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Côté plus Positivement vôtre

N 1 Décembre 2013

Plein de concerts gratuits à découvrir Night life

On oublie que de nombreux lieux de sociabilité, tels que les cafés, bars ou clubs proposent gratuitement des concerts live ou des animations DJs. Des événements idéaux destinés aux jeunes et moins jeunes : quoi de mieux en effet que de boire un verre entre amis tout en découvrant un artiste de notre style de musique favori ? Page 4

De nombreux établissements genevois proposent des animations musicales avec entrée libre. Tour d’horizon d’une offre culturelle généreuse et diversifiée. L’offre culturelle de la Cité de Calvin est souvent perçue comme immense mais cantonnée à certains lieux poussiéreux et coûteux.

Dessinemoi une maison

Mais aussi

Easyvote

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L’association

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Lecture active

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Conte de noël

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Fait vrillé

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HerJ

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Résolutions

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On a tous des projets un peu fous qu’on rêve de réaliser. Celui de Baptiste, c’est de partir à vélo à travers le monde afin de demander à des enfants de lui dessiner des maisons. L’interview d’un cyclo-voyageur. Page 8

Le saviez-vous? Selon le Dr. Lola Cuddy (professeur à l’Université Queen’s Canada) ‘’il y a suffisamment de preuves pour dire que la musique a des pouvoirs bénéfiques sur le cerveau’’. C’est tant mieux, car la playlisteuse du journal annonce les sorties musicales du moment. De la folk au hip hop, elle vous dit tout sur le positif. Page 7


Editorial

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Chers lecteurs, En cette fin de l’an 2013, nous ne contemplons pas forcément tous notre quotidien d’une manière des plus positives. En cette période la moins chaude de l’année, nous avons plus souvent l’habitude de nous plaindre de notre sort et les médias qui nous entourent ne nous aident pas : « L'Europe connaîtra un hiver exceptionnellement rigoureux ». Notre environnement de tous les jours ainsi que la perception que nous en avons influence directement nos pensées et celles-ci ont un impact sur notre humeur et notre santé. Plusieurs études ont prouvé que vivre en étant heureux rallongeait notre espérance de vie. Ce journal a pour mission de faire éveiller les sentiments positifs qui sommeillent en vous et de vous transmettre de la bonne humeur à travers des articles positifs. La vision positive est l’utilisation consciente de notre libre arbitre et de notre capacité à voir la réalité sous un angle qui nous donne des raisons de nous sentir bien. Cette capacité que possède chacun d’entre nous de choisir sa vision des choses permet de changer sa perception du monde et de le faire évoluer en utilisant la loi universelle de cause à effet. Je vous laisse donc découvrir ces différents articles qui vous permettent d’optimiser vos pensées vers d’autres plus enthousiastes. Bonne lecture,

Surya Sanchez Rédacteur en chef P.-S. Je souhaite également remercier Fabrice, Claude, Théo, Nina, Jean-Michel, Yehudith et Clara ainsi que l’équipe d’Euforia qui nous a aidé à bien démarrer ce journal et toutes les autres personnes qui ont participé à ce projet. « La sensation d’être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l’absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons. » [Dalaï-Lama]


Politonique, la politique autrement

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Easyvote: la politique accessible La politique, un sujet de prime abord ennuyeux et incompréhensible ? Rien de plus faux: depuis qu’une équipe de jeune bernois a décidé, il y a dix ans, de donner une seconde vie aux sujets de vote, on voit que tout dépend de la manière de présenter les choses. Genèse et concept: C'est en 2003 que plusieurs membres du Parlement des jeunes de Köniz, intéressés par la politique suisse, publièrent pour la première fois une brochure d'aide au vote dans leur région. Partant du constat que les sujets étaient très mal présentés par les autorités (les documents officiels étant trop longs et inaccessibles selon eux), leur but était de faciliter la compréhension des problématiques politiques en les simplifiant et en raccourcissant la longueur des explications. Ces informations de vote sont avant tout destinées aux jeunes citoyens suisses ayant entre 18 et 25 ans. Le constat: Actuellement les jeunes sont ceux qui votent le moins, par rap-

Image d’illustration de la rubrique ’’s’abonner à la brochure ’’ du site: http://www.easyvote.ch

port aux autres catégories de la population, alors que les Suisses sont déjà majoritairement abstentionnistes. De ce fait, ce projet de brochure d'aide au vote (« Easy -Abstimmungsbüechli ») arrive à point nommé pour tenter de redonner aux jeunes l'envie de participer aux grandes décisions de leur pays. Ce n'est pas la demande qui manque, puisque plusieurs idées semblables émergent ça et là, et qui expriment toutes une remise en question de la manière de faire de la politique par les adultes; à titre d'exemple, on mentionnera le site eclairemonvote.ch à Genève, qui vise le même but que la brochure des jeunes Bernois’. Évolution du projet: A ses débuts, cette brochure n'était réalisée que par une quinzaine de jeunes et distribuée au sein de seulement 11 écoles de la région de Köniz. La Fédération suisse des parlements de jeunes (FSPJ) a ensuite repris la gestion du projet (nommé « easyvote » par la suite) et contribua fortement à son essor. Les chiffres sont éloquents : suite à sa reprise d'easyvote (qui regroupe tant la brochure d'aide au vote que le site easyvote.ch), le budget de la FSPJ a fortement augmenté, pour s'élever à 650'000 CHF par an ! Concrètement, cela représente 35'000 brochures distribuées dans 9 cantons du pays, plus de 100 collaborateurs bénévoles et environ 20 heures de travail pour chaque édition. Rien que ça.

Il est encore trop tôt pour juger des effets d'un tel projet, mais il apparaît d'emblée qu'il représente une alternative crédible et complémentaire au matériel de vote actuellement envoyé aux jeunes électeurs, au moment où celuici ne leur donnerait plus envie de voter. Si la conséquence d'easyvote était une augmentation générale de la participation électorale des jeunes, il est difficile de ne pas approuver ses bienfaits démocratiques : en effet, plus la participation électorale est élevée, plus l'expression de la volonté du peuple est légitime. Ainsi, espérons qu'easyvote permettra bientôt à la majorité des jeunes Suisses de participer aux votations, afin que les décisions de la jeunesse contribuent réellement à façonner l'avenir des « Suisses de demain ». Diego Esteban


Genevois que le bon côté de ma ville

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Night life: plein de concerts gratuits à découvrir De nombreux établissements genevois proposent des animations musicales avec entrée libre. Tour d’horizon d’une offre culturelle généreuse et diversifiée.

