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GUIDE DE L’ÉCO-HABITAT

Construire et rénover sans se tromper

C E D E R • CO M M U N AU T É D E CO M M U N E S PAYS VA I S O N V E N TO U X


UNE MAISON SAINE

SOMMAIRE

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UNE MAISON, UN PROJET ÉCOLOGIQUE Un éco-habitat pour être éco-citoyen Économies d’énergie ·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—· 4 LA CONCEPTION D’UNE MAISON NEUVE La conception bioclimatique La localisation L’orientation La compacité L’agencement ·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—· 5 LA RÉHABILITATION

CONFORT D’ÉTÉ ET D’HIVER

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LES MODES DE CONSTRUCTION Les matériaux de construction Les types de construction bois Les obligations ·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—· 8 L’ISOLATION L’isolation des parois opaques L’isolation des parois vitrées Les isolants conventionnels Les isolants sains ·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—· 11 CHAUFFAGE ET RAFRAÎCHISSEMENT Les températures de confort La régulation / programmation La ventilation Le puits provençal Le chauffe-eau solaire / chauffage solaire Le bois-énergie La pompe à chaleur ·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—· 15 LA PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ Le photovoltaïque L’éolien domestique La petite hydraulique

A S P E C T S P R AT I Q U E S

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LA RÉGLEMENTATION La réhabilitation La construction La vente, la location ·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—· 18 LES AIDES FINANCIÈRES La TVA Le crédit d’impôt Les aides des collectivités L’ANAH ·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—·—· 19 LES ORGANISMES L’architecte CAUE Le service urbanisme ABF L’espace InfoÉnergie


EDITO

L’enjeu : construire mieux et plus écologique pour préserver notre qualité de vie et réduire notre impact sur l’environnement.

onstruire ou rénover un bâtiment respectueux de l’environnement, tant à travers le choix des matériaux et modes de construction, qu’à travers les consommations énergétiques, relève d’une obligation éthique visant à considérer à leur juste valeur la préservation de l’environnement et les ressources énergétiques. Nous pouvons tous, à notre niveau, sans changer notre confort et en réfléchissant en amont aux impacts de notre projet, faire des choix respectueux de l’environnement. Être “éco-citoyen” aujourd’hui c’est simplement être “citoyen” dans chacun de ses choix, de ses engagements et de ses comportements. Si chaque projet de construction ou de rénovation à venir sur le territoire de la communauté de communes du Pays Vaison Ventoux, n’intègre ne serait-ce que quelques-uns des conseils fournis dans ce guide, un pas important aura déjà été franchi.

C

Alain JEUNE Président du CEDER

Pierre MEFFRE Président de la COPAVO

1


2

UNE MAISON, UN PROJET ÉCOLOGIQUE Bien penser sa maison permet de faire des économies d’énergie

Un éco-habitat pour être éco-citoyen Dans un projet de construction ou de rénovation, le problème de l’énergie est fondamental mais une démarche globale doit prendre en compte nos comportements et habitudes de vie. Cela passe notamment par une prise de conscience forte des efforts que nous avons à faire en matière de récupération d’eau de pluie, d’usage des appareils électriques, de maîtrise de nos consommations de chauffage (régulation de température, respect de consignes…), sans oublier le tri de nos déchets qui participe à limiter l’impact de l’habitat sur l’environnement.

Avantages de l’éco-habitat Un meilleur confort dans la durée, un habitat respectueux de l’environnement et de la santé des individus, une consommation énergétique minimisée grâce à l’utilisation de sources de chaleur renouvelables, une émission réduite de CO2 en fonction des matériaux choisis…

Économies d’énergie

Type d’habitat

Consommation

Législation

énergie primaire

Maison construite entre 1945 et 1980

> 300 kWh / m2 / an

Maison construite à partir de 2000

250 kWh / m2 / an

Réglementation thermique 2000

2

Maison construite à partir de 2007

110 kWh / m / an

Réglementation thermique 2005

Maison construite à partir de 2010

80 kWh / m2 / an

Réglementation thermique 2010

2

Maison basse consommation

50 kWh / m / an

Réglementation thermique 2020

Maison passive

15 kWh / m2 / an

Maison à énergie positive

2

< 0 kWh / m / an

(produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme) Réglementation Thermique : Normes de construction en vigueur

existe dans d’autres pays européens


UNE MAISON SAINE

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Schéma de la maison théorique écologique 4 et 5 toit de la véranda non vitré et muni d’ouvrants de taille suffisante pour évacuer la chaleur en excés et favoriser la circulation d’air frais la nuit

3 capteurs solaires thermiques

1 façade principale au sud, avec de grandes fenêtres et une véranda, donnant sur les pièces à vivre : On profite ainsi au maximum de la chaleur du soleil et de la lumière naturelle

2 protection contre les vents (utilisation de la topographie, écrans végétaux, toiture basse du côté des vents dominants ou froids et humides)

2 et 8 espaces tampon (garage, buanderie, chaufferie, placards, local à poubelles suffisamment grand pour faciliter le tri…) au nord et à l’ouest

4 toit débordant protégeant les baies vitrées du rayonnement solaire, en été

© ADEME / Graphies (38)

2 isolation performante (toit, plancher,murs, vitrages) et réduction des ponts thermiques

2 ouvertures réduites à l’ouest et à l’est, absente au nord. 6 récupération de l’eau de pluie et réseau d’alimentation

