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Pleins feux sur la Côte - d’Or

© Archives Bien Public, R. Guiton

Por traits d’ar tistes

dossier de p re s s e

Tourisme

agence de développement touristique


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© Archives Bien Public

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toucher © R. Guiton

Entrez dans la légende de la célèbre Toison d’Or, qui vit flamboyer le peintre flamand Van der Weyden et ses ors christiques. Explorez le règne du Roi Soleil, illuminé par Mansart, créateur de la brillante Galerie des Glaces, et chahuté par le turbulent Roger de Rabutin. Traversez le Siècle des Lumières sur les notes baroques de Jean-Philippe Rameau ou à travers les découvertes naturalistes de Buffon. Admirez les éclairs de génie de ces maîtres de la matière, sculpteurs, peintres ou ingénieurs : Rude et sa monumentale " Marseillaise ", Pompon et ses animaux aux lignes épurées, Eiffel et ses édifices aériens. Passez sous les feux de la rampe et pénétrez l’univers scintillant du 7ème art avec Claude Lelouch qui, comme tant d’autres, aime à tourner en Côte-d'Or ( la Grande Vadrouille - Les Valseuses - Partir, revenir - Cyrano de Bergerac…). Laissez-vous emporter par les airs populaires d’Yves Jamait, l’accent rocailleux et les mots truculents d’Henri Vincenot, séduire par la personnalité de Camille Laurens. Et enfin découvrez les nouveaux éclairages de ses designers, plasticiens et peintres contemporains, des monochromes démesurés du chinois Yan Pei-Ming aux créations de carton du japonais Shigeru Ban en passant par la future réalisation de l'architecte Bernard Tschumi qui fera revivre l’épopée de Vercingétorix en 2010.

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vo i r umineuse Côte-d’Or qui invite à des rencontres parfois inattendues : comme un papillon attiré par la lumière, plongez dans l'univers de chacun de nos artistes ; la Bourgogne les a nourris, les a portés, elle les fascine encore aujourd'hui... au point que certains, même venus de très de loin, ne veulent plus la quitter.

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La Côte-d’Or dévoile ici ses plus belles histoires de l’art, collection d’instants magiques à partager … Classiques, baroques ou contemporains, poussez la porte de cette galerie de portraits et découvrez une Côte-d’Or originale et éclectique où chacun tient sa place. Eclats d’inspiration, étincelles de génie : pleins feux sur la Côte-d’Or !

lire


Q u a n d f l a m b o y a i t l a To i s o n d ’O r - R o gi e r Va n d e r We yd e n - C l a u s S l u te r - J u l e s H a rd o u i n - M a n s a r t - U n e a rc h i te c t u re d ’e xce p t i o n

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Sous le règne du Roi Soleil - B u s s y- R a b u t i n e t l a m a rq u i s e d e S é v i gn é - J a cq u e s - B é n i gn e B o s s u e t

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L e S i è c l e d e s Lu m i è r e s - J e a n - Ph i l i p p e R a m e a u - G e o rg e s - Lo u i s Le c l e rc, co m te d e B u f fo n

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Eclairs de génie - Fra n ço i s R u d e - Fé l i x Z i e m - Fra n ço i s Po m p o n - G u s t ave E i f fe l

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S o u s l e s f e u x d e l a ra m p e - E t i e n n e -J u l e s M a re y - Douglas Gorsline - J a cq u e s Co p e a u - C l a u d e Le l o u c h - L a Cô te - d ’O r f a i t s o n c i n é m a - H e n r i Vi n ce n o t - Ca m i l l e L a u re n s - Th i e r r y Ca e n s - Yve s J a m a i t

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N o u ve a u x é c l a i ra g e s - C l a u d e Lé v i - S t ra u s s - U n m u s é e à c i e l o u ve r t - Ya n Pe i - M i n g - Le s n o u ve l l e s s cè n e s d u co n te m p o ra i n - Shigeru Ban - Le s N o u ve a u x Co m m a n d i t a i re s - S e b co co t te l e s d e s i gn e r s - D e s i gn : l a g é n é ra t i o n m o n t a n te - B e r n a rd Ts c h u m i

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© Archives Bien Public

© Archives Bien Public

sommaire sommaire

“Porte du jardin” - Félix Ziem, vers 1885-1890.

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Programmation culturelle 2008 - U n fe s t i v a l d ’é vé n e m e n t s - Le s e x p o s i t i o n s

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Son empreinte en Côte-d'Or L'une de ses œuvres majeures, qui fut

Rogier Van der Weyden

d'ailleurs attribuée dans un premier temps à Jan Van Eyck, est le polyptyque du Jugement dernier. Il le réalisa à la demande de Nicolas Rolin, chancelier de Philippe le Bon et fondateur des célèbres

Le “maître” des Hospices

Hospices Civils de Beaune pour la chapelle de la salle des " pôvres ". A l'époque, le retable n'était ouvert que le dimanche et lors des fêtes solennelles. Cette œuvre unique en son genre, mesurant plus de 2 mètres de haut et 5 mètres © Hospices de Beaune

de long, est aujourd'hui toujours exposée à l’Hôtel-Dieu.

Zoom Du 17/11/2007 au 31/07/2009 "L'Ardoise et le Chancelier" Hospices de Beaune A l'occasion de la réfection complète des 2300 m² de sa toiture d'ardoise, l'Hôtel- Dieu

de Beaune revient sur son histoire, en abordant les moments forts de sa construction et de son existence (plus d'informations page 45).

Le Polyptique du Jugement dernier

Le musée de l'Hôtel-Dieu de Beaune

arfaitement préservé depuis sa fondation en 1443 par Nicolas Rolin, l'édifice illustre les liens étroits qui existaient alors entre la Bourgogne et la Flandre, nouvelle vassale de la maison de Valois. Ses toits polychromes et les ors du polyptyque du Jugement dernier ont fait sa renommée. Mais cet hôpital médiéval recèle bien d'autres trésors : 4 la grande salle des Pôvres, au riche plafond sculpté et peint, la chapelle gothique, la cuisine avec un

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tourne-broche actionné par un automate et l'apothicairerie avec ses collections de faïences et d'étains. Infos pratiques : Horaires d'ouverture : du 01/01 au 23/03 de 9h à 11h30 et de 14h à 17h30, du 24/03 au 18/11 de 9h à 18h30 et du 19/11 au 31/12 de 9h à 11h30 et de 14h à 17h30. Le Musée reste ouvert 1 heure encore après la fermeture des portes d'entrée. Tarifs : 6 €

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2 rue de l'Hôtel-Dieu - 21200 BEAUNE Tél. : 03 80 24 45 00 Mél : hospices.beaune@wanadoo.fr Site internet : www.hospices-de-beaune.com


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an der Weyden est

élève de Robert

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CARTE D’IDENTITE

Nom : VAN DER WEYDEN Prénom : Rogier Nationalité : flamande Né vers 1400 à Tournai Mort en 1464 à Bruxelles Qualité : peintre Oeuvres : "Le polyptyque du Jugement Dernier" (Hôtel-Dieu BEAUNE), "Triptyque de la famille Braque" (Musée du Louvre PARIS), "La Descente de croix" (Musée national du Prado MADRID) Le "plus" : son vrai nom est "Roger de la Pasture", traduit en flamand à son arrivée en Belgique en 1435.

Bruxelles où il installe son atelier. Dans la lignée de

Campin, Maître de Flémalle,

son contemporain Jan Van

à Tournai entre 1427 et

Eyck, il est l'un des peintres

1432. En 1435, il est nommé

flamands les plus célèbres

peintre officiel de la ville de

de son époque.

es Hospices de Beaune organisent chaque année en novembre l'une des plus célèbres ventes de charité au monde, dirigée depuis 2005 par la maison Christie's : la vente des vins de leur domaine. Celle-ci perpétue les valeurs de bienfaisance et de générosité du fondateur de l'Hôtel-Dieu en versant à chaque édition les profits de la vente d'un des tonneaux de vin, appelé la "pièce des présidents", à une ou plusieurs œuvres caritatives. Pour la première fois en 2007 grâce au programme Christie's LiveTM, les acheteurs du monde entier ont pu assister à la vente en direct par Internet et enchérir à des milliers de kilomètres d'un simple clic depuis leur ordinateur .

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Christie's et la Vente des vins des Hospices de Beaune : instants d'exception

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La vente aux enchères des Hospices de Beaune

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laus Sluter rejoint la cour de

Bourgogne en 1385. A cette

époque, il est appelé par le duc de Bourgogne Philippe le Hardi pour rejoindre l'équipe de Champmol dirigée alors par Jean de Marville auquel il succède en 1389. Fondée par le duc pour être la nécropole de

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CARTE D’IDENTITE

Claus Sluter

Nom : SLUTER Prénom : Claus Nationalité : hollandaise Né vers 1355 à Haarlem Mort en 1406 à Dijon Qualité : sculpteur Oeuvres : le puits de Moïse, le tombeau de Philippe le Hardi, le portail de la chapelle de la Chartreuse de Champmol à Dijon.

Le faste de la cour des ducs de Bourgogne

la lignée des Valois, la Chartreuse de Champmol fut un prodigieux foyer artistique où travaillèrent des artistes de Paris et du Nord.

Le puits de Moïse

Accaparé par les travaux de la

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Chartreuse, Sluter ne respecte pas l'engagement pris en 1404 auprès de Jean sans Peur qui lui demandait à l'époque de terminer le tombeau de son père, Philippe le Hardi, dans les 4 ans. Celui-ci fut achevé par son neveu Claus de Werve. Avant sa mort, Sluter réalise un dernier ensemble, aujourd'hui disparu, pour le château de Germolles, résidence favorite de Philippe le Hardi et Marguerite de Flandre : une scène champêtre où le couple est représenté assis sous un orme, entouré de moutons. Claus Sluter est une figure majeure de l'art au Moyen Âge, son style, qui rompt avec le " gothique internatio-

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nal " de l'époque, aura une influen-

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ce très marquée en Bourgogne mais également en Europe.


Son empreinte en Côte-d'Or

Les tombeaux des ducs de Bourgogne

Les œuvres majeures de Claus Sluter peuvent aujourd'hui encore être admirées à Dijon. Le tombeau de Philippe le Hardi se trouve dans la salle des gardes du Musée des Beaux-Arts de Dijon. Le puits de Moïse, toujours situé sur le domaine de la Chartreuse de Champmol, est accessible dans le cadre des visites commentées pro© R. Guiton

posées par l'office de tourisme de Dijon.

La chartreuse de Champmol et le puits de Moïse Office de Tourisme 11, rue des Forges 21000 DIJON Tél. : 0 892 700 558 Mél : info@dijon-tourism.com Site internet : www.dijon-tourism.com e monastère démantelé à la Révolution a conservé deux oeuvres majeures de Claus Sluter, le portail de la chapelle où sont figurés Philippe le Hardi et Marguerite de Flandre et le puits de Moïse. Chef-d'oeuvre des XIVème et XVème siècles, témoin de la sculpture burgondo-flamande, cette fontaine de vie est ornée des statues de David, de Moïse et de quatre prophètes, toutes d'un saisissant réalisme.

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Infos pratiques : Horaires d'ouverture : l'office de tourisme de Dijon organise, dans le cadre de ses visites à thèmes, des visites du puits de Moïse tous les samedis. Réservation préalable obligatoire. Tarifs : 6 €

Les tombeaux des ducs de Bourgogne (Musée des Beaux-Arts de Dijon) Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne Entrée Cour de Bar 21000 DIJON Tél. : 03 80 74 52 09, 03 80 74 52 70 Mél : museedesbeauxarts@ville-dijon.fr Site internet : www.dijon.fr/decouvrir/les-musees.php es tombeaux des ducs de Bourgogne ont été restaurés entre 2003 et 2005 ce qui permet de mesurer la splendeur de ces créations du XVème siècle qui traduisent le génie des ''imagiers'' Claus Sluter, Jean de Marville et Claus de Werve pour le tombeau de Philippe le Hardi et de Jean de la Huerta et Antoine le Moiturier pour celui de Jean Sans Peur et de son épouse Marguerite de Bavière.

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Infos pratiques : Horaires d'ouverture : tous les jours sauf le mardi, du 02/11 au 30/04 de 10h à 17h et du 02/05 au 31/10 de 9h30 à 18h. Fermé les 01/01, 01/05, 08/05, 14/07, 01/11, 11/11 et 25/12. Ouvert le jeudi de l'Ascension, le lundi de 7 Pentecôte et le 15/08.


CARTE D’IDENTITE

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Jules Hardouin-Mansart

Nom : HARDOUIN-MANSART Prénom : Jules Nationalité : française Né vers 1646 à Paris Mort en 1708 à Marly Qualité : architecte

Wilmotte, Lion : bonjour Monsieur Mansart ! place et les plus petits jouent allègrement, l'été venu, au milieu des nouveaux jets d'eau.

Demain, un nouveau musée pour Dijon L'exposition "Musée en chantier, musée rêvé" permet de découvrir l'actualité du projet et du chantier de

rénovation du musée des Beaux-Arts de Dijon : images, plans et coupes du projet des Ateliers Lion Architectes Urbanistes, interviews, grande frise évolutive pour ponctuer les grandes étapes du chantier, mise en scène à l'échelle d'un espace proposé par les lauréats… L'exposition sera actualisée au fil des mois pour avancer pas à pas avec le projet.

Projet du nouveau musée des Beaux-Arts de Dijon

© Ateliers Lion Architectes Urbanistes

La place de la Libération et le musée des Beaux-Arts de Dijon, installé dans le Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne, font l'objet de grands travaux d'aménagement confiés respectivement au cabinet d'architectes Wilmotte et Associés et aux Ateliers Lion Architectes Urbanistes.

Aujourd'hui, une place d'exception Le nouvel aménagement de la place de la Libération, inaugurée en juillet 2006, a reçu le prix arturbain.fr, placé sous le haut patronage du Ministre des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la Mer. Les travaux, confiés au cabinet d'architectes Wilmotte et Associés à qui l'on doit notamment le musée des Arts premiers du Louvre, ont rendu toute sa splendeur à ce lieu emblématique de la ville. Les plus grands peuvent admirer le Palais des Ducs confortablement installés à l'une des terrasses de la

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Zoom La chapelle des Elus Dans le cadre de ces grands travaux, la chapelle des Elus (située elle aussi au cœur du Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne) a également fait peau neuve en 2005. Les travaux de réno-

vation ont permis de redonner toute sa beauté à cet édifice exceptionnel, réalisé au XVIIIème siècle par l'architecte du Roi, Jacques Gabriel et par Pierre le Mousseux.

© mairie de Dijon

On doit à Jules Hardouin-Mansart la plus célèbre et la plus belle sans doute des places de la ville de Dijon. A partir de 1685, l'architecte est en effet appelé pour travailler à la reconstruction classique du Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne. Il prend pour modèle la place Royale de Paris et crée une place symétrique en hémicycle qui devait servir d'écrin à la statue de Louis XIV. Celleci sera fondue à la Révolution.


