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Sainte-Luce magazine

Développer les modes d’accueil de la petite enfance

Un an In Be à te rn la rvi ar m ew d A ai un rie et ave te c

L’esprit de famille

Magazine municipal d’informations - Automne 2008 - N°3


AU SOMMAIRE

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éditorial

Actualités

C

6-7

Les gens • Les 12 cyclos de l’amitié • L’auberge lucéenne • Laurent, l’énergie libre • Nelly fait revivre la buvette familiale • Pour Éric

8-14

La ville avance • Un an à la mairie avec Bernard Aunette • Des élus de proximité à partir de janvier • Préserver le commerce local • Chacun peut avoir besoin du C.C.A.S. • Une nouvelle dynamique pour le jumelage

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Numéros utiles

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Le débat citoyen

20 Sortir

Luc et Lucie 2

La disparition de l’ancien maire

À l’occasion du 20e anniversaire du jumelage avec la ville allemande Herzogenaurach, l’éditorial de Sainte-Luce magazine est exceptionnellement signé par le maire de la commune, German Hacker.

• Sainte-Luce magazine • N° 3 - Automne 2008

C’est avec joie que je m’adresse à vous dans Sainte-Luce magazine, répondant ainsi à l’invitation de votre maire, Bernard Aunette. Je m’appelle German Hacker. Depuis mai 2008, je suis le nouveau maire de votre ville jumelle allemande, Herzogenaurach. Ma commune est située en Bavière, à environ 200 km au nord de Munich. Nous en avons fêté le millénaire en 2002. Herzogenaurach représente 23 000 habitants, 85 nationalités différentes, une vie associative et culturelle animée, diverses écoles, de nombreuses petites et moyennes entreprises florissantes et trois grandes entreprises mondialement connues et en pleine expansion : Schaeffler (producteur de roulements à billes, sous-traitant et livreur de pièces pour constructeurs automobiles, employant 8 000 personnes sur place) et les fabricants d’articles de sport Adidas et Puma. En 1987, les conseils municipaux d’Herzogenaurach et de Sainte-Luce-sur-Loire décidaient de conclure un jumelage, répondant « au souhait de leurs concitoyens de nouer des liens d’amitié par-delà les frontières », pour citer le serment signé par Hans Ort et Pierre Brasselet en 1988. Les rencontres organisées depuis entre nos deux villes illustrent ce vœu initial. Ces réunions ont lieu pour des raisons des plus diverses et de multiples acteurs de tous âges y sont représentés. C’est ce qui fait la vitalité de ce jumelage : échange entre le collège de la Reinetière et notre lycée, semaine linguistique pour adultes, camp de vacances des adolescents, mini-olympiades, festival de musique rock des jeunes, emplois saisonniers, participation aux diverses fêtes de nos communes... sans oublier les visites du Cercle d’Amis et du Freundeskreis, son frère jumeau allemand. Tous ces échanges se font dans le désir de découvrir une autre vie, une autre région et une autre langue pour faire connaissance avec son voisin européen, pour finalement et simplement se faire des amis. Ni la distance, ni les différences de mode de vie, ni la barrière de la langue ne sont des freins à notre amitié. Dans la détente et la bonne humeur, par des rencontres amicales où tout le monde se mobilise pour que l’accueil des amis attendus soit des plus réussi, c’est ainsi que nous pouvons garantir un avenir de paix pour nos enfants. Je souhaite longue vie à notre jumelage et vous invite, avec mes concitoyennes et concitoyens, à venir nous rendre visite. A bientôt ! ●

EN BREF

Docteur German Hacker Premier Maire d’Herzogenaurach

Lancement officiel pour la Minais Fin juin, le futur quartier de la Minais (Un millier de logements - 50 hectares) a été officiellement lancé par Jean-Marc Ayrault, députémaire de Nantes et président de Nantes Métropole et Bernard Aunette, maire de Sainte-Luce. Il répond aux exigences de mixité sociale (25 % de logements sociaux) et aux critères de développement durable : lutte contre l’étalement urbain, parc central de 5 hectares, sentiers pédestres, chaufferie mixte bois/gaz réalisée par Nantes Métropole. Plus de 2500 habitants sont attendus dans les dix prochaines années. Le giratoire route de Thouaré - qui permettra l’accès au futur quartier par la rue de la Minais - a été mis en service cet été ●

© DR

• Lancement officiel pour la Minais • Un réseau de baby-sitting • La disparition de l’ancien maire • Près de 10 000 spectateurs pour les Guinguettes • Collégiens Roms : l’intégration par un apprentissage adapté • Libre ou domptée, un autre regard sur l’herbe en ville • Une école du spectacle à Sainte-Luce • Rentrée des classes : le bilan • Une nouvelle maison de retraite

actualités

Nouveau : un réseau de baby-sitting !

La question de l’accueil des enfants se pose pour les parents ne travaillant pas selon des horaires traditionnels. Il y a les assistantes maternelles, la crèche ou la halte-garderie. Mais comment faire lorsque l’on commence de bonne heure et que l’on ne souhaite pas réveiller le tout petit ? Recourir à une baby-sitter est une solution si l’on a le bon contact. Mais le jeune (de 16 ans et plus) estil bien formé ? Par ailleurs, de nombreux ados sont intéressés par un premier job et ne savent pas comment faire. « D’où l’idée d’un réseau qui gère la mise en relation des familles et baby-sitters », explique MarieLise Roiné-Lachaise, adjointe à l’enfance et à la petite enfance. Le parent demeure l’employeur et la responsabilité des parties est engagée dans le cadre d’un contrat de droit privé. La mise en relation s’accompagne de la signature d’une charte et d’un dispositif de formation des baby-sitters : journée d’immersion à la halte-garderie et crèche, formation des premiers soins d’urgence. Les parents peuvent choisir leur baby-sitter à partir d’une liste et bénéficier d’informations sur le Chèque Emploi Service Universel. La Ville est initiatrice du projet, mais espère une appropriation par les jeunes et les familles pour que le réseau vive et acquiert son autonomie, pourquoi pas sous la forme d’une association. C.C.A.S. 02 40 68 16 61. enfance@sainte-luce-loire.com ●

Famille et

baby-sitter

doivent signer une charte

Pierre Brasselet, 75 ans, s’est éteint le 14 juillet. Ce natif de Renazé (Mayenne) vivait à Sainte-Luce depuis le début des années 70. Son investissement dans la vie associative se transforme en mandat politique : élu en 1977 au côté de Félix Tessier (dont il fut le premier adjoint), puis maire de 1983 à 2007. Il devient conseiller général du Canton de Carquefou en 1985, remplacé en 2004 par Bernard Aunette, son successeur à la mairie en 2007. Celui-ci a rendu hommage à Pierre Brasselet lors des obsèques, évoquant « le maire bâtisseur » et « l’homme du peuple » ●

Près de 10 000 spectateurs pour les Guinguettes Samedi 28 juin, les bords de Loire ont retrouvé un air de fête avec la première édition des Guinguettes de la Saint-Jean. « L’idée, c’est de renouer avec l’esprit des fêtes populaires, permettant aux gens d’un même territoire d’être bien ensemble. Les Lucéens l’ont bien compris ». Le bilan : 8 à 10 000 spectateurs et le plaisir de réunir des « gens qui se connaissent et se reconnaissent ». L’an prochain ? L’objectif est de faire évoluer la manifestation avec des plus, « sans dénaturer le concept » ● N°3 - Automne 2008 • Sainte-Luce magazine •

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act u alités

Libre ou domptée, un autre regard sur l’herbe en ville L’entretien des espaces naturels est soumis à plusieurs paramètres : protéger l’environnement - en particulier les nappes phréatiques - et la santé publique, appliquer une réglementation de plus en plus restrictive envers les produits phytosanitaires. S’y ajoutent localement de nouveaux espaces à entretenir, avec la livraison prochaine par Nantes Métropole des sentiers le long du ruisseau de l’Aubinière (sept hectares) et du parc de La Verdure (douze hectares), qui sera mis en service début 2009. D’où une réflexion en cours, avec Nantes Métropole, pour une « gestion différenciée des espaces verts », autrement dit adapter le traitement au type d’espace, d’un désherbage précis (près des équipements par exemple) à une approche naturelle dans des sites comme la Verdure. Avec, comme maître mot, la protection de la santé et de l’environnement ●

Individualisation. D’où la tenue

Les collégiens Roms ont reçu un diplôme d’étude de langue française des mains du représentant de l’Éducation Nationale.