L’offre culturelle

de la Cité de Calvin est souvent perçue comme immense mais cantonnée à certains lieux poussiéreux ou très coûteux. On oublie que de nombreux lieux de sociabilité, tels que les cafés, bars ou clubs proposent gratuitement des concerts live ou des animations DJs. Des événements idéaux destinés aux jeunes et moins jeunes : quoi de mieux en effet que de boire un verre entre amis tout en découvrant un artiste de notre style de musique favori ? De plus, il y en a pour tous les goûts et durant toute la semaine ! Vous ne savez pas où et quand on peut en profiter ? Voici une présentation des principales adresses qui offrent ce type d’événements. De la musique classique à la musique électronique en passant par tous les styles électroacoustiques, chacun peut y trouver son compte à travers la ville. Ce sont peut-être les amateurs de rock qui sont les plus chanceux puisque de nombreux bars proposent chaque semaine des concerts live illustrant les différents dérivés du rock. Dans le quartier de la gare, des artistes à tendance classic rock interviennent tous les jeudis, vendredis et samedis soir au Mr Pickwick (rue de Lausanne 80) ainsi que tous les samedis soir au Britannia Pub (place Cornavin 6) ; rue Montbrillant 14, L’Ecurie, la salle de concert de La Buvette de l’îlot 13, distille en majorité un gros rock à tendance parfois expérimentale et ce environ trois fois par semaine entre mardi et samedi soir. Sur la rive gauche, Le Cabinet établi au 54 Boulevard St-Georges propose une programmation plutôt rock&folk du jeudi au samedi soir. Il faut enfin citer La Makhno, le bar de l’Usine anciennement appelé Le Moloko. Même lors de soirées payantes au Zoo, vous pouvez accéder gratuitement au premier étage de ce lieu alternatif mythique de la place des Volontaires pour assister du mardi au samedi à divers concerts rock, dub ou autre. Pour se tenir au courant du programme, le plus simple est de suivre La Makhno sur facebook.


Genevois que le bon côté de ma ville

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Si vous êtes davantage fan de musique live électroacoustique, il y a également ce qu’il vous faut. En matière de jazz et de blues, les références genevoises restent l’AMR et le Chat Noir. Ce dernier propose un rendez-vous musical hebdomadaire avec entrée libre : les « mercredis décalés du chat » dès 19h à la rue Vautier 13. Quant à l’école de jazz de l’AMR (10 rue des Alpes), on peut d’une part y apprécier la Jam Session du mardi soir dès 21h ; d’autre part, environ deux semaines par mois, un groupe prend résidence à la Cave de l’AMR pour quatre concerts gratuits du lundi au jeudi à 20h30. Si vous aimez l’ambiance intimiste des concerts acoustiques, il ne faudra pas non plus manquer de vous rendre à la rue des Etuves 17 où se trouve La Bretelle, la plus petite salle de concert de la ville avec en moyenne deux représentations par semaine annoncées sur la page facebook du bar. Côté funk, soul et hip hop, on trouvera assurément son bonheur aux Pâquis : le Fenomeno (rue des Pâquis 28) propose le mercredi soir à partir de 20h un buffet thaï à déguster en découvrant un artiste funk-soul ; les jeudis, vendredis et samedis, ce sont des DJs à tendance hip hop qui s’emparent des platines à partir de 22h. Même esprit au Bar A l’Ancienne (rue de Monthoux 23) où le concert live a lieu le lundi soir tandis que dès mercredi soir les DJs funk et hip hop reprennent leurs droits. Et ces deux exemples ne sont pas des cas isolés : il y a d’autres endroits aux quatre coins de la ville qui permettent de profiter gratuitement d’un dancefloor enflammé. Le 19ème, rue Ancienne à Carouge, accueille un artiste live le jeudi soir et des DJs hip hop ou all styles tous les weekends. Amateurs de house et d’électro, notez que vous pouvez aller danser gratuitement au Club Silencio les mercredis et jeudis soirs ainsi qu’au bar le Cirküs à la Place du Cirque les soirs de week-end. Les adeptes de musique latino, quant à eux, établiront leur quartier général soit au Barrio’s Latino pour y danser du mardi au dimanche à partir de 22h, soit au tout nouveau Mambo Bar & Club dont la programmation variée s’étendant du mardi au samedi est consultable sur leur site internet.

Même la musique classique n’est pas en reste puisqu’elle est à l’honneur chaque mardi à 12h30 au temple de la Fusterie dans les rues basses lors du traditionnel « concert-sandwich ». Enfin, on n’hésitera pas à se laisser surprendre en entrant à La barje des Volontaires, 26 rue de la Coulouvrenière. Les jeudis, vendredis, et samedis, des jeunes artistes locaux tous styles confondus s’y succèdent pour des concerts ou des performances DJ; et le dimanche c’est salsa ! La plupart de ces établissements possède une page facebook ou un site internet qui permettent de suivre leur actualité; à consulter également, le site de la décadanse recense bon nombre de ces événements ponctuels. Avec ces quelques adresses, il n’est plus possible de s’embêter à Genève, quel que soit le soir de la semaine. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais atteste d’une véritable offre musicale gratuite, jeune et variée. Allez voir par vous-même ! Sylvain Leutwyler


Société

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Mode, exploiter les couleurs chaudes en hiver

Avec l’arrivée de la neige et le traditionnel sourire des enfants qui la découvre au matin, il est temps de sortir les bonnets, manteaux et gants du placard. Cependant on associe trop souvent ces inconditionnels de l’hiver au gris, noir ou bleu marine. Pour y remédier, rien de plus simple qu'un cocktail de couleurs bien associées. En effet, pourquoi devrait-on s'emmitoufler dans des tuniques aux couleurs sombres alors qu’on pourrait porter des teintes vives toute l'année? Je vous l'accorde, la tâche n'est pas évidente, le but n'étant pas de ressembler à un perroquet ou quelqu'autre animal tropical; Mais bien choisies, les couleurs que vous portez peuvent vous apporter un réel sentiment de bonne humeur. Le rouge, le jaune et le orange, qui symbole de chaleur et de joie, réchaufferont les cœurs et sublimeront les esprits en cette période de températures extrêmes . Le vert et le bleu, symboles de calmes et de chances, vous apporteront apaisement et sérénité. Tandis que le violet est souvent associé à la connaissance , le rose transmet des valeurs de

séduction et de romantisme. –L'idée qu'il soit réservé aux filles uniquement étant totalement erronée, messieurs, portez-en, à condition de ne pas en abuser, sous peine de ressembler à une Barbie taille réelle. Certes, il n'est peut-être pas aisé de porter de telles couleurs, d'autant plus lorsque l'on a un style d'habillement plutôt classique, mais vous pouvez les décliner à l'infini, tons pastel, imprimés colorés, et si c'est encore trop, il suffit d'une touche, un bonnet ou une écharpe enfilés à la va-vite, pour illuminer un look . Les anglais l'ont bien compris, bien que la grisaille domine chez eux environ 300 jours par année , ils n'hésitent pas à s'habiller de manière originale et colorée, parfois même "too much", pour reprendre leur terme. Le but n'est évidemment pas d'en arriver là, mais laissez-vous tenter, changez votre manière de vous habiller. Nadège Delépine

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Elle UK - Decembre 2013

PKZ the look décembre 2013


Musique

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La playlist qui vous fait vous lever du bon pied

Les jours deviennent moins long, Il ne fait plus aussi chaud, on n’a plus envie de se trémousser sur Get Lucky et Blurred Lines et on peut même avoir une petite baisse de moral ou un petit refroidissement…la meilleure solution ? La mienne consiste en une bonne playlist à écouter le matin en se levant, pour danser dans la salle de bain, pour fredonner dans le bus, pour aller en cours, pour cocooner chez soi avec un bon thé chaud ou simplement comme musique de fond. Et pour cela, rien de tel que des chansons qu’on adore (chacun sa sélection) et quelques petites nouveautés. La rentrée musicale a été chargée et quelques bonnes surprises s’y sont glissées, alors, profitons -en ! En voici une liste non-exhaustive, à compléter à l’envie !