La nouvelle place de la Libération à Dijon

ules Hardouin est vers 1646 à Paris. Il est le petit neveu de François Mansart, célèbre architecte précurseur du classicisme français dont les réalisations influenceront très largement ses travaux. C'est en 1668 que Jules Hardouin associe à son nom celui de Mansart. Dès 1674 il entre à la Cour et travaille à Versailles à partir de 1677. Il y réalise les ailes du nord et du midi, la Galerie des Glaces, les Grandes Ecuries, l'Orangerie, le Grand Trianon et débute la construction de la Chapelle Royale qui sera poursuivie à sa mort par Robert de Cotte. Son ascension est fulgurante : il est nommé premier architecte du Roi en 1681, anobli en 1682, devient intendant en 1685, inspecteur général des bâtiments en 1691 puis surintendant en 1699. Architecte classique par excellence, ses réalisations et plus particulièrement les travaux accomplis à Versailles, ont profondément marqué l'histoire de l'architecture française.

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Le Palais des Le musée des BeauxDucs et des Etats Arts de Dijon de Bourgogne Place de la Libération 21000 DIJON Tél. : 03 80 74 52 71 Mél : accueil-info@ville-dijon.fr Site internet : www.dijon.fr/decouvrir/le-patrimoine.php Horaires d'ouverture : Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne : visite libre des extérieurs (cours d'Honneur, de Bar et de Flore) tous les jours de 7h30 à 20h ; visite des cuisines ducales lors de manifestations ou sur rendez-vous au 03 80 74 52 70 ; visite occasionnelle des salons de l'Hôtel de Ville lors de manifestations ; visite de la chapelle des Elus (renseignements à l'Office de Tourisme de Dijon).

Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne - Entrée Cour de Bar 21000 DIJON Tél. : 03 80 74 52 09 ou 03 80 74 52 70 Mél : museedesbeauxarts@villedijon.fr Site internet : www.dijon.fr/decouvrir/lesmusees.php Horaires d'ouverture : tous les jours sauf le mardi, du 02/11 au 30/04 de 10h à 17h et du 02/05 au 31/10 de 9h30 à 18h. Fermé les 01/01, 01/05, 08/05, 14/07, 01/11, 11/11 et 25/12. Ouvert le jeudi de l'Ascension, le lundi de Pentecôte et le 15/08. Fermeture de la section d'art contemporain (donation Granville), des cuisines ducales et de la salle égyptien- 9 ne de 11h30 à 13h45.

© R. Guiton

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La Côte-d'Or possède un patrimoine historique et culturel remarquable. Le Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne (page 9), l’Hôtel-Dieu de Beaune (page 4), l'Abbaye de Fontenay et le Château du Clos de Vougeot figurent parmi les plus beaux ensembles architecturaux de Côte-d'Or et font aujourd'hui la renommée du département.

Le Château du Clos de Vougeot, Chef d'ordre de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin Rue de la Montagne 21640 VOUGEOT Tél. : 03 80 62 86 09 Mél : info@tastevin-bourgogne.com Site internet : www.tastevinbourgogne.com

L'Abbaye de Fontenay, Patrimoine mondial de L'UNESCO

© F. Lechenet

ondée en 1118 par saint Bernard, l'Abbaye de Fontenay est l'un des plus anciens monastères cisterciens d'Europe. L'architecture romane confère une homogénéité remarquable à l'ensemble des bâtiments du XIIème siècle. Après la visite du monastère, les amateurs de jardins peuvent déambuler librement dans le parc de deux hectares et admirer le nouveau jardin créé par l'architecte paysagiste Peter Holmes. De nos jours propriété privée, l'Abbaye de Fontenay a été l'un des premiers sites français à être inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1981.

e joyau de l'architecture gothique flamboyante est remarquable par sa galerie de bois sculptée et son escalier à vis terminé par la statue d'un jardinier portant une corbeille d'où sortent les nervures à crochet de la voûte.

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Infos pratiques : ouvert toute l'année, tous les jours : de début avril à mi-novembre de 10h à 18h et de mi-novembre à début avril 1 0 de 10h à 12h et de 14h à 17h.

L'Hôtel Chambellan, Chef-d'œuvre du Moyen Âge 34, rue des Forges à Dijon

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21500 MARMAGNE Tél. : 03 80 92 15 00 Mél : info@abbayedefontenay.com Site internet : www.abbayedefontenay.com

Le nombre d'hôtels particuliers que compte la capitale des ducs de Bourgogne fait de Dijon une des villes les plus éclatantes de France sur le plan architectural. L'Hôtel Chambellan et l'Hôtel de Vogüé sont deux exemples remarquables de la qualité et de la diversité de ces édifices construits entre le Moyen Âge et le XVIIIème siècle.

L'Hôtel de Vogüé, Elégance et raffinement 8, rue de la Chouette à Dijon solé au milieu des vignes, le Château du Clos de Vougeot se signale de loin par la majesté de ses proportions. Propriété des moines de Cîteaux jusqu'à la Révolution, il abrite depuis 1944 la Confrérie des Chevaliers du Tastevin qui y tient 16 chapitres par an. Un élégant château Renaissance (qu'on ne visite pas) fut ajouté en 1551 aux bâtiments d'exploitation vinicole du XIIème siècle : une cuverie abritant quatre énormes pressoirs, un vaste cellier où est exposée une collection de tastevins anciens, un grenier qui servait de dortoir aux frères convers et un puits profond.

difié vers 1614, c'est l'un des plus précieux hôtels parlementaires bâtis au XVIIème siècle en France. Le majestueux porche d'entrée scandé de bossages ouvre sur une cour au portique sculpté. A la conception classique et mesurée de l'édifice s'allie tout le raffinement décoratif de la Renaissance italienne.

Infos pratiques : ouvert du 01/04 au 30/09 de 9h à 18h30 ; du 01/10 au 31/03 de 9h à 11h30 et de 14h à 17h30. Fermeture à 17h le samedi. Fermé les 01/01, 24/12, 25/12 et 31/12.

Plus d’informations à l’Office de tourisme de Dijon - 11, rue des Forges - 21000 Dijon - Tél. : 0 892 700 558 Mél : info@dijon-tourisme.com Site internet : www.dijon-tourism.com

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© R. Mauguin

© R. Guiton

Une architecture d ’e x c e p t i o n


C A R T E S

oger de Rabutin, comte de Bussy, est né en 1618 dans le Morvan. A l'âge de seize ans, il entre dans l'armée. Il y fait carrière et succède à son père en 1645 comme lieutenant général des armées du roi en Nivernais. Noble turbulent de la cour du Roi-Soleil, il est exilé à deux reprises : une première fois pour avoir participé à une orgie au cours de la semaine sainte et une seconde fois à la suite de la publication (à son insu) de son "Histoire amoureuse des Gaules" dans laquelle il raconte les mœurs de la Cour. Son exil bourguignon durera plus d'une quinzaine d'années au cours desquelles il écrira ses "Mémoires" et se vengera de cet affront sur les murs de son château… C'est à l'intérieur que le comte se livre à la fantaisie, traçant à l'aide de tableaux insérés dans de délicates boiseries, une fresque satirique de son époque et de la cour de Versailles. Madame de Sévigné, cousine du comte de Bussy, a elle aussi très fréquemment séjourné en Côte-d'Or : lors de ses nombreuses visites à son cousin à Bussy-le-Grand, mais aussi au château de Bourbilly, propriété de sa famille depuis le XVème siècle. Elle Rue du Château aimait également venir à Epoisses. 21150 BUSSY-LE-GRAND La visite du château permet aujourd'Tél. : 03 80 96 00 03 hui d'y découvrir sa chambre. Enfin, Mél : chateau-de-bussy-rabutin à Semur-en-Auxois, elle venait régler @monuments-nationaux.fr Site internet : bussyles problèmes d'intendance de son rabutin.monuments-nationaux.fr domaine de Bourbilly.

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Nom : de RABUTIN Prénom : Roger Nationalité : française Né en 1618 à Epiry Mort en 1693 à Autun Qualité : écrivain Oeuvres : Histoire amoureuse des Gaules, Généalogie de la famille Rabutin, Considérations sur la guerre. Nom : de RABUTIN-CHANTAL Prénom : Marie (Marquise de Sévigné) Nationalité : française Né en 1626 à Paris Morte en 1696 à Grignan Qualité : écrivain Oeuvres : célèbre épistolière, sa correspondance la plus remarquable (pendant plusieurs dizaines d'années) et la plus remarquée reste celle qu'elle a entretenue avec sa fille Madame de Grignan.

lire © C. Henneghien

D ’ I D E N T I T E

© M. Rosso

Cousin, cousine

© Archives Bien Public

BussyRabutin et la Marquise de Sévigné

Château de Bussy-Rabutin Informations pratiques : Horaires d'ouverture : toute l'année de 9h15 à 12h et de 14h à 17h (fermeture à 18h du 15/05 au 15/09). Fermé le lundi et les 01/01, 01/05, 01/11, 11/11 et 1 1 25/12. Tarifs : 6,50 €


L’ Aigle de Meaux acques-Bénigne Bossuet fait ses études secondaires dans sa ville natale de Dijon chez les Jésuites, au collège des Godrans. Il part en 1642 poursuivre ses études supérieures à la capitale, au collège de Navarre. C'est en 1652, à l'âge de vingt-cinq ans, qu'il est ordonné prêtre à Metz. Entre 1660 et 1670 il s'impose comme l'un des plus grands prédicateurs que la France ait jamais connu. En 1669, il est consacré évêque de Condom, mais il y renonce dès 1670 pour devenir précepteur du Grand Dauphin Louis de France, fils de Louis XIV. Dès cette époque et jusqu'en 1680 il vit donc à la Cour. Il entre à l'Académie Française en 1671. En 1681 il est nommé évêque de Meaux. La fin de sa vie sera marquée par la polémique qui l'opposera à Fénelon à propos du quiétisme. Parmi la dizaine d’oraisons funèbres qu’il a prononcées, certaines restent comme des chefs-d’oeuvre : celle d’Henriette-Marie de France, reine d’Angleterre (1669), celle d’Henriette d’Angleterre, duchesse d’Orléans (1670), ou encore celle de MarieThérèse d’Autriche, reine de France (1683).

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CARTE D’IDENTITE

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Jacques-Bénigne Bossuet

Nom : BOSSUET Prénom : Jacques-Bénigne Nationalité : française Né en 1627 à Dijon Mort en 1704 à Paris Qualité : homme d'église, prédicateur et écrivain Oeuvres : Oraisons funèbres, Discours sur l'histoire universelle, Traité de la Connaissance de Dieu et de soi-même Le “plus” : il est surnommé " l'Aigle de Meaux "

Son empreinte en Côte-d'Or

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a maison des ancêtres de Bossuet, construite en brique rouge à damiers de briques vernies et datant du XVIème siècle abrite aujourd'hui l'office de tourisme de Seurre, une galerie d'art et le musée de la Saône et des gens de la Saône.

L La cour intérieure de la Maison Bossuet

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La Maison Bossuet 13, rue Bossuet 21250 SEURRE Tél. : 03 80 21 09 11 Mél : ot.seurre@wanadoo.fr Site internet : www.tourisme-seurre.com

Informations pratiques : Horaires d'ouverture : visite libre du 01/04 au 30/10 de 9h à 11h45 et de 15h à 17h45 du mardi au samedi. Tarifs : 3 €


Lettres de noblesse du baroque ean-Philippe Rameau est né en 1683 à Dijon. C'est son père, organiste à la collégiale Saint-Etienne et à la cathédrale Notre-Dame de Dijon, qui lui donne le goût de la musique. En 1701, il décide de se consacrer uniquement à sa passion et part pour l'Italie afin d'enrichir sa connaissance musicale. De retour en France en 1702, il est successivement organiste à Avignon puis à Clermont. Il revient à Dijon en 1709 pour succéder à son père comme organiste de la cathédrale Notre-Dame. Il ne respectera pas son contrat de 6 ans puisqu'il part pour Lyon dès 1713. En 1745, il est nommé compositeur de la chambre du Roi. Quelque temps après, Rameau sera pris dans la " Querelle des Bouffons " qui opposera, entre 1752 et 1754, les fidèles de la musique française et de Rameau, aux partisans de la musique italienne soutenus par Rousseau.

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Le CD à écouter Rameau - Les Indes Galantes / Les Arts Florissants - William Christie - 1991.

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Zoom Festival international d'opéra baroque de Beaune contre-ténor Andreas Scholl. Parallèlement, le festival accueille régulièrement des chefs et des chanteurs de renommée internationale qui ont marqué l'événement depuis sa création et lui restent fidèles : William Christie, Paul McCreesh ou encore Jordi Savall.

Ce pari réussi de la découverte de jeunes talents associé à la programmation d'artistes majeurs font du festival international d'opéra baroque de Beaune l'un des plus prestigieux événements de musique baroque en Europe. (plus d'informations sur le festival page 42). © Michel Ferchaud Association Guillaume Dufay

Chaque année, pendant l'été, la ville de Beaune accueille les amoureux de musique baroque durant tout le mois de juillet à l'occasion d'un festival international. Sa directrice artistique, Anne Blanchard, veille à rester fidèle à la politique d'encouragement de nouveaux talents engagée dès la première édition en 1982. Ainsi, le festival a notamment accueilli les débuts du jeune chef d'orchestre Jérémie Rhorer, d'Emmanuelle Haïm ou du

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©J.A. Aved, Portrait de Jean-Philippe Rameau, musée des Beaux-Arts de Dijon

CARTE D’IDENTITE

© D.R.

Jean-Philippe Rameau

Nom : RAMEAU Prénom : Jean-Philippe Nationalité : française Né en 1683 à Dijon Mort en 1764 à Paris Qualité : compositeur et musicien Oeuvres : Hippolyte et Aricie (1733), Les Indes galantes (1735), Castor et Pollux (1737) Le “plus” : il est dit que pour parvenir à quitter le poste d'organiste que Rameau occupait à Clermont en 1722 et dont le contrat stipulait une durée de 29 ans, il joua tellement faux que le Chapitre fut contraint de le laisser partir.


CARTE D’IDENTITE

© Archives Bien Public

Georges-Louis Leclerc Comte de Buffon Le savant le plus célèbre de son temps

Nom : LECLERC Prénom : Georges-Louis (Comte de Buffon) Nationalité : française Né en 1707 à Montbard Mort en 1788 à Paris Qualité : naturaliste et écrivain Le “plus” : un cratère de la lune porte son nom.