L’intégration par un apprentissage adapté Au printemps, huit collégiens Roms ont obtenu un diplôme de langue française, fruit d’une démarche exemplaire d’intégration et d’éducation adaptée.

Une école du spectacle à Sainte-Luce Musique, théâtre, arts créatifs et activités de bien-être... Depuis la rentrée, la Compagnie des arts propose une nouvelle approche pédagogique des activités artistiques, en décloisonnant les disciplines et avec un objectif concret : la réalisation d’un spectacle présenté à Sainte-Luce en 2010. « Nous proposons une approche où l’enfant voit immédiatement le résultat », explique Philippe Bouëc, directeur de cette véritable école du spectacle gérée par l’association « Arts et musique en Europe - Pays de Loire ». 09 51 17 52 87, 06 77 75 72 12 ou 06 60 66 47 15. www.arts-musique-europe.org ●

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• Sainte-Luce magazine • N° 3 - Automne 2008

posée la question de la forme de la scolarisation de ces élèves, « cumulant particularismes culturels marqués et déficiences importantes dans les acquis scolaires ». « Agitation permanente, absentéisme, difficultés relationnelles ont montré les limites d’une scolarisation non préparée », explique Jean Alemany.

ls se prénomment Eillen, Ionut, Cristina, Cosmin, Dumitru, Laurentio, Judet et Agada et sont âgés de 11 à 15 ans. Ils vivent dans le camp Roms à l’entrée de Sainte-Luce et sont scolarisés au collège de la Reinetière. En juin, ils ont reçu « un diplôme d’étude de langue fran-

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EN BREF

Rentrée : le bilan Le retard dans l’urbanisation explique la baisse des effectifs : - 6 % dans le public, 4,5 % dans le privé. Cet été, la mairie a réalisé pour 31 000 € de travaux d’entretien dans les écoles publiques. Les horaires de l’accueil périscolaire sont étendus d’un quart d’heure : ouverture jusqu’à 18h30 (et non plus 18h15). L’organisation du travail des ATSEM a été revue en fonction de la semaine des quatre jours. Une concertation avec les familles a été lancée pour la mise en place d’un soutien scolaire ●

çaise » de l’Éducation Nationale, qui récompense les enfants allophones, autrement dit les jeunes dont le français n’est pas la langue maternelle. « C’est une première au collège, explique Jean Alemany, principal adjoint. Pour eux, l’attestation du fait qu’ils peuvent s’intégrer. Auparavant, ils ne parlaient pas Français et n’étaient pas allés, ou très peu, à l’école. Ce qui s’est passé en deux ans est extraordinaire ! ». Pour Sainte-Luce magazine, Jean Alemany évoque en détail cette démarche de scolarisation dans un établissement de 700 élèves, dont une section spécialisée de 60 élèves. Les enfants Roms sont arrivés à la rentrée 2006, vivant dans des conditions de vie « précaires ». S’est tout de suite

d’une réunion avec les acteurs concernés, dont des associations spécialisées, en novembre 2006. Parmi eux, Catherine Danguy, d’origine anglaise, recrutée en Contrat Avenir et qui s’est occupée du suivi éducatif des jeunes Roms. Cette réunion permet de pointer les inconvénients d’une scolarisation traditionnelle (niveau scolaire trop faible, emplois du temps non adaptés, méconnaissance du vécu des enfants...) et de mettre en avant la nécessité d’un véritable projet éducatif pour « assurer un minimum de confort vital », « favoriser la socialisation et l’intégration » et porter « sur les compétences de base ». Une méthode adaptée est donc mise en place : individualisation partielle, répartition des élèves en binômes, grilles d’emploi du temps individualisées et collaboration avec les familles et les associations intervenant sur le camp. « Cela supposait un contrat avec les familles. Il fallait que les enfants jouent le jeu. Nous avons donc rencontré les parents pour passer ce contrat moral et avons également proposé une signature des emplois du temps ». Le message était clair : « voilà ce que nous faisons pour vous. Fini l’absentéisme ! ». Malgré quelques difficultés, le résultat se fait sentir au bout de trois ou quatre mois : « les enfants apprenaient et s’intégraient. Le problème de scolarisation des enfants Roms est que lorsque ça ne va pas, ils ne viennent pas. Et là, ils venaient ! ». Jean Alemany se dit « profondément ému » par « la confiance accordée par ces familles ». « Les élèves ont progressé pour l’acquisition des savoirs fondamentaux, mais ils ont également travaillé sur l’apprentissage de la citoyenneté ». Même si le succès de l’expérience est fragile (lié aux moyens accordés à l’établissement, à l’investissement des partenaires*), Jean Alemany considère que c’est « l’honneur de l’école d’avoir tenté d’apporter une réponse adaptée à ce public très particulier ». Dans le cadre d’une expérience qui a contribué à changer « le regard de la communauté éducative sur ceux qui étaient au départ considérés comme des étrangers » ●

Un contrat moral avec les familles

* Au sein de la municipalité, la conseillère municipale Brigitte Biche, du secteur solidarités, a en charge cette question, qui fait actuellement l’objet d’un diagnostic.

Une nouvelle maison de retraite La nouvelle maison de retraite de Sainte-Luce, la Rose des Vents, est habitée depuis le 3 septembre. L’équipement (5 000 m2 près du ruisseau de l’Aubinière) remplace la résidence du Seil : un bâtiment lumineux, construit autour d’un patio et en partie chauffé par des panneaux solaires, 84 chambres plus spacieuses (22 m2) et un coût de 7,5 millions d’J, financés par l’Association Intercommunale des Maisons de Retraite (avec une participation de la Ville de 144 000 J). La commune envisage des logements sociaux et pour personnes handicapées sur l’ancien site, actuellement utilisé par les pompiers pour des exercices ● N°3 - Automne 2008 • Sainte-Luce magazine •

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les gens

Laurent, l’énergie libre

L’auberge lucéenne

Les 12 cyclos de l’amitié Une cinquantaine de personnes vit dans les studios meublés de la résidence de la Madeleine, qui doit son nom au parc d’activités qui l’accueille. Professionnels en formation, universitaires, commerciaux, ouvriers, ils sont installés dans un meublé de 15 m2 pour un à six mois en moyenne, parfois plus. Une résidente a même vécu sur place onze ans ! « Ce sont des gens déracinés, explique le propriétaire, Robert Larrouilh. Ils peuvent venir de Vannes ou Lorient, attendant d’être confirmés dans leur emploi ou vivant une rupture familiale ». Il y a 12 ans, la résidence a remplacé avec succès un hôtel qui n’avait pas trouvé son public. Avec 150 locataires par an et des prix très accessibles, cette « pension de famille » est une solution alternative pour se loger en période de crise du logement et du pouvoir d’achat. Galettes des rois et fêtes de Noël permettent de rompre les solitudes et de nouer des amitiés. Des familles ont même vu le jour dans cette sympathique auberge lucéenne. Résidence de la Madeleine 14, rue Édouard Branly. 02 51 85 06 85. ●

Ce sont des gens déracinés

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• Sainte-Luce magazine • N° 3 - Automne 2008

Du 28 septembre au 2 octobre, des cyclistes lucéens ont effectué à vélo les 400 derniers kilomètres qui séparent Sainte-Luce de sa ville jumelle, Herzogenaurach. Pour l’amitié. ls sont partis de Niederbonn, station thermale à 40 km de la frontière allemande, ont fait étape à Bruchsal et Rothenburg avant une arrivée chaleureuse à Herzogenaurach, où ils ont parcouru les derniers kilomètres avec les cyclotouristes locaux.