Certaines légendes reviennent sur le devant de la scène, pour notre plus grand plaisir (ou peut-être celui de nos parents ?) comme les excellents Paul McCartney, Elton John, Garland Jeffreys ou David Bowie. Notons aussi le retour intimiste de Sting ou un (nouveau) best of des Beatles. Vous êtes plutôt pop? le nouveau venu à l’incroyable voix, John Newman, devrait nous donner envie de danser, tout comme MGMT. Ou encore Franz Ferdinand qui nous régale avec son quatrième album dansant. Chez les filles, c’est le retour de la pétillante Katy Perry, de Jessie J, Pink, Lady Gaga ou Miley Cyrus. Plutôt rock ? Début septembre, c’est Arctic Monkeys qui sortait son nouvel opus, avec un rock aux influences hip-hop qui fonctionne très bien. Chez les Anglais, London Grammar, Jake Bugg et Placebo s’en sortent bien et c’est le retour (attendu) des canadiens flamboyants d’Arcade Fire, des Kings of Leon, de Panic at the Disco ou de Nine Inch Nails, toujours fidèles à eux-mêmes. Romantique ? James Blunt saura vous convaincre avec ses nouvelles ballades tandis que James Arthur et Patrice nous envouteront avec leur voix soul. Si vous préférez la folk, Jack Johnson, Andrew Bird et ses violons, Edward Sharpe, le français Yodelice, Midlake ou les irlandais de Kodaline sont à écouter en boucle, installé bien au chaud. Pour les amateurs de jazz, Hugh « Dr House » Laurie nous livre un troisième album réussit. Macklemore et Ryan Lewis ont su combiner le hip-hop et la pop pour un résultat impressionnant tandis qu’Eminem nous livre un nouvel album réussi, tout comme M.I.A., Jason Derulo et Justin Timberlake. Plus électro, Avicii et Cut Copy devraient continuer à nous faire bouger malgré la baisse des températures. Si vous préférez les nouveaux artistes, ne passez pas à côté de la révélation de cet automne : la jeune néozélandaise, Lorde, 16 ans ! Ou alors le groupe Portugal The Man qui commence à se faire connaître avec quelques tubes. Le groupe MsMr est lui aussi à découvrir tandis que l’album de la danoise Agnes Obel est quant à lui simplement sublime ! Pour ce qui est des artistes francophones, Julien Doré revient avec un album mélancolique aux superbes paroles. Autre poète, Stromae s’est rapidement hissé au sommet des charts et signalons aussi les retours de Gérard De Palmas et de Da Silva. La Suisse n’est pas en reste.

Rock? Alors, il faut écouter The Animen (de Genève) ou Disagony, sinon le rock plutôt cajun de Mama Rosin, groupe genevois lui aussi. Sophie Hunger, Kassette, Pablopolar, Bastian Baker ou Wolfman ont eux aussi sorti de nouveaux albums cette année. Lauren Hostettler


L’interview

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Dessinemoi une maison

On a tous des projets un peu fous qu’on rêve de réaliser.

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Celui de Baptiste, c’est de partir à vélo à travers le monde afin de demander à des enfants de lui dessiner des maisons. Il a quitté Genève en mars 2013 pour pédaler en direction de Munich, puis Vienne. Il a ensuite traversé l'Europe de l'Est jusqu'à arriver à la mer Noire. De là, il a fait route sur Istanbul. Ensuite, il a traversé la Turquie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan ainsi que le Kirghizstan. Après 9000 km de route dans les mollets, il est finalement rentré à Genève, en septembre 2013. Finalement? Non, puisqu'il est désormais en Chine. A l'heure où cet article est rédigé, il se trouve quelque part près de la frontière avec le Laos. Mais alors, quel rapport avec les maisons? Tout cela est parti d'une question toute simple: « [Un dessin de maison] est-il pareil chez chaque enfant qu'il soit Ouzbek, Roumain ou Suisse, ou est-il le résultat du caractère personnel de l'enfant, d'une influence de la culture du pays, du milieu social, des avis extérieurs? . Afin de trouver une réponse par lui-même, Baptiste a emporté des crayons de couleur, dans le but de demander à des écoliers de dessiner des maisons. Il est déjà passé dans des écoles en Suisse, en Allemagne, En Hongrie, en Croatie ainsi qu'en Turquie. Selon lui, « Ce projet est [...] une forme de retour en enfance pour moi ainsi qu'un moyen de préciser mon choix d'avenir», puisqu'il se voit instituteur. Baptiste conclut poétiquement « Le Petit Prince voulait un ami en demandant un mouton dessiné, je ne demande qu’un souvenir : un souvenir de voyage, et un souvenir d’enfance ».

Baptiste, quel est ton meilleur souvenir? Et le pire? Le meilleur souvenir, puisqu'il faut en choisir qu’un, c'est 3 jours passés dans une ferme en Croatie à aider un jeune de 21 ans, vivre sa vie pendant un moment et se découvrir si semblables. Le plus frappant, c'est l'aveu qu'il m'a fait lorsque je suis reparti. Il m'a dit : « Tu sais, je suis content de t'avoir invité à venir boire un verre il y a trois jours, alors que tu roulais tout seul au milieu de ce trou paumé. J’ai d'abord eu peur que, comme c'est complètement vide ici, si tu nous agressais, personne ne pourrait nous aider... ». Cette peur, je l’ai moi aussi ressentie, exactement la même au même moment. Mais à partir de cet instant, j'ai compris que la rencontre passe par l'acceptation du risque et le refus de la peur de l'inconnu. Quant aux mauvais souvenirs, je ne te mentirai pas, j'en ai pleins aussi. Mais le pire reste sans doute l'épisode qui a contribué à mon retour à Genève, en septembre. C'était au Kirghizstan, aux alentours de 16h, la route était bonne. On était en train d'arriver au village que nous avions choisi pour la nuit, et je roulais avec un ami un peu en retrait du groupe de 5 cyclistes que nous formions alors. Tout à coup, j'ai été projeté en avant sur une dizaine de mètres. Je me suis relevé, un peu sonné par le choc, et j’ai vu une vieille Lada (voiture soviétique) zigzaguer, tomber dans le fossé, revenir derrière nous sur la route et s'arrêter à deux centimètres de la roue de l'ami qui m'accompagnait. On s'apprêtait à avoir des explications musclées avec le chauffard quand, en ouvrant la portière, on a découvert ce qu’il restait d'un trentenaire kirghize après une forte dose de vodka et visiblement de drogue dure, en slip, tremblant comme une feuille