A avoir dans sa bibliothèque - Histoire naturelle des oiseaux, Buffon, François-Nicolas MARTINET Editions Citadelles & Mazenod, 2007 - 670 p., 370 € © F. Lechenet

- Buffon. Œuvres , textes choisis, présentés et annotés par Stéphane Schmitt, avec la collaboration de Cédric Crémière. Préface de Michel Delon Collection " Bibliothèque de la Pléiade ", 2007 - 1760 p., 120 ill., 65 € - Buffon : la nature en majesté, Yves Laissus Collection " Découvertes Gallimard ", 2007 - 128 p., 12,30 €

lire

© F. Lechenet

Buffon au service des Arts Décoratifs L'Histoire naturelle La porcelaine de Sèvres de Buffon et plus au musée Buffon particulièrement son Histoire naturelle des oiseaux, publiée entre 1770 et 1783, a inspiré de nombreux peintres de la Manufacture de Sèvres. Celle-ci a ainsi créé plusieurs services " Buffon " dont les décors reprennent les planches gravées de l'Histoire naturelle. Plusieurs pièces de ces services sont aujourd'hui au musée-site 1 4 présentées Buffon à Montbard, mais égale-

eorges-Louis Leclerc, Comte de Buffon, naît en 1707 à Montbard. Sur la volonté de son père il étudie tout d'abord le droit et obtient son diplôme en 1726. Celuici l'autorise ensuite à poursuivre des études de sciences, sujet de prédilection de Buffon, à la faculté de médecine d'Angers à partir de 1728. Il s'installe à Paris à partir de 1732 où il côtoie de nombreux écrivains et savants français parmi lesquels Voltaire avec qui il noue une forte amitié. En 1734, il devient membre de l'Académie des Sciences et succède à Charles Dufay en 1739 comme intendant du jardin du Roi. En 1749, il publie le premier volume de son " Histoire naturelle " qui en comptera 36 au total et qui fera sa renommée.

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ment dans le Cabinet de porcelaines du musée Nissim de Camondo à Paris qui appartient aux Arts Décoratifs. (Plus d'informations sur : www.lesartsdecoratifs.fr)


Zoom La grande forge de Buffon

21500 BUFFON Tél. : 03 80 92 10 35 Mél : grandeforgedebuffon@yahoo.fr

uffon est pour tous un scientifique et un naturaliste de renom. Ce que l'on sait moins souvent c'est qu'il fut également maître de forge. En effet, en 1768, Georges Louis Leclerc, alors âgé de 61 ans, implante son usine sur la terre qu'il avait acquise en 1732 et dont Louis XV le fit comte en 1772. Témoin prestigieux de la sidérurgie au Siècle des Lumières, cette usine modèle qui occupait 300 ouvriers, réunit sur le même site l'ensemble des opérations de production, les habitations ouvrières et la maison du maître. Informations pratiques : Horaires d'ouverture : du 01/04 au 30/09 de 10h à 12h et de 14h à 18h, fermé le mardi. Tarifs : 6 €

La grande forge de Buffon

Musée - site Buffon vallée de la Brenne. Buffon fit construire un cabinet de travail sur la terrasse supérieure du parc où il rédigea une grande partie de l'Histoire naturelle générale et particulière.

Rue du Parc Buffon - 21500 MONTBARD Tél. : 03 80 92 50 42 Mél : musee-site-buffon@wanadoo.fr Site internet : www.montbard.com

L'Hôtel Buffon : ouverture en 2009 Construit sur les vestiges de sa maison natale de Montbard, il est destiné à devenir le futur musée Buffon. Le bâtiment est actuellement en cours de rénovation. Une première phase de travaux a débuté en janvier 2004 avec la restauration des façades.

Informations pratiques : Horaires d'ouverture : toute l'année de 10h à 12h et de 14h à 18h, fermé le mardi et les 01/01, 01/05 et 25/12. Classé Monument Historique, le musée-site Buffon, se compose de trois entités : L' Ancienne Orangerie Tout juste restructurée, elle présente une nouvelle muséographie conçue comme la table des matières d'un livre autour de Buffon et Daubenton, ainsi que leur position stratégique au Siècle des Lumières. Le visiteur est tel un voyageur qui passe du cabinet de curiosités à l'Histoire naturelle, qui s'arrête sur l'objet d'art et qui reprend sa route entre muséum et musée. Le Parc Buffon C'est un jardin historique classé avec jardins à la française, à l'anglaise et à l'italienne. Il a été aménagé au XVIIIème siècle par Buffon sur un ancien château des ducs de Bourgogne dont il reste les remparts, la tour Saint-Louis et la tour de l'Aubespin (XIVème siècle) dont les 40 mètres dominent la

© Musée Site Buffon

© E. Geantet

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Le cabinet des curiosités S'il revient aujourd'hui à la mode, le cabinet de curiosités, apparu dès le XVIème siècle, connu un essor considérable au XVIIIème siècle. Buffon gère à cette époque la collection du cabinet d'histoire naturelle du Roi qui, du fait de son importance et de sa diversité, jouit d'une renommée considérable. A travers son cabinet de curiosités, le musée-site Buffon rend donc hommage à ce grand collectionneur. 15


commandes officielles notamment pour le Palais de Tervueren. A son retour en France, il se fait remarquer avec deux œuvres : "Mercure rattachant sa talonnière" et son "Jeune pêcheur napolitain" qui lui vaudront d'être appelé à participer à la décoration de l'Arc de Triomphe. Il réalise à ce titre la plus célèbre de ses oeuvres : "Le départ des volontaires de 1792" plus souvent appelé "La Marseillaise".

D’IDENTITE

rançois Rude est né en 1784 à Dijon. Il se forme tout d'abord dans sa ville natale, à l'école de dessin de François Devosge. En 1812 il obtient le Grand Prix de Rome avec le "Berger Aristée pleurant la perte de ses abeilles". Il est contraint de s'exiler à Bruxelles avec son protecteur républicain et bonapartiste Louis Frémiet dont il épousera la fille, Sophie, en 1821. Il y reste jusqu'en 1827 et réalise différentes

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CARTE

Un triomphe à Paris

Zoom La Côte-d'Or à Paris

itué dans le transept de l'église désaffectée Saint-Etienne, le musée François Rude présente une exposition de moulages des oeuvres sculptées de l'artiste. Le visiteur peut notamment y admirer le monumental moulage du Départ des Volontaires, plus connu sous le nom de la Marseillaise, qui reste l'œuvre majeure de celui que l'on considère comme l'un des maîtres de l'Ecole romantique.

S

Infos pratiques : Horaires d'ouverture : du 01/06 31/10 de 9h30 à 11h45 et de 13h45 à 18h, 1 6 au fermé mardi et le 14/07.

© F. Lechenet

Musée Rude Rue Vaillant - 21000 DIJON Tél. : 03 80 74 52 09 (billeterie) ou 03 80 74 52 70 (standard du musée des Beaux-Arts de Dijon) - Mél : jbarnabe@ville-dijon.fr Site internet : www.dijon.fr/sortir/les-musees.0.2.php

Grâce à une opération de mécénat culturel menée par Jean-François Roverato, PDG de la société Eiffage, le Musée des Beaux-Arts de Dijon a récupéré à la fin de l'année 2007 l'œuvre de François Rude, " Louis XIII enfant ", sculpture en bronze de 1878.

toucher

© A. Dupont - OT Paris

© Archives Bien Public

François Rude

Mécénat culturel : Eiffage et le Musée des Beaux-Arts de Dijon

Nom : RUDE Prénom : François Nationalité : française Né en 1784 à Dijon Mort en 1855 à Paris Qualité : sculpteur Le “plus” : il est le beaupère de Paul Cabet, célèbre sculpteur né en 1815 à Nuits-Saint-Georges à qui l'on doit notamment "Suzanne surprise au bain" (1861, Musée d'Orsay). Bonne cote : Hébé et l'Aigle de Jupiter - Bronze / Vente : Me Gérard Dufrèche, Hôtel des Ventes Autun 13/05/1990 : 27584 €

Si l'Arc de Triomphe doit l'un de ses décors à Rude, l'histoire de plusieurs monuments parisiens nous laisse découvrir un lien étroit entre la capitale et la Côte-d'Or. Le plâtre du Génie de la Liberté, sculpture en bronze doré d'Auguste Dumont, qui trône au sommet de la Colonne de Juillet,

place de la Bastille est conservé au musée municipal de Semur-en-Auxois. La Gloriette de Buffon, au Jardin des Plantes, est l'une des plus anciennes structures métalliques. Elle date en effet du XVIIIème siècle. Réalisée dans les forges de Buffon à Montbard, elle précède de beaucoup la révolution industrielle et les travaux d'Eiffel. Enfin, le Zouave du Pont de l'Alma est aussi l'œuvre d'un Bourguignon : Georges Diebolt. A l'époque il réalise deux statues pour la décoration du pont (qui en comptera quatre au total) : un zouave et un grenadier. Si la première a retrouvé sa place initiale, la Le Zouave seconde est aujourdu Pont d'hui installée à de l’Alma Dijon, ville natale de Diebolt, à proximité du Lac Kir.

© A. Dupont - OT Paris


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Bonne cote : Bateaux pavoisés un jour de fête à Venise - Huile sur toile / Vente : Etude Tajan, Drouot Richelieu, salle 5 & 6 Paris 18/05/1998 : 117 348 €

vo i r Musée des Beaux-Arts de Beaune 6, boulevard Perpreuil - 19 rue Poterne - 21200 BEAUNE Tél. : 03 80 24 56 92 ou 03 80 24 98 70 Mél : musees@mairie-beaune.fr Site internet : www.musees-bourgogne.org e musée des Beaux-Arts de Beaune est transféré depuis 2002 à la Porte Marie de Bourgogne. Le point fort de ce nouvel accrochage

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est la peinture flamande et hollandaise des XVIème et XVIIème siècles, ainsi que la collection des peintures du XIXème siècle de Michaud et de Ziem. Infos pratiques : Horaires d'ouverture : tous les jours de 14h à 18h, fermé le mardi du 01/12 au 31/03 et les 01/01 et 25/12. Tarif : 5.40 €

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Le précurseur de l’impressionnisme

D ’ I D E N T I T E

© A. Dumarescq, musée des Beaux-Arts de Dijon

C A R T E

© Archives Bien Public

Félix Ziem

Nom : ZIEM Prénom : Félix Nationalité : française Né en 1821 à Beaune Mort en 1911 à Paris Qualité : peintre Oeuvres : collection de peintures au musée des Beaux-Arts de Beaune (Constantinople, Palais des Doges, Fête à Venise…) et de dessins au musée du Louvre à Paris (Bateaux dans la baie de Naples, Bateaux dans le port de Venise, Façades de maisons à Venise…) Le “plus” : prolixe, il a peint plusieurs centaines de toiles, peutêtre en raison de sa longévité remarquable pour l'époque, puisqu’il est décédé à l'âge de 90 ans.

élix Ziem est le premier artiste a avoir été exposé de son vivant au musée du Louvre à l'occasion du legs de Chauchard en 1909. Après avoir vécu à Beaune, sa ville natale, la famille s'installe en 1833 à Dijon où Ziem suivra des cours d'architecture de 1837 à 1838. Grand voyageur, il visite de nombreux pays : Grèce, Belgique, Angleterre, Egypte, Turquie, mais reste particulièrement attaché au sud de la France (Marseille, Nice, Martigues) et à l'Italie (Venise) qui lui inspirent ses plus belles toiles. Précurseur de l'impressionnisme, son travail de la lumière fera sa 17 renommée.

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rançois Pompon naît en 1855 à Saulieu. Il est, dans un premier temps, apprenti tailleur de pierre puis part à Paris en 1875 pour entrer à l'Ecole nationale des arts décoratifs. Il expose dès 1879 au Salon des portraits, mais ne parvient pas à obtenir les faveurs du public et travaille par conséquent pour de nombreux sculpteurs tels que Dampt ou Rodin. Pompon choisit par la suite de délaisser l'art du portrait pour s'in-

F

téresser aux thèmes animaliers. Il travaille sur des modèles vivants, notamment au Jardin des Plantes à Paris, pour parvenir à une représentation de l'animal au plus proche de la réalité. Il utilise des lignes simples, des formes dégagées de tout détail inutile. Un style épuré qui fera sa renommée à partir de 1922, (François Pompon est alors âgé de 67 ans), date à laquelle il expose son Ours Blanc au Salon d'automne.

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Sculpteur d’avant-garde

CARTE D’IDENTITE

© J.-M. Schwartz

François Pompon

Nom : POMPON Prénom : François Nationalité : française Né en 1855 à Saulieu Mort en 1933 à Paris Qualité : sculpteur Oeuvres : Cosette portant un seau, La Vague (avec Camille CLAUDEL ), L'ours blanc. Bonne cote : Pintade - Bronze, 1912 / Vente Christie's " 5488 ", Art impressionniste et moderne à Paris - 03/12/2007 : 97450 €

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© R. Mauguin

L’ours blanc au jardin Darcy à Dijon


Musée François Pompon

Le pélican au musée Pompon à Saulieu

3, place Docteur-Roclore 21210 SAULIEU Tél. : 03 80 64 19 51, 03 80 64 09 22 Mél : mairiedesaulieu@wanadoo.fr Site internet : www.musees-bourgogne.org itué dans un ancien hôtel particulier du XVIIème siècle, le musée de Saulieu propose aux regards, des collections d'objets qui nous parlent du matériau "pierre" et de la convivialité. L'art animalier du sculpteur natif de cette petite ville du Morvan y tient évidemment une place de choix.

© F. Lechenet

Infos pratiques : Horaires d'ouverture : du 01/03 au 31/12 du lundi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30/18h (d'avril à septembre), dimanches et jours fériés de 10h30 à 12h et de 14h30 à 17h. Fermé lundi après-midi, mardi, et les 01/05 et 25/12. Tarifs : 4 €

Jupiter François Pompon ne termina cette œuvre que

Son empreinte en Côte-d'Or

quelques mois avant sa

Le célèbre ours blanc de Pompon

mort. Le premier bronze,

accueille les visiteurs de la capitale des

coulé en 1933, est aujour-

ducs de Bourgogne au Jardin Darcy. Ils peuvent ensuite se rendre au musée des Beaux-Arts de Dijon qui dispose

d'hui exposé au Petit Palais à Paris. L'exemplaire commandé par la ville de Saulieu fut inauguré en

d'une salle consacrée au sculpteur.

1949 par Edouard Herriot,

Le musée François Pompon, situé à

président de l'Assemblée

Saulieu, ville natale de l'artiste, lui

Nationale en présence du

consacre deux salles entières.

docteur Roclore, maire de Saulieu et du chanoine Kir.