I

« L’idée vient de la mairie, explique Jean-Joël Rouillé, président du Cyclo VTT Lucéen. Les Pieds Rieurs avaient fait le chemin à pied il y a dix ans. Cette fois-ci, c’était à nous ! ». L’échange se déroulant à l’automne, l’idée d’un périple

Pour Éric Le discret René Piederrière, 78 ans, est correspondant local de l’Association pour le Don d’Organes et deTissus Humains. Avec détermination, il se mobilise depuis quinze ans pour lutter contre la pénurie de dons d’organes : en 2007, en France, 13 000 personnes ont eu besoin d’une greffe et 231 sont décédées faute de greffon. L’argument de René : « si vous voulez recevoir, il faut savoir donner ». Son engagement (et celui de son épouse Monique) a pour origine l’insuffisance rénale de son fils Éric, 43 ans. Qui mène aujourd’hui une vie normale grâce à un don d’organe. 02 40 25 62 37 ●

complet (1 300 km version vélo) et des nuitées en camping est abandonnée au profit d’un périple limité au territoire allemand. Les préparatifs ont été intensifs, avec le choix d’un parcours évitant agglomérations et montagnes et présentant un intérêt touristique. « Nous avons emprunté des routes départementales, des chemins cyclables... », raconte Jean-Joël qui a choisi Niederbonn comme point de départ après y avoir passé des vacances. Il n’a pas fallu

d’entraînement spécifique car le rythme choisi (100 km et 5 heures de vélo par jour, soit 23 km/h maximum) correspond aux habitudes des cyclistes et permet de profiter du paysage. Ils étaient douze randonneurs de 24 à 69 ans à participer à l’aventure, dont une femme, Christine Boyer. Comme Jean-Joël, elle appartient au cercle d’amis : « Avec les gens là-bas, c’est une vraie amitié, ça fait plaisir d’y retourner ! » ●

La façade du manoir de Bellevue éclairée le temps d’une soirée pour moins de 300 watts, alors qu’un simple projecteur consomme 1 000 watts. C’était le pari de Laurent Crubilié lors des Guinguettes de la Saint-Jean. Cet électricien d’origine bordelaise s’est installé à Bellevue, face à la Loire, il y a deux ans, et s’est spécialisé dans l’équipement technique pour l’habitat sain, « un habitat non polluant, tant pour l’environnement que pour ceux qui y vivent ». Actuellement, il participe à la construction de maisons écologiques, notamment à Nantes et en Brière. Pour cela, il met en place « des installations électriques biocompatibles, des systèmes d’eau chaude solaire, des récupérateurs d’eau de pluie, des ventilations double flux et puits canadien, du chauffage aux granulés de bois... ». Enfin, il prépare le lancement d’un site Internet de conseils pratiques pour des illuminations de Noël économes en énergie. www.crubilie.fr ●

Chrystèle fait revivre la buvette familiale Ses parents ont tenu la buvette des bords de Loire jusqu’en 1989. Chrystèle, 38 ans, originaire de Bellevue, a relancé la tradition familiale après un licenciement économique. Aidée par les siens, elle a ouvert cet été la buvette des sables, allée Robert Cheval. Malgré un temps maussade, le public était au rendez-vous : Lucéens en quête de tranquillité ou touristes longeant la Loire à vélo. Des soirées anguilles avec le pêcheur Gaëtan ont fait le plein. La buvette s’arrête pour l’hiver, mais Chrystèle espère beaucoup de la saison 2, dès mars. Les bords de Loire revivent ! ●

N°3 - Automne 2008 • Sainte-Luce magazine •

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la ville avance

Un an à la mairie avec Bernard Aunette Interview Bernard Aunette est maire de SainteLuce depuis douze mois. Pour Sainte-Luce magazine, il évoque cette première année de mandat, les principaux dossiers, sa méthode de travail et ses projets pour le Sainte-Luce de demain. Votre sentiment sur cette première année ? Un sentiment positif. Nous avons été soumis à beaucoup d’échéances : élaborer un projet pour Sainte-Luce, mener deux campagnes électorales, remettre en route la machine municipale, lancer nos actions. Avec méthode et dans un esprit d’équipe, nous sommes partis d’un bon pied. Votre vision de la fonction ? Être maire, c’est passer en permanence des questions du quotidien à une vision stratégique. Pour trouver le juste équilibre, il faut une équipe, il faut

faire confiance. Heureusement, je suis bien entouré : élus, cadres, agents municipaux... J’aime beaucoup échanger avec le personnel communal, à qui je rends hommage. Ils ont assuré la continuité du service public. Les temps forts de cette première année ? Les conseils municipaux. C’est là que la fonction de maire prend toute sa signification. J’ai été très ému par le décès de Pierre Brasselet. Il a fait beaucoup pour Sainte-Luce. Des éléments de satisfaction : la richesse de la vie associative, le succès des Guinguettes... Il y a une envie

Nos priorités : un multi accueil et une école à la Minais

d’être ensemble, un esprit lucéen. Vos premières priorités ? Redresser la situation financière. Nous n’allons pas réaliser de gros investissements pendant trois ou quatre ans, mais entretenir les équipements communaux, qui en ont besoin. L’autre priorité : revoir le dossier de la Minais. Nous avons renforcé notre partenariat avec Nantes Métropole, affiché clairement la volonté de réaliser un éco-

quartier. Ce qui nous a valu une aide d’1,5 million d’€ de la Communauté Urbaine.

Les autres dossiers importants ? Élus et services ont beaucoup travaillé : le futur contrat enfance/jeunesse permettra de coordonner et développer les activités. La jeunesse, c’est l’avenir de Sainte-Luce ! En culture, nous souhaitons insuffler un nouvel esprit, plus populaire. Autre priorité, les solida-

rités, avec un travail important sur le handicap (commissions handicap et bientôt seniors, diagnostic de l’accessibilité des bâtiments...) et de nouvelles orientations pour le C.C.A.S. Le développement durable est au cœur de notre action, avec une volonté de réduire les émissions de gaz à effet de serre et le lancement d’un « bilan carbone ». Dans tous les domaines, nous pratiquons une démocratie participative. Les Lucéens sont nos partenaires. Nous soutenons les commerçants pour la braderie,

nous travaillons avec le village de Bellevue pour les Guinguettes. Nous avons désigné des élus de proximité pour être davantage à l’écoute des Lucéens. Nous inscrivons notre action dans une logique intercommunale et de partenariat : avec Nantes Métropole, la Région, le Département et les communes voisines, Thouaré en particulier.

Les futurs équipements Notre priorité, ce sont les équipements à la Minais. Les

premiers seront un multi accueil (crèche et halte-garderie) en 2011 et une école en 2012. En même temps, nous allons rénover les équipements sportifs et associatifs : la salle Renée-Losq fonctionnera jusqu’en 2010 et nous allons étudier les modalités de son remplacement et de la rénovation de la salle Marc Jaffret, avec un projet de maison des associations. L’ensemble fera l’objet d’une programmation pluriannuelle d’investissements. Nous ne pouvons pas dépenser plus que ce que nous avons !

Redresser la situation financière, en diminuant la dette et en stabilisant la fiscalité

EN SAVOIR

Priorités

+

« L’affirmation de nos priorités municipales intervient dans un contexte de crise, crise financière mais aussi crise de notre société. L’impact est réel sur les finances communales, avec notamment un désengagement de l’État et une éventuelle suppression de la Dotation de Solidarité Urbaine. En même temps, cette crise ne rend que plus pertinents notre projet de ville et nos priorités en matière de solidarité, d’éducation, d’habitat, de culture, de soutien à la vie associative, de développement durable et de démocratie participative » ●

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• Sainte-Luce magazine • N° 3 - Automne 2008

Nous allons rénover les équipements sportifs et associatifs

Transports

Nantes Métropole

« Ce n’est pas simple et Sainte-Luce a pris beaucoup de retard. La navette TER était une expérience intéressante, mais un peu en avance sur son temps. Aujourd’hui, nous travaillons avec Nantes Métropole pour le Chronobus (que nous espérons pour 2012), avec la Région pour une troisième voie qui permettra un arrêt TER et le Conseil Général pour une meilleure desserte de la route de Paris » ●

« Nous avons élaboré un projet intercommunal avec des orientations partagées, en matière d’environnement, d’économie, de transport, d’habitat. La relation avec le pôle de proximité permet de faire avancer les dossiers locaux. 12 millions d’investissements communautaires sont prévus sur cinq ans, avec des travaux de voirie aux Islettes, à la Minais, route des Sables et plus généralement à l’Est. Nous sommes trois élus lucéens siégeant au conseil de Nantes Métropole, Christophe Clergeau, Patrick Cotrel et moi-même » ●