L’interview

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et les yeux dans le vague. On a essayé de lui faire comprendre qu'il aurait pu nous tuer et qu'il allait devoir nous accompagner chez la police pour faire une déclaration de casse pour mon vélo. Il a accepté et nous a fait vaguement comprendre qu'il comptait s'y rendre en roulant. Nous avons bien sûr refusé qu'il démarre et l'avons empêché de mettre sa clé de contact dans le démarreur. Il s'est énervé et a tenté, depuis son siège, de donner un coup de poing à mon ami mais, emporté par le poids de son poing(!), il s'est effondré face contre terre. Nous nous sommes résignés à le laisser partir afin d’éviter une interminable journée au poste, pour au final n'obtenir que l'assurance d'une condamnation. Je m'en suis sorti sans séquelles mais mon vélo, lui, a dû être réparé et la roue arrière a été changée. Le mauvais souvenir c’est, plus que l'accident en luimême, le fait de se rendre compte de sa vulnérabilité et savoir qu'on peut perdre la vie sur la route sans avoir commis la moindre faute. J'ai mis une bonne semaine à me sentir à nouveau confiant sur un vélo. Quel est le pays qui te tenait le plus à cœur de visiter? Le Tadjikistan! Parce que les pays en -stan sont mystérieux, on connaît vaguement quelques faits géopolitiques, la position géographique dans le meilleur des cas, mais de leur culture, on ne sait rien. J'ai découvert le Tadjikistan en me penchant des après-midis entières sur des cartes pour planifier mon itinéraire et j'y ai découvert des noms comme "les plateaux des Pamirs"ou "le corridor de Wakhan". J'ai vu qu'une route, la M41, autrement appelée la Pamir Highway, longeait la frontière afghane sur plus de 500 kilomètres, avant de grimper dans les contreforts de l'Himalaya avec des cols à 4700m. Ça m'a fait rêver, j'ai mis une punaise sur ma carte du monde et j'ai juré que j'y arriverais, c'était mon but premier. Raconte nous une anecdote amusante: En Asie centrale, j'ai dû passer un jour et demi au poste de police afin de faire une déclaration pour la perte de mon porte-monnaie. Après avoir détaché un régiment de 15 policiers (2 qui travaillent, 13 qui fument) pour retourner avec moi sur les lieux, le commissaire, un homme avec une moustache et des Ray-Ban tout droit sorti d'une série policière de seconde zone, a entrepris de rédiger une déclaration avec moi. Il est allé chercher une prof d'anglais en train d'enseigner, l'a réquisitionnée, puis m’a fait répéter 6 fois les faits. Il a d'abord soupçonné tous mes amis en me demandant s'ils avaient pu me subtiliser mon porte-monnaie à un quelconque moment, puis, lorsqu'il a compris qu'il s'agissait probablement de quelqu'un d'autre, il m'a répété plusieurs fois, l'air grave, qu'il ne fallait pas que je m'inquiète et qu'ils allaient retrouver le coupable. Enfin, à la fin de cette fastidieuse déclaration, il a écrasé sa cigarette sur la table, relevé ses lunettes, inspiré longuement et m'a dit : « Si on trouve le coupable, que voulez-vous qu'on lui fasse ? » Peux-tu nous dire, sans tricher, qui a été élu au Conseil d'Etat à Genève? Bien sûr ! J'essaie de me tenir informé, surtout quand il m'est impossible de voter... Anne Emery Torracinta, Pierre Maudet, Antonio Hodgers, Mauro Poggia, Luc Barthassat, Francois Longchamp et Serge Dal Busco. Que conseillerais-tu à quelqu'un qui rêve de suivre tes pas? Mieux vaut suivre mes traces de pneus... Plus sérieusement, de ne pas penser que c'est inaccessible. Pas besoin de matériel dernier cri ni d'être un grand sportif pour le faire, il faut juste s'écouter, connaître ses limites, aimer improviser et, avant tout, être motivé. Avec tout ça on vient à bout de n'importe quelle route ! Un mot, une petite citation pour la fin...? Ayez une petite pensée pour moi lorsque vous mangerez une bonne fondue durant cette hiver, il y a des chances que le père Noël ne passe pas au Laos… Le blog de Baptiste: dessine-moi-une-maison.weebly.com Lucie Hainaut


Association

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Une parole porteuse de vie Anna a dix-sept ans, Mélanie vingt-huit, et Thomas a fêté ses vingt-six ans cet été. Comme chaque semaine, ils se rendent à la Maison des Associations à Genève, située vers la place du Cirque, dans une rue à l’abri du vent. Anna descend du Collège Sismondi après ses cours. Elle est déjà en troisième : il est bientôt temps de commencer son travail de maturité. Fera-t-elle une recherche ou un projet artistique ? Entre les deux, son cœur balance. Mélanie, remplaçante au post-obligatoire, enchaîne les cours de géographie avec les adolescents. Ce sont parfois de longues journées, mais elle les parcourt sans fléchir. Secrètement, sur le chemin de l’école, le matin, elle rêve de partir au Brésil un mois et de goûter à la chaleur d’une autre culture quand il fait hiver ici. Thomas enfourche son vélo, sous la pluie comme sous la neige, indifférent au climat qu’il peut bien faire, et rejoint l’immeuble rue des Savoises après avoir relu ses leçons de biologie à l’uni. Il connaît ce trajet par cœur. Il le fait depuis bientôt huit ans. Il le connaît même si bien qu’il fait parfois des détours pour découvrir d’autres paysages, d’autres rues de la ville. A la rue des Savoises numéro 15, Anna, Mélanie et Thomas rejoignent toujours le même bureau, au bout du hall d’entrée sur la gauche ; celui où la machine à café ne dort jamais, où il y a toujours une douceur quelque part pour accompagner les pauses matinales ; celui dont les murs sont tapissés de grandes affiches de couleur, comme autant de souvenirs des campagnes précédentes et des personnes qui les ont portées. Les slogans s’entrelacent en un seul grand message de l’association : Je tiens à toi. Il est temps de sauver des vies. Parler, c’est un début de solution. Pour la prévention du suicide des jeunes. Les cartons et les coins du bureau regorgent de tous les outils de prévention imaginés : des badges, des pin’s, des bracelets, des pinces à linge, tous distribués aux coins des rues, dans les maisons de quartier, au sortir d’une discussion, au cours d’un événement. Des dépliants, des flyers, des vidéos, des banderoles disséminées dans toute la Suisse romande pour faire entendre le même message. La bande-dessinée « Les Autres », dernière arrivée au bureau, le rappelle aussi à chacune de ses pages : le mal-être de l’adolescence n’est pas une fatalité. L’entourage a un rôle important à jouer, et de l’aide peut être trouvée. Il y a aussi, contre la rambarde en bois des escaliers, des photographies qui s’amoncellent au fur et à mesure des années, illustrations des moments forts de l’association : des stands de prévention dans les festivals, une soirée de sensibilisation sur le Bâteau Genève, une pose timide à côté d’un conseiller d’état, des poignées de main chaleureuses après la promesse d’un soutien, une ronde humaine autour de la rade, un spectacle organisé avec les jeunes dans une maison de quartier. Des mains qui se serrent et des sourires qui se dessinent. Aujourd’hui, Anna a dix-sept ans, Mélanie vingt-huit et Thomas vingt-six. Avant eux, il y en a eu d’autres, qui ont fait le même trajet jusqu’à la rue des Savoises, qui ont donné d’eux-mêmes à côté de leur formation, qui ont accroché les photos à la rambarde des escaliers, qui sont descendus dans les rues tous les 10 septembre, Journée mondiale de la prévention du suicide.