Le taureau “Jupiter” à Saulieu

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© J.-M. Schwartz

© Archives Bien Public

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Eiffel : monument historique Avis aux nostalgiques et autres inconditionnels de la dame de fer : la Tour Eiffel s'envole sous les coups de marteaux… des commissaires priseurs ! Après une première vente en 1983, pour 1,8MF, d'une partie de l'escalier hélicoïdal de 160 mètres reliant le deuxième au troisième

étage, c'est le tronçon n°14 qui vient d'être soumis au feu des enchères pour 30 000 euros. A quand la vente des 18038 pièces métalliques et des 2 500 000 rivets de la plus emblématique des constructions de l'industriel dijonnais ?

ustave Eiffel quitte Dijon pour poursuivre ses études à l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures de Paris qu'il intègre en 1852. En 1856, il rencontre Charles Nepveu, entrepreneur spécialisé dans la construction métallique qui l'emploie. Il aura notamment en charge le chantier du pont ferroviaire de Les halles de Dijon Bordeaux en 1858. Il décide en 1864 de se mettre à son compte et crée un bureau d'études spécialisé dans la construction métallique. Il réalisera de nombreux ouvrages très célèbres comme le viaduc de Garabit dans le Cantal en 1884, l'armature de la Statue de la Liberté de Bartholdi en 1886 ou bien évidemment sa célèbre " dame de fer " réalisée entre 1887 et 1889 à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1889 à Paris. Il s'engage par la suite dans le chantier du canal de Panama pour lequel il doit réaliser les écluses. Cependant l'entreprise en charge du projet 2 0 va faire faillite. Eiffel sera condamné à tort puis réhabilité. Cependant, il choisira tout de même, de quitter le monde des affaires.

CARTE D’IDENTITE

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Gustave Eiffel

Nom : EIFFEL Prénom : Gustave Nationalité : française Né en 1832 à Dijon Mort en 1923 à Paris Qualité : ingénieur Le “plus” : son vrai nom est Gustave Bonnickhausen. Le nom d'Eiffel viendrait d' " Eifel ", une région d'Allemagne où a vécu le grand-père de Gustave Eiffel.

© R. Guiton

© R. Guiton

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Zoom Alain Ducasse installe la

gastronomie française à 125 mètres de haut ! Le chef a en effet repris le Jules Verne, le restaurant situé au deuxième étage de la Tour Eiffel : un mariage d'exception entre le meilleur de la gastronomie française et le plus célèbre monument de France.

Son empreinte en Côte-d'Or Les visiteurs pourront admirer les Halles à Dijon qui abritent le marché couvert et qui furent construites par l'entreprise Eiffel en 1868.


CARTE D’IDENTITE

ionner dans le domaine de la photographie, précurseur du cinéma, Etienne Jules Marey consacrera la majeure partie de ses recherche à l'étude du mouvement. Il débute ses études à Dijon puis part à Paris en 1950 pour y suivre des études de médecine. Il devient membre de l'Académie de Médecine en 1872 et de l'Académie des sciences en 1878. En 1882, il crée le fusil photographique. Basé sur la technique de la chronophotographie (décomposition et analyse du mouvement par la photographie) dont les premiers travaux sont attribués à Eadweard Muybridge, il permet de réaliser 12 prises de vues d'un sujet en mouvement en une seconde. Contrairement à Muybridge, Marey n'utilise alors qu'un seul appareil. Il n'aura de cesse d'améliorer son travail jusqu'à aboutir à l'invention du cinéma scientifique. Il ne parviendra cependant pas à résoudre la question de la projection.

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© Archives Bien Public

Son empreinte en Côte-d'Or

© F. Lechenet

Le précurseur du cinéma d’aujourd’hui

© F. Lechenet

Etienne -Jules Marey

Nom : MAREY Prénom : Etienne-Jules Nationalité : française Né en 1830 à Beaune Mort en 1904 à Paris Qualité : médecin et physiologiste Travaux : invention du sphygmographe (appareil qui enregistre les battements du pouls), la chronophotographie, le fusil photographique. Le "plus" : il fut l'inventeur du cinéma scientifique et précurseur du cinéma actuel.

Le musée Marey, situé à Beaune, a fermé ses portes en 2005. Une campagne de conservation préventive et de restauration est engagée depuis cette période. L'ouverture du musée sur un nouveau site permettant de présenter les collections dans des espaces plus vastes et à la muséographie moderne est à l'étude. Cependant, une sélection de chronophotographies d'Etienne-Jules Marey est visible au musée des Beaux-Arts de Beaune (voir page 17).

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Douglas Gorsline L’ami américain

CARTE D’IDENTITE

© Archives Bien Public

Nom : GORSLINE Prénom : Douglas Nationalité : américaine Né en 1913 à New-York Mort en 1985 Qualité : peintre Oeuvres : "Autoportrait", "Hommage à Duchamp", "Dijon déjà vu" (Musée Gorsline - BUSSYLE-GRAND) Le "plus" : il fut le premier artiste américain invité par le Gouvernement chinois en 1973

Son empreinte en Côte-d'Or Douglas Gorsline a vécu une vingtaine d'années en Côte-d'Or, dans le petit village de Bussy-le-Grand au cœur de l'Auxois. On peut y visiter le musée Gorsline, créé en 1994 par sa femme Marie Gorsline.

© M. Gorsline

Musée Gorsline

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“Dijon déjà vu”

ouglas Gorsline fait ses études à New-York, sa ville natale : dans un premier temps à la Yale Art School puis à l'Art Student League. Par la suite, il enseignera notamment à la National Academy of design de New-York jusqu'en 1964, date à laquelle il décide de partir s'installer en France. Son style, dont les sources sont le réalisme et le cubisme, est très largement influencé par les œuvres et les travaux de Duchamp et Marey : un travail sur le mouvement et les 2 2 notions de temps et d'espace, concept que Gorsline intitule " simultanéité séquentielle ".

© Archives Bien Public

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Route d'Etormay 21150 BUSSY-LE-GRAND Tél. : 03 80 96 03 29 ou 03 80 96 03 29 Mél : mariegorsline@hotmail.com Site internet : www.musee-gorsline.com

'ancienne grange transformée en galerie moderne présente une collection permanente des œuvres de Gorsline mais accueille également des expositions temporaires d'artistes dont le travail présente un rapport direct avec l'oeuvre de Gorsline ou sur les thèmes chers au peintre tels que le mouvement, la photographie ou l'espace. Infos pratiques : Horaires d'ouverture : du 01/06 au 30/09 du mardi au dimanche de 15h à 19h ou toute l'année sur rendez-vous. - Tarif : 3 €

L

Zoom Du 01/05/2008 au 28/09/2008 Exposition 2008 Trésors au Musée Le Musée Gorsline propose cette année une exposition temporaire en deux parties, consacrée à des trésors ori-

ginaux : les parures ethniques de Marina Yaguello et des oeuvres graphiques (aquarellles, dessins, gravures) de Douglas Gorsline encore jamais exposées (Voir page 46).


La quintessence du théâtre

CARTE D’IDENTITE

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Jacques Copeau

Nom : COPEAU Prénom : Jacques Nationalité : française Né en 1879 à Paris Mort en 1949 à Beaune Qualité : directeur, auteur et critique de théâtre Oeuvres : adaptation des "frères Karamazov" de Dostoïevski, fondateur de la Nouvelle Revue Française (1908) et du Théâtre du Vieux Colombier (1913)

J

acques Copeau naît en 1879 à

Paris où il fait ses études.

© Archives Bien Public

Célèbre critique, il lance en 1908 la Nouvelle Revue Française (NRF) aux

vo i r

Au Limon en août 1913, répétition autour de Jacques Copeau

côtés d'André Gide, Marcel Drouin, André Ruyters, Jean Schlumberger et Henri Ghéon. Ce magazine s'impose rapidement comme une référence majeure dans le domaine litté-

Jacques Copeau dans “Rosalinde ou comme il vous plaira” de Shakespeare au théâtre de l’Atelier en 1934

Son empreinte en Côte-d'Or

raire.

C'est en 1925 que Jacques Copeau s'installe avec sa famille et sa troupe à Pernand-Vergelesses, petit village viticole de la côte de Beaune. Les "Copiaux", comme on les surnomme, constituent la première troupe de théâtre décentralisée. La maison de Jacques Copeau située à PernandVergelesses fut vendue par sa petite-fille, Catherine Dasté, en 2003. Cependant le village garde l'empreinte de Copeau et accueille régulièrement des spectacles de théâtre.

Colombier à Paris, une scène singu-

En 1913 il fonde le Théâtre du Vieux lière où sont proposées des pièces à contre-courant de la mode de l'époque. Cette salle acquiert elle aussi très vite une renommée certaine dans le domaine culturel. Pendant la geurre, Jacques Copeau part à New-York où il dirige le Théâtre Français au Garrick Theatre jusqu'à son retour en France en 1919. En 1924 il prend la décision de fermer le Théâtre du Vieux Colombier et se retire en Bourgogne où il partagera sa passion du théâtre avec ses élèves et ses fidèles jusqu'à sa mort en 1949.

© Archives Bien Public

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vant d'accomplir la carrière exceptionnelle qu'on lui connaît en tant que réalisateur, Claude Lelouch a fait ses début comme journaliste en réalisant notamment des reportages sur Un homme et une femme l'URSS en 1957. Il effectue son service militaire au Service Cinématographique des Armées et monte en 1960 sa société de production "Les Films 13". Il réalise à cette époque de nombreux scopitones (petits films de quelques minutes diffusés sur une machine du même nom, ils sont les ancêtres des clips vidéo) et films publicitaires. Le succès vient en 1966. Il présente à cette date son film "Un homme et une femme" au festival de Cannes pour lequel il obtient la Palme d'Or. Ce film (et ses célèbres "Chabadabada, chabadabada…" ) est encore sans conteste aujourd'hui le long métrage le plus renommé du réalisateur.

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CARTE D’IDENTITE

La belle histoire

Zoom © Les Fims 13

© Archives Bien Public

Claude Lelouch

Nom : LELOUCH Prénom : Claude Nationalité : française Né en 1937 à Paris Qualité : réalisateur, producteur et scénariste Oeuvres : "Un homme et une femme" (1966), "L'aventure c'est l'aventure" (1972), "Les uns et les autres" (1981), “La belle histoire” (1992) Le “plus” : il a réalisé son film "Roman de gare", sous le pseudonyme d'Hervé Picard.

Une école de cinéma...

Claude Lelouch a tourné plusieurs de ses films en Côte-d'Or : "Le bon et les méchants", "Partir revenir", "Roman de gare"… Il souhaite créer d'ici moins de deux ans une école de cinéma à Beaune. Il a découvert la capitale des vins de Bourgogne lors de sa participation aux Rencontres Cinématographiques (qui se déroulent aujourd'hui à Dijon - plus d'informations page 44). Il était également présent le 13 septembre 2007 pour l'inauguration du nouveau cinéma de la ville de Beaune. Il a déclaré à cette occasion qu'il envisageait de créer un festival de jeunes talents qui récompenserait chaque année les premiers films

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© Archives Bien Public

réalisés par les élèves de son école, ainsi qu'un championnat du monde du cinéma qui désignerait les meilleurs films des quatre dernières années.


Les paysages du département séduisent de nombreux réalisateurs qui ont ainsi choisi d'en faire le décor de leur film. La Grande Vadrouille, Cyrano de Bergerac ou plus récemment Le Chocolat : la Côte-d'Or est un grand plateau de tournage.

La Grande Vadrouille (1966) de Gérard Oury avec Louis de Funès et Bourvil. L'hôtel de ville de Meursault et l’HôtelDieu de Beaune ont accueilli la joyeuse troupe pour le tournage de la célèbre comédie qui demeure l'un des plus grands succès du cinéma français avec plus de 17 millions de spectateurs. La Veuve Couderc (1971) de Pierre Granier-Deferre avec Simone Signoret et Alain Delon. A Cheuge, petit village du val de Saône, l'étonnant pont-levis du XIXème siècle sur le canal de la Marne à la Saône servit de lieu de tournage. Les Bidasses s'en vont en guerre (1974) de Claude Zidi avec les Charlots. Le second épisode de la série, après les Bidasses en folie, fut tourné en partie à Châteauneuf-en-Auxois et au lycée Saint-Joseph de Dijon. Les Valseuses (1974) de Bertrand Blier, avec Miou-Miou, Gérard Depardieu et Patrick Dewaere. L'une des scènes cultes du film, lorsque Depardieu et Dewaere jettent MiouMiou à l'eau, a été réalisée dans la vallée de l'Ouche, à Pont-de-Pany.

Le bon et les méchants (1976) de Claude Lelouch, avec Marlène Jobert et Jacques Dutronc. Partir Revenir (1985) de Claude Lelouch avec Annie Girardot, Richard Anconina et Jean-Louis Trintignant. Après " Le bon et les méchants ", Lelouch revient dans le département, à Châteauneuf-en-Auxois pour l'un des ses films les plus réussis. L'Etudiante (1988) de Claude Pinoteau avec Sophie Marceau et Vincent Lindon. Une histoire d'amour devenue culte tournée en partie à Dijon sur les quais de la gare et place François Rude (ou place du Bareuzai). Cyrano de Bergerac (1990) de JeanPaul Rappeneau avec Anne Brochet, Gérard Depardieu et Vincent Perez. Les jardins de l'Abbaye de Fontenay, la rue de la Chouette, la maison Millière et l'hôtel de Vogüé à Dijon : splendides décors pour cette maginifque adaptation qui reçut à l'époque le César du meilleur film. Jeanne la Pucelle (1994) de Jacques Rivette avec Sandrine Bonnaire. La Cuisine Américaine (1998) de Jean-Yves Pitoun, avec Irène Jacob et Eddy Mitchell. Renvoyé de la Marine, Loren Collins (Jason Lee) débarque à Dijon dans le prestigieux restaurant dirigé par Louis Boyer (Eddy Mitchell). On y reconnaît notamment les halles de la ville qui abritent le marché couvert.

© Les Fims 13

La Côte - d’Or fait son cinéma Partir Revenir (1985) de Claude Lelouch avec Annie Girardot

Le Chocolat (2001) de Lasse Hallström, avec Juliette Binoche et Johnny Depp. Flavigny-sur-Ozerain est sans aucun doute le village le plus gourmand de Côte-d'Or. Outre la fabrique des célèbres petits bonbons anisés, cette commune de l'Auxois, classée parmi les " Plus beaux villages de France " a en effet accueilli en 2001 l'équipe de tournage du film Le Chocolat. Roman de gare (2007) d'Hervé Picard (Claude Lelouch), avec Dominique Pinon, Fanny Ardant et Audrey Dana.

Fiers d'être Bourguignons Tout comme l'égérie de Truffaut, Claude Jade, Edwige Feuillère débuta ses études d'art dramatique au Conservatoire de Dijon. La dijonnaise Michèle Mercier fit, quant à elle, ses premiers pas au château de Marigny-le-Cahouët pour le tournage d'Angélique, Marquise des anges. Daniel Auteuil : on l'ignore, mais le bon Ugolin a débuté dans les coulisses du théâtre de Dijon, où il venait voir jouer ses parents, choristes dans la troupe des années 60.