2 maison compacte

4 plantation d’arbres à feuilles caduques pour ombrager la façade en été. 8 dans la cuisine, place suffisante prévue pour plusieurs poubelles de tri

2 circuit de distribution d’eau chaude court et calorifugé pour éviter le refroidissement dans les canalisations

RÉDUIRE LE COÛT DU CHAUFFAGE (MAISON ET EAU SANITAIRE) • en valorisant les apports gratuits du soleil 1 • en réduisant les pertes de chaleur 2 • en utilisant une (ou des) énergies(s) renouvelable(s) pour se chauffer et chauffer l’eau sanitaire 3

ÉVITER LES SURCHAUFFE L'ÉTÉ • en limitant la pénétration du soleil d’été 4 • en ventilant la maison la nuit 5

ÉCONOMISER L’EAU • en prévoyant un système de récupération de l’eau de pluie 6 • en envisageant un double réseau d’alimentation en eau (eau potable pour cuisine et salle de bains, eau de pluie pour toilettes, lave-linge et extérieur 7

4 stores ou volets extérieurs 1 murs à forte inertie thermique restituant la nuit la chaleur captée dans la journée

9 ,10 et 11 utilisation de matériaux de construction sains, recyclables ou recyclés : • minimisant les dégagements de solvants, fongicides, particules irritantes… • ne dégageant pas de vapeurs toxiques en cas d'incendie, • régulant naturellement l’humidité intérieure, • faciles à entretenir

PERMETTRE ET VALORISER LA GESTION DES DECHETS • en facilitant leur tri et leur stockage 8 • en utilisant des matériaux de construction qui peuvent être réutilisés ou recyclés, ou qui proviennent de matériaux recyclés 9

AVOIR UNE MAISON SAINE • en choisissant des matéri aux de construction et de décoration qui respectent votre santé 10 • en privilégiant les matériaux de construction qui respirent et régulent naturellement l’humidité 11 • en faisant installer un système de ventilation performant et silencieux 12


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LA CONCEPTION D’UNE MAISON NEUVE Une bonne conception pour un habitat intelligent

La conception bioclimatique Il s’agit dès la conception du projet de prendre en compte le climat, la topographie, les apports solaires, la ressource en eau… pour implanter et orienter la construction ou optimiser la rénovation. Localisation La localisation de votre maison est un facteur essentiel. Pensez toujours aux déplacements que vous aurez à réaliser "au quotidien", ceux-ci auront un coût économique et environnemental. Le choix de la localisation doit tenir compte des spécificités topographiques et climatiques propres aux différents terrains d’implantation envisagés (possibilité d’enterrer partiellement le bâtiment, de profiter de la présence d’une forêt au Nord…). Orientation Le soleil est une source de lumière et de chaleur gratuite et illimitée. Ainsi, il est préférable de privilégier une orientation maximisant les surfaces de captation des apports solaires. Une orientation du faîtage “Est-Ouest” permettra une meilleure valorisation des apports solaires, plus qu’une orientation “Nord-Sud”. De plus, la qualité de l’isolation, les types de vitrages, l’inertie du bâtiment joueront un rôle non négligeable dans la réalité des consommations énergétiques, tout autant que dans le confort thermique.  Pour le confort d’été :

• Minimiser les vitrages à l’ouest, protéger les façades par des pergolas, avancées (terrasse couverte ou végétalisée…) • Protéger les vitrages. Placer des ouvertures pour permettre la ventilation transversale nocturne sans gêne (2 façades opposées, mais pas dans les chambres à coucher…)

Compacité L’une des principales “causes” de déperditions thermiques est liée au différentiel de température entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment. Un volume plus compact donne une surface d’échanges plus faible pour une même surface habitable. Agencement L’agencement intérieur des pièces doit se faire en fonction de votre mode de vie, cependant des règles “générales” sont à prendre en compte : • Pièces tampons (non chauffées) au nord et ouvertures minimum afin de limiter les besoins de chauffage et les déperditions thermiques. • Grands ouvrants au sud, pour maximiser la captation des apports solaires (lumière et chaleur) avec mise en place de protections (avancées de toit, tonnelles, volets isolants, végétation caduque…) pour éviter les surchauffes d’été. • Un mur végétalisé aide à lutter contre les surchauffes estivales.


UNE MAISON SAINE

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LA RÉHABILITATION Améliorer l’existant en durée et en qualité

La réhabilitation La rénovation d’un bâtiment est un travail très inégal en fonction des projets, il n’existe pas de solution universelle. Toutefois, au moins deux règles doivent être suivies, quel que soit le projet : • Réaliser un diagnostic de l’état général du bâtiment • Définir s’il s’agit d’une construction conventionnelle ou traditionnelle. Ces éléments sont déterminants, non seulement pour évaluer le budget nécessaire à la rénovation, mais aussi pour effectuer les choix techniques appropriés. La réhabilitation d’un bâtiment commence souvent par des travaux d’isolation. L’isolation se porte sur trois grands postes, la toiture (combles perdus ou aménagés), les murs (isolation par l’intérieur, l’extérieur ou répartie) et les planchers (en contact avec le sol, sur vide-sanitaire ou entre 2 étages). Pour plus de détails se référer aux chapitres concernés. Cependant dans le cas de travaux plus importants, il convient d’avoir une démarche “bioclimatique” avant d’agir, afin de bien considérer les possibilités de capter les calories au Sud, limiter les pertes au Nord…

Les conseillers de l’Espace InfoÉnergie peuvent également vous aider dans vos choix. (voir page 20)


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Paille

Monomur

Pierre de lave

Fibre de bois

LES MODES DE CONSTRUCTION Avantages

Faire son choix de matériaux dans le respect de l’environnement

1 L’inertie thermique est la capacité physique d’un matériau à conserver sa température. L’inertie thermique d’un bâtiment est recherchée afin de minimiser les apports thermiques à lui apporter pour maintenir une température constante.