Association

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Depuis la création de l’association STOP SUICIDE en 2000, les choses ont bien changé. L’association a grandi et grâce à son activité incessante, ce mouvement de jeunes commence enfin à convaincre de sa nécessité. Les échanges se font plus faciles aujourd’hui et les portes se ferment moins vite. Les bénévoles et les candidats se succèdent pour prendre part à ce mouvement et s’entraider. Certains journalistes s’intéressent maintenant à l’association, viennent jusqu’à la rue des Savoises numéro 15, traversent le hall d’entrée et entrent dans le bureau tapissé d’affiches sur la gauche. Mais même si le mot ne fait plus aussi peur aujourd’hui, ils finissent tous par poser la même question, le front plissé d’inquiétude : Mais pour vous, en tant que jeunes, n’est-ce pas trop difficile de parler de suicide tous les jours ? Cette question, les regards des membres y répondent tous de la même manière, et c’est ce qui relie Anna, Mélanie et Thomas à Florian, à Pauline, à Aurélie, à ceux qui les ont précédés et à ceux encore à venir. C’est un regard interloqué, plein de détermination, qui répond à chaque fois. Ce qui est difficile, ce n’est pas de parler de suicide tous les jours. Non, ce qui est difficile, c’est le silence. C’est de se taire face à un réel problème de société et de s’y résigner. C’est de renoncer à la parole et à l’échange, en pensant qu’on ne peut rien changer. Alors, oui, bien sûr, les jours ne sont pas tous lumineux et quelquefois les déceptions et frustrations surviennent au fil de ces années ; mais ce qui importe, c’est qu’au bout du compte, l’indifférence soit devenue action, la résignation soit devenue engagement et le silence se soit transformé en une parole chaleureuse et communicable de prévention, une parole porteuse de vie.

Vous souhaitez rejoindre le comité directeur, qui se réunit une fois par mois : melanie@stopsuicide.ch Vous souhaitez devenir bénévole, monter des projets en lien avec l'association et nous aider sur les stands : benevolat@stopsuicide.ch Plus d'infos sur STOP SUICIDE : stopsuicide.ch

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Lectur’active

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Créer des vagues de positivité vers une vraie révolution Bonheur au travail et la vie active: Nous avons tous tendance à placer notre bonheur comme un objectif à atteindre, toujours plus haut. On pousse le bonheur au-delà de l’horizon cognitif: on travaille dur afin d’atteindre un succès, qui nous procurera du bonheur. Or, ceci n’est que temporaire, car dès lors, on se fixe un objectif plus haut et ainsi de suite. Voici une méthode très simple et qui marche, afin d’inverser ce processus, d’être heureux au moment présent, telle que le propose la phrase :

“There is no way to happiness, happiness is the way” (il n’y a pas de voie jusqu’au bohneur, le bohneur est la voie.) Car la positivité donne de l’énergie, rend créatif, améliore les résultats de travail et la santé! Voici une méthode toute simple, des choses simples à faire chaque jour: - 3 gratitudes Sois reconnaissant(e) pour 3 choses qui te sont arrivées dans la journée. - Journal Relate par écrit un événement positif qui t’est arrivé aujourd’hui, en y incluant détails et émotions ressenties. - Bouge! Bouge au moins une fois par jour, un peu d’exercice aère l’esprit et améliore le métabolisme! - Médite… Quelques minutes de méditation chaque jour contribuent à ton équilibre mental, émotionnel et spirituel. -Fais un geste! Aide ton prochain, envoie un message sympa, etc. Aider rend heureux! Teste cette méthode par toi-même pendant par exemple 21 jours et tu verras la difference ! Le Challenge Un petit plus pour ta journée! Je te propose un challenge très simple, qui egaiera ta journée et celle de quelqu’un d’autre ! Salue un inconnu! Et souhaite-lui une bonne journée/ soirée. Dans le bus, le train, le métro, dans la rue, où tu veux, sois inspiré … C’est simple et ça fait plaisir. A toi de jouer!!

Yehudith


Economie

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Cette Suisse généreuse La Suisse, pays de banquiers nantis et egoïstes? Si c’est parfois l’impression que nos voisins ont, la réalité semble être toute autre.

En

effet, la Suisse campe non seulement en-tête des classements des championnats de ski (quoique) mais également des pays les plus généreux en terme de dons. Ainsi, selon le World Giving Index, la Suisse est le cinquième pays donnant le plus, à égalité avec les Etats-Unis.

World giving index Le world giving index est un projet de recherche mené dans 153 pays. il vise à établir le pourcentage de la population donnant de l’argent, mais aussi du temps pour aider les autres.

Image représentant le taux de donation des pays source wikipédia

La Suisse fait d’ailleurs bien mieux que tous les autres pays européens. Ce n’est donc pas un hasard si, par exemple, un journaliste belge affirmait récemment, en parlant des dons pour le cyclone aux Philippines, que « Les Suisses, qui ne sont que 8 millions, surpassent largement la Belgique en versant 5,6 millions d’euros aux organisations humanitaires ». Certes, les montres se vendent plus chers que les frites mais la Belgique est quasiment aussi riche que la Suisse.

Si l’on regarde les chiffres de plus près, on remarque qu’en 2012, au plus fort de la crise économique, les Suisses ont versé près de 1.65 milliard de francs, soit près de 206 francs par personne. Or, la crise économique semble n’avoir freiné en rien la générosité helvétique. Ce qui fait dire à Martina Ziegerer, la directrice de ZEWO, que «c'est justement dans ces périodes que la solidarité est la plus forte». Après tout, peut-être ne sommes-nous pas seulement un pays de banquiers cupides.

Adrien Renaud


Conte de noël

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Il est né le divin enfant Un cadavre littéraire loufoque autour de la Nativité. C’était un matin de décembre : il flottait sur Nazareth une impression de neige – bien qu’il fût difficile de dire si le vent charriait du sable ou des flocons, leurs couleurs se confondant sur les mornes horizons des alentours désertiques. Dans le hangar poussiéreux qui lui servait d’atelier, Joseph rabotait sans entrain une poutre récalcitrante. Une gueule de bois terrible s’agrippait à ses temps – (jamais il n’aurait dû forcer sur la bouteille… mais bon, Marie était enceinte, et c’était pour bientôt… de quoi faire une fête et téter le goulot !...). Le rabot rabottait. Et schrik et schrik et schrak… et schrak et schrak et schrik… ! Joseph soupirait. Ma tête, ma pauvre tête… oh ma tête... ! Ça faisait là-dedans un vrai boucan d’enfer, un tonnerre de marteau-piqueur. On notera cependant que la métaphore incombe au narrateur, l’outil le plus perfectionné que le peuple d’Israël et donc Joseph connaissaient – (à cette époque reculée, soit environ deux semaines avant son fils) – étant sans doute la scie. À prendre en compte également le caractère historiquement exact de cette déclaration… Bref. Joseph rabotait. Quand soudain la porte s’ouvrit avec fracas. Courant d’air gelé, bourrasques de sciure – l’importun (c’est son voisin, le boulanger Moishe) avance à grandes enjambées, se plante devant le charpentier d’un air obstiné et entame sa logorrhée. Non, Joseph n’avait pas eu vent de l’édit de l’empereur1 ; non il ne savait pas non plus qu’il allait devoir effectuer quatre jours complets de voyage jusqu’à Bethléem pour aller s’inscrire au recensement voulu par Quirinus. – Oui, parfaitement, quatre jours ! À dos d’âne ! Avec une femme enceinte dont les hormones grimpent aux arbres tous les quarts d’heure! Le savait-il ce voisin malhonnête, avant de venir l’envahir avec son information qu’il pouvait tout à fait se permettre d’ignorer ? Joseph s’approche du fâcheux avec Actium dans l’œil droit, le futur Teutobourg dans l’œil gauche 2 et le marteau-piqueur anachronique en fond sonore. S’il avait eu le droit de l’occire, il n’aurait pas hésité mais un je-ne-sais-quoi l’en empêchait… allons, cela n’était pas très hébraïque ! Mieux valait alors pardonner à celui qui ne faisait que l’offenser, le renvoyer avec une bonne claque dans le dos et un sourire crispé. L’intention était là, personne n’en pouvait douter. Les préparatifs furent donc faits ; le voyage amorcé, supporté, écoulé. Au terme d’un trajet d’une longueur invraisemblable, Joseph et Marie parviennent à la ville appelée Bethléem. On s’informe auprès des passants, on cherche le lieu du recensement. Un homme indique une grande bâtisse au fond de la rue dans laquelle pénètre le couple, pressé d’en finir avec cette formalité administrative. L’endroit est désert, à l’exception du vieux guichetier, qui somnole derrière sa table de travail. 1 On nous mentionne dans l’oreillette que le lecteur pourrait être perdu à la lecture de ces quelques détails techniques. Voici donc un cours accéléré : vous avez un empereur (qui s’appelle Auguste) omnipotent qui demande à plusieurs autres hommes tous très puissants de l’aider à gouverner son immense empire en administrant les provinces. C’est le cas de Quirinus, gouverneur de la Syrie, qui va donc effectuer un recensement afin de mieux gérer les populations locales. On informe ladite population en publiant des édits. Voilà. Tout est clair ? 2 Qu’il soit permis ici permis au narrateur de mentionner ces batailles attribuables à l’envahisseur. Et pour les lecteurs perdus dans ces informations aussi érudites que nécessaires, le susnommé narrateur ne peut que les enjoindre d’aller chercher ces références sur un site d’informations aux valeurs sûres – Wikipedia, par exemple.