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Le pape des escargots enri Vincenot, issu d'une famille de paysans et d'artisans de la région de Châteauneuf-en-Auxois, naît en 1912 à Dijon. Diplômé d'HEC, il suit des cours de dessin et de sculpture à l'Ecole des Beaux-Arts. Tout d'abord journaliste à la Vie du Rail, il écrit par la suite de nombreux romans dont l'histoire se déroule très fréquemment en Bourgogne et dans lesquels il remet en valeur les anciennes pratiques païennes celtiques, en montrant à quel point elles sont intégrées dans la culture populaire catholique. Ses personnages, souvent truculents, parlent un langage fortement imprégné d'un patois qui, d'après lui, dérive tout droit du celtique. Vincenot développe dans chaque œuvre une réflexion sur la tradition, la civilisation et l'histoire, bien audelà de la seule réalité bourguignonne qu'il se plaît tant à décri“Village d’Auxois” re. Il s'est fait le chantre de la civilisation lente.

CARTE D’IDENTITE

© M. Jeudy

Henri Vincenot

Nom : VINCENOT Prénom : Henri Nationalité : française Né en 1912 à Dijon Mort en 1985 à Paris Qualité : écrivain, peintre et sculpteur Oeuvres : Le Pape des escargots (1972), La Billebaude (1978), Le Maître des Abeilles (1987).

© C. Vincenot

Son empreinte en Côte-d'Or

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Le film "Lune de Miel" du réalisateur François Breniaux, avec Michel Duchaussoy , Didier Bénureau et Francis Perrin a été tourné dans l'Auxois "le toit du monde occidental", région natale de l'écrivain, en 2005 et diffusé en 2007 sur France 3 . Adapté du roman "Le Maître des Abeilles", il a reçu le prix spécial du jury du Festival de Saint-Avold en 2007.

“Maroc”

Zoom Vincenot, chantre de la Bourgogne dans ses récits, fait partie de la longue lignée des écrivains voyageurs et poètes dont certains, et non des moindres, ont été marqués par leur passage en Côte-d'Or . Ainsi, Henry Miller (employé comme lecteur d'anglais à Dijon) décrit la façade de l'église Saint-Michel avec "les accents solennels et sourds du vent nocturne…" , tout comme le britannique Henry James qui relate une description savoureuse de Beaune au XIXème dans son "Little tour in France" ou encore Mary Frances Kennedy Fischer et sa piquante "Une mariée à Dijon" réédité en 2001, sans oublier le génial inventeur du poème en prose, Aloysius Bertrand célébré par Baudelaire et ami d'Hugo, qui invente "Dijon , la ville aux cents clochers" dans son"Gaspard de la nuit".

© J.-P Coqueau

H


L’amoureuse des mots

CARTE D’IDENTITE

© Archives Bien Public

Camille Laurens

Nom : LAURENS Prénom : Camille Nationalité : française Née en 1957 à Dijon Qualité : écrivaine Oeuvres : Philippe (Editions POL - 1995), Dans ces bras-là (Editions POL - 2000), L'Amour, Roman (Editions POL - 2003)

près avoir obtenu une agrégation de Lettres à la Sorbonne, Camille Laurens part enseigner à Rouen puis au Maroc à partir de 1984. Elle y passera douze ans. Son premier livre "Index" est publié en 1991. Il est le premier d'une tétralogie : "Romance" (1992), "Les travaux d'Hercule" (1994) et "L'Avenir" (1998). En 1995, elle publie "Philippe", un récit autobiographique sur la perte de son enfant. Ce drame aura une influence majeure sur son travail d'écriture qui glissera alors vers l'autofiction. C'est en 2000 que Camille Laurens rencontre son plus grand succès avec "Dans ces bras-là", pour lequel elle obtient le prix Fémina. En 2003 elle écrit une autofiction, "L'amour, Roman" et publie un recueil, "Le grain des mots". Son dernier ouvrage "Ni toi, ni moi" est paru en 2006.

© S. Carlier/Le Bar Floréal

A

© Gallimard

lire Son empreinte en Côte-d'Or Si Camille Laurens habite aujourd'hui dans le sud de la France, sa famille est toujours à Dijon. Dans un texte paru dans le journal Libération, elle raconte le lien qu'elle garde avec cette ville, partagée entre les souvenirs de son enfance et la douleur (c'est à Dijon que l'écrivaine a perdu son fils à la naissance). " Me demander à moi d'évoquer Dijon relève de la provocation. Il est vrai que j'y suis née et que j'y ai passé mes dix-huit premières années, c'est une raison suffisante pour connaître une ville. Mais j'y ai été si malheureuse que même sa beauté ne peut me la rendre aima-

ble, fût-ce à l'aide d'un ballon de chambertin. Dijon n'est pas une ville pour moi, quoique j'aie bien en mémoire le dépliant touristique. Dijon n'existe pas, c'est un lieu mental, une topographie intime. C'est ma névrose, Dijon, c'est ma folie, il faut bien comprendre ça : Dijon, pour moi, c'est comme Nevers dans Hiroshima mon amour - je ne peux pas m'y tenir, je disjoncte. " Extrait de Libération (no. 7474 Quotidien première édition - Cahier spécial, samedi 21 mai 2005, p. 16) Villes. Dijon. Vue d'artiste - "Comme un visage crispé" de Camille LAURENS.

Zoom De nouveaux projets pour l’année 2008 Le prochain ouvrage de Camille Laurens sera publié en mars 2008 par les éditions Gallimard. Intitulé "Tissé par mille", il sera le recueil de ses chroniques diffusées sur France Culture en 2005 et 2006. Parallèlement, elle doit enregistrer un CD avec plusieurs de ses textes sur une musique inédite, dans 27 la collection "A voix haute".


Virtuose ambassadeur hierry Caens découvre la trompette très tôt, aux côtés de son père, Marcel, lui-même trompettiste et professeur au Conservatoire National de Région (CNR) de Dijon. Dès 1975, à l'âge de 17 ans, il est nommé trompette solo à l'orchestre national de Lyon. L'année suivante, il fonde un ensemble de cuivres : le "Quintette Arban ". Il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Maurice André et obtient le premier prix de trompette en 1977 et le premier prix de cornet en 1978. En 1982, il est nommé cornet solo à l'Opéra de Paris. En 1989, il fonde et prend la direction musicale des " Cuivres français " un ensemble de musiciens qui a pour objectif de promouvoir la musique pour cuivres.

T

CARTE D’IDENTITE

© Archives Bien Public

Thierry Caens

Son empreinte en Côte-d'Or Depuis 1985, Thierry Caens a succédé à son père et enseigne au Conservatoire de Dijon. Il est l'un des fondateurs du Festival musical des grands crus de Bourgogne qui a lieu chaque année, entre mai et septembre, en Bourgogne et dont l'originalité tient dans l'asso-

© Archives Bien Public

Le CD à écouter Thierry Caens joue Sheller, Galliano et Colombier 3ème Souffle, works for trumpet and orchestra (avril 2006 Etcetera)

ciation de la musique et du vin (plus

oeuvres pour trompette et orchestre par William Sheller, Richard Galliano et Michel Colombier avec l'Orchestre National de Lyon (direction : Michel Plasson) et Richard Galliano (accordéon).

d'informations page 43).

Zoom Thierry Caens est à l'ori-

© Archives Bien Public

entendre

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Nom : CAENS Prénom : Thierry Nationalité : française Né en 1958 à Dijon Qualité : trompettiste Oeuvres : Fanfares pour les Rois de France (1997), Portrait d'un trompettiste (2000), 3ème Souffle (2006) Le “plus” : il joue le solo de trompette dans le film "Cyrano de Bergerac" avec Gérard Depardieu, qui fut d'ailleurs tourné en partie en Côte-d'Or.

gine de la Camerata de Bourgogne, un orchestre de chambre de 30 musiciens établi à Dijon. L'ensemble donnera plusieurs concerts dans la région en 2008. Un "concert - piquenique - surprise" sera notamment organisé le 29 juin 2008 à Dijon pour fêter le vingtième anniversaire de la formation (programme complet sur le site www.cameratadebourgogne.fr).


La nouvelle scène française 'est au début des années 2000 que le trio mené par Yves Jamait, "De verre en vers", sort son premier album éponyme. Il est tout d'abord autoproduit mais sera réédité, en raison du fervent succès © P. Bruchot qu'il rencontre, par la Archives Bien Public maison de disques Wagram Music. Plus de 60 000 exemplaires de ce premier opus seront finalement vendus. En 2001 le groupe "De verre en vers" prend le nom de son chanteur "Yves Jamait" et sort en 2006 son second album : "Le Coquelicot". Issu d'un milieu ouvrier populaire, Yves Jamait propose des textes réalistes et touchants qu'il interprète avec beaucoup de sincérité et qui font de lui un des chanteurs les plus renommés de la nouvelle scène française.

C

CARTE D’IDENTITE

© P. Bruchot Archives Bien Public

Yves Jamait

Nom : JAMAIT Prénom : Yves Nationalité : française Né en 1961 à Dijon Qualité : auteur, compositeur et interprète Oeuvres : Album "De verre en vers" (2003), album "Le Coquelicot" (2006) - Wagram Music Le “plus” : On reconnaît aisément la silhouette du chanteur à sa casquette, bien vissée sur sa tête et dont il ne se sépare que très rarement.

Son empreinte en Côte-d'Or "Je te salue, ma belle Dijon, ô maîtresse burgonde. Je te salue, ma vieille Dijon et nulle part au monde je n'aurais voulu naître. […] Aussi, j'ai voulu te quitter pour une autre, plus littorale. Bien que la fille fût dessalée, me manquait mon canal. Et vois-tu, je suis revenu, ma précieuse bourgeoise et je ne te quitterai jamais plus pour une plus grivoise".

Zoom Yves Jamait est le parrain du Tremplum organisé dans le cadre du festival "Les Nuits Péplum d'Alésia" (plus d'informations page 43). A travers ce

"Dijon", paroles et musique Yves Jamait, sur l'album le Coquelicot (2006).

tremplin de sélection régionale,

Yves Jamait est resté très fidèle à la

l'association organisatrice du fes-

ville natale qui a accompagné ses

tival souhaite encourager la création et la diffusion musicale des © V. Arbelet Archives Bien Public

Extrait de la chanson intitulée

débuts. Il s'y produit régulièrement.

artistes bourguignons émer-

Il fit d'ailleurs son premier Zénith en

gents.

2006 à Dijon.

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CARTE D’IDENTITE

Claude Lévi-Strauss Un siècle d’anthropologie

Nom : LEVI-STRAUSS Prénom : Claude Nationalité : française Né en 1908 à Bruxelles Qualité : anthropologue et ethnologue Oeuvres : Tristes tropiques (1955), Les Mythologiques (1964 1971), La voix des masques (1975). Le “plus” : Claude Levi-Strauss fêtera son centième anniversaire le 28 novembre 2008.

Son empreinte en Côte-d'Or Claude Levi-Strauss séjourne fréquemment en Côte-d'Or, à Lignerolles, une petite commune du département où se situe sa maison de campagne.

© Editions PLON

Zoom Entretiens avec Claude Lévi-Strauss En 1972, Claude Lévi-Strauss réalise une série d'entretiens avec Jean-José Marchand. A partir des

lire laude Lévi-Strauss fait ses études à Paris : il obtient tout d'abord une licence en droit puis une agrégation de philosophie en 1931. Il part enseigner la sociologie à l'université de Sao Paulo en 1934. Il restera au Brésil jusqu'en 1939. C'est à cette époque qu'il étudie les tribus indiennes. Ses voyages et ses rencontres seront à l'origine de l'ouvrage "Tristes tropiques", qui reste aujourd'hui l'un de ses écrits les plus célèbres. Il part ensuite pour les Etats3 0 Unis où il enseigne à la New School for social research. A

C

archives de cette rencontre, Pierre Beuchot propose dans un DVD de partir de 1945 il occupe la fonction de conseiller culturel auprès de l'Ambassade de France à Washington. A son retour en 1948, il enseigne à l'Ecole pratique des hautes études. En 1959 il est élu professeur au Collège de France à la chaire d'anthropologie sociale et fonde en 1961 la revue d'anthropologie "L'homme", aux côtés de Pierre Gourou et d’Emile Benveniste. Philosophe et anthropologue de renom sur le plan international, Claude Lévi-Strauss est membre de l'Académie Française depuis 1973.

60 minutes sorti en 2006, un portrait du célèbre anthropologue : une belle rétrospective de ses travaux qui permet d'appréhender l'œuvre et la pensée de l'un des plus grands philosophes du XXème siècle. Claude Lévi-Strauss, un film de Pierre Beuchot, à partir des entretiens réalisés par Jean-José Marchand - INA Entreprise - 2004, Editions Montparnasse.


Un musée à ciel ouvert Rendez-vous au campus universitaire a ville de Dijon dispose d'un espace d'exposition et de promotion de l'art contemporain unique en son genre. Gratuit et en plein air, il propose une sélection d'œuvres originales d'artistes contemporains de renom. Il s'agit du campus de l'université de Bourgogne ! Sous l'impulsion de Serge Lemoine, conseiller artistique de la région Bourgogne à l'époque et aujourd'hui président du musée d'Orsay, plusieurs oeuvres d'art vont être installées, dès les années 70, sur le campus grâce au 1% artistique. Ce dispositf consiste à consacrer un financement représentant un pour cent du coût des constructions publiques à la commande ou à l'acquisition d'une ou plusieurs œuvres d'art spécialement conçues pour le bâtiment considéré. C'est ainsi qu'au fil des ans, le campus va se doter d'installations artistiques contemporaines d'exception, qui font aujourd'hui de l'Université de Bourgogne un centre majeur de diffuHommage à Jacques Monod - Gottfried sion de l'art Honegger contemporain à Dijon.

© Atheneum

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© Archives Bien Public

L'Atheneum Le centre culturel de l’université de Bourgogne idèle à sa politique de développement et de promotion de la culture, l'Université de Bourgogne crée en 1983 son propre centre culturel : l'Atheneum, situé au cœur du campus de Dijon. C’est un espace de création et de recherche, de diffusion, de débat, d'expérimentation et de sensibilisation à l'art et à la culture. Fortement ancré autour de la création contemporaine, il est un des lieux de visibilité des créations émergentes professionnelles ou étudiantes et un espace de travail pour les artistes qui peuvent y développer des projets avec les enseignants chercheurs et les étudiants. Spectacles de danse, de théâtre, expositions, concerts, colloques, ateliers, forum de culture scientifique et technique rythment chaque saison. Ces propositions sont autant de découvertes pour les étudiants et le public extérieur au campus. Inauguré en 1983, l'Atheneum est l'un des quelques centres culturels à disposer d'un véritable équipement composé d'une salle de spectacles de 190 places assises, de deux salles d'expositions, d'un petit théâtre de 49 places, d'un café, géré par une association étudiante et des bureaux qui accueillent une équipe de professionnels de la culture.