Matériaux de construction La construction ou la rénovation peuvent se faire en recourant à des matériaux de maçonnerie. Les matériaux conventionnels comme le parpaing ou la brique creuse doivent être associés à des isolants (voir paragraphe sur les isolants) ce qui implique toujours une perte de surface habitable. Ils présentent des performances moyennes pour le confort d’hiver et mauvaises pour le confort d’été en raison de leur mauvaise inertie1. Au contraire le béton cellulaire, la pierre de lave et la brique à alvéoles monomur combinent des propriétés structurantes et isolantes. Le tableau ci-contre présente les principales caractéristiques de ces matériaux.

• béton cellulaire pierre de lave • brique alvéolaire

• Combinaison de propriétés isolantes, structurantes • Résistance à la compression • Mise en œuvre facile et légèreté • Incombustible, inattaquable par les rongeurs • Minimise les ponts thermiques • Tarifs proches d’un ensemble de matériaux conventionnels • Bon régulateur hygrothermique • Matière première à grande disponibilité

Inconvénients

• béton cellulaire pierre de lave • brique alvéolaire

• Énergie grise élevée (température de cuisson / ajout de poudre d’aluminium…) • Ciment colle spécifique pour la mise en œuvre (béton cellulaire, monomur) • Poussière potentiellement nocive lors de la découpe des blocs de béton cellulaire • Isolation phonique légère en faible épaisseur • Le béton cellulaire a tendance à garder l’humidité et implique souvent la pose d’un enduit imperméable.


CONFORT D’ÉTÉ ET D’HIVER

Construction

Les types de construction bois Le bois est un matériau écologique par excellence à condition qu’il s’agisse d’essences locales ou certifiées et que son traitement n’induise aucun effet sur la santé et aucun impact sur l’environnement. Il existe plusieurs types de constructions en bois, les principales étant les maisons à ossature bois et celles en bois massif. L’aspect extérieur peut être en bois ou enduit. La construction bois offre des performances thermiques très intéressantes pour un coût de 5 à 10 % supérieur à celui des constructions conventionnelles. Le bois se prête à la réhabilitation tout comme à la construction. Outre la rapidité de l’exécution des travaux (si le chantier a été préparé en amont), la construction bois se caractérise par certains points ci-dessous énumérés. Obligations D’un point de vue réglementaire, l’intégration paysagère et le respect des normes sismiques et thermiques sont les seuls points “critiques”. Le rejet du permis de construire ne peut être motivé par le mode constructif retenu et les matériaux choisis du moment qu’il répond aux prescriptions du Plan Local d’Urbanisme.

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Finition

Avantages • construction bois • L’utilisation du bois permet de stocker du CO2 • Absence de ponts thermiques • Isolation supérieure à épaisseur égale • Gain d’espace intérieur grâce à la “finesse” des murs • Modularité importante • Légèreté permettant l’édification sur des terrains à portance faible • Très bon comportement sismique • Nombreux choix d’isolants possibles

ZOOM sur l’ossature bois L’ossature bois (poteaupoutre, panneaux sandwich…) est une technique de construction qui s’adapte au style régional. Les murs de la maison à ossature bois sont réalisés sur la base d’un squelette constitué de membrures de bois entre lesquelles sont placés les matériaux isolants. L’ossature est ensuite habillée de revêtements intérieurs et de revêtements extérieurs.

Inconvénients • construction bois • Nombre de professionnels encore limité • Inertie potentiellement faible selon l’isolant mis en œuvre • Certains traitements du bois peuvent s’avérer toxiques pour l’homme

ZOOM Qualité Environnementale du Bâtiment (QEB) La Qualité Environnementale du Bâtiment est une notion qui vise l’intégration dans le bâti des principes du développement durable. C’est une démarche qualitative récente et encore perfectible qui intègre toutes les activités liées à la conception, la construction, le fonctionnement et la déconstruction d’un bâtiment (y compris la prise en compte de l’impact environnemental induit par la fabrication et le transport des produits de construction, d’isolation…).


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L’ISOLATION L’isolation est l’une des clés de la maison économe en énergie Pertes de chaleur d’une maison individuelle non isolée.  Les ponts thermiques

sont des discontinuités de la barrière isolante par laquelle la chaleur s’échappe. A leur niveau, on constate souvent la condensation de l’humidité, l’apparition de moisissures ou le décollement de papiers peints.

Les déperditions thermiques sont localisées au niveau du toit, des fenêtres, des murs, du sol et sont également dues au renouvellement d’air et aux ponts thermiques.

Air renouvelé 20 %

Toiture 30 %

Vitres 13 %

Murs 7%

Ponts thermiques 7%

Sols 7%

Comparatif de l’épaisseur requise des matériaux pour obtenir la même isolation. Un mur de plus d’un mètre d’épaisseur en béton isole tout autant que 2,3 cm de laine minérale.