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- Pardon Monsieur, je voudrais m’inscrire au recensement. - Vous voulez…? On vous a mal informé. Adressez-vous au guichet 1, couloir de gauche, dernière porte à droite3. Joseph et Marie grimpent les escaliers, empruntent le couloir de gauche et commence un véritable chemin de croix4 : le guichet 1, couloir de gauche, derrière la porte à droit est fermé entre 10h et 15h30 ; il rouvre à 15h31, pour fermer à 15h45, avant la pause café5 et la fermeture complète des bureaux à 15h53 – (oui, c’est vrai, normalement les horaires de fonctionnaires, c’est 8h-16h, mais bon, il ne faut pas non plus tirer la queue du chat, et vous savez combien il est éprouvant de travailler dans un bureau ? C’est autre chose que de raboter du bois, sans blague !) – ; donc, cher monsieur Joseph, vous arrivez trop tôt… ou trop tard, c’est selon ; par contre, le bureau 68bis a les formulaires requis pour le recensement – ; Joseph et Marie (qui commence à sentir les prémisses redoutés des premières contractions, mais, quand on est femme de charpentier et pauvre de surcroit, une petite douleur ne nous arrête pas : on serre les dents et puis voilà !) se rendent donc au bureau 68bis, lequel ne possède pas les dits formulaires, et de toute façon, non mais, ils sont VERTS, pas bleu clair, pas jaunes, et un peu de précision, que diable, sinon comment voulez-vous qu’on comprenne ce que vous demandez ?!... Mais il se pourrait que l’administrateur général – (secrétariat du 7e étage, vous prenez le couloir aux murs de briques, vous tournez une fois à droite après les latrines des femmes, puis deux fois à gauche après l’atrium, puis vous empruntez une volée de marches en colimaçon, vous prenez la passerelle suspendue et après, une à droite deux à gauche une à droite… facile, hein ? à moins que ce ne soit plutôt deux fois à…) – ait les formulaires en questions et puisse vous renseigner ; allez -y toujours, ça ne coûte rien d’essayer. Exténués, Marie et Joseph arrive finalement devant le secrétariat du 7e étage. À une standardiste à l’air blasé, ils demandent à voir l’administrateur général. Un sourire condescendant doublé d’une moue qui en dit long sur ce que pense ladite standardiste des pécores de Nazareth leur répond : - L’administrateur général ? En congé annuel. Parti à Rome ce matin. Reviendra dans une semaine, dix jours au plus. Et pour votre formulaire, revenez demain : rupture de stock. Les copistes travaillent d’arrachepied6. Là, Joseph n’y tient plus : il abat son énorme poing sur la table – (et un poing de charpentier, c’est massif, ça fait sursauter) – et commence à crier. Dix-huit minutes plus tard, Joseph et Marie sont sur un trottoir poussiéreux, devant le bâtiment administratif de Bethléem. Joseph, comme il se doit, peste contre les fonctionnaires incompétents : - … tous des crétins. Nous faire venir depuis Nazareth !... et l’autre avec ses formulaires… Marie essaie d’attirer discrètement son attention : - Joseph… Jo… -et en plus, l’empereur est un idiot ! À quoi ça lui sert, un recensement ?!... met jamais les pieds en Isra… - Joseph !... Joseph ! - Vivement que la journée se termine, parce que vraiment j’en ai ma… - JOSEPH ! Enfin, il se tourne vers elle, surpris d’avoir été interrompu : -Ben quoi ? - Je crois que je suis en train de perdre les […]eaux ! dit Marie d’une voix affolée. 3 Saurez-vous reconnaître cette référence littéraire essentielle à toute bonne culture livresque ? 4 Ici encore, on ne se formalisera pas de l’anachronisme – à bas la chronologie !... 5 Oui, le peuple d’Israël connaissait à cette époque le café ; sans doute grâce à l’aide d’un arrière-arrière-arrière-etc. grandpère de Christophe Colomb – et qu’avons-nous déjà dit sur la chronologie ? 6 Insérons ici un rappel au lecteur moderne ignare en histoire : en ces temps reculés des 3-4h avant Jésus, les photocopieuses n’existaient pas encore. Cependant, l’arrière-arrière-arrière-arrière-etc. grand-père de Chester Carlson – qui développera le procédé en 1938 après Jésus – y pensait déjà vaguement, alors qu’il sirotait une cervoise dans le pub d’un lointain village scott. Mais cela, bien sûr, Joseph et Marie l’ignoraient.