F

© Atheneum

© Archives Bien Public

L'Anti Robot - Karel Appel

L'Atheneum 1 esplanade Erasme - 21000 DIJON Tél. : 03 80 39 52 20 Site internet : www.atheneum.u-bourgogne.fr

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Géant !

vo i r

CARTE D’IDENTITE

Ya n Pei-Ming

Nom : PEI-MING Prénom : Yan Nationalité : chinoise Né en 1960 à Shangai Qualité : peintre Oeuvres : Les 108 brigands (19941995), Mao (1999), Invisible Man (2000) Le “plus” : c'est après avoir échoué aux portes des Beaux-Arts de Shanghai puis de Paris, que Yan Pei-Ming vient s'installer dans la capitale des ducs de Bourgogne qu'il n'a pas quittée depuis. Bonne cote : Mao, Huile sur toile / Vente : Sotheby’s “NO8363” Contemporary Art Evening - New-York, le 14/11/07 : 1 110 210 €

an Pei-Ming est né en 1960 en Chine, à Shanghai. Il devient, très jeune, peintre officiel et réalise de nombreux portraits de Mao pour la propagande. Après son échec à l'entrée des Beaux-Arts de Shanghai et de Paris, il choisit de venir s'installer à Dijon. Lorsqu'il arrive en Bourgogne dans les années 80, Yan Pei-Ming est employé comme serveur dans un restaurant chinois tenu par un ami de son oncle. Il abandonne heureusement rapidement cette première expérience professionnelle pour se consacrer à son art. Il se présente alors à l'Ecole des Beaux-Arts de Dijon où il est, cette fois-ci, admis ! Il poursuit sa formation à l'Institut des hautes études en arts plastiques à Paris à la fin des années 80. En 1993, il est nommé à l'Académie de France à la Villa Médicis (Rome). On identifie très rapidement les œuvres de l'artiste : des monochromes (noir ou rouge) sur des toiles aux dimensions démesurées. Le portrait demeure son sujet de prédilection. Il en réalise de nombreux : Mao, Bouddha , Bruce Lee... Le style de Pei-Ming se définit également dans sa façon de travailler la matière qu'il projette avec énergie sur la toile, au rouleau ou à la brosse. Yan Pei-Ming est aujourd'hui une figure majeure de l'art contemporain dont le travail est reconnu sur le plan international.

© Archives Bien Public (x3)

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Zoom Yan Pei-Ming, portraits d’artistes La fondation Maeght de Saint-Paul-deVence accueille l'artiste jusqu'au 9 © Le consortium

mars 2008. Yan Pei-Ming présente des œuvres inédites réalisées pour la plus grande salle d'exposition de la Fondation

Yan Pei Ming : " Voulez -vous dîner avec moi, ce soir ? "

Maeght et dialogue avec Alberto Giacometti dans le cadre des Nouvelles

C'est l'invitation que lance à Dijon Yan

de ce restaurant universitaire installé

Pei-Ming. Le peintre français d'origine

en ville dans un ancien couvent.

chinoise qui travaille dans la capitale

Ainsi, pour le prix d'un ticket CROUS,

des ducs de Bourgogne depuis 1984,

étudiants mais aussi grand public et

a en effet accroché ses toiles en plein

touristes de passage peuvent, le

centre ville, et plus précisément au

temps d'un repas, se régaler de Ming.

Saisons de l'Art Vivant. (Site internet : www.fondation-maeght.com).

Son empreinte en Côte-d'Or Yan Pei-Ming vit et travaille à Dijon depuis les années 80 où il réalise de

restaurant universitaire Maret. Au total, une dizaine de portraits noirs et

Cette commande a été effectuée

façon régulière des expositions. Dans le

blancs, format 180x220cm, livrés à la

dans le cadre du programme

cadre de la donation Granville, le musée

gourmandise de tous. Les modèles ?

" Nouveaux Commanditaires " initié

Patrick, Marie-Thérèse, Claude, et les

par la Fondation de France (plus

autres, tous membres du personnel

d'informations page 36 et 37).

des Beaux-Arts de Dijon présente un autoportait de l'artiste.

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Les nouvelles scènes Fonds Régional d'Art du contemporain Contemporain de Bourgogne

Le Consortium 16, rue Quentin - 21000 DIJON Tél. : 03 80 68 45 55 Mél : leconsortium@wanadoo.fr Site internet : www.leconsortium.com rofondément lié au milieu associatif, le Consortium trouve son origine dans ces courants qui, durant les

P

Zoom

années 70, se sont donnés les moyens d'agir et ont installé, au cœur même du tissu urbain, des structures alternatives conçues comme des contre-pouvoirs et des lieux de parole indépendants. Le centre d'art contemporain Le Consortium, géré par l'association le Coin du Miroir, est actif depuis 1977 et a obtenu le label Centre d'Art en 1982. Ses objectifs sont la production et l'exposition d'œuvres contemporaines, l'enrichissement du patrimoine public en ce domaine, la promotion, la diffusion et la formation à l'art comme à la pensée d'aujourd'hui. Le Consortium s'inscrit également dans une démarche de réflexion et d'expérimentation dans le domaine de l'ingénierie culturelle et l'administration d'actions culturelles et artistiques liés aux Arts Vivants.

Le Consortium fait appel à Shigeru Ban pour le réaménagement de L'Usine.

Le Consortium dispose de deux espaces d'exposition : un ancien magasin au centre-ville et une ancienne usine en proche périphérie du coeur de Dijon. Un grand projet de réaménagement et d'extension des locaux de l'actuelle Usine permettra de créer, sur plus de 4000 m2, un lieu de vie au service de l'art contemporain. Confié à l'architecte Shigeru Ban, le projet assurera à la ville de Dijon et à la Bourgogne un rayonnement national et international. Les travaux s'achèveront en mai 3 4 2009.

49, rue de Longvic - 21000 DIJON Tél. : 03 80 67 18 18 Mél : infos@frac-bourgogne.org Site internet : www.frac-bourgogne.org aire connaître, collectionner et diffuser sont les trois missions principales du Frac Bourgogne. Pour faire connaître, le Frac propose de nombreux moments de rencontre et de travail afin de découvrir les œuvres de la collection et les expositions. Un centre de documentation avec un fonds spécifique en art contemporain est à la disposition du public. L'acquisition d'oeuvres permet au Frac d'enrichir chaque année son fonds d'œuvres d'art. La collection du Frac est donc en perpétuelle évolution. Enfin, la mission de diffusion s'exerce à travers des expositions temporaires, à Dijon, dans la région et à l'étranger dans le cadre des projets Grand Est.

F

Découvrez les expositions 2008 du Consortium et du FRAC Bourgogne pages 45 et 46.

AVANT

© F. Buisson - FRAC Bourgogne

La Côte-d'Or dispose de nombreux espaces d'accueil et de promotion de l'art : lieux privilégiés de rencontres et de partage entre artistes et amateurs. Le Consortium et le FRAC Bourgogne figurent parmi les scènes majeures de diffusion de l'art contemporain en Côte-d'Or.

© Le consortium

APRES

Retrouvez toutes les galeries d'art de Côte-d’Or sur le site de Côte-d’Or Tourisme : www.cotedor-tourisme.com


CARTE D’IDENTITE

© P. Thibeaut Archives Bien Public

Shigeru Ban

toucher Cap Canal

© R. Guiton

La toute toute première fois

La Halle du Toueur

© R. Guiton

En 2004, il réalise, à la demande de la Communauté de communes de l'Auxois-Sud, une halle de protection pour le "Toueur", un bateau électrique utilisé au XIXème siècle pour tranverser la "voûte", tunnel de 3300 mètres sous lequel passe le canal de Bourgogne. La halle est un abri de forme semi-cylindrique, replique de la "voûte" de Pouilly-enAuxois, dont la structure est entièreCap Canal (centre d'interprétation du ment réalisée en carton, aluminium canal de Bourgogne) et la Halle du et polycarbonate. Toueur Elle est installée à proximité de Cap Port de Plaisance - Route de Saulieu Canal, le centre d'interprétation du 21320 POUILLY-EN-AUXOIS canal de Bourgogne qui fut lui aussi Tél. : 03 80 90 67 20 Mél : capcanal@club-internet.fr réalisé par l'architecte japonais. Le Site internet : www.pouillybâtiment, tout en verre, ne possède auxois.com/page.html aucun pilier et permet d'appréhender la muséographie de manière Horaires d'ouverture : ouvert du 01/04 au globale, sans obstacle pour la vue 31/10 du mardi au samedi de 10h à 12h30 ou le mouvement. et de 14h à 18h, dimanche et jours fériés de Ces constructions sont les premiè14h à 18h, fermé lundi ; juillet août tous les res réalisations de l'architecte sur le jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h. territoire français. Fermé le 01/05. Tarifs : 3 €

Nom : BAN Prénom : Shigeru Nationalité : japonaise Né en 1957 à Tokyo Qualité : architecte Oeuvres : Halle du Toueur (2000), Pavillon du Japon (Exposition universelle de Hanovre - 2000) Le Centre Pompidou-Metz, auquel participe Shigeru Ban aux côtés de Jean de Gastines, sera inauguré en 2009. Il présentera principalement des oeuvres de la collection du Musée national d'art moderne. (plus d'informations : www.centrepompidoumetz.com).

higeru Ban est né en 1957 à

S

Tokyo. Il part faire ses études aux

Etats-Unis à la fin des années 70. Il entre tout d'abord au SCI-Arc (Southern California Institute of Architecture) à Los Angeles puis étudie à la Cooper Union School of Architecture de 1980 à 1982. En 1985 il ouvre son cabinet d'architecture à Tokyo. Son travail s'articule autour de l'utilisation de matières naturelles comme le carton, le bois, le bambou qu'il a utilisé pour réaliser des abris d'urgence (à la suite notamment du séisme de Kobé en 1995). Ces créations lui vaudront d'être nommé conseiller auprès du Haut-commissariat aux réfugiés des Nations Unies. Il fonde également le Voluntary Architect's Network, une OGN (Organisation non gouvernementale) de bénévoles.

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Les Nouveaux Commanditaires L' a r t c o n te m p o r a i n p o u r t o u s, p a r to u t . ’action " Nouveaux Commanditaires ", initiée par la Fondation de France, permet à des citoyens confrontés à des enjeux de société ou de développement d'un territoire, d'associer des artistes contemporains à leurs préoccupations par le biais d'une commande. Cette rencontre est rendue possible et concrète par le travail du médiateur qui occupe une place centrale dans le programme. Autour de lui se crée le lien entre commanditaire(s) et artiste(s) pour parvenir à la création d'une œuvre originale. Ce programme permet une accessibilité de l'art contemporain au plus grand nombre mais il permet surtout de diffuser l'art sur l'ensemble du territoire, notamment dans les régions rurales.

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Le Consortium, département Art & Société avier Douroux, co-directeur du centre d'art contemporain le Consortium à Dijon, a participé à de nombreux projets dans le cadre de cette mission de médiateur qui lui a été confiée par la Fondation de France pour la Bourgogne et la FrancheComté. Le département Art & Société du Consortium a en charge la gestion d'un programme de commandes dans l'espace public, avec une dominante fortement rurale qui s'appuie sur la procédure Nouveaux Commanditaires.

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A avoir dans sa bibliothèque “Nouveaux Commanditaires en Bourgogne “ Ouvrage de Xavier Douroux a rétrospective de 10 ans de créations nées de rencontres entre des artistes contemporains internationaux et des collectivités locales, constituant une "économie du sensible" conçue comme possibilité de transformation sociale effective. 192 pages (ill. coul.), les presses du réel, 23 €

© D.R.

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Son activité consiste en particulier à la mise en place de circuits touristiques qui associent le patrimoine historique et culturel à la création contemporaine. Soucieux de faire de l'apparition des oeuvres dans des contextes réels un vecteur de développement local, ce département travaille en liaison avec le programme Leader (programme européen en faveur du développement des zones rurales fragiles). Pour plus d'informations : www.consortium.com / rubrique Art et société.

Zoom

P-art-court

Un programme de films courts d'une sélection de 14 commandes nommé P-art-court et un film documentaire de 52 minutes sur l'action Nouveaux commanditaires réalisés par France 3 ont donné lieux à des diffusions sur l'antenne et à un site internet P-art-court visible sur le site de France 3. Plus d’informations sur : http://bourgogne-franchecomte.france3.fr/emissions/p-artcourt.


L’a c t i o n N o u ve a u x Co m m a n d i t a i re s e n Cô te - d ’O r. Le circuit des lavoirs

es commanditaires ont souhaité associer un artiste à la requalification d'une berge du canal de Bourgogne et à sa renaissance comme halte fluviale pour le tourisme. Michel Verjux a conçu une œuvre lumineuse qui s'est inscrite dans un projet d'aménagement mené avec les artistes-paysagistes Olivier Marty et Elisabeth Ferron.

La Maison de la forêt à Leuglay

- Commanditaires : conseils municipaux des différentes communes concernées

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- Commanditaires : Sivom de LeuglayVoulaines

- Réalisation : restauration de 13 lavoirs (8 commandes artistiques)

- Réalisation : passerelle sur l'Ource - Artistes : Marc Mimram

- Artistes : John Armleder, Liam Gillick, Peter Halley, Dominique GonzalezFoerster, Annette Messager, Henri Alekan, Patrick Rimoux, Ernst Caramelle et Rémy Zaugg.

ans le cadre de la création de la Maison de la forêt à Leuglay, centre d'interprétation sur le thème de la forêt créé dans une ancienne ferme du XIXème siècle, Marc Mimram a réalisé une passerelle composée d'une structure métallique à laquelle s'accroche un tronc. Cette passerelle permet aux visiteurs d'accéder au centre d'interprétation depuis le parking situé de l'autre côté de l'Ource.

D

l est une invitation à découvrir les richesses du nord Côte-d'Or à travers les lavoirs, éléments discrets mais incontournables du patrimoine de cette région, témoins encore récents de la vie quotidienne des habitants. Fruit d'une négociation entre créateurs de nationalités et horizons très divers et représentants des habitants, ces commandes visent à réinscrire dans l'activité du présent ces haut-lieux de mémoire d'une certaine sociabilité villageoise.

© B. Gautier

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Dans le cadre de ce circuit des lumières d'autres projets ont été réalisés sur les communes de Laignes (artiste : Angela Bulloch), Vitteaux (artiste : Christian Boltanski), Châtillon-sur-Seine (artiste : Bernard Moninot) et Grancey-leChâteau (artiste : Véronique Joumard).