1,5 cm 2 cm 2 cm 2 cm 2 cm 2,3 cm 2,4 cm

Source Oïkos, Oliva, Terre Vivante

6,5 cm

Selon les parois considérées, différentes solutions sont envisageables, il convient de se renseigner auprès d’organismes tels que votre espace InfoÉnergie, des associations comme habitat et développement, l’ANAH et l’ADIL auprès desquels vous pourrez obtenir des fiches expliquant les différentes techniques de mise en œuvre possible.

7,5 cm 8 cm 17,5 cm 28 cm 39 cm 42,5 cm 45 cm 52,5 cm 87,5 cm

Polystyrène extrudé Panneaux de cellulose Liège Laine minérale Polystyrène expansé Ouate de cellulose Chanvre en vrac Béton de chanvre Bois résineux (mélèze) Béton cellulaire Brique alvéolée (monomur) Brique pleine Pisé Blocs de terre crue Pierre calcaire Parpaing béton creux Béton plein

Isolation des parois opaques (murs, toits, planchers) Le principal risque lié à l’isolation du bâtiment est l’apparition de condensation dans les murs. Par exemple en hiver, l’air chaud (intérieur) cherche le “point d’équilibre” avec l’air extérieur (plus froid) et “entraîne” avec lui la vapeur d’eau qu’il contient. Dès lors, la vapeur excédentaire peut condenser dans la paroi, ce qui peut poser des problèmes sur le complexe isolant et la structure (effritement, moisissures, déformation…). Des “pare-vapeur” sont utilisés pour limiter cet effet. L’isolation de vos toitures est l’opération la plus rentable (confort d’été et d’hiver) en raison des fortes déperditions thermiques. Vos combles perdus sont isolés par le plancher et vos combles habitables en sous toiture.


CONFORT D’ÉTÉ ET D’HIVER

Ouate de cellulose

Paille

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Chanvre

Pour des raisons sanitaires, vous devez cependant veiller à préserver la ventilation naturelle. L’isolation des murs par l’intérieur ou par l’extérieur permet d’augmenter la température intérieure des parois. Celle des planchers réduit les sensations d’inconfort liées au phénomène de paroi froide. Isolation des parois vitrées (fenêtres ou portes-fenêtres) 10 % des déperditions thermiques totales dans un logement sont liées à l’isolation des parois vitrées. La performance thermique des parois vitrées dépend des performances du vitrage et de la menuiserie. Les volets jouent également un rôle important dans la protection thermique tant hivernale qu’estivale. Lors du changement ou de l’installation d’une fenêtre ou d’une porte-fenêtre, le coefficient de transmission thermique U doit être inférieur au niveau maximal réglementaire. Les isolants conventionnels Les isolants conventionnels placés à l’intérieur (laines minérales, mousses polyuréthane, polystyrène) répondent généralement très bien à la problématique hivernale de l’isolation. En revanche le “confort d’été” est difficile à obtenir sans recourir à des systèmes de climatisation énergivores. Par exemple, pour obtenir un déphasage de 12 heures (temps nécessaire au flux de chaleur pour traverser l’isolant) il faudrait mettre entre 40 et 100 cm d’isolant… loin des 20-25 cm nécessaires au respect de la RT2005. Ils présentent toutefois une grande disponibilité et un coût limité. Un matériau isolant est caractérisé par deux chiffres : • le coefficient de conductivité thermique λ exprime la capacité du matériau à transmettre la chaleur par conduction. Plus le coefficient λ (lambda) est faible, meilleures sont les propriétés isolantes du matériau. • la résistance thermique R d’un matériau traduit sa capacité à empêcher le passage du froid ou de la chaleur, pour une épaisseur donnée. Plus R est grand, plus le matériau est isolant.

LE POINT réglementaire en résumé La résistance thermique d’une paroi rénovée doit être supérieure ou égale au niveau minimal réglementaire.

 pour en savoir plus,

consultez le guide de l’ADEME « Isolation thermique » www.ademe.fr/particulier/


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Les isolants sains Le terme d’“isolants sains” concerne des isolants n’ayant pas d’impact néfaste connus sur la santé humaine, mais pas forcément sans impact sur l’environnement. En effet, la fabrication de panneaux nécessite généralement de recourir à des fibres polyester. Ils sont toutefois plus facilement recyclables et moins impactant sur l’environnement sur l’ensemble de leur “vie” (de la fabrication au recyclage en passant par la mise en œuvre et leur comportement dans le temps) que les isolants “conventionnels”. Le principal avantage de ces produits par rapport aux isolants conventionnels réside dans le fait qu’ils présentent une meilleure capacité thermique et répondent donc mieux aux problématiques hivernales ET estivales pour une même épaisseur d’isolants mise en œuvre. Chaque type d’isolant présente des caractéristiques thermiques, phoniques, et structurelles propres qu’il convient d’étudier en détail en fonction de l’usage (combles, murs, planchers…) et du budget prévu. HPE Haute Performance Énergétique THPE Très Haute Performance Énergétique BBC effinergie Bâtiment Basse Consommation

En référence, une maison théorique

dont l’isolation équivaut à la moyenne actuelle du parc de logement dont la consommation est de :

100 € La même maison respectant la RT 2005 consommera :

33,20 € La même maison labellisée HPE 2005 (RT – 10 %) consommera :

29,80 € La même maison labellisée THPE 2005 (RT – 20 %) consommera :

24,50 € La même maison labellisée BBC 2005 consommera :

13,50 €

2 Les composés organiques volatils, ou COV sont des composés organiques (hydrocarbures, composés constitués de carbone et d’hydrogène) qui se trouvent sous forme gazeuse dans l'atmosphère. Ils peuvent être d'origine anthropique (raffinage, évaporations de solvants organiques, imbrûlés...) ou naturelle (émissions par les plantes).