Sainte-Luce dans dix ans ? Une ville moderne, active, solidaire, équilibrée, mieux desservie par les transports, riche de sa vie associative et avec un environnement privilégié. Il ne faut pas dénaturer les bords de Loire, mais utiliser ce patrimoine extraordinaire pour organiser des fêtes comme les Guinguettes. Sainte-Luce va grandir. Il y a aura de nouveaux habitants, de nouveaux services. Et un jour, il faudra agrandir la mairie... Un mot sur le jumelage... Sainte-Luce doit être une ville ouverte sur le monde. Le 20e anniversaire du jumelage avec Herzogenaurach est un temps fort important et nous avons été formidablement accueillis en Allemagne début octobre. La relation entre les deux villes doit être approfondie. Symboliquement, j’ai demandé au nouveau maire, German Hacker, de signer l’éditorial de ce magazine ●

Emploi

« Il ne faut pas oublier l’importance du développement économique, mené à l’échelle de l’agglomération : Décathlon va encore s’étendre et Sainte-Luce va bénéficier de quelques centaines d’emplois supplémentaires » ●

N°3 - Automne 2008 • Sainte-Luce magazine •

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la ville avance

Des relais de vie entre les Lucéens et la mairie

joint au Luc Geismar, ad omique,

Anne Morinière, adjointe à la e, démocratie participative, vie associativ vie de quartiers et communication. Henri Samoyeau, conseiller municipal délégué à la vie de quartiers, ue. démocratie participative et informatiq

t écon développemen les relations avec tourisme. et s ise pr tre en

Le marché

Commission extra municipale (scolaire, handicap, …)

Pôle Nantes-Métropole Demande de services

Citoyen

Maire et adjoints

Présence quartier Écoute

Élus de proximité

Démocratie participative

Conseiller municipal «Vie quotidienne»

La désignation d’élus de proximité complète le dispositif de

démocratie participative visant à renforcer l’écoute des habitants. Ils seront en place en janvier. u bruit ou une vitesse excessive dans mon quartier ? L’éclairage public défectueux ? Un avis à donner sur un projet d’équipement, une attente, un besoin ou une idée sur le devenir de Sainte-Luce ? L’intérêt du citoyen pour sa commune, son lieu de vie, l’endroit où ses enfants vont grandir, prend bien des formes. Mais justement, à qui s’adresser pour exprimer ces interrogations, pour faire remonter une information, pour exprimer un avis ? Dans le cadre de sa politique de démocratie participative, la commune met progressivement en place un dispositif à plusieurs niveaux. Les demandes d’intervention technique (voirie, éclairage...) sont à faire en mairie, auprès des services techniques, en lien permanent avec le pôle de proximité de Nantes Métropole via le logiciel OASIS qui permet un suivi et un partage de l’information. Le conseiller municipal délégué aux travaux et à la vie quotidienne, René Québriac, supervise le lien entre la commune et le pôle de proximité. Îlotier. Parallèlement, le conseil municipal a adopté en septembre le principe de mise en place d’élus de proximité. « Le but est de

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créer un relais de vie dans la cité entre les habitants et la mairie, sur tous les thèmes, instaurer une présence humaine de la ville dans les quartiers », expliquent Anne Morinière et Henri Samoyeau, qui ont accompagné la démarche. Le territoire a été découpé en onze secteurs, correspondant aux bureaux de vote : « ils auront un peu le rôle de l’îlotier », précise Henri Samoyeau. Autrement dit « être présents au quotidien, être attentifs aux demandes, aux préoccupations et travailler avec les adjoints, dans chaque secteur, pour améliorer l’efficacité de l’action municipale ». L’habitant d’un quartier pourra donc à la fois se rendre en mairie pour faire part d’un problème ou demander une intervention tout en échangeant avec son élu de proximité sur tous les sujets liés au quotidien ou au devenir de son quartier. Enfin, le développement des commissions extra-municipales (handicap, scolaire, seniors...) permet une participation de plus en plus grande des citoyens dans les projets communaux ●

Ils auront un peu

le rôle de l’îlotier

N.B. : Le nom, les coordonnées des élus de proximité et les modalités de fonctionnement seront présentés dans notre prochaine édition.

Un site Internet pour faciliter la vie quotidienne Le site Internet de la mairie fait bientôt peau neuve. Conçu par le service communication avec la société Images Créations, le nouveau portail se veut plus informatif et pratique. Cinq grandes rubriques (ma ville, ma mairie, ma vie quotidienne, mes associations, mes démarches), une actualisation quotidienne, un moteur de recherche, le magazine et l’hebdo à télécharger, un agenda des rendez-vous, un plan de la ville interactif et un lien avec le site infocirculation.fr sont parmi les nouveautés. www.sainte-luce-loire.com ●

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• Sainte-Luce magazine • N° 3 - Automne 2008

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« C’est un lieu incontournable de la vie sociale de Sainte-Luce. Il fonctionne bien, est dynamique et reconnu. Avec l’Union des Commerçants Lucéens, nous souhaitons veiller à son maintien et développer une offre de qualité ». Des réunions avec les commerçants du marché sont organisées pour connaître leurs attentes ●

Interventions quotidiennes voirie, éclairage public,…

Instances de participation

EN SAVOIR

Préserver le commerce local Développement économique

L’attractivité de SainteLuce repose sur le dynamisme de son tissu commercial, que la municipalité souhaite préserver, en partenariat avec les commerçants et artisans.

ne ville ne décide pas de l’implantation d’une activité commerciale ou artisanale, dont la réussite dépend de facteurs multiples, de l’offre au contexte économique. Cela ne signifie pas pour autant qu’une municipalité n’a pas son rôle à jouer : politique d’urbanisme et organisation du territoire, animations, partenariat avec l’association des commerçants sont autant de domaines d’intervention possibles. Le point avec Luc Geismar, adjoint. « La spécificité de Sainte-Luce est d’avoir un centre-ville dynamique et surtout un seul pôle commercial, explique-t-il. La volonté de la mairie est de ne pas diluer l’attractivité du commerce local et de ne pas créer de nouveaux secteurs à forte densité commerciale. Il y aura des commerces de proximité dans le futur quartier de la Minais, mais pas de second centre ». Toutefois, la commune commence à manquer d’espaces commerciaux pour répondre à la demande, « en raison d’un manque d’anticipation ». Pour Luc Geismar, ce « déficit d’espace pénalise le commerce local et les Lucéens ». En effet, plusieurs activités qui n’existent pas à Sainte-Luce souhaitent s’implanter et la mu-

U

nicipalité intègre des espaces commerciaux supplémentaires dans les programmes déjà lancés, « lorsque cela est possible ». Pour les opérations futures, l’objectif est d’intégrer systématiquement dans la réflexion sur l’aménagement la question du commerce, parallèlement aux problématiques de déplacement, habitat, espaces publics. Charte. Autre axe d’intervention, l’animation et le soutien à l’Union des Commerçants Lucéens, désormais présidée par Henri Pilon. Avec pour résultats une fête de la musique dans le centre-ville et une braderie commerciale en septembre, suivie d’autres animations à venir, notamment à Noël. Luc Geismar espère à terme un programme annuel d’animations commerciales. L’Union des Commerçants pourrait d’ailleurs s’étendre aux artisans, « dont les préoccupations sont similaires ». Une « charte du commerce de proximité » est aussi envisagée, permettant de réfléchir à des sujets comme l’accueil, l’adaptation aux rythmes de vie ou à l’accès aux personnes en situation de handicap. Une démarche qui renforcera la place des commerçants locaux comme acteurs incontournables de la vie lucéenne ! ●

Il n’y aura

pas de second centre-ville

Accueillir les entreprises Depuis 2001, le développement économique est une compétence de Nantes Métropole, permettant des implantations des nouvelles activités plus équilibrées sur le territoire. La commune a néanmoins un rôle d’accueil et d’orientation des entreprises, en lien avec la Communauté Urbaine. Pour Luc Geismar, la commune est un « relais de proximité ». Le parc d’activités de la Maison Neuve étant complet, il est étendu d’une quarantaine d’ hectares avec la création d’un parc d’activités de la Maison Neuve 2 qui comprendra notamment un « village des artisans ». Le nouveau parc sera réalisé selon un cahier des charges environnemental très exigeant. Actuellement, Nantes Métropole est en contact avec les entreprises souhaitant s’implanter sur Sainte-Luce ●

Quelques chiffres • Plus de 4 100 emplois (dont 221 dans le commerce) • Plus de 520 entreprises (dont 63 commerces) • Sept parcs d’activités répartis sur plus de 100 hectares. • Quelques grandes enseignes : le centre régional de distribution Décathlon, le centre régional de distribution du livre Hachette, les transports Ziegler et la Nantaise des Eaux (ex-Soaf) et les deux centres de formation régionaux, CIFAM (arts et métiers) et AFT-IFTIM (transports et logistique) ●

EN SAVOIR

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N°3 - Automne 2008 • Sainte-Luce magazine •

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la ville avance EN SAVOIR

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Christophe Clergeau, premier adjoint en charge de l’éducation et de la jeunesse.