© B. Gautier

L’université de Bourgogne - Commanditaires : membres du SUAPS (enseignants d'éducation physique)

Le circuit des lumières

© F. Lechenet

- Commanditaires : riverains de la halte nautique et commune de Clamerey - Réalisation : onze colonnes de lumières - Artistes : Michel Verjus

- Réalisation : drapeaux - Artistes : Balthasar Burkhard ette commande a donné lieu à l'mplantation d'une série de cinq drapeaux sérigraphiés représentant des parties du corps à l'entrée du complexe sportif sur le campus de l'Université de Bourgogne. 37

C


SEB cocotte les designers

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l y a 150 ans, lorsque Antoine Lescure installe

à Selongey un modeste atelier de ferblanterie,

il pose dans ce village de Côte-d'Or le principe même du design domestique : concevoir et produire, pour tous, des objets fonctionnels et esthétiques susceptibles tout à la fois d'accompagner et d'anticiper l'évolution des habitudes de vie. Ainsi dès 1953, avec la fameuse cocotteminute qui va populariser la cuisine vapeur, quinze ans plus tard , le lancement de la premiè-

Zoom

A toute vapeur !

C'est un jeune désigner espagnol qui, l'été dernier, a remporté la première édition du Prix Seb à l'occasion du Festival Design Parade de Hyères. Nacho Carbonell Ivars a choisi de donner un nouveau design à un petit appareil électro ménager, en l'occurrence, la bouilloire.

Le nouveau logo de la marque "affirme notre statut de leader et signe

re friteuse électrique sans odeur , et en 1985, la

clairement notre volonté

balance de cuisine et du pèse-personne équipés

d'inscrire l'expression

de la technologie Sensitive Computeur,…

visuelle de SEB dans son

Aujourd'hui, à l'heure de la diététique -plaisir,

futur"

c'est à Is-sur-Tille ( Côte-d'Or) que vient de démarrer la production

Deux sites de production

de la friteuse révolutionnaifrites avec une cuillerée à soupe d'huile-. La recette de ce succès : le credo de Seb dans l'innovation produits : 500 personnes sont affectées à la recherche et au développement avec un budget de 40 millions d'euros, et le partenariat de longue date que mène le Groupe avec

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les designers.

© D.R. / Groupe SEB

re Actifry-cuire un kilo de

Aujourd'hui le Groupe SEB, leader mondial du petit équipement de la maison avec un chiffre d'affaires de 2 ,7 milliards d'euros compte deux sites de production en Côte-d'Or où symboliquement sont produits le premier et le dernier né de la marque : Selongey où se fabriquent toujours les autocuiseurs, et Is-surTille, la friteuse Actifry.


Design : la génération montante M i l a n , Lo n d re s, N e w -Yo r k , Pa r i s, l e u r s c ré a t i o n s fo n t l e t o u r d u m o n d e. Ils contretypent et fabriquent des meubles design et des éléments d'architecture diffusés dans le monde entier. Rencontre inédite avec les nouveaux professionnels du design en Côte d'Or. Le médium

Le béton

Mobilier urbain Dentelle Ductal® Cogitech Design

Sylvain Quidant ne fait pas dans la dentelle ! Quand il ne prototype pas pour Olivier Chabaud et Laurent Lévêque le banc du même nom (édition Compagnie), il s'attaque au chantier de la fondation LVMH de l'architecte F.O'Ghery, dont il conduit les essais, en béton Ductal également, des 8000m2 d'une monumentale couverture.

Avec leurs faux airs d'indéfinies combinaisons sculpturales, les petits sièges "b" en médium d'Isabelle Ménétrier , repérés par Matali Crasset, reviennent tout juste de la Biennale de Saint Etienne. Alors ? "b" comme "b-attitude" ?

Le bois

Lorsque, dans les années 1970, Daniel Algranate pose son premier métier à tisser à Flavigny sur Ozerain, imagine t il que le fil de son histoire va se tricoter sur cet éperon rocheux de Côte d'Or ? Lui qui travaillait les fibres spéciales pour l'industrie de pointe est aujourd'hui le designer du chanvre dans son jardin textile de l’Auxois.

© R. Guiton

Le chanvre

Chaise bleue, François Azambourg

Eco-design La table et les bancs " Elys " dessinés par Bruno Houssin en 2006, pour la première édition d'Eco-design Bois Bourgogne, ont été fabriqués par les établissements Jean Roblot-Noël à Beire le Chatel. L'entreprise et le désigner rééditent leur participation à la saison 2 de cette manifestation avec une ligne composable de rangements qui sera mise en ligne en vente directe.

Vu au salon Maison et Objet pour le totem en châtaignier du bar cabane de MarieClaire Maison, Godefroy de Virieu a installé son camp de base dans le château familial de Lantilly, charmant village de l'Auxois. A quelques lieues de là, il vient d'animer le premier workshop côte d'orien autour du design.

Pas question de faire tapisserie pour Blandine Morel et David Poissenot qui viennent de créer Wallpapers by Artists, le seul site sur lequel les artistes font le mur ! Au sommaire de leur collection : à ce jour, neuf artistes de la scène contemporaine parmi lesquels Marc Camille Chaimowicz, Olivier Mosset, Mai-Thu Perret, Pascal Pinaud et Loïc Raguénès.

Carnet d’adresses

© Wallpapers by Artists

Design: Godefroy de Virieu Edition: www.enkidoo.com

Le châtaignier

Le papier peint

Depuis plusieurs années déjà ses chaises s'installent à l'international. Et ses meubles aussi. Ses clients s'appellent François Azambourg, les Frères Bouroullec, Domeau et Peres * ou encore, parmi la jeune génération Frédéric Ruyant, Philippe Riehling... Lui ? Patrick Brezé, un jeune prototypiste côte-d'orien qui compte aujourd'hui parmi les stars montantes.

- Cogitech-Design Tél. : 03 80 28 95 03 Mél : info@cogitech-design.com www.cogitech-design.com - Daniel Algranate Tél. : 03 80 96 20 40 Mél : algranate@wanadoo.fr - Godefroy de Virieu Tél. : 03 80 97 49 85 Mél : gdevirieu@gmail.com - Wallpapers by Artists contact@wallpapersbyartists.com www.wallpapersbyartists.com

- Isabelle Ménétrier Tél. : 03 80 63 78 46 Mél : isabelle.menetrier@yahoo.fr - Atelier Patrick Brézé Tél. : 03 80 33 26 80 Mél : patrick.breze@wanadoo.fr - Arcade Tél. : 03 80 49 63 49 Mél : bricognedith@wanadoo.fr - Eco design bois Bourgogne www.aprovalbois.com/ ecodesign/index.html

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CARTE D’IDENTITE

De l’Acropole à Alésia

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Bernard Ts c h u m i

Nom : TSCHUMI Prénom : Bernard Nationalité : française Né vers 1944 à Lausanne Qualité : architecte Oeuvres : Le Parc de la Villette à Paris, l'école d'Architecture de Miami, le Musée de l'Acropole à Athènes

rançais né à Lausanne, Bernard Tschumi vit et travaille à Paris et à New-York. Son parcours atypique d'architecte prend sa source aussi bien dans l'enseignement que dans la recherche théorique. Après des études d'architecture à l'Ecole Fédérale Polytechnique de Zurich, dont il est diplômé en 1969, il enseigne à l'Architectural Association de Londres de 1970 à 1980, puis à l'Université de Princeton (1980-1981) ainsi qu'à la Cooper Union (19801983). Bernard Tschumi a été doyen de la Graduate School of Planning and Preservation de l'Université de Columbia entre 1988 et 2003. En 1983, il est le lauréat du concours international de La Villette à Paris. Avec ce projet de cinquante hectares, il démontre son aisance à passer de la théorie à la pratique. Se référant à d'autres disciplines, comme la littérature et le cinéma, il organise et crée un espace urbain d'un type nouveau, qui par sa propre force et sa capacité à accueillir d'autres concepteurs se révèle un lieu particulièrement vivant. Il recevra le Grand Prix d'Architecture en 1996 ainsi que de nombreuses distinctions internationales dont la Médaille d'Or de l'Institut Américain des Architectes de New-York.

© Archives Bien Public

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toucher

40 Le site d’Alésia et la statue de Vercingétorix


Son empreinte en Côte-d'Or Alésia aujourd'hui : une épopée titanesque, un site remarquable, un mythe fondateur de la nation française, un lieu de mémoire qui passionne historiens et archéologues. Alésia demain : un MuséoParc qui devrait accueillir chaque année plus de 100 000 visiteurs. Fruit d'une démarche innovante pilotée par le Conseil général de la Côte-d'Or avec le concours de nombreux partenaires, le MuséoParc d'Alésia appuiera son propos tant sur les résultats de la recherche scientifique et les collections de son musée que sur l'architecture contemporaine et les technologies de la communication. Ainsi les connaissances les plus récentes concernant la bataille et la vie des habitants du Mont-Auxois au fil des siècles seront-elles mises à la portée du plus grand nombre. Le MuséoParc sera composé de deux pôles : le Centre d'interprétation (ouverture en 2010) et le Musée (ouverture en 2011) et d'un vaste réseau de Parcours-découverte.

Le revêtement extérieur en bois du Centre d’Interprétation, qui sera implanté dans la plaine des Laumes, évoquera ainsi les fortifications romaines

Situé en contrebas de la statue de Vercingétorix et à proximité des vestiges du centre de la ville galloromaine, le Musée archéologique fera office de porte donnant sur toute la partie haute du site.

A site d’exception, équipes de talent e défi était de taille : comment permettre aux visiteurs d'appréhender un siège qui s'est déroulé sur un territoire presque aussi grand que l'actuelle ville de Paris ? Bernard Tschumi a mis son expérience au service du programme Alésia. Son intention a été de concilier la force de l'événement et l'impératif de " modestie " fixé par les archéologues tout en veillant à l'insertion des aménagements dans un paysage protégé. Les deux bâtiments cylindriques qu'il a imaginés symbolisent l'encerclement des Gaulois par les

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Romains. Les édifices se distingueront par leur revêtement extérieur : bois pour le centre d'interprétation en référence aux fortifications romaines et pierre rappelant le murus gallicus (rempart gaulois) pour le musée. Informations : SEM Alésia Tél. 03 80 96 96 23 Fax : 03 80 96 96 24 Mél : museoparc@alesia.com

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programmation culturelle 2008 U n f e s t i v a l d ’é v é n e m e n t s MAI Le Festival

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Théâtre Dijon Bourgogne 23 rue Courtepée - BP 72936 21029 DIJON Cedex Tél. : 03 80 68 47 47 ou 03 80 30 12 12 Mél : infostheatre@tdb-cdn.com Site internet : www.tdb-cdn.com ravailler sur le mélange des genres le mélange des gens. On parle parfois des formes mineures, primitives, voire " vulgaires " du théâtre : les farces du Moyen-Âge, les clowns shakespeariens, le cabaret, le vaudeville, la commedia dell'arte. Ces formes sont en réalité au plus près de l'art nu de l'acteur, de son rapport direct au public, de sa force corrosive. Ces formes populaires peuvent être mélangées à des formes "majeures" du Grand Art Dramatique, qu'elles soient d'aujourd'hui ou d'hier. Le Festival vous propose pour son édition 2008, un hommage aux artistes clowns, d'univers et de traditions multiples. Car comme le dit Hamlet : " Mes maîtres vous êtes tous les bienvenus… "

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MARS Festival Artdanse Centre de développement chorégraphique Dijon Bourgogne 8, rue Général Delaborde 21000 DIJON Tél. : 03 80 73 97 27 Mél : info@art-danse.com Site internet : www.art-danse.com e festival fêtera ses 20 ans en 2008. Fidèle à ses objectifs, il met à l'honneur de jeunes compagnies dont le travail mérite soutien et reconnaissance, entre autre Julie Nioche avec la création de Matter, et des chorégraphes plus confirmés comme Sidi Larbi Cherkaoui, Robyn Orlin, Hervé Diasnas ou le musicien Thierry De Mey. Il sont Français, Belges, Tunisiens, SudAfricains et ont tous à nous proposer de partager leur vision du monde à travers une danse unique et universelle. Cette édition " spécial anniversaire " se déroulera du 4 mars au 5 avril à Dijon et dans six autres villes et structures de Bourgogne.

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Tél. : 06 64 51 21 21 Mél : voguet@etedesarts-auxoismorvan.info Site internet : www.etedesarts-auxoismorvan.info ette nouvelle édition du festival d'arts visuels l'Eté des Arts en Auxois-Morvan nous propose un tour du monde de l'art sous toutes ses formes ayant pour objectifs de : - contribuer au patrimoine de l'AuxoisMorvan par la création d'œuvres contemporaines in situ, - produire des œuvres et événements artistiques (pérènes ou éphémères) d'art contemporain en harmonie avec la nature et qui s'inscriront dans le développement durable des pays de l'Auxois et du Morvan. Chaque projet suivra trois étapes : la découverte (de l'œuvre, visite de l'exposition …), la rencontre (avec l'artiste) et la pratique (ateliers, master classes …), - réaliser une programmation artistique qui fera appel aussi bien à des artistes français ou étrangers de renommée qu'à des artistes régionaux et locaux confirmés.

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JUILLET Festival international d'opéra baroque BP 71 - 21202 BEAUNE Cedex Tél. : 03 80 22 97 20 Mél : festival.beaune@wanadoo.fr Site internet : www.festivalbeaune.com © D.R.

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JUIN

L'Eté des Arts en AuxoisMorvan

e Festival de Beaune, l'un des plus prestigieux festivals de musique

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baroque en Europe perpétue chaque été la tradition musicale de la Cour des Ducs de Bourgogne. Au cœur de la capitale des vins, dans le cadre extraordinaire de la cour de l’Hôtel-Dieu de Beaune ou à la basilique Notre-Dame, chanteurs et chefs confirmés ou jeunes artistes de talent viennent de toute l'Europe offrir au public un moment d'exception.

Les Nuits Péplum d'Alésia Association Pour Alesia Rue du rochon - 21150 ALISE-SAINTEREINE Tél. : 03 80 96 81 03 Mél : lesnuitspeplumdalesia@wanadoo.fr Site internet : www.lesnuitspeplumdalesia.com

tionnelle, trois soirs de fêtes, d'émotions, de rencontres. Un cocktail détonant où se mêlent rock et pop, chansons et percussions, énergie et sensualité, poésie et riffs de guitare saturée, spectacles de rue et arts plastiques, découvertes et artistes chevronnés. Et un dimanche après-midi pour les enfants avec concert et spectacles gratuits !