Nous avons fait plusieurs études qui montrent que le surcoût isolant sain + peinture sans COV 2 représente au maximum 5 % du coût global d’une construction neuve ou rénovée, et souvent moins. Dominique FAHRI Architecte.


CONFORT D’ÉTÉ ET D’HIVER

Chaudière à bois

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Bois déchiqueté

CHAUFFAGE ET RAFRAÎCHISSEMENT Une maison bien isolée permet d’adapter un mode de chauffage optimum

Une maison bien isolée permet de faire des économies d’énergie et de préserver la fraîcheur intérieure en été. Pour notre confort en été comme en hiver, le choix des matériaux sera fondamental. Ensuite il conviendra d’adapter la performance des appareils aux besoins. Températures de confort La sensibilité à la température varie d’un individu à l’autre, cependant, le code de la construction fixe la température moyenne à 19°C. Les chambres nécessitent généralement une température plus faible, aux alentours de 16 à 17°C la nuit. Sachez qu’en réduisant de 1°C la température vous économisez 7 % sur votre consommation. Régulation / programmation La régulation sert à contrôler la température ambiante en prenant en compte les apports gratuits et les temps d’occupation de votre logement. Le thermostat d’ambiance, la sonde extérieure et les robinets thermostatiques sont des systèmes visant à optimiser le fonctionnement du chauffage et limiter vos dépenses. Leur mise en place est obligatoire s’il y a changement ou installation d’une chaudière. Ventilation Le renouvellement d’air dans une maison est indispensable. La ventilation doit être générale, constante et la circulation doit se faire depuis des entrées situées dans les pièces principales vers des sorties localisées dans les pièces de services (salle de bains, cuisine…).

 pour en savoir plus,

consultez le guide de l’ADEME « Le chauffe-eau solaire individuel », « Le chauffage solaire », « Le chauffage au bois », « Les pompes à chaleur », « Le chauffage, la régulation, l’eau chaude » www.ademe.fr/particulier/ Les conseillers de l’Espace InfoÉnergie peuvent également vous aider dans vos choix.

LE POINT réglementaire en résumé Quand vous réalisez des travaux d’isolation des murs de votre logement, la réglementation vous impose de conserver les grilles d’aération existantes, sauf si vous faites installer un autre système de ventilation. Les nouvelles fenêtres et portes-fenêtres des pièces principales doivent comporter des entrées d’air, sauf s’il en existe déjà. La réglementation fixe la consommation maximale admise pour les ventilateurs VMC installés ou remplacés à 0,25 Wh/m3 par ventilateur.


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Chauffe-eau solaire

Puits canadien

Chauffage solaire

Puits provençal / canadien Le puits provençal / canadien récupère les calories du sol, il n’utilise aucun fluide frigorigène, qui est extrêmement créateur d’effet de serre. L’air de renouvellement passe dans des tuyaux enterrés de 1 à 2 m de profondeur (la chaleur de la terre y est constante). L’hiver, l’air entrant dans la maison est aux alentours de 8 à 12°C au lieu de 0°C ; l’été il sera de 20°C au lieu de 30°C. Ce type de système doit être mis en œuvre lors de la construction en raison des travaux de terrassement. Les prix sont très variables selon le volume de la maison, le recours à un bureau d’étude spécialisé, la part des travaux que vous réaliserez éventuellement vous-même. Chauffe-eau solaire / Chauffage solaire Il existe différents procédés pour valoriser l’énergie solaire selon qu’il s’agit d’utiliser la lumière (photovoltaïque) ou la chaleur (eau chaude). Avec cette production de chaleur, il est possible de produire de l’eau chaude sanitaire et/ou de l’eau pour le circuit de chauffage, via les capteurs solaires.

Eau chaude sanitaire Pour une famille de 4 personnes, une installation type comportera 4 m2 de panneaux et un ballon de stockage de 300 l. Localement, une telle installation permet de couvrir sans difficultés 70 % des besoins en eau chaude sanitaire sous réserve des conditions d’exposition et d’orientation des panneaux.

Pour l’eau chaude sanitaire, il y a très peu de contraintes, les panneaux pouvant être installés dans la pente de la toiture ou en intégration dans le toit. Compter environ 1 000 — 1 200 €/m2 installé. (déduire environ 50 % pour les aides, subventions et crédit d’impôt) Pour le chauffage solaire, les éventuelles contraintes seront liées à la surface nécessaire, à l’inclinaison (environ 60°), à l’orientation (le plus au sud possible pour prendre en compte le soleil hivernal, plus bas, et éviter les surchauffes estivales). Ce type de chauffage est à privilégier dans les régions froides et ensoleillées. Prenez toujours soin de vous renseigner auprès de votre mairie afin de connaître les possibilités réglementaires d’implantations. Compter environ 1 100-1 300 €/m2 installé.