Suivi des jeunes

Marie-Lise Roiné Lachaise,

adjointe à la petite enfance et enfance.

La mairie a recruté une éducatrice spécialisée pour renforcer l’équipe chargée du « suivi individualisé des jeunes ». Elle s’occupe actuellement d’une douzaine d’entre eux, qu’elle rencontre régulièrement et de la formation des professionnels de la jeunesse ●

Point Emploi Un « Point Emploi Information Proximité Solidarité » (PEIPS) a ouvert en septembre au C.C.A.S., complémentaire de l’Anpe et de la maison de l’emploi. Son rôle ? « La consultation des offres d’emploi, l’orientation vers l’ANPE ou la mission locale, apporter un coup de pouce ». Un ordinateur et un téléphone sont mis à disposition du public. Le point emploi est accessible aux personnes en situation de handicap ●

Prévention « De plus en plus de personnes ont du mal à boucler leur budget ». D’où des formations pour maîtriser son budget, les dépenses d’énergie, limiter le surendettement, réduire ses factures téléphoniques. Les premiers ateliers auront lieu du 18 au 22 novembre dans le cadre de la semaine de l’énergie ●

Budget

adjointe aux solidarités et vice-présidente du Centre Communal d’Action Sociale.

Chacun peut avoir besoin du C.C.A.S. Solidarités

Le Centre Communal d’Action Sociale étend progressivement son champ d’intervention, afin d’accompagner les citoyens en difficulté ou en recherche de conseil ou d’orientation.

ui n’a pas connu une perte d’emploi, de logement, une souffrance physique ou psychique ? Qui n’est pas exposé au vieillissement, au handicap ? « Le Centre Communal d’Action sociale n’est pas réservé aux plus démunis, explique Roselyne Durand, vice-présidente et adjointe aux solidarités. Il est ouvert à toutes les personnes confrontées aux difficultés de la vie, en situation d’isolement ou ayant besoin de conseils ». Les C.C.A.S. ont vu le jour en 1986, remplaçant les bureaux d’aide sociale. Cet établissement public administratif est présidé par le maire. Il est géré par un conseil d’administration composé de 16 membres, issus du conseil municipal et d’associations familiales, de retraités, de personnes handicapées ou luttant contre les exclusions. Lieu d’écoute. Le C.C.A.S est un relais local pour l’instruction des demandes d’aide sociale légale et du Revenu Minimum d’Insertion. « Nous participons aux dispositifs départementaux, explique la directrice, Marie-Ange Barraud, transports Lila, fonds de solidarité logement, téléassistance... ». Le C.C.A.S. est aussi le lieu de mise en place de

Q

la politique de la ville en matière sociale. « Notre volonté est de changer son image, souligne Roselyne Durand, dans une logique de prévention, d’insertion, d’inclusion sociale, d’accompagnement et de partenariat plutôt que d’assistanat ». Les projets sont nombreux : « Point Emploi Information Proximité Solidarité » et formations pour aider les familles à maîtriser l’énergie et éviter le désendettement cet automne... Une réflexion est en cours avec le CHU pour la création d’ateliers pour les personnes en souffrance psychique. Des goûters et un système de transports pour les personnes âgées vont voir le jour, et la commune soutient le projet de réseau d’entraide. L’ensemble se met en place progressivement, dans le cadre d’une démarche participative (commissions extra municipales handicap et bientôt seniors), afin que « chacun se trouve bien dans sa ville ». « Je souhaite qu’aucun citoyen n’éprouve de honte à franchir les portes du C.C.A.S ». C’est le devoir d’une municipalité d’accompagner les citoyens en difficulté ». Un enjeu de « justice sociale » ●

Accompagner les

citoyens en difficulté

Le Centre Communal d’Action Sociale de Sainte-Luce est doté d’un budget 2008 de près de 300 000 € (dont les charges du personnel municipal mis à disposition) ●

Accueil Le Centre Communal d’Action Sociale est situé 3 allée Eudes de Frémond. Il est ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h15 et de 13h30 à 17h30 (vendredi à 16h15). 02 40 68 16 56 ●

EN SAVOIR

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Roselyne Durand,

Le Conseil d’Administration du Centre Communal d’Action Sociale.

• Sainte-Luce magazine • N° 3 - Automne 2008

L’esprit de famille Enfance et jeunesse

Les nouvelles actions de la Ville seront financées par la Caisse d’Allocations Familiales dans le cadre d’un contrat enfance/jeunesse. L’enjeu : répondre aux évolutions de la famille. l’image de la société française, Sainte-Luce est en mutation : la forme de la famille évolue, tout comme les modes de vie, les horaires de travail, les attentes des jeunes... Dans les années à venir, la ville accueillera de nouvelles populations. Autant de données qui rendent nécessaire une évolution des services à l’enfance et à la jeunesse. « Il est indispensable de diversifier les modes d’accueil, expliquent Marie-Lise Roiné-Lachaise et Christophe Clergeau. Nous voulons également renforcer la place des jeunes et de la famille dans la ville ». Le contrat enfance/jeunesse signé en fin d’année avec la Caisse d’Allocations Familiales est l’expression, quantitative et qualitative, de cette volonté. « Nous développons le partenariat avec la C.A.F., explique Christophe Clergeau, qui ne portait jusqu’à présent que sur la petite enfance (moins de six ans) ». D’où une aide financière de 230 000 € sur quatre ans, reposant sur des actions nouvelles : « nous avons convaincu la C.A.F. que nos projets méritaient d’être soutenus ! ».

À

Multi accueil. Les nouvelles actions complètent l’offre existante et intègrent les évolutions de la société, les attentes des familles et une vision plus citoyenne que consumériste de l’offre d’activités. Une grande partie d’entre elles concerne la petite enfance. Première nouveauté, l’ouverture du Relais Assistantes Maternelles le mercredi. La rentrée 2009 verra la transformation de la halte-garderie en multi accueil, avec trois journées continues (une seule aujourd’hui). Sont également prévus un lieu d’accueil enfants/parents (2009), la création d’une micro crèche (2010) et, fin 2011, la construction d’une structure multi accueil (accueil permanent et occasionnel). Dans le domaine de l’enfance, l’offre d’activités de l’accueil de loisirs* évolue de manière significative : places supplémentaires (+ 30 %) et activités favorisant l’apprentissage de la citoyenneté, l’autonomie, la solidarité et le respect de l’environnement. Enfin le PATIO s’adapte aux plus de 15 ans : nouveaux horaires, soirées thématiques et accompagnement des projets ●

Il est indispensable de diversifier les modes d’accueil

* La nouvelle dénomination officielle des centres de loisirs, qui intègrent également les stages multisports.

EN SAVOIR Jardin potager

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L’accueil de loisirs (3-12 ans) du manoir de Bellevue se met à l’heure du développement durable, dans le cadre de l’Agenda 21. Sensibilisation aux économies d’énergie, découverte des énergies renouvelables, construction d’un four solaire. Symbole de cette nouvelle approche, un jardin potager entretenu toute l’année par les enfants. « L’idée est de rendre l’enfant acteur des projets, de renforcer sa citoyenneté et son autonomie », explique Marie-Lise Roiné-Lachaise ●

Plus de 15 ans

Micro crèche

Le PATIO s’ouvre aux plus de 15 ans : horaires adaptés, soirées thématiques, débats, mais surtout accompagnement des projets, à l’image de la journée de la glisse, en septembre, initiée et animée par les ados ●

Il s’agit d’une petite structure, animée par trois assistantes maternelles ou professionnels de la petite enfance et accueillant neuf enfants au maximum. La micro crèche est gérée par une association ou une entreprise. La Ville a pour projet d’en initier la création en 2010, « afin de répondre aux besoins des familles travaillant à des horaires atypiques » ●

Lieu d’accueil Autre projet, la création d’un lieu d’accueil enfants/parents. Le but ? « Permettre aux parents de sortir de l’isolement pour échanger sur toutes les questions et difficultés liées à l’enfance et l’éducation ». Les rencontres se feront avec la participation d’un professionnel ●

N°3 - Automne 2008 • Sainte-Luce magazine •

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Numéros utiles

la ville avance Marie-Paule Lizé, conseillère municipale déléguée aux relations internationales.