Conte de noël

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Si l’épouse perd le Nord, à l’époux de conserver son calme et de courir à corps perdu chercher de l’aide. Qu’il ne trouvera pas, bien entendu. Après quoi, il s’agira de se précipiter sur le premier quidam venu et de le harceler jusqu’à ce qu’il obtempère et veuille bien prendre un peu de son temps pour ne pas lui faire perdre le sien en palabres inutiles. Bon prince, ledit quidam suivra l’heureux futur papa auprès de la malheureuse future accouchée – qui aura entre temps fait le deuil de sa contenance – afin de l’aider à enfanter dans un lieu plus propice. Peine perdue : Marie, couchée à même le sol, poussera des cris inhumains sous l’effet d’une insupportable douleur et refusera de se lever, malgré toute sa bonne volonté. N’ayant pas perdu la main (ni pied), Joseph empoigne sa promise – toujours souffrante – avec l’aide de l’anonyme individu et l’emmène à la salle commune, située non loin de là. Il est près de minuit. Les hurlements de Marie amènent un concert de vociférations de la part des habitués du lieu qui, en plus de leur précieux sommeil si durement mérité, refusent d’être privés du peu d’espace qu’il leur reste encore. À ces mots, la jeune mère s’affole et perd connaissance. Joseph s’enflamme – Quoi ! Il faudrait donc donner naissance à cet enfant prodigue sur les pavés sales et froids de la cité ? Insensibles que vous êtes !... C’est à en perdre la tête ! Joseph est ébranlé ; il ne trouve plus ses mots. Refusant de tendre la joue gauche à l’affront qui lui est fait, il sort de la salle commune et se met à la recherche d’un autre logis. Le temps s’écoule rapidement, Joseph presse le pas, les rues défilent. Au terme de l’une d’entre elles, le charpentier découvre une masure à peine entretenue : il y a là un âne, un bœuf, un mangeoire. Les animaux paissent d’un air tranquille. De la paille dorée recouvre le sol. C’est parfait. Ni une ni deux, Joseph retourne chercher sa femme. Elle le suit sans discuter, mais n’en pense pas moins : ça n’a pas suffit, la visite d’un certain Gabriel – (messager providentiel aux ailes blanches et au sourire éclatant) –, il y a neuf mois ; ça n’a pas suffit de se retrouver enceinte SANS AVOIR RIEN demandé – (et non, Joseph, je n’ai rien fait avec le voisin Jacob, ne t’énerve pas !...) – ; non… il faut EN PLUS qu’elle accouche dans une étable. Les contractions la reprennent : il faut bien obtempérer. Bon. Soit. La jeune femme s’installe sur la paille, doigts crispés sur son ventre rond. Joseph esquisse un pauvre sourire : bon, c’est mieux que rien… un coup d’œil à Marie (qui lui jette un regard noir) le convainc d’arrêter – (pour sa survie personnelle et pour celle de son mariage… – de sortir à tout va des observations vainement optimistes. Marie hurle7. Le bruit inhabituel tire l’âne et le bœuf hors de leurs méditatives mastications : le bœuf relève la tête d’un air blasé ; trois coup de mâchoires et… - Joseeeeeeeph ! Il me bave sur la figuuuuuuuuuure ! Joseph s’affaire autour de sa promise ; il essuie les trainées vertes de son visage puis retourne s’asseoir. Se relève. Se rassoit. Se relève ; se rassoit, se relève…jusqu’à ce que Marie, excédée, le cloue sur sa chaise d’une remarque cinglante. Qu’il prenne exemple sur l’âne placide ! Le temps s’écoule, les minutes passent, toutes plus longues les unes que les autres, à l’image des gémissements de douleur de la jeune femme, toujours plus oppressée par les contractions. Elle sert fort la main de Joseph dans la sienne. La délivrance est pour bientôt. Que j’ai mal…que je souffre. Est-ce possible de ressentir tant de douleur ? Combien de temps encore ? Je n’en puis plus…que j’ai mal ! Et puis Joseph qui ne tient pas en place, cette abominable odeur de bestiaux, cette paille qui pique, cette musique insupportable…. À cette pensée, Marie relève la tête. Son époux avait-il demandé un accompagnement sonore ? 7 Fidèle au souci de vraisemblance historique, le narrateur se permet ici de rappeler qu’à cette époque – soit, 2 heures 37 m minutes 53 secondes avant l’accouchement de Marie –, la péridurale n’existait pas. Si si.


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Au fond de la pièce, plusieurs hommes récemment et silencieusement arrivés se sont mis à chanter un air incompréhensible d’une voix uniformément détonante. Bref, ils chantaient faux. Il ne manquait plus que ça ! Accoucher dans l’indifférence générale sauf de celle d’illustres inconnus ! On éclaircirait ce problème plus tard. Une nouvelle contraction arrive, puis une seconde, puis une troisième et ces musiciens qui chantent en pinçant les cordes de leurs harpes… ! Au milieu de son calvaire, Marie se fait la réflexion qu’ils ressemblent beaucoup à l’archange Gabriel : mêmes cheveux blonds impeccables ; mêmes ailes blanches froufroutantes… des collègues, sans doute. En pensant au messager céleste, Marie doit bien avouer que la moutarde lui monte un peu au nez. Ah, ça, l’archange Gabriel ne l’avait pas prévenue : Tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus… l’Esprit Saint descendra sur toi… pour descendre, il est descendu ! Il aurait juste pu s’arranger pour lui épargner la douleur, bon sang ! Elle pousse encore un peu ; c’est pour bientôt, pas de doute – (du moins, elle l’espère). Joseph n’ose plus l’encourager et ravale son optimisme. Une deux, une deux, elle souffle en rythme : pas facile de se concentrer, entre les crincrins angéliques, le bœuf qui a recommencé à baver et l’âne qui broute l’ourlet de sa robe. Enfin, dans un alléluia ! empli de ferveur, elle sent le bébé sortir. D’un coup. Pouf. Les anges n’en peuvent plus de joie : ils redoublent de vocalises ; des bergers accourent des alentours pour admirer l’enfant qui vagit à qui mieux-mieux ; les nuages s’écartent et la lune éclaire doucement la scène. Marie n’en peut plus : elle est désormais l’heureuse mère d’un garçon – Jésus, 3.7kg, 48.2cm, yeux bleus – (ça ne durera pas) –, cheveux inexistants. Bon. Joseph contient avec peine sa joie. Ce qu’ils ignorent encore est que cette naissance bouleverser leurs vies et les entraîner, pour les trente-trois années à venir, de Charybde en Scylla : fuite en Egypte, débat avec les docteurs du Temple, groupe d’amis admiratif, miracles divers, démêlés avec les autorités juives et romaines… et bien sûr, le trio gagnant, TrahisonCrucifixion-Renaissance. Bref, si Joseph et Marie avaient été au courant de ces péripéties à ce moment-là, nul doute qu’ils auraient demandé une augmentation conséquence de leurs allocations familiales – si de telles subventions avaient existé, bien évidemment. Mais pour l’instant, ils ne savent rien de tout cela ; ils sont juste heureux : Marie, d’avoir enfin accouché ; Joseph, d’être papa8. Et, alors qu’à Bethléem se déroule un idyllique tableau de Nativité, emprunte de joie, de soulagement et de chants plus ou moins bien exécutés – (qui a dit que les anges devaient chanter juste ?) –, à l’autre bout du désert, trois hommes cheminent. Ils portent la myrrhe, l’or, l’encens et suivent l’Etoile qui scintille. Quand tout d’un coup, l’un d’eux s’exclame : -Les gars… je crois qu’on est perdu !... Ils ne sont pas encore arrivés…

Alessandra Passaseo Magali Bossi

8 Même si vous conviendrez que dans ce rôle, il n’arrive – à bien des égards – qu’en seconde place.


Comics H&H

Robin MĂŠtral et Constantin Nifachev avec la participation de The great guys: www.facebook.com/TheGreatGuys

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Fait vrillé

Ecirbaf sortit de sa petite maison en bois. La porte fermait mal. Elle était déformée par le sable qui s’était accumulé pendant la nuit. Il dut la pousser un peu avant d’entendre le loquet tomber à sa place. Rassuré, il se retourna pour contempler le désert. La main en visière pour se cacher du soleil déjà mordant en cette matinée tardive, il étudia l’horizon méticuleusement. La forêt avait bien avancé d’une centaine de mètres cette nuit. La situation empirait de jour en jour. Il était temps pour lui d’agir. Il rabattit sa capuche sur son crâne chauve tanné par le soleil. Instantanément, comme un réflexe induit par la capuche, son caleçon-tortue émergea de sa longue robe. - Maître, nous partons? - Oui Ordnas. - Pour aller où? - Transforme-toi, je t’expliquerai en chemin. Ordnas s'exécuta. Il s'allongea sur le sable brûlant. Rapidement, il se mit à grandir. La taille adéquate atteinte, Ecirbaf sauta sur son dos et ils s’envolèrent.