CONFORT D’ÉTÉ ET D’HIVER

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Bois déchiqueté

Le bois-énergie Le bois est une énergie renouvelable et écologique. En effet, les émissions de gaz (CO2) sont jugées neutres, dans la mesure où ces gaz sont captés par les arbres lors de leur croissance, pour peu que la combustion soit de bonne qualité. Il existe différents types de chauffage domestique au bois : foyers ouverts, chauffage divisé (inserts et poêle) et chauffage central (chaudières manuelles à bûches, chaudières automatiques à plaquettes ou granulés. Le rendement maximum d’un foyer ouvert ou cheminée ouverte s’élève à 10 %. Celui d’un foyer fermé récent 70 % et > 80 % pour un poêle à granulés ou chaudière à plaquettes. Une maison aux normes thermiques actuelles n’a, le plus souvent, besoin que d’un chauffage d’appoint, type petit poêle à bois, bûche ou granulé. La Pompe à Chaleur Principe de fonctionnement Une pompe à chaleur (PAC) est un équipement électrique permettant d’extraire l’énergie thermique contenue dans l’environnement (air /sol /eau) et de la transférer dans un bâtiment. La performance dépend beaucoup de la source dans laquelle sont prélevées les calories. Il s’agit avant tout d’un système de chauffage, mais il est possible de chauffer l’eau chaude et, dans le cas de produits dits “réversibles”, de produire du froid. Une PAC consommant 1 kWh d’électricité doit produire 3 kWh de chaleur. Un produit performant mais non renouvelable Souvent présenté comme un système “renouvelable” il est nécessaire d’apporter quelques précisions quant à l’utilisation de ce terme : • Le mode de production de l’électricité en France est essentiellement nucléaire, en conséquence le terme “performant” doit être préféré à celui de “renouvelable”. Les pompes à chaleur dites géothermiques utilisent la chaleur contenue dans le sol grâce à des sondes verticales ou horizontales. • L’utilisation du terme “renouvelable” s’applique en fait à l’énergie contenue dans la source froide, qu’il s’agisse de l’eau, du sol ou de l’air et en aucun cas à l’énergie électrique nécessaire au fonctionnement de l’installation.

LE POINT réglementaire en résumé • Si vous installez ou remplacez une chaudière à bois, la réglementation impose un rendement minimal. Ce rendement est en fonction de la puissance de la chaudière installée. A titre d’exemple, le rendement d’une chaudière de 30 kW doit être supérieur à 55.9 % • Pour un foyer fermé, un poêle à bois, un poêle à granulé… le rendement doit être supérieur à 65 %.

LE POINT réglementaire en résumé Si vous installez ou remplacez une PAC, elle doit satisfaire à un coefficient de performance (COP) minimal en mode chauffage de 3 aux conditions standards d’utilisation.


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Géothermie, pose de capteurs horizontaux

ZOOM confort d’été Le confort d’été dépend de nombreux facteurs. Il sera le résultat de la ventilation de l’habitat, de son isolation, du choix de matériaux, de la végétalisation extérieure et également des gestes quotidiens des résidents.

La réversibilité Certaines PAC sont dites réversibles, elles assurent alors la fonction de climatiseur (pour les systèmes de distribution aéraulique) ou de rafraîchissement (pour les systèmes avec distribution par plancher chauffant). Le gain est dans ce dernier cas de 3 à 5° maximum. Il est bon de rappeler qu’une bonne conception du bâtiment et un choix opportun de matériaux d’isolation permettent d’éviter le recours à ce type d’options.

Comparatif des combustibles en euros par kilowattheure* (sans tenir compte de l’entretien, ni de l’investissement)… Solaire

Bois déchiqueté

bois bûches

PAC cop 3

Bois granulé

Gaz de réseau

Fioul

Électricité

Propane

Pétrole pour poêles

0

0.023

0.043

0.054 à 0.069

0.054

0.066

0.101

0.102

0.123

0.196

*Les prix des combustibles sont susceptibles de variations fortes dans le temps.

Source AJENA avril 2008


CONFORT D’ÉTÉ ET D’HIVER

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Cellules photovoltaïques

LA PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ Pour produire de l’électricité à partir de sources renouvelables, trois types d’énergie sont utilisés : le solaire, l’éolien et l’hydraulique. Dans le futur se développeront la cogénération et les énergies issues de la fermentation de la biomasse (biométhane), et d’autres. Le photovoltaïque La production d’électricité à partir de l’énergie solaire s’effectue par l’intermédiaire de capteurs équipés de cellules photovoltaïques. La durée de vie de ce type de système est estimée à 30 ans. Le dimensionnement d’une centrale photovoltaïque se fait généralement en fonction des besoins en électricité spécifique (hors chauffage et eau chaude). Dans le haut Vaucluse la consommation moyenne d’une famille peut être couverte par une centrale de 2 à 3 kWc (20 à 30 m2). La production, dans de bonnes conditions d’inclinaison et d’orientation de la centrale, avoisinera les 3 000 à 4 500 kWh. Financièrement, il faut compter environ 1 000 € TTC par m2 de panneaux installés. Si vous vendez la totalité de votre production, il faut compter un temps de retour sur investissement de l’ordre de 10 à 15 ans (crédit d’impôt à 50 % compris). Plusieurs options de vente de votre électricité existent, et des aides susceptibles d’évoluer aussi. Contacter votre espace InfoÉnergie pour plus d’explication. Ce type d’installation ne permet pas en soi, de diminuer votre facture électrique, seule la diminution de vos consommations peut avoir cet impact à court terme. En revanche l’impact sur les rejets de CO2 (dioxyde de carbone) et de NOX (oxydes d’azote) dans l’atmosphère sera effectif dès les premières années. Il est logique d’effectuer en parallèle à l’installation de capteurs photovoltaïques, une démarche de maîtrise de la demande en énergie (MDE) sur l’ensemble de votre bâti.