© Mairie d’Herzogenaurach

EN SAVOIR

Une nouvelle dynamique pour le jumelage Relations Internationales Le jumelage avec Herzogenaurach fête ses 20 ans. La municipalité souhaite le dynamiser et développer les échanges avec d’autres pays. ébut octobre, près de cent Lucéens sont allés à Herzogenaurach pour fêter le vingtième anniversaire du jumelage avec la ville allemande. Le tissu associatif local était particulièrement bien représenté et les artistes de Sainte-Luce ont exposé leurs œuvres. Du 30 octobre au 3 novembre, c’est au tour d’une délégation allemande de faire le déplacement. Marie-Paule Lizé, conseillère municipale déléguée aux relations internationales, souhaite faire de cet anniversaire le point de départ d’une nouvelle dynamique. « Un jumelage, c’est un plus pour une ville, c’est un enrichissement humain, culturel, économique, parfois même des mariages ! ». Aujourd’hui, les échanges sont organisés par la mairie, avec le soutien des cercles d’amis dans chacune des deux villes, qui font vivre le jumelage au quotidien. Comité de jumelage. « L’idéal serait un comité du jumelage, explique Marie-Paule Lizé. Le cercle d’amis organise des échanges entre adultes, mais il faut aussi développer le partenariat dans le domaine

D

sportif, au collège, dans les écoles. Un comité de jumelage pourrait faire le lien ». « 20 ans d’échanges, c’est l’âge adulte et nous allons travailler à enrichir nos relations, poursuit l’élue. En 2009, nous envisageons de partager nos expériences sur des thématiques comme le développement durable ». L’an prochain sera également marqué par une nouvelle édition des mini olympiades et une exposition de peinture franco-allemande. La municipalité a aussi pour projet de développer les relations avec d’autres pays : en octobre, Sainte-Luce a reçu André Todjé, élu de So-Ava, cette ville du sud Bénin pour laquelle se mobilisent des Lucéens - tels Paul et Monique Estiot (voir notre précédente édition) -, en acheminant des médicaments sur place. Sainte-Luce soutient également le projet de construction d’un puits à Kindia, une ville de Guinée souffrant de pénurie d’eau. Cette aide humanitaire passe par l’association Guinée 44. « Il ne s’agit pas tant de créer d’autres jumelages, explique Marie-Paule Lizé, que d’aider les nombreux habitants de la commune engagés dans l’aide humanitaire » ●

De nombreux

Lucéens sont

engagés dans l’aide humanitaire

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• Sainte-Luce magazine • N° 3 - Automne 2008

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Herzogenaurach

Herzogenaurach est une commune de près de 25 000 habitants, située à 25 km de Nuremberg, dans le nord de la Bavière, en Moyenne-Franconie. Elle est caractérisée par son cœur historique, sa piscine Atlantis, son ancienne base américaine, fermée en 1992 et transformée en logements, ses fêtes traditionnelles (la fête de la vieille ville) et son tissu économique. Les sièges mondiaux des entreprises Puma et Adidas (3 000 emplois) y sont implantés. Son maire est German Hacker, élu en mars dernier. Herzogenaurach a fêté son millénaire en 2002 ● http://www.herzogenaurach.de /fr/debut.htm

L’origine du jumelage Si le jumelage entre les deux communes a été officialisé en 1988, les relations ont débuté en mars 1983, lorsque 14 élèves du collège de la Reinetière se sont rendus à Herzogenaurach pour la première fois. Les échanges existent toujours. Deux cercles d’amis font vivre le jumelage : le cercle allemand, né en 1987 et présidé par Erhard Wirth et le cercle français, né en 1994 et présidé par Jean-Claude Brethomé ●

Une rando pour le 20e anniversaire Le 20e anniversaire du jumelage sera marqué par une randonnée patrimoine à Sainte-Luce, dimanche 2 novembre. Pour participer : 02 40 68 16 96 ●

EN SAVOIR

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Horaires d’ouverture des services municipaux :

Horaires d’ouverture du service jeunesse

Du lundi au jeudi : de 9h à 12h15 et de 13h30 à 17h30 Vendredi : de 9h à 12h15 et de 13h30 à 16h15

Du lundi au mercredi : de 8h30 à 12h15 et de 13h30 à 17h30 Fermeture le jeudi Le vendredi : de 8h30 à 12h15 et de 13h30 à 16h15

Horaires d’ouverture de l’état civil : Lundi, mercredi, jeudi et vendredi : de 9h à 12h15 et de 13h30 à 17h30 Mardi de 9h à 12h15 et de 13h30 à 19h. Samedi : de 9h à 12h

Horaires d’ouverture du service urbanisme

Horaires d’ouverture du Centre Communal d’Action Sociale Du lundi au jeudi : de 8h30 à 12h15 et de 13h30 à 17h30 Le vendredi : 8h30 à 12h15 et de 13h30 à 16h15

Horaires d’ouverture de la médiathèque-ludothèque René-Goscinny

Du lundi au mercredi : de 9h à 12h15 et de 13h30 à 17h30 Fermeture le jeudi Vendredi : de 9h à 12h15 et de 13h30 à 16h15

Fermeture le lundi Mardi et vendredi : de 15h à 19h Jeudi : réservé aux scolaires et aux groupes

• Ligéria

Espace culturel - 80 rue de la Loire Réservation spectacles en mairie : 02 40 68 16 39 • Sinfonia - Maison de la musique, allée des arts : 02 40 25 90 92

Hôtel de Ville Mail de l’Europe BP 88109 44981 SAINTE-LUCE-SUR-LOIRE CEDEX

Tél. 02 40 68 16 00 infos@sainte-luce-loire.com www.sainte-luce-loire.com N° d’urgence des services municipaux (week-end et jours fériés) : 06 17 04 37 63 Mercredi et samedi* : de 10h à 13h et de 14h à 17h *Samedi pendant les vacances scolaires : fermeture à 13h

Horaires d’ouverture de la police municipale

• Manoir de Bellevue - accueil de

• Village associatif du Patisseau -

• Salle Marc-Jaffret - mail de

rue de l’Erdre

l’Europe

• Salle Élisa Mercœur - 27 rue

• Salle Marcel-Le Bonniec -

Jean Moulin

53 bd Pasteur

de l’Europe

loisirs - 79 promenade de Bellevue • Salle Renée-Losq - place du Général de Gaulle • Salle Louis-Dagorne - 17 rue Jean Moulin • Salle Julien-Éon - 27 rue Jean Moulin • Foyer de l’Aubinière - rue de l’Aubinière

MÉDECINS

Pharmacies

Équipements municipaux

• Médiathèque-ludothèque René-Goscinny - mail de l’Europe • PATIO - animation jeunes - mail

Services de garde

Le week-end et les nuits de la semaine, en cas d’urgence, contacter SOS Médecins à Nantes au 02 40 50 30 30 ou les urgences médicales au 15.

MÉDECINS DE SAINTE-LUCE • Dr DIÉTLIN Jean-Éric - 6 allée des Rossignols 02 51 84 34 69 • Dr PAPIN Hubert - 32 rue Jean Moulin 02 51 13 73 86 • Dr PAQUE Gaël - 2 rue du Stade 02 40 25 72 72 • Dr ROBINE Antoine - 6 allée des Rossignols 02 51 84 34 69 • Dr SERVETTO Thierry - 100 rue Louis Gaudin 02 40 25 64 67 • Dr STEFF François - 7 rue Louis Gaudin 02 40 25 73 22 • Dr TURON Jean-Pierre - 21 rue Jean Moulin 02 40 25 90 32 • Dr VIDAL Yann - 4 rue Jules Verne 02 40 25 79 70

Le service de garde des pharmacies change tous les week-ends et toutes les nuits de la semaine. Chaque pharmacie note sur la porte de son officine le nom, l’adresse et le téléphone de la pharmacie de garde. Il est possible de contacter la gendarmerie (17) pour connaître la pharmacie de garde.

