exigences du développement économique. Anticiper les investissements c’est répondre présent à la dynamique des territoires. À titre d’exemple et d’illustration des 21,7 millions d’euros investis en 2011, le poste source de “Foucaudière”, construit sur plusieurs exercices pour un montant de 12 millions d’euros, a permis de renforcer la qualité et la disponibilité de l’énergie électrique sur la commune du Mans et sa périphérie sud. Sa production peut fournir en électricité 15 000 foyers. Chaque année c’est environ la distance Le Mans-Paris qui est investi sur la Sarthe en lien avec nos autorités concédantes dans la pose de réseau souterrain. Pour l’année 2012, la perspective d’accroitre nos investissements se précise à hauteur de 26 millions d’euros pour les 3 finalités citées in-supra : La satisfaction de nos clients, la qualité du produit et l’accompagnement du territoire et ce malgré une conjoncture économique difficile. 2012 verra aussi la réalisation de deux chantiers majeurs au service des Sarthois pour lesquels ERDF joue un rôle primordial. Je veux bien entendu parler de la deuxième ligne de tramway sur Le Mans avec la ligne de Bus haut niveau de service, et la construction de la Ligne LGV Le Mans-Rennes. Plus de 120 chantiers seront réalisés pour adapter le réseau électrique au passage de ces nouvelles infrastructures.


individuelle en Sarthe Un entretien avec Claude Tourteau, Directeur Général de MAINE CONSTRUCTION Pouvez-vous présenter l’entreprise Maine Construction ? L’entreprise “Maine Construction” existe depuis 1977, compte 19 salariés et est spécialisée dans la construction de maisons individuelles sur l’ensemble du département de la Sarthe. Au dernier bilan, nous avons réalisé 15,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, sur un total de 145 maisons livrées. Quels services proposez-vous et à qui s’adressent-ils ? Le savoir-faire fait toute la particularité de Maine Construction, présente sur le marché depuis plus de 30 ans ! Notre spécialité, la maison sur-mesure pour nos clients : quels que soient leur budget et leurs envies, ils sont accompagnés tout au long du projet, de l’élaboration des plans jusqu’à la construction de la maison. L’éventail des services proposés et notre capacité d’adaptation nous permettent de traiter des profils très différents : une famille nombreuse, un jeune couple ; chaque dossier fait l’objet d’un traitement spécifique afin de satisfaire un maximum de conditions en fonction du budget établi. En tant que véritables professionnels, nous travaillons avec des contrats de construction de maisons individuelles. Autrement dit, notre adhésion à l’Union des Maisons Françaises (l’UMF) garantit à nos clients un cadre juridique très strict et sécurisant, et bien sûr, la certitude d’une livraison dans les prix et les délais convenus. En termes d’assurance également, le client bénéficie d’une sécurité supplémentaire : chez nous, le prix est non révisable après signature du contrat. Vous êtes donc certain de payer votre maison au juste-prix, ni plus ni moins !

Quels sont vos atouts et qualités ? Notre atout fondamental, c’est toute la professionnalisation de notre branche de métier ! Maine Construction est adossée à un syndicat ayant des compétences juridiques et les industriels nous accompagnent dans la professionnalisation et l’industrialisation des maisons par les produits les plus innovants. Autre qualité, l’agrégation de Maine Construction par l’association de consommateurs “Maisons de Qualité”, qui permet aux clients d’avoir une jauge d’appréciation via le constructeur. Preuve de notre relationnel qualitatif, une enquête de satisfaction est systématiquement réalisée après livraison de la maison. Enfin, pour ceux qui le souhaitent, il est possible d’effectuer une certification en Label BBC. Quels atouts du territoire du Mans ont particulièrement contribué au développement de votre activité ? Depuis environ un an et demi, “Maine construction” s’est tournée vers la SEM (Société d’Economie Mixte) du Mans. Des micro-lots sont créés via des aménageurs fonciers, c’est à dire des terrains de plus petite superficie avec une meilleure gestion du territoire en termes de coût. Cette initiative rend la maison individuelle accessible à un panel de clients plus large, notamment ceux qui n’ont pas d’importants revenus. La politique de “Maine Construction”, elle aussi, a changé. Désormais, nous prenons les devants avec la SEM pour créer ce que l’on appelle des “maisons abordables”. Avec le souci constant d’une bonne gestion du foncier, car c’est ce qui importe aux clients aujourd’hui en termes de coûts. Notre but n’est pas de faire du social mais de créer des zones de terrains aménagés permettant à plus de personnes de profiter de nos services, et bien sûr, de leur future maison ! Pour donner un exemple concret, nous travaillons actuellement sur un projet de construction de 15 maisons individuelles, allant de 85 à 100 m2 avec un budget qui s’étale de 175 à 180 000 € en plein cœur du Mans. Plus généralement, ce territoire possède l’avantage de se situer au carrefour de différentes lignes de TGV et de grandes autoroutes, ce qui lui confère une place stratégique. Avec les entreprises qui commencent à s’implanter dans la région, le tissu économique se développe de manière très intéressante. Par ailleurs, que ce soit au niveau des clients ou de la mairie, il va sans dire que la maison individuelle redevient progressivement le grand souhait des Français. Bien plus qu’un appartement. Contacts : Maine Construction 74, avenue du Général Leclerc - 72000 Le Mans Tél. : 02 43 24 70 75 - Fax : 02 43 28 37 70 maine.construction@wanadoo.fr - maine-construction.fr

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Maine Construction, Leader de la maison


© Ville du Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

UNE RÉVOLUTION URBAINE

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 49


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Avec la renaissance du tramway puis la création de l’Espace culturel des Jacobins, le cœur de ville du Mans s’est métamorphosé.

La construction de la première ligne de tram – inaugurée en 2007 – fût l’occasion de remodeler le paysage urbain et d’engager la mise au gabarit des avenues le long de la ligne de tram. Celle-ci est ainsi devenue l’épine dorsale de la ville. La place de la République, au centre du Mans, a été totalement réaménagée au profit des piétons et du tramway. Quant à la gare, elle est devenue un pôle multimodal favorisant les connexions entre transports en communs manceaux, bus départementaux, trains régionaux (TER) et trains nationaux (TGV). La qualité de ces dessertes et connexions concourt indéniablement au développement du pole tertiaire international situé en gare sud. Ce pôle regroupe aujourd’hui plus de 140 000 m2 de bureaux et équipements, 130 sociétés et plus de 3 200 salariés. Potentiel supplémentaire : près de 75 000 m2 (réflexion et projet en cours). La nouvelle ligne de tramway a permis une réorganisation de la circulation et le cœur de ville n’est plus engorgé par les voitures. La seconde ligne – plus courte que la première (3,5 kilomètres) – fera le lien entre le centre-ville et les quartiers nord. Les travaux permettent d’entamer la rénovation des places Jet d’eau et des Jacobins, situées en contrebas de la cathédrale Saint-Julien et de la Cité Plantagenêt. Ces places emblématiques de notre ville vont être considérablement remodelées avec l’arrivée du tramway. Ces aménagements permettront en effet de dégager visuellement l’Espace culturel des

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Jacobins, le chevet de la cathédrale SaintJulien et l’Hôtel de Ville du Mans (ancien Palais des Comtes du Maine) en faisant disparaître le tapis de voitures en stationnement de surface et en confortant l’animation trois fois par semaine, du marché de plein-vent des Jacobins. Cet équipement forme un projet de grande ampleur. Qu’en attendez-vous ? L’Espace culturel des Jacobins a pour vocation principale de redynamiser le centre-ville. En lieu et place de l’ancien théâtre, ce futur équipement accueillera 11 salles de cinéma, un nouveau théâtre ainsi que des salles d'exposition et d'animation. Le site permettra la rencontre de tous les publics, aux sensibilités et pratiques culturelles très diverses autour d’une esplanade piétonne reliant la place aux Quinconces des Jacobins, lieu privilégié de nombreuses manifestations populaires. Cet équipement permettra d’attirer les Manceaux et les

La nouvelle ligne de tramway a révolutionné le cœur de ville.

Sarthois vers le centre-ville plutôt que vers les cinémas situés en périphérie du Mans. Des espaces de convivialité comme un café littéraire seront également créés pour favoriser les échanges entre les publics attirés par le théâtre, le septième art ou les arts plastiques. ©Marine Germain - Ville du Mans

La renaissance du tramway au Mans at-elle créé des opportunités en termes d’urbanisme ? En sera-t-il de même de la seconde ?

© Ville du Mans

“La première ligne de tram est l’épine dorsale de la ville”

Quand ouvrira-t-il ses portes ? Son inauguration est prévue en 2013, au terme de 30 mois de chantier. Nous en sommes actuellement à la deuxième phase de travaux, à savoir la réalisation du gros œuvre (planchers et voiles en béton formant la structure des bâtiments) qui devrait s’achever à l’automne 2012. Puis débutera la troisième et dernière phase qui concernera les aménagements ●●●

Maryse Berger 1ère adjointe au maire déléguée à l’Urbanisme et à la Stratégie de développement


© Atelier 3 - Ferrater

Le futur Espace culturel des Jacobins accueillera 11 salles de cinéma, un nouveau théâtre ainsi que des salles d'exposition et d'animation.

La Cité Plantagenêt est-elle également l’objet d’aménagements urbains ?

réaménager ce joyau tout en respectant le plan de sauvegarde et de mise en valeur adopté en 1974. En mai 2010, Le Mans Métropole, en lien avec le service départemental de l’architecture et du patrimoine, a lancé une étude pour établir un bilan de ces opérations et envisager la suite. La Cité fait l’objet d’aménagements raisonnés et respectueux de ses habitants et est sublimée par des manifestations comme la Nuit des Chimères qui attire chaque été plus de 200 000 visiteurs.

La Cité Plantagenêt – qui s’étend sur 18 hectares – est classée “secteur sauvegardé” en raison de son caractère historique. L’urbanisme y relève donc de l’État. Nous ne pouvons délivrer de permis sans l’aval de l’Architecte des Bâtiments de France. Mais cela n’a pas empêché la ville et la Communauté urbaine de rénover et © Ville du Mans

●●● intérieurs du théâtre, du cinéma et des salles d’expositions. Au total, le projet représente un investissement de plus de 80 millions d’euros. Le Département, la Région, l’État et l’Union européenne nous soutiennent à travers des subventions (au total presque 15 millions d’euros) et bien entendu l’exploitation du site – notamment des cinémas – génèrera des recettes, si bien que le montant investi par la ville s’élève finalement à 43 millions d’euros.

Un peu partout en France fleurissent des projets d’écoquartiers. Qu’en est-il au Mans ? Deux zones d’aménagements concertées (ZAC) – les Rougemonts et Fontaines – constituent des projets d’écoquartiers. La première, dans le prolongement de la ZAC du Ribay et à proximité de l’université, s’étendra sur 52 hectares et comprendra à terme 1 600 logements. La seconde, moins avancée sur le plan administratif, proposera, elle, 900 logements sur 30 hectares. Sur ces deux zones, tout l’aménagement est pensé pour réduire autant que possible l'empreinte écologique des habitants : orientation des bâtiments en fonction du soleil, création d’espaces pour protéger la biodiversité, préservation du bocage, gestion durable de l’eau, circulation douce, etc ■ Propos recueillis par Damien Mesnier

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Un entretien avec Nicolas Desjouis, Président du Groupe Desjouis Quel est le cœur de votre métier ? Le Groupe Desjouis est d’abord promoteur d’immobilier, commercial auprès de grandes enseignes comme Carrefour, Boulanger, Alinéa, etc. mais nous sommes également aménageur et investisseurs. Au total, plus de 200 000 m2 de logement et de bureau ainsi que 650 000 m2 de surface commerciale et environ 1 000 hectares d’aménagement ont été réalisés sur des espaces confiés au groupe. Les Manceaux profiterons bientôt du plus grand magasin Alinea de France.

Toujours dans l’achat et la valorisation de terrains, nous avons créé, il y a une dizaine d’années, une filière environnement. Le Groupe Desjouis enfouit ainsi environ 500 000 tonnes de déchets par an et investit dans les énergies renouvelables en développant un partenariat avec EDF EN. Un parc de 14 éoliennes a été réalisé (soit une production de 28 MW) au sud de Caen. Enfin, depuis deux ans, nous travaillons à la création de centres de stockage de données informatiques (Datacentres). Promoteur, aménageur, investisseur, le Groupe Desjouis s’est construit autour d’un principe : valoriser durablement l’espace foncier. Création d'un hypermarché dans l'Essonne.

Quelle est l'ancienneté du Groupe Desjouis ? C'est sous l'impulsion de mon père que notre famille s'est développée dans l'immobilier, depuis plus de 25 ans. Depuis 12 ans, le Groupe Desjouis a réellement pris forme avec une véritable union familiale, puisqu'à ce jour 8 membres de notre famille travaillent au sein du groupe. Comment définiriez-vous le "plus" du Groupe Desjouis par rapport à ses concurrents ? La dimension familiale de notre entreprise nous permet de prendre des décisions très rapides et donc d’être très réactifs, par exemple lorsqu’il s’agit d’acquérir un terrain. Notre équipe compte environ une trentaine de collaborateurs de toutes compétences (urbanistes, ingénieurs, monteurs d’opérations, juristes ou développeurs d’enseignes). En alliant souplesse et pluridisciplinarité, le Groupe Desjouis s’est imposé comme un acteur incontournable du foncier. A ce jour, nous avons développé environ 500 000 m2 de SHON et devrions en créer, d’ici un peu plus de 5 ans, 800 000 supplémentaires. Quelle est aujourd'hui la solidité de son implantation dans l'hexagone ? Nous sommes originaires d’Alençon, donc le groupe s’est naturellement développé dans l’Ouest. Aujourd’hui notre siège est à Paris mais nous sommes présents sur toute la France, partout où se présentent des opportunités foncières.

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La première implication du groupe au Mans date de 1995. Nous avions à l’époque contribué à la croissance de la zone nord du Mans autour du centre commercial Auchan en y développant un “retail park” de 12 000 m2 SHON. Le 1er restaurant Mac Donald de l’agglomération y avait alors été implanté. Quelles relations entretenez-vous avec les collectivités locales, en particulier Le Mans Métropole ? Une relation de confiance. Il est essentiel de travailler main dans la main car sans l’appui des collectivités, nos projets ne pourraient pas voir le jour. Au Mans, un nouveau centre commercial de 30 000 m2 ouvrira bientôt ses portes. Les Manceaux pourrons ainsi profiter d’une vingtaine d’enseignes et notamment du plus grand magasin Alinea de France (mobilier et décoration) qui occupera à lui seul 17 500 m2 sur deux étages. Ils n’auront plus à aller jusqu’à Tours, Caen ou Angers pour faire leurs achats. Naturellement, pour mener à bien une telle opération, le Groupe Desjouis a du collaborer étroitement avec les collectivités locales et les enseignes. Par exemple, Le Mans Métropole et le Conseil général de la Sarthe nous ont donné une délégation de maitrise d’ouvrage afin que nous réalisions une trémie à proximité de la zone, sous la route la plus fréquentée de Sarthe (plus de 50 000 véhicules par jour). Contact Groupe Desjouis 144, avenue des Champs-Elysées - 75008 Paris Tél. : 01 58 56 28 28 - Fax : 01 58 56 28 29 E-mail : contact@desjouis.net - www.desjouis.net

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Valoriser durablement l’espace foncier


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Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Avec l’Arche de la Nature, Le Mans Métropole montre sa volonté d’associer nature et urbanisme. Une belle initiative dans le sens du développement durable.

Qu’est-ce qui se cache derrière le bel intitulé d’Arche de la Nature ?

© Ville du Mans

Cet espace naturel et récréatif, principalement destiné aux citadins, est une parenthèse ludique de 450 hectares dans l'espace urbain. Desservie par le tramway, l'Arche présente l’originalité d'être gérée en régie directe par la Communauté urbaine qui conserve la pleine propriété foncière et peut y mener sa propre politique d'animation, de sport, de culture, d'action scolaire et de sensibilisation à la nature. C'est un concept unique en son genre, les autres parcs périurbains étant le plus souvent gérés par des syndicats mixtes. La démarche suscite beaucoup d'intérêt auprès de nos homologues d'autres agglomérations qui nous rendent de fréquentes visites d'étude.

©Gilles Moussé - Ville du Mans

La nature dans la ville Enfin une ferme conservatoire avec jardin bio et animaux (chèvres des fossés, mouton d'Ouessant, porcs Blanc de l'ouest, poule Le Mans, ruches, etc.). La ferme est aujourd'hui le site accueillant le plus de visiteurs. L'Arche de la Nature est aussi un acteur du développement durable… Tout à fait ! On y célèbre le développement durable sous toutes ses formes : • en promouvant la biodiversité ; • par l’absence de circulation automobile (au profit de carrioles menées par des chevaux percherons, du vélo et de la marche à pieds) et les "Cavaliers verts", brigade montée qui sillonne le site ; • grâce aux énergies renouvelables : roues à aube, éolienne Bollée et panneaux photovoltaïques sont présents sur la Maison de l’Eau. La Maison de la Forêt sera labélisée Bâtiment de basse consommation (BBC) ;

espèces naturelles : reptiles (vipères, couleuvres, batraciens), bécasses, etc. ;

L'Arche de la Nature emploie au total 43 salariés.

©Gilles Moussé - Ville du Mans

• par le biais du comptage régulier de nos

• à travers des contrats d’insertion en partenariats avec le Centre social des quartiers sud du Mans (notamment sur les projets de location de vélos “Vel'nature” et de canoës dans le domaine). L’Estaminet est également un chantier d’insertion. Comment l'Arche de la Nature incite-telle les Manceaux à lui rendre visite ?

Quels espaces naturels se déploient dans le domaine ? D’abord un espace boisé de 350 hectares où déambulent chevreuils, sangliers, renards et qui accueillera bientôt une Maison de la Forêt. Ensuite un espace bocager, le long de la vallée de l'Huisne, dont la Maison de l'Eau expose la faune aquatique locale.

54 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

Fêtes des pommes, du miel, du pain : depuis octobre 1997, une dizaine de fêtes ●●●

Isabelle Sévère Conseillère communautaire déléguée aux Espaces naturels périurbains, conseillère municipale du Mans


©Gilles Moussé - Ville du Mans

Les cinq “cavaliers verts” accueillent et informent les visiteurs.

●●● et d'animations thématiques attirent plus de 100 000 visiteurs par an. Parallèlement, des stages (confitures, apiculture), des activités sportives – jogging, randonnée, VTT, disc-golf ou course d'orientation – et... l’Estaminet de la Ferme de la prairie attirent au total 500 000 personnes chaque année, scolaires comme familles.

Côté coulisses enfin, comment Le Mans Métropole fait-elle fonctionner cette “machinerie” ? L'Arche de la Nature emploie au total 43 salariés, fonctionnaires territoriaux du Mans Métropole, aux métiers très variés et originaux pour une collectivité territoriale. La majorité de l’espace forestier est gérée

par l'Office National des Forêts. Deux garde-nature, mais aussi des charretiers, des jardiniers, des fermiers ou encore des animateurs œuvrent ici au quotidien ■ Propos recueillis par Olivier Sourd

©Gilles Moussé - Ville du Mans

La résurrection de la poule Le Mans ©Gilles Moussé - Ville du Mans

Élégante, de bonne taille, à la crête frisée et très volumineuse, La poule Le Mans, a peu à peu disparu des poulaillers manceaux depuis les années 1950 au profit de nouvelles races ayant une meilleure productivité. L’Arche de la Nature s’emploie actuellement à reconstituer cette espèce. Chaque année, près de 10 000 élèves des écoles de Le Mans Métropole bénéficient des animations de l’Arche.

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 55


sud du Mans Fruit de la volonté des pouvoirs publics et du partenariat de deux entreprises (Passenaud Recyclage et SITA (Suez Environnement)), la société Valor Pôle 72 s’apprête à créer un écopôle régional de haute technicité et performance qui regroupera diverses activités industrielles à caractère environnemental. Avec plus de 15 millions d’euros investis dans le projet, près de 50 emplois sont annoncés pour assurer le fonctionnement du centre. Situé sur l’ancien site stratégique de DuPont Performance Coatings, d’une surface de 13 hectares, cette structure régionale consacrera 13 660 m2 aux bâtiments et zones de stockage. Avec, notamment, un centre de tri de collecte sélective de 5 000 m2 qui répondra aux besoins des collectivités environnantes : • la Communauté urbaine Le Mans Métropole ; • le Syndicat mixte du Val de Loir ; • la Communauté de communes de l’Orée de Bercé Belinois ; • la Communauté de communes Val de Sarthe ; • la Communauté de communes du Sud Est Pays Manceau ; • la Communauté de communes des Portes du Maine ; • la Communauté de communes Champagne Conlinoise ; • la Communauté de communes du Pays Malicornais ; • la Communauté de communes de l’Antonnière. Chaque année, le centre de tri recevra notamment 16 000 tonnes de déchets triés produits par les 313 000 habitants des neuf collectivités locales concernées. Parallèlement, Valor Pôle 72 prévoit le traitement annuel sur l’installation de tri de collecte sélective 15 à 20 000 tonnes de déchets produits par d’autres collectivités voisines. Finalement, grâce à une capacité de tri des flux de collecte sélective de 35 000 tonnes/an, à la mise en œuvre d’une déchèterie artisanale, d’un centre de tri-valorisation des industriels et d’un biodéconditionneur, le site pourra traiter dès juillet 2012 plus de 90 000 tonnes de déchets entrants. Le tri des déchets ménagers (mais aussi celui des artisans et industriels sarthois) servira à la production de matières premières secondaires (papier, carton, journaux, bois, films plastiques, métaux ferreux, etc.) à destination des filières de recyclage. A terme, ce projet de haute technicité a l’ambition de regrouper l’ensemble des activités suivantes :

Un tandem de qualite investi dans le projet Revitaliser un site industriel majeur sur Le Mans, telle est la mission que se sont donnée les entreprises Passenaud Recyclage et SITA.

La première, une société familiale spécialisée dans le tri des déchets et la production de matières premières secondaires de qualité, a déjà acquis la confiance de nombreuses entreprises installées sur des départements du Grand Ouest. Très attentive à la qualité des services proposés et à la satisfaction de ses clients, cette entreprise éco-industrielle a obtenu les labels ISO 14001 et ISO 9001, gage de son engagement écologique. De son côté, SITA Grand Ouest, filiale régionale de SITA France, assure la gestion globale des déchets pour la Bretagne, les Pays de la Loire et la Normandie. Acteur socio-économique majeur, elle emploie quelques 1 700 collaborateurs au service de 2 millions d’habitants et plus de 10 500 clients entreprises. Contrôler l’impact environnemental de ses activités est l’une des priorités de SITA : c’est ainsi qu’elle s’est dotée des certifications ISO 14001 en 2004 pour son activité de tri-transfert et de traitement. En 2008, elle obtient ISO 9001 pour ses activités de services. Les deux sociétés réindustrialiseront conjointement le site en vue de sa mise en service industrielle en juillet 2012. L’accueil des premières tonnes est prévu au 1er juillet 2012.

• tri et conditionnement de déchets issus de collectes sélectives ; • tri et conditionnement des déchets industriels ; • transfert de déchets ultimes ; • Déchèterie industrielle et artisanale ; • plate-forme de valorisation des déchets électroniques (D3E) ; • plate-forme de valorisation du bois ; • plate-forme de transit de déchets industriels et dangereux (DID) ; • base d’exploitation de collecte de déchets industriels banals (DIB) ; • biodéconditionneur pour le traitement des déchets agroalimentaires ; • base d’exploitation de collecte de déchets liquides.

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Contact : Valor Pôle RN 23 – Route de Paris - 72470 Champagné Tél : 02 43 54 12 54 - Fax : 02 43 89 15 38 Mail : contact@passenaud.recyclage.fr

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Valor Pôle 72 : bientôt, un écopôle innovant au


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LE GROUPE PASSENAUD, Une histoire de famille… 1968-2009 : Histoire de générations Lorsque les frères Jacques et François PASSENAUD lancent la société SA PASSENAUD en 1968, ils mettent progressivement en place une politique de mécanisation pour gagner en productivité sur un marché déjà très concurrentiel. Trois ans après le départ de Jacques en 1994, la société prend un nouveau virage et se restructure : c’est la naissance de la SA PASSENAUD recyclage, qui sera ensuite transmise de génération en génération jusqu’à sa reprise en 2009 par François, Hervé et Marie-José PASSENAUD.

Qui sommes-nous ? Proposant aujourd’hui une offre globale à destination des industriels et des collectivités locales, l’entreprise PASSENAUD a su s’adapter avec dynamisme aux multiples évolutions de son marché. Via ses huit sites d’exploitation situés dans l’Ouest de la France, la société traite chaque année plus de 300 000 tonnes de déchets par an pour un chiffre d’affaires annuel de 100 millions d’euros. Du stade artisanal jusqu’à l’industriel, de la collecte-tri-recyclage de ferreux, non ferreux ainsi que de tous types de déchets (papiers, cartons, plastique, bois, déchets dangereux, etc.), PASSENAUD recyclage met toujours un point d’honneur à garantir la satisfaction du client, offrant conseil et écoute grâce à une équipe flexible et réactive de 125 collaborateurs. Des investissements réguliers leur permettent de disposer de matériels et d’équipements parfaitement adaptés aux exigences des clients. Trier plus et mieux, telle est la philosophie de PASSENAUD : l’ambition première de l’entreprise étant d’apporter des solutions techniques innovantes dans le respect des règles environnementales tout en maîtrisant les coûts.

Le recyclage, un engagement individuel et collectif Nous croyons fermement en la noblesse du recyclage et le pratiquons avec conviction. Le savoir-faire du groupe Passenaud, issu d’un passé riche d’enseignements, lui permet d’aborder avec professionnalisme et certitude les grands enjeux écologiques de

demain. En tant qu’éco-industrie, et à l’heure du développement durable, l’entreprise met trois points d’honneur à son développement : ■ La satisfaction de ses clients fournisseurs ■ La maîtrise des impacts environnementaux (prévention de la pollution et des accidents environnementaux, respect des exigences réglementaires et légales applicables…) ■ La sécurité du personnel (engagement à limiter les risques auxquels le personnel est exposé, la circulation sur les sites notamment, mise en place de formations sécuritaires et de sensibilisation, etc.) Preuve de son engagement écologique, la société présente depuis février 2003 la certification ISO 9001 version 2000 pour l’ensemble de ses sites. En septembre 2006, elle acquiert le label ISO 14001 pour le site de Champagné. Ces agréments sont le résultat d’une volonté d’amélioration, qui passe par des investissements non seulement financiers mais surtout humains.

CONTACT Passenaud recyclage Siège Social RD 323- Route de Paris 72470 Champagné Tél : 02 43 54 12 54 Fax : 02 43 89 15 38 Mail : contact@passenaud.recyclage.fr

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 57


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Écologique et pratique, le tramway s’est imposé comme une nécessité évidente aux débuts des années 2000. Depuis, il est plébiscité par les Manceaux.

“Construire un tramway c’est redessiner la ville”

Les tramways ont cessé de circuler au Mans et dans le département en novembre 1947. Soixante ans plus tard, nous remettions le tram en route. Pourquoi ? Pour répondre à la hausse de la fréquentation des transports en commun. La création de couloirs de bus dans les années 1970 n’a pas suffit : les difficultés aux carrefours et dans les nœuds de circulations étaient telles qu’il a fallu réfléchir à un mode de transport lourd. Le tramway s’est alors imposé de lui-même, en complément du bus (qui assure environ 50 % des trajets). Il a enregistré en décembre dernier son 50 millionième voyageur. Quel impact la construction du tramway a-t-elle eu sur la vie mancelle ? Nous avons révisé le plan local d’urbanisme (PLU) dans un rayon de 500 mètres autour de l’axe lourd afin de proposer des logements, à louer ou à acheter, le long de la ligne de tramway. Les nouveaux arrivants travaillent parfois en dehors du Mans, à Paris par exemple, et souhaitent donc vivre à proximité du tramway pour rejoindre la gare facilement. Construire un tramway ce n’est pas simplement installer deux fois 15 kilomètres de voies, c’est aussi redessiner la ville, ses rues et ses rondpoints inadaptés.

dant Le Mans Métropole compte actuellement près de 200 000 habitants et n’aura probablement donc pas besoin d’une troisième ligne. Gardez à l’esprit qu’il s’agit d’investissements lourds : plus de 300 millions d’euros pour la première ligne, plus de 100 millions pour son extension et le BHNS. Ce sont des sommes importantes pour une agglomération comme la nôtre.

Parmi les “convertis”, beaucoup de salariés, encouragés par la prise en charge par les entreprises de 50 % du coût de l’abonnement transport.

Quand la seconde ligne ouvrira, Le Mans sera suffisamment équipé. Mais d’autres pistes pour améliorer le réseau SETRAM sont à l’étude, en particulier la multiplication des couloirs de bus. Nous souhaitons encourager nos concitoyens à recourir au transport en commun plutôt qu’à la voiture. Et cela fonctionne : sur les axes pénétrants de la ville, la circulation automobile a diminué. Pendant l’année suivant la mise en service du tram, la fréquentation du réseau a augmenté de 35 %, et continue à progresser régulièrement depuis (+6 % en 2010/2011).

En somme le tramway est un projet coûteux mais à terme rentable ?

“C’est avant tout une affaire de volonté politique.“

C’est avant tout une affaire de volonté politique. Nous parlons d’un investissement de 300 millions d’euros qui engage toute une génération. Pour le financer, la Communauté urbaine s’est endettée sur 20 ans. Ce choix très engageant peut décourager certaines collectivités. D’autant plus que l’État ne soutient pas assez ces projets. Et la suppression de la taxe professionnelle n’a rien arrangé. Si l’on souhaite que les villes se dotent de tramways, il faut les y encourager. ©Gilles Moussé - Ville du Mans

Le Mans était déjà équipé d’un tramway dans la première moitié du XXe siècle. Pourquoi revenir à ce mode de transport ?

Le Grenelle II de l’environnement a mis en évidence l’utilité du bus à haut niveau de service, lui aussi propre, prioritaire aux feux de circulation et à fréquence haute de passage. Moins lourd, moins cher, cet outil de qualité transporte cependant moins de voyageurs que les rames de tramways de 32 mètres et circule à une vitesse moyenne moins élevée ■ Propos recueillis par Louis Le Bris

Envisagez-vous de construire une troisième ligne de tram ?

Jean-François Soulard Au jour d’aujourd’hui non, mais nos successeurs l’envisageront peut-être. Cepen -

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Vice-président de Le Mans Métropole délégué aux Transports en commun, président de la SETRAM


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Un réseau de transport proposant un maillage efficace de la métropole

©Ville du Mans

60 ans après la fin du ferré, Le Mans Métropole et la SETRAM inauguraient fin 2007 une nouvelle ligne de tramway. 15,4 kilomètres, 29 stations, un coût total de 302 millions d'euros : cet investissement pour le présent et l’avenir a transformé la ville. l’appui du groupe Keolis, spécialisé dans la gestion des réseaux de transports. Ce contrat prévoit également la possibilité de mettre à disposition des cadres expérimentés totalement dédiés à la SETRAM.

Un réseau de transport hiérarchisé et moderne La SETRAM et Le Mans Métropole ont mis en place un réseau de transport hiérarchisé avec trois niveaux d’offre complémentaires :

La SETRAM Présidée par Jean-François Soulard, vice-président de Le Mans Métropole délégué aux Transports en commun, la SETRAM (Société anonyme d'économie mixte des transports en commun de l'agglomération mancelle) gère l’ensemble du réseau de transport de la communauté urbaine du Mans. L’entreprise compte aujourd’hui environ 600 salariés et exploite les biens, les matériels, les locaux qui sont mis à sa disposition dans le cadre d’une délégation de Service Public. La SETRAM connaît depuis quelques années un développement important. Ainsi, en 2007, avec la mise en service de la première ligne de tramway, les effectifs de la SETRAM avaient augmenté de près de 30 %. Ce développement n’est pas terminé et va s’accentuer d’ici fin 2014 avec la construction d’une deuxième ligne de tramway, d’une ligne de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) et de l’extension de l’agglomération à d’autres communes.

Le choix de la Société d’économie mixte Le Mans Métropole et ses élus ont choisi de confier la gestion du réseau de transport en commun à une société d’économie mixte qui associe dans son capital la Communauté Urbaine (à hauteur de 69 %), et des partenaires économiques et financiers, dont la Chambre de commerce et d’industrie. Au conseil d’administration, les élus sont donc naturellement majoritaires (7 sur 11), ce qui procure à la collectivité l’assurance d’un contrôle réel portant à la fois sur les comptes de l’entreprise et sur l’exécution des missions qu’elle lui a confié. La SEM offre également d’autres avantages, comme l’ancrage territorial local, mais aussi une gestion du personnel, relevant du droit privé qui offre souplesse, adaptabilité et professionnalisme. De plus, afin d’obtenir une prestation de conseils tant techniques que juridiques, la SETRAM bénéficie, dans le cadre d’un contrat d’assistance technique, de

• des lignes armatures, composées du tramway et de 3 lignes de bus structurantes, desservant les principaux sites et quartiers à forte densité de population de l’agglomération, avec une fréquence de passage et une amplitude horaire importante. Aujourd’hui, ces lignes armatures représentent 75% des voyages effectués sur le réseau ; • des lignes de bus principales pour relier les principaux quartiers au centre ville ou en correspondance sur les lignes armatures. Elles assurent le bon maillage de l’offre de transport ; • d’autres lignes de bus de proximité permettent d’offrir un service public adapté pour les quartiers peu denses. Cette modernisation du réseau s’est accompagnée de l’arrivée de la billettique et d’un système d’aide à exploitation performant. Compte tenu de l’énorme succès commercial de la première ligne, Le Mans Métropole a décidé d’investir pour réaliser une deuxième ligne de tramway ainsi que d’une ligne de bus à haut niveau de service. Les travaux sont en cours et la mise en service est prévue au deuxième semestre 2014. Comme pour la première ligne de tramway, il s’agit d’un projet global associant l’urbanisme et le transport avec un traitement complet de la voirie et des aménagements de façade à façade. La ville s’en trouve embellie et transformée. Aujourd’hui, pour les habitants de Le Mans Métropole, le tramway ne fait plus débat. De l’avis unanime, il favorise l’utilisation des transports en commun, participe à la dynamisation de l’activité économique et contribue à renforcer une image positive de l’agglomération.

Contacts : SETRAM 44, avenue Pierre Piffault - 72027 LE MANS CEDEX 2 Tél : 02 43 40 66 66 E-mail : jp.pringuet@setram.fr

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 59


Alstom Transport, compagnon de route de Le Mans Métropole

Pouvez-vous présenter Alstom Transport France et revenir sur son historique ? Vous soulignez dans votre question la dimension hexagonale d’Alstom Transport et vous avez raison. Crée en 1928 à partir de la fusion de deux entreprises, le groupe Als-Thom tient en effet l’origine de son nom d’une contraction entre “Alsace” et “Thomson”. Il a bien sûr acquis au fil des décennies une dimension internationale. Alstom c’est un groupe actif dans les transports et dans l’énergie ; c’est 21 milliards de chiffres d’affaires et 93 000 personnes réparties dans le monde entier. Le secteur Transport compte 25 500 employés qui réalisent près de 6 milliards de chiffres d’affaires. La France rassemble 8 500 collaborateurs, répartis au sein de neuf sites localisés dans huit régions, et représente actuellement 20% de l’activité. Ce maillage nous permet d’être au plus près de nos clients français et de leur garantir ainsi un service à la hauteur de leurs attentes tout au long du cycle de vie de leurs systèmes ferroviaires qui s’étend parfois sur 40 ans ! C’est très important. Par ailleurs, Alstom Transport s’appuie sur la filière ferroviaire française et génère ainsi près de 27 000 emplois indirects, notamment dans les PME. Rappelons enfin que notre engagement sur le territoire est dynamique : nous avons recruté plus de 600 personnes en 2011 et investi 56 millions d’euros dans la modernisation de nos sites. Notre stratégie s’inscrit dans un esprit de partenariat et d’échange, au service du client et du développement local. En d’autres termes, Alstom - source de dynamisme économique dans nos régions - participe au développement de la compétence et de l’emploi en France.

©ALSTOM Transport / JOGOOD

Un entretien avec Jérôme Wallut, Directeur général d’Alstom Transport France

d’une modularité permettant à chaque ville de le personnaliser, il a permis à beaucoup d’agglomérations de reconsidérer leur mode de déplacement urbain. Pour preuve, plus de 1 600 Citadis ont déjà été vendus à près de 40 villes dans le monde. Et le dernier-né de la gamme, Citadis Compact destiné aux villes moyennes, vient d’être choisi par le Pays d’Aubagne et de l’Etoile qui en a commandé 8 rames.

Une seconde ligne de tramway est actuellement en construction sur la ville du Mans. Quel rôle tient Alstom dans la réalisation de ce projet ?

En quoi consistent vos activités et à quels types de clients s'adressent-elles ? Alstom Transport est le seul constructeur au monde présent de façon significative sur tous les segments du marché industriel ferroviaire. Métros, tramways, trains régionaux et grandes lignes, trains à grandes vitesses, infrastructures, signalisation, services, systèmes clé en main : nous offrons une gamme complète de produits performants. Ils s’adressent à tous types d’opérateurs, publics et privés. L’évolution du marché nous a d’ailleurs amenés à passer de manufacturier à concepteur, développeur, constructeur et mainteneur. Nous intervenons aujourd’hui sur l’ensemble du cycle de vie des produits et recherchons en permanence à innover pour être au service de nos clients, notamment dans un esprit d’éco-conception. L’un des meilleurs exemples, c’est Citadis. Premier tramway français complètement accessible avec un plancher bas intégral, doté

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Permettez-moi tout d’abord d’effectuer un court rappel historique. En septembre 2004, Le Mans Métropole – la communauté urbaine du Mans - a choisi Alstom et son Citadis pour sa première ligne de tramway. Elle lui a confié la conception et la fabrication de 23 rames, qui ont été conçues et assemblées dans l’usine Alstom de La Rochelle. Quatre autres sites ont participé à leur fabrication : Tarbes pour la chaîne de traction, Ornans pour les moteurs, Le Creusot pour les bogies et Villeurbanne pour l’électronique embarquée. La création de ce réseau s’inscrivait dans le cadre de la réorganisation de l’ensemble des déplacements sur l’agglomération, afin de réduire le trafic automobile dans le centre. La ville s’est transformée en profondeur. Aujourd’hui, environ 48 000 utilisateurs empruntent cette ligne quotidiennement. Une totale réussite ! Le Maire du Mans et Président de Le Mans Métropole, Jean Claude Boulard, a


©ALSTOM Transport / JOGOOD ©ALSTOM Transport / JOGOOD

Avez-vous d'autres chantiers en cours ou à venir sur le Mans Métropole ? Nous venons de livrer au printemps 2011 trois rames Citadis supplémentaires, commandées pour répondre à l’accroissement du trafic sur la ligne 1, ce qui démontre le succès du tramway pour les agglomérations de la taille du Mans. Le Président Boulard compte par ailleurs acquérir 8 ou 10 nouvelles rames de tramway pour répondre aux besoins de la seconde ligne de tramway. Nous sommes bien sûr aux côtés de la métropole pour l’accompagner dans le développement de son réseau et de sa flotte de tramways.

Contact Alstom Transport 48, rue Albert Dhalenne 93482 Saint-Ouen CEDEX www.alstom.com/transport

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 61

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souhaité poursuivre cette transformation et a décidé de construire une deuxième ligne de tramway. Il est évident qu’Alstom Transport désire continuer à accompagner la communauté urbaine dans cette belle “success story”.


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Un entretien avec Laurent Polidori, Directeur de l’Ecole Supérieur des Géomètres et des Topographes Pouvez-vous nous présenter le CNAM ESGT ainsi que les formations proposées ?

L’établissement a été créé en 1946 au sein du Conservatoire national des arts et métiers, quel est son statut actuellement ?

L'ESGT, école d'ingénieurs dépendant du CNAM, est la première formation en France dans le domaine de la topographie et du foncier. Elle alimente principalement la profession de géomètre-expert. Parallèlement à la formation d'ingénieur (concours au niveau bac+2, formation en 3 ans), l'ESGT propose deux masters et participe à deux formations de licence de l'Université du Maine. Nous accueillons également des doctorants. L’activité de formation continue est importante grâce à de multiples stages non-diplômants.

L'ESGT n'a presque pas changé de statut depuis 1946 ; elle appartient au CNAM et est gouvernée par un Conseil où siègent les représentants des milieux professionnels. Notamment issus de l'Ordre des géomètres-experts.

La filière d’ingénieur géomètre-topographe connaît-elle, aujourd’hui, du succès auprès des jeunes ? La formation est très prisée des jeunes qui connaissent déjà la profession de géomètre-expert, typiquement ceux qui se présentent après un BTS géomètre-topographe. Chez les élèves de classes préparatoires, elle est beaucoup moins connue et il nous reste à faire un effort de promotion. 62 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

L’école fait des stages un élément essentiel dans le cursus des étudiants. Quelles relations entretenez-vous avec les entreprises associées ? Nos étudiants effectuent un stage de 8 semaines en fin de 1ère et de 2ème années, ainsi qu’un troisième de 20 semaines en 3ère année. Ce dernier conduit au “mémoire de fin d'études”. Les entreprises d'accueil sont situées dans toute la France ou à l'étranger. Beaucoup sont des cabinets de géomètres. L’école est très réputée chez les professionnels de la topographie et du foncier, y compris à l'étranger. L'ESGT est un centre de formation et d'examen pour le diplôme (DPLG) d'accès à la profession de géomètre-expert. Contact ESGT CNAM - Laurent Polidori - 1, boulevard Pythagore Tél. : 02 43 43 31 00 - Fax : 02 43 43 31 02 - www.esgt.cnam.fr

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Le CNAM ESGT fabrique les ingénieurs de demain


©Ville du Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

CULTIVER LES SAVOIRS

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 63


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | En tissant des liens avec les laboratoires locaux et grâce à un campus modernisé, l’Université du Maine attire de plus en plus d’étudiants au Mans.

La ville possède une université pluridisciplinaire, sans faculté de médecine, créée en 1977. Dans l’Ouest, elle détient le plus fort ratio publications/nombre de chercheurs. La recherche est très intense dans les domaines de l’acoustique, des matériaux, de la géographie humaine et sociale ainsi que de l’informatique. Au total, l’ensemble regroupe 665 enseignantschercheurs et 13 208 étudiants post-bac. Le laboratoire d’acoustique de l’université du Maine (LAUM) est le plus important ; il se situe au 2e rang mondial. Les secteurs industriels regroupent 150 chercheurs. Enfin, nous disposons d’écoles d’ingénieurs qui forment géomètres et topographes, acousticiens et spécialistes des matériaux, informaticiens. Les filières supérieures offrent-elles de réels débouchées actuellement ? Oui, l’insertion professionnelle est bonne. Des filières comme l’acoustique, l’informatique, ou les écoles d’ingénieurs comme celle des géomètres-topographes (ESGT) ou l’ENSIM offrent des débouchés à l’international, en France et localement. Cette année, pour exemple, deux anciens élèves d’ENSIM sont employés par le Massachussetts Institut of Technology (MIT) et un troisième est en stage. Dans le domaine de l’acoustique, certains docteurs, chercheurs ou enseignants trouvent du travail chez EADS, Airbus, Alstom ou encore Renault PSA, DCNS, etc. Par ailleurs, les élèves de la filière mathématiques appliquées à l’assurance et la finance s’insèrent très bien dans le tissu économique local, notamment

64 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

chez les Mutuelles du Mans assurances (MMA). Nous développons d’ailleurs avec ces dernières un projet d’Institut du risque et de l’assurance. Comment s’organise la municipalité pour gérer l’afflux d’étudiants ? Nous disposons d’un campus, créé en 1977, à l’écart de la ville à l’époque, très aéré et agréable à vivre, à proximité d’une forêt. L’espace disponible a permis d’y construire tout autour des équipements remarquables tels que la bibliothèque universitaire (une des plus belles de France) et un complexe sportif qui ont accru la qualité du site universitaire. Désormais, un nouveau quartier urbain a vu le jour, relié au cœur de la ville et à la gare TGV par le tramway. Les étudiants disposent en outre d’une offre de logements nombreuse et diversifiée en cité universitaire, en ville, en colocation, à des tarifs modérés.

L’Université mancelle attire plus de 13 000 étudiants.

Quels sont vos projets de développement ?

©Ville du Mans

Quelle ville universitaire est Le Mans ?

©Ville du Mans

Un potentiel de développement extrêmement fort

Notre université détient un potentiel de développement extrêmement fort. Elle est concernée pour une partie par le grand emprunt destiné à l’institut de la recherche technologique Jules Verne de Nantes, grâce à notre secteur acoustique et matériaux. En parallèle, nous construisons un institut européen de l’acoustique. Enfin, l’université fait partie d’un pôle régional de recherche et d’enseignement supérieur avec Nantes et Angers (PRES). L’objectif fixé est de construire un PRES Pays de la Loire-Bretagne ■ Propos recueillis par Damien Mesnier

Patrice Perdereau Conseiller communautaire délégué à l'Enseignement supérieur (université du Maine, recherche, formation professionnelle) et adjoint au maire du Mans


Juin 2012 | Le Mans Métropole

Le Mans, université et recherche au

L’enseignement supérieur et la recherche au Mans

©Ville du Mans

service de l’innovation

• plus de 12 600 étudiants, près de 86 nationalités représentées ; • 17 labos universitaires dont sept labellisés CNRS ; • le 2e centre de transfert de technologie en France ; • 5 pôles d’excellence : Acoustique, Matériaux, Informatique, Géographie Sociale, Assurances et Finances ;

• Membres du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur UNAM (Université Nantes Angers Le Mans).

©Ville du Mans

• 375 enseignants chercheurs ;

Jean-Bernard ; Activité de développement des technologies biomédicales - Centre de Transfert des Technologie (CTTM) et la Halle des dispositifs médicaux (Les Carrés Blancs) ; Coopération de recherche entre l’Université du Maine et le centre de réadaptation de l’Arche ; Médecine avec l’implantation la première année du premier cycle d’étude médicales de la faculté de médecine d’Angers ; ■ Automobile : Un institut automobile à vocation régionale d’accompagnement de l’innovation dans la filière automobile et de diversification, doté de ressources humaines et de moyens numériques rares. Un pôle unique de formation aux métiers de la vente automobile. Des formations supérieures en motorisation en ingénierie de niveau bac + 3 à bac + 6.

Les spécificités ■ Acoustique : un laboratoire de rang mondial (numéro un européen). Le laboratoire d’acoustique de l’Université du Maine (LAUM) regroupe 100 chercheurs, ingénieurs techniciens et doctorants ;

Une proximité qui favorise recherche et innovation…

■ Matériaux : quatre laboratoires CNRS de physique et chimie des matériaux en cours de fusion, regroupant 180 chercheurs, ingénieurs, techniciens et doctorants, devenant ainsi le 1er laboratoire des Pays de la Loire ; une école d’ingénieurs ISMANS, qui travaille en partenariat avec l’université du Québec ; une école d’ingénieurs ENSIM, la première habilitée à recevoir des classes prépas lettres et sciences sociales ;

Sur un même campus, une synergie affirmée entre l’université ; les écoles d’ingénieurs ; le centre de transfert ; l’incubateur et marketeur scientifique, Émergence ; le centre hospitalier. Ce dynamisme constitue le socle d’un partenariat qui se dessine avec l’Université d’Akron (Ohio) et sa fondation de recherche classée parmi les 10 plus exemplaires modèles de transfert et innovation des États-Unis.

■ Géomatique : Ecole supérieure des géomètres topographes (ESGT). Premier pôle de formation en géomatique de France ; ■ Santé et Recherche : Importante recherche clinique du Centre hospitalier du Mans et de la clinique Victor Hugo-Centre

©Ville du Mans

…de la recherche fondamentale à l’essaimage d’entreprises.

L’institut européen d’acoustique alliera de son coté formation, recherche, innovation, développement économique, et culture scientifique. En cela, il répond à la stratégie européenne de Lisbonne : “créer l’Europe de la connaissance”■

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 65


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Composante essentielle de l’Université, la recherche est appelée à prendre de plus en plus de place dans le développement économique de la région mancelle.

©Ville du Mans

“Il n’y a pas d’université sans recherche” Depuis l’an 2000, les effectifs de votre université sont en constante augmentation. Comment expliquer cette performance ? Simplement par un élargissement de l’offre de formation : création de formations professionnalisantes (licence professionnelle, master professionnel, spécialité d’école d’ingénieur) ainsi que par une politique active à l’international au niveau master. Vous encouragez la mobilité des étudiants et en accueillez par ailleurs 1 500 chaque année en provenance du monde entier. Quels sont les bénéfices de ces échanges ?

L’Université du Maine compte 17 laboratoires de recherche (dont huit associés au CNRS), 628 enseignants et enseignants-chercheurs et 260 doctorants. Est-ce le signe que la recherche tient une place importante dans votre stratégie de développement ? Il n’y a pas d’université sans recherche, c’est l’aller retour permanent entre

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Le campus manceau est désormais desservi par le tram.

recherche et formation qui caractérise un enseignement universitaire. En outre, on sait aujourd’hui que la croissance de nos économies reposera de plus en plus sur notre capacité à transformer nos décou-

vertes en innovations et en produits nouveaux : la recherche est donc à la source de cette croissance. Quels liens l’Université a-t-elle tissé avec la région mancelle et ses acteurs ? ©Ville du Mans

Ils sont multiples : pour les étudiants “sortants”, outre les gains linguistiques, l’expérience de l’étranger est très riche et démontre une disposition précieuse pour l’insertion professionnelle ultérieure. Les étudiants ayant connu une telle mobilité ont une rémunération supérieure d’un quart aux autres étudiants. Pour les étudiants étrangers accueillis à l’Université du Maine, la connaissance de notre système, de notre pays et de nos laboratoires en fera des ambassadeurs précieux pour le développement ultérieur du pays dans leurs pays d’origine.

Des liens multiples : les collectivités locales sont très impliquées dans le développement de l’Université mais également les structures de santé avec lesquelles nous développons de nombreux travaux. Tous les acteurs du développement économique local sont également nos partenaires notamment pour ce qui concerne le transfert de technologie et la formation tout au long de la vie ■ Propos recueillis par Louis Le Bris

Yves Guillotin Président de l’Université du Maine


au service du développement du territoire … Le GRETA Sarthe Centre Sud est un organisme de formation d’adultes, dépendant du ministère de l’éducation nationale, implanté en Sarthe depuis 1974. Outre l’agglomération mancelle, son activité s’étend sur tout le sud et l’ouest du département (de Sillé-le-Guillaume à Château-du-Loir, en passant par Sablé-sur-Sarthe et La Flèche). Il conseille les entreprises pour le maintien et le développement des compétences des salariés. Il assure une mission de service public auprès des demandeurs d’emploi, met en place avec les entreprises des contrats de professionnalisation, accompagne les particuliers dans leur projet professionnel grâce au congé individuel de formation.

Technicien de maintenance en parcs éoliens Une formation sur mesure pour répondre aux mutations économiques. Impliqué dés 2009 dans la volonté politique Mancelle de développer une filière industrielle autour de l’éolien, le GRETA Sarthe Centre Sud a su investir pour être aujourd’hui en capacité de former 2 groupes par an de techniciens de maintenance en éolienne On Shore et Off Shore. Cette formation est validée par la certification Allemande BZEE (seule certification reconnue au niveau international). A l’issue des 6 mois de formation 100% des candidats obtiennent un emploi.

De nombreux domaines d’intervention pour un organisme de formation à la recherche permanente d’innovation, en appui sur 49 établissements scolaires (Lycées, Lycées professionnels, collèges) mobilisés en Sarthe pour une proximité réussie. uSecteurs

:

industrie, bâtiment, sanitaire et social, services, tertiaire, hôtellerie restauration, automobile …

uValorisation

des compétences :

Cette réussite est due à l’implication de nombreux partenaires : Le Mans Métropole, un cluster d’entreprises locales, le Conseil Général de la Sarthe, la Maison de l’Emploi et le Conseil Régional des Pays de la Loire, ainsi qu’à la synergie des différents clusters : cluster entreprises Net WIND, cluster R&D et un cluster formation GRETA.

bilan de compétences, validation des acquis de l’expérience, prestation d’orientation professionnelle

Aujourd’hui des constructeurs d’éoliennes, des développeurs, des exploitants nous font confiance.

après les formations SST, Habilitations électriques basse et haute tensions, le GRETA toujours attentif à la demande, assure, depuis quelques mois, des formations incendie (utilisation et maniement des extincteurs).

D’autres régions de France sont très attentives à cette expertise, des partenariats sont en voie de se concrétiser.

uFormations

:

GRETA SARTHE CENTRE SUD 28, rue des Grandes Courbes - 72100 LE MANS - Tél. 02 43 84 04 50 - courriel : greta.lemans@ac-nantes.fr

www.greta.ac-nantes.fr - Tél. 02 43 84 04 50

Votre formation tout au long de la vie

Le GRETA Sarthe Centre Sud

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 67


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Le centre de transfert de technologie du Mans accompagne les entreprises pour développer aujourd’hui les nouvelles technologies de demain.

©Ville du Mans

“Développer l’innovation des entreprises” Quelles entreprises font appel à vous et comment répondez-vous à leurs attentes ?

• soit en tant que prestataire de recherche et de service, c’est-à-dire que nous répondons à un cahier des charges soumis par l’entreprise. Il peut s’agir, par exemple, de comprendre et résoudre des problèmes de production, de développer une technique de mesure dédiée au produit du client, de participer à la conception d’un produit ; • soit au travers de projets multipartenaires qui réunissent PME, ETI, grandes entreprises et structures de recherche publiques et privées. Dans ce cas, les coûts sont partagés entre les différentes parties et le plus souvent des accompagnements financiers sont recherchés par la réponse à des appels à projets publics.

Son arrivée est liée aux travaux du pôle “matériaux” susceptibles d’être appliqués au domaine de la santé. Nous avons considéré que pour faire émerger cette activité, il fallait qu’elle soit identifiable formellement, d’où la création d’un pôle spécifique. Les collectivités locales ont soutenu cette démarche et mis à notre disposition de nouveaux équipements technologiques pour développer des dispositifs médicaux innovants et répondre à des sollicitations industrielles. Ces mêmes outils, “Les Carrés Blancs”, permettront l’accueil de projets émanant d’autres entreprises ou d’entreprises en création.

Le CTTM propose essais, mesures, contrôles, formations, etc.

a vocation à faciliter ou à développer l’innovation dans les petites entreprises, en particulier celles de bas niveau technologique. Nos ressources humaines aident à l’identification et à la formalisation des projets – indispensables à la mise en place de partenariats avec des structures de recherche et développement. Grâce à ce dispositif, nous pouvons également détecter des opportunités de soutien financier et à l’innovation.

Le CTTM mène-t-il ses propres activités de recherche fondamentale ?

©Gilles Moussé - Ville du Mans

Nous travaillons avec toute sorte d’entreprises dans plusieurs secteurs : par exemple les transports (nautique, automobile, ferroviaire, etc.), le biomédical – en particulier l’industrie du dispositif médical –, l’électronique grand public ou encore l’emballage. Il s’agit en premier lieu d’entreprises locales et régionales mais pas seulement : des établissements nationaux et européens sollicitent nos compétences les plus pointues. Les PME font bien entendu plus appel à nous (elles représentent 80 % de nos clients) car elles sont plus nombreuses, mais en termes de chiffre d’affaires elles sont moins importantes que les plus grandes structures. Le CTTM intervient de deux façons auprès des entreprises :

Le pôle ingénierie biologique et médicale est le plus récent, qu’est-ce qui a motivé sa création ?

Nos quatre pôles ont, avec les équipes de l’université, des thématiques de recherches communes. Des liens ont également été tissés avec des laboratoires d’autres établissements, implantés dans les Pays de la Loire ou au-delà des frontières régionales. Le CTTM mène également ses propres travaux pour développer des connaissances nouvelles dans des perspectives identifiées d’application. Pour être efficace à moyen ou long terme, il faut développer aujourd’hui les compétences qui répondront demain aux besoins des entreprises ■ Propos recueillis par Louis Le Bris

Vous mettez également à disposition des PMI-PME un conseiller technologique… Cette mission de conseil et d’accompagnement est financée par les acteurs publics locaux, nationaux et européens. Elle

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Hervé Pichon Directeur du Centre de transfert de technologie du Mans (CTTM)


Publi-rédactionnel

“Accompagner le groupe SNCF dans son développement en France et dans le monde” Un entretien avec Pierre Lavergnat, Directeur du Centre d'ingénierie du matériel (CIM) – SNCF Qu’est-ce que le CIM ? En quoi consiste son rôle d’expert ferroviaire ? Inauguré en 2002, le Centre d’ingénierie du matériel de la SNCF intervient sur tous les types de matériels roulants ferroviaires relatifs aux transports grandes lignes, urbains, régionaux, grande vitesse et fret. Basé au Mans, il emploie 270 ingénieurs et techniciens, experts en technique ferroviaire. Ses compétences couvrent l’ensemble des équipements du train : ■ Les chaînes de traction électriques et diesel ; ■ le contrôle-commande ; ■ les équipements de sécurité ; ■ la structure et les aménagements intérieurs ; ■ le frein et la production d’air ; ■ les bogies, les essieux et la dynamique ferroviaire ;

Le Régio 2N, nouvelle automotrice destinée au TER : 129 rames devraient être mises en service d’ici fin 2016.

l’accessibilité aux personnes handicapées et de la recyclabilité des matériaux. Par exemple, nous avons réalisé – avec les Conseils régionaux des Pays de Loire et de Poitou Charente – deux démonstrateurs dont l’éclairage est alimenté par des panneaux photovoltaïques.

■ les systèmes d’information sol-train ; ■ l’aérodynamique, l’acoustique, etc. Nous fournissons principalement une prestation d’assistance à maitrise d’ouvrage pour l’acquisition de matériels neufs ou la rénovation d’équipements plus anciens. Par exemple, le CIM travaille actuellement sur les projets Régiolis – future génération de rame automotrice destinée aux transports express régionaux (TER) – avec Alstom, et Régio2N – automotrice électrique à deux niveaux conçue pour le service TER – avec Bombardier. Dans ce cadre, nous rédigeons le cahier des charges technique, évaluons les offres des constructeurs, accompagnons le développement et participons aux essais et aux mises au point. Parallèlement, le CIM aide aussi à l’admission des matériels pour l’accès au réseau ferré national, propose l’expertise et le diagnostic des systèmes et sous-systèmes d’un train et travaille au développement et à la recherche visant à définir le “train de demain”. Sur quelles pistes travaillez-vous pour créer le “train de demain” ? Nous travaillons à améliorer les performances et la sécurité des engins ainsi qu’à rendre le voyage aussi agréable que possible aux passagers. Le confort peut être aussi bien thermique qu’acoustique. Il concerne autant les sièges que les déplacements dans le train. Tout cela est, bien entendu, fait en partenariat avec les industriels (constructeurs et équipementiers). Le meilleur exemple en la matière est le record du monde de vitesse sur rail (574,8 km/h) atteint en 2007, fruit d’une association Alstom/SNCF/ Réseau ferré de France (RFF).

Comment votre activité est elle liée à la stratégie de la SNCF ? Nous accompagnons le groupe SNCF dans son développement en France, en Europe et dans le monde. L’ingénierie du matériel de la SNCF dont le CIM est une des composantes, dispose par ailleurs de compétences majeures en maintenance. Nous couvrons tout le cycle de vie d’un matériel. Ainsi, la SNCF peut-elle s’enorgueillir d’une expérience importante qui constitue un atout considérable en termes d’optimisation des performances des matériels ferroviaires et de maîtrise des coûts d’acquisition et de possession. Pourquoi avoir choisi Le Mans pour accueillir le CIM ? La proximité de la capitale, les fréquentes dessertes ferroviaires TGV vers Paris, Rennes et Nantes ou encore le coût de l’immobilier sont autant d’éléments qui ont motivé ce choix. D’autre part, la tenue au Mans de manifestations telles que les 24 Heures et le Grand prix de France moto ne laisse pas indifférents nos techniciens et ingénieurs passionnés de technologie. Contact Centre d'ingénierie du matériel (CIM) – SNCF Tél. : 02 43 78 68 10 - Fax : 02 43 78 65 44 hotline.cim@sncf.fr www.sncf.fr

Autre aspect essentiel du “train de demain” : le développement durable. Pour répondre à cette exigence, nous cherchons à progresser dans les domaines des économies d’énergie, de

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Le Laboratoire de physique de l’état condensé oriente ses travaux dans la recherche de performance par rapport au coût des matériaux et au développement durable.

“Répondre à des problèmes de société”

Ce domaine s’intéresse à l’observation, à la compréhension et à l’origine des propriétés physiques des matériaux à l’état solide (cristaux, verres, nanostructures, alliages métalliques et polymères) et liquide. Nos recherches sont plus particulièrement orientées vers les nouveaux matériaux, le but étant d’identifier les plus intéressants en termes de performance, de coût ou de développement durable par exemple. À quel(s) domaine(s) appartiennent les recherches menées au LPEC et quels objectifs poursuivent-elles ? Nos activités relèvent surtout de la recherche fondamentale. Elles concernent d’abord la conception et l’élaboration de nouveaux matériaux avec la fonctionnalisation d’objets moléculaires sur des surfaces, la caractérisation de leurs propriétés structurales à différentes échelles (micrométrique jusque vers le nanométrique) et de leurs propriétés physiques (électronique, optique, magnétique, thermodynamique, acoustique,…). Les objectifs de nos travaux à caractère fondamental visent ainsi à comprendre essentiellement les phénomènes de surface et d’interface à l’échelle nanométrique voire atomique, avec des approches expérimentale et numérique afin de modéliser ces phénomènes.

sélective, dans le but d’approfondir nos connaissances des mécanismes mis en jeu par ces organismes sur différents types de support : ceci constitue une étape importante dans la lutte contre les maladies nosocomiales.

Vers un “Institut des molécules et matériaux du Mans” Le Mans se dote d’un Institut des molécules et matériaux pour bénéficier d’une meilleure visibilité dans le domaine de la recherche. Les laboratoires de Physique de l’etat condensé (LPEC), des oxydes et fluorures (LdOF), des polymères, colloïdes, interfaces (PCI) et l’Unité de chimie organique moléculaire et macromoléculaire forment désormais un front d’expertise très large en chimie et physique des sciences de la matière.

“La valorisation de nos activités de recherche s’inscrit dans des problèmes de société.“ Quelles applications peuvent-elles avoir au quotidien ? La valorisation de nos activités de recherche s’inscrit dans des problèmes de société comme la santé (notamment les transports médicamenteux, l’adhésion de cellules et tissus biologiques sur des matériaux supports et les biocapteurs), l’énergie (rendement de cellules photovoltaïques ou adsorption de gaz par

exemple), les renforcements mécaniques, la miniaturisation de capteurs, etc. De quels moyens techniques et expertises bénéficie le LPEC ?

©Ville du Mans

Qu’est-ce que la physique de l'état condensé ?

Nous disposons d’une plateforme instrumentale large et performante avec des techniques de diffraction, de spectroscopie et de microscopie permettant d’investiguer la matière à différentes échelles (micro vers nano). De plus, le laboratoire dispose d’experts reconnus nationalement et internationalement pour le développement de ces techniques ainsi que l’exploitation et le traitement des informations expérimentales ■ Propos recueillis par Louis Le Bris

Ces points sont cruciaux car ils sont de nature à lever certains verrous technologiques actuels. Par exemple, nous optimisons la fabrication de surfaces fonctionnelles sur lesquelles les bactéries ne peuvent s’accrocher, se développer ou adhérer de façon

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Jean-Marc Greneche Directeur du Laboratoire de physique de l'état condensé (LPEC) UMR CNRS 6087


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Alors qu’il concerne beaucoup de secteurs d’activité, le design sonore reste une discipline relativement méconnue. En France, c’est à l’Institut des Beaux-Arts du Mans que le premier master spécialisé a vu le jour en 2010.

L’acoustique, un marqueur du territoire manceau En quoi consiste le design sonore ? Le design sonore s’intéresse aux dimensions acoustique, perceptive, conceptuelle, ergonomique, et esthétique du son. Chaque son est un message qui peut faire l’objet d’études ou d’un cahier des charges. Le but est de s’assurer que la qualité acoustique et la sonification soient en accord avec l’usage du produit. Par exemple, dans le cas d’une publicité de parfum, la musique choisie doit être en harmonie avec l’image pour un effet

un produit industriel qui va ensuite être mise à l’épreuve.

l’ITEM offrirait à nos étudiants des heures de formation pour la sonorisation d’espaces pendant que notre propre établissement permettrait aux leurs de bénéficier des cours de culture générale (esthétique, histoire de l’art, etc.).

Le Mans accueille par ailleurs l’Institut technologique européen des métiers de la musique. Dans quelle mesure travaillez-vous de concert ?

Un pôle d’excellence est-il en train de naître ?

Il n’existe pas, à ce jour, de collaboration avec l’ITEMM, mais cela viendra. Cet institut a des compétences avérées dans les domaines de la restitution et de la sonori-

“Le design sonore s’intéresse aux dimensions acoustique, perceptive, conceptuelle, ergonomique, et esthétique du son.“

Quels sont ses champs d’application ? Dans quels secteurs d’activité ? La création du master design sonore n’a été possible qu’à travers l’identification des champs applicatifs. Le spectre recouvre presque l’ensemble des activités industrielles actuelles: aussi bien le secteur des transports (aéronautique, automobile, etc.) que l’urbanisme, l’électroménager, la téléphonie, la production des instruments de musique et bien entendu le champ audiovisuel (télévision, publicité, radio, jingles sonores, internet, le cinéma numérique, etc.), l’origine du design sonore remontant à la naissance du cinéma parlant. Quel que soit le secteur concerné, la méthodologie d’analyse du son reste la même : c’est la problématique de son usage par rapport à

sation des salles avec lesquelles il serait intéressant de peaufiner la formation que l’on propose. Un système d’échange permettrait d’enrichir nos cursus respectifs : ©Ville du Mans

de valorisation maximale : c’est le principe de la signalétique dans ce domaine.

L’acoustique est un véritable marqueur de territoire au Mans ! Outre la filière design sonore récemment créée à l’ESBA TALM, le LAUM – pôle d’excellence en la matière – est porteur d’une aura non seulement européenne mais internationale : les ingénieurs acoustiques qui y sont formés travaillent dans les meilleurs laboratoires du monde. Le CTTM (Centre des transferts technologiques du Mans) possède un axe de recherche en acoustique et urbanisme tandis que l’ENSIM propose aussi un cursus articulé autour du domaine acoustique. Nous travaillons tous de concert pour la création de “Le Mans Acoustique” ou l’Institut européen d’acoustique : tous les mois, des réunions sont organisées pour porter ce projet à dimension internationale. Afin de devenir un pôle d’excellence reconnu, la région du Mans doit acquérir un rayonnement au moins mondial en la matière ! ■ Propos recueillis par Pauline Pouzankov

Didier Larnac Directeur des Beaux-Arts du Mans

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Regroupant 11 filières musicales à lui seul, l’ITEMM ne se contente pas de dispenser des formations à ses étudiants. Labellisé pôle d’innovation en 2001, il accompagne le développement des entreprises spécialisées dans ce secteur.

Un centre de ressources pour les métiers de la musique

Si le projet ITEMM a débuté en 1992, son origine est plus ancienne. Le premier centre de formation dédié aux métiers techniques de la musique, implanté au Mans, remonte en effet au début des années 70. Peu à peu il est devenu l’École nationale des métiers de la musique (ENAMM), associant des représentants de l’ensemble des associations professionnelles, aujourd’hui toujours représentées dans les instances dirigeantes de l’institut. Le projet d’un l’Institut technologique européen a pris véritablement corps en 1988. Partant des constats que la facture instrumentale européenne constitue l’un des fondements de l’identité culturelle du “Vieux Continent”, qu’à l’exemple d’autres secteurs d’activités dits de “métiers d’art”, la perte de ces savoir-faire rares est une menace réelle, et que face à la mondialisation, la préservation d’entreprises à forte valeur ajoutée, issues d’un héritage commun et dotées d’une capacité d’innovation importante, est une nécessité, le Parlement européen a appelé de ses vœux la création d'un "centre européen de la facture instrumentale qui forme des facteurs, des accordeurs et des réparateurs d'instruments, procède à l'archivage de la documentation à ce sujet et explore les voies de l'innovation en fonction de l'évolution moderne de la musique et de la technologie" (extrait de la résolution du Parlement européen du 10 février 1988). Cette décision marque officiellement l’acte de naissance de l’Institut technologique européen des métiers de la musique. L’appel à candidature, lancé à

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l’échelle communautaire, a retenu le projet du Mans, mettant en avant le travail effectué depuis alors près de 20 ans.

Quels sont vos objectifs en termes de recherche et de développement ? La filière instrumentale française est majoritairement constituée de très petites entreprises artisanales. Sur les 2 500 répertoriées, on compte environ 1 700 ateliers de réparation et 800 entreprises artisanales de fabrication. Face à la forte concurrence internationale, elles se sont positionnées sur un marché d’instruments haut de gamme et de concert. À l’inverse des quelques entreprises internationales, la grande majorité d’artisans n’a pas toujours les moyens de s’engager dans une démarche d’innovation. Nous leur apportons donc des solutions d’intérêt commun tout en maintenant les savoir-faire traditionnels. Les bénéfices attendus sont multiples :

Votre institut a été labellisé pôle national d’innovation des métiers de la musique en 2001. Qu’est-ce qu’un pôle d’innovation et qu’apporte ce label ? Il s’agit des activités de service aux entreprises de la facture instrumentale, labellisées “pôle national d’innovation” par le ministère en charge de l’artisanat. L’ITEMM développe ainsi des projets de recherche et développement, encourage l’innovation, contribue au maintien et au développement du secteur économique des entreprises de la facture instrumentale en France et sur les marchés internationaux. Il s’adresse à l’ensemble des entreprises de la facture instrumentale (celles qui fabriquent, réparent, accordent, règlent, restaurent les instruments de musique) et à toutes les familles instrumentales.

• la réduction des coûts et des délais de conception et de réalisation (prototypage virtuel, sélection des matériaux, reproductibilité, suivi et contrôle de production…) ; ©Gilles Moussé - Ville du Mans

L’Institut technologique européen fêtera prochainement ses 20 ans, pouvez-vous nous présenter les origines de ce projet ?

• la capitalisation des connaissances et des pratiques (traçabilité des produits, optimisation et évolution des modèles…) ; • l’adaptation aux besoins de la clientèle (réponse aux demandes spécifiques, réactivité, qualité de service…). Les enjeux sont actuellement très importants. Par exemple, l’approvisionnement de certaines essences de bois ●●●

Franck Fumoleau Directeur de l’Institut technologique européen des métiers de la musique (ITEMM)


©Gilles Moussé - Ville du Mans

monde. Pas moins de 15 diplômes et spécialités pour la filière instrumentale sont préparés dans ces écoles ; l’ITEMM en regroupe 11 à lui seul. L’institut dispense des formations à haute technicité dans les domaines de la réparation, de l’accord et de la fabrication des instruments de musique, de la commercialisation des produits musicaux mais également dans la régie du son et la gestion des structures musicales. Toutes ces formations sont diplômantes ou certifiantes, du niveau V au niveau II.

“La France a la plus importante offre de formation au monde.“ Les anciens élèves sont aujourd’hui intégrés au sein des entreprises du territoire (Henri Selmer Paris, Buffet Crampon, Pleyel, Rigoutat, Parmenon…), des ateliers de lutherie et de réparation, et des grandes entreprises et institutions culturelles internationales. Ces formations sont assurées par l’équipe enseignante de l’institut avec la participation de 70 intervenants professionnels, d’environ 200 entreprises partenaires de la formation, et de structures telles que le Musée de la musique de Paris, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, l’université du Maine… L’institut accueille également

des instruments, comme le pernambouc des archets ou les palissandres des guitares et des percussions suppose, à moyen terme, la recherche de matériaux alternatifs (bois et/ou composites) et la détermination des dimensionnements appropriés aux instruments. De même, l’optimisation des instruments passe par une meilleure compréhension de leur fonctionnement. L’ITEMM anime actuellement un projet de plateforme d’aide à la facture instrumentale (www.pafi.fr), soutenu par l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans une démarche collaborative avec quatre laboratoires unités de recherche CNRS et un collectif d’artisans de l’Union nationale de la facture instrumentale (UNFI).

Quels sont les autres aspects de votre action ? En cohérence avec la résolution du Parlement européen de 1988, l’ITEMM se positionne comme un véritable centre de ressources pour la filière instrumentale et les métiers techniques de la musique d’une manière générale. Ainsi, l’institut publie annuellement la seule revue spécialisée francophone “Musique et technique” et participe à la traduction d’ouvrages de référence, organise des journées techniques “Facture instrumentale et sciences”, participe aux commissions chargées de l’attribution de labels ou de prix et assure une mission de promotion des métiers et d’encouragement de la pratique musicale. Son activité s’inscrit dans un environnement original, au croisement du domaine artisanal, culturel, scientifique et artistique. L’association de ces différents paramètres dans une seule structure, fait de l’institut un exemple totalement original au monde ■ Propos recueillis par Siegrid Piérard

©Ville du Mans

●●● protégées, utilisées dans la fabrication

chaque année des étudiants internationaux et mène des actions structurantes auprès de pays étrangers, en partenariat avec les institutions locales et les ambassades de France (audit, expertise, formations…).

De nombreuses formations sont proposées à l’ITEMM. Comment sont-elles organisées et à quel(s) métier(s) forment-elles ? Avec trois écoles nationales – l’École de lutherie de Mirecourt, le Centre de formation d'apprentis facteurs d'orgues d'Eschau et l'Institut technologique européen des métiers de la musique – la France dispose de la plus importante offre de formation au

Les locaux de l’ITEMM s’étendent sur 4 000 m2.

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 73


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Vainqueur d’un “Décibel d’Or” en 2011, le LAUM s’impose comme l’un des atouts phares de la recherche en acoustique avant l’implantation prochaine de l’Institut européen d’acoustique au Mans.

Un centre de compétence unique en science de l’acoustique

Nos recherches s’organisent autour de trois grands thèmes complémentaires, à savoir : • les matériaux acoustiques : l’idée est d’atténuer le son et de sonder les matériaux à partir d’un contrôle non destructif ; • les transducteurs acoustiques : un des objectifs est de minimiser la taille des hauts parleurs et des microphones. L’équipe en charge de ce domaine travaille également sur la transformation de chaleur en énergie acoustique appelée thermo acoustique ; • la propagation du son dans diverses applications : le bruit dans les villes, le fonctionnement des instruments de musique, la vibro-acoustique et la propagation dans les silencieux. L’activité du LAUM est centrée sur l’acoustique de “l’audible” mais nous nous tournons aussi vers le domaine des vibrations et des ultrasons.

Quelles sont vos grandes découvertes ? Le laboratoire – composé de plus de 100 personnes dont une soixantaine de chercheurs ou d’enseignants chercheurs – a une grande expertise sur la propagation du son dans les matériaux poreux. À ce propos, le 15 décembre un “Décibel d’Or” a été attribué à un chercheur du Mans par les professionnels de l’acoustique. En termes

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de découverte, citons notamment les travaux sur la conversion thermo-acoustique et ceux entrepris sur les “non linéarités dans

rechercher et de caractériser les sources de bruit aéro-acoustiques sur une partie du véhicule à l’aide d’une série de capteurs. Quels sont les autres domaines d’application ?

“Une grande expertise sur la propagation du son dans les matériaux poreux.“

Ils sont très variés. Le transport – filières automobile et aéronautique en tête – est le plus gros demandeur d’étude en acoustique. Ceux avec qui nous travaillons cherchent le plus souvent à atténuer le bruit de leurs produits (par exemple des systèmes de ventilation mécaniques). D’autres travaux sont plus atypiques. Par exemple, le LAUM a récemment déterminé les caractéristiques acoustiques d’un carnyx (trompe gauloise d’environ 2 mètres de haut) découvert par des archéologues.

les matériaux” effectués dans l’optique d’un contrôle non destructif. Vos savoir-faire sont sollicités par les industriels. Quels étaient, par exemple, les besoins de Renault ? Renault a chargé le LAUM de l’élaboration de nouveaux haut-parleurs pour leurs voitures. Afin que ces derniers constituent un réel avantage concurrentiel, nous devions minimiser leur poids et améliorer leur qualité. Un second travail était de

Le Mans sera le territoire d’accueil de l’Institut européen d’acoustique du Mans, pouvez-vous nous parler de ce projet ? © Alain Szczuczynskí - Ville du Mans

Quelles sont les thématiques de recherche du laboratoire d’acoustique ?

En fédérant notre laboratoire, l’Institut technologique des métiers de la musique, le Centre de transfert de technologie du Mans, l’option design sonore de l’École supérieure des Beaux-Arts et l’école d’ingénieur (ENSIM) pour créer un Institut européen d’acoustique du Mans, nous gagnerons en notoriété et en visibilité sur le continent européen ■ Propos recueillis par Siegrid Piérard

Yves Aurégan Directeur du laboratoire d’acoustique de l’université du Maine (LAUM)


©Ville du Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

UN PÔLE D’EXCELLENCE MÉDICALE

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 75


©service communication CH-Le Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

TRIBUNE

“T

ous ne mouraient pas, mais tous étaient frappés” : cette citation de La Fontaine hante notre société touchée quotidiennement par le Cancer. Et c’est autour de cette maladie, principale cause de mortalité avant soixante ans, que nous avons compris l’urgente nécessité de travailler ensemble. Nous avons la chance de vivre dans une ville de moyenne importance, dont les nombreuses infrastructures sanitaires ont été intelligemment reliées par les transports publics. Si la vie nous a fait choisir des modes d’exercice différents, public pour les uns, libéral pour les autres, nous avons été formés dans les mêmes hôpitaux, nous avons prêté le même serment et nous nous occupons des mêmes patients. Par ailleurs, tous les acteurs de santé sont conscients que la crise économique est installée, que les rationalisations s’imposent : il faut donc nous coordonner pour d’abord, soigner mieux, favoriser l’accès des patients à l’innovation thérapeutique et aux essais cliniques et pour ensuite consolider la place du Mans dans le paysage de la recherche nationale et internationale. Nous témoignons, ci-après, l’un et l’autre de notre engagement en recherche. La forte implication des deux établissements est évidente avec des niveaux d’activité importants et une exigence commune de qualité. Si les domaines d’expertise sont multiples au centre hospitalier, celui de la cancérologie et de l’hématologie est clairement au cœur de nos deux structures. Nous allons logiquement intensifier notre collaboration et développer des synergies. Nos deux communautés médicales travaillent déjà ensemble sur notre territoire ; elles doivent le faire encore d’avantage ■

Hugues Bourgeois et Philippe Célérier, présidents des commissions médicales d’établissement de la clinique Victor Hugo et du centre hospitalier du Mans.

76 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Concentrant des compétences médicales et soignantes pluridisciplinaires, le Centre hospitalier du Mans est le plus important établissement non universitaire français en matière de santé.

Le Centre hospitalier du Mans est un établissement de grande taille, dynamique et très complet. Il s’est progressivement modernisé et offre aujourd’hui toute la gamme des soins hospitaliers (à l’exception de la neurochirurgie et de la chirurgie cardiaque). Avec 1 700 lits et plus de 4 500 professionnels, il soigne chaque jour près de 2 500 patients en consultation ou en hospitalisation. Doté d’un plateau technique de haut niveau, il assure à la fois des activités de proximité et des activités de recours et de référence. Centre de formation universitaire et récemment labellisé Centre de recherche clinique par le ministère de la santé, il accueille en permanence une centaine d’internes en médecine et de nombreux stagiaires. Il comprend un Institut de formation en soins infirmiers et un Institut de formation d’aidessoignants. Ses équipes ont mené, depuis plusieurs années, un travail de fond pour se réorganiser et redresser financièrement l’hôpital. L’implication de tous les professionnels a permis de conjuguer hausse des recettes et maîtrise des charges. L’objectif pluriannuel du retour à l’équilibre a pu ainsi être tenu. En 2011, l’activité a fortement augmenté avec la venue de 25 000 nouveaux patients. La nouvelle étape est maintenant de préparer les projets qui dessineront l’hôpital du Mans pour les années futures. Vous avez engagé une dynamique autour d’un nouveau projet stratégique. Quels sont vos objectifs et vos attentes ? Traçant notre feuille de route pour les années qui viennent, le projet stratégique doit

mettre en cohérence nos projets médicaux, nos organisations et nos ressources, tant pour le fonctionnement courant que pour les besoins nouveaux de l’investissement. Nous devons nous donner les marges de manœuvre nécessaires pour moderniser le patrimoine, aujourd’hui trop éclaté, regrouper nos activités et développer les prises en charge ambulatoires. Le Projet régional de santé nous fixe des objectifs ambitieux dans le domaine de la prévention, du partenariat avec les usagers, de la coordination avec le secteur médico-social, de la juste prescription, du rôle social et citoyen de l’hôpital.

Le Centre hospitalier du Mans dessert un bassin de 550 000 habitants.

“Dessiner l’hôpital du Mans pour les années futures.“

humaine et l’accessibilité aux soins pour tous, en particulier les plus précaires et les plus vulnérables. Poursuivre dans cette voie dans les années qui viennent nécessite beaucoup d’imagination, de créativité collective et l’implication de tous les professionnels de l’hôpital, dans tous les métiers. C’est pourquoi le projet stratégique s’élabore de manière participative.

Notre transformation ne sera pas seulement technique et organisationnelle, elle sera aussi culturelle. Elle s’appuiera sur nos valeurs fondamentales, au premier rang desquelles le respect de chaque personne ©Service Communication CH du Mans

Six mois après votre nomination à la tête du Centre hospitalier du Mans, quel est votre regard sur l’établissement ?

©Service Communication CH du Mans

Préparer l’hôpital du futur

Nous associons aussi nos partenaires privilégiés que sont les médecins de ville et les autres structures de santé publiques ou privées du département. Dans les différentes disciplines, le travail en réseau est essentiel à la qualité de la réponse hospitalière que nous devons aux Sarthois. Cohérence, dynamisme et ouverture, sont les maîtres-mots de ce travail stratégique qui nous rassemble au service des patients d’aujourd’hui et de demain ■ Propos recueillis par Charles Xavier

Isabelle Lesage Directrice générale du Centre hospitalier du Mans

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 77


Des résidences modernes pour lutter contre l’isolement des seniors Un entretien avec Laurent Guillet, Président de G2L Votre société, G2L, conçoit, commercialise et anime des espaces de vie dédiés aux seniors. De quoi s’agit-il concrètement ? Face à l’évolution des modes de vie, de plus en plus de seniors se retrouvent isolés dans leur logement avec des problématiques liées à l’âge. La demande de structures d’accueil adaptées est exponentielle et l’offre se spécialise en fonction du degré d’autonomie. Afin d’accompagner cette évolution, G2L dessine des appartements et des maisons entièrement adaptés aux personnes vieillissantes et 100 % accessibles aux personnes à mobilité réduite tout en gardant la distribution d’un logement classique. Nous les proposons à la vente soit à des futurs résidants, soit à des investisseurs en quête de placement immobilier sécurisé. Pour animer les espaces de services tels que la restauration, l’accueil ou l’animation, nous mettons en place une équipe d’hommes et de femmes qualifiés afin de satisfaire les demandes multiples de chacun. L’ensemble de nos résidences sont agréées Qualité pour les “prestations de services à la personne”. Nous sommes même en train de mettre en place un système de management par la qualité avec comme objectif d’obtenir, courant 2012, la certification NF X50-056 relative aux services aux personnes à domicile.

Le Clos des Tilleuls

et paramédicaux mais également des moyens de transports. Là aussi, la notion de services est primordiale, si nos résidants sont éloignés de tout, ils ne se plairont pas chez nous ! Concernant la taille, nos réalisations sont avant tout des projets humains, l’ensemble du personnel doit connaitre parfaitement les habitudes de vie de chacun afin de leur apporter le niveau de prestation de services qui sont en droit d’attendre. C’est pour

Vous annoncez à vos clients “sécurité, tranquillité, sérénité”. Comment tenez-vous cette promesse ? Quand on vieillit, le premier élément qui vous fait changer de mode de vie et venir en résidence “services seniors” est la sécurité, ou devrais-je dire l’insécurité ! C’est pourquoi notre personnel est prêt à intervenir au moindre appel d’un de nos résidants, 24h/24. Mais cette sécurité ne doit être ni oppressante ni pesante ; pour cela, nous mettons un point d’honneur à maintenir l’indépendance de chacun dans son rythme et son mode de vie : c’est ça la tranquillité, vivre comme avant et le plus longtemps possible. Enfin, la sérénité est offerte à l’ensemble de nos résidants et à leurs familles respectives grâce à notre formule de services à la carte : chacun choisi ses services en fonction de ses besoins et si ces derniers évoluent même temporairement, nous nous organisons immédiatement. Cette adaptabilité est la clé de notre réussite. Comment choisissez-vous l’emplacement et la taille de vos résidences ? L’implantation d’une résidence est toujours le fruit d’une étude de marcher spécifique très poussée. D’une façon générale, nous devons être proche des commerces, des services médicaux 78 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

Les Prairies de L'Ile


Une Résidence services seniors, Le Galilée, ouvrira ses portes au Mans en juin prochain. Pouvez-vous nous la présenter ?

séjour peut également convenir à des personnes ayant un besoin temporaire en cas d’absence d’un proche ou de convalescence. Comme vous le voyez, nous sommes toujours au service de nos résidants.

Cette résidence sera la première estampillée “Espace et Vie”, la marque déposée pour l’ensemble de nos futures réalisations couvrant notamment l’ouest de la France. Avec son architecture et ses technologies résolument tournées vers le développement durable, elle sera notre vitrine, notre bateau amiral, mettant en œuvre l’ensemble de nos réflexions adaptées à la vie des personnes vieillissantes. Située en plein centre ville du Mans, à l’angle de la rue du Bourg-Belé et du boulevard Jarry, à proximité immédiate des commerces, du tramway et de la gare TGV, elle offrira 70 appartements allant du T1 au T3 et répartis sur 7 étages. Le stationnement se fera en sous-sol et un jardin naturel intérieur sera accessible à l’ensemble de ses occupants. Une offre de services très complète sera proposée, à savoir : sécurité 24h/24, système d’appel d’urgence portatif, restauration, blanchisserie, ménage, service d’aide à la personne, accueil, organisation des rendez-vous médicaux avec les transports associés si besoin, livraison des médicaments, distribution et envoi du courrier, salon de coiffure, espace détente avec un vélo et un marcheur, animation quotidienne créative et récréative, … De plus, nous proposerons des formules de “Séjour découverte” pour que les personnes intéressées puissent découvrir nos résidences avant de prendre une décision définitive. Ce type de

Le Clos de la Bade

Contact Société G2L 3, allée de la bade 72300 Précigné Tél. : 02 30 30 30 00 Fax : 02 43 55 15 23 E-mail : infos@societeg2l.fr www.societeg2l.fr www.espaceetvie.fr

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 79

Publi-rédactionnel

cela que des ensembles de 70 à 90 logements correspondent à notre optimum.


des collectivités locales “Construire la ville c’est se placer dans un instant situé entre le passé et l’avenir sans altérer le chemin naturel de l’histoire”. Tel est le credo du groupe European Homes, constructeur national depuis 1973. Spécialiste dans l’aménagement urbain en grandes agglomérations et construction de logements, la société a inauguré au mois de novembre au Mans “Le Domaine de la Vallée Saint Blaise”. Il s’agit d’un complexe de 77 maisons individuelles et de Quadrihomes, bâtiments à deux étages comportant 48 appartements, de T1 à T3. L’ensemble étant labellisé et construit selon la norme BBC. Après avoir construit 20 000 logements dans plus de 50 agglomérations depuis sa création, c’est dans la région Ouest que le groupe poursuit aujourd’hui son développement. Lors de l’inauguration du village modèle dans le quartier de Prémartine, les élus et quelques 150 invités ont pu admirer 3 maisons témoins, décorées et aménagées dans le souci permanent de la société d’allier esthétisme et confort. Elles se nomment Béryl, Houat ou encore Girasol : avec de tels noms, pas besoin de quitter l’agglomération pour s’inviter au voyage et à l’harmonie… dans sa maison même.

80 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

Forte d’une équipe de 260 employés en France, European Homes livre annuellement plus de 1 000 logements. Le groupe est d’ailleurs l’un des seuls constructeurs nationaux à pratiquer la vraie vente “clés en main”, et propose un avantage décisif pour les investisseurs : la garantie du premier locataire avant la signature définitive chez le notaire. Si le groupe est aujourd’hui devenu un partenaire reconnu des collectivités locales, c’est parce qu’il a su prendre en compte l’identité de chaque espace urbain avec lequel il travaillait. Conscient de l’empreinte visuelle et sociétale que la construction d’habitations implique, European Homes réalise sa tâche en mettant un point d’honneur : fournir des prestations de qualité dans le respect de l’environnement citadin tout en valorisant ses patrimoines spécifiques. C’est la clé de la confiance renouvelée de ses clients. Contact : EUROPEAN HOMES Le Domaine de la Vallée St Blaise 76, rue de l’Ardoise - 72000 LE MANS Tél : 02.43.82.06.17 - Fax : 02.43.82.83.56 http://www.e-h.fr/immobilier/

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EUROPEAN HOMES : le partenaire immobilier


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Permettant aux habitants de bénéficier des avancées thérapeutiques à proximité de leur domicile, le Centre hospitalier du Mans lance un plan stratégique en vue de renforcer encore l’enseignement et la recherche clinique sur le territoire.

Ce plan a véritablement clarifié les ressources dans le domaine des pathologies rares : d’abord en identifiant les centres de référence (axés sur la recherche, particulièrement fondamentale, le guide des bonnes pratiques, etc.) et en maillant les centres de compétence plus impliqués dans la prise en charge diagnostique, thérapeutique et le suivi des patients. Ensuite, il a permis la formalisation du travail en réseau. Au Centre hospitalier du Mans par exemple, nous avons plusieurs centres de compétence labellisés : • deux centrés sur le domaine de la génétique; l'un pour les syndromes poly-malformatifs et l'autre pour la surdité congénitale ; • et un spécialisé en médecine interne et plus particulièrement des vascularites. Quel tableau dresseriez-vous de la recherche médicale sur Le Mans Métropole ? De par son poids, le Centre hospitalier du Mans joue un rôle dans la région. Ses compétences en matière de recherche médicale clinique sont structurées et reconnues, que ce soit financièrement par l’obtention des budgets MERRI ou avec la labellisation ministérielle de son activité en “Centre de recherche clinique”. Actuellement, plus d’une centaine d’études sont déployées dans notre établissement, rassemblant une équipe de 40 médecins, une vingtaine de services (dont

six qui sont particulièrement investis), ainsi que des infirmières et des assistants de recherche clinique (ARC) sans lesquels les études ne seraient pas réalisables. Il s’agit d’une activité pluridisciplinaire et pluri-professionnelle. Le travail en recherche dynamise les équipes médicales et favorise de ce fait l’ensemble des prises en charges, autant en termes de qualité que de pertinence des soins. Enfin elle favorise l’attractivité du centre hospitalier, que ce soit pour les usagers ou pour les praticiens. Sur quels domaines se concentre la recherche dans votre établissement ?

LE CHM est classé dans les meilleurs 20 % des établissements concernant la lutte contre les infections nosocomiales.

La recherche mancelle se focalise sur la médecine spécialisée et la cancérologie et s’appuie sur différents services : pneumologie (cancers, bronchopathies chroniques, apnées du sommeil…), gastroentérologie (hépatites…), oncologie, hématologie, dermatologie (mélanomes, psoriasis, mala©Ville du Mans

Quelles évolutions la mise en place du plan national des maladies rares a-telle permis ?

©Service Communication CH du Mans

Une recherche structurée et dynamique

dies de la cicatrisation…), rhumatologie (rhumatismes inflammatoires, vascularites…), etc. Les différentes spécialités permettent un investissement particulier en cancérologie (60 % des essais) et développent une recherche spécifique importante (à hauteur de 40 %).

“La recherche mancelle se focalise sur la médecine spécialisée et la cancérologie.“ L’enjeu est d’importance parce que le but essentiel est d’offrir aux patients des ●●●

Philippe Célerier Président de la Commission médicale d’établissement du centre hospitalier du Mans

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 81


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Juin 2012 | Le Mans Métropole

thérapies innovantes, en donnant à chacun une chance égale. Il y a quelques années, l’accès à ce genre de traitement n’était possible qu’à condition de se rendre dans un centre hospitalier universitaire, ce ©Service Communication CH du Mans

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qui impliquait de devoir se déplacer jusqu’à Paris ou dans d’autres villes. Aujourd’hui, grâce à notre investissement en recherche, des études ont pu être développées sur place afin de permettre à tous les patients de bénéficier des avancées thérapeutiques, indépendamment du lieu où ils habitent. Pourriez-vous préciser les grandes orientations du prochain plan, actuellement en cours de réalisation, destiné au Centre hospitalier du Mans ? Un projet d’établissement hospitalier est un ensemble d'axes qui définissent l’évolution décidée pour une structure sur une période d’environ cinq ans (ce qui impose d’avoir une vision s’étalant sur 10 ans). Bien qu’ayant plusieurs facettes, le projet s’articule autour de son noyau fondateur, le projet médical, dont le but est de définir les axes prioritaires en s’appuyant sur le Plan régional de santé élaboré par l’ARS (Agence régionale de santé). Ce projet hospitalier doit avoir une dimension territoriale ( il s'agit de l'esprit de la loi HPST) et prendre en compte la faisabilité économique de ses ambitions. Le projet médical est adossé à une stratégie de performance qui permet de dégager les marges de manœuvre nécessaires aux investissements à effectuer.

82 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

Un établissement aussi multi-pavillonnaire que le Centre hospitalier du Mans nécessite par ailleurs la prévision d’un volet patrimonial sur les cinq ans à venir. En ce qui nous concerne, la démarche du projet vient d’être lancée officiellement avec l’engagement de la communauté médicale, de l'encadrement et de l'équipe de direction à l’écriture du projet d’établissement, qui occupe toute l’année 2012. La phase de réalisation est encore loin mais quelques pistes orientent déjà notre réflexion : • développer les activités médicales avec le souci de la qualité et de la sécurité; • poursuivre et renforcer la recherche clinique et l’enseignement ; • moderniser les organisations pour fluidifier la prise en charge des patients et favoriser la prise en charge ambulatoire ; • optimiser l’accès aux consultations ; • travailler nos partenariats avec toutes les autres structures du territoire impliquées dans la prise en charge des patients : établissements publics, privés ainsi qu’avec les CHU, en particulier celui d’Angers ■ Propos recueillis par Pauline Pouzankov


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“L’esprit d’innovation fait la force de Smith & Nephew” Un entretien avec Thierry Sarda, Président de Smith and Nephew SAS Pouvez-vous nous présenter Smith and Nephew ? Smith & Nephew est une entreprise internationale de technologies médicales occupant une place de premier plan dans les domaines de l’endoscopie (dont la médecine sportive), de l’arthroscopie, du traitement des plaies, et de l’orthopédie (reconstruction et traumatologie). Notre société est fière de la solidité des relations qu’elle entretient avec ses clients, essentiellement des professionnels de la santé, pour lesquels son nom est synonyme de qualité en matière d’efficacité, d’innovation et de confiance. En quoi votre activité est-elle axée sur les hautestechnologies et l’innovation?

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Répondre à une demande grandissante de soins dans un contexte de contrôle des dépenses, de réglementations et d’éthiques : tels sont les défis auxquels doivent faire face aujourd’hui les acteurs cliniciens et industriels des technologies médicales (dispositifs médicaux). Chez Smith & Nephew, nous pensons qu’il est temps de réduire l’impact humain et économique des soins et traitements par exemple des plaies. Nos solutions innovantes et efficientes participent à aider cliniciens et responsables des systèmes de santé à alléger le poids des soins pour les patients et les organisations de

santé. Cet esprit d’innovation qui fait la force de Smith & Nephew depuis des décennies continue aujourd’hui à porter ses fruits. Pourquoi s’être installés au Mans ? C’est en 1962 que Smith & Nephew s’installe au Mans, lorsqu’elle achète 49 % des parts du laboratoire Fisch & Cie (finalement totalement intégré en 1980). En 1995, elle décide d’y installer son siège et d’y regrouper toutes ses activités médicales et chirurgicales. Aujourd’hui, plus d’une centaine de nos collaborateurs travaillent au Mans. Smith & Nephew profite ainsi du dynamisme et des avantages de l’environnement du Mans, notamment le TGV ainsi que la proximité d’une université reconnue (avec laquelle nous entendons intensifier notre collaboration) et de nombreux établissements touchant au secteur médical (CHU, cliniques, Centre de l’Arche, etc.). Contact Smith and Nephew SAS Espace Novaxis - 25, Boulevard Marie et Alexandre Oyon 72019 Le Mans CEDEX 2 Tél. 02 43 83 23 23 - Fax : 02 43 83 23 83 sylvie.mazerat@smith-nephew.com - www.smith-nephew.com

O2, la professionnalisation des services à la personne Un entretien avec Guillaume Richard, Président Directeur Général d’O2 Pouvez-vous nous présenter O2 et les différents services qu’elle propose ? O2 est une société de services à la personne spécialisée dans la garde d’enfants, l’aide aux seniors et l’entretien de la maison. 140 agences de proximité permettent de couvrir les principales agglomérations françaises. O2 emploie actuellement 7 500 salariés en CDI. Au-delà des services dont bénéficient les 28 500 familles chez qui nous intervenons, O2 a une réelle utilité sociale. Le Groupe emploie des personnes qui sont souvent peu qualifiées ou en reconversion professionnelle. Nous leur proposons un vrai métier, avec des réelles possibilités d’évolution et de carrière. En 2011, sur près de 100 000 candidats, 4 000 personnes ont été recrutées, ce qui fait d’O2 l’un des plus importants recruteurs de France. En 8 ans d’existence, O2 s’est considérablement développée. Comment expliquer cette croissance si rapide ? Si l’entreprise s’est développée rapidement, c’est avant tout parce que nous sommes devenus de vrais professionnels aux yeux de nos clients et de nos salariés. Le service à la personne, auparavant synonyme de petit boulot, s’est transformé en un véritable métier

offrant des garanties. Tout est mis en œuvre pour parvenir à la satisfaction du salarié et du client. Au premier, nous offrons une réelle considération : carte de visite à son nom, téléphone portable et tenue professionnelle, choix des missions, emploi du temps modulable et offre de formations. Pour le second, cela se traduit par une garantie “satisfait, refait ou remboursé”, une certification NF et des prestations de qualité personnalisées. Vous avez créé la société O2 à Lille mais avez décidé de transférer le siège social du groupe au Mans. Pourquoi ce choix ? Pour de très nombreuses raisons. La qualité de vie y est exceptionnelle. Le Mans est idéalement situé, à proximité de Paris, et bénéficie d’une excellente desserte autoroutière et ferroviaire. Le coût de la vie est très abordable : avec des loyers à 100 euros le m2, la société économise environ 600 000 euros par an en étant basée au Mans plutôt qu’à Paris ! Comme l’entreprise se bat pour dégager 1 ou 2 % de marge, c’est essentiel. Contacts : M. Guillaume RICHARD 15 rue Edgar Brandt – BP 25118 - 72005 Le Mans Cedex 1 Tél. : 02 43 72 02 02 - www.o2.fr Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 83


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Véritable référence en cancérologie, le Centre Jean Bernard-Clinique Victor Hugo tire sa force de son indépendance. Une garantie de flexibilité et de réactivité pour les patients.

“L’indépendance est fondamentale” Quel rôle joue le Centre Jean BernardClinique Victor Hugo dans le dispositif médical local ? Le centre assure la prise en charge diagnostique et thérapeutique des patients adultes atteints d’un cancer. Plus précisément, nous réalisons des traitements par radiothérapie et chimiothérapie dans les tumeurs solides et hématologiques. Ensemble, les deux structures comptent environ 250 salariés, quatre accélérateurs de radiothérapie et 35 lits d’hospitalisation (dont 14 en soins palliatifs).

des stratégies de soin novatrices et de nouveaux médicaments avant même leur commercialisation. Nous restons bien entendu vigilants à conserver un équilibre entre les essais supportés par des acteurs industriels et d’autres dont le promoteur est une société savante. Cette activité de recherche suppose naturellement de développer des partenariats avec l’industrie pharmaceutique et des groupes de recherche en France et à l’international. Plus localement, nous sommes rapprochés du laboratoire de physique de l’université du Maine. Sous l’impulsion du maire, une

la santé et la faculté de sciences. Et au niveau interrégional Bretagne-Pays de la Loire, des recherches en sciences humaines et sociales ont aussi été initiées pour améliorer la qualité de vie des patients. En 2009, l’Association d’aide et de soutien aux malades, la Clinique Victor Hugo et le Centre Jean Bernard ont ouvert une “Maison du patient”. Que propose cette nouvelle infrastructure ?

“Sous l’impulsion du maire, une dynamique de recherche fondamentale sur les matériaux utilisés en cancérologie a été enclenchée.“

La réponse est dans la question : l’indépendance est fondamentale pour le CJB-CVH. Les médecins sont directement impliqués dans la gestion du centre et dans le projet d’établissement ce qui favorise le débat et la cohésion du personnel. Les médecins du CJB-CVH ont créé la SORECOH (Société de recherche clinique en oncologie et hématologie). Quelles sont ses priorités de recherche ? La SORECOH fut créée en 2003. Elle est un outil précieux dans la prise en charge des patients. La recherche permet de proposer

84 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

dynamique de recherche fondamentale sur les matériaux utilisés en cancérologie a été enclenchée avec les acteurs du domaine de ©Ville du Mans

Le CJB-CVH est l’un des rares centres de cancérologie indépendant en France. Quels sont les avantages de cette situation ?

La “Maison du patient” est mitoyenne de la Clinique Victor Hugo. C’est un lieu de vie très intéressant dont l’objectif est de casser les barrières entre soignants et patients pour privilégier l’échange humain et l’accompagnement moral et psychologique. Les visiteurs peuvent y consulter une psychologue, un assistant social ou encore une diététicienne. La Maison accueille également la permanence de l’Association d’aide et de soutien aux malades (AASM) formée par des patients de la Clinique Victor Hugo et une permanence de la Ligue contre le cancer. Elle a aussi un rôle pédagogique en organisant deux fois par mois des réunions à thème (dépistage, progrès thérapeutiques, soins de support, sexualité...) ouvertes aux patients, à leurs proches et au grand public. Des ateliers de sophrologie, d’art-thérapie, d’écriture et d’activité physique adaptée y sont aussi organisés pour aider les patients à se réapproprier leur corps après le traitement contre le cancer ■ Propos recueillis par Louis Le Bris

Hugues Bourgeois Oncologue médical, Centre Jean Bernard-Clinique Victor Hugo (CJB-CVH)


DES COMPETENCES MULTIPLES A VOTRE SERVICE Peinture – sols souples – carrelage – ravalements – isolation thermique par l’extérieur TRAVAUX NEUFS ET REHABILITATION

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Lucas Le Mans Rue Ernest Chenard – Z.I.N. 72000 Le Mans – Tél : 02 43 39 97 40 – Fax : 02 43 39 97 49 E-mail : lucaslemans@lucas.fr

Powerex, fabricant français de diodes et thyristors Un entretien avec Fred Le Day, Directeur de POWEREX Pouvez-vous brièvement présenter l’entreprise ? Depuis 1962 POWEREX se spécialise dans la fabrication de semi-conducteurs de puissance, des composants destinés à toutes les applications de conversion d’énergie, que ce soit en moyenne ou en haute tension et sous des courants très élevés allant jusqu’à 10 000 ampères. Cette conversion est largement utilisée dans le domaine des énergies renouvelables, qu’il s’agisse par exemple de centrales solaires, éoliennes ou hydroliennes. Bien que notre activité couvre principalement le secteur ferroviaire, la société s’adresse aussi, entre autres, aux entreprises de fabrication d’aluminium, aux domaines de la mécanique, etc. Depuis peu, POWEREX fournit des composants pour les alimentations d’énergie à bord des avions. Quels avantages le territoire du Mans représente-t-il pour votre société ? La plupart des prestataires, des fournisseurs, des sous-traitants dont nous avons besoin au quotidien se trouvent déjà sur le territoire et la proximité de la région parisienne permet, quant à elle, de combler les rares besoins qui ne pourraient pas être satisfaits sur place. Le Mans étant accessible par TGV, la plupart des clients peuvent aisément faire un aller-retour dans la journée, minimisant ainsi les frais de déplacement. L’entreprise étant

implantée près d’un arrêt de tramway, inutile de prendre un taxi ou de louer une voiture ! Nous avons la chance d’avoir cette place stratégique, que ce soit au niveau local, national voire international : avec le TGV, un Manceau peut rejoindre l’aéroport parfois plus rapidement qu’un Parisien ! Quels atouts vous distinguent-ils de vos concurrents ? Notre principale force réside dans notre souplesse de PME au sein d’un secteur largement dominé par de très grandes entreprises. La différence majeure étant que POWEREX est parfaitement adaptée à la fourniture de composants depuis l’unité jusqu’à plusieurs centaines de pièces par commande, ce qui n’est pas le cas des sociétés de taille mondiale. Autre avantage, grâce à un matériel très spécialisé, notre équipe peut produire des éléments “à façon”, concordant exactement aux exigences très particulières des clients. Enfin, la structure PME permet de proposer des prix très compétitifs par rapport aux concurrents, ce qui est loin d’être négligeable !

Contacts : 428 avenue Georges Durand - 72003 Le Mans Cedex 1 Tél. : 02 43 41 14 14 - Fax : 02 43 41 14 02 - www.powerex.fr Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 85


Pour sa 24ème ouverture en France, la société Alinéa a choisi le parc commercial du Mans. Sur plus de 12 000 m2 de surface de vente, ce nouveau magasin de meubles et décoration d’intérieur a été entièrement repensé pour améliorer le confort et l’accompagnement des visiteurs tout au long de leur parcours.

Alinéa, c'est également une fourchette de prix qui ouvre tous les appétits, une variété de couleurs qui séduit toutes les rétines, une diversité de styles qui charme toutes les sensibilités… Dans chaque famille de produits, un rapport qualité/prix permettra à chacun de trouver son bonheur : une démarche d’autant plus simplifiée avec la présence d’un site e-commerce :www.alinea.com

Créée en 1989 à Avignon, Alinéa s’est développée depuis sur plus de 24 points de vente (bientôt 25) dans toute la France et compte aujourd’hui 2 200 collaborateurs. Société jeune, éthique et citoyenne, l’ambition d’Alinéa est d’offrir à ses clients une large gamme de meubles et d’accessoires, pour que chacun puisse trouver la décoration de ses rêves. Des goûts et des couleurs à foison. Alinéa assume cette pluralité contemporaine et décline les tendances actuelles dans l’univers de la Maison. Fuir l’uniformité, favoriser la fantaisie, s’improviser designer d’intérieur, telle est la philosophie de l’entreprise ! Pour mieux répondre aux besoins quotidiens des clients, plusieurs espaces ont été conçus au sein de ce 24ème magasin : Maison, Restaurant, Détente, Conseil, avec différentes ambiances régulièrement révisées et optimisées. Soucieuse de la satisfaction de ses visiteurs, Alinéa leur facilite la vie en les faisant profiter au maximum des différents services. Le tout dans une atmosphère conviviale, pensée pour eux, avec toujours en toile de fond, une collection étoffée et plus que jamais dans l’air du temps. 86 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

Contacts : Alinéa ZA de l'Ardoise - Route d'Alençon 72 100 Le Mans - www.alinea.com

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A la rentrée 2012, Alinéa arrive au Mans !


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Juin 2012 | Le Mans Métropole

METTRE EN SCÈNE LE PATRIMOINE

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Créée en 1979, SEDE Environnement a intégré le groupe Veolia Environnement en 1996 en qualité de spécialiste de la valorisation des matières organiques et minérales pour la conception de fertilisants et la production d'énergie.

Solutions créées pour chaque situation, durables, compétitives, les prestations logistiques sont confiées à des entreprises locales et les agriculteurs bénéficient d’une économie d’intrants agricoles.

Les solutions proposées sont locales, adaptées pour chaque client, industriels et collectivités. Les sous produits organiques (boues de station d’épuration, déchets verts, déchets agroalimentaires…) trouvent une solution de traitement qui permet un recyclage sur les parcelles agricoles de telle sorte que l’économie globale est intéressante pour l’agriculteur et pour le producteur de déchets.

L’agence d’Allonnes a été ouverte en 2009 dans l’objectif de développer des gammes nouvelles d’engrais et amendements organiques. Une partie des sols de la Sarthe présente une texture sableuse carencée en matière organique. L’utilisation d’amendements stimule l’activité biologique des sols, améliore les propriétés mécaniques ainsi que la rétention d’eau.

Les solutions sont :

Positionner entre les producteurs de déchets et les agriculteurs SEDE maintient, crée ou recrée selon les situations le lien entre les économies industrielles ou urbaines et rurales. Contribution positive à l’économie locale, à l’écologie et à l’agronomie, chaque projet est un projet de territoire qui impose la recherche du bon compromis entre les partenaires pour que la Collectivité soit gagnante pour longtemps.

■ le recyclage agricole direct, ■ la transformation de déchets en compost, ■ la méthanisation qui utilise les propriétés fermentescibles des déchets pour produire du méthane valorisé en électricité par cogénération. Les résidus de cette fermentation sont eux même revalorisés en agriculture pour leurs qualités fertilisantes. L’agronomie, l’environnement et la biologie, sont les compétences qui permettent de construire les filières les mieux adaptées au contexte local, de garantir l’innocuité des produits proposés, de conseiller les agriculteurs sur les bonnes pratiques de fertilisations.

Contacts: Christophe Lataste Tél. : 06 16 01 65 69 E-mail: christophe.lataste@sede.fr

La différence majeure entre choisir son mobilier dans un catalogue et faire appel à la Bureauthèque ne se situe pas au niveau du coût. Pour Muriel Nowik, “c'est le conseil et l'œil des professionnels de l'agencement d'espace qui change la donne”. Petite structure de 10 personnes, l'entreprise tire sa force de son équipe de passionnés : inspirée et réactive, elle se tient toujours prête à relever des défis exigeants et à se dépasser. “L’atout de la Bureauthèque est de parler le même langage que l'architecte. Une compréhension mutuelle et des échanges enrichissants permettent l'aboutissement de projets qui tirent leur force de la cohérence entre l'enveloppe (le bâtiment), la fonction et l'intérieur.“ “La créativité du métier est le fruit de rencontres oxygénantes avec des maîtres d’ouvrages, des designers et des artistes. Ce mélange d’influences représente 88 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

l’essence même de notre philosophie : oser, créer, avancer et donner vie à des espaces”. Depuis la reprise de l’entreprise par Muriel Nowik et Gaëtan Berger, le chiffre d’affaires a augmenté de 27 %. Les grands chantiers en cours annoncent pour leur part une année 2012 très prometteuse. “Mais notre objectif n'est pas quantitatif. Le plus important est de continuer à pouvoir imaginer des espaces où il fait bon vivre”.

Contacts : La Bureauthèque 10 rue de Sardaigne - 72100 Le Mans Tél. : 02 43 23 15 00 - Fax : 02 43 23 73 81 contact@labureautheque.com www.labureautheque.com/blog/labureautheque

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“Oser, créer, donner vie à des espaces” La Bureauthèque est née au Mans il y a 25 ans avec une mission : fournir à ses clients professionnels du mobilier de bureau de qualité. Depuis, l'entreprise a beaucoup évolué, cherchant sans cesse à s’adapter aux exigences particulières des espaces à aménager. “Notre vocation est de créer des atmosphères uniques, confortables, mémorables et fonctionnelles” explique Muriel Nowik, dirigeante de la société. “Chaque projet est une nouvelle histoire. Nous pouvons nous passionner aussi bien pour l'aménagement d'une salle d'attente que pour celle d’un internat de lycéen ou encore le bureau d'un élu. Le tout est de savoir comprendre l'usager. La solution ne se limitera jamais à un assemblage de mobilier industriel. Si la réponse n'existe pas, alors nous l'inventerons !”.

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L’Ecologie de Territoire


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Célèbre dans le monde pour ses bolides et ses rillettes, Le Mans met en avant la richesse de son patrimoine historique et une saison culturelle pleine.

“Une offre culture-naturevoiture”

Indéniablement la Cité Plantagenêt, épargnée par les siècles et que reconnaîtrait encore aujourd'hui, dit-on souvent, le romancier Scarron, Manceau du XVIIe siècle. Sa muraille romaine aux parements ornementaux uniques est la mieux conservée d'Europe. Le palais royal Plantagenêt, dont il ne subsiste plus que des murs et des fenêtres romanes murées, abrite aujourd'hui l'Hôtel de ville. La cité est complétée harmonieusement par des maisons à pans de bois et des hôtels particuliers de la Renaissance ou du XVIIe siècle. Enfin, la cathédrale Saint-Julien, flanquée de son menhir primitif dit de la “pierre au lait”, est un chef d'œuvre de l'architecture médiévale aux nombreux trésors dont le concert des 47 anges musiciens (1481), peint sur les voûtes d'une de ses chapelles et qui a inspiré Skertzò, les créateurs de la Nuit des Chimères. Alors qu'un ancien hôtel des Ursulines abrite l'Office de tourisme, la Maison du Pilier-Rouge, splendide demeure du XVe siècle au cœur de la cité, accueille l'espace d'informations patrimoniales et touristiques de la ville. Ce patrimoine ancien a valu au Mans d’être classé “Ville d'art et d'histoire” il y dix ans et de candidater aujourd'hui au patrimoine mondial de l’Humanité (Classement UNESCO). Que propose ensuite Le Mans pour déjeuner ? Ne manquer sous aucun prétexte la qualité des marchés de plein vent, et notamment le marché des Jacobins qui s’étend au pied du chevet de la cathédrale

Saint-Julien. Y faire quelques achats que l’on peut déguster sur place et si on parvient à y trouver place, sur les terrasses généreuses et très prisées des bistrots attenants.

Eclipse”. Ensuite, on peut faire le choix d'un thé ou d'un bar à vin qui nous conduira vers la Nuit des Chimères. Dès la nuit tombée vous déambulerez dans la Cité Plantagenêt à la découverte des sept sites mis en scène par Skertzò, du 3 juillet au 2 septembre 2012. Selon que vous choisissiez un évènement ou un festival, Le Mans offre près de 52 rendez-vous pour goûter à ses atouts “culture nature voiture”, parmi lesquels les 24 Heures et Le Mans Classic que nous accueillons tous les deux ans.

Savourez les incontournables rillettes du Mans bien sûr, mais aussi poulets et chapons de Loué, bœuf fermier du Maine, roulettes de veau à la mancelle ou pigeons en salmis. Et pour le dessert, pavé au chocolat du Vieux Mans ou petit sarthois caramélisé... le tout arrosé d’un vin sarthois des coteaux du Loir, d’un cidre du Maine, voire d’un calvados !

Où passer la nuit ?

Et pour finir la journée ?

L'agglomération mancelle et le Pays du Mans disposent d’une capacité hôtelière diversifiée. Des chambres d'hôtes de qualité ainsi qu’une cinquantaine d'hôtels dont trois 4 étoiles et sept 3 étoiles enregistrent 600 à 700 000 nuitées chaque année.

L'après-midi peut être l'occasion de découvrir Le Mans Ville Nature. 55 hectares de parcs et jardins publics desservis par le tramway où il fait bon flâner. Pourquoi ne pas s'arrêter au parc du Musée de Tessé pour découvrir l'œuvre de Jean-Bernard Métais et son sablier géant conçu pour marquer l'an 2000, “Temps imparti-

La seule renommée du Mans suffit-elle à attirer des visiteurs ? ©Marine Germain - Ville du Mans

Que conseilleriez-vous au visiteur qui ne disposerait que d'une journée pour découvrir la capitale Sarthoise ?

Le Mans a la chance d'être connue dans le monde entier par le rayonnement de sa course d'endurance. Nous avions besoin d'élargir le champ, et en 2005, un concours d'idées a été lancé pour mettre en scène notre ville ancienne et faire découvrir au plus grand nombre un autre circuit que celui internationalement connu des 24 Heures. Il faut savoir qu'à l'époque, certains pilotes n'étaient jamais venus flâner dans notre ville. Skertzò a remporté le concours et chaque été depuis 2005, ils ●●●

Jean-Louis Prigent Adjoint au maire délégué au tourisme urbain et à l'animation du patrimoine historique

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©Ville du Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

ont investi de nouveaux sites. Sept sites sont aujourd'hui mis en scène dans un parcours déambulatoire et la réputation de ce travail a franchi les frontières car des médias espagnols, britanniques, allemands, belges et hollandais s'y sont intéressés. Aujourd'hui, on voit les pilotes et leurs équipes découvrir et redécouvrir notre ville ancienne. Et l'été ce sont près de 250 000 visiteurs qui prennent plaisir à s’y promener.

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La Cité Plantagenêt, candidate aujourd’hui au patrimoine mondial de l’Humanité, est ainsi devenue depuis six ans un outil majeur dans la stratégie de développement touristique du Mans. Trois évènements y contribuent : • la “Nuit des Chimères”, mise en scène du patrimoine faisant appel à l’imaginaire médiéval qui s’appuie sur le patrimoine

©Ville du Mans

Ce décor historique grandeur nature est également prisé par le septième art : les

tournages de films et téléfilms y sont fréquents.

historique de la ville : murailles, façade romane, chevet de la cathédrale... du mardi au samedi durant tout juillet et août ; du 3 juillet au 2 septembre 2012. • “MansArt”, qui célèbre les métiers de la restauration du patrimoine ancien. Ferronniers, tailleurs de pierre ou encore antiquaires y ont, dès ses débuts, connu un vif succès ; • “Entre cours et jardins”, fête des plantes et de l’art du jardin accueille une centaine d’exposants mais aussi des particuliers qui ouvrent chaque année leur jardin privé aux visiteurs, tel un prolongement de la ville et de son patrimoine commun. 20 000 visiteurs y sont accueillis sur deux jours ; en 2012, les 29 et 30 septembre, de 10 heures à 18 heures. Outre ces trois évènements, la vie culturelle du Mans est émaillée d'une multitude de festivals et autres rencontres : le Forum Le Monde-Le Mans, le Carrefour de la pensée, la 25e heure du livre, Europa Jazz Festival, les Automnales, “Le Mans fait son cirque”, “Le Mans cité chanson”, les Photographiques, le Festival de l'Epau, Puls'art ou encore Bepop ■

Dans le cadre de MansArt, 80 exposants viennent à la rencontre du grand public.

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Propos recueillis par Olivier Sourd


Juin 2012 | Le Mans Métropole

Le Mans, ville candidate au patrimoine mondial de l’Unesco Forte de ses atouts historiques, la Cité Plantagenêt brigue un classement au patrimoine mondial de l’Unesco en s’appuyant sur deux qualités : l’Unique et l’Universel.

©Gilles Kervella

■ L’Unique par une concentration sur un même lieu, de témoignages de quatre époques : • néolithique (menhir) • gaulois et romains (trésor des Gaulois cenomans et enceinte romaine)

©Gilles Moussé - Ville du Mans

• Moyen-Âge (cathédrale romane et gothique, palais comtal et royal, collégiale, maisons en pan-de-bois)

• Renaissance (hôtels particuliers et développement des faubourgs)

■ Unique encore dans certaines de ses composantes : • le plus grand émail champlevé réalisé au Moyen-Âge ; • le plus vieux vitrail sur site (XI-XIIe siècles) ; • le plus grand concert peint d’anges musiciens (XIVe siècle).

■ L’Universel à travers les valeurs et les modèles qu’incarne la Cité Plantagenêt : • une histoire vivante des cultures religieuses ; • une histoire des libertés ; • une unité européenne à travers l’Empire Plantagenêt ; • une histoire du théâtre et de la poésie (naissance du théâtre et de la Pléiade) ; • un modèle type de développement urbain européen depuis l’Antiquité.

“Par-delà les 24 Heures et les rillettes, Le Mans, c’est aussi la Cité Plantagenêt, dominée par une cathédrale prodigieuse qu’épaule un chevet d’une profonde originalité. C’est également la muraille romaine, dont la puissance du parti décoratif reste unique. Quant à la ville médiévale, sa qualité et sa cohérence contribuent à forger leur reconnaissance et à tisser un lien urbain fort. Le tout forme un ensemble exceptionnel qui me semble pleinement relever du classement au patrimoine mondial de l’Unesco” ■ Nicolas Gautier : architecte des Bâtiments de France

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Chaque année, la Cité Plantagenêt fait l’objet d’une des plus belles mises en scène de patrimoine historique en Europe. La nuit tombée, entre gargouilles et farfadets, les visiteurs découvrent la face cachée de la vieille ville.

©Ville du Mans

Skertzò met en scène la Cité Plantagenêt Skertzò met en scène une des plus belles et plus grandes projections d’Europe. Comment parvenez-vous à métamorphoser de la sorte la ville du Mans ? Quelles sont les légendes de “La Nuit des chimères” ?

Et puis, la Cité Plantagenêt révèle ses strates, la romanité au niveau de la rivière, le caractère médiéval en s’élevant, le gothique en traversant la cathédrale… L’architecture exceptionnelle de l’enceinte romaine, le caractère particulier de la cathédrale Saint-Julien et les rues médiévales magnifiquement préservées font ressurgir les évènements passés de nos mémoires. Ce parcours-spectacle s’est aussi inspiré de l’histoire de la Reine Bérengère (veuve de Richard Cœur de Lion). Pouvez-vous retracer le parcours emprunté par les visiteurs lors de cette nuit ? Il y a de multiples parcours, tous parsemés de spectacles et d’installations sonores ou

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“Il y a de multiples parcours, tous parsemés de spectacles et d’installations sonores ou visuelles.“

Façade de la cathédrale, concert céleste

visuelles. Des chimères, des gargouilles et des grylles (nldr : créatures sans corps composées d'une tête difforme dotée de ©Skertzò

“La Nuit des chimères” est en effet reconnue comme l’une des plus belles manifestations d’Europe en matière de mise en scène du patrimoine. Ses légendes naissent à la fois de l’histoire de la cité et de notre imaginaire. La municipalité du Mans souhaitait mettre en valeur un lieu méconnu, la Cité Plantagenêt, en faisant émerger aux yeux des Manceaux et des visiteurs son riche héritage culturel. Nous nous sommes donc beaucoup documentés pour créer “La Nuit des Chimères” et mettre en scène le monde romain avec des éléments de la cité cénomane, des images médiévales, l’histoire des Plantagenêts et… un monde et des personnages oniriques.

bras et jambes et issues de l'imaginaire médiéval) se reflètent dans les rues de la Cité Plantagenêt. Partant de la grande enceinte romaine, les visiteurs découvrirent près de 200 mètres de muraille métamorphosée. Le spectacle propose des fouilles

(imaginaires) qui exhument des trésors n’apparaissant que la nuit. Une autre partie de l’enceinte romaine, qui nous semblait ressembler à un château fort, reproduit l’univers médiéval et ses légendes, mettant en scène une princesse prisonnière, son valeureux chevalier, et un dragon soufflant des flammes. Et sur la façade de la cathédrale Saint-Julien, le “Concert des Anges”, aujourd’hui devenu l’emblème de la Cité Plantagenêt, met en scène les anges musiciens d’une des chapelles du chevet. Dans la cour du conservatoire, roi, reine, princes et princesse partagent un banquet virtuel et chantent aventures, histoires, joies, défaites, victoires et… chagrins d’amour. Au chevet, “Entre anges et démons”, inspiré des façades sculptées des frontons des cathédrales, retrace le combat entre le bien et le mal, le ciel et les enfers. ●●●

Hélène Richard Directrice artistique de Skertzò Sur la photo : Hélène Richard et Jean-Michel Quesne, directeurs artistiques de Skertzò


©Skertzò

Enfin, dans la cour du musée de la Reine Bérengère, la Dame Blanche apparaît… à qui sait attendre.

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Quelles seront les nouveautés de l’été 2012 ?

©Skertzò

Le Labyrinthe des Chimères

En 2012, ce sera une visite renouvelée de certains sites dans lesquels nous rajouterons des scènes et des histoires. Un projet de réalité augmentée est à l’étude (peut-être dès cette année). Chaque soir d’été, les Chimères naissent dans la Cité Plantagenêt ■ Propos recueillis par Siegrid Pierard

Le chevet de la cathédrale Saint-Julien : entre anges et démons

Nouvelle création 2012 Le Labyrinthe des Chimères Sur l’enceinte romaine des Pans de Gorons, c’est une longue fresque qui s’anime. À la nuit tombée, aux confins de l‘antique cité cénomane, un peuple énigmatique, d’étranges créatures surgissent de virtuels sous-sols creusés sous l’enceinte romaine Ils dressent des échelles, montent des échafaudages, creusent de sombres et profonds tunnels, construisent d’étranges édifices, érigent de grandes figures… Un long cortège de musiciens jouant d’instruments extravagants longe la muraille… Quelque chose se prépare. Au lointain, dans un bruissement, deux chimères arrivent à tire d’aile, elles survolent de mystérieux labyrinthes. Est-ce construire ou envahir ? Est-ce détruire ou découvrir ?

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du parcours “La Nuit des Chimères”, le spectacle de Skertzò. Présente sur différents sites culturels de la ville du Mans tels le parcours spectacle “La Nuit des Chimères” et le Carré Plantagenêt (musée d’archéologie et d’histoire du Mans), la société ETC, filiale de INEO, groupe GDF SUEZ est le spécialiste technique de la projection d’images. à la façade. Lors des premiers repérages les images étaient extrêmement déformées. Le travail de grande précision de Skertzò et la contribution de notre logiciel Onlyview© ont permis d’obtenir un excellent résultat. ■ La synchronisation labiale a nécessité de créer de nouvelles fonctionnalités dans le logiciel afin de reproduire le haut niveau de détails.

Quels sont les autres challenges rencontrés ? Le plus grand défi est de garantir à chaque projection un rendu exceptionnel de la qualité d’image. Nous devons régler minutieusement nos équipements. Pour ce projet, il a fallu mettre en place un dispositif extrêmement précis.

Cité Plantagenêt - Le Mans Un spectacle de Skertzò

Pouvez-vous nous parler du projet de la “Nuit des Chimères” chez ETC ?

Un autre challenge pour les partenaires du projet a consisté à intégrer les équipements audiovisuels en respectant la nature du site, candidat au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous avons travaillé sous la direction de Skertzò en étroite collaboration avec la Communauté Urbaine du Mans, afin de concevoir des cabines qui camouflent les équipements.

Nicolas Paineau Nous sommes présents sur le projet pour fournir, installer et mettre en œuvre les équipements audiovisuels, notamment sur la muraille des Pans-de-Gorron et sur la façade de la cathédrale Saint-Julien. Le parcours permet de déployer notre expertise technique sur sept sites, faisant appel à des savoir-faire spécifiques d’ETC tels que le mapping vidéo et la projection sur rideau d’eau.

Chef de Projets ETC

Avant la période estivale, nous avons révisé le matériel, réinstallé le système et réalisé la calage des images.

Y a-t-il un site qui fut plus complexe que les autres techniquement ? Je pense au spectacle “Le Banquet”, pour deux raisons : ■ L’environnement du site et l’encombrement du matériel de vidéoprojection imposaient une faible distance de recul par rapport

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Contact : ETC, filiale de INEO, groupe GDF SUEZ 27, rue Maurice Gunsbourg 94851 Ivry-sur-Seine Cedex Tél : +33 (0)1 45 15 28 28 E-mail : info@etclondonparis.com www.etclondonparis.com

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Entretien avec ETC, le partenaire technique


Juin 2012 | Le Mans Métropole

“Grande Image” met en valeur les patrimoines Le programme de réflexion et de production d’images de grand format projetées dans l’espace public a été développé par l’École supérieure des beaux-arts du Mans il y a cinq ans avec le soutien d’ETC, filiale de INEO, groupe GDF SUEZ, le partenaire technique de la “Nuit des Chimères” depuis 2005.

S

outenu par la ville du Mans et par le ministère de la Culture et de la Communication (DGCA, au titre de la recherche pour le soutien au groupe de recherche Grande Image), le projet a vu le jour en 2007, à l’initiative de Christophe Domino, critique d’art et enseignant. Il permet aux étudiants de s’initier à un support d’expression artistique différent : la projection de l’image de grand format dans l’espace public. Partenaire technique de la valorisation du patrimoine par l’image et spécialiste de la projection urbaine, ETC soutient ce programme depuis sa naissance en apportant son expertise technique et en mettant du matériel de pointe à la disposition de l’École supérieure des beaux-arts. À travers différents projets réalisés, l’entreprise apporte aux étudiants un soutien pédagogique et un partage d’expérience afin de faire découvrir les techniques de vidéoprojection et le logiciel de pilotage ETC, Onlyview© ■

Christophe Domino, critique d’art et enseignant à l’école supérieure des beaux-arts du Mans. Porteur du projet “Grande Image” “Le projet Grande Image est né il y a près de cinq ans au sein de l’école supérieure des beaux-arts du Mans comme un projet d’expérimentation de l’image de grand format et de l’image dans l’espace public. Les choses sont passées très vite d’un exercice d’école à une réalité dans l’espace, puisqu’avec le soutien logistique, technique et le savoir-faire d’ETC, les étudiants ont été amenés, ainsi que des artistes invités, à travailler vraiment à l’échelle de l’architecture dans des bâtiments et des sites réels et du coup à développer véritablement des formats d’écriture très singulière qu’Onlyview© et que toute la technologie d’ETC permet de développer de manière très simple et très directe...” “Nous avons pu travailler sur des sites assez différents dans la ville du Mans, à Nantes… et aussi inscrire ce travail dans des programmations d’envergure nationale comme la Nuit Blanche à Paris en 2011, la Fête des Lumières à Lyon en 2010 et en 2011 et […] ce festival que nous avons initié avec ETC dans la ville de Beaune qui permettait de mettre véritablement en scène des jeunes gens dans cette expression singulière qu’est l’image monumentale”.

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

Un amour réciproque entre Le Mans et le cinéma Un décor grandeur nature

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a muraille romaine et la Cité Plantagenêt, une véritable cité médiévale, font la joie des metteurs en scène ayant besoin de décors historiques. Jean Paul Rapeneau, le réalisateur de Cyrano de Bergerac reconnait “avoir trouvé ici, exactement le décor naturel dont nous avions rêvé”. Des monuments comme la Cathédrale Saint-Julien ou l’Abbaye de l’Epau sont aussi témoins du rayonnement de la ville. Enfin, les nombreuses rues pavées datant du Moyen-Âge finissent de compléter un tableau qui ne demande qu’à entrer en scène.

©Gilles Moussé - Ville du Mans

©Gilles Moussé - Ville du Mans

Le Mans conjugue son histoire avec le septième art. La ville, plus spécifiquement la Cité Plantagenêt, constitue un cadre idéal pour les films historiques par les décors grandeur nature qu’elle propose. Les acteurs et réalisateurs y sont chaleureusement accueillis et les riverains eux-mêmes y contribuent devenant tour à tour acteurs ou ambassadeurs, toujours avec une belle humilité. Les services de la ville et sa cellule cinéma facilitent les entrées des monuments et autres hôtels particuliers, les éléments contemporains sont gommés et très vite on replonge dans l’univers de cape et d’épée.

La Cité Plantagenêt voyage dans le passé à l'occasion du tournage de Jean de La Fontaine, le défi (à droite Lorànt Deutsch, interprète du poête français).

Des acteurs et réalisateurs enthousiastes

L

a course des 24 Heures du Mans a inspiré trois films : Le Mans tourné en 1970 avec Steve McQueen, 23h58, sorti en 1993 et Michel Vaillant, dans les salles en 2003. En juin 2011, le quotidien Ouest France évoquait la possibilité d’un nouveau film sur les 24 Heures du Mans inspiré du livre d’A.J. Baime, Go like Hell, avec Brad Pitt en vedette. Des comédies comme Vive la république, datant de 1997, y ont également été tournées. Avantagé par son cadre exceptionnel, Le Mans a accueilli les plus célèbres films de cape et d’épée.

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D’abord Cyrano de Bergerac en 1990, œuvre tirée de la pièce d’Edmond Rostand et plusieurs fois récompensé au festival de Cannes, aux Césars et aux Oscars, mais aussi L’Homme au Masque de fer en 1997, ou encore D’Artagnan et les trois Mousquetaires, sorti en 2005. D’autres moins connus comme Que la fête commence tourné en 1975, Le Bossu en 1996, Molière et Jean de la Fontaine, tous les deux projetés en salle en 2007, ont aussi été tournés dans la ville. Autant de succès qui font de la Cité Plantagenêt, une

capitale du film de reconstitution historique. La télévision s’est aussi intéressée au Mans qui servit de décor à La Dame de Monsoreau, un feuilleton des années 1970 en sept épisodes, inspiré de l’œuvre d’Alexandre Dumas, et Eugénie Grandet, téléfilm tiré cette fois du livre d’Honoré de Balzac. En avril, après les huit premiers épisodes de la série, Nicolas Le Floch est revenue pour France 2. Les 9e et 10e épisodes y ont été tournés en avril dernier (Réalisation Philippe Bérenger avec Jérôme Robart et François Caron).


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©Gilles Moussé - Ville du Mans

©Ville du Mans

érard Depardieu, Jean Rochefort, Philipe Noiret, Vincent Pérez, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil, Fabrice Luchini, Romain Duris, Laurent Deutsch, Vincent Elbaz, Steven Mac Queen, Léonardo DiCaprio, John Malkovich, etc.

©Gilles Moussé - Ville du Mans

Ils y sont venus :

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©Ville du Mans

©Ville du Mans

Le tournage de Julie, chevalier de Maupin en 2003.

Ils ont dit d’elle : Gérard Depardieu aux prises avec Jacques Weber.

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©Gilles Moussé - Ville du Mans

acques Weber, le comte de Guiche dans Cyrano de Bergerac, s’étonne d’avoir “rarement vu le cœur d’une ville aussi préservé deux ou trois siècles plus tard ! Je trouve ça authentiquement splendide”.

Le tournage de la série Nicolas Le Floch.

ierre Arditi qui interprète Charles de Florensa, dans Julie, chevalier de Maupin et ambassadeurs du Mans : “Le Mans… Ses 24 Heures automobiles… Ses rillettes… Oui bien sûr, tout le monde sait cela. Ce que l'on sait moins, c'est que cette ville, au patrimoine architectural unique, est aussi une sorte de patrie privilégiée du cinéma. Sans doute parce que la Cité Plantagenêt y recèle des décors naturels qui ressemblent à des trésors mais aussi et surtout parce que la population y reçoit les gens du cinéma, acteurs, metteurs en scène, techniciens comme s'ils étaient des “frères de sang”. Lorsque l'on “tourne” au Mans, on a cette sensation inouïe que la ville toute entière ne bat plus qu'au rythme du cœur de ceux qui viennent “dire le monde”, chez eux. Partout ailleurs, on dérangerait. Ici, au contraire, il y a au fond des yeux de chaque femme et de chaque homme ce que tout acteur désire offrir plus que tout au monde : la lueur du rêve ! Si l'acteur n'existe qu'au travers du regard des autres, c'est au Mans, sans doute que je me suis senti le plus vivant. Le Mans réussit cet acte unique de faire un théâtre avec le cinéma.”

L’aide logistique de la Ville et l’accueil des riverains

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fin de recréer parfaitement l’illusion historique lors des tournages, des aménagements urbains peuvent être nécessaires. Est pris en charge le déplacement du mobilier public comme les bancs, les poubelles ou les rampes d’escaliers. Tout ce qui touche au domaine privé comme le démontage des devantures de cafés, est assumé par

les sociétés de films. Les liens entre la mairie et les propriétaires d’édifices privés permettent aux équipes de films d’obtenir les décors qui leur conviennent gratuitement ou presque. Cet accueil privilégié permet de fidéliser le monde du septième art, ce qui n’est pas pour déplaire aux restaurateurs, hôteliers et commerçants.

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Valoriser le patrimoine botanique mais pas seulement : au travers de promenades fleuries, l’association “Entre cours et jardins” fait découvrir aux visiteurs un jardinage à la fois respectueux et responsable.

©Ville du Mans

Une autre façon de découvrir le patrimoine Vous êtes à l’initiative de la Fête des plantes et de l’Art au jardin, comment s’organise cet évènement ?

Quelles sont les animations proposées durant ces deux jours ? Chaque année, la Cité Plantagenêt ouvre ses portes à plus de 20 000 visiteurs. Elle divise son espace en six pôles thématiques : • “la Cathédrale et ses jardins” pour y goûter des produits gourmands, acheter des meubles d’extérieur et rencontrer les pépiniéristes ; • “le pilier rouge” : vente de livres, exposition de plantes exotiques, etc. ; • “grande rue et ruelles” : le potagenêt et les jardins ouvrent leurs portes, des films sont projetés et des histoires sont contées ;

La 5e édition d’“Entre cours et jardins” aura lieu les samedi 29 et dimanche 30 septembre, autour de la cathédrale Saint-Julien et dans la Cité Plantagenêt.

• “Saint-Benoît” : l’église qui fait découvrir ses espaces extérieurs ; • “hors les murs” qui présente trois jardins différents : celui de Gourdaine, des Tanneries et le Futur verger. ©Ville du Mans - Alain Szczuczynski

Ce rendez-vous annuel autour des jardins se déroule sur trois jours dans la vieille ville et propose une autre façon de découvrir le patrimoine. Dès le vendredi, un colloque scientifique réunit les amoureux des plantes et plus particulièrement des botanistes – dont certains grands noms de la science – qui y confrontent leurs recherches et leurs travaux en la matière. Mais la fête a réellement lieu le samedi et le dimanche autour de la cathédrale Saint-Julien. Une centaine d’exposants pépiniéristes et horticulteurs viennent présenter aux Manceaux leurs collections de plantes rares. Plus de trente jardins publics et privés sont accessibles et les hôtels particuliers ouvrent leurs portes. Tous ces espaces sont mis en scène par des décorateurs et des professionnels des espaces verts.

Ce rendez-vous s’adresse aussi aux enfants. L’association “Entre cours et jardins” cherche en effet à les sensibiliser dès le plus jeune âge à l’environnement. Cela se traduit par des animations pédagogiques mais aussi ludiques. En 2008, un potager a été spécialement créé pour leur apprendre à connaître et à reconnaître les plantes tout en les initiant au jardinage. Enfin, des marionnettistes et des musiciens se promènent dans les rues et des jeux de pistes sont organisés. ●●●

“Des marionnettistes et des musiciens se promènent dans les rues“

Josiane Couasnon Fondatrice de l’association “Entre cours et jardins”

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©Ville du Mans

Ce rendez-vous ouvre aux visiteurs les portails des hôtels particuliers, de l'abbaye Saint-Vincent, de la Chapelle de l'Oratoire et du Conservatoire.

●●● Comment financez-vous cet évènement ?

©Gilles Moussé - Ville du Mans

Le pass de cinq euros, nécessaire pour accéder aux jardins et aux conférences, permet de financer une grande partie des dépenses. La Ville aide l’association en termes de communication et de logistique technique – élément essentiel puisque la

manifestation a lieu sur le domaine public – tout comme le Conseil général de la Sarthe à travers une subvention. La Chambre syndicale des fleuristes, ses éleveurs et ses apprentis permettent chaque année l’organisation d’un concours et le versement d’un don à la Ligue contre le cancer (3 500 euros en 2011). Enfin, le travail de 200 bénévoles sur le terrain est indispensable à notre succès.

“L’évènement s’organise autour d’une thématique de création et fait intervenir de nombreux artistes. “ Quelles ont été les nouveautés de cette quatrième édition de la Fête des plantes et de l’Art ? Avez-vous des projets pour octobre 2012 ? Tous les ans, l’évènement s’organise autour d’une thématique de création et fait intervenir de nombreux artistes. Lors de la première édition, nous avons mis en valeur une ou deux friches avec la création du potager partagé. La deuxième année, une vigne a été créée sur une butte. En 2011, nous avons initié un verger conservatoire de fruitier de type médiéval. Quant à l’édition 2012, elle verra naître un “jardin blanc” pour la Reine Blanche, Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion, qui s’était retirée au Mans après la mort de son mari… Le metteur en scène, Julien Cottereau sera présent pour quelques instants choisis dans les jardins ■ Propos recueillis par Siegrid Pierard

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 99


mécanique de précision Riche d’un savoir-faire de 40 ans, la société Geslin SAS est spécialisée en mécanique de précision et en réalisation d’outillages. Aéronautique, automobile, médical, nucléaire, connectique, armement : les nombreux secteurs d’activités auxquels s’adresse l’entreprise en font une référence dans bien des domaines. Notre parc machines permet l’usinage de pièces seules ou en sousensembles et ensembles complets, en unitaires, petites ou moyennes séries, car chaque production fait l’objet d’une attention particulière et spécifique. Avec des capacités machines allant de diamètre 3 à 320 en tournage et de 5 au cube à 1000*800*500 en pièces prismatiques, Geslin SAS s’adapte parfaitement aux besoins de ses clients en s’efforçant d’apporter une réponse technologique réactive. Un bureau d’étude a notamment été créé pour prendre en main les cahiers de charges et aider à leur amélioration. Toujours dans le but de maintenir un niveau d’exigence à la hauteur de celui des clients. C’est pourquoi la société s’est faite certifiée ISO en 1998 : depuis, la mise en place continuelle de nouvelles normes (ISO 9001 version 2008 en 2009, en cours de certification aéronautique ISO 9100) s’est doublée du besoin d’aller toujours au-delà de celles qui sont habituellement exigées sur le marché. Il en va de même en ce qui concerne notre équipe : recrutée dans les meilleures écoles françaises, son dynamisme, son professionnalisme

et sa haute qualification sont autant d’atouts pour garantir réactivité et performance dans la réalisation des tâches qui lui sont confiées. Le tout dans une structure à taille humaine, permettant à nos 30 compagnons d’être particulièrement attentifs aux demandes spécifiques des clients. Soucieux des évolutions du monde professionnel, Geslin SAS investit constamment dans la formation de ses salariés. Régulièrement, ces derniers sont appelés à parfaire leur maîtrise des machines, de leurs outils, et des logiciels de pilotage et sont formés à l’encadrement et au management, afin d’être toujours prêts à répondre à d’éventuelles contraintes. Cette dynamique et cette rigueur nous permettent de respecter nos engagements et de pouvoir nous enorgueillir d’une quasi-exclusivité de compétence, par exemple, en moule à la cire perdue. Contact GESLIN SAS Rue Edmé Bouchardon - Z.A. du Panorama - 72100 Le Mans Tél. : 02 43 75 02 61 - Fax : 02 43 75 12 65 contact@geslin-sas.fr - www.geslin-mecanique-precision.com

Un entretien avec Philippe Poutoire, Président Directeur Général de JOUVET SAS Génie climatique, plomberie, électricité et énergies renouvelables. Expert dans différents domaines, Jouvet SAS propose des solutions aux particuliers et professionnels du Mans depuis plus de 35 ans ! Nos 90 collaborateurs sont répartis selon leur spécialité, entre encadrement, service administratif, bureau d’études et personnel de chantier. Avec un chiffre d’affaires de plus de 8 millions d’euros réalisé en 2010, la société poursuit son développement sur le territoire, avec le souci constant de rester proche de ses clients.

En quoi vos services s’inscrivent-ils dans une logique de développement durable ? La démarche écologique fait partie de l’ADN de la société : tous nos programmes immobiliers sont élaborés en conformité avec les normes BBC exigées aujourd’hui. L’engagement va même plus loin, car Jouvet SAS favorise l’utilisation des techniques et des matériaux à basse consommation, toujours dans cette logique éco-responsable de protection de l’environnement. Par exemple, à l’horizon 2015, la démarche ira dans le sens de la norme BEPAS puis BEPOS (bâtiment à énergie passive puis énergie positive).

Quels sont vos atouts et qualités ? L’antériorité et l’ancienneté sont les principaux atouts de Jouvet SAS, car une connaissance aigue du territoire est un gage de qualité certain. C’est pourquoi ne pas quitter le territoire est une volonté stratégique de l’entreprise. Notre sérieux et notre rigueur nous ont permis de nouer des partenariats forts et une relation de proximité sans précédent avec les clients, nécessaire à la reconnaissance et au rayonnement de la société dans le département. D’autre part, nous mettons un point d’honneur à la formation et au développement professionnel de nos équipes, toutes qualifications confondues : technico-pratiques, nouvelles technologies, touchant au bien-être des salariés, la sécurité au travail…et même linguistiques pour ceux qui sont étrangers ! 100 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

Alain Baraton : “J’aime l’esprit qui règne ici” Alain Baraton, jardinier en chef du domaine de Versailles, a un lien particulier avec la ville du Mans. Son père y est né.

“M

on père est né au Mans, pourtant je n’ai découvert la ville que tardivement dans ma jeunesse grâce aux 24 Heures. La Cité Plantagenêt est remarquable. À chacune de mes visites, je vais de découverte en découverte. C’est beau, simple, sobre et élégant, comme ces hôtels particuliers tous

plus magnifiques les uns que les autres. Cette vieille ville est comme un bouquet. Au-delà d’une belle bâtisse, c’est l’ensemble qui est émouvant. La manifestation “Entre cours et jardins” dévoile des espaces merveilleux qu’on ne soupçonne pas derrière ces hauts murs. Des jardins entretenus à la perfection

et très surprenants. Qui s’attendrait à trouver des pamplemousses ou une auberge de jeunesse pour coccinelles ? J’aime l’esprit qui règne ici, ce sens de l’authenticité. J’aime jusqu’aux petites imperfections comme ces boutons de sonnette. Si je m’installe un jour ici, je mettrai un heurtoir à ma porte.”

Jean-Pierre Coffe et Alain Baraton, à gauche avec le maire, Jean-Claude Boulard, à droite avec Claire Gibault, autre ambassadrice de renom du Mans. Photo Gilles Moussé-Ville du Mans

Jean-Pierre Coffe : “Le marché des Jacobins est exemplaire” Quand on le rencontre au Mans, c’est souvent sur le marché des Jacobins. Jean-Pierre Coffe aime à y faire des découvertes. Il le place même parmi ses marchés favoris.

“L

e Mans est une ville extrêmement vivante. Dynamique. Le marché des Jacobins est exemplaire. J'ai toujours beaucoup de plaisir à venir le visiter et à y acheter. Il y a une volonté de pédagogie des marchands. C'est très spectaculaire y compris pour moi qui ai 300 à 400 marchés dans les jambes. On a affaire à des artisans, des producteurs

locaux. Il y a de la place pour eux et pas seulement pour les revendeurs. En ce sens, la municipalité mène une politique avantgardiste. Si tous les marchés étaient à son image, le problème de l'alimentation serait réglé. Ce marché est aussi un lieu de retrouvailles, de convivialité, d'échange, de chaleur humaine tout à fait remarquable. La ville

dans son ensemble est d'ailleurs agréable à vivre. La mairie a su développer la ville sans la déshumaniser. Pour moi c'est essentiel. Et puis j'ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver les Manceaux chaque année à la 25e Heure du livre. C'est l'une des grandes manifestations culturelles de France avec un rassemblement d'auteurs tout à fait remarquable.”

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 101


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102 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires


©Ville du Mans

Juin 2012 | Le Mans Métropole

UNE VILLE DE SPORT ET DE CULTURE

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 103


Juin 2012 | Le Mans Métropole

Puls’art souffle sa 20e bougie Rassemblant chaque année au Mans des artistes venus des quatre coins de la France et du monde, cet évènement promeut une création qui a du sens, porteuse d’une vision personnelle et sensible de l’être humain. Une vision désormais souvent mise à l’écart au profit de valeurs marchandes.

S

ix cents dossiers envoyés, soixante artistes sélectionnés par un jury de qualité renouvelé chaque année. C’est sur ce principe que fonctionne la manifestation Puls’art, qui depuis 20 ans déjà, réunit grands noms de la création contemporaine et illustres inconnus à l’occasion d’un évènement unique et très attendu des Manceaux. Cette année, la biennale 109, Charles Belle, Herman Braun Vega ainsi qu’Hélène Duclos ont été les invités d’honneur au musée de Tessé.

Charles Belle

©Ville du Mans

Une véritable success-story. S’il s’est aujourd’hui hissé au rang d’institution, cet évènement n’était à sa naissance qu’un simple rendez-vous servant à faire connaitre les œuvres d’un petit groupe

d’artistes locaux, le Week-Art. L’objectif était alors simplement d’exister. C’était en 1993. Rapidement, l’évènement pris de l’ampleur pour devenir Puls’art en 1999. Le nombre croissant de visiteurs et de candidatures amena à la création d’un jury de spécialistes : galeristes, artistes, critiques et amateurs d’art écrèment dès lors les candidatures reçues et n’en conservent que la substantifique moelle. “Pour chaque manifestation, notre seule thématique est la qualité ” confirme Lucien Ruimy, l’organisateur de Puls’art, avant d’ajouter “photographie, peinture, sculpture, les formes d’expression sont tout aussi diverses et contrastées que les supports utilisés. Tous les ans, je me surprends à découvrir de nouveaux ●●●

Lucien Ruimy, président fondateur de Puls'art, réunit depuis 1994 artistes et public pour faire émerger une “démocratie culturelle directe”.

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Marc Jallard, Trio

Meyer & SIGG ●●● créateurs avec des idées innovantes et toujours plus originales”.

Aniceto Sonia

Daniel Faivre, Nicolas Favre, JeanChristophe Fischer ou encore Xavier Jallais figurent parmi les artistes sélectionnés en 2012. Si leurs noms ne jouissent pas encore du même rayonnement qu’un Andy Warhol, leurs créations sauront sans aucun doute toucher la corde sensible de tout spectateur. Des couleurs froides, des visages figés, des corps souffrants, fantomatiques, déformés et parfois même décadents laissent transparaitre le malaise essentiel inhérent à la société actuelle. Non sans une certaine ironie, sans pour autant chercher à dérouter gratuitement, “car la provocation est l’absence de création ” pour Lucien Ruimy.

Edwige Blanchatte

“Les artistes sont les fleurs sensibles du monde, avant-gardistes des bouleversements à venir. Preuve en est, la crise de l’art moderne a précédé la notion même de crise globale dans le domaine économique. Quelles que soient les époques, le domaine créatif a toujours servi de témoin aux générations futures.” Quelle trace laisseront donc les artistes de la société actuelle ? Véritable état des lieux de la création en France et dans le monde, la manifestation Puls’art s’engage à apporter des pistes de réponse. En laissant naturellement à chacun sa liberté d’interprétation, les lois du sensible étant insaisissables ■ Pauline Pouzankov

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 105


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Créé en 1978, le salon du livre du Mans est l’un des plus anciens de France. Chaque année, cet événement majeur de la rentrée culturelle réunit amateurs de littérature et professionnels du livre.

Les peuples premiers au cœur de la 25e Heure du Livre

Co-organisé par la ville du Mans et l’association la 25e Heure du Livre, ce salon est très certainement pionnier dans son domaine puisque sa création date de 1978. Outre son ancienneté, il se distingue par sa pluridisciplinarité. Sa thématique des peuples premiers met chaque année à l’honneur une culture ancienne, conjuguant vision littéraire et regard ethnographique. Cette année, c’est l’Océanie qui a été choisie. Depuis quatre ans déjà, la 25e Heure du Livre a souhaité également cadrer le salon généraliste. C’est ainsi que la rédaction du magazine Lire s’est vue confier le soin d’élaborer un programme en phase avec les tendances de chaque nouvelle rentrée littéraire, permettant au public de rencontrer les auteurs les plus marquants (dont nous présumons bien souvent qu’ils auront la faveur des jurés Goncourt, Renaudot, etc.) ainsi que les nouveaux talents. Enfin, le salon a aussi été le premier à proposer un droit d’entrée convertible en partie en bon d’achat : payer l’accès au

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salon permet ainsi d’amortir le prix d’un livre. Une initiative gratifiante autant pour les auteurs que les lecteurs qui rentrent de ce fait dans une vraie logique d’échange.

ambitions à l’initiative de son successeur : Jean-Claude Boulard a choisi d’y greffer la thématique des “peuples premiers”. Il n’a pas oublié son séjour d’étude en Côte d’Ivoire, alors qu’il s’intéressait beaucoup à l’ethnologie en parallèle de son cursus à l’ENA. C’est pourquoi, avec son humour coutumier, il se présente volontiers comme “un ethnologue qui a mal tourné”.

Après avoir mis à l’honneur la littérature francophone pendant plusieurs années, le salon s’intéresse désormais aux “peuples premiers”. Pourquoi ce choix ? Après avoir vu le jour sous l’autorité du maire Robert Jarry, le salon a haussé ses ©Gilles Moussé - Ville du Mans

“La 25e heure du Livre” est l’événement majeur de la rentrée culturelle mancelle. Pourriez-vous le présenter ?

Le choix des “peuples premiers” est une volonté partagée par l’association présidée par Thierry Hubert et par la municipalité, représentée par Jacqueline Pedoya (déléguée à la culture), d’associer cultures orale et écrite, car l’histoire de l’humanité remonte à plus de 5 000 ans ! L’effort de transmission et de mémorisation est largement antérieur à l’invention de l’écriture. Grâce à cette thématique, Le Mans, déjà “plaque tournante de l’Ouest”, peut se flatter d’être devenu “la plaque tournante des peuples premiers”. ●●●

Philippe Delaroche Commissaire du salon généraliste de la 25e Heure du Livre, rédacteur en chef du magazine Lire


●●● Quelles sont les grandes tendances littéraires actuelles ?

Elles sont les mêmes depuis la nuit des temps ! Le domaine de l’affectif et de l’intime a toujours été le premier foyer de la création littéraire. La complexité des rapports humains, mais aussi la précarité de chaque microscopique existence face aux désordres et aux violences de l’histoire collective sont autant de thèmes dominants et constants. Pensez-vous que les nouvelles technologies (type tablettes, readers, etc.) ont transformé notre façon de lire ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les premiers acheteurs de ces produits électroniques sont des personnes ayant déjà un rapport à l’écrit et non des illettrés ou des analphabètes. L’impact des nouvelles technologies sur la lecture est donc à relativiser. En revanche, d’autres questions se posent, d’ordre juridique (le copyright) ou d’ordre ergonomique (le confort de lecture, la lisibilité selon le type d’écran, etc.). Un livre implique toujours un rapport d’exclusivité, un effort de concentration, une obligation d’écoute, un différé de la satisfaction promise. Lire sur un support papier signifie tolérer le silence, manifester sa capacité à être seul tout en entrant en relation avec la voix ou les voix qui s'élèvent à la lecture, alors qu’une tablette représente en permanence la porte ouverte à une foultitude d’autres possibilités ou requêtes qui sont parfois autant de dérobades. À l’heure où une incroyable variété de loisirs s’offre au public, comment inciter les enfants à la lecture ? Il faut prêcher l’exemple tout en racontant des histoires aux enfants avant le coucher. En plus de l’effet positif d’imitation, cette initiative stimule l’imagination et la mémoire

des plus jeunes. La lecture, contrairement à la télévision, développe les capacités intellectuelles du lecteur qui ne se contente pas de recevoir passivement une information. Par l’interprétation qu’il en fait, ou par la

parodie, il produit lui-même sa propre histoire : ce développement intellectuel est l’un des premiers pas vers la maturité ■ Propos recueillis par Pauline Pouzankov

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 107


Juin 2012 | Le Mans Métropole

Le Mans fait son cirque Du 29 juin au 1er juillet 2012 Le Mans se donne des airs de plus grand chapiteau du monde, chaque dernier weekend de juin.

Le Mans, “Cité du Cirque”

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Spectacles sous chapiteaux Cie Pagnozoo (70) - “Emmène moi” ■ Cie Bang Bang (63) - “Post” ■ Cie Les Krilati (75) - “Racines” ■ "Nouvelles Pistes” - Tremplin Fédération Française des Écoles de Cirque. Spectacles en salle Cie Sacékripa (31) - “Coulisse” ■ Cie Lunatik (93) - “Marche ou rêve” - Coproduction 2011 ■ Cie Oktobre (31) - “Oktobre”. Spectacles en extérieur Cie 220 Vols (16) - “Larsen” ■ Cie Les Rois Vagabonds (39) - "Concerto pour 2 clowns” ■ Compagnie Gorky (93) - “La promenade des éloignés” ■ Cie L’appel du pied (34) - “Tandem” ■ Cie Carnivores (44) - “Save my soul” - Coproduction 2012 ■ Cie Jo Bithume (49) - “Les Ravouilleurs” - Coproduction 2012 ■ Les élèves de la Cité du Cirque MarcelMarceau ■ Les élèves du Samovar. ©Gilles Moussé - Ville du Mans

©Ville du Mans

Créé en 2001 et organisé avec le soutien du Conseil régional des Pays de la Loire, le Festival Le Mans fait son Cirque adopte sa configuration actuelle en 2004. En 2012, pour la quatrième année consécutive, le Village de Cirque prend ses quartiers Promenade Newton, à proximité de la Cité du Cirque Marcel-Marceau. La diversité des arts du cirque et de leurs esthétiques y est présentée, des pratiques amateurs à la formation professionnelle ; des formes émergentes, à la création contemporaine confirmée. Le Festival et la Cité du Cirque exercent à l’année leur complémentarité en organisant des résidences de création et en animant le dispositif Pépinière Artistique Ligérienne Circassienne (PALC), dispositif qui est directement au service de l’insertion professionnelle de jeunes artistes. Associés à de nombreux partenaires locaux (Subsistances, Association Divertimento, Centre National des Arts de la Rue “La Paperie" à Angers, festival des “Rencarts” à Pornichet, etc.), nationaux et européens (coopérative “2 rue 2 Cirque” à Paris, “La Grainerie" à Toulouse”, “La Maison du Cirque” à Bruxelles, etc.), le Festival et la Cité du Cirque développent une politique active de soutien à la création et à la diffusion qui place Le Mans parmi les grandes cités des arts du cirque en France. La programmation 2012 reflète cette volonté de présenter la variété du cirque actuel tant au niveau régional, national, qu’international. Elle sera également l’occasion de renforcer les liens entre le village de cirque et la parade, les horaires du festival seront adaptés à ceux de la parade, des artistes seront associés à ces deux temps de la manifestation. Cette synergie est appelée à se renforcer sur les éditions à venir ■

Le Village du Cirque de Création


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Pour la 11e fois consécutive cette année, Le Mans se donne des airs de “plus grand chapiteau du monde”, puisque le cirque investira la ville les 29, 30 juin et 1er juillet prochains.

De très bonnes infrastructures ©DR

pour les arts du cirque les uns après les autres, ce festival offre une grande publicité aux différentes troupes. “Le Mans fait son cirque” accueille tous les styles de représentations : le répertoire peut donc varier du cirque traditionnel à des spectacles plus contemporains. Un grand défilé de carnaval permet aussi aux différentes écoles d’art du cirque de s’exprimer. “Le Mans fait son cirque” est réellement un festival attendu et apprécié, tant par le public que par les artistes. Il représente un tremplin et ouvre des portes aux jeunes troupes.

accueillis, par le régisseur ou les élus locaux. C’est toujours appréciable. L’accueil réservé aux artistes de “Le Mans fait son cirque” est-il la clé de sa réussite ? Le Mans est une ville férue de cirque : La Famille Morallès comme l’imposant cirque Arlette Gruss y font le plein de spectateurs. Nous travaillons avec la Ville du Mans depuis plus de 10 ans. Une vraie confiance s’est installée entre nous. Les Manceaux aiment le cirque, ce festival est donc une date très importante dans une tournée. Avec tous ces chapiteaux collés les uns aux autres, le résultat est impressionnant.

Comment s’organise l’accueil d’un cirque comme le vôtre, dans une ville comme celle du Mans ?

La troupe fut fondée par Christian Mugica et est aujourd’hui dirigée par Monique, sa femme. Leurs quatre enfants en font partie. Sylvie, ma femme et l’aînée de la famille, est trapéziste comédienne. Je suis moi-même guitariste, batteur et acteur. Carole, la cadette, est jongleuse et spécialiste du dressage des petits animaux et comédienne. Son mari, Gino, est accordéoniste et comédien. L’unique garçon de la fratrie est Didier, chanteur, trapéziste et jongleur, et comédien tout comme sa femme, Hélène. Enfin, Julien – le benjamin – fait partie de la direction technique du centre national des arts du cirque (CNAC). J’ajoute que la troupe s’élargit peu à peu à une troisième génération de Mugica : Augustin, 14 ans, est jongleur et déjà salarié !

Pour nous, l’accueil technique est primordial. Bien que La Famille Morallès ait sa propre logistique et soit du coup relativement autonome, un soutien est indispensable (notamment des arrivés d’eaux et d’électricité pour les caravanes, ainsi qu’une équipe de 14 personnes pour aider au montage et au démontage du chapiteau). Les artistes et les équipes techniques sont très bien

Quelles infrastructures la ville du Mans laisse à votre disposition pour assurer vos représentations ?

©DR

Pouvez-vous nous présenter les membres de La Famille Morallès ?

Il existe au Mans, des infrastructures très développées pour les arts du cirque. Pour préparer son dernier spectacle, la famille Morallès s’est installée dans un lieu de création et d’accueil de jeunes compagnies : “Les subsistances”. Mise à disposition par la Ville et gérée par la troupe des Baltringos, cet équipement de création est essentiel à l’art du cirque ! Enfin, l'École de cirque Marcel-Marceau joue elle aussi, un rôle important dans l'accueil des jeunes compagnies. Son directeur, un ancien artiste de cirque, a trouvé une bonne articulation entre les élèves et artistes : des minis résidences artistiques y ont même été créées ■ Propos recueillis par Kévin Sampont

Vous avez participé au Festival Le Mans fait son cirque en juin 2011, que pensez-vous de cette manifestation ?

Bernard Delaire Que du bien. Organisé comme un village de cirque, où les chapiteaux s’enchaînent

Membre de la compagnie de cirque “La Famille Morallès”

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT | 109


Juin 2012 | Le Mans Métropole

Une ville pour toutes les musiques

©Ville du Mans

Cinq grands rendez-vous musicaux où diversité rime avec qualité Festival de l’Epau

L

Europa Jazz

C

réé en mai 1980 sous le nom de Le Mans Jazz Festival, rebaptisé Europa Jazz Festival du Mans en 1985, puis Europa Jazz depuis 2000, ce festival est l’un des plus anciens de l’Hexagone. Par son option européenne assez “pointue”, délibérément choisie à contre courant de la tradition jazzistique des années 80, il est aujourd’hui reconnu dans toute l’Europe. 3000 spectateurs à sa création, quasiment 30 000 en 2009 avec l’Europajazz en Balade : l’Europajazz s’est “démultiplié” et propose aujourd’hui plus de 100 concerts par saison, sur 6 départements, 2 régions, 30 villes, et 50 scènes différentes. 33e édition – du 21 mars au 6 mai 2012 – www.europajazz.fr ©Jean Michel Regoin

©Ville du Mans

e festival de l’Epau propose chaque année une programmation de concerts, en lien avec une thématique choisie. Il a été créé en 1982 par le Conseil général de la Sarthe dans une logique de préservation et de valorisation du patrimoine du département. Il invite les Sarthois à franchir les grilles de l’abbaye de l’Epau, mais aussi défend et illustre un autre patrimoine universel, celui de la musique dite “classique”. En 2012, Claire Gibault y a dirigé le Paris Mozart Orchestra, pour la première fois à l'Épau, le 23 mai. 30e édition – du 23 au 3 mai 2012 – www.centre-culturel-de-la-sarthe.com

BeBop

P

op, Rock, Chanson, Electro, set DJ, le festival Bebop est un véritable kaléidoscope des nouvelles tendances musicales. Espace de brassage musical et culturel, sa programmation s’équilibre entre tête d’affiches, découvertes artistiques et groupes locaux. 26e édition – du 6 au 10 novembre 2012 – www.bebop-festival.com

Le Mans Cité chanson

Les automnales

D

N

epuis plus de 15 ans, Le Mans Cité Chanson contribue par le biais de ses tremplins à la découverte de nombreux talents et au développement de la carrière d’artistes, présents aujourd’hui sur les scènes les plus diverses. Citons notamment : Jeanne Cherhal, Gérald Genty, Imbert-Imbert, Sansévérino, Les Elles, Emmanuel Moire, Les Joyeux Urbains, Frédéric Fromet… 70 rendez-vous, quatre tremplins (interprètes, chansons francophones, Electric’Cité et Slam), des concerts et des actions “pratiques amateurs”. 18e édition – du 14 janvier au 25 mars 2012- www.lemanscitechanson.com

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é de la volonté conjointe de l’Orchestre nationale des Pays de la Loire et de la Ville du Mans, le festival Les Automnales a pour objectif d’ouvrir au plus grand nombre les portes de la musique classique. Du récital aux œuvres chorales, vocales ou instrumentales, des petites formations au grand orchestre symphonique, il s’agit de proposer une programmation de qualité, des concerts d’une heure environ et à des tarifs attractifs. Une manifestation plébiscitée par un public grandissant, passé de 4 800 auditeurs en 2008, à presque 8 000 en 2011. 5e édition – du 26 au 28 octobre 2012 – www.lemans.fr


Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Cette année, Bebop soufflera sa 25e bougie. Si ce festival musical a vu le jour sous des airs de rock alternatif, il a pris aujourd’hui un virage plus généraliste, avec pour objectif la promotion d’artistes talentueux et novateurs.

Bebop surprend le public

Le festival Bebop mélange toutes les musiques actuelles : du rock à l’éléctro, en passant par le reggae, son offre de style musicale est complète. L’objectif est de représenter toutes les mouvances musicales du monde en programmant des artistes des cinq continents. Mélanger, c’est aussi s’assurer qu’à côté des “têtes d’affiches” soient invités des groupes moins connus. Mise en scène, décors, programmation : tout est pensé pour proposer au public quelque chose de neuf. Bebop à lieu tous les ans au mois de novembre, cette année du 6 au 10.

Cette année, le festival fête ses 25 ans. Comment s’est il développé tout au long de ces années ? Le festival est né avec la mouvance du rock alternatif. C’est à ce moment la que tout a commencé. Des groupes comme Berruriers noirs ou Noir Désir nous ont permis de nous développer et de nous structurer en un rendez-vous incontournable. La programmation a ensuite pris une teinte anglaise : des groupes de pop reconnus passaient chez Bebop. Aujourd’hui, le festival est plus généraliste du point de vue musical. Au niveau logistique, Bebop se situait, dans ses premières années, sur l’ensemble de la communauté urbaine, puis du département. Actuellement, la manifestation se déroule au parc des expositions où nous pouvons accueillir 2 500 personnes et un espace village partenaire. Le festival travaille le mécénat depuis cinq ans environ. L’objectif étant qu’il vive et se développe avec le club des entreprises.

Votre programmation se compose de têtes d’affiches mais aussi d’artistes en plein essor. Pourquoi ? L’objectif est d’offrir aux artistes montant l’opportunité de se produire devant un public nombreux (environ 1 500 à 2 000 spectateurs) et réciproquement de permettre au spectateurs qui viennent voir des têtes d’affiche de découvrir des groupes encore peu connus. Ces derniers sont accueillis par le festival de la même manière que les têtes d’affiches. Des liens peuvent ainsi se créer entre tous ces artistes.

La 25e édition de Bebop aura lieu du 6 au 10 novembre prochain.

entreprises, qui y invitent leurs clients par exemple. Le brassage ne s’est pas seulement opéré dans les styles musicaux mais aussi dans le public et dans les partenaires.

Comment définiriez-vous les apports de votre festival à la vie culturelle mancelle ? Le festival Bebop ouvre aux groupes locaux une porte sur le grand public. Cela permet de mettre en avant la ville du Mans, moins dynamique que Nantes ou Angers de ce point de vue. Par ailleurs, le festival apporte beaucoup en termes de mécénat. De manière de plus en plus flagrante, le festival est regardé autrement par les

Quels sont vos projets pour les prochaines éditions ?

©Jean Michel Regoin

En quoi consiste le festival Bebop? Quand a-t-il lieu ?

Tout d’abord, il serait intéressant d’entamer des collaborations – par le biais d’échanges culturels – entre Le Mans et ses villes jumelées. Avec par exemple Bolton en Angleterre, Suzuka au Japon ou encore Haouza en République arabe sahraouie démocratique. L’autre priorité est de renforcer le mécénat, condition sine qua non au développement du festival. Mais l’essentiel est bien entendu de trouver des artistes qui répondent à la demande des spectateurs, tout en innovant et en créant pour surprendre le public ■ Propos recueillis par Kévin Sampont

Bruno Leroy Président et programmateur du festival Bebop

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

Teriaki, un show de la quatrième dimension Depuis 11 ans déjà, l’association Teriaki organise un parcours psychédélique au cœur de lieux improbables, performances visuelles et installations high-tech à l’appui. Plus qu’un festival porteur de sens, Teriaki est avant tout un concept indéfinissable.

©DocMac 2011

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as de Festival Teriaki cette année ? Un moindre mal pour un grand bien. Face au succès grandissant de cette manifestation musicale mancelle, les organisateurs ont décidé, en 2011, de faire passer l’évènement en bi-annuel. Prochain rendezvous en 2013, une attente nécessaire pour mettre en place une programmation encore plus singulière. “Notre volonté est de prendre du temps pour réfléchir à ce que l’on souhaiterait proposer au public pour organiser un festival toujours différent des éditions précédentes. Répéter le même schéma, dans les même lieux d’année en année ne nous intéresse pas”, affirme Emmanuel Chaput, vice-président de l’association Teriaki.

Au programme, concerts, workshop, conférence, ciné concerts, siestes électroniques, etc.

réorienter le projet en l’axant davantage sur le lien qui existe entre la scénographie et la musique ”. Dès 2005, le festival change de formule et passe sur une durée de plusieurs jours, proposant un véritable programme dans différents lieux de la ville du Mans, devenue temporairement “un vaste terrain de jeux ”, selon les mots du vice-président.

©DocMac 2011

Pas étonnant lorsque l’on sait que cinq ans seulement après la naissance du festival en 2001, l’équipe souhaitait déjà lui faire prendre une direction nouvelle. Lors de sa création, cette manifestation en plein air était sensée promouvoir sur une journée les musiques émergentes et alternatives avec déjà une attention particulière accordée à la scénographie et à la décoration. Une formule bien trop classique pour l’association Teriaki, comme en témoigne Emmanuel Chaput. “Ce type de festival est déjà surreprésenté dans la région, par conséquent l’équipe ne trouvait plus d’intérêt artistique à fonctionner sous cette forme-là. Il a fallu

Tous les deux ans, Teriaki fait du Mans son terrain de jeu.

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Point fondamental de l’évènement, mettre en scène la musique amplifiée tout en bouleversant les codes du spectacle traditionnel. Lors de la dernière édition en 2011, le public pouvait se délecter d’une sieste électronique en après-midi au cœur du parc de l’abbaye de l’Epau. Complètement hors-cadre. Mais apparemment pas suffisamment pour Teriaki, qui a investi cette même année le dortoir des moines avec des installations vidéos-numériques technologiquement très avancées. Contraste saisissant entre un concept futuriste et un lieu de recueillement chargé d’histoire. Surprendre voire choquer, mais jamais gratuitement : tel est le credo de l’évènement. “L’innovation n’est pas l’unique but. Il faut qu’il y ait un sens derrière ”, confie Emmanuel Chaput, avant d’ajouter “des pistes de réflexion ont d’ailleurs été lancées

sur la manière de changer le rapport de l’artiste au public.” Résultat : une utilisation minimale des scènes classiques créant une fosse entre le spectateur et le show au profit de nouvelles installations, par exemple en plaçant les musiciens au centre d’une pièce. Un échange intéressant. Le public, pris dans un système de quadriphonie, profite par conséquent du même rapport musical que celui qui le produit. Sans parler du dôme géodésique d’Hertz Canopy qui fût installé dans ce même parc de l’abbaye en 2011, offrant aux passants un concert de musique électronique avec plus de 11 sources sonores ! En plus d’une stéréo classique gauche-droite, avant-arrière, une troisième dimension verticale garantissait une expérience sensorielle unique. Euphorie 1024, Clara Clara, Etienne Jaumet, Acné, Piano chat… autant de noms qui ont marqué les éditions précédentes, bien qu’il soit encore trop tôt pour prévoir la programmation du prochain festival. Une seule certitude : véritable crossover de plusieurs univers, les sources d’inspirations semblent inépuisables pour l’évènement Teriaki. Promesse d’un show encore plus surprenant et conceptuel ? Promesse qui jusque-là a toujours été tenue ■ Pauline Pouzankov


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©DR

Juin 2012 | Le Mans Métropole

PORTRAIT | Chef d’orchestre de renommée internationale, cette femme d’exception n’a pas oublié ses origines pour autant. Ambassadrice officielle de la ville du Mans, Claire Gibault a ouvert le festival de l’abbaye de l’Epau avec un concert du Paris Mozart Orchestra. Une institution avec laquelle elle compose désormais sa propre partition.

À la baguette de Claire Gibault

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arfum de femme à l’opéra. Si les souvenirs de Claire Gibault restent encore imprégnés de Shalimar de Guerlain, la fragrance de son premier professeur de violon Christiane Courtade, la musicienne possède depuis 2009 sa propre fleur dans les jardins du vieux Mans. L’association “Cours et jardins” lui a en effet consacré la rose Plantagenêt, hommage délicat fait à une marraine de charme. “C’est toujours avec plaisir que je participe à cet évènement, dont l’aventure humaine pour moi a dépassé depuis longtemps le cadre strictement évènementiel. J’ai noué des relations très amicales avec la créatrice Josiane Couasnon ainsi qu’avec l’ensemble de l’équipe qui a dirigé cette manifestation culturelle”. Car si aujourd’hui cette artiste mène le monde entier à la baguette, c’est la même émotion qui accompagne chacun de ses retours au bercail. “La magie et la beauté de

la cité médiévale m’émerveillent toujours autant, d’autant plus que ses ruelles retracent le fil rouge de toute mon éducation musicale”. Entre ses études au lycée Berthelot, son foyer de naissance rue du Nord et le jardin des plantes qu’elle a traversé tant de fois pour se rendre au conservatoire – et s’y arrêtant non moins souvent pour en contempler la beauté – c’est au Mans, dès l’âge de cinq ans, que Claire Gibault joue ses premières notes. D’abord avec son père, professeur de violon pour débutants, puis au conservatoire, où elle affûte ses armes pour comprendre enfin que c’est à la direction qu’elle s’adonnera entièrement. De l’audace, une volonté d’acier ainsi qu’un soupçon d’autorité : c’est l’esprit d’un véritable chef que pourront prochainement admirer les spectateurs à l’ouverture du festival de l’Epau, évènement incontournable de la vie culturelle mancelle. Mais pas seulement. En compagnie du Paris Mozart Orchestra, orchestre “engagé et solidaire”

dont elle est la créatrice, Claire y dirigera “Les inestimables chroniques du bon géant Gargantua” en hommage au musicien Jean-Françaix. Rassemblant les “musiciens les plus talentueux de Paris”, la mancelle a désormais pour ambition de rendre la musique classique accessible à tous, et particulièrement à un public qui ne s’y intéresserait pas spontanément. C’est donc sous le signe du partage que Claire Gibault a célèbré son rendez-vous manceau le 23 mai dernier, sublimant la beauté musicale par la dimension humaine de sa direction. Elle qui jadis ne poursuivait que la gloire et la reconnaissance dans un milieu pourtant très masculin n’a aujourd’hui plus qu’un seul juge : son public, auquel chaque fois elle offre le sommet de la grande musique. Sensuelle et déroutante, égale à son image. Une femme de tête, une bête de scène ■ Pauline Pouzankov

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

ENTRETIEN | Atout incontestable du territoire manceau, la structure “Le Mans évènements” compte devenir la plateforme principale en termes d’accueil des rencontres d’affaires.

“Accompagner tout type d’évènements professionnels”

Sur le marché des rencontres d’affaires, le positionnement géographique – en particulier la proximité de Paris – est déterminant. En effet, une très grande majorité des professionnels sont concentrés en Ile-de-France. L’avantage du Mans est d’associer une durée de trajet très courte (54 minutes en TGV depuis la capitale) à des tarifs très intéressants et un niveau de prestation élevé. Le rapport qualité/prix est optimal. Quelles prestations proposez-vous ? Grâce à quelles infrastructures ? Afin de proposer une offre plus large sur notre territoire, le Centre des expositions s’est associé depuis quelques mois au Palais des congrès pour créer une structure unique nommée “Le Mans évènements” et appelée à devenir l’interlocuteur principal sur la question des rencontres d’affaires. Via ces deux sites, nous pouvons répondre à l’ensemble des besoins et d’accueillir tout type d’évènements professionnels tels que des assemblées, des conventions, des congrès (avec ou sans expositions), des salons ou des dîners de gala associés à différentes manifestations par exemple. “Le Mans évènements” s’appuie sur un ensemble de sites partenaires autres que le Centre des expositions et le Palais des congrès. Grâce au circuit automobile du Mans et à l’Abbaye de l’Epau notamment, nous avons en effet pu diversifier notre offre et nos lieux d’accueil. Enfin, un ensemble d’équipements et de services sont proposés aux professionnels. Telle une vraie agence d’évènementiel, “Le Mans évènements”

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assure la gestion de l’hôtellerie, l’organisation des soirées de gala, et l’installation générale des salons…. “Le Mans évènement” est donc un atout de taille pour le territoire manceau… Tout à fait, d’autant plus que l’accompagnement des entreprises dans leur développement économique est un objectif fort. Notre mission s’articule autour de deux axes : • des manifestations grand public : plus de 600 exposants (dont 60 % de sarthois) sont reçus dans nos locaux chaque année et en tirent des bénéfices considérables en termes de commercialisation et de communication ; • des manifestations au contenu économique, sans doute le meilleur moyen pour les entreprises notamment de montrer leurs savoir-faire, de démontrer la vitalité d’un secteur économique et de promouvoir leurs produits ■

Ils passent en 2012/2013... ■ Les foires et salons : Auto Moto le Mans, Formasarthe, la 76e Foire du Mans, etc.

Propos recueillis par Siegrid Pierard ©DR

Le Mans dispose d’une position géographique de premier ordre. Quels bénéfices le Centre des expositions peut-il tirer de cette situation ?

■ Spectacles : Le petit Prince, La Valse de Vienne, Le Président, sa femme et moi, Anne Roumanoff, Noces de sang, Le Lac des cygnes, Les hommes viennent de Mars, Fiesta Gipsy, Spartacus, Le Mariage, Henri IV le bien aimé ; ■ Concerts : Isabelle Boulay, Tempêtes et passions, Didier Barbelivien, Richard Gotainer, Didier Wampas & The Bikini Machine, Urs Karpatz, Chinese man, Thomas Dutronc, The Rabeats, Laïka, La Bonne chanson.

Julien Raimbault Directeur du Centre des expositions du Mans


Alors qu’il vient de souffler sa première bougie, le MMArena, premier stade français construit en concession depuis le Stade de France, promet pour 2012 une programmation aussi riche que diversifiée. Au delà des événements sportifs, les concerts, spectacles et événements d’entreprises font aujourd’hui du MMArena un équipement multi-événements de premier rang pour Le Mans Métropole. Un stade novateur Avec ses 25 064 places assises, 35 900 en configuration spectacle, 32 loges et plus de 3 000 m2 d’espaces de réception modulables, le stade de nouvelle génération MMArena est le signe du dynamisme manceau. Implanté au cœur du pôle d’excellence sportive déjà riche du mythique circuit des “24 Heures”, d’un hippodrome, d’un golf, d’un vélodrome, une piste de karting et d’une salle dédiée au basket et aux spectacles, le MMArena est doté des dernières innovations technologiques (Wifi, Full IP, régie HD…) garantissant des conditions d’accueil et d’organisation exceptionnelles pour chacun de ses événements, qu’ils soient sportifs, culturels ou d’entreprise.

© Francis Vigouroux, VINCI

Publi-rédactionnel

MMArena, pionnier du naming en France

Un Partenariat Public Privé Le Mans Stadium, filiale à 100% de VINCI Concessions, a signé avec la Ville du Mans en 2008, un contrat d’une durée de 35 ans et d’un montant total de 104 M€ consistant à assurer la conception, le financement, la construction, la maintenance ainsi que l’exploitation du MMArena. S’il a reçu une subvention des collectivités (31,48 M€ de la Ville, 8,76 M€ de la Région et 8,76 M€ du Département), plus de la moitié du financement du MMArena provient d’entités privées. Tout d’abord VINCI par un apport de capitaux de 13 M€, Le Mans Stadium avec 39 M€ d’emprunts bancaires, puis MMA en deux temps avec un apport de 3 M€ à la construction suivi de 1 M€ par an pendant 10 ans au titre du 1er contrat de “naming” en France ; une opération déjà très implantée aux Etats Unis consistant pour une marque à associer son nom à une enceinte généralement sportive. La dimension nationale de MMA et son implication locale (le groupe fut fondé au Mans en 1828) l’ont imposé comme une évidence à l’heure de choisir le “namer” du stade. Pour l’entreprise, ce partenariat représente une opportunité originale et novatrice de médiatisation de sa marque, contribuant au développement de sa notoriété, de son image d’assureur dynamique, innovant et proche du quotidien des Français.

Un carrefour de rencontre 365 jours par an Véritable lieu de vie ultramoderne, le MMArena dispose de plus de 3 000 m2 d’espaces réceptifs modulables assurant un environnement original et exceptionnel pour l’organisation d’événements d’entreprise, conférences, séminaires, congrès. La modularité de chacun de ces espaces offre la possibilité d’un accueil sur mesure, quel que soit la nature de l’événement. De la même façon, les 15 000 m2 de parvis et les 10 000 m2 de pelouse présentent des conditions idéales pour l’accueil d’incentive et de teambuilding (matchs d’entreprise, football ou rugby, structures gonflables, karting, etc.) De la réunion en comité restreint à la privatisation totale de l’enceinte, tout peut être organisé au MMArena, 365 jours par an.

Un lieu incontournable de la vie mancelle Après une année rythmée par son inauguration devant 25 000 personnes, la réception de 22 matchs du MANS FC et l’accueil de plus de 70 événements d’entreprise allant de 20 à 15 000 personnes, le MMArena vient de souffler sa première bougie. La programmation 2012 sous l’impulsion de son concessionnaire-exploitant Le Mans Stadium sera riche avec de nombreuses rencontres de football au plus haut niveau, le concert d’une des plus grandes stars de la chanson française, un match de rugby du TOP 14 Orange et la venue de l’équipe de France de football pour un match clef avant l’Euro 2012. Autant de grands rendez-vous faisant du MMArena aujourd’hui un lieu incontournable de la vie mancelle.

Programmation du premier semestre 2012 ■ Vendredi 20 janvier : Sablé FC - Paris Saint Germain Football : 16ème de Finale de Coupe de France ■ Samedi 24 mars : Stade Français Paris - SU Agen Rugby : 21ème journée du TOP 14 Orange ■ Mardi 5 juin : France - Estonie Football international : dernier match de préparation avant l’Euro 2012 ■ Vendredi 13 juillet : Johnny Hallyday Concert : tournée “Avec Vous” Contact MMArena - Le Mans Stadium Société concessionnaire du MMArena Chemin aux Bœufs - 72055 Le Mans Tél. : 02 43 16 60 60 - Fax : 02 43 16 60 69 E-mail : contact@mmarena.com - www.mmarena.com

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Juin 2012 | Le Mans Métropole

Un pôle d’excellence sportive

La capitale mondiale des sports mécaniques La compétition mythique des 24 Heures du Mans – (créée en 1923) attire chaque année plus de 200 000 spectateurs. Elle est sans aucun doute la plus prestigieuse des épreuves d’endurance automobile ! Une série TV de quatre épisodes sur la course, réalisée par Patrick Dempsey, verra bientôt le jour. Le célèbre Docteur Mamour de “Grey’s Anatomy” y mettra en scène sa préparation à l’édition 2013 des 24 Heures, à laquelle il participera. La moto n’est pas en reste : sur le circuit Bugatti, Le Mans accueille chaque année le Grand Prix de France, étape importante du championnat du monde où les pilotes les plus reconnus s’affrontent. Près de 80 000 spectateurs s’y pressent !

pilotes et mécaniciens de demain. Parmi eux, Sébastien Bourdais, multiple champion de Champcar et pilote de Formule 1.

Football et Basket : des ambassadeurs de la ville Champion de pro A en 2005 et régulièrement qualifié pour les play-offs à l’issue de la saison régulière, le MSB (Le Mans Sarthe Basket) est une figure incontournable du basket français. Il porte fièrement les couleurs mancelles en Euroleague de basket. Les performances des basketteurs font de l’ombre à celles de leurs homologues footballeurs. Après six saisons dans l’élite et trois demi-finales consécutives en Coupe de la ligue (2006, 2007 et 2008), Le Mans Football Club est aujourd’hui en Ligue 2. Pendant ce temps-là, ses glorieux anciens font les beaux jours d’Arsenal (Gervinho) ou de Chelsea (Didier Drogba, par ailleurs ambassadeur du Mans). La ville et les supporteurs attendent désormais un rebond de leur équipe pour faire honneur au nouveau stade ultramoderne – le MMArena – inauguré en 2011.

©Ville du Mans

Un centre de formation aux métiers des sports mécaniques, l’Auto Sport Academy, situé à quelques mètres du circuit Bugatti, perpétue la tradition mancelle. Cet établissement, homologué par la Fédération française de sports automobile, forme les

©Gilles Moussé - Ville du Mans

Aucune ville dans le monde ne rassemble sur un même site un circuit automobile, une salle multisport, un vélodrome, un hippodrome… et un stade ultra-moderne. Le Mans est la seule ville présente dans quatre sports de haut niveau : l’auto et la moto avec les 24 Heures et le Grand Prix de France, le basket avec le MSB et le foot avec Le Mans FC.

Les empreintes des vainqueurs des 24 Heures

Un stade ultramoderne Le Mans dispose aujourd’hui d’un stade multi-évènement pouvant accueillir 25 000 spectateurs (38 000 en configuration spectacle). Première enceinte française à adopter le naming, c’est-à-dire à associer son nom à une marque, le MMArena dispose également de 3 000 m2 d'espaces pouvant accuellir conventions, séminaires, remise de prix... Au-delà du sport et des jours de matchs, le MMArena a été conçu pour être un véritable lieu de vie chaque jour de l’année. Cet été, Johnny Hallyday s’y produira lors de sa tournée des stades.

Un pôle unique en Europe

Le MMArena est le dernier joyeux du pôle d’excellence sportive manceau.

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L’inauguration du nouveau stade complète un site entièrement dédié au sport. Le pôle d’excellence sportive réunit dans le quartier Antarès, au sud de la ville, l’ensemble des infrastructures des sports de haut niveau, à savoir : le circuit automobile Bugatti, la salle Antarès (qui accueille notamment les matchs de basket), un vélodrome, un hippodrome, un golf 18 trous… et bien évidement, le MMArena. Un tel rassemblement d’équipements sportifs de haut niveau et de disciplines aussi variées fait du pôle d’excellence sportive du Mans un site unique en Europe qui rassemble chaque année plus d’1,5 millions de spectateurs ■ Kévin Sampont


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“Tous les chantiers nécessitant grue et béton nous intéressent, des plus petits aux plus gros” Un entretien avec Xavier Sermage, Directeur d’Agence Heulin – Le Mans Pouvez-vous nous présenter l’Entreprise Heulin ? Heulin est une entreprise générale de BTP présente au Mans depuis 1932 intervenant principalement sur les départements de la Sarthe et la Mayenne. En 1982, elle fut rachetée par Vinci et en est devenue une filiale. Elle compte aujourd’hui 92 salariés.

Quel rôle a joué votre entreprise dans la construction du MMArena ? Le chantier du MMArena s’est étalé sur trois ans (2008-2010). C’était pour nous un chantier très important : 32 500 m2 d’emprise au sol, 27 000 m3 de béton, 5 niveaux de superstructure et 31 rangées de gradins sur trois niveaux (soit 14 km de gradins) ! Afin de répondre à l’appel d’offre à concessionnaire-constructeur lancé par la ville du Mans, Vinci Concession a créé la société Le Mans Stadium (LMS). LMS a ensuite confié la mission de promoteur à ADIM Ouest (filiale de Vinci Construction) qui, elle, a fait appel à une entreprise générale pour faire office de chef d’orchestre (Heulin). Sur le chantier, Heulin tenait le rôle de mandataire du groupement de constructeurs constitué avec GTM et Dodin Campenon Bernard. Ce groupement s’est vu confié en entreprise générale la réalisation du chantier. Au quotidien, son travail consistait à réaliser les travaux de génie civil mais également à gérer le chantier tous corps d’états (de la charpente à la couverture en passant par la menuiserie, la ventilation, l’électricité, etc.), via des partenaires locaux, pour mener le projet à bien.

Vous vous êtes vus confier la maintenance du stade pour une durée de 33 ans. En quoi consiste cette mission ? Est-ce un défi pour vous compte tenu du fait que c’est un nouveau métier pour Heulin ? Dans un contrat de concession-réalisation, il y a toujours une obligation de maintenance afin qu’au terme du contrat de 35 ans, le maître d’ouvrage récupère son ouvrage dans des conditions de vieillissement définies au contrat de concession. C’est dans ce cadre qu’Heulin s’est vu confié le contrat de maintenance du MMArena. Une équipe de 5 personnes a été constituée afin de mener à bien cette mission.

Hormis le MMArena, sur quels autres grands chantiers travaille Heulin ? Nous intervenons sur les départements de la Sarthe et de la Mayenne, sur des équipements très divers (bureaux, logements, hôpitaux, stations d’épuration, lycées, etc.). Tous les chantiers nécessitant grue et béton nous intéressent, des plus petits aux plus gros. Bien entendu il ne s’agit que rarement de projets de l’ampleur du MMArena qui représentait à lui seul 50 % de notre chiffre d’affaire annuel (30 millions d’euros). Nous travaillons beaucoup avec les collectivités locales comme par exemple la ville du Mans : par exemple à l’heure actuelle, Heulin œuvre en tant qu’entreprise générale à la construction de l’Espace culturel des Jacobins. Ce complexe associant théâtre, cinéma et salle d’exposition sera livré en 2013. C’est l’un des gros chantiers du moment sur l’agglomération mancelle (70 millions d’euros) : il mobilise la moitié de notre équipe. Contacts: Heulin 301, avenue Bollée 72055 Le Mans CEDEX 2 Tél. 02 43 40 28 28 Fax : 02 43 40 28 29

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©Vincent Brice

Juin 2012 | Le Mans Métropole

PORTRAIT | C’est avec le sourire que Sébastien Bourdais retourne au bercail. Et pour cause, alors que rien n’était moins sûr, il disputera bel et bien les “24 heures du Mans” sous l’étendard de l’écurie Pescarolo les 16 et 17 juins prochains. Plus qu’un soulagement, c’est “un véritable challenge” auquel se prépare le pilote.

Un Manceau en pôle position

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on ascension dans le métier s’est faite aussi rapidement que l’on termine un tour de circuit. Vrombissement du moteur, frissons dans l’attente du départ, démarrage en vitesse… autant d’émotions que Sébastien Bourdais choisit d’offrir chaque année aux 150 000 Manceaux qui viennent le soutenir lors de la parade des pilotes, véritable euphorie festive à quelques heures de “la course qui fait le tour de l’horloge”. “Cet évènement est incroyable, chaque année il nous offre une ambiance de folie et une belle communion avec le public ! Même si ce bain de foule n’est pas toujours facile à gérer, c’est toujours surprenant de voir à quel point les Manceaux ont la course automobile dans le sang” affirme Sébastien, avant d’ajouter “c’est un vrai plaisir de se faire accueillir chez soi comme cela !”. Et pour cause, bien que résidant aujourd’hui aux Etats-Unis, le sportif reste fidèle à ses origines puisqu’il a accepté d’être l’ambassadeur du Mans, qui reste “sa ville de cœur et d’attache”, ainsi qu’il aime la qualifier.

120 | LE COURRIER DU PARLEMENT | Les dossiers Territoires

Et la ville le lui rend bien. Car si les grandes ovations s’adressent à l’ensemble des pilotes-héros, c’est sans aucun doute à Sébastien que revient la préférence du public. Et de loin. Sa seule apparition suffit à provoquer rugissements, cliquetis infernaux d’appareils photos et hystérie collective. “Ca change des séances de dédicaces organisées !”. Evènement phare du calendrier sportif manceau, la parade des pilotes est avant tout l’occasion d’approcher les sportifs, les saluer, et même leur demander un autographe. Histoire de voir qui se cache vraiment sous le casque des 55 équipages venus concourir aux 24 Heures. Ainsi que leur étalons, puisque chaque défilé est l’occasion de faire vibrer la ville d’une dizaine de voitures de courses : Jaguar C & D, Mercedes 300SL, Porsche 917 ou encore l’intemporelle Ferrari s’affichent fièrement devant les yeux écarquillés des spectateurs. Un besoin de proximité que de nombreuses courses délaissent désormais au profit d’un plus grand isolement, alors que les pilotes, à l’image de Sébastien Bourdais, se prêtent volontiers au jeu.

C’est en 1995, dans le berceau français de la course automobile que ce jeune pilote entame son parcours. Ses débuts prometteurs l’amènent rapidement à intégrer l’équipe Prostar en Formule 3000 (junior team de Prost Grand Prix F1) en 2000. A l’issue de trois saisons dans la discipline ses exploits propulsent le “frenchie” aux EtatsUnis, où il explose littéralement avec l’écurie Newman/Haas Racing en enchainant quatre titres de Champ Car de 2004 à 2007, puis en F1, où une auto peu compétitive aura raison de son contrat. Il en faut néanmoins plus pour entamer l’enthousiasme de Bourdais, si ce n’est la déception de ne pouvoir gagner aux 24 Heures du Mans, trophée dont il était à deux doigts de s’emparer en 2007, 2009 et 2011. De tous les accrocs qui ont pu marquer son parcours, Bourdais a toujours su se tirer avec brillo, ses détours hasardeux le menant inévitablement à la victoire. Et il compte bien célébrer la prochaine dans sa ville natale ■ Pauline Pouzankov


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