Produire son électricité avec les éléments naturels


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Énergies vertes

L’éolien domestique Une éolienne transforme le vent en électricité par l’intermédiaire d’un générateur. La durée de vie est d’environ 20 ans. L’électricité produite peut être réinjectée dans le réseau ou stockée dans des batteries pour être restituée selon les besoins. Cette énergie ne constitue qu’une énergie d’appoint en raison de l’intermittence de la production. Elle est, le plus souvent, utilisée pour des sites isolés non raccordés au réseau électrique. De nombreux produits existent, contactez votre espace InfoÉnergie afin d’être tenu au courant des dernières évolutions technologiques et réglementaires. (voir page 20)

Il convient de réaliser une analyse du gisement éolien avant de se lancer dans ce type d’implantation. La petite hydraulique L’énergie hydraulique est engendrée par le mouvement de masses d’eau. Une turbine est actionnée par l’eau ce qui génère de l’électricité. La puissance produite dépend du débit et de la hauteur de chute. Toutefois, compte tenu des ressources locales en eau et des difficultés administratives liées à la mise en place d’une centrale, c’est un équipement dont le développement “local” est quasiment inenvisageable.


ASPECTS PRATIQUES

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RÉGLEMENTATION Pour limiter les rejets de gaz à effet de serre, la réglementation thermique du bâtiment évolue régulièrement Dans les engagements internationaux, de nombreux pays ont signé des accords pour réduire le plus rapidement possible les gaz à effet de serre (GES). L’habitat est l’un des premiers facteurs de production de CO2 sur lequel il est possible d’agir. Des normes autour du bâtiment existent et évoluent pour pouvoir diviser par 4 d’ici 2020 nos émissions de GES. La réhabilitation Vous habitez un logement, maison individuelle ou appartement, et vous envisagez d’y réaliser des travaux. Depuis novembre 2007, il existe une nouvelle réglementation thermique (RT) pour encadrer les travaux entrepris dans les logements existants. Cette réglementation fixe des exigences minimales sur les produits et équipements à mettre en œuvre pour toute intervention concernant l’isolation, le chauffage et la climatisation, l’eau chaude sanitaire, la régulation et la ventilation. Pour connaître les points faibles de votre logement et savoir où intervenir, il existe maintenant un outil : le diagnostic de performance énergétique.

 pour en savoir plus, consultez le site de la RT2007 www.rt-batiment.fr/

La construction Pour construire sa maison, une réglementation thermique (RT) s’applique  pour en savoir plus, consultez le site de la aux permis de construire déposés depuis le 1er septembre 2006. RT2005 La RT 2005 vise à faire diminuer de 15 % la consommation énergétique des www.rt-batiment.fr/ bâtiments neufs et instaure la mise en place d’une fiche de synthèse technique. La vente / la location / la construction La réalisation d’un diagnostic de performance énergétique est obligatoire à l’occasion d’une vente, d’une location ou à l’issue d’une construction d’un logement en France.  pour en savoir plus, Logement économe _ 50 <

Logement

A

51 à 90

Faible émission de GES _5 <

B

91 à 150 151 à 230 231 à 330

A

6 à 10

C

11 à 20

D

21 à 35

E

331 à 450 > 450 Logement énergivore

kWhEP/m 2.an

F

36 à 55 56 à 80

G

Logement

B C D E kgéqCO2/m 2.an

F

> 80 Forte émission de GES

G

consultez le guide de l’ADEME « diagnostic de performance énergétique » www.ademe.fr/particulier/

Pour vous guider et avoir des conseils gratuits sur la maîtrise de l’énergie, demandez l’aide des spécialistes des Espaces InfoÉnergie (voir page 20)


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LES AIDES FINANCIÈRES Les projets respectueux de l’environnement, sont soutenus par des aides spécifiques  pour en savoir plus,

consultez le guide de l’ADEME « Les aides financières habitat » ou le site de l’ADEME www.ademe.fr/particulier/ rubrique « Financez vos projets » Ou bien un Espace InfoÉnergie

La TVA (taxe sur la valeur ajoutée) Il existe des dispositifs incitatifs pour les travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique d’un logement existant. Ainsi, les travaux réalisés par un professionnel peuvent être en général facturés avec une TVA à 5,5 %. Vous pouvez également bénéficier, sous condition, de prêt à taux réduit (prêt du Livret Développement Durable, prêt taux à 0%, prêt « PAss-Travaux »…). Certains établissements bancaires attribuent maintenant des prêts dédiés aux économies d’énergie, en particulier pour construire un logement neuf. Pour vous aider dans vos recherches et comparer les offres bancaires, vous pouvez consulter sur le site de l’ADEME www.ademe.fr/ecoprets/ le comparateur de prêts dédiés aux économies d’énergie. Le crédit d’impôt Il permet aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique dans leur résidence principale. Les critères sont susceptibles d’évoluer, pensez à contacter votre espace InfoÉnergie afin de connaître l’évolution des aides disponibles. Impôts services : 0810 467 467 (0,12 € la minute). Les aides des collectivités Les aides régionales, départementales, locales Actuellement il existe des aides du Conseil régional PACA et du Conseil général de Vaucluse, principalement sur la mise en œuvre de systèmes de production d’énergie renouvelable. Ces aides s’adressent aux particuliers, mais aussi aux entreprises du secteur. Les modalités d’attributions, susceptibles de changer, peuvent vous être communiquées par votre espace InfoÉnergie, n’hésitez donc pas à prendre contact avec celui-ci. A titre d’exemple en 2008 les aides s’élevaient pour les installations solaires thermiques à 850 € (conseil général et régional), 1 000 € pour les installations photovoltaïques, 1 500 € pour les chaudières au bois déchiqueté.