PHARMACIES DE SAINTE-LUCE • BOTHOREL - rue Louis Gaudin 02 40 25 67 07 • DEDRON - rue Jean Moulin 02 40 25 60 76 • NGUYEN - rue de la Loire 02 40 25 89 75 • MISLER - rue Jean Moulin 02 40 25 62 87

Du lundi au jeudi de 8h15 à 12h et de 13h30 à 17h30 Vendredi de 8h à 12h

• Complexe sportif du Patisseau 31 rue du Patisseau

Équipements sportifs municipaux

• Stade Philippe-Porcher - allée Robert-Cheval

• Salle Éric-Tabarly - 53 bd

• Stade municipal - rue du Stade

Pasteur

Infirmières

À Sainte-Luce, le cabinet des infirmières est situé rue Jules Verne Tél. 02 40 25 63 17 Permanence du cabinet de soins infirmiers : le matin de 9h à 9h30 et le soir uniquement sur rendez-vous. Novembre - 1er : Patricia Barrault / 8 : Noëlla Perrot / 11 et 15 : Édith Langny / 22 : Pascale Bothorel / 29 : Patricia Barrault Décembre - 6 : Noëlla Perrot / 13 : Édith Langny / 20 : Pascale Bothorel / 25 : Noëlla Perrot / 27 : Patricia Barrault Janvier - 1er : Édith Langny / 3 : Noëlla Perrot / 10 : Édith Langny / 17 : Pascale Bothorel / 24 : Patricia Barrault / 31 : Noëlla Perrot

Sainte-Luce : magazine municipal d’information n° 3 - Automne 2008 Tirage : 5 500 exemplaires Réalisé par le service communication de la mairie Tél. 02 40 68 16 11 infos@sainte-luce-loire.com www.sainte-luce-loire.com Directeur de la publication : Bernard Aunette, maire Rédaction en chef et photos : Thierry Saurat, directeur de la communication Luc et Lucie : textes et dessins de Priscille Mahieu Maquette et mise en page : Le Square Deshoulières Impression : imprimerie Goubault (Imprim’vert) Imprimé : encre végétale sur papier 100 % recyclé Distribution : Médiapost

AMBULANCES DE SAINTE-LUCE • Lucéenne 02 40 25 84 52 • A.P.L. Robert 02 40 25 96 16 N°3 - Automne 2008 • Sainte-Luce magazine •

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le débat citoyen

Groupe «Sainte-Luce toujours»

Groupe «Sainte-Luce avance»

Minorité municipale

Majorité municipale Nous élus de l’opposition, adressons à madame Brasselet et sa famille notre soutien et l’assurons de nos meilleurs sentiments. L’histoire retiendra de Pierre Brasselet qu’il a été le bâtisseur de Sainte Luce qui fit de cette bourgade une ville conviviale, agréable à vivre et solidaire. Merci monsieur Brasselet et soyez assuré que Sainte Luce se développera en réalisant vos projets d’accueil de nouveaux lucéens à La Minais et aux Islettes.

Agir localement malgré les difficultés nationales et internationales Notre équipe municipale a désormais un an. Au mois d’octobre 2007 vous avez choisi le changement, choix confirmé en mars 2008. Nous avons depuis travaillé sans relâche pour réparer les erreurs du passé et préparer l’avenir de Sainte-Luce. Nous l’avons fait dans un contexte difficile au plan national et international. Chaque jour l’actualité nous montre la folie des marchés financiers qui en quelques instants détruisent la richesse que des millions d’hommes et de femmes ont produit par leur travail. Ces déséquilibres économiques vous touchent directement avec la baisse du pouvoir d’achat et la précarité des emplois. Si nous ne pouvons agir localement contre ces fléaux nous pouvons au moins faire le choix d’une autre gestion, plus rigoureuse et plus soucieuse de chacun. C’est pourquoi nous avons engagé l’assainissement des finances communales afin d’éviter la hausse des impôts. C’est aussi pourquoi nous travaillons à une refonte des tarifs des services municipaux, notamment dans le domaine de l’enfance et de la jeunesse, et que nous avons décidé de ne pas augmenter le prix du repas à la cantine malgré la hausse rapide de celui des produits alimentaires. L’actualité du monde est aussi celle de la guerre et de la violence. Irak, Iran, Afghanistan, Géorgie, nous montrent le visage d’un monde où la haine et la volonté de puissance l’emportent sur la coopération et l’humanisme. Le 20e anniversaire du jumelage entre Sainte-Luce et Herzogenaurach viendra nous rappeler le formidable acquis de la construction européenne qui a permis d’éloigner le spectre de la guerre et donné naissance à un espace de tolérance et d’amitié entre les peuples. C’est aussi dans cet esprit que nous travaillons à l’établissement de nouvelles relations de coopération avec le Bénin. Nous ne nous retrouvons pas non plus dans le cours actuel de la vie politique française. Trop de réformes imposées, notamment dans les écoles, trop de mépris pour les citoyens, trop de brutalité dans l’exercice du pouvoir, trop de pouvoir personnel. À cela nous opposons la démarche d’une équipe diverse et solidaire, qui travaille collectivement, débat et décide. À cela nous opposons notre volonté de dialogue avec la population et les associations pour construire ensemble le changement. Nous œuvrons pour qu’à Sainte-Luce citoyenneté et solidarité prennent tout leur sens. Il n’est pas toujours facile d’agir localement dans ce contexte mais nous espérons agir utilement avec vous tous ● Christophe Clergeau 1 adjoint au Maire - Porte-parole du groupe « Sainte-Luce Avance » er

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• Sainte-Luce magazine • N° 3 - Automne 2008

Cette rubrique est destinée à la libre expression des groupes qui constituent le conseil municipal Groupe «HarmoniCité» Majorité municipale

Un an après... Dans quelques jours ce sera le premier anniversaire du changement de majorité municipale. C’est l’heure d’un premier bilan. Nous avons découvert que la situation municipale était pire que ce que nous pensions. Nous savions que la commune était endettée. Mais nous avons commencé à réduire la dette communale (8,8 millions d’euros), et nous pensons la réduire encore lors du prochain budget. Nous percevions une crise au sein du personnel, mais nous avons découvert la désorganisation des services municipaux : pas de fiches de postes, pas de répartition claire des responsabilités, régime indemnitaire disparate, contrats de travail précaires pour une partie du personnel, etc. C’est donc une reconstruction générale de l’organisation des services municipaux que nous avons entamée. Le patrimoine communal nous a réservé de mauvaises surprises. Au-delà des réalisations récentes (médiathèque, Tabarly), le reste du patrimoine est en mauvais état : la salle Renée-Losq doit être détruite, les vestiaires des services techniques et des installations sportives sont en piteux état ; des pierres commencent à tomber de la façade arrière du château du Chassay ; la salle le Bonniec est fermée (les poteaux qui soutiennent l’édifice sont en train de

pourrir) ; les toitures de la mairie ne sont plus étanches et il faut mettre des seaux pour récupérer l’eau... Nous allons mettre en œuvre des expertises techniques sur l’isolation thermique, sur l’accessibilité aux handicapés et la qualité de ces bâtiments, afin de déterminer une programmation pluriannuelle des investissements. Pour l’informatique, il y avait un sous-développement, en particulier en direction des élus. Nous sommes en train d’organiser le partage de fichiers, une messagerie et de réorganiser le site Internet de la commune. Les locaux réservés aux adjoints étaient réduits et mal aménagés. Visiblement, on n’attendait pas beaucoup de travail de leur part. Nous allons réorganiser ces espaces de travail. Nous allons instaurer un agenda partagé du maire et des adjoints. Malgré ce handicap supplémentaire, le redressement des affaires communales est en cours : la dette de la commune est fortement réduite, la vie culturelle reprend des couleurs, nous allons refonder la démarche de l’Agenda 21, l’action sociale s’enrichit de groupes participatifs et nous préparons activement l’avenir pour les enfants, les déplacements et le cadre de vie de tous. Un « nouvel esprit de ville » commence à se faire sentir ● Patrick COTREL

Le débat sur la généralisation du RSA a débuté et même les élus de gauche applaudissent cette initiative du gouvernement. Le RSA est avant tout un Revenu de SOLIDARITÉ et non pas de CHARITÉ. Il s’agit d’une allocation qui vise à la fois à remplacer des minima sociaux existants et à se substituer à des dispositifs d’intéressement de retour à l’emploi dont l’efficacité a été à plusieurs reprises contestée. Le RSA c’est : pour ceux qui ne travaillent pas, un revenu minimum et, pour ceux qui travaillent, un complément de revenu. C’est donc un instrument « mixte » qui met fin au cloisonnement entre dispositifs et supprime « les trous » dans le dispositif. Il est à la fois un moyen de garantir que le retour au travail procure des revenus supplémentaires et un puissant instrument de lutte contre la pauvreté. Le RSA met fin à plusieurs situations inacceptables : • la perte d’argent au moment du retour au travail • la diminution des ressources à la fin de la période d’intéressement ou de cumul (souvent six mois ou un an après le retour au travail, les ressources diminuent parce qu’il y a un cumul intégral au début, partiel ensuite, puis plus rien • la différence de ressources entre deux personnes, selon qu’elles sont ou non passées par le RMI • des situations de pauvreté au travail • il met fin au « travail gratuit » : il y a des personnes qui travaillent mais qui ne gagnent pas un centime de plus que si elles ne travaillaient pas. La généralisation du RSA sera financée par un effort supplémentaire de l’État de 1 à 1,5 milliard d’euros. Il n’y a certes pas d’autofinancement à ce stade mais on s’attend à ce que son coût se réduise après son application.

60 à 80 euros C’est aujourd’hui la somme dont s’acquitteront les Français dès lors qu’ils possèdent 100 000 D de capital et réalisent de 6 à 8000 euros de plus-value ● La permanence des élus de l’opposition se tient chaque premier lundi du mois de 18h à 19h. Local des élus de l’opposition 4 Rue Jules Ferry Venez débattre avec nous, exposer vos problèmes, poser vos questions ou apporter vos idées. N°3 - Automne 2008 • Sainte-Luce magazine •

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sortir

Tribulations culturelles ligériennes, acte 1 ! Et aussi...

Un capitaine tout droit sorti d’un imaginaire vernien qui regarde l’horizon. C’est le personnagesymbole de la nouvelle saison culturelle. Unité de temps (le trimestre), mais éclatement des lieux : Ligéria bien sûr (assis Et debout !), mais aussi la médiathèque, l’église et même les bords de Loire, comme ont pu le vivre les spectateurs de « 3 kids », dans le lieu magique et atmosphérique d’une grange ligérienne campant l’atmosphère d’un Sarajevo dévasté. Artistes à la carrière internationale, nationale ou talents locaux sont réunis pour faire vivre aux spectateurs lucéens des « tribulations culturelles ligériennes », qui ne s’interdisent rien. Il suffit de suivre le cap(itaine !). L’aventure commence.

Réservations : www.sainte-luce-loire.com 02 40 68 16 39 ou service culturel.

CINÉ-REPORTAGES (LIGÉRIA)

Le Languedoc-Roussillon Mardi 18 novembre à 20h30

Le Cambodge Mardi 9 décembre à 20h30 5,50 € la séance. Possibilité d’abonnements. Réservations. 02 40 25 64 63.

Musique

Les Romantiques

Événement World Music

Samedi 15 novembre à 20h30 à Ligéria Orchestre Ligérien, section Harmonie

L’Orchestre National de Barbès en concert

Sous la direction de Gaël Perron. Ce concert retrace quatre courants de la musique romantique à travers les œuvres de quatre compositeurs du XIXe siècle, Saint-Saëns, Tchaïkovsky, Strauss et Beethoven. 8 D. Réduit : 5 D. Événement théâtre

Tant pis s’il pleut Vendredi 21, samedi 22 et mardi 25 novembre à 20h30, dimanche 23 novembre à 15h30 à Ligéria Compagnie E-Magine/Art Vivant. Réalisation et mise en scène de Philippe Mirassou. Une fresque, une balade, une vadrouille, un « bohutohu » sérieusement mené. Un jazz particulier, un blues rauque, des images uniques, une respiration, une façon de jouer, de parler les textes de Xavier Durringer et d’exister sur scène comme seuls ces comédiens handicapés peuvent le faire. Un spectacle hors des formats, des pistes et des sentiers convenus. Depuis 25 ans, Philippe Mirassou travaille avec des comédiens différents, simplement parce qu’eux seuls sont capables de dégager un son, une couleur, un type de jeu unique qui participe à fabriquer une esthétique qu’il souhaite partager avec le public. 8 D. Réduit : 5 D.

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Raconte-moi une histoire !

Vendredi 12 décembre à 20h30 à l’église École de musique de Sainte-Luce. Renseignements : ecoledemusique-sainte-luce-loire.com

Mercredi 12 et samedi 15 novembre, mercredi 10 et samedi 13 décembre à 10h45 Les enfants de 18 mois à 5 ans sont invités à venir écouter des histoires et des comptines dans l’Heure du conte, l’espace de la médiathèque réservé aux contes.

THÉÂTRE : WEEK-END BEL VIAGGIO À LIGÉRIA

Les heures noires Vendredi 12 et samedi 13 décembre à 20h30 à Ligéria. Cie Bel Viaggio Mr Grohin, esclavagiste, et Désirée Cramsec, son amie, ont partagé ensemble de nombreuses aventures, de la rebellion de Saint-Domingue, à l’installation sur le continent, à Nantes. Dernière création de la Cie Bel Viaggio, ce spectacle est le premier volet d’un triptyque, « Heure d’ouverture ». Le thème ? L’esclavage traité de façon tragico-burlesque. Vendredi 12 décembre à 15h : séance scolaire pour les 4e et 3e.

Cléopâtre Dimanche 14 décembre à 15h à Ligéria. Compagnie Bel Viaggio La troupe propose une version délirante de l’histoire de Cléopâtre et de ses amours contrariés, face

LA SÉLECTION

La grosse fatigue du Père Noël par Johan Vince Mercredi 17 décembre et samedi 20 décembre à 10h à la médiathèque René-Goscinny Spectacle pour les enfants de 3 à 8 ans (places gratuites limitées). Johan Vince vous emmène dans l’univers en-chanté de la chanson pour enfants. Le conte et la musique vous ouvrent les portes sur un Père Noël flemmard et bougon qui a décidé, la veille de Noël, de ne pas aller travailler. Réservations : 15 jours avant les séances au 02 40 68 16 51 ou à l’espace jeunesse de la médiathèque.

Le détail des manifestations et tous les rendez-vous sportifs dans Sainte-Luce Hebdo

Jumelage

Solidarité

Seniors

Vœux

Dimanche 2 novembre à partir de 9h : le Tour de Sainte-Luce, rando-patrimoine. 02 40 68 16 96.

Dimanche 23 novembre salle Marc-Jaffret : foire aux jouets des Amis des Enfants du Monde.

Samedi 20 décembre à Ligéria : repas des personnes âgées.

Vendredi 16 janvier à 19h à Ligéria : vœux du maire et du conseil municipal.

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VTT

Sports

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Judo

Expo-vente

Dimanche 23 novembre salle Marc Jaffret : compétition judo poussinets.

Vendredi 28 au dimanche 30 novembre à Ligéria : expo-vente de l’ALCL.

Dimanche 7 décembre : rando cyclo VTT.

Mardi 27 janvier à 19h à Ligéria : trophées du sport lucéen.

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• Sainte-Luce magazine • N° 3 - Automne 2008

JEUNE PUBLIC : DES SPECTACLES GRATUITS À LA MÉDIATHÈQUE RENÉ-GOSCINNY

Concert de l’Avent

Vendredi 5 décembre à 20h30 à Ligéria. Entre funk, rock, raï, jazz, reggae et chants traditionnels, l’ONB met le feu. Une véritable musique du soleil pour ces 11 musiciens dynamiques et novateurs. Une joyeuse bande de copains originaires d’un peu partout (France, Maroc, Algérie) qui enflamme la planète par une virtuosité et une énergie impressionnante. Groupe de scène avant tout, cette formation bigarrée et explosive séduit tous les publics par sa liberté, sa fraîcheur et sa spontanéité. Un cocktail coloré, épicé à souhait, à déguster à tous les âges. Concert (debout). 15 D. Réduit : 10 D.

aux ambitions de l’Empereur romain Octave. Plein tarif : 10 €. 16 € les deux spectacles. Tarif réduit : 6 €. 9 € deux spectacles.

Pour paraître dans l’Hebdo, merci de faire parvenir vos communiqués le lundi à 12h dernier délai pour une parution le vendredi. Contact :

infos@sainte-luce-loire.com ou 02 40 68 16 11

N°3 - Automne 2008 • Sainte-Luce magazine •

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MACHO !

Les aventures de Luc et Lucie


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