Opéra d'été en Bourgogne 17 rue Amiral Roussin - 21000 DIJON Tél. : 03 80 30 61 25 Mél : operadeteenbourgogne@wanadoo.fr péra d'Eté en Bourgogne fêtera en 2008 son 10ème anniversaire. Au cours des années passées, ce festival lyrique unique en son genre s'est consacré à la valorisation des sites historiques de Bourgogne par la présentation de spectacles d'opéra dans les plus beaux châteaux et hôtels particuliers de la région. En 2008, Donizzetti, Offenbach, Wagner, seront à l'honneur, avec la participation du Centre Lyrique d'Auvergne, la Compagnie Les Brigands, les Grooms et de nombreux artistes invités au cours de 15 spectacles du 1er au 25 juillet.

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Festival musical des grands crus de Bourgogne

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Office de tourisme de Meursault Place de l'Hôtel de Ville - BP 46 21190 MEURSAULT Tél. : 03 80 21 25 90 Mél : info@ot-meursault.fr Site internet : www.ot-meursault.fr 'originalité du festival tient du mariage de la musique et du vin et de la mise en valeur du patrimoine architectural des cinq cités partenaires : Chablis, Cluny, Gevrey-Chambertin, Meursault et Noyers-sur-Serein, chacune autonome dans son style, sa stratégie artistique, ses manifestations œnologiques.

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deux pas de la statue de Vercingetorix, dans un théâtre de verdure magique à l'acoustique excep-

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AOÛT Festival Musicales en Auxois Association Culturelle en Auxois Mairie - 21150 VENAREY-LES-LAUMES Tél. : 03 80 96 20 24 Mél : musicales.auxois@wanadoo.fr Site Internet : http://auxois.free.fr e festival invite à la redécouverte de belles pages de musiques anciennes, baroques et classiques pour les mélomanes passionnés à la découverte de musiques inédites ou traditionnelles pour les adeptes d'évasions musicales. Ces concerts donnés dans des hautslieux du patrimoine côte-d'orien, dans des sites peu visités, ou même des lieux habituellement non ouverts au public font des Musicales en Auxois l'un des évènements phares de l'été en Côte-d'Or.

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14ème Festival ciné-rétro Chapelle Saint Etienne Place Ziem - 21200 BEAUNE Tél. : 03 80 24 90 57 ou 06 13 86 31 84 Mél : compagnie.bach@wanadoo.fr Site internet : www.autoprod-diffusion.com uel bonheur de voir ou revoir Charlie Chaplin, Buster Keaton, ou encore Laurel et Hardy, sur grand écran, présentés sur des musiques originales de Jean-Claude Cottier en direct au piano dans la plus pure tradition du cinéma muet. Entre chaque bobine, de jeunes artistes de talent (chanson, danse, magie) font revivre la chaleur des soirées cabaret d'antan.

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La semaine musicale de SaintVorles et du Châtillonnais Office de tourisme de Châtillon-surSeine - Place Marmont 21400 CHATILLON-SUR-SEINE Tél. : 03 80 91 13 19 Mél : tourism-chatillon-surseine@wanadoo.fr Site internet : www.mairie-cha43 tillon-sur-seine.fr


'église Saint-Vorles sera pour la treizième année consécutive le lieu de convergence de la Semaine Musicale de Châtillon-sur-Seine et du Châtillonnais. Perché sur son promontoire et cerné de verdure, ce bijou de l'art roman sera le théâtre comme chaque fin d'été de rencontres originales entre un public très divers et une trentaine d'artistes en résidence. Tout au long de la semaine, l'accent sera mis sur la découverte de répertoires oubliés et sur le décloisonnement des disciplines (pratique instrumentales, vocales, chorégraphiques).

Musiques, chants, expositions, conférences et débats vous seront proposés lors de cet événement culturel de grande qualité Depuis juin 2007, le festival de Dijon Bourgogne est membre initiateur avec les festivals de Fès , Florence et Perpignan du " réseau international des festivals worldwide sacred music " et il en assure la coordination internationale.

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Festival Musiques en Voûtes 24 rue de Metz - 21000 DIJON Tél. : 03 80 67 11 22 Mél : muenv@wanadoo.fr Site internet : www.musiquesenvoutes.com réé en 1994 à l'initiative du Quatuor Manfred, le festival Musiques en Voûtes associe musique de chambre et découverte du patrimoine essentiellement roman, par l'organisation de conférences, de visites guidées et de concerts.

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Jazz à Beaune La Jazzerie BP 174 - 21205 BEAUNE Cedex Tél. : 03 80 24 69 41 Mél : jazzabeaune@wanadoo.fr Site internet : www.jazzabeaunefestival.com ette 8ème édition se déroulera sur deux week-ends du 12 au 21 septembre 2008. Avec la présence de grands artistes du jazz international, de valeurs montantes et de découvertes, les organisateurs renouvellent la formule qui fait son originalité et qui a séduit le public : concerts jazz dans une pro 4 4 grammation éclectique qui

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mêlera swing, blues, harmonie, improvisation et découverte conviviale des vins de Bourgogne.

OCTOBRE Les Rencontres cinématographiques de Dijon

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SEPTEMBRE

Tél. : 03 80 74 73 69 Site internet : www.dijon.fr ou www.larp.fr ette manifestation, rendez-vous annuel des professionnels du cinéma, a pour objectif l'échange d'informations et la définition d'objectifs communs pour les auteurs-réalisateursproducteurs de l'ensemble des pays européens.

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Festival de Dijon Bourgogne des Musiques Sacrées du Monde 27 place Bossuet - 21000 DIJON Tél. : 03 80 57 18 00 ou 06 85 35 66 60 Mél : info@dijonfestival.com Site internet : www.dijonfestival.com e festival s'est inscrit dès son origine dans les courants actuels en Europe et dans le monde qui privilégient l'ouverture entre cultures, traditions et spiritualités. Il a reçu à deux reprises le patronage de l'Unesco.

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NOVEMBRE Festival Why Note Association Cumulus 8 rue Général Delaborde - BP 6 - 21071 Dijon cedex Tél. : 03 80 73 31 59 Mél : whynote@wanadoo.fr Site internet : www.whynote.com e festival Why Note sera une nouvelle fois le carrefour de toutes les musiques de création à travers une douzaine de concerts et spectacles. Une nouvelle occasion d'explorer, avec les artistes, les nouvelles dimensions du " son en scène " et d'être le témoin de la vitalité artistiques des musiques contemporaines.

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programmation culturelle 2008 Les expositions © Le consortium

Du 06/10/2007 au 30/03/2008 Exposition ''Blaise, drapier de Semur'' Maison des Matières & du Design Textile - Rue Lacordaire21150 FLAVIGNY-SUR-OZERAIN Tél. : 03 80 96 20 40 Mél : algranate@wanadoo.fr Site internet : www.algranate.com ne histoire dans l'Histoire au fil des vitraux de la Collégiale Notre-Dame à Semur-en-Auxois. Droguet, poulangis, tiretaine ou drap de laine : même nom pour un même produit ! Partout, durant le Moyen Âge, des cités deviennent riches, prospères et puissantes, grâce à ces tissus à chaîne de chanvre et trame de laine. Découvrez au cours de cette exposition les cités drapières de l'Auxois : Semur-en-Auxois et Flavigny-sur-Ozerain.

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Du 17/11/2007 au 31/07/2009 L'Ardoise et le Chancelier Hospices de Beaune Musée de l'Hôtel-Dieu - Hospices de Beaune - Rue de l'Hôtel-Dieu - 21200 BEAUNE. Tél. : 03 80 24 45 00 Mél : hospices.beaune@wanadoo.fr Site internet : www.hospices-de-beaune.com l'occasion de la réfection complète des 2300 m² de sa toiture d'ardoise, l'Hôtel-Dieu de Beaune revient sur son histoire, en abordant les moments forts de son existence et de sa construction. L'exposition permettra de porter un regard neuf sur ce splendide édifice burgondo - flamand, de percevoir ce

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que pouvait être un chantier au Moyen Âge et de découvrir grâce au plans et aux croquis d'époque comment fut entreprise sa restauration par le gendre de Viollet Le Duc. Cette exposition décrira aussi les prouesses techniques de ce nouveau chantier d'une durée de 25 mois.

Du 17/01/2008 au 04/05/2008 Les bonnes feuilles des Magnin Cent dessins français de la collection Musée national Magnin 4, rue des Bons Enfants - 21000 DIJON Tél. : 03 80 67 11 10 Mél : musee.magnin@culture.gouv.fr Site Internet : www.musee-magnin.fr/ arallèlement à leur passion pour la peinture, les Magnin ont acquis des dessins qui révèlent une volonté de constituer une histoire de l'art sans préjugés, à l'écart des modes. La publication - en ligne - du catalogue des 430 dessins français du musée est l'occasion de sortir une centaine d'entre eux du cabinet où ils sont conservés. L'ensemble laisse paraître une étonnante diversité de manières, de sujets et d'humeurs. Le spectre s'étend de la première pensée rapidement esquissée au dessin achevé préparatoire à la gravure ou au tableau, de pièces raffinées à la caricature.

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Du 02/02/2008 au 13/03/2008 Spartacus Chetwynd Le Consortium - 16 rue Quentin 21000 DIJON. Tél. : 03 80 68 45 55 Mél : leconsortium@wanadoo.fr Site internet : www.leconsortium.com

partacus Chetwynd est connue pour ses performances surréalistes et baroques convoquant de multiples figures et images de l'histoire de l'art et de la Pop culture avec un grand sens de l'humour. Elle s'inscrit dans une tradition du grotesque en s'appropriant des éléments des fresques de Giotto, des personnages des tableaux de Hieronymus Bosch ou encore les Anthropometries d'Yves Klein, associés à un groupe de heavy metal, à un clip de Michael Jackson, à Hulk ou à Conan le barbare, au sein d'un même monde consistant. Spartacus Chetwynd, également peintre, a produit une série de petits tableaux intitulée Bat Opera (2004 2005), empruntant des éléments à la Pop culture mais aussi à une tradition plus romantique.

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Du 16/02/2008 au 17/05/2008 Exposition monographique d'art contemporain : Matthew Buckingham, Play the Story Frac Bourgogne - 49 rue de Longvic 21000 DIJON. Tél. : 03 80 67 18 18 Mél : infos@frac-bourgogne.org Site internet : www.frac-bourgogne.org travers films, textes et autres projections de diapositives, le travail de Matthew Buckingham (Iowa - EtatsUnis, 1963) propose une relecture de l'histoire et par la même un point de vue critique et une position politique sur les événements qui ont pu marquer notre actualité. 45 Réalisée en partenariat avec le

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Camden Arts Centre à Londres et Dundee en Ecosse, cette exposition exceptionnelle en Europe permettra d'approcher un des artistes américains les plus importants de sa génération. Un catalogue monographique de Matthew Buckhingham est disponible au Frac Bourgogne.

Du 02/04/2008 au 22/06/2008 Exposition ''Camille Claudel à Dijon'' Musée archéologique de Dijon Rue Docteur Maret - 21000 DIJON Tél. : 03 80 57 19 50 Mél : contact@camilleclaudel-dijon.fr Site internet : www.camilleclaudeldijon.fr vec Camille Claudel, Art Culture Traditions en Europe, célèbre à Dijon une femme et un sculpteur de génie. Les 62 oeuvres de cette rétrospective exceptionnelle proviennent d'une collection privée et auront pour écrin une somptueuse salle du Musée archéologique de Dijon, l'ancien dortoir des Bénédictins. Un programme culturel autour de l'exposition est mis en place alliant le cinéma, le théâtre, la musique, la littérature et de nombreuses actions pédagogiques afin que chacun puisse, à sa manière, vivre pleinement cette manifestation.

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Du 05/04/2008 au 31/05/2008 Elaine Sturtevant Le Consortium

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laine Sturtevant a obtenu la reconnaissance de ses œuvres en copiant d'autres artistes

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comme Andy Warhol, Marcel Duchamp ou Joseph Beuys, questionnant le principe de “l'originalité". Elle maîtrise parfaitement la sculpture, la peinture, la photographie et le cinéma pour produire une gamme complète de copies d'artistes. Elle ne définit d'ailleurs pas ses œuvres comme des copies mais comme des originaux. Tous les artistes auxquels elle se réfère au moment où elle réalise ses œuvres ne sont pas encore reconnus sur la scène internationale. Ce pouvoir d'identification de futurs icônes crée bien des discussions entre les critiques.

Du 01/05/2008 au 28/09/2008 2008 Trésors au Musée : Marina Yaguello et Douglas Gorsline Musée Gorsline - Route d'Etormay 21150 BUSSY-LE-GRAND Tél. : 03 80 96 03 29 ou 03 80 96 03 29 Mél : mariegorsline@hotmail.com Site internet : www.museegorsline.com e musée Gorsline vous propose cette année une exposition temporaire en deux parties, consacrée à des trésors originaux. Marina Yaguello, linguiste de formation, a parcouru le monde en tous sens. C'est principalement de ses voyages qu'elle a rapporté et collectionné les éléments des " Parures Ethniques " qu'elle assemble dans son atelier situé en lisière du Marais à Paris. Pour le musée Gorsline elle a sélectionné des compositions naturelles. Avant de concevoir dans les années 50 son nouveau style de " simultanéité séquentielle ", Douglas Gorsline était un peintre américain déjà renommé appartenant à l'école du Réalisme New Yorkais. Après le tournant de sa carrière il s'est désintéressé du sort de ses premières peintures mais a décidé de conserver une sélection de dessins, aquarelles et gravures de cette époque. Son épouse a pu retrouver ces "trésors oubliés", œuvres essentiellement gra-

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phiques datant des années 40 à 60 et vous les présente aujourd'hui.

Du 21/06/2008 au 20/09/2008 Exposition collective d'art contemporain : Rita McBride et Koenraad Dedobbleer Frac Bourgogne ita McBride (Des Moines - Etats-Unis, 1960) et Koenraad Dedobbeleer (Belgique, 1975), sont invités à réaliser un projet spécifique pour l'espace du Frac à Dijon qui pourra toutefois être adapté pour d'autres lieux. Interrogeant la pratique de la sculpture, son inscription et sa lecture dans l'espace de l'architecture, cette invitation offre aux deux artistes, l'occasion de réfléchir pour la première fois à une proposition spatiale pouvant faire état d'une sensibilité partagée autour de la sculpture contemporaine. Cette exposition sera reprise par la Kunsthalle de Berne à l'automne 2008.

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Du 11/07/2008 au 12/09/2008 Charles Meynier (1763-1832) Musée national Magnin e nom de Charles Meynier, peintre très célèbre de son temps, est aujourd'hui estompé derrière ceux de ses brillants contemporains. La plupart de ses chefs-d'œuvre ont été dérobés à la vue des amateurs, certains depuis fort longtemps. Plusieurs œuvres ont été détruites, certaines ne sont pas réapparues depuis le XIXème siècle, d'autres sont restées en mains privées jusqu'à une époque récente : autant d'œuvres importantes que tous ont oubliées et dont la redécouverte devrait contribuer à la connaissance d'un artiste dont la carrière méconnue mérite d'être éclairée d'un jour nouveau.

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