L’ANAH Cours Jean-Jaurès BP 1045 84098 Avignon cedex 09 Tél. 04 90 80 85 56 Fax 04 90 80 85 11 www.anah.fr

L’ANAH L’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat attribue des subventions pour améliorer le confort de l’habitat privé. Les aides sont destinées aux propriétaires qui réalisent des travaux d’amélioration des logements qu’ils occupent ou qu’ils louent.


ASPECTS PRATIQUES

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LES ORGANISMES Avant tout projet renseignez-vous précisément pour vous engager en connaissance de cause Tout projet de construction ou de rénovation demande du temps pour voir le jour et pour répondre aussi bien aux normes qu’aux attentes des maîtres d’œuvre. Il est donc important de se renseigner et de demander des avis différents pour faire ses propres choix. L’Architecte Toute construction d’une surface supérieure à 170 m2 de Surface Hors d’Œuvre Nette (SHON) impose de passer par un architecte. CAUE Les Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement (CAUE) ont pour mission d’informer et de sensibiliser les maîtres d’ouvrages à l’architecture, l’urbanisme et l’environnement dans le cadre de leur projet de construction. Ils fournissent les orientations et conseils nécessaires pour assurer l’intégration architecturale et environnementale des bâtiments dans leur environnement (qu’il soit rural ou urbain). Ils peuvent vous accompagner sans toutefois assurer la maîtrise d’œuvre, leurs interventions sont gratuites. Le Service Urbanisme Dans le cadre d’un projet de construction ou de rénovation3 importante, un permis de construire (PC), ou une déclaration de travaux (DT), doivent être déposés à la mairie. ABF (Architectes des Bâtiments de France) Si le projet se situe dans le champ de co-visibilité4 d’un monument historique, il convient d’obtenir l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF). Il est possible de contacter, préalablement aux travaux, avec le dossier le plus détaillé possible afin de faciliter l’instruction du dossier.

CAUE de Vaucluse Tél. 04 90 13 49 50 Fax 04 90 88 20 81 secretariat@caue84.fr

3 Modifiant l’aspect extérieur du bâtiment ou la structure intérieure (création de nouvelles pièces d’habitation dans les combles par exemple). ABF - Service Départemental d’Architecture et du Patrimoine 84 Tél. 04 90 82 82 70 sdap.vaucluse@culture.gouv.fr 4 Signifie que la construction est visible du monument ou que d’un point de vue les 2 bâtiments sont conjointement visibles.


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L’ESPACE INFOÉNERGIE Organisme d’information et de conseil sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, l’eau, l’éco-habitat, les transports… Il est financé, entre autre, par L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) et les collectivités locales (Région, Département, collectivités territoriales telles que la COPAVO). Répartis sur tout le territoire, les espaces InfoÉnergie apportent à tous les porteurs de projets (citoyens, entreprises, collectivités) une information neutre, gratuite et objective notamment sur les différentes solutions existantes pour améliorer l’impact environnemental du bâtiment. En haut Vaucluse et Drôme provençale votre espace InfoÉnergie est le CEDER.

Créateur d'actions écologiques

Centre pour l’Environnement et le Développement des Énergies Renouvelables Avenue Gabriel Péri 84 110 Vaison la Romaine Tél. 04 90 36 39 16 Fax 04 75 26 19 02 Mail : ceder@ceder-provence.org site www.ceder-provence.org

Un annuaire mis à jour est disponible, il concerne les professionnels présents au plus proche de votre projet Des professionnels à votre service Le CEDER tient à jour des listes de professionnels agréés dans tous les domaines relatifs à l’éco-habitat. Il vous transmet à l’issu d’un entretien gratuit et objectif un listing des corps de métiers qui vous intéressent au plus proche du lieu de votre projet : architectes, maçons, fabricants, plombiers, chauffagistes, revendeurs… N’hésitez pas à nous consulter par téléphone ou prendre rendez-vous avec nos conseillers au 04 90 36 39 16 du lundi au vendredi

Professionnels, pour vous faire référencer contacter nos conseillers au 04 90 36 39 16


Guide éco-habitat édité par la Communauté de Communes du Pays Vaison Ventoux (Copavo) BP 90 - 84 110 Vaison-la-Romaine Tél. 04 90 36 16 29 www.copavo.fr E-mail communication@copavo.fr Directeurs de la publication : Président de la COPAVO Pierre Meffre Président du CEDER Alain Jeune Conception et rédaction : CEDER et COPAVO design Ateliernomades.com (Avignon) © Photographies & illustrations : ADEME graphies (38), M. BOUDES, Calimax, CEDER, C. DUGUE, P. DYON, Erema, F. GARRIDO, MN. GEMONNET, JM. GIRAUD, Hargasner, F. Lelonge, E et E. MORIN, F. NICOLAS, URD, N. et P. VALDES, DR. imprimerie Laffont (Avignon) Diffusion 5 000 exemplaires Création avril 2009 Exemplaire gratuit


CEDER Centre pour l’Environnement et le Développement des Énergies Renouvelables Accompagnement, informations et conseils gratuits Avenue Gabriel Péri – BP 90 84 110 Vaison-la-Romaine Tél. 04 90 36 39 16 – Fax 04 75 26 19 02 ceder@ceder-provence.org www.ceder-provence.org

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