Infos supplémentaires : Illustration: Fabrice Joly justeface.blogspot.com Texte: Sandro Dall'Aglio

uncoindepixel.ch

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Herji.ch


Les mots de la fin

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Les résolutions autrement La nouvelle année approche à grands pas. Au-delà du champagne, des petits fours et des cadeaux, il est des périodes de l’année où l’on se décide à un nouveau départ, où l’on se sent libérer de ses chaînes, où l’on se sent pousser des ailes, où l’impossible devient possible (même sans avoir bu de boisson énergisante ou de soda sans sucre). C’est bien connu : le décompte est fait, les douze coups de minuit résonnent, les proches s’embrassent, les SMS s’envoient et se lisent, les réseaux saturent, les coupes se vident, et là, tombe la question fatidique.

« Alors ? Des résolutions pour 2014 ? » Cette automatique question, la version de début-janvier du traditionnel « Salut, ça va ? », éveille cependant toujours le même train de pensée en nous. D’abord, on fait la liste de tous les regrets et les remords qu’on a pu émettre l’année passée et ce n’est pas forcément joli à voir. Ensuite, on proclame intérieurement des résolutions banales concernant un régime ou la procrastination. Mais les plus pessimistes abandonneront probablement tout projet d’améliorer leur monde aux vues de l’échec cuisant des résolutions de l’année précédente. Vous avez lu jusqu’ici ? Bien, parce qu’on a une solution pour vous ! Les résolutions sont des habitudes que l’on veut prendre pour améliorer sa vie et celle des autres, mais qu’on oublie une fois retombé dans notre routine première. Pourquoi ne pas faire plus réaliste, cette année ? Nous vous avons concocté une liste de 52 résolutions faciles à tenir et qui feront du bien à vous-mêmes et aux autres, une pour chaque semaine de l’année, afin que les résolutions ne détalent pas avec la neige lorsque les beaux jours arrivent. Semaine 1 Semaine 2 Semaine 3 Semaine 4 Semaine 5 Semaine 6 Semaine 7 Semaine 8 Semaine 9 Semaine 10 Semaine 11 Semaine 12 Semaine 13 Semaine 14 Semaine 15 Semaine 16 Semaine 17 Semaine 18 Semaine 19 Semaine 20

Colgate : je souris aux passants. Flatterie : je fais un compliment à une personne différente chaque jour. No Facebook : je me découvre une vraie vie sociale. Gastronomie : je boycotte les restos et je fais la cuisine. Vérité : je ne mentirai sur rien et à personne. Sans télévision : je me détache de l’écran pour voir plus loin. Intérêt général : je me lance dans le bénévolat. Changement de conversation : je ne parle plus du froid et du mauvais temps. Équitable : je ne consomme que des produits fair trade. Un jour, une chanson : je chante une chanson par jour. Aventure : je découvre ma ville en me rendant dans un endroit inconnu. Famille : je passe du temps avec mes proches plutôt qu’au boulot ou avec des amis. Musique : j’essaie un nouvel instrument ou j’apprend à en jouer. Grammaire : je parle et j’écris en phrases complètes (sujet, verbe, objet). Bourré de talent pas d’alcool : je suis sobre en soirée. Recyclage : je trie plus que jamais et j’achète des poubelles prévue à cet effet. Rencontre : je parle à mon voisin dans les transports publics. Utilité : je rends un service par jour. Infos : je m’intéresse à l’actualité. Zéro CO2 : je ne me déplace qu’à pied ou à vélo.


Mais surtout ceux du commencement

Semaine 21 Semaine 22 Semaine 23 Semaine 24 Semaine 25 Semaine 26 Semaine 27 Semaine 28 Semaine 29 Semaine 30 Semaine 31 Semaine 32 Semaine 33 Semaine 34 Semaine 35 Semaine 36 Semaine 37 Semaine 38 Semaine 39 Semaine 40 Semaine 41 Semaine 42 Semaine 43 Semaine 44 Semaine 45 Semaine 46 Semaine 47 Semaine 48 Semaine 49 Semaine 50 Semaine 51 Semaine 52

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30 Millions d’amis : je ne consomme plus de viande tout en gardant un bon apport protéique Jogging : je vais courir chaque jour. Caméléon : j’expérimente un nouveau look chaque jour. Épistolaire : j’envoie des cartes postales à mes ami-e-s à l’étranger. Engagement : je m’intéresse à la politique. Générosité : je fais un don à une assoc’ par jour. Road trip : je pars en virée avec des potes. Comité anti-procrastination : je ne remets plus rien au lendemain. Gourmandise : je me (re)mets à la pâtisserie. Un temps pour soi : je pense à moi et je me fais plaisir. Papa Noël : je fais un cadeau par jour. Cupidon : je sème l’amour autour de moi et je joue les entremetteurs. Google translate : j’apprends une nouvelle langue. Twilight : je fais un don de sang. Les voisins en fête : je rends visite à mon voisin préféré. Flower power : j’aime les gens. Time Machine : je vis au rythme d’un autre temps Culture : je vais à un concert ou une pièce de théâtre par soir. Nicolas : je privilégie le déodorant à boule. J.O. : j’essaie un nouveau sport. La vie en rose : j’arrête de me plaindre et je profite. F*ck food waste : je ne gaspillerai plus de nourriture. I love mom : je fais que chaque jour soit la fête des mères. Maintenant ou jamais : je me remets à ma passion. Puérile : je réveille l’enfant qui sommeille en moi. Aquatique : je privilégie les douches aux bains. VeggieDay : je mange plus de cinq fruits et légumes. Rien ne sert de courir : j’arrive à l’heure. Marmotte : je dormirai huit heures par nuit. Mea maxima culpa : j’agirai autrement. Interro de Géo : j’apprendrai le nom des 26 cantons et des 7 conseillers fédéraux. JJfm : je vais au PJG. Segen Tezare et Moritz Fegert


Journal propulsé par le Parlement des Jeunes Genevois avec le soutien du canton de Genève Mise en page Constantin Nifachev Correction Segen Tezare et Moritz Fegert

La saint sylvestre n’est pas le seul moment de l’année où l’on peut prendre ses résolutions. A savoir que chaque jour vous pouvez influer sur votre quotidien. D’ailleurs, c’est ce que promeut ce journal. De plus, prenez un peu de temps pour écouter vos émotions, vous pourrez ainsi leur donner un ton plus sucré et une douceur dynamique. Si vous ressentiez une émotion qui entrainerait un sentiment déroutant, alors considérez cette émotion, ressentez la, puis laissez la se consumer. Rien ne sert d’ajouter de l’huile sur le feu psychique. Au contraire, quand vous ressentirez un sentiment revigorant, cultivez le. Il se transformera en humeur longue durée. Cependant, vous l’aurez compris, c’est vous et seulement vous qui pouvez amorcer le pas du changement. Alors prenez les rênes et sublimez les personnes qui vous entourent , pour que la vie soit, positivement vôtre. Constantin Nifachev

Journal positif - Numero 